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France/Présidentielle : Cambadélis pour une primaire à gauche, avec ou sans Hollande

février 20, 2016

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis le 15 décembre 2015 à Paris

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis le 15 décembre 2015 à Paris (AFP/FRANCOIS GUILLOT)
Oui à une primaire à gauche, quel que soit le choix du président de la République.

Le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis prône l’organisation d’une primaire à gauche en décembre ou en janvier 2017.
«Je l’ai dit aux initiateurs de l’appel « Notre primaire » : pour moi, elle doit avoir lieu à l’hiver prochain, en décembre ou en janvier», explique Jean-Christophe Cambadélis dans un entretien au Journal du dimanche. La primaire de la droite et du centre est programmée les 20 et 27 novembre.

A gauche, François Hollande, «s’il était candidat, n’aurait pas obligation de participer à tous les débats : il ne ferait pas le tour de France. Il n’a pas de problème de notoriété ! On peut aménager les choses pour que chacun puisse se présenter», selon le premier secrétaire du PS.
Pour l’heure, «le Président n’est pas candidat : il n’a pas donné d’indication en ce sens. Pour lui, tout est ouvert», a-t-il encore dit.

Objectif : un candidat unique à gauche

«Si cette primaire sans préalables et sans préjugés permet de sélectionner le meilleur candidat de la gauche, c’est une bonne idée, et il faut l’organiser. Je n’ai aucun souci», continue Jean-Christophe Cambadélis. Qui serait le meilleur candidat ? «Je pense que le candidat le plus crédible par temps de crise est le président de la République. Qui peut être le plus efficace, le plus équilibré dans une période de crises multiples ? Ils ne sont pas légion à gauche».

«Il faut que tout le monde s’engage à soutenir le vainqueur», a également réaffirmé le député de Paris alors que Jean-Luc Mélenchon a «proposé» sa candidature pour l’Elysée. «Il faut clarifier tout ça. Le Front de gauche a éclaté : Pierre Laurent a l’air partant, Jean-Luc Mélenchon a l’air parti et Clémentine Autain est observatrice. Il y a donc au moins trois positions».

A ses yeux, l’objectif de la primaire est claire : «Aujourd’hui, il faut être au second tour. Il serait donc plus efficace qu’il y ait un candidat unique de la gauche». Que ce soit François Hollande ou non.

VIDEO. «La primaire est l’un des moyens de créer l’union»

Leparisien.fr

Jean-Christophe Cambadélis aurait usurpé ses diplômes

septembre 18, 2014

Le premier secrétaire du Parti socialiste aurait usurpé deux diplômes et plagié un de ses livres selon un journaliste de Mediapart. Il dément fermement.  

Jean-Christophe Cambadélis

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du parti socialiste, aurait usurpé ses diplômes.Afp.com/Pascal Pavani

Révélations, accusations. Jean-Christophe Cambadélis aurait fabriqué un faux diplôme pour obtenir un doctorat, qui serait donc usurpé. Le premier secrétaire du Parti socialiste aurait également publié un livre en plagiant allègrement deux anciens proches. C’est en tout cas ce que rapporte Laurent Mauduit (article abonnés), journaliste à Mediapart, dans « son livre choc », À tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient (Éditions Don Quichotte, en libraire le 18 septembre).

« C’est du très grand n’importe quoi », a réagi auprès de l’AFP Jean-Christophe Cambadélis, qui avait d’ailleurs refusé de répondre à l’auteur.

Selon ce livre, le premier secrétaire du Parti socialiste aurait obtenu son doctorat de troisième cycle de sociologie à Jussieu et soutenu sa thèse alors même qu’il n’avait pas les diplômes antérieurs requis. Mediapart en publie les bonnes feuilles mercredi.

« Ni licence, ni maîtrise », mais des amis bien placés

« En 1984, il n’a ni licence, ni maîtrise, ni, a fortiori, DEA », affirme le journaliste. Selon lui, Jean-Christophe Cambadélis parvient alors à faire fabriquer un « faux diplôme universitaire (DU) » dans une université parisienne « je sais exactement dans quelle université parisienne, sur quelle photocopieuse et avec quelles aides », précise le journaliste de Mediapart. Le diplôme, qui porte l’en-tête de la faculté du Mans -et qui aurait été utilisée à la même époque par plusieurs autres dirigeants de la mouvance UNEF-MNEF selon le site d’informations- est un faux trop grossier, et il ne l’utilisera pas directement pour s’inscrire à l’université de Paris VII-Jussieu en doctorat.

L’actuel premier secrétaire du Parti socialiste dispose alors « d’un allié dans la place », Pierre Fougeyrollas, son directeur de thèse, également résistant communiste, sociologue et anthropologue venu enseigner à Jussieu. Celui-ci a rejoint « en 1974 l’Organisation communiste internationale (OCI) et s’est lié d’amitié avec Pierre Lambert », dirigeant de l’organisation trotskiste, dans laquelle Jean-Christophe Cambadélis a milité dans les années 1970.

Jean-Christophe Cambadélis se permet d’envoyer un dossier d’admission en doctorat à l’université de Jussieu… qui ne comporte pas le fameux diplôme universitaire contrefait. Etonnée, l’administration « s’entend répondre que Pierre Fougeyrollas » a donné l’assurance d’avoir vu les diplômes requis pour l’inscription. Le directeur de thèse et professeur a-t-il été abusé ou complice? L’auteur ne répond pas. Quoi qu’il en soit, cela suffit pour que Cambadélis décroche l’admission.

Un jury composé d’amis

Selon l’auteur du livre accusateur -qui fut aussi militant à l’OCI et dirigeant de l’Unef au milieu des années 1970-, contrairement à ce qu’affirmait la biographie de l’actuel patron du PS sur sa page Wikipédia (jusqu’à mercredi, celle-ci ayant été modifiée ce jour), sa thèse n’a pas été soutenue en 1987 mais en 1985. Mieux, le sujet de sa thèse ne porte pas sur « les mouvements sociaux sous la Ve République » mais s’intitule « Bonapartisme et néocorporatisme sous la Ve République ».

Voir l’introduction de la thèse numérisée par Mediapart ci-dessous:

Voir aussi les références de la thèse sur la base de donnée de Nanterre et sur le site de l’Atelier national de reproduction des thèses.

Laurent Mauduit ajoute qu »‘en juin 1985, Cambadélis soutient sa thèse et obtient haut la main son doctorat ». Le jury qui le lui accorde « présente cette singularité » de compter parmi ses membres Pierre Fougeyrollas mais aussi Gérard Namer, professeur de sociologie et universitaire socialiste avec lequel Cambadélis (…) a créé peu avant des sections Force ouvrière dans l’enseignement supérieur », soutient l’auteur. Laurent Mauduit relève que sur son propre site internet, le patron du PS ne fait aucune allusion à ce diplôme. Et pour cause, la thèse « une logorrhée interminable (…), se révèle grossière dans sa démonstration », tacle Mediapart.

Un premier livre « dont il n’est pas l’auteur »

Mais selon le journaliste Laurent Mauduit, Jean-Christophe ne s’est pas arrêté à l’usurpation de ses diplômes. Son premier livre, Pour une nouvelle stratégie démocratique, qui s’ouvre « sur un texte cultivé et passionnant », n’est pas de lui. Le premier secrétaire du PS a tout simplement plagié le philosophe Pierre Dardot et le président de l’Unef de l’époque Philippe Darriulat.

Si ce dernier a probablement abandonné son texte à Cambadélis -qui n’a pas pris la peine de le citer-, Pierre Dardot, lui, n’a pas apprécié que Cambadélis s’approprie ses écrits. « Quand il relate l’anecdote, Dardot ne peut s’empêcher de montrer sa sidération devant une telle audace. Et, dans un rire généreux, il conclut: ‘Je ne suis même pas sûr qu’il m’ait dit merci [de ne pas avoir porté plainte]' », relate Mediapart.

À tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient, Laurent Mauduit, édition Don Quichotte, 19,90€. En librairie le 18 septembre.

Lexpress.fr

La gauche veut laisser DSK «respirer», la droite s’agace

septembre 5, 2011

Pour François Pupponi, maire de Sarcelles et proche de DSK, ce dernier «s’exprimera lorsqu’il en aura envie». À droite, on peste contre le tourbillon médiatique entourant son retour en France.

Voici les principales réactions à l’arrivée de Dominique Strauss-Kahn dimanche à Paris, près de quatre mois après l’arrestation de l’ancien patron du FMI à New York pour une affaire d’agression sexuelle pour laquelle toutes les charges ont été abandonnées :

• Jean-Christophe Cambadélis, proche de DSK, dans un communiqué : «Aujourd’hui DSK est libre de son rythme et de ses choix. […] L’injustice d’une condamnation médiatique, sans appel et sans preuve, pour un acte certes inapproprié et condamné par les Français, conduisant à une vie dévastée et à un destin dérobé sera revisitée. Le temps fera son oeuvre et les zones d’ombre de cette affaire seront de nouveau explorées. Déjà, l’extraordinaire reconnaissance française pour la dignité d’Anne Sinclair en est la manifestation. La France face à cette crise économique aura besoin de son talent et l’épreuve inouïe l’aura mûri. Le temps de la reconstruction, forcément long, commence. Ce retour en est la première étape».

• François Pupponi, député PS et maire de Sarcelles : «Il n y a rien a fêter, pas question de fêter, a-t-il expliqué sur iTélé. DSK a traversé une période terrible, il a été injustement accusé, il a tout perdu. On attend de le revoir avec beaucoup d’affection. Il faut laisser DSK et Anne Sinclair respirer. Il s’exprimera lorsqu’il en aura envie. Mais laissons-le arriver, laissons-le souffler un peu».

• Jean-Marie Le Guen, proche de DSK, sur BFMTV: «Il n’y a pas dans sa vision des choses une stratégie. Nous avons besoin de ses compétences. Il est un des hommes qui comptent en Europe pour sortir ce continent du marasme […]». «Il est hors de question de s’immiscer dans le processus de la primaire. Il n’est plus candidat à l’élection présidentielle. La primaire doit avoir lieu. Ce sont deux événements de nature différente […]. Je pense pas qu’il ait l’intention d’intervenir dans ce processus». «C’est quelqu’un qui a l’intention de s’expliquer, de faire valoir la respectabilité de sa personne, retrouver le dialogue direct avec les Français. Je sais qu’il voudra s’exprimer avec force. Il est relativement inquiet de la façon dont les choses se passent».

• Michèle Sabban, vice-présidente PS du conseil régional d’Ile-de-France et proche de DSK, sur iTélé: «Nous sommes soulagés de le voir sur le territoire français, c’est un moment important de cet épisode tragique du 15 mai. Émus, très émus. Maintenant c’est à lui de situer son tempo et le temps qu’il donnera pour nous dire ce qu’il doit nous dire. Il avait besoin de ce retour, ce qui est important maintenant c’est de le laisser, il a la main».

• Anne Mansouret, la mère de Tristane Banon et vice-présidente PS du conseil général de l’Eure, a jugé aujourd’hui le retour de l’ancien patron du FMI «indécent». «Je suis un peu choquée par le côté médiatique de ce retour. Pour moi, comme tous ceux qui ont fait du droit dans leurs études, tant que M. DSK n’aura pas été jugé il ne sera pas blanchi», a déclaré Anne Mansouret au sujet du volet américain de l’affaire DSK, où subsiste une procédure civile. «Je trouve que ce retour est à proprement parler indécent. Comme Polanski, M. Strauss-Kahn fuit la justice américaine». «Espérons qu’il ne partira pas pour le Maroc pour fuir les interrogatoires de la police» dans l’affaire Tristane Banon, qui a porté plainte contre DSK pour tentative de viol en 2003, a ajouté Anne Mansouret sur BFMTV.

• Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, a estimé «bien dérisoires et décalées» les «centaines de caméras braquées» sur l’ex star des sondages pour la présidentielle.

• Benoist Apparu, secrétaire d’État au Logement : Le retour de Strauss-Kahn en France vient «évidemment» perturber la journée de clôture du Campus UMP à Marseille car «on a tous compris que c’est l’actualité du jour», a-t-il déclaré. Et d’ajouter: si «le retour de DSK est sûrement une information essentielle», «est-ce qu’elle doit occuper tous les médias de 6 heures du matin à 23 heures ? Je n’en suis pas intimement convaincu».

• Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP de la Vienne : «Il est clair qu’il peut tout à fait reprendre un parcours politique», a déclaré l’ancien premier ministre UMP, lors de l’émission Radio France Politique. «Il est quand même particulièrement doué de certaines capacités: sur le plan politique il en a fait la preuve, sur le plan du FMI, il en a fait la preuve». «Je dis à tous ceux qui considèrent qu’il est hors jeu: ‘Attention’: l’histoire nous a montré qu’on pouvait rebondir», a-t-il ajouté.

• Sébastien Huyghe, député UMP, dans un communiqué, «demande à chacun des candidats à la primaire socialiste de s’exprimer clairement sur l’attitude qu’ils tiendront vis-à-vis de Dominique Strauss-Kahn dans le cadre de leur candidature. S’ils sont désignés candidat du PS à l’élection présidentielle, vont-ils lui réserver un rôle dans le cadre de leur campagne, et en cas de victoire de leur part, si ils feront de Dominique Strauss-Kahn un ministre de la République. Les Français sont en droit de connaître l’attitude que sera la leur afin de pouvoir s’exprimer en toute connaissance de cause».

• Xavier Bertrand, ministre du Travail : Le retour de Dominique Strauss-Kahn «concerne d’abord le Parti socialiste». «J’ai beaucoup d’autres préoccupations en tête» (…). «J’ai du mal à imaginer» que l’ancien directeur du FMI redevienne un acteur de la vie politique française, a-t-il indiqué au Grand Rendez-vous Europe1/iTélé/Le Parisien.

• Chantal Brunel, députée UMP : Dominique Strauss-Kahn «va être une tache indélébile au Parti socialiste», a-t-elle indiqué en marge du Campus de l’UMP à Marseille. «Lorsque la justice américaine a annulé les charges contre lui, ça a choqué les Français, et surtout les femmes. On a fait trois pas en arrière sur la lutte contre les violences faites aux femmes», a-t-elle souligné.

Lefigaro.fr