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L’opposant centrafricain Demafouth expulsé du Tchad vers la Centrafrique

mars 16, 2013
Jean-Jacques Demafouth a été ministre de la Défense sous Ange-Félix Patassé. Jean-Jacques Demafouth a été ministre de la Défense sous Ange-Félix Patassé. © AFP

L’opposant centrafricain Jean-Jacques Demafouth, qui avait fui la Centrafrique pour le Tchad mercredi en moto, a été expulsé samedi matin (bien samedi) vers son pays, a déclaré à l’AFP le ministre centrafricain de la sécurité publique Josué Binoua.

L’opposant centrafricain Jean-Jacques Demafouth, qui avait fui la Centrafrique pour le Tchad mercredi en moto, a été expulsé samedi matin (bien samedi) vers son pays, a déclaré à l’AFP le ministre centrafricain de la sécurité publique Josué Binoua.

« Il est arrivé vers 10h ce matin à Paoua (nord de la Centrafrique) à la base de la Micopax (Mission de consolidation de la paix en RCA) qui se charge de sa protection et de l’acheminer à Bangui », a affirmé le ministre, joint au téléphone depuis Libreville. M. Demafouth avait dit avoir fui la Centrafrique après avoir subi des menaces.

« Les gens ne comprennent pas ce que je risque. J’ai fui la Centrafrique parce que j’ai reçu des menaces du ministre (…) Josué Binoua », avait déclaré M. Demafouth à l’AFP vendredi, expliquant avoir traversé la frontière à moto et demandé l’asile politique aux autorités tchadiennes à Goré,sur la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. Son expulsion a été confirmée samedi à l’AFP par l’antenne locale du HCR à Goré.

Agé de 53 ans, M. Demafouth, qui avait conduit le désarmement d’une des principales rébellions l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), est toujours vice-président du Comité de pilotage du programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).

Accusé de vouloir reformer une rébellion, l’ancien ministre avait été arrêté pendant près de trois mois début 2012 avant d’être relâché. Il avait toujours crié son « innocence ». M. Binoua avait nié vendredi toute menace envers M. Demafouth. « Le menacer de quoi? Il n’y a aucune menace contre M. Demafouth, ni verbale ni légale. Il n’y a aucune procédure contre lui (…) ».

« C’est un mythomane, il est chez lui, sain et sauf en Centrafrique. Il essaye d’attirer l’attention sur lui parce qu’il est frustré de ne pas être au gouvernement (d’union nationale) », a-t-il ajouté samedi.

A la mi-décembre, les rebelles de la coalition Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant Bangui mais leur avance avait été stoppée par une intervention régionale. Un accord de paix a été signé, le 11 janvier à Libreville, débouchant sur la formation d’un gouvernement d’union nationale auquel participe la rébellion.
 

 Jeuneafrique.com avec AFP

L’opposant centrafricain Demafouth se dit menacé d’être expulsé du Tchad

mars 16, 2013
L'opposant centrafricain Demafouth se dit menacé d'être expulsé du Tchad L’opposant centrafricain Demafouth se dit menacé d’être expulsé du Tchad © AFP

L’opposant centrafricain Jean-Jacques Demafouth, qui avait fui la Centrafrique pour le Tchad mercredi en moto, se trouve actuellement à Goré, à la frontière entre les deux pays, et doit être « expulsé samedi matin manu militari », a-t-il déclaré vendredi à l’AFP.

« Je suis enfermé dans une pièce à Goré et on doit m’expulser demain à 06h00 (05h00 GMT, ndlr). Manu militari », a affirmé à l’AFP l’ancien ministre de la Défense et candidat à l’élection présidentielle. M. Demafouth, qui déclare avoir fui la Centrafrique après avoir subi des menaces, a indiqué avoir alerté le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) et l’ambassade de France (il dispose de la double nationalité).

 Jeuneafrique.com

Centrafrique: Demafouth inculpé d' »atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat »

février 24, 2012

Le chef de la principale ex-rébellion centrafricaine  Jean-Jacques Demafouth, incarcéré depuis le 6 janvier, a été inculpé d' »atteinte  à la sûreté intérieure de l’Etat » par un juge d’instruction, a annoncé à l’AFP  son avocat vendredi.

« Jean-Jacques Demafouth a été présenté à un juge d’instruction qui l’a  inculpé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat », a déclaré son avocat Me  Mathias-Barthélémy Morouba

Selon l’avocat, « cette inculpation a été faite en dehors du délai légal de  garde à vue.  Ce qui est une violation du droit, et pire encore il est toujours  détenu à la SRI (section recherches et investigations de la gendarmerie de  Bangui).

« Son frère, Ousmane Baboua qui venait lui rendre visite le 9 janvier 2012 et  qui a été arrêté et détenu à la SRI depuis cette date, a été libéré jeudi tout  simplement parce que son dossier est totalement vide », a-t-il ajouté.

Le chef de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD,  principale ancienne rébellion centrafricaine) Jean-Jacques Demafouth est en  détention depuis le 6 janvier, accusé de « déstabilisation du pays » en prenant  contact avec d’autres mouvements rebelles, ce qu’il nie.

« Selon ce qui m’est parvenu, Demafouth cherchait à déstabiliser le pays.   Pour une personne de son rang, vouloir couper l’ensemble des forces  politico-militaires pour reprendre la lutte – au nom de quoi, je ne sais – c’est  méchant » avait déclaré fin janvier le président centrafricain François Bozizé.

« On m’accuse de vouloir prendre la tête d’une fusion de trois autres  rébellions (. . . ) mais je n’ai rien à voir avec ça », avait déclaré à l’AFP M.   Demafouth, par ailleurs vice-président du Comité de pilotage du programme de  désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) joint au téléphone après son  arrestation.

Dans un communiqué publié le 27 janvier dernier, le Comité de pilotage se  montrait inquiet de voir compromettre » le processus de paix en cours.

Jeuneafrique.com avec AFP