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Côte d’Ivoire: Billon « La souveraineté monétaire c’est du blablabla!… »

septembre 12, 2017

Débat autur du FCFA et endettement de la Côte d’Ivoire – Jean Louis Billon se prononce devant des étudiants :

• l‘endettement n’est pas le problème mais l’utilisation qu’on fait des fonds

L’ancien ministre du commerce de Ouattara, ex-président du groupe Sifca et actuel porte-parole adjoint du Pdci était samedi l’hôte des étudiants de la cité rouge de Cocody. Invité à se prononcer sur la problématique du chômage, il a livré son opinion sur plusieurs sujets soulevés par les étudiants.

Sur la question du FCFA qui fait débat en ce moment, Jean Louis Billon a estimé que le souci ne se situe pas au niveau de la souveraineté monétaire mais au niveau du fonctionnement car selon lui, des pays ont tenté cette expérience qu’ils ont vite abandonnée par la suite. Plus précisément, il soutient sa pensée en ces termes : « Il y a un débat qui est né au niveau du FCFA. Et pour moi, le principe de la souveraineté, c’est du blablabla. L’essentiel c’est d’avoir une monnaie qui fonctionne. Aujourd’hui, c’est d’aller vers une dématérialisation de la monnaie. Je suis allé en Equateur et là-bas, ils ont abandonné leur monnaie nationale (le Suk) pour le Dollar américain et l’économie fonctionne. (…) Nous avons une monnaie utilisée dans une union monétaire donc corrigeons ses aspects qui dérangent, trouvons lui un nouveau nom, mettons le compte des opérations ici ou ailleurs parce que certains pensent que c’est du néocolonialisme (qu’il soit en France). Ça rapportera des intérêts et ça garantit la valeur de notre monnaie parce que quand vous avez une monnaie que vous n’avez pas de réserve d’or pour la garantir, elle se déprécie, c’est le cas du Zimbabwe. Quand vous allez au Ghana ou au Nigeria, les tarifs dans les hôtels ne sont pas fixés en monnaie locale mais en Dollars. En Guinée, ils ont le franc guinéen mais ils vous demanderont du CFA ou du Dollar. Donc, oui ! Elle a des inconvénients mais corrigeons-les. Et surtout approprions-nous cette monnaie. C’est la nôtre, on se déconnecte, on la rend convertible. Moi il y a une chose qui me dérange c’est que le CFA n’est pas convertible comme les autres monnaies. Il faut corriger cela. Trouvons les aspects de compétitivité et moi je dis qu’il faut qu’elle fluctue par rapport au Dollar ou à l’Euro ».

En ce qui concerne l’endettement que dénoncent certains, les étudiants ont voulu savoir s’il est un frein au développement. Billon répond que l’endettement en lui-même n’est pas le problème. Le seul problème, explique-t-il, c’est l’utilisation faite des sommes empruntées. Il s’est dit ulcéré de voir que l’université ait été réhabilitée à coups de milliards sans qu’on y ait ajouté 10 amphithéâtres de plus. Nos institutions universitaires, déplore-t-il, restent sous-équipées en deçà du niveau des années 70. Il dit ne pas également comprendre la dégradation rapide des routes alors même qu’on n’a pas encore atteint le retour sur investissement. En un mot comme en mille, le président suspendu du Conseil régional du Hambol a dénoncé la corruption, le népotisme et le favoritisme dans la gouvernance actuelle.

Il s’est également présenté en champion du nationalisme économique. Pour lui, il n’est pas normal que des pans entiers de notre économie soient aux mains des groupes étrangers. « Il faut privilégier la préférence nationale », affirme-t-il, dénonçant au passage les monopoles.

Jean louis Billon a dit à qui veut l’entendre qu’il a toujours eu ‘’le courage de ses actes et de ses opinions’’. En cela, il s’est élevé contre les journalistes qui, en Côte d’Ivoire, préfèrent ‘’défendre l’indéfendable’’ alors qu’ils sont censés être libres dans la tête. Allusion faite à ses contradicteurs lorsque, membre du gouvernement, il s’opposait à l’attribution du terminal à conteneurs au groupe français Bolloré.

Abidjantv.ci par SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

Jean-Louis Billon: L’Afrique noire veut un redémarrage !

juillet 17, 2011

Monsieur le Premier Ministre de la République Française,
Monsieur le Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire
Messieurs les Ministres,
Messieurs les sénateurs,
Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Honorables et distingués invités,
Mesdames, Messieurs,

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, en sa qualité d’organisateur de cet évènement, a le privilège d’ouvrir cette cérémonie d’accueil à travers la traditionnelle allocution de bienvenue.

Permettez-moi donc de m’acquitter de cet agréable devoir et de vous souhaiter, au nom de l’ensemble des acteurs économiques et des Membres Elus de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, la cordiale « Akwaba » en terre ivoirienne. Bienvenue !

Messieurs les premiers Ministres, honorables invités,

Je serai sans doute un peu long, mais, vu l’occasion qui m’est donnée ce jour, il aurait été dommage de se priver de la parole ! En effet, c’est la première visite d’un Premier Ministre Français sur le sol ivoirien depuis de longues années et la première dans l’enceinte de notre institution, exceptionnellement reconstituée ce jour dans cet immeuble (la place manquait à notre siège), et cela mérite d’être souligné.

Croyez bien, Monsieur le Premier Ministre, que c’est un honneur pour notre Institution d’accueillir aujourd’hui une aussi prestigieuse délégation. Sachez également qu’il s’agit pour moi, pour l’ensemble des Elus de l’Institution et tous les agents permanents de la CCI-CI, d’une visite aussi marquante que celle effectuée par la Mission Parlementaire d’Information Franco-Européenne le 11 avril 1957, alors qu’à l’aube de l’indépendance, les membres de l’institution consulaire, précurseurs de l’Eurafrique, tentaient de faire intégrer l’Association des pays et territoires d’outre-mer au marché commun.

Aujourd’hui, nous sortons à peine de la pire crise jamais vécue en Côte d’Ivoire, qui a fortement ébranlé les fondements de son économie, l’état lui-même, mais aussi les opérateurs français, dont certains sont à nos côtés depuis plus de 40 ans. Ces opérateurs ont subi des dommages significatifs, parfois au dépend de leur vie !

La Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Côte d’Ivoire a enregistré 180 millions d’euros de pertes pour les seules entreprises françaises touchées par la crise postélectorale. Ces entreprises paient donc à elle seules un lourd tribut alors que déjà, en novembre 2004, d’autres évènements, des émeutes programmées, organisées contre la communauté française nous avaient laissés dans un profond malaise. Nous avons encore en mémoire les pertes des entreprises françaises qui ont été, au sein de la communauté d’affaires, parmi les plus sinistrées. Ces comportements ne reflétaient en rien la véritable image de la Côte d’Ivoire, habituellement terre d’amitié et d’hospitalité.

Le rôle de la Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Côte d’Ivoire vis-à-vis de ses adhérents depuis bientôt une vingtaine d’années, et ce n’est pas parce que leur premier représentant est là que je le souligne ; ce rôle, disais-je, est important puisque les entreprises françaises représentent le ¼ des investissements en Côte d’Ivoire mais comptent pour 50 % des recettes fiscales. Ce sont donc les plus formelles, le type d’entreprises sur lesquelles on peut véritablement baser un développement ; celles sur lesquelles beaucoup devraient s’inspirer !

La récente crise en Côte d’Ivoire a connu son dénouement en avril dernier. Contribuant à la conclusion du conflit, d’importants moyens humains, matériels et financiers, la France doit être remerciée par nous tous, ici-présents. (temps d’arrêt). Mais…imaginez si ces mêmes efforts, cette même contribution, servait non pas à l’effort militaire, mais plutôt à la reconstruction et au développement. Imaginez ce que pourraient représenter pour notre économie, pour notre pays, autant de ressources utilisées dans le développement, seul garant d’une paix durable ?

Aujourd’hui, une page se tourne et nous voici au seuil d’une aube nouvelle, où le secteur privé ivoirien, conscient de sa valeur et ses capacités, veut recréer un climat de confiance, jeter les bases d’une coopération nouvelle et enrichissante pour tous.

Messieurs les premiers Ministres, honorables invités,

L’importance de la présence des opérateurs français et du MEDEF dans cette salle, aux cotés du Patronat ivoirien démontre que malgré les difficultés socio-politiques et même diplomatiques auxquels nos pays ont été confrontés, et qui ont conduit ces 10 dernières années à une réduction de l’engagement des entreprises françaises en Côte d’Ivoire, la France n’a jamais cessé d’être le partenaire commercial privilégié de la Côte d’Ivoire. Votre présence démontre également combien nous avions raison lorsqu’en 2008 nous déclarions que le continent africain, serait le théâtre des futurs enjeux économiques mondiaux et la Côte d’Ivoire en serait l’une des clés de voute. Vous nous confortez aujourd’hui dans l’idée que notre potentiel économique, malgré la guerre, est resté important et que l’intérêt de la France pour notre pays demeure considérable.

Notre continent représente aujourd’hui une véritable opportunité pour le monde industriel, pour l’Europe dont l’économie est la plus puissante du monde avec la deuxième monnaie internationale la plus importante, et singulièrement pour la France dont il n’est plus nécessaire de rappeler les liens historiques qui nous rassemblent sur bien des sujets.

Lorsque je dis que le secteur privé ivoirien souhaite désormais un nouveau mode de partenariat, ce n’est pas seulement pour des motifs économiques, c’est aussi parce qu’aujourd’hui le monde répond plus à une logique de coopération qu’à une logique d’affrontement. La Côte d’Ivoire comprend bien qu’elle ne peut et ne pourra se développer toute seule. Nous, les acteurs économiques, devrons avec pragmatisme nous adapter à un monde interdépendant en perpétuelle évolution pour contribuer à son développement.

Cette logique de coopération, nous en avons besoin puisque les enjeux, les défis auxquels nous aurons à faire face dans le futur sont bien plus complexes que ceux que nos parents rencontraient au moment des indépendances. Il s’agit en effet aujourd’hui de faire face aux mêmes défis de développement, car 50 ans après les indépendances, nous restons des pays sous-développés, tout en assurant un niveau de vie enfin acceptable pour nos populations et en gérant les problématiques modernes que sont la question de l’eau, la gestion et la préservation de notre environnement et du développement durable, la gestion de nos ressources naturelles, la lutte contre la pauvreté, l’augmentation de la population, l’assurance de notre approvisionnement en énergie tout en nous dotant dès à présent d’énergies renouvelables, mais aussi les menaces sécuritaires avec le terrorisme international, les narcotraficants et les cybercriminels.

Mal partie il ya quelques décennies, l’Afrique Noire veut un redémarrage ! Mais nous sommes fragiles, et avouons-le, nous n’avons pas les moyens de lutter contre ces fléaux en même temps que nous voulons faire face à tous ces défis ! Le monde industrialisé, l’Europe, et notamment la France, ont donc tout intérêt à nous accompagner dans les défis de développement, aptes à nous assurer la paix non seulement en Côte d’Ivoire mais également dans la sous-région, voire sur tout le continent africain. Relever ensemble ces défis assurerait bien sûr la croissance, l’emploi et le développement, mais également la croissance de l’Europe en général et de la France en particulier, puisque nous faisons partie du même espace économique francophone.

Tout est réuni aujourd’hui pour que l’on se retrouve pour relever ces défis ensemble. L’Europe affiche sa maturité, l’Afrique est riche de sa jeunesse. La croissance européenne est moins dynamique tandis que le besoin de croissance en Afrique n’est même pas quantifiable. Ce continent en construction ne peut que connaître une croissance durable pour les décennies à venir.

Monsieur le Premier Ministre Français,

Accompagnez-nous dans cette formidable aventure qu’est le développement pour fixer notre jeunesse, ici, en Côte d’Ivoire. Nous avons un destin commun au niveau de la francophonie et je crois profondément à la francophonie économique ; c’est un atout pour nos pays, dont la France aurait tout intérêt à prendre le leadership et entraîner dans son sillage tous les états au sud de la Méditerranée et œuvrer à un développement plus harmonieux sur le plan économique, social et politique ; en clair à une véritable démocratie dans des états de droit. Ne laissez pas les états africains, et notamment la Côte d’Ivoire, se détourner vers d’autres destinations simplement parce que vous avez une politique en inadéquation avec les enjeux économiques que nous avons pourtant en commun !

Si je vous parle de ces difficultés, c’est pour mieux aborder les relations qui doivent maintenant nous régir et qui justifient le forum de ce jour, dont les deux questions essentielles concernent le partenariat renouvelé entre NOS entreprises et les moyens d’avoir une croissance à deux chiffres. Il est évident que cette rencontre, contrairement à ce qu’en pensent certains, n’est pas celle de l’ancien colonisateur qui viendrait à nouveau asservir de « pauvres ivoiriens ». Non, il s’agit de partenaires qui viennent échanger avec des opérateurs ivoiriens responsables et dans une démarche proactive. Il s’agit d’investisseurs potentiels, de véritables partenaires d’affaires, qui nous rencontrent dans le cadre d’une relation décomplexée, franche, transparente, pour accompagner notre pays, notre économie et nos opérateurs, dans une démarche visant à améliorer le niveau de vie et créer des emplois, en encourageant à plus de démocratie, de transparence, de bonne gouvernance, et de ce fait, au développement et à la création de richesse.

Le monde économique ivoirien ne peut se soustraire à la mondialisation et doit se persuader qu’il est apte à « compétir » partout où il pense avoir des marchés. Si la France et ses acteurs économiques peuvent nous permettre d’élargir nos activités et d’en tirer des avantages, dans le cadre de partenariat gagnant/gagnant ; ce ne sera que positif et nous sommes preneurs !

Il fût un temps, de mémoire de tous, où ce partenariat gagnant/gagnant entre la France et la Côte d’Ivoire nous avait par des efforts conjugués conduits au bout de 25 ans à ce que l’on avait appelé au début des années 80 le miracle ivoirien. Ce miracle économique ivoirien, nous l’avions construit ensemble. Nous n’avions pas de pétrole, mais ensemble nous avions des idées ! La Côte d’Ivoire, très tôt, était le pays d’Afrique le plus avancé économiquement. Certains l’ont trop vite oublié. Nous avions atteint des standards de développement bien supérieur à ce que nous avons aujourd’hui et ce que connaissent bien des pays africains latino américains et même asiatique qui aujourd’hui sont des champions. Rappelons-nous que nous avions des usines de montage automobiles, des armements de navires à équipages entièrement ivoiriens, des usines de montage en électronique, un chemin de fer moderne pour l’époque, avec de splendides gares ferroviaires. Nous « compétissions » au niveau mondial dans de nombreux domaines agro-industriels et notamment contre les Etats-Unis notamment dans l’ananas, quand nous étions deuxième derrière Hawaï.

Nous avions un système éducatif du primaire au supérieur également aux standards mondiaux. Et tous les ivoiriens qui partaient parfaire leur éducation à l’étranger, et essentiellement en France, revenaient se mettre au service de leur pays car un empli les y attendait. A cette époque-là, le Premier Ministre de Singapour disait au Président Félix Houphouët Boigny « je rêve que Singapour un jour ressemble à Abidjan ! ». Voilà où nous étions, et pour diverses raisons qu’il n’est pas utile de débattre ici aujourd’hui, nous avons fait machine arrière alors que nous étions en droit d’attendre le basculement de notre pays à un niveau supérieur. Ensemble, nous devons rêver à nouveau et être capables de réaliser un autre miracle ivoirien pour le plus grand bien de tous.

Monsieur le Premier Ministre Français,

Nous ne sommes pas différents de vous.
Notre jeunesse n’est pas différente des autres jeunesses du monde.
Notre peuple n’est pas différent des autres peuples.

Nous aspirons à plus de démocratie, nous aspirons à plus de liberté, nous aspirons à plus d’équité, nous aspirons à plus de développement. Nous ne voulons plus que notre jeunesse s’aventure dans des embarcations de fortune, pour l’Europe ou ailleurs, à la recherche de réponses à ses préoccupations quotidiennes ! C’est ici, et maintenant, que nous devons lui apporter des solutions.

Nous comptons sur les échanges de ce matin pour entamer une nouvelle coopération avec les investisseurs français, mais aussi pour entamer un travail de communication de grande ampleur qui doit à terme nous permettre de nous extraire de ces représentations caricaturales du continent. Nous sommes créatifs, nous avons des élites, nous avons une jeunesse forte et disponible, nous avons des richesses et nous voulons nous développer sans compromis ni atteinte au droit des peuples.

Notre niveau d’organisation économique ne peut pas vous échapper et notre capacité de mobilisation pour combiner nos efforts pour la reconstruction non plus. Il importe maintenant de défendre nos intérêts communs, sans complexe et en toute fraternité. Votre présence et votre engagement aujourd’hui à nos côtés est pour nous la preuve que nous nous sommes compris.

Avant de clore mon adresse, je tenais à exprimer au nom de tous les Elus de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire et du secteur privé en général toute ma gratitude et toute ma reconnaissance pour la confiance accordée à notre Institution dans l’organisation de cette rencontre. Merci aux équipes de l’Ambassade de France d, de la CGECI et de la Chambre de Commerce Française qui nous ont épaulés depuis le début.

Je voudrais également saluer la présence du Premier Ministre SORO Kigbafori Guillaume, dont les services n’ont ménagé aucun effort pour permettre la réussite de ce forum. La volonté affichée du Gouvernement d’apporter rapidement des solutions aux préoccupations de l’entreprise est appréciée à sa juste valeur.

Je me réjouis également de ce que les acteurs des pouvoirs publics nationaux sont bel et bien présents. C’est pour le monde économique une occasion formelle de mieux leur faire appréhender ses attentes et d’étudier ensemble les mécanismes favorables à un développement du secteur privé, sous-tendu par la mise en place d’une véritable volonté de gouvernance économique.

Je ne saurai terminer cette allocution sans saluer les personnalités qui ont accepté de rehausser de leur présence ces « retrouvailles économiques» qui ont concouru à sa réussite.

Je vais m’arrêter maintenant, Monsieur Fillon car des indiscrétions nous ont fait part que vous arrivez avec d’excellentes nouvelles pour notre pays et nous avons hâte de vous entendre !

Je vous remercie.

Jean-Louis Billon