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France: Spectaculaire poussée du FN et sanction pour la gauche

mars 23, 2014

Dans un climat de vive défiance vis-à-vis du gouvernement, le Front national (FN) a réalisé dimanche une spectaculaire poussée au premier tour des élections municipales en France, marqué par une abstention record. La gauche est en recul et la droite arrive elle en tête dans plusieurs villes gérées par le PS, dont Paris qu’elle ne devrait toutefois pas emporter.

Le FN dirigera Hénin-Beaumont, bastion de sa présidente Marine Le Pen, où Steeve Briois a été élu avec 50,26 % des voix. Il est en tête dans plusieurs villes comme Perpignan, Avignon, Béziers, Fréjus ou Forbach.

Selon une estimation de l’institut BVA, la droite obtient 48 % dans les communes de 3500 habitants au moins, devant la gauche à 43 %. Le FN est crédité de 7 % mais ne présentait des listes que dans près de 600 municipalités. L’extrême gauche obtient de son côté 2 %.
Pas de front contre le FN pour l’UMP

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé « l’ensemble des forces démocratiques » à faire barrage au FN au second tour. Mme Le Pen a elle salué « un cru exceptionnel » et « la fin de la bipolarisation de la vie politique ».

Le président de l’UMP Jean-François Copé – réélu au premier tour dans sa ville de Meaux – a lui appelé les électeurs du FN à reporter leurs voix sur les candidats de son parti au second tour.

L’UMP ou des partis de droite ou de centre droit arrivent en tête devant dans plusieurs villes gérées par la gauche comme Paris, Toulouse, Reims, Amiens ou Pau, où François Bayrou recueille 41 % des voix.

Kosciusko-Morizet en tête et derrière

A Paris, la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, avec de 34,8 à 35,8 %, devance la socialiste Anne Hidalgo créditée de 33,6 à 34,5%, selon plusieurs estimations. En revanche, elle n’est elle-même que deuxième dans le 14e arrondissement, devancée par la candidate PS Carine Petit. Le gain de cet arrondissement est indispensable à la victoire de l’UMP en raison des particularités du scrutin parisien.

Cette élection municipale constituait le premier grand test électoral pour le président socialiste François Hollande en proie à une très forte impopularité après 22 mois au pouvoir. MM. Hollande et Ayrault ne sont crédités que de 20 à 25% de confiance dans les sondages.

Romandie.com

Manuel Valls préféré en cas de changement de Premier ministre

octobre 26, 2013

Manuel Valls arrive en tête des personnalités de gauche pour succéder à Jean-Marc Ayrault à Matignon, avec 30% souhaitant sa nomination, selon un sondage Ifop pour le site d’information Atlantico, publié samedi.

Dans cette enquête, à la question « qui souhaiteriez-vous comme Premier ministre dans le contexte actuel de difficultés que connaît le gouvernement », 30% des personnes interrogées répondent Manuel Valls, 10% Martine Aubry, 6% Jean-Marc Ayrault, 4% Arnaud Montebourg, 4% Ségolène Royal, et 46% aucune de ces personnalités.

Parmi les sympathisants du PS, le ministre de l’Intérieur fait jeu égal avec la maire de Lille (25% chacun), M. Ayrault les talonne avec 21%. Suivent Ségolène Royal (9%) et Arnaud Montebourg (3%). 17% choisissent aucune de ces personnalités.

Chez les sympathisants de l’UMP, M. Valls est largement en tête avec 49%. Mme Aubry est choisie par 4% de ces sympathisants, M. Ayrault par un nombre insignifiant de sondés de cette catégorie, tandis que Arnaud Montebourg et Ségolène Royal le sont par 1% . 45% ne veulent aucune de ces personnalités.

Du côté des sympathisants FN, le ministre de l’Intérieur est le préféré (30%), devant M. Ayrault (2%), M. Montebourg (2%), Mme Aubry (1%) et Mme Royal (nombre insignifiant). Mais, chez les sympathisants FN, une large majorité (65%) ne veut aucune de ces personnalités.

Enquête réalisée du 23 au 25 octobre, par internet, auprès d’un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

AFP

Syrie : Hollande n’envisage pas encore un vote du Parlement

septembre 3, 2013

PARIS – Le président François Hollande a annoncé mardi qu’il n’envisageait pas encore de demander un vote au Parlement français sur une intervention militaire contre le régime syrien.

Nous n’en sommes pas encore là, a déclaré le président français en réponse à une question au cours d’une conférence de presse à l’Elysée avec le président allemand Joachim Gauck.

Mercredi, un débat sans vote entre les principaux responsables parlementaires aura lieu au Parlement français après une déclaration du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Le principal parti d’opposition de droite UMP (Union pour un mouvement populaire) a fait savoir mardi qu’il exigerait un vote au Parlement en cas d’intervention hors du cadre de l’ONU.

En revanche, un vote dès le débat de mercredi n’aurait pas de sens puisqu’aucune intervention n’a encore été décidée, a ajouté le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob.

Un vote des parlementaires français n’est pas un sujet tabou pour François Hollande, avait déclaré mardi matin le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, interrogé sur la radio RTL.

Mais le débat parlementaire sur la question syrienne programmé mercredi ne peut être que sans vote. (…) Sur quoi on voterait mercredi?, a relevé le ministre, alors que Barack Obama a posé comme condition à des frappes américaines sur la Syrie une autorisation du Congrès américain qui se réunira à partir du 9 septembre.

La Constitution française prévoit que le président de la République informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces françaises à l’étranger au plus tard trois jours après le début de l’intervention, mais elle n’impose pas de vote.

La France n’envisage pas d’intervenir seule en Syrie, a par ailleurs confirmé le président français. Si le Congrès américain disait non à une action armée, suivant ainsi la Grande-Bretagne, la France prendrait ses responsabilités en soutenant l’opposition syrienne, a déclaré mardi François Hollande sans autre précision. Jusqu’à présent, Paris ne livre que du matériel non létal et humanitaire à l’opposition syrienne.

François Hollande a enfin indiqué qu’il s’adresserait aux Français sur le dossier syrien quand il aurait en main tous les éléments.

Lundi, le gouvernement français, en publiant un rapport de ses services de renseignements, a imputé au seul régime syrien l’attaque chimique du 21 août qui a causé la mort de plusieurs centaines de personnes.

Une incertitude demeure, c’est la nature du gaz mortel qui a été utilisé, même si je l’affirme ici, nous avons des éléments en notre possession comme en celle des alliés qui indiquent que c’est le sarin, a déclaré François Hollande.

Romandie.com avec (©AFP / 03 septembre 2013 18h02)

Hillary Clinton: bienvenue sur Twitter

juin 11, 2013

Excellent démarrage sur le réseau social pour l’ex-secrétaire d’Etat

À l’exception de quelques interventions publiques, Hillary Clinton s’est fait très discrète depuis son départ du gouvernement Obama le 1er février. Elle revient donc au premier plan en ouvrant son compte Twitter, un outil de communication devenu indispensable dans le monde politique.

«Thanks for the inspiration @ASmith83 & @Sllambe – I’ll take it from here… #tweetsfromhillary». Tel est le premier tweet d’Hillary Clinton (dont le compte a vérifié officiellement par la plateforme en un temps record), qui a voulu remercier deux internautes qui avaient créé des comptes Twitter et Tumblr parodiques en son honneur.

L’ex-secrétaire d’Etat aura donc pris son temps avant de s’inscrire sur le réseau social.

Dans la biographie qui illustre son profil, Hillary se présente ainsi: « Epouse, mère, avocate, défenseure des femmes et des enfants, première dame d’Arkansas, première dame des Etats-Unis, secrétaire d’Etat, auteur, a un chien, icône capillaire, aficionado des tailleurs-pantalons, casseuse de plafonds de verre », avant de terminer par un énigmatique « TBD » : l’acronyme anglais pour la formule « à déterminer ».

Pour l’heure, l’épouse du 42e président des Etats-Unis ne suit que cinq personnes (son mari, sa fille Chelsea, la Clinton School, la Clinton Fondation et The Clinton Global initiative) mais elle est en revanche suivie par plus de 320 000 followers (parmi lesquels les journalistes français Laurent Delahousse, Laurence Haïm ou Ulysse Gosset). Des débuts très encourageants pour l’ex-secrétaire d’Etat si l’on s’en réfère au nombre de followers des politiques français.

Le président de la République ne compte par exemple que 551 000 followers. Il devance Nicolas Sarkozy (376 000 followers) Jean-Luc Mélenchon (158470 followers), Ségolène Royal (151302), Arnaud Montebourg (149590), Nadine Morano (107604 followers), Jean-Marc Ayrault (93059 followers) ou Christine Boutin (52452). Des chiffres qui sont cependant très loin de ceux du couple Obama. Barack Obama compte près de 33 millions de followers et son épouse près de quatre millions et demi. Si elle veut briguer une candidature aux primaires démocrates pour la Maison Blanche en 2016, Hillary Clinton va donc devoir passer à la vitesse grand V.

Gala.fr par A.M

Audrey Pulvar répond à ceux qui l’accusent de descendre Arnaud Montebourg

mai 7, 2013

« Ni « femme de » ni « ex de » »

 
Audrey Pulvar répond à ceux qui l’accusent de descendre Arnaud Montebourg  Audrey Pulvar répond à ceux qui l’accusent de descendre Arnaud MontebourgAudrey Pulvar répond à ceux qui l’accusent de descendre Arnaud MontebourgAudrey Pulvar répond à ceux qui l’accusent de descendre Arnaud MontebourgAudrey Pulvar

Audrey Pulvar vient de craquer. Un grand coup. Excédée par les critiques qui lui repochent d’avoir égratigné son ex -ompagnon, elle vient de publier une longue tribune pour exprimer son ras-le-bol. 

Vendredi dernier, une petite tirade bien sentie d’Audrey Pulvar a mis la sphère médiatique et politique en émoi. « On m’explique qu’Arnaud Montebourg est indispensable au gouvernement. Il n’a plus sa place. Il n’est plus symbolique. Il est un trublion, de ceux qui font le plus de bruit, et qui gêne l’action de François Hollande manifestement, ou en tout cas celle de Jean-Marc Ayrault », déclarait-elle sur le plateau du Grand Journal.

Suite aux nombreuses réactions pointant la subjectivité de sa prise de position à l’égard de son ex-compagnon, Audrey Pulvar a tenu à réagir aujourd’hui dans une tribune ouverte publiée par Libération.

Après avoir rappelé les grand combats du féminisme des années 70, Audrey Pulvar déplore avoir été réduite à un rôle de faire-valoir à l’époque de sa relation avec le ministre du redressement productif. « Du jour au lendemain, ne plus exister qu’assignée au rôle – subalterne, soumis, forcément soumis – de « femme de », explique-t-elle. Se voir démentie la possibilité de penser seule ou de défendre des idées, qu’elles fussent identiques ou pas à celles de l’être aimé. Demander à être jugée sur pièce ? Drôle d’idée ! Vouloir être évaluée pour ses (in)compétences réelles, ses erreurs ou ses succès professionnels ? N’y pensez pas ! »

Un procès en intention qu’elle estime avoir subi une deuxième fois lorsqu’elle s’est séparée d’Arnaud Montebourg : « Après m’être vu reprocher en tant que « femme de » de jeter le discrédit sur toute une profession, me voilà frappée du sceau « d’ex-femme de », qui à en croire certains, oblitère tout autant ma clairvoyance. Sous la plume de ceux-là mêmes qui, pendant trois ans, ont quotidiennement instruit mon procès en conjugale partialité, je me découvre une sujétion à des instincts vengeurs de simple femelle, dont chaque propos ou attitude – et pas seulement concernant l’actualité politique – ne devraient être interprétés qu’à travers le prisme de la “femme bafouée” »

Voilà, voilà, vous l’aurez compris, Audrey Pulvar en a marre qu’on lui reproche d’être l’ex d’Arnaud  Montebourg lorsqu’elle parle d’Arnaud de Montebourg. Et si Audrey Pulvar arrêtait tout simplement de parler d’Arnaud Montebourg ? Oui, un peu comme quand elle était avec Arnaud Montebourg justement et qu’on ne l’entendait pas trop critiquer Arnaud Montebourg. On pourrait tous passer à autre chose…

Voici.fr par P.S.B.

Pape François: tout le gotha présent pour sa messe inaugurale

mars 20, 2013

Le Saint Père s’est adressé aux dirigeants du monde

 
Photos- Pape François: tout le gotha présent pour sa messe inaugurale

 
 
Mardi, la place Saint-Pierre de Rome était le théâtre de la messe inaugurale du nouveau pape François. Plusieurs dizaines de milliers de fidèles ont assisté à l’événement, parmi lesquels la plupart des grands de ce monde.

Tous les chemins mènent à Rome. Ce mardi, jamais le proverbe n’a été aussi vrai. La capitale italienne était un peu le centre du monde vers lequel ont convergé les grands de ce monde. Hauts dignitaires, chefs d’Etat, familles royales… Tous s’étaient déplacés pour assister à la messe inaugurale du pape François, élu la semaine dernière.

Jorge Mario Bergoglio est arrivé sur la place Saint-Pierre assez tôt, vers 8h45, dans une «papamobile» ouverte, ce qui lui a permis de saluer la foule venue en nombre. Plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient présentes pour assister à cette grande cérémonie, très attendue car le pape est censé y donner le ton de ce que sera son pontificat.

Dans la foule, bien placés, Jean-Marc Ayrault et sa femme Brigitte ainsi que Laurent Fabius, représentaient la France. Joe Biden, le vice-président américain, a fait le voyage à la place de Barack Obama, tandis que Herman Van Rompuy, président du conseil européen, et José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, étaient eux-aussi présents. Les familles royales avaient également leurs ambassadeurs avec Albert et Charlène de Monaco, Felipe et Laetizia d’Espagne, Willem-Alexander et Maxima des Pays-Bas, Albert II et Paola de Belgique…

Lors de son homélie, le pape François a lancé un appel à tous les dirigeants, mais aussi au monde entier en leur demandant de «ne pas permettre que les signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde» et en rappelant que chacun doit avoir du «respect pour toute créature de Dieu et l’environnement». Il a ajouté: «Tout est confié à la garde de l’homme. Quand l’homme manque à cette responsabilité, quand nous ne prenons pas soin de la création et des frères, alors la destruction trouve une place (…) A chaque époque, il y a des Hérode qui trament des desseins de mort, détruisent et défigurent le visage de l’homme et de la femme», s’adressant «à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social». 

Un message que les quelque 132 membres de délégations étrangères pourront méditer.

 Gala.fr par Jean-Christian Hay

Mali : après l’offensive éclair sur Gao, objectif Tombouctou

janvier 27, 2013
Des soldats maliens patrouillent à Diabali, le 26 janvier 2013. Des soldats maliens patrouillent à Diabali, le 26 janvier 2013. © AFP

Une colonne de soldats français et maliens se dirigeait dimanche vers la cité mythique de Tombouctou, au lendemain de la reconquête lors d’une offensive éclair de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, où des soldats de la force africaine se sont déployés.

Une colonne de soldats français et maliens se dirigeait dimanche vers la cité mythique de Tombouctou, au lendemain de la reconquête lors d’une offensive éclair de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, où des soldats de la force africaine se sont déployés.

L’aviation française a aussi bombardé des positions islamistes dans leur fief de Kidal, à 1.500 km de Bamako, alors que des sources font état depuis plusieurs jours d’un repli des combattants islamistes dans les montagnes de cette région, dans l’extrême nord-est malien. Soldats français et maliens progressaient parallèlement par voie terrestre sur un autre front, en direction de Tombouctou, ville-phare de l’islam en Afrique, à 900 km au nord-est de Bamako. Les « troupes françaises et maliennes » seront « bientôt près de Tombouctou », a assuré samedi le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault.

Une perspective qui enchante des réfugiés de la ville rencontrés samedi à Mopti (centre), dont certains évoquent déjà une volonté de vengeance à l’égard des islamistes, qui ont notamment détruits des mausolées de saints musulmans et imposé une conception rigoriste de la charia (loi islamique). « Ils nous chicotaient quand on fumait, quand on écoutait de la musique. On va leur faire payer ce qu’ils nous ont fait. Les chicoter aussi », promet ainsi Amadou, un jeune étudiant de Tombouctou, réfugié à Mopti (centre).

Le bastion islamiste de Gao, à 1.200 km au nord-est de Bamako, est tombée samedi au cours d’une opération spectaculaire de l’armée française: des membres des forces spéciales benéficiant d’un appui aérien se sont d’abord emparés de l’aéroport et d’un pont stratégique. Puis, des soldats tchadiens et nigériens sont venus par avion du Niger voisin jusqu’à Gao, marquant de manière frappante l’entrée des troupes de la force africaine sur le théâtre des opérations malien.

« La prise de contrôle de Gao, qui compte 50.000 à 60.000 habitants, par les soldats maliens, tchadiens et nigériens est en cours », a indiqué dimanche le porte-parole de l’armée française, le colonel Thierry Burkhard. Plus de 6.000 soldats ouest-africains et tchadiens doivent à terme être déployés au Mali pour prendre le relais de l’armée française, mais ils n’arrivent qu’au compte-goutte et leur déploiement est ralenti par de sérieux problèmes de financement et de logistique. Seuls 2.000 d’entre eux sont aujoud’hui stationnés au Mali et au Niger.

L’UA salue l’action de la France

Les premiers témoignages faisaient état d’une liesse populaire mais aussi de premiers actes de pillage à Gao. Les communications téléphoniques fixes et portables sont coupées, et la zone n’est pas accessible à des observateurs indépendants. L’armée française affirmait samedi qu’il n’y avait pas de combat à Gao, mais « des opérations de harcèlement », avec des francs-tireurs.

Gao était un bastion des islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui y ont commis de nombreuses exactions, dont des amputations de personnes accusées de vol. Ce groupe avait affirmé samedi à l’AFP vouloir « négocier la libération » d’un otage français, Gilberto Rodriguez Leal, enlevé en novembre 2012 dans l’ouest du Mali. Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a répondu en refusant « les logiques de chantage ».

D’après une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes armés, Iyad Ag Ghaly le chef d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) et l’Algérien Abou Zeid, l’un des émirs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) se sont réfugiés dans les montagnes de Kidal. Des positions des islamistes à Kidal et sa région ont été bombardées samedi par des avions français, selon des sources maliennes.

« Ces frappes ont notamment touché la maison de Iyad Ag Ghaly à Kidal et un camp militaire », a déclaré à l’AFP une source de sécurité. La maison du chef d’Ansar Dine, ex-militaire et ex-figure des rébellions touareg des années 1990 au Mali, a été détruite, ont ajouté des habitants.

Kidal avait été la première ville conquise par les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), alors alliés aux groupes islamistes en mars 2012. Ils avaient ensuite été évincés de la région par leurs anciens alliés.

A Addis-Abeba, le chef d’Etat béninois Thomas Boni Yayi, président sortant de l’Union Africaine (UA), a déploré devant ses pairs réunis en sommet la lenteur de l’organisation à agir pour « défendre » le Mali et « salué » l’intervention française.

Pour un habitant de Mopti, la France, engagée depuis le 11 janvier au côté de ce qui reste de l’armée malienne, contre les islamistes armés, afin d’empêcher leur progression vers le sud et Bamako puis en reconquérant le nord du pays, paie ainsi une « dette » contractée par l’ancienne puissance coloniale envers le Mali.

Jeuneafrique.com avec AFP

Gérard Depardieu cherche à obtenir la nationalité belge

décembre 16, 2012

Ulcéré par le premier ministre, qui a qualifié de «minable» son établissement en Belgique, l’acteur français explique dans une lettre ouverte se sentir «injurié». «Je vous rends mon passeport. Nous n’avons plus la même patrie, je suis un citoyen du monde», prévient-il.

Une réponse à la hauteur de sa gouaille légendaire et de son goût pour la démesure. Ulcéré par les propos du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui trouve «minable» son établissement en Belgique pour échapper à la fiscalité de l’Hexagone, Gérard Depardieu a annoncé dimanche renoncer à sa nationalité française. Selon le maire de Néchin, la commune belge où l’acteur a récemment acheté une maison, l’acteur s’est renseigné sur la procédure à suivre pour obtenir un passeport belge et bénéficier de la mutuelle. Un Français peut demander à perdre la nationalité française dès l’instant où il demande celle d’un autre pays, selon le code civil.

Dans une lettre ouverte publiée par Le Journal du dimanche, le comédien estime avoir été «injurié» par le premier ministre (à 10 minutes et 35 secondes).

Le héros du Dernier Métro commence ainsi sa «Lettre ouverte à M. Ayrault Jean-Marc, premier ministre de M. François Hollande»: «“Minable”, vous avez dit “minable”? Comme c’est minable!» «Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté! Tous ceux qui ont quitté la France n’ont pas été injuriés comme je le suis», remarque l’acteur. Rappelant avoir commencé à travailler «à 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique», Gérard Depardieu affirme avoir «toujours payé (ses) taxes et impôts».

Belgique: des «raisons intimes» aussi

«Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande, M. Ayrault, premier ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes-vous?», apostrophe celui qui prête ses traits au cinéma à Obélix. «Je n’ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j’ai payé 145 millions d’euros d’impôts en quarante-cinq ans, j’ai payé, en 2012, 85% d’impôts sur mes revenus et je fais travailler 80 personnes (…). Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot “minable”», insiste-t-il, répétant le qualificatif qui ne passe pas. Choix de mot sur lequel Jean-Marc Ayrault est, depuis, un peu revenu. «Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi», prévient l’acteur. «Nous n’avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde, comme mon père me l’a toujours inculqué», poursuit Gérard Depardieu.

Dans ses griefs, la star évoque aussi des raisons plus intimes. «Je trouve minable l’acharnement de la justice contre mon fils Guillaume(décédé en 2008, NDLR), condamné à de la prison ferme pour deux grammes d’héroïne quand tant d’autres échappaient à la prison pour des faits autrement plus graves.» «Je ne jette pas non plus la pierre à ceux qui ont trop de cholestérol ou trop d’alcool dans le sang et qui s’endorment sur leur scooter, je suis l’un des leurs», poursuit-il en allusion à ses derniers démêlés avec la justice. L’acteur comparaît le 8 janvier sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) pour conduite en état d’ivresse. «Malgré mes excès, mon appétit et mon amour de la vie, je suis un être libre Monsieur et je vais rester poli», conclut-il, théâtral.

Hollande pour une renégociation des conventions avec la Belgique

C’est la première fois que Gérard Depardieu s’exprime depuis l’annonce de son exil outre-Quiévrain, qui lui a valu de nombreuses critiques. Le président François Hollande a ainsi fait appel, vendredi, au «comportement éthique» de chacun, et a prôné une renégociation des conventions fiscales avec la Belgique. Un député socialiste a même proposé que les exilés fiscaux soient déchus de leur nationalité s’ils n’acquittent pas d’impôt en France. Une idée cependant impossible à réaliser sur le plan juridique. Les remarques ont également fusé du monde du spectacle. Line Renaud a dit ne pas comprendre comment on pouvait «quitter le bateau quand son pays est en difficulté».

En Belgique, Gérard Depardieu a acquis une maison à Estaimpuis, dont dépend le village de Néchin, à la frontière française, non loin de Roubaix. 2800 Français y résident déjà. À Paris, la vedette a mis en vente son hôtel particulier, situé rue du Cherche-Midi, à Saint-Germain-des-Prés. Une demeure de 1800 m² habitable qui serait évaluée à 50 millions d’euros.

Lefigaro.fr avec agences par Constance Jamet

Casablanca : le tramway peut rouler

décembre 12, 2012

La première ligne de tramway traverse Casablanca de bout en bout. © AFP

La première ligne de tramway traverse Casablanca de bout en bout. © AFP

Après cinq mois de test, le tramway de Casablanca roule désormais officiellement, comme prévu dans le planning initial du projet. Le coup d’envoi a été donné le 12 décembre par le roi du Maroc et le premier ministre français Jean-Marc Ayrault.

 
Après la capitale Rabat, c’est au tour de Casablanca, premier centre urbain du Maroc, de se doter de sa ligne de tram. Le nouveau moyen de transport a été inauguré officiellement aujourd’hui (12 décembre) au cours d’une cérémonie à laquelle participait le roi Mohammed VI et le premier ministre français Jean-Marc Ayraut. Le projet annoncé il y a 4 ans a été donc réalisé dans les délais. Porté par la société Casa Transport, dirigée par Youssef Draiss, le tramway casablancais aura coûté la bagatelle de 5,9 milliards de dirhams (environ 530 millions d’euros), soit une économie de 500 millions de dirhams par rapport à l’enveloppe initiale réservée au projet. Cet investissement, dont une bonne partie a servi à l’acquisition des rames (pour 2 milliards de dirhams) auprès du français Alstom Transport, a été financé intégralement par l’État, la communauté urbaine de Casablanca et le fonds Hassan II pour le développement économique et social.

 
 
6 dirhams le ticket
 
Cette première ligne, d’une longueur de 31 kilomètres, traverse la ville de bout en bout. A partir d’aujourd’hui, 37 rames Citadis, signées Alstom Transport, sillonneront Casablanca, capitale économique du royaume. La capacité annoncée est de près de 250 000 voyageurs par jour, à raison de 600 voyageurs par rame. La société gestionnaire du tram vient aussi de fixer le prix du ticket, à 6 dirhams, avec une durée de validité de 1h30.
La carte d’abonnement vaut 200 dirhams par mois pour le grand public, et 150 dirhams pour les étudiants.

Jeuneafrique.com Mehdi Michbal, à Casablanca

Le premier prix de la gentillesse en politique attribué à François Hollande

novembre 12, 2012
Le premier prix de la gentillesse en politique lancé par le magazine Psychologie a été décerné lundi soir au président François Hollande par un jury de journalistes politiques, a annoncé le magazineLe premier prix de la gentillesse en politique lancé par le magazine Psychologie a été décerné lundi soir au président François Hollande par un jury de journalistes politiques, a annoncé le magazine.
 
Le premier prix de la gentillesse en politique lancé par le magazine Psychologie a été décerné lundi soir au président François Hollande par un jury de journalistes politiques, a annoncé le magazine.

Ce prix a été lancé à l’occasion de la « journée de la gentillesse » fixée mardi.

François Hollande a obtenu 19 voix (le jury comportait 27 membres), suivi par Michel Sapin (Travail, 16 voix), Aurélie Filippetti (Culture, 10 voix), Jean-Louis Borloo (PR, 9 voix), Daniel Cohn-Bendit (EELV, 9 voix), Philippe Poutou (NPA, 8 voix), Claude Bartolone (PS, 7 voix) et Jean-Pierre Raffarin (UMP, 7 voix), notamment.

En queue de peloton, Cécile Duflot (Logement), Bertrand Delanoë (PS) et Jean-Marc Ayrault, avec chacun une voix. Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), obtient 2 voix comme Noël Mamère (EELV), Brice Hortefeux (UMP), Benoît Hamon (Economie solidaire) et François Bayrou (MoDem).

Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé (UMP), François Fillon (UMP), Marine Le Pen (FN), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Harlem Désir (PS), et Martine Aubry (PS), notamment, n’ont obtenu aucune voix.

AFP