Posts Tagged ‘Jean-Marc Kabund’

Le Congo arrête le chef de l’opposition Kabund

août 9, 2022
Jean-Marc Kabund, secrétaire général du principal parti d'opposition congolais l'Union pour la démocratie et le progrès social s'exprime lors d'une conférence de presse à Kinshasa

Jean-Marc Kabund, secrétaire général du principal parti d’opposition congolais, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), prend la parole lors d’une conférence de presse à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 8 janvier 2019. REUTERS/Baz Ratner/File Photo

KINSHASA, 9 août (Reuters) – Jean-Marc Kabund, ancien bras droit du président de la République démocratique du Congo et aujourd’hui chef de l’opposition, a été arrêté mardi, a déclaré son avocat, lors d’une polémique sur une remarque à propos de son ancien patron.

L’ancien vice-président du parlement et actuel législateur s’est disputé avec le président Félix Tshisekedi plus tôt cette année, après quoi il a lancé son propre parti politique.

Il a fait l’objet d’une enquête ces dernières semaines sur des accusations que les autorités n’ont pas précisées.

Ses avocats disent qu’il est accusé d’outrage au chef de l’Etat après un discours le qualifiant de « dangereux ».

L’avocate de Kabund, Henriette Bongwalanga, a déclaré qu’il avait été arrêté mardi après une audience au bureau du procureur général.

« Ils n’ont pas respecté la procédure. Aujourd’hui, ils sont venus après l’audience et l’ont (arrêté) malgré son immunité (parlementaire) », a-t-elle déclaré.

Le ministère de la Justice n’a pas pu être joint pour commenter et un porte-parole du gouvernement a refusé de commenter.

Une source policière a déclaré que Kabund avait été emmené à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, la capitale du Congo.

Kabund était une figure de proue derrière la montée au pouvoir de Tshisekedi et leurs retombées ont mis en évidence les lignes de faille émergentes dans la direction du pays. Cela pourrait être synonyme d’incertitude pour l’avenir de la coalition au pouvoir de l’Union sacrée à l’approche de l’élection présidentielle de 2023, ont déclaré des analystes politiques. 

Dans une déclaration sur la procédure la semaine dernière, Kabund a déclaré que l’enquête contre lui était la preuve que les institutions congolaises étaient exploitées pour servir des intérêts politiques.

« Lutter contre le régime Tshisekedi est pour moi une nécessité absolue, peu importe le prix à payer », a-t-il écrit sur Twitter.

Avec Reuters reportage de Stanis Bujakera; Écrit par Nellie Peyton; Montage par Andrew Cawthorne

RDC:-Kinshasa: Arrivée de Jean-Marc Kabund au parquet général près la Cour de cassation

juillet 28, 2022

Avec Bosolo na politik officielle

RDC-Enjeux politiques : l’Alliance pour le changement dénonce l’acharnement contre Jean Marc Kabund

juillet 25, 2022

Depuis sa dernière sortie médiatique au cours de laquelle il s’en est pris au régime en place, le ciel s’abat de plus en plus sur Jean Marc Kabund, ancien proche collaborateur de Félix Tshisekedi.

Jean Marc Kabund

Plusieurs faits se sont succédé tendant à liquéfier sa stature politique. De l’ouverture par le Bureau de l’Assemblée nationale d’un dossier disciplinaire à son encontre à la suspension des travaux de construction du stade Wawa-Waya, en passant par l’encerclement de sa résidence en date du 22 juillet par les éléments de la police, sans oublier le réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation, tout dénote que l’intéressé est en train de vivre les pires moments de sa carrière politique. En si peu de temps, tout ce qu’il s’est forgé comme aura politique est en train de s’écrouler comme un château des cartes.       

Prenant la défense de son président qu’une certaine opinion qualifie de « traitre » pour avoir craché sur la main qui l’a nourri, en l’occurrence l’UDPS, l’Alliance pour le changement (A-Ch), ce nouveau parti politique membre de l’opposition est montée au créneau le samedi 23 juillet, rejetant toutes les allégations tendant à discréditer Jean Marc Kabund. Alors qu’un dossier disciplinaire est en passe d’être ouvert à l’Assemblée nationale à l’encontre de son  leader, l’Alliance pour le changement oppose les textes régissant le fonctionnement de la chambre basse du Parlement. « Il n’existe aucune disposition du règlement intérieur de cette chambre parlementaire qui donne le pouvoir au bureau d’ouvrir une action disciplinaire contre un député national usant de sa liberté d’expression en dehors de l’hémicycle et pendant les vacances parlementaires », fait observer ce parti politique. Plus loin, le même parti récuse le communiqué du bureau de l’Assemblée nationale y relatif au motif  « qu’il viole la Constitution et tous les textes pertinents qui consacrent la liberté d’expression et d’opinion pour un citoyen congolais de surcroit député national ».   

Quant au réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation qui a saisi le bureau de l’Institution pour solliciter l’autorisation de poursuite contre Jean-Marc Kabund notamment pour outrage au chef de l’État, l’A-Ch y perçoit quelques velléités d’instrumentalisation de la justice. Sans ambages, le parti cher à l’ex  vice-président de l’Assemblée nationale parle « des infractions imaginaires et politiquement motivées » mises à sa charge et se réserve le droit de saisir la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples ainsi que le Comité des droits de l’Homme des Nations unies à Genève.

En définitive, l’Alliance pour le changement dénonce l’acharnement à l’encontre de son président national, Jean-Marc Kabund, et prend à témoin la communauté tant nationale qu’internationale « sur le déroulement de tous ces évènements honteux et antipatriotiques orchestrés en marge de la loi qui font reculer la démocratie dans notre pays ».

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC: Jean-Marc Kabund : « Félix Tshisekedi doit être considéré comme un danger au sommet de l’Etat »

juillet 18, 2022
Jean-Marc Kabund

Jean-Marc Kabund

Pour Jean-Marc Kabund, Félix Tshisekedi doit être considéré « comme un danger au sommet de l’Etat ». Au cours d’une conférence de presse ce lundi 18 juillet, il a appelé à la venue d’un nouvel ordre politique qui sera incarné par son parti politique « Alliance pour le changement » dont l’autorisation n’a pas encore été livrée par le ministère de l’intérieur.

Dans son discours, Il a dénoncé l’incompétence du régime dont le projet RAM qu’il a qualifié d’escroquerie d’Etat, fustigé des « multiples et improductifs » des voyages diplomatiques de Félix Tshisekedi.

Selon lui, le président de la République prépare un glissement du calendrier électorale et une fraude massive aux prochaines élections.

Il a également dénoncé « un régime des jouisseurs  » auquel il faut barrer la route.

M. Kabund a été secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS. En première ligne dans la lutte contre le basculement de la majorité en défaveur de Joseph Kabila, il avait, par la suite, été radié de son parti après des désaccords profonds avec Félix Tshisekedi et une expédition punitive de la Garde présidentielle à son domicile des suites d’une altercation entre un militaire de cette unité de l’armée et sa garde rapprochée. 

Jean-Marc Kabund a aussi occupé le poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale. Sa démission en mars dernier de cette fonction était consécutive à la confiance qui lui a été retirée par les députés du parti présidentiel. 

Après cette démission, il avait annoncé l’ouverture « d’une nouvelle page de l’histoire, qui sera écrite avec la sueur de notre front, qui coulera chaque jour qu’on affrontera les brimades, humiliations et tortures ».

41 ans, l’élu de Mont Amba (Kinshasa) a gardé son siège à la chambre basse du parlement et est membre de la commission politique administrative et juridique (PAJ).

Avec Actualite.CD par Ivan Kasongo

RDC : André Mbata, nouvel atout de Tshisekedi au bureau de l’Assemblée

avril 28, 2022

Le député de l’UDPS succède à Jean-Marc Kabund, tombé en disgrâce, au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale. À travers lui, le président congolais va pouvoir renforcer son emprise sur la chambre basse.

Andre Mbata, nouveau premier vice-président de l’Assemblée nationale congolaise © DR

Il n’y avait aucun suspens. Désigné comme candidat de l’Union sacrée, André Mbata a été élu au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, mercredi 27 avril. Alors que beaucoup d’élus du Front commun pour le Congo (FCC, de Joseph Kabila) boycottaient ces dernières semaines les séances consacrées aux négociations autour de la loi électorale, de nombreux députés (439) ont participé au vote. Avec 402 voix en sa faveur, André Mbata, membre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, au pouvoir), succède à Jean-Marc Kabund.

Ancien patron du parti par intérim, Kabund a connu un début d’année mouvementé. De plus en plus critiqué par l’entourage du chef de l’État, il avait annoncé sa démission du bureau de l’Assemblée en janvier dernier, après un accrochage avec la Garde républicaine. S’il a dans un premier temps laissé planer le doute, il a finalement renoncé à son poste le 31 mars, évoquant « des raisons de convictions politiques ». Depuis, le siège stratégique de premier vice-président était donc vacant.

Ceni et « loi Tshiani »

Si Kabund, qui a largement contribué au renversement de la majorité détenue par Kabila, occupait un rôle central au sein du dispositif parlementaire de Félix Tshisekedi, André Mbata est loin d’être un inconnu au sein du camp présidentiel. Natif du territoire de Dimbelenge (Kasaï central), ce député de 61 ans, élu pour la première fois en 2006 pour le compte du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), est aujourd’hui membre du groupe parlementaire de Cap pour le changement, la coalition qui regroupe l’UDPS et l’Union pour la nation congolaise (UNC), de Vital Kamerhe.

CE DOCTEUR EN DROIT ÉTAIT SOUVENT CONSULTÉ AU SEIN DE LA MAJORITÉ AU SUJET DES DIFFÉRENTS PROJETS DE LOIS

Docteur en droit, il était, jusqu’à son élection au poste de premier vice-président de l’Assemblée, à la tête de la Commission politique, administrative et juridique de la chambre basse. À ce titre, il était souvent consulté au sein de la majorité au sujet des différents projets de lois. En mai 2021, Mbata et quelques autres députés spécialistes en droit avaient ainsi été mandatés par le président de l’Assemblée, Christophe Mboso, pour évaluer la faisabilité de la très polémique « loi Tshiani », qui prévoit de verrouiller l’accès à la magistrature suprême aux seuls citoyens nés de mères et de pères congolais.

André Mbata a aussi été au cœur de la polémique autour de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), puisqu’il dirigeait la commission paritaire mixte chargée d’étudier les candidatures. Face à l’opposition, qui a contesté le choix de Denis Kadima pour diriger l’instance, Mbata a régulièrement défendu un processus jugé « conforme » à la procédure. « Il s’agit de la meilleure équipe de la Ceni depuis que les élections ont été organisées dans ce pays », a-t-il estimé, en dépit des critiques formulées par les représentants des Églises catholique et protestante.

Nul doute que son élection viendra renforcer encore un peu plus l’emprise de Félix Tshisekedi sur l’Assemblée nationale, à l’heure où les députés votent l’une des réformes les plus importantes du quinquennat : celle de la loi électorale.

Avec Jeune Afrique par Romain Gras

RDC : Lettre de Démission de Jean-Marc KABUND au poste de Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale

mars 31, 2022

RDC : la chute de Jean-Marc Kabund met (encore) l’Union sacrée en ébullition

février 5, 2022
Kash © Kash

L’annonce de la démission de Jean-Marc Kabund de son poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, suivi de sa radiation de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), n’en finit pas de créer des remous au sein de la coalition gouvernementale.

Mis en minorité au sein du parti sur lequel il régnait jusque-là sans partage, Kabund s’était fait de nombreux ennemis, qui n’ont pas hésité à le pousser vers la sortie à la première occasion. Ses amis, eux, sont rares. Et les quelques soutiens qu’il a reçu viennent… de ses ennemis d’hier.

Plusieurs cadres du Front commun pour le Congo de Joseph Kabila ont en effet paru venir en aide à celui qui fut longtemps considéré comme une personnalité clé du pouvoir actuel, avant que Félix Tshisekedi ne décide de s’en séparer. Du grain à moudre pour les pro-Kabila, qui accusent le chef de l’État de chercher par tous les moyens à écarter ceux qui l’ont aidé à accéder à la présidence.

Les lignes bougent

Au sein de la majorité parlementaire, le départ de celui que ses partisans surnomment le « maître-nageur » a fait bouger les lignes. Les alliés de l’UDPS se bousculent au portillon pour tenter de remplir l’espace laissé libre par ce départ soudain. Et tandis qu’une nouvelle redistribution des cartes commence au sein de la majorité, certains députés d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi viennent de créer un courant dit « progressiste », et cherchent à prendre leurs distances avec l’ancien gouverneur du Katanga, à qui ils reprochent de se montrer trop critique envers le gouvernement…

Avec Jeune Afrique

Kash

par Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

RDC : Jean-Marc Kabund radié de l’UDPS, parti présidentiel

janvier 31, 2022
Jean-Marc Kabund

Le parti présidentiel en République démocratique du Congo a destitué et exclu son président Jean-Marc Kabund qui assure l’intérim du Président Félix Tshisekedi depuis son accession au pouvoir en 2019.

La destitution et l’exclusion de Jean-Marc Kabund interviennent deux semaines après que ce dernier ait annoncé sa démission de ses fonctions de premier vice-président de l’Assemblée nationale.

“Vu la gravité des manquements mis à sa charge, la commission nationale de discipline prend les sentences suivantes : déchéance de M. Jean-Marc Kabund, de toutes ses fonctions au sein de l’UDPS Tshisekedi”, souligne la décision de la commission de discipline du parti.

Kabund est accusé d’escroquerie “par la vente des cartes, acte de corruption et d’extorsion dans les nominations aux postes de l’État, violences physiques et verbales sur les combattants” et de n’avoir pas répondu aux convocations de la commission de discipline.

Il est également mis à sa charge la “supercherie politique en s’autoproclamant informateur lors de la coalition FCC-CACH et de l’agression répétée contre les éléments de la garde républicaine”.

Kabund avait annoncé sa démission via son compte Twitter mais peine à la formaliser devant l’Assemblée nationale. Il a été désavoué par les élus de son camp et d’autres instances au sein de la coalition gouvernementale, l’union sacrée qui regroupe des dissidents du camp de l’ancien président Joseph Kabila, des membres de l’ancienne opposition et des partisans de Tshisekedi.

Le Président entend briguer un second mandat, mais ses opposants l’accusent d’avoir pris le contrôle de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et de la cour constitutionnelle.

Par Lassaad Ben Ahmed  avec Pascal Mulegwa

RDC-UDPS : Jean-Marc Kabund de plus en plus isolé !

janvier 22, 2022

Le président par intérim du parti présidentiel, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), et vice-président de l’Assemblée nationale, qui voit le cercle autour de lui se rétrécir chaque jour, reste comme un homme seul, déplumé et perdant une grande partie de son soutien.

Jean-Marc Kabund/DR

Après avoir été lâché par certains députés de l’Union sacrée qui disent attendre la session prochaine pour lui régler les comptes, en cas de non-concrétisation de ses menaces de démissionner de son poste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund voit de plus en plus son cercle se rétrécir.

Cette fois-ci, ce sont les secrétaires nationaux de l’UDPS et leurs adjoints qui le désavouent et lui retirent leur confiance.

Dans une communication faite le 21 janvier, trente-sept secrétaires nationaux du parti présidentiel et leurs adjoints réitèrent leur soutien au chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et désavouent par la même occasion le président par intérim de leur formation politique et vice-président de la chambre basse du Parlement, Jean-Marc Kabund. Les signataires lui reprochent la « répétition d’un comportement inacceptable envers le chef de l’Etat », « les actes ignobles et de barbarie causés en s’attaquant à la Garde présidentielle », « la mise en circulation des vidéos avec intention de ternir l’image de marque de l’autorité suprême de la nation », ainsi que son « adresse subversive dans laquelle il appelle les combattants à lui faire allégeance pour le suivre dans sa nouvelle vision politique en opposition au pouvoir en place et aux statuts du parti ».

La messe est déjà dite !

L’opinion se rappellera les paroles de l’ancien directeur de cabinet du président Félix-Antoine Tshisekedi, Vital Kamerhe, à sa famille, avant la dernière audience de sa condamnation dans le cadre du procès du programme des Cent jours du chef de l’Etat. Cette dernière soirée avant le prononcé du verdict, Kamerhe aurait averti son épouse et ses enfants de l’issue fatale de ce procès. « La messe est déjà dite », leur aurait-il dit, selon lui-même.

Pour Jean-Marc Kabund également, les choses sont en train de se préciser, malgré que lui-même ait fait le rétropédalage, par rapport à sa démission dont il avait annoncé avec pompe le dépôt de la lettre au bureau de l’Assemblée nationale.

Les secrétaires nationaux de l’UDPS et leurs adjoints disent ne pas pouvoir restés indifférents face à ce « comportement peu modeste de M. Jean-Marc Kabund ». Renouvelant leur attachement à Félix Tshisekedi et leur accompagnement dans son mandat, ils ont également affirmé avoir pris acte de la démission unilatérale de Jean-Marc Kabund. Ils ont rappelé que celui-ci n’a consulté ni le chef de l’Etat moins encore le parti, tombant ainsi sous le coup d’un « manque de respect et/ou de chantage à l’endroit de la haute autorité de référence du parti ». « Pour ce motif, nous condamnons cette attitude et le désavouons. Par conséquent, lui retirons toute confiance », ont déclaré les secrétaires nationaux de l’UDPS et leurs adjoints.

Les signataires de la déclaration demandent, par ailleurs, aux députés nationaux et provinciaux ainsi qu’à toute la base de l’UDPS d’en tirer toutes les conséquences politiques et de droit. Ils en appellent également aux combattants de rester mobilisés et vigilants, dans l’attente de nouvelles orientations. Ces responsables de l’UDPS ont, enfin, renouvelé leur soutien à l’armée, particulièrement à la Garde présidentielle, à la police et aux services de sécurité, avec lesquels ils doivent travailler en harmonie, pour la paix sur l’ensemble du pays.

Las carottes sont-elles cuites pour Kabund ? C’est le cas de le dire, parce que l’homme est de plus en plus isolé et les derniers verrous risquent de sauter d’ici peu, pour lui permettre d’écrire une autre page de son histoire sociale et politique. Sa garde, rappelons-le, a eu une altercation, il y a près de deux semaines, avec un élément de la Garde présidentielle qu’elle a maîtrisé, désarmé et amené devant la justice militaire. En représailles, la Garde présidentielle serait allée vandaliser la résidence du vice-président de l’Assemblée nationale, qu’elle a accusé d’avoir donné l’ordre aux policiers commis à sa garde d’humilier un de ses éléments commis à la garde d’un membre du chef de l’Etat, et, par là, tout le corps. Jean-Marc Kabund, dont cet acte sur la voie publique de Kinshasa n’est pas le premier du genre, avait annoncé qu’il allait introduire, en début de la semaine dernière, sa lettre de démission au bureau de l’Assemblée nationale. L’opinion a été surprise que celui qui avait annoncé avec pompe et fermeté sa décision, rétropédalant, ne l’a jamais concrétisée. Et depuis, des réactions vont dans le sens de pousser Jean-Marc Kabund à agir comme préalablement annoncé.

Avec Addiac-Congo par Lucien Dianzenza

RDC : Jean-Marc Kabund, seul contre tous ?

janvier 20, 2022
– © Kash

Jean-Marc Kabund avait sûrement imaginé un début d’année moins tumultueux. Depuis l’annonce sur les réseaux de sa démission du poste de 1er vice-président de l’Assemblée nationale, le patron de l’UDPS semble lentement mais sûrement s’acheminer vers une mise à l’écart du pouvoir.

Tout a commencé par un accrochage entre les policiers chargés de sa sécurité et un élément de la garde républicaine roulant à contresens dans un véhicule appartenant à un membre de la famille de Félix Tshisekedi, le 11 janvier. En réponse à l’arrestation de ce membre de l’unité chargé d’assurer la protection du chef de l’État, les « bérets rouges » de la garde républicaine ont mené une « expédition punitive » au domicile de Kabund.

Depuis, pas un jour ne passe sans que Jean-Marc Kabund ne soit publiquement désavoué par une frange de la majorité présidentielle. Tour à tour, des porte-paroles des groupes parlementaires de l’Union sacrée, des députés nationaux et provinciaux de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont pris acte de sa démission à l’Assemblée, invitant au passage le parti présidentiel à tourner la page Kabund.

Nombreux ennemis

Architecte de l’ombre de l’Union sacrée, particulièrement actif dans le débauchage de députés du Front commun pour le Congo de Joseph Kabila – dont il protégeait les intérêts pendant le partage des postes – Kabund était aussi critiqué en interne.

Au sein du cabinet de Félix Tshisekedi, les plus proches conseillers du chef de l’État lui reprochent notamment de se comporter en « vice-président ». Au sein du parti présidentiel, sa légitimité de président intérimaire est régulièrement remise en cause, tandis que son omnipotence au sein de la majorité parlementaire lui a valu de nombreux ennemis. Désormais poussé vers la sortie par le chef de l’État, Jean-Marc Kabund peine aujourd’hui à trouver le moindre allié…

Kash

Avec Jeune Afrique par Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.