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RDC: la Cour constitutionnelle entérine la déchéance de Jean-Marc Kabund

juin 18, 2020

Kab

Les juges de la Cour constitutionnelle entérine la déchéance de Jean-Marc Kabund, Kinshasa, RDC, le 17 juin 2020. RFI/Pascal Mulegwa

Ce dernier, qui est aussi le chef intérimaire du parti présidentiel (UDPS) non majoritaire au Parlement, était allé en justice contre le bureau de l’Assemblée nationale pour dénoncer une violation de procédure. L’affaire avait déclenché une crise entre l’institution et le Conseil d’État qui avait demandé de surseoir à la procédure de désignation du remplaçant de Kabund, en attendant l’arrêt de la Cour constitutionnelle.

Une requête déclarée « recevable, mais non fondée », l’arrêt de la Haute Cour est tombé comme un couperet dans une salle petite et encombrée. Le procureur général avait pourtant demandé aux juges de constater la violation du droit à la défense de Jean-Marc Kabund par le bureau de l’Assemblée nationale. Sans l’avoir attendu, il avait décidé de convoquer la séance plénière qui avait donc fini par destituer le premier vice-président. Pas de quoi convaincre les juges finalement.

Mais c’est n’est pas la fin, dit Me Dieudonné Kondo, l’avocat de Jean-Marc Kabund : « Plusieurs voies existent et nous allons essayer d’en profiter. Il y a la Cour de cassation que nous pouvons saisir, mais nous ne pouvons pas vous dire contre qui nous pourrons la saisir. »

Une défense et un ministère public déboutés, se réjouit-on du côté de la partie accusée, qui reste intransigeante face à son argument. « Quel est le principe qui vient d’être affirmé ? C’est qu’un vote de l’Assemblé nationale échappe aux contrôles magistrats. Kabund a perdu et il ne siégera plus jamais au bureau de l’Assemblé nationale », estime le bâtonnier Matadi Wamba.

Cette décision donne donc possibilité à l’Assemblée nationale de convoquer une nouvelle séance plénière pour élire le successeur de Jean-Marc Kabund. Une seule candidature a été retenue. Présentée par le parti présidentiel, dont Kabund est même le chef intérimaire, Patricia Nseya, attend d’être plébiscitée.

Avec RFI par Pascal Mulegwa, correspondant à Kinshasa

 

RDC/Succession de Kabund au bureau de l’Assemblée : l’UDPS s’en remet à l’arbitrage du président Tshisekedi

juin 6, 2020

 

Pour le groupe parlementaire de cette formation politique, l’autorité de référence de leur parti doit s’imposer afin de ne pas perdre ce poste « stratégique ».

 

Jean-Marc Kabund, lors du vote qui l’avait porté au bureau de l’Assemblée nationale/DR

 

Les députés devront élire le remplaçant de Jean-Marc Kabund à la première vice-présidence de l’Assemblée nationale, le 12 juin 2020. « L’élection du premier vice-président aura lieu au cours de la séance plénière du 12 juin 2020 à partir de 12 heures », a annoncé la présidente de la Chambre basse du Parlement, Jeannine Mabunda, aux députés.

Au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le remplacement de son président par intérim au bureau de l’Assemblée nationale n’a pas fait l’unanimité. Le choix de son successeur continue à diviser. Le secrétaire général du parti au pouvoir en RDC, Augustin Kabuya, a officiellement instruit les députés membres de leur formation politique à ne pas postuler à ce poste laissé vacant par l’éviction de l’un de leurs et qui reviendrait de droit à l’UDPS.

Pour décanter la situation, le groupe parlementaire UDPS en appelle à l’intervention personnelle du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi. Les députés membres de cette formation politique, par le président de leur groupe, Léon Mubikayi intervenu sur les antennes de Top Congo, disent, en effet, s’en référer à leur autorité de référence pour décanter la situation afin que leur parti ne perde pas ce poste stratégique. « On est arrivé à un niveau où on ne peut compter que sur le chef de l’Etat. C’est lui qui doit déterminer qui est son candidat pour ce poste, qui est très important pour l’UDPS. Le parti a décidé qu’on ne pouvait pas chercher à briguer ce poste mais, moi, je pense qu’il était temps que le président s’impose pour ne pas perdre ce poste », a-t-il déclaré. A en croire ce député de l’UDPS, des conseils ont été donnés mais, comme il est toujours difficile de trouver un compromis au sein, la référence est faite au président Tshisekedi pour mettre fin à cette polémique.

Le programme déjà établi

Dans ce communiqué émis pour l’annonce de la date du scrutin pour combler le vide laissé par la déchéance, le 25 mai dernier, du Jean-Marc Kabund du poste du premier vice-président de la Chambre basse du Parlement congolais, la présidente Jeannine Mabunda a également étalé tout le programme conçu pour le remplacement de ce membre du bureau de cette institution. Selon ce canevas, le dépôt des candidatures ira du samedi 6 au lundi 8 juin à 17 heures ; alors que leur examen et affichage des listes des candidats sont prévus pour le 9 juin. La compagne électorale est programmée du 9 au 10 juin à minuit. Puis, l’audition des messages des candidats, le vote et l’installation du premier vice-président de l’Assemblée nationale interviennent le jeudi 12 juin à parti de 12 heures dans la salle de plénières.

Jean-Marc Kabund, rappelle-t-on, a été évincé de ce poste de premier vice-président de la Chambre basse du Parlement à la suite d’une pétition initiée par le député Jean-Jacques Mamba, qui l’avait accusé d’affirmer sans preuve que le congrès allait coûter sept millions de dollars américains. Une vive tension avait été observée dans la salle de plénières, le 25 mai, avant le vote qui avait conduit à l’éviction de Kabund de son poste. Les députés UDPS, mécotents avaient, par la suite, quitté la salle, laissant le vote se tenir sans eux.

Dans ses premières déclarations, le premier-vice président déchu avait accepté cette décision de ses collègues députés, avant de se retracter. De son côté, son parti, l’UDPS n’a jamais accepté cette déchéance. Ce qui l’avait conduit à instruire les députés membres de son groupe parlementaire à ne pas postuler à ce poste pour succéder à Jean-Marc Kabund. Devant ce risque de voir ce poste leur échapper, les députés UDPS ont eu recours à Félix-Antoine Tshisekedi de qui ils disent attendre de trancher en « s’imposant« .

 

Avec Adiac-congo par Lucien Dianzenza

RDC : Kabund destitué au terme d’une séance agitée à l’Assemblée

mai 26, 2020

Le président intérimaire de l'UDPS, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, Kinshasa, le 15 septembre 2016.

Le président intérimaire de l’UDPS, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, Kinshasa, le 15 septembre 2016. © Kabund A Kabund, secréaire général de l’UDPS, principal parti d’opposition en République démocratique du Congo, pose dans son bureau de Kinshasa, le 15 septembre 2016. / Kabund A Kabund, General Secretary of the UDPS, the main opposition party in the Democratic Republic of Congo, is posing in his office of Kinshasa, on September 15th, 2016. © Gwenn Dubourthoumieu pour JA

 

Jean-Marc Kabund-a-Kabund a été destitué de son poste premier vice-président de l’Assemblée nationale à l’issue d’une séance électrique, lors de laquelle une bagarre a même éclaté.

Des menaces, une bagarre et une suspension. La séance a été pour le moins agitée, lundi, à l’Assemblée nationale congolaise. Réunis ce lundi en plénière pour se prononcer sur la pétition du député d’opposition Jean-Jacques Mamba réclamant la destitution de Jean-Marc Kabund-a-Kabund de son poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, les députés ont cependant fini par procéder au vote : 289 ont voté pour, 17 contre et 9 se sont abstenus, sur les 315 qui ont pris part au vote (sur 500 députés).

« En conséquence, l’Assemblée nationale adopte la pétition en vue de la déchéance de l’honorable Kabund-a-Kabund Jean-Marc », a déclaré Jeanine Mabunda, la présidente de l’Assemblée nationale, à l’issue du vote qui s’est tenu tard dans la soirée, au terme d’une séance tendue.

Bagarre à l’Assemblée

Un peu plus tôt, alors que le texte devait être soumis au vote, un groupe d’une petite dizaine de députés s’est soudain levé pour prendre littéralement d’assaut la tribune, prenant à partie les assesseurs, et bousculant le pupitre. Une bagarre retransmise en direct sur les écrans de la RTNC, la télévision nationale. La séance a été suspendue quelques minutes, après cet épisode, avant que les députés ne procèdent au vote.

« C’est sans surprise pour moi », a commenté Jean-Marc Kabund-a-Kabund sur son compte Twitter. Le désormais ex-premier vice président de l’Assemblée nationale, qui n’était pas présent, ajoute : « Ce passage en force du FCC (Front commun pour le Congo, de Joseph Kabila, ndlr) est la preuve que le complot était ourdi et va au-delà de ma destitution. En vrai Tshisekediste, je quitte ce poste la tête haute et sans compromission. »

Le poste de Kabund reviendra à l’UDPS

Avec cette destitution, le président congolais perd un atout stratégique au bureau d’une chambre dominée par le Front commun pour le Congo, la coalition de Joseph Kabila avec laquelle il partage le pouvoir. Quelques heures avant cette séance agitée, Félix Tshisekedi avait reçu la présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda. Leurs échanges ont porté « sur la bonne marche des institutions de la République », a assuré la présidence.

Selon nos informations, le dossier « Kabund » a été évoqué lors de la rencontre entre Tshisekedi et Mabunda en début de journée, et le poste de premier vice-président de l’Assemblée devrait rester dans les mains de l’UDPS, le parti de Félix Tshisekedi dont Jean-Marc Kabund-a-Kabund est le président par intérim.

Fidèle de Tshisekedi, Jean-Marc Kabund s’est retrouvé à plusieurs reprises en opposition avec le Front commun pour le Congo (FCC). En novembre dernier déjà, certains élus du FCC avait envisagé une procédure en destitution après des propos jugés polémiques à l’encontre de Joseph Kabila. 

Arrestation de Mamba

Ce vote intervenait deux jours après l’arrestation de l’élu du Mouvement de libération du Congo (MLC), à l’origine de la pétition. Jean-Jacques Mamba réclamait le départ de Kabund, critiquant ses prises de position dans la polémique autour de l’organisation du Congrès pour la prorogation de l’état d’urgence. Sa pétition, envoyée au bureau de la présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda le 13 mai, avait recueilli 62 signatures, dont plusieurs émanant du FCC.

Trois députés avaient néanmoins assuré n’avoir jamais signé ce document. Jean-Jacques Mamba a été arrêté pour « faux et usage de faux » le 23 mai, suite à une plainte d’un élu de l’UNC, Simon Mpiana Ntumba, qui l’accuse d’avoir falsifié sa signature.

Son interpellation a provoqué un tollé à l’Assemblée et a été dénoncé par la présidente de la chambre basse ainsi que par les présidents des groupes parlementaires. Lors de sa plénière, l’Assemblée nationale a adopté une résolution pour demander à la cour de cassation de suspendre les poursuites et la détention de Jean-Jacques Mamba.

Augustin Kabuya secrétaire général de l’UDPS, a annoncé une réaction du parti présidentiel « dans les prochaines heures ». Une réaction qui sera scrutée avec d’autant plus d’attention que plusieurs cadres du parti, à l’image du député Tony Mwaba, ont prévenu que la destitution de Kabund « ne restera pas sans conséquence politique sur la coalition FCC-CACH ».

Avec Jeune Afrique par Romain Gras et Stanis Bujakera Tshiamala

 

RDC: Bagarre entre députés de l’UDPS et FCC, à l’Assemblée nationale, après la destitution de Jean-Marc Kabund

mai 25, 2020

 

 

Avec Vitrine RDC

RDC/Vie des partis : Jean Marc Kabund recadre le collectif « Sauvons l’UDPS »

mars 17, 2020

 

En réaction aux charges portées contre sa personne, le président ad intérim de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) s’est exprimé, le mardi 17 mars, au lendemain des dernières violences qui ont éclaté devant le siège du parti.

 

En posture de défense face aux accusations dont il a été l’objet ces derniers temps, Jean Marc Kabund est sorti de ses gonds mardi pour tenter de recadrer ses détracteurs. Pour communiquer, il a choisi les réseaux sociaux où circule une vidéo dans laquelle il s’exprime en toute liberté, assénant des coups à tout vent, démontrant ainsi sa capacité de réaction. Très détendu et portant une torpette traduisant son attachement à l’idéal de l’UDPS, le président intérimaire avait réponse à tout, lui qui visiblement n’est pas prêt à rendre le tablier. Alors qu’expire l’ultimatum lui lancé par une frange de cadres du parti réunis au sein du collectif « Sauvons l’UDPS » pour qu’il démissionne, Jean Marc Kabund est apparu serein, comme si de rien n’était. « J’y suis et j’y reste », ainsi peut être décrypté le message qu’il a voulu faire passer dans l’opinion avec, en arrière-fond, l’idée d’éclabousser Peter Kazadi, Jacquemin Shabani et Paul Tshilumbu, ses pires adversaires.

C’est dans ce contexte de reniement et de polémique continue que le président a.i de l’UDPS a annoncé des mesures importantes à prendre incessamment en vue de restructurer et redynamiser le parti présidentiel. A propos de la mise à l’écart de Jacquemin Shabani à la tête de la Commission électorale du parti (CEP) et de l’investiture du nouveau bureau, le vice-président de la chambre basse du Parlement s’est dédouané en disant que cette décision était bien conforme à la procédure en la matière. C’est, en âme et conscience qu’il a pris la décision après vérification de sa légalité et de sa régularité et dans le souci d’éviter la cacophonie au sein de cette structure importante de l’UDPS. « Il y a lieu de rappeler que la CEP est un organe indépendant et que seule sa plénière est habilitée à élire son bureau et éventuellement à le démettre. À cet effet, considérant le principe de parallélisme des formes et des compétences, j’ai été simplement tenu informé de l’élection d’un nouveau bureau de ladite commission », a-t-il déclaré.

Jean Marc Kabund reste convaincu que les actions menées par le collectif « Sauvons l’UDPS » visent tout simplement à déstabiliser le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. « Nos détracteurs ont reçu une mission de déstabiliser le président de la République en cherchant à fragiliser l’UDPS son appareil politique d’appui », a-t-il dénoncé. Et de relever au public l’achat des consciences moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes qui a cours actuellement aux fins de diviser l’UDPS. Parlant de la discrimination dont seraient victimes certains combattants enclins au chômage, il a contredit l’affirmation selon laquelle aucun combattant n’a trouvé du travail jusqu’à ce jour pour le compte du parti. « Certains parmi nous travaillent déjà à la présidence de la République, dans des cabinets ministériels et même dans mon cabinet à l’Assemblée nationale », a t-il indiqué.

C’est sur une note rassurante que Jean Marc Kabund a terminé son propos en s’adressant aux combattants. « Le chef de l’Etat avec son gouvernement ne ménagent aucun effort pour attirer des investisseurs dans notre pays, créer des emplois et donner du travail aux Congolais. Ce combat, la présidence du parti le mène en collaboration avec le gouvernement », a-t-il conclu comme pour les apaiser et aiguiller en eux la perspective  d’une vie meilleure.

 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC/Kinshasa: pourquoi Monique Kitoko est morte au bureau de Jean-Marc Kabund ?

juin 7, 2019

Monique Kitoko serait-elle sacrifiée pour sa bénédiction et son charisme ?

 

Publiée le 6 juin 2019 par Reaco News TV