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Congo: La messe noire pour la chute du Baobab

juillet 31, 2020

 

Clap de fin, la messe est dite avec le baiser de la mort !

Il reste le maître des horloges et jette le discrédit sur l’opposition congolaise qui doit se contenter d’une victoire à la Pyrrhus.

Après un suspens qui n’en était pas un, l’aigle est sorti de sa cage pour s’envoler loin de son nid.

Tel Ponce Pilate, la France se lave les mains et livre le prisonnier à la Turquie. Elle a peur de voir dégénérer sur son territoire des manifestations en faveur de l’illustre personnage et d’être en porte-à-faux avec la dictature congolaise. Aucun nuage ne plane sur les relations diplomatiques entre le Congo-Brazzaville et la France car cette dernière continue à recevoir les malades privilégiés congolais du clan présidentiel. C’est un jeu de dupes dont nous nous souviendrons le moment venu.

Prisonnier politique, il quitte la maison d’arrêt et de correction de Brazzaville, dans un avion militaire turc, pour séjourner dans un hôpital militaire turc en tant que malade privé de sa liberté. Les Turcs jouent maintenant le jeu de la dictature congolaise en contrepartie de l’achat d’armes. La Turquie est un pays peu regardant sur les droits de l’Homme notamment à l’endroit des Kurdes comme l’est ce pouvoir pour les ressortissants du Pool.

Il a finalement bénéficié d’une évacuation sanitaire qui s’apparente à un exil forcé en Turquie par la seule volonté du Prince après une négociation familiale. Il rejoint le club très sélect des privilégiés de la famille régnante. Ainsi le retour de l’entre-soi fait surface et le peuple congolais est désabusé de nouveau. L’opposition congolaise en pâtit sur le plan de sa crédibilité car nous ne savons pas la contrepartie obtenue pour pareil deal quand on voit les soi-disant multiples interdictions prononcées.

Nous tenons ces vérités comme une évidence : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Mais dans le monde dans lequel nous vivons ce n’est pas le cas. Au Congo-Brazzaville tout se négocie en famille, au mépris des lois qui fondent une république. C’est la démocratie à l’africaine. Après l’histoire de la cassette du vrai-faux coup d’état, voilà que l’expulsion de la scène politique congolaise se négocie encore en famille. Le linge sale ne se lave en famille que dans des clans mafieux. Une évacuation sanitaire ne se négocie pas de la sorte après des jours et des jours. C’est un impératif décidé par des médecins, ce qui en l’espèce n’est pas le cas. Comment se fait-il que les évacuations sanitaires soient devenues une norme sanitaire des privilégiés au Congo-Brazzaville?

L’État de droit pour lequel nous nous battons suppose l’égalité des droits pour tout citoyen congolais en matière de justice sociale, de santé et tout autre domaine de notre vie. Tout Congolais a droit à des soins de qualité. Mais force est de constater que ce n’est pas le cas.

Les nouveaux partenaires économiques du Congo-Brazzaville font maintenant la loi. Hier c’était Asperbras avec le Brésil, aujourd’hui c’est la Turquie. Récemment la Turquie a fourni du matériel de guerre au Congo-Brazzaville, pays en paix. Ceci n’est pas sans nous rappeler la guerre dans le Pool qui s’éternise et sert de prétexte afin de mieux rallier les extrémistes à sa cause. Maintenant, ce pays « ami » s’apprête à donner des soins de qualité à celui qui a incarné à un moment l’espoir du peuple congolais.

Cet espoir vient d’être tué dans l’œuf et nous voilà repartis dans l’ancien monde des combines. Une première mondiale, que ce soit un Président de la république qui choisisse la destination d’un malade pour ses soins. Cela nous rappelle le film « Midnight express » dans lequel l’enfer carcéral turc n’est pas loin de celui du Congo-Brazzaville. Quid en matière de santé ? La Turquie apparait dorénavant comme une prison médicale dans laquelle les faits et gestes du malade seront surveillés et scrutés afin d’un hypothétique retour au bercail encadré par des hommes en armes.

Tout ceci montre que le pouvoir en place au Congo-Brazzaville reconnait ouvertement que notre pays est un mouroir à ciel ouvert, avec un système de santé incapable de prendre en charge un homme fut-il emblématique. Dans ce cas, nous avons beaucoup à craindre pour le peuple congolais qui d’année en année vit des projets de société qui ne sont en fait que des gouffres financiers au service de la famille princière. Un seul homme décide dans ce pays car il incarne à lui tout seul les pouvoirs judiciaire, législatif, exécutif et militaire ; C’est la définition de la dictature dans toute sa splendeur.

Tout homme a droit à la rédemption. La politique plus dangereuse que la guerre est le seul métier au monde où l’on peut être tué et ressuscité autant de fois. Mais, dans pareilles circonstances cela devient pratiquement impossible tant la fibre clanique et régionaliste a pris le dessus sur des considérations politiques.

La libération du Congo-Brazzaville n’est en aucune question une lutte Nord-Sud comme le distillent certains dans le subconscient collectif pour s’attirer les bonnes grâces de nos frères et sœurs du Nord. Nul ne doute que toutes et tous ne sont pas acquis à sa cause et ne profitent pas des privilèges de ce pouvoir.

Il est plus que temps que l’opposition congolaise se trouve un autre champion qui va incarner le renouveau politique congolais. Nous avons longtemps cru pouvoir faire du neuf avec du vieux ; Hélas, les habitudes ont la vie dure.

Nous exprimons nos regrets sincères à toutes ces Congolaises et tous ces Congolais en souffrance qui n’ont pas de famille pour aller négocier leur sort avec celui qui règne en maître absolu dans notre pays. Il est bien dommage que les familles de nos morts politiques inutiles, dont la plus récente celle d’un Colonel, n’aient pu aller négocier pour épargner leurs vies. Comme disait le Cardinal de Retz : « L’on ne sort de l’ambigüité qu’à ses dépens. » Dans ce clair-obscur où l’ambigüité protège et la contradiction mine, risque de surgir les démons du passé.

 

L’illusion n’aura duré qu’un temps et nous avons espéré. La lutte doit continuer avec d’autres. Au jour le jour nous sommes édifiés sur la nature difficile de notre combat politique et de ses acteurs. À nous de nous adapter pour ne pas perdre le sens de nos valeurs.

Il est évident que l’on nous opposera l’état de santé d’un individu. Mais qu’en est-il de l’état de santé du peuple congolais dont les seuls indicateurs plausibles sont l’augmentation galopante du taux de mortalité et la construction de nouvelles morgues. C’est l’état morbide et moribond dans lequel se trouve notre pays qui dorénavant se résume en une chefferie.

Nous sommes tous rattrapés par nos actes du passé pour avoir géré le pays sans nous préoccuper de son avenir. Au pied de mur, ils manquent d’initiatives pour les bâtisseurs ou les maçons qu’ils sont. Et voilà que nos étoiles d’hier commencent à pâlir et à se dissiper dans le trou noir.

Nous n’avons pas pour mission de sauver un homme, mais tout le peuple congolais dépourvu de tout soutien familial pour négocier son avenir. Seule la loi nous rendra égaux dans notre pays, d’où cet État démocratique que nous nous évertuons à bâtir. La chute d’une dictature ne mène pas vers l’utopie. Elle ouvre la voie à l’éradication de toute forme d’injustice et d’oppression nécessaire à l’édification d’une nouvelle société plus juste et plus équitable.

Prompte guérison pour toutes et tous ceux qui bénéficient de la magnanimité du maitre de céans car la santé est un bien précieux. Le repos est bien mérité. Le peuple congolais est reconnaissant, et un grand merci pour la contribution à la lutte de libération du Congo-Brazzaville.

Le peuple congolais qui à juste titre peut se sentir frustré, floué par ce qu’il voit, ne doit pas désespérer. C’est la continuation du vieux monde avec ses codes dignes de cette entreprise mafieuse qui gère notre pays.

Nos actes d’aujourd’hui conditionnent nos vies de demain. C’est en connaissance de cause que nous mordons à l’appât du diable. Ceux qui sont pris au piège resteront prisonniers à vie de ce pacte. La politique dans sa dimension suprême n’est-elle pas aussi le don de soi afin de permettre l’ouverture d’une ère nouvelle

Nous ne sommes pas dans le secret des Dieux. Mais ce que nous voyons n’augure rien de bon. Une fois de plus notre pays vient de se ridiculiser aux yeux du monde.

Les mains souillées du sang des Congolais et l’enrichissement illicite sur les deniers publics sont deux critères de disqualification à prendre en compte pour le choix de celui qui fera triompher notre cause. Il y va de notre responsabilité en tant qu’opposition.

Notre grand défi c’est de passer d’une culture de la guerre à une culture de paix, d’une culture de la violence à une culture du dialogue et de conciliation, d’une dictature à une démocratie dans un pays en eaux troubles.

C’est Confucius qui écrivait : « Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. »

Avec Congonewsbzv par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

Congo: Jean-Marie Michel Mokoko évacué à l’étranger pour des soins

juillet 30, 2020

Turquie

Avion médicalisé

L’avion médicalisé apprêté pour le général Jean-Marie Michel Mokoko a décollé de l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville, jeudi 30 juillet, peu avant midi pour des soins à l’étranger, probablement en Turquie pays d’immatriculation de l’aéronef. Il est accompagné de son médecin et de gardes.

« L’avion [médicalisé] transportant le général, son médecin et trois agents de sécurité a décollé de l’aéroport international de Brazzaville à 11h28 (10h28 GMT) à destination d’Ankara en Turquie », a déclaré à l’AFP Yvon Éric Ibouanga, avocat du général Mokoko. L’information a été confirmée par une source de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), qui a requis l’anonymat: « Le général a bien embarqué et l’avion a bien décollé ».

Cette évacuation est l’aboutissement d’un processus enclenché suite à la dégradation en détention de la santé de l’ex-chef d’état-major général des Forces armées congolaises, condamné à vingt ans de réclusion pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes de guerre, au terme de son procès en 2018. Il avait été admis à l’hôpital militaire de Brazzaville le 2 juillet pour « fatigue générale et manque d’appétit », selon son avocat.

Cela a été aussi le sens des appels entendus de certains acteurs politiques locaux qui demandaient qu’une solution soit trouvée à la situation de ce dernier, candidat malheureux à la présidentielle de 2016 et ancien conseiller du président de la République, le général Mokoko, qui avait contesté la réélection de Denis Sassou Nguesso.

Lundi, un proche de l’intéressé indiquait que sa famille avait été reçue par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, pour discuter des modalités d’évacuation de ce dernier. Il soulignait que le chef de l’Etat n’y était pas opposé. Il semble donc que les raisons humanitaires aient été privilégiées par les plus hautes autorités pour acter cette décision.

Selon les informations de Jeune Afrique, le chef de l’État a finalement autorisé cette évacuation après qu’une délégation composée de membres de la famille du détenu et de plusieurs personnalités, dont Pierre Moussa, le secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) et l’archevêque d’Owando, Victor Abagna, soit venue, le 27 juillet, solliciter son intervention.

Toutefois, Trésor Nzila de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) demande aux autorités turques de bien prendre soin du malade pour cette évacuation effective. « Puisqu’il s’agit de la Turquie, nous formulons le vœu que les autorités turques puissent lui offrir des soins appropriés. Le plus important pour nous est qu’il recouvre sa santé et nous verrons par la suite ce qui adviendra ».

Les Dépêches de Brazzaville avec Jeune Afrique et AFP

 

 

Congo: Des médecins angolais au chevet du général Jean-Marie Michel Mokoko

juillet 6, 2020

 

Général Jean-Marie Michel Mokoko

Le général Jean-Marie Michel Mokoko finalement négatif au Covid-19 par rapport à tout ce qui a été dit précédemment,  a exprimé sa plus profonde reconnaissance au président angolais, Joao Lourenco, qui lui a dépêché en urgence une équipe de médecins angolais pour sa prise en charge le dimanche 05 juillet 2020 à l’hôpital militaire de Brazzaville où il avait été récemment transféré à la suite de ses deux syncopes, successives en quelques jours, la semaine dernière à la Maison d’Arrêt de Brazzaville, selon un communiqué du Collectif des sept avocats des Barreaux de Brazzaville et de Paris dont une copie est parvenue à notre rédaction.

Selon le même communiqué, le général Jean-Marie Michel Mokoko n’a jamais connu de gêne respiratoire, de fortes toux ou bien de perte de goût et de l’odorat. De plus, il a passé une bonne nuit de repos de samedi soir à dimanche matin 05 juillet 2020 en se réveillant moins fatigué.

En effet, les médecins angolais ont constaté dimanche que l’ancien candidat à l’élection présidentielle du 20 mars 2016 est en réalité victime d’une forte crise de paludisme, souligne la même source.

De plus, le général Jean-Marie Michel Mokoko a toujours été détenu en complet isolement avec très peu de visites autorisées. Donc son risque de contamination au Covid-19 est toujours resté faible.

Dans ces conditions difficiles, le général Jean -Marie Michel Mokoko a exprimé aussi ses vifs remerciements au président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi également vice -président de l’Union Africaine (UA), qui a fait part de son souhait de proposer pour lui une demande d’évacuation sanitaire urgente en Afrique du Sud ou bien au Maroc, précise le communiqué.

Enfin, Jean-Marie Michel Mokoko remercie toutes les personnalités politiques nationales et internationales ainsi que tous les membres de la société civile congolaise et internationale dont des O.N.G. comme Amnesty International pour leur soutien et mobilisation.

Avec Lesechos-congobrazza par Germaine Mapanga

 

Congo: Jean-Marie Michel Mokoko entre la vie et Sassou

juillet 6, 2020

Les populations du Congo-Brazzaville qui avaient voté massivement pour le général Jean Marie Michel Mokoko lors de l’élection présidentielle de 2016 au point d’envisager un second tour Guy Brice Parfait Kolelas-Jean-Marie Michel Mokoko, n’eût été la tricherie de Sassou Nguesso et Henri Bouka, trépinent d’impatience et ont les yeux rivés sur le khalife d’Oyo Denis Sassou Nguesso. L’état de santé du général Mokoko qui croupit en prison suscite des inquiétudes. La même prison d’où était sorti le colonell Marcel Ntsourou les pieds devant. Jean-Marie Michel Mokoko échappera-t-il à ce funeste destin ? Denis Sassou Nguesso accordera-t-il le pardon à son frère d’arme de la Cuvette ? Donnera-t-il le quitus pour une évacuation sanitaire du saint-cyrien Mokoko ? Ou le laissera-t-il crever du covid 19 dans les structures sanitaires mal équipées du Congo-Brazzaville ?

Comparaison n’est pas raison

La vie du saint-cyrien Mokoko est entre les mains de Sassou qui peut en disposer à sa guise tels les croyants cédent et confie la leur  entre les mains du Bon Dieu. »Que sa volonté soit faite… ».

La vie de l’ancien chef d’Etat major des forces armées congolaises (FAC) testé positif au coronavirus (covid 19) dépend de la décision du fils de « Mama Mouébara » qui en a broyé bien d’autres tels Marien Ngouabi, Cardinal Emile Biayenda, Alphonse Massamba débat, Pierre Anga, Barthélémy Kikadidi, Ndoudi Nganga, Samba dia Nkoumbi, Marcel Ntsourou…

Denis Sassou Nguesso signifie par  cette épreuve qu’il joue désormais son va-tout, qu’il prend en main toutes les commandes, et incarnera, à lui seul ou presque, les décisions qui seront prises dans les  jours qui viennent : le droit de vie ou de mort. Et, par-delà le marché, le sort médical qui sera réservé au natif de Makoua.

Appel

Jean-Marie Michel Mokoko est un homme seul abandonné par les siens, civils et militaires, qui l’avaient encouragé à croiser le fer avec Denis Sassou Nguesso, son frère du septentrion.  C’était le pêché de lèse-majesté. L’appel du saint-cyrien Jean-Marie Michel Mokoko à ses frères d’armes réputés redoutables « guerriers » était un pétard mouillé (Cf la vidéo de Jean-Marie Michel Mokoko trafiquée par le trublion Tony Moudilou) : «  A mes frères d’armes de la force publique, souvenez-vous de nos engagements de la Conférence Nationale Souveraine. Nous sommes une force publique et républicaine au service du peuple, envers lequel nous avons des devoirs et des obligations  ». Malheureusement, l’appel du général Mokoko n’a pas eu d’écho. Il a fait flope. Il n’a pas été suivi d’effets. Trop d’adversaires d’arme au sein des FAC à cause des dérives tribaliques du commandement militaire,dirait Henri Lopes (Lire l’article de Serge Armand Zanzala, in congopage.com, 4 juillet 2020). 

Denis Sassou Nguesso est resté sourd aux appels à la libération de Jean-Marie Michel Mokoko lancé par Jean-Yves Le drian (septembre 2019) , Hervé Zebrowski et Louis Alliot, le maire de Perpignan «Pour l’honneur de Saint-Cyr, demande d’évacuation sanitaire de JMM Mokoko). Denis Sassou Nguesso est un psycho-rigide. Jean-Marie Michel Mokoko  se trouve entre le marteau et l’enclume. le marteau Sassou Nguesso et l’enclume  le covid 19. Le destin de Jean-Marie Michel Mokoko est accroché au bon vouloir de l’homme d’Edou-Penda. Cette  surdité et cette rigidité réduisent pratiquement à néant l’hypothèse d’un «tournant», « il a changé »  dans le quinquennat de Denis Sassou Nguesso, à propos duquel, au Congo-Brazzaville, on a beurré d’innombrables tartines. 


Avec Congomfoa par Benjamin BILOMBOT BITADYS

 

Congo : Les ONG exigent l’intervention de la communauté internationale pour une évacuation sanitaire du Général Jean-Marie Michel Mokoko

juillet 6, 2020

 

Brazzaville le 06 juillet 2020. Le général Jean Marie Michel MOKOKO, ancien chef d’État major, très souffrant, est admis aux urgences de l’hôpital militaire de Brazzaville depuis le 29 juin dernier suite à une dégradation de son état de santé, débutée à la maison d’arrêt de Brazzaville où il est injustement écroué depuis 4 ans.

Ne pouvons rester silencieuse face à cette situation très inquiétante, la Plateforme des organisations de la société civile congolaise pour le respect des Droits de l’Homme et la Démocratie a résolu de prendre publiquement position ce jour pour exiger la libération immédiate du prisonnier politique Jean Marie Michel Mokoko, seule alternative qui lui permettra de bénéficier des soins appropriés. Car, l’insuffisance de la prise en charge médicale au Congo est évidente.

Au nom du « DROIT A LA VIE » il n’y a pas de raison de refuser au général Jean Marie Michel Mokoko une évacuation sanitaire, sauf à nous confirmer la banalisation de la vie humaine par le régime de Brazzaville et/ou l’exécution d’un plan macabre.

Tous les Congolais ainsi que ceux qui s’intéressent à la situation au Congo Brazzaville savent que le général Jean Marie Michel Mokoko est victime de l’arbitraire du régime au pouvoir au Congo Brazzaville. Ainsi, la situation du prisonnier politique Jean Marie Michel MOKOKO est à mettre sous la responsabilité du Président de la République, Denis Sassou Nguesso.

Devant l’intransigeance du régime de Brazzaville, la Plateforme des organisations de la société civile pour le respect des Droits de l’Homme et la Démocratie demande l’intervention de la communauté internationale notamment, les Nations Unies, l’Union Européenne et l’Union Africaine afin d’obtenir l’évacuation sanitaire du prisonnier politique Jean Marie Michel MOKOKO.

Pour la Plateforme

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews

France-Congo/Communiqué de Louis Aliot Député – Commission Défense Maire de Perpignan

juillet 5, 2020

 

Pour l’honneur de Saint-Cyr nous demandons l’évacuation sanitaire du général Mokoko.

Brillant officier Républicain formé à SAINT-CYR et Commandeur de la légion d’honneur, le Général Jean-Marie Michel MOKOKO a sa carrière durant, œuvré en faveur de la paix en accompagnant dans les années 90, le processus de démocratisation de la République du Congo.

En 2014, en qualité de patron de la MISAC, il a supervisé pour le compte de l’Union Africaine au côté de la force française Sangaris, le processus de stabilisation et de paix en Centrafrique. Il s’est, dans la rectitude de l’idéal Saint-Cyrien, placé du côté de l’aspiration du peuple congolais à l’alternance en se portant candidat à l’élection présidentielle de Mars 2016.

Incarcéré arbitrairement depuis Juin 2016, comme le précise l’avis 52/2018 du groupe de travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires, le Général Jean-Marie Michel MOKOKO a vu son état de santé se dégrader soudainement. Transféré à l’hôpital Militaire de Brazzaville, Il a été testé positif à la Covid-19.

Depuis 2016, de nombreuses voix se sont élevées pour demander au gouvernement congolais la libération des prisonniers d’opinion et le respect des accords internationaux signés par la République du Congo sur le respect des droits humains et des libertés fondamentales.

Malgré la demande de la France en septembre 2019 de procéder à ces libérations, le gouvernement de la République du Congo est resté impassible devant cet impératif démocratique et humanitaire.

Nous ne pouvons pas rester silencieux face au sort infligé à un officier Saint-Cyrien. Pour l’honneur de Saint-Cyr et de l’armée française nous demandons au gouvernement de tout mettre tout en œuvre pour une évacuation sanitaire du Général Jean-Marie Michel MOKOKO.

Dans cette épreuve injuste et difficile, nous voudrions exprimer notre soutien à sa famille, ses soutiens et tous ceux qui de près ou de loin, œuvrent à la manifestation de la justice.

 

Photo de BrazzaNews.
Louis Alliot & Jean-Marie Michel Mokoko
Avec Brazzanews

République du Congo. Le général Mokoko dont la santé est en danger doit être libéré

juillet 2, 2020

 

Photo de BrazzaNews.

Les autorités congolaises doivent, de toute urgence, libérer le général Jean-Marie Michel Mokoko dont la santé est en danger, alors que des cas de contamination au COVID-19 ont été rapportés à la maison d’arrêt de la capitale Brazzaville où il est arbitrairement détenu depuis quatre ans, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.

Des proches et avocats du général, 73 ans, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, condamné en 2018 à 20 ans de prison pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et « détention illégale d’armes et de munitions de guerre », ont confirmé à l’organisation qu’il a subi un malaise lundi 29 juin. En 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire avait considéré comme arbitraire la détention de M. Mokoko, et appelé les autorités à le libérer immédiatement et sans conditions.

Alors qu’il est établi que les personnes âgées sont particulièrement vulnérables à la pandémie du COVID-19, continuer à maintenir en détention le général Mokoko relève d’un mépris du droit à la santé.
Fabien Offner, chercheur au bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale 

« Alors qu’il est établi que les personnes âgées sont particulièrement vulnérables à la pandémie du COVID-19, continuer à maintenir en détention le général Mokoko relève d’un mépris du droit à la santé, » a déclaré Fabien Offner, chercheur au bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

« Les autorités doivent le libérer immédiatement et sans conditions de même que tous les prisonniers d’opinion du pays, et agir de toute urgence afin de protéger toutes les personnes détenues contre la COVID-19, tout en assurant l’accès aux soins de santé et aux produits sanitaires dans tous les centres de détention. »

Après son malaise, des proches du général Mokoko et un de ses avocats ont été autorisés à le voir en prison.

Depuis 2016, la répression de la dissidence au Congo a pris la forme d’attaques visant des défenseurs des droits humains et des opposants politiques. Dans son avis de 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a estimé « qu’une pratique est mise en place au Congo pour réduire au silence l’opposition politique. »

André Okombi Salissa, un autre candidat à l’élection présidentielle de mars 2016, arrêté le 10 janvier 2017, est lui aussi détenu depuis lors. Le 18 avril 2018, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a jugé sa détention comme étant arbitraire.

Parfait Mabiala Hojeij, sympathisant du mouvement d’opposition Incarner l’Espoir, est incarcéré depuis son arrestation le 23 novembre 2019 à Pointe-Noire. Trois autres sympathisants du mouvement, Franck Donald Saboukoulou, Guil Ossebi Miangué et Rolf Meldry Dissavouloud ont été arrêtés entre le 13 et le 17 décembre 2019 à Brazzaville. Ils ont été inculpés d’atteinte à la sécurité de l’Etat et sont détenus illégalement, les délais de la détention provisoire prévus par le droit congolais ayant été dépassés depuis plusieurs mois.

Leur avocat a déclaré à Amnesty International : « Cette détention est arbitraire car l’article 120 du code de procédure pénale au Congo précise que la détention provisoire ne peut excéder quatre mois, avec une possibilité de prorogation de deux mois par le procureur de la République. Or dans leur cas cela fait déjà sept mois, les délais légaux sont donc dépassés. »

Malade, Franck Donald Saboukoulou a fait une demande d’autorisation de sortie pour soins refusée par les autorités.

Le général Mokoko, André Okombi Salissa, Parfait Mabiala Hojeij, Franck Donald Saboukoulou, Guil Ossebi Miangué et Rolf Meldry Dissavouloud doivent tous être immédiatement libérés.

Depuis l’apparition du premier cas de Covid-19 au Congo le 12 mars, les autorités ont recensé 1087 cas positifs et 37 décès. Elles avaient annoncé la libération de 365 prisonniers condamnés pour des délits mineurs ou parce qu’ils avaient déjà purgé la plus importante partie de leur peine. De plus amples mesures doivent être prises pour protéger le droit à la santé de toutes les personnes détenues.

Avec Amnesty International

Congo: Le dialogue vu par le général Jean Marie Michel MOKOKO

novembre 10, 2019

Introduction de Marc MAPINGOU et propos de Jean-Marie Michel MOKOKO

En me retrouvant le mercredi 6 novembre 2019 à la radio Africaine ( Africa numéro 1) au cours d’un débat avec les membres du PCT ( parti au pouvoir au Congo Brazzaville ) et un représentant de l’UPADS ( parti de l’ancien président Pascal LISSOUBA ), j’ai évoqué le dialogue, tel qu’il est défini par le philosophe français, André Comte-Sponville. « Le dialogue est le fait de parler à deux ou à plusieurs pour chercher une même vérité».
Ma question était celle de savoir s’il était possible de dialoguer avec le pouvoir de Brazzaville avec lequel, nous ne cherchons pas la même vérité ?

Malgré la dénonciation des dialogues ratés et organisés par Mr Sassou Nguesso, pour conforter son pouvoir vacillant, et assis sur la force, puis animé par une camarilla de petits politiciens en panne d’imagination, j’ai vu mes contradicteurs du parti au pouvoir se lancer dans une langue de bois, tentant de justifier l’injustifiable.

Mes contradicteurs pourtant sympathiques, nouveaux arrivants en politique, avaient oublié les méfaits causés par leur parti depuis 40 ans.

En me référant à Oscar Wilde, qui depuis sa prison avait écrit De profundis, ou de cet autre écrivain qui évoquait Lumière dans ma cellule, je me suis permis de vous faire part de la lecture que fait du fond de sa cellule non éclairée de la maison d’arrêt de Brazzaville, du dialogue à la sauce MBERI Martin.

J’ai voulu ici dire aux congolais qui soutiennent; le général Jean Marie Michel MOKOKO, que ce dernier n’a pas cessé de vous remercier, et, d’aimer ce beau pays le Congo Brazzaville, pour lequel , il est prêt à donner sa vie.

J’ai voulu aussi par ce témoignage , vous livrer la réflexion du général MOKOKO depuis cette cellule de prison où il est habité par l’esprit des pères fondateurs de notre république, et où naturellement, il est éclairé par les couleurs Vert, Jaune, Rouge.

À ma question, mon cher Jean Marie Michel MOKOKO, que penses-tu du dialogue en tant que Vertu, et du dialogue à la sauce MBERI Martin suggéré par le pouvoir de Brazzaville ?

Réponse du général Jean Marie Michel MOKOKO

 

Photo de BrazzaNews.

« Le dialogue de façon générale, est un procédé de crise auquel j’adhère profondément , pour avoir gérer ce processus, au Mali et en Centrafrique. J’ai présidé le groupe de travail de la communauté internationale locale.

Dans le cas du Congo , le dialogue doit être Inclusif et doit intéresser toutes les forces vives du Congo dans leurs composantes détaillées ( partis politiques , la société civile , les forces religieuses, les organisations économiques, les O N G et la Diaspora ). Je rejette globalement la commission instituée par la constitution de 2016, dont Mr MBERI Martin est le secrétaire exécutif pour des Raisons Suivantes :
D ‘ABORD, le caractère biaisé d’une représentation du pouvoir; son caractère exclusif et consultatif, ce qui signifie que les solutions qui sortiront de ce dialogue seront appliquées de façon sélective.

Il n’y a aucune garantie de la participation de la communauté internationale, dont la participation ouvrirait des perspectives de financement des décisions qui seront arrêtées.

Les fonctionnaires ou les représentants de l’état ne doivent participer à ce dialogue que pour apporter l’éclairage nécessaire à travers leur expertise.
Exemple: le Ministre des Finances pour des questions liées à la gestion financière, viendra faire le bilan de la situation.

Le contenu du dialogue doit aborder toutes les questions qui minent le pays sans tabou, dont les résultats permettront d’engager une perspective ordonnée de sortie de crise, car les problèmes sont tellement immenses qu’il requiert l’adhésion de tous dans toutes les formes de gouvernance.

La mise en œuvre des recommandations issues du dialogue, l’adoption de la charte constitutionnelle devant régir une période de transition, un gouvernement de transition, un parlement de transition, une cour suprême faisant office en même temps de cour constitutionnelle.

Il faut définir les missions confiées au gouvernement de transition.

Il faudra rédiger une feuille de route, récapitulant les principales recommandations issues du dialogue, une organisation des élections générales, présidentielles et législatives.

Il est souhaitable de mettre un comité de suivi, pour le respect de la feuille de route conduit par les représentants de la communauté internationale notamment (les Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la Banque Mondiale et les représentants du conseil de sécurité.

Pourquoi le comité de Suivi ?

Tout simplement parce que l’exécution de la feuille de route nécessite l’appui financier et logistique des Bailleurs de fonds.
La mission du parlement de Transition sera de rédiger le projet d’une nouvelle constitution.

Propos recueilli par Marc MAPINGOU, son représentant personnel à l’étranger.

Avec Brazzanews.fr

Congo/Mon Général: Dans le deuil, que ne cessent de t’habiter la force et le courage

octobre 24, 2019

 

Dès l’annonce du décès, à Pointe Noire, le 18 octobre 2019, de Maman Louise Ongagna, mère du Général Jean Marie Michel Mokoko, nous étions des milliers de congolais et un grand nombre de citoyens du monde, à travers les continents, à souhaiter, chacun selon sa sensibilité, que le Général Jean Marie Michel Mokoko, en détention à la Maison Centrale d’Arrêt de Brazzaville, prenne part, dans la dignité, par le biais d’une permission de sortie, aux obsèques de la disparue.

Nous le souhaitions à juste titre. Pour deux motifs essentiels. D’une part, en raison de la légalité de la procédure. De l’autre, parce qu’en pareille circonstance, des attitudes, hostiles à l’accomplissement des droits humains, pourraient être habités par le sens humanitaire.

Le 19 octobre 2019, les Conseils du Général Jean Marie Michel Mokoko, constitués par les Cabinets d’Avocats Brudey-Ondziel Gnelenga, Locko, Esseau, Essou et Ibouanga, se sont adressés au ministre congolais de la justice pour solliciter la permission.

Ce 23 octobre 2019, par un tweet du porte parole du gouvernement congolais, il est établi que » sur instruction du Chef de l’Etat, en concertation avec le conseil de famille, des dispositions seront prises pour des obsèques incluant son fils ».

On imagine, dans l’ordre normal des choses, que, par le biais du Ministère de la Justice et du Parquet de la République, le Juge d’Application des Peines, près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, en possession de la requête des Conseils du Général Mokoko, a dû se rendre à l’évidence du caractère régulier de la demande et l’a agréé.

Conséquemment, les pouvoirs publics ont pris le relais de la décision du juge pour formaliser les aspects liés à la sécurité du Général, le temps de sa permission, ce qui a valu le tweet du Ministre de la Communication.

Le Général Jean Marie Michel Mokoko sera donc bien présent, assistés par sa famille et ses amis, aux obsèques de sa mère. Elle qui était, pour lui, d’un amour sans limite, une habitude de pensée, le réceptacle des vertus d’où il tirait ses leçons de la vie. Elle qui partageait, à distance, par l’emprisonnement de son fils, ses souffrances.

L’absence du Général aux funérailles, ajoutée au douloureux éloignement de sa mère, depuis près de trois ans, aurait été, pour lui, un irréparable tourment pour le reste de sa vie.

Qu’au moment où, dans l’atmosphère pesante des derniers instants, avant le départ du cortège funèbre pour le cimetière, la force d’âme et le courage qui ont toujours habité le Général, ne le quittent pas.

D’autant qu’ils sont déchirants et attristants, ces instants, le Général devant, par tradition, s’incliner sur la dépouille de sa mère pour fixer définitivement l’image de celle ci dans son esprit.

Il n’y a qu’une seule chose qu’on n’oublie qu’à sa mort. C’est le visage de sa mère.

Paris le 23 octobre 2019 –
Ouabari Mariotti

Photo de BrazzaNews.
AvecBrazzanews.fr

Congo: Lettre ouverte au général Mokoko

mai 16, 2018

 

Libre propos : Monsieur Arthur Mabiala, citoyen Congolais, écrit une lettre ouverte au Général Jean Marie Michel Mokoko, ancien chef d’Etat-major général des Fac, ancien conseiller du président actuel, ancien candidat à l’élection présidentielle de juillet 2016, actuel prévenu à la cour d’Appel de Brazzaville

Monsieur le Général,  dites votre part de vérité au peuple

‘’Le courage c’est de chercher la vérité et de la dire’’. Je tiens cette paraphrase de vous à travers cette lettre du 9 mai 2018, que vous adressez au ‘’peuple congolais’’. Lettre saisie à l’ordinateur, ce qui nous fait croire que vous en avez un dans votre cellule de la maison d’arrêt de Brazzaville ; lettre signée de vous alors que vous prétendiez ne bénéficier pas de conditions de détention convenables, alors que nous vous avons vu au prétoire avec une très bonne mine et changeant de tenues chaque jour. Ce qui est exceptionnel pour un prisonnier, car j’en ai vu d’autres devant cette même cour comparaître en tenue de prisonnier. Or, en ce qui vous concerne, nous avons appris que vos plats sont faits depuis votre domicile par votre cuisinier personnel, le nommé Ouedraogo, que vous aviez même droit aux visites conjugales …

Revenons à votre lettre par ces deux questions : de quel peuple et de quelle vérité parlez-vous ?

–       de quel peuple parlez-vous mon général, si ce n’est le même que vous planifier depuis que longues années à tuer à travers l’idée d’un putsch qui ne sort jamais de votre tête? Vous le savez mieux que moi, même si vous aviez visé de tuer quelques officier supérieurs qui pouvaient vous gêner (cf. vidéo), un coup de force ne se déroule que très rarement sans dégâts collatéraux, y compris humain.

–       De que vérité parlez-vous ? si ce n’est celle que vous prétendez détenir, que n’arrivez pas à dire au peuple congolais au cours de ce procès où vous vous refugiez derrière ce silence coupable, alors que vous vous donnez la liberté de le distraire par courrier interposé. Vous justifiez votre silence par le fallacieux prétexte d’être dignitaire de la République, alors la cours suprême a bel et bien levé cette équivoque et que de nombreux autres congolais bénéficiant de la même distinction ont déjà comparu devant la même cours. L’occasion de dire votre vérité au fameux peuple devant les magistrats est là.

Monsieur le Général,

Je suis Arthur Mabiala, citoyen congolais, 44 ans, obligé de sortir de mon mutisme après avoir observé chez vous, mon champion d’hier, plein de contradiction de votre attitude politique. Car, je croyais que vous étiez ce brave général qui assume et qui se défend. Or, la  vous n’êtes qui poltron, une poule mouillée qui a peur de Monsieur Sassou, et qui ne tire sa force que dans un complot venant chaque fois de l’étranger. D’où l’Etat français refuse d’extrader vos complices, d’où votre cas s’invite au débat à l’assemblée nationale française comme si c’était une question de politique nationale en France.

Permettez-moi de vous informer qu’au cours du dernier scrutin présidentiel que notre pays a connu, j’avais porté mon choix sur votre candidature. Je suis un ancien de l’UPADS, après avoir porté à la présidence de la République en 2002, la président de mon parti, le professeur Pascal Lissouba, je suis de ceux qui pensaient encore accorder une chance à l’alternance dans notre pays. D’où sans vous connaître véritablement, je portais aveuglement mon choix sur vous.

Ce jour de vote, puis que je vote à l’école de la poste comme vous, j’ai respecté la consigne qui consistait à ne pas s’éloigner du bureau de vote jusque qu’au dépouillement du dernier bulletin, au risque de se faire voler notre victoire. Ainsi, j’y suis resté jusqu’à 22h15’, heure de départ de toutes les urnes.

A travers les trous des salles de classe, j’ai surveillé, à tour de rôle, le dépouillement de presque de toutes les urnes de notre centre de vote. J’ai été présent lorsqu’en présence des ambassadeurs de France, des USA, de l’UE, de la RCA,…, avait eu lieu le dépouillement au bureau de vote où vous aviez vous-même voté. J’étais triste de savoir que dans ce bureau de vote situé à côté de votre résidence, vous n’étiez que troisième après Monsieur Sassou et Kolélas ; et que c’était la tendance globale sur l’ensemble dans ce centre de vote et même dans la ville de Brazzaville.

De par les relais que nous avions, j’ai appris par la suite, avec grande satisfaction, que la tendance était plutôt en votre faveur à Pointe Noire et dans certaines grandes villes du grand Niari où vous étiez en tête. J’ai appris par la suite Monsieur Kolelas était, sans trop d’écart entre le premier et le deuxième, en troisième position à Pointe noire et en tête des circonscriptions de Brazzaville sud et de l’ensemble du département du pool. Le président sortant lui, était deuxième à Pointe et en tête dans les circonscriptions électorales du nord de Brazzaville et dans le reste du nord du pays.

Tout congolais objectif avait reconnu que votre percée fulgurante au cours de cette élection présidentielle était remarquable. Car sans appareil politique, vous aviez su exploiter les peurs, la misère et profité du jeu des alliances et de la déconfiture du RDPS à Pointe noire et dans le Kouilou, du MUDEC, du MARS et de l’UPADS dans les régions du NIARI.

Loin de tout fanatisme, au regard des grandes tendances que j’avais, rien ne me fais accepter que vous étiez  le vainqueur de cette élection. Bien au contraire, toutes les sommes arithmétiques vous donnaient troisième derrière Monsieur Sassou qui était en tête et Monsieur Kolelas qui était deuxième. Car, dans toutes les grandes agglomérations où vous étiez en tête, ça ne l’était jamais à plus de 50% des suffrages, alors que vos deux principaux challengers vous talonnaient de très près.

Alors, d’où vient cette récurrente auto-proclamation qui fait de vous le véritable vainqueur de l’élection présidentielle de 2016, affectant à Monsieur Sassou les 8% abondamment repris par les sites, blogs et autres médias tenus par vos alliées de la place de Paris ? Quel pourcentage donneriez-vous donc à Monsieur Kolelas ? Pouvez-vous nous livrer les chiffres exacts en votre possession, faisant de vous le vainqueur de cette élection ? Le peuple au nom du quel vous parlez vous attends là-dessus.

Or, après avoir suivi le déroulement des trois premiers jours de votre procès que la bande Mapingou, comme le corbeau perché sur la place de Paris, évitant d’aller au fond du dossier parce que le connaissant accablant, a très vite fait de qualifier de stalinien, lui donnant une connotation politique qui n’existe pas sur la base des faits extrêmement graves en cours de démonstration, tout congolais épris de bon sens se pose, à juste titre, ces quelques qui attendent des réponses de la part du général démocrate, le Mandela et le Moïse que vous prétendez être :

1-      C’est vous ou pas que nous voyons dans cette vidéo de 2007, où vous répétez, sous le coaching de quelques blancs, un discours putschiste qui devrait vous servir à la suite de votre coup de force ?

2-      J’ai vous ai entendu par voix des ondes vous défendre sur l’existence de la vidéo, alléguant que vous vous étiez laissé piéger (ridicule argument pour un brillant officier général de votre rang) ; que vous vous trouviez à Paris pour assister votre fille malade (alors que votre ancien ami et co-accusé Moudilou, que vous méconnaissez aujourd’hui confirme que vous êtes parti de Brazzaville via Abidjan avec le but d’engager ce cabinet de mercenaires que vous lui avez demandé en amont de contacter) ; qu’enfin vous en aviez parlé en famille avec Monsieur Sassou (votre ancien Patron qui vous d’ailleurs plus tard refait confiance). Comment expliquez-vous le fait d’avoir gardé contact avec ces mêmes mercenaires jusqu’à ce que naissent en vous des ambitions présidentialistes entre 2015 et 2016 ?

3-      Etant à Brazzaville en 2015 et 2016, alors que vous contestiez le principe même d’un référendum constitutionnel et que vous vous apprêtiez à être candidat à l’élection présidentielle : pour devriez-vous utiliser un numéro de téléphone étranger, identifié au nom de votre fille, pour discuter avec ces mercenaires, les mêmes qui sont avec vous sur la vidéo et qui sont aujourd’hui vos co-accusés ? Quels sont vos vrais liens avec ces mercenaires français, les hommes d’affaires français qui vous ont pourvu en argent pendant votre campagne, les CELECA en RAC… ?

4-      La note déterminant le nombre d’hommes et d’armes à affecter à la garde d’un général de votre classe étant signée à l’époque par vous-même, et vous connaissant de loin rigoureux et regardant, comment expliquez-vous les surplus d’armes et de munitions saisi à votre domicile ?

5-      Si dans votre lettre du 9 mai vous prétendez défendre une certaine vérité, de quelle vérité s’agit-il ? Pourquoi ne la dites-vous pas au peuple congolais à l’occasion de ce procès dont le déroulement nous révèle tant de choses sur votre ubuesque personnalité ? Ne savez-vous pas que le silence comme la chaise vide n’ont jamais donné raison à leurs hauteurs ?

6-      Que souhaiteriez-vous que les congolais retiennent de ce procès : que vous êtes la victime d’un système totalitaire qui vous persécute alors que vous étiez premier à l’élection présidentielle ?

7-      Si vous parlez de vérité : étiez-vous vraiment premier de l’élection présidentielle de 2016 ?

Autant de questions que de nombreux congolais se posent par ma voix, auxquelles ils souhaiteraient obtenir de vous des réponses.  Veuillez s‘il vous plait nous répondre par écrit, mon général, puis que nous savons désormais que vous avez dans votre cellule un ordinateur et une imprimante pour parler au peuple.

Au-delà de toutes ces questions, j’observe à la lumière de votre vidéo et au fil de l’histoire de notre pays que, comme les autres, vous bluffez le peuple congolais. Avec le recul, mon choix porté sur vous n’était qu’une erreur monumentale. Que vous auriez fait pire que Monsieur Sassou à la tête de ce pays. Belliqueux et rancunier comme vous l’êtes, vous auriez passé tout votre mandat à régler les comptes de vos adversaires d’hier et d’aujourd’hui. Bref, vous n’êtes qu’un puéril assassin, à la solde des cabinets de mercenariats et de lobbying occidentaux, qui ne conçoit la politique que par le coup d’Etat. Vêtu d’habit de démocrate, vous n’êtes qu’un comploteur contre votre pays, contre votre propre peuple ; ce même peuple au nom duquel vous prétendez agir et penser.

Car, tenez… A chaque fois que le pays était à l’approche d’une échéance politique décisive, vous aviez toujours un agenda criminel à dérouler. C’est comme ça que, en 1990, pendant la transition démocratique, alors que se préparait tranquillement l’élection, vous aviez tenté un ‘’petit truc’’ non réussi en enfermant la crème des autorités de l’époque au palais des congrès. Vous l’avouez vous-même dans la vidéo que vous ne vous sentiez pas totalement prêt pour aller au bout de votre logique putschiste.

En 2007, sentant que dans la perspectives de l’élection présidentielle de 2009, tous les sondages étaient en faveur de Monsieur Denis Sassou N’Guesso, vous avez choisi de planifier ce coup d’Etat qui malheureusement pour vous, suite certainement à un mauvais partage d’argent avec votre co-accusé Moudilou, a fuité avant sa matérialisation.

En 2015, pendant que le régime Sassou annonçait l’éventualité d’un référendum constitutionnel, vous revoilà dans cette logique de violence, relançant vos contacts de 2007, étendant vos contacts aux milices des pays voisins, obtenant des lobbies français le soutien, politique, financier et médiatique… pour chercher  le prétexte d’une mise en œuvre de votre éternel plan macabre… Ce plan passait par la contestation populaire du référendum en perspectives. Il a très peu fonctionné puis que vous étiez dépourvu de machine politique. L’opposition politique de l’époque, encore méfiante, ne vous avait pas pris comme un leader sérieux. Il fallait que vos réseaux de Paris puis les organiser et les convaincre à vous suivre. Ce que nombreux, moyennant argent, ont accepté.

En 2016, vous avez réédité l’exploit cette fois ci-sûr de vos moyens. Vainqueur ou pas, sûr de vos soutiens extérieurs et de vos moyens que le pouvoir avait finis par intercepter en grande partie, il vous fallait occasionner un soulèvement populaire sous le prétexte de la contestation des résultats pour vous permettre de dérouler votre plan. Vos complices étant en embuscade aux frontières. Là aussi, l’argent et certains hommes n’ont pas pu franchir les mailles des services de sécurité de notre pays jusqu’à ce que vous vous retrouviez dans cette cellule de la maison d’arrêt Brazzaville.

Toute cette manœuvre étaient perceptibles dès votre retour de Paris lorsque, simulant une certaine violence sur votre personne, les médias français s’étaient emparés de cet incident qui n’en était pas un. Depuis cette époque vos faits et gestes sont repris en cœur par des médias comme RFI, France 24 – caisses de résonnance du quai d’Orsay -, Le Monde Afrique, le Point Afrique, etc., tenus par Monsieur Marc Mapingou dont les réseaux parisiens s’étendent jusqu’à certains cercles prohibés.

Voilà qui vous êtes, Mon Général. Un lâche. Parlez devant cette cours, dites votre vérité. Arrêtez d’agiter le peuple par des lettres incendiaires. Vous n’êtes pas un démocrate comme le décrivent les médias français. Vous n’êtes pas un Moïse comme je l’avais cru, vous n’étés pas un Mandela congolais comme le disent en extase vos fan de la place de Paris, militant des réseaux sociaux. J’ai dit !

Arthur MABIALA

Centre-ville, Brazzaville, Congo

Avec Congomfoa.com