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France-Grève des enseignants : Blanquer va recruter 8 000 renforts

janvier 14, 2022

Pour faire face à la crise sanitaire et pallier les absences de professeurs malades, 8 000 personnes vont être recrutées « dès la semaine prochaine ».

Afin de lutter contre la pandemie et de soulager le corps enseignant, Jean-Michel Blanquer va recruter plusieurs milliers de renforts.
Afin de lutter contre la pandémie et de soulager le corps enseignant, Jean-Michel Blanquer va recruter plusieurs milliers de renforts. © Sébastien Muylaert / MAXPPP

Face à la grève très suivie des enseignants jeudi 13 janvier, Jean-Michel Blanquer a cédé : après avoir annoncé plusieurs modifications de l’actuel protocole sanitaire, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé l’arrivée de renforts dans les tout prochains jours. 8 000 personnes vont être recrutées d’ici la fin de semaine afin de pallier les professeurs absents à cause du Covid-19.

Jean-Michel Blanquer l’avait annoncé jeudi soir, à l’issue d’une réunion avec plusieurs syndicats enseignants, avant de confirmer l’information vendredi 14 janvier au micro de France Info : « Vous avez 3 300 contractuels jusqu’à la fin de l’année scolaire », a-t-il précisé vendredi sur France Info. En outre, « 1 500 assistants d’éducation » (des surveillants) seront mobilisés dans le second degré (collèges et lycées), ainsi que « 1 500 vacataires administratifs », en appui des inspecteurs de l’Éducation nationale dans le premier degré, et « 1 700 médiateurs lutte anti-coronavirus » dans les écoles, a-t-il détaillé.

Ces 8 000 contractuels seront embauchés « jusqu’à la fin de l’année scolaire ». Les recrutements commenceront « dès la semaine prochaine ». Le ministre a par ailleurs indiqué que « plusieurs centaines de personnes » seraient embauchées de façon pérenne, via le recours aux « listes complémentaires » : il s’agit de candidats qui n’ont pas été reçus aux concours de professeurs des écoles mais étaient bien classés et susceptibles d’être finalement appelés pour pourvoir des besoins.

Le ministre avait annoncé jeudi la mise à disposition de « 5 millions de masques FFP2 » pour les enseignants de maternelle sur demande. « On va commencer les livraisons à partir de la semaine prochaine », a-t-il précisé vendredi. Il a par ailleurs répété que les épreuves de spécialité du bac, prévues normalement en mars, seraient peut-être reportées. « Nous allons voir si c’est pertinent de les reporter, je vais écouter aussi le conseil national de la vie lycéenne. »

Interrogé pour savoir s’il reconnaissait des erreurs dans la gestion de la crise, notamment une communication maladroite du dernier protocole scolaire au personnel de l’éducation, Jean-Michel Blanquer a déclaré : « Je ne suis pas parfait, je fais des erreurs, c’est le propre de l’être humain. » « C’est important aussi de ne pas être dans des logiques de cristallisation excessive sur une personne », a-t-il ajouté.

Par Le Point avec AFP

France: Près de 100 incidents recensés lors des hommages à Samuel Paty

octobre 16, 2021

La journée en mémoire de l’enseignant s’est déroulée dans le calme dans les écoles, hormis « quelques incidents », a indiqué Jean-Michel Blanquer sur RTL.

Il y a un an, jour pour jour, Samuel Paty était sauvagement assassiné devant son collège de Conflans-Sainte-Honorine. À la veille de l’anniversaire de sa mort, des commémorations ont été organisées dans tous les établissements scolaires de France, en mémoire de l’enseignant. D’après Jean-Michel Blanquer, cette journée de recueillement s’est déroulée « dans un grand calme ». « Il y a eu quelques incidents, on en a recensé 98. C’est beaucoup moins que ce qu’il y a eu quand il y a eu des attentats précédemment », a fait savoir le ministre de l’Éducation nationale au micro de RTL, ce samedi 16 octobre.

Parmi ces signalements, l’Éducation nationale recense sept « menaces » individuelles ou collectives De l’aveu de l’ancien recteur, ces incidents ont pu être « de très petites choses ». « Il ne faut pas généraliser. Parfois, ce sont des propos à l’emporte-pièce, nous les prenons au sérieux », a assuré Jean-Michel Blanquer, précisant que les établissements scolaires avaient fait preuve « d’unité et de dignité ». Sur France 2, le ministre avait également évoqué dans la matinée « des interruptions pendant les hommages, un élève qui dit n’importe quoi ou un élève qui est menaçant ». « Tout ceci reste des cas très isolés et que nous traitons, il y a un suivi », a-t-il précisé.

Une vigilance totale

Des millions d’élèves en France ont célébré la mémoire du professeur d’histoire-géographie, à travers une minute de silence, un chant, un débat sur la liberté d’expression. Jean-Michel Blanquer avait prévenu qu’en cas de perturbations lors des hommages, les concernés seraient « sanctionnés ». La veille, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait appelé les préfets à une « vigilance totale » lors de cet hommage, et plus particulièrement « dans et aux abords des établissements scolaires ».

Le 16 octobre 2020, Samuel Paty avait été poignardé puis décapité à Éragny-sur-Oise (Val-d’Oise), à quelques centaines de mètres de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. Le jeune assassin de 18 ans, un réfugié russe d’origine tchétchène, lui reprochait d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Il avait été tué peu de temps après par la police. Avant son passage à l’acte, il avait pris connaissance de la polémique autour des caricatures avec une vidéo sur Internet de Brahim Chnina, père d’une collégienne. L’adolescente, visée par une exclusion pour indiscipline, avait menti à son père : elle avait assuré avoir été sanctionnée pour s’être élevée contre la demande de Samuel Paty faite aux élèves musulmans, selon elle, de se signaler lors de ce cours.

Par Le Point avec AFP

France/Covid-19 : les classes fermeront dès le premier cas de contamination dans les 19 départements reconfinés, annonce Blanquer

mars 26, 2021

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé vendredi un protocole renforcé dans les départements reconfinés. 148 établissements ont fermé ces sept derniers jours, soit 0,24% des structures françaises.

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé ce vendredi 26 mars un protocole renforcé dans les établissements scolaires de tous niveaux situés dans les dix-neuf départements sous «mesures de freinage renforcé», mais s’est refusé à fermer les écoles, dont le rôle dans la propagation du virus pourrait être sous-estimé selon plusieurs politiques et médecins. «Les jeunes ont besoin de l’éducation, du système scolaire», a-t-il assuré.

Ainsi, «à partir de la semaine prochaine, dans les 19 départements sous restrictions renforcées, les classes, de tous niveaux, fermeront au premier cas de contamination détecté», a annoncé le ministre. Jusqu’à présent, une classe à l’école élémentaire fermait lorsque trois cas positifs parmi les élèves étaient détectés, et un cas s’il s’agissait du variant sud-africain. «Cela va nécessairement signifier plus de fermetures de classes dans les prochains jours pour ceux qui sont concernés», a-t-il admis.

Pas favorable à une avancée des vacances d’avril

Les classes fermées le seront pour «une durée de deux à trois semaines» et les parents pourront demander à bénéficier d’arrêt de travail pour garder leurs enfants, a encore indiqué Jean-Michel Blanquer. «Cela suppose de grandes adaptations de la société», a-t-il ajouté. Des remplaçants supplémentaires seront aussi engagés.

148 établissements ont fermé ces sept derniers jours, soit 0,24% des structures françaises. 3256 classes ont été fermées, soit 0,6% de l’ensemble des classes, a-t-il aussi annoncé. 21.183 élèves ont été testés positifs ces sept derniers jours, ainsi que 2515 membres du personnel enseignant. Des chiffres en hausse, a commenté Jean-Michel Blanquer. 320.000 tests salivaires ont été proposés et 200.000 ont été réalisés la semaine dernière, soit un taux d’acceptation de 65%, car les parents d’élèves doivent donner leur accord.

En réponse à une question, le ministre ne s’est pas montré favorable à la proposition d’avancer les vacances d’avril de quinze jours. «On ne doit pas s’interdire toute sorte d’évolution mais l’objectif est plutôt de maintenir le calendrier car il n’est pas démontré que les vacances aboutissent à moins de contamination que la période scolaire», a-t-il insisté.

Par Le Figaro

France: après le bac général, le bac pro et le CAP vont eux aussi être transformés

mai 28, 2018

Entrée du lycée professionnel Latécoère à Istres en 2012 / © AFP/Archives / BORIS HORVAT

Insérer les lycées professionnels au sein de campus ou de réseaux, revoir la liste des bacs pro et rendre leur intitulé plus compréhensible, remanier les trois années du lycée: avec ces trois axes annoncés lundi, le ministre de l’Éducation entend revaloriser la voie professionnelle à l’école.

Après la réforme du bac général et technologique, Jean-Michel Blanquer s’attaque à la voie professionnelle: éternelle mal-aimée du système éducatif français, elle compte quelque 700.000 élèves, qui préparent un bac pro, un CAP ou une mention complémentaire (formation d’un an après le bac pro ou le CAP).

Cette voie a connu plusieurs réformes au fil des ans, avec notamment la création du bac pro il y a 30 ans. Mais elle reste dévalorisée, contrairement à la situation dans d’autres pays comme l’Allemagne ou la Suisse. Très marquée socialement, elle accueille principalement des enfants des milieux les moins favorisés.

La réforme, qui s’inspire d’un rapport de la députée LREM Céline Calvez et du chef étoilé Régis Marcon, s’appuie sur trois « leviers ». Certaines mesures devraient commencer à être introduites à la rentrée 2019, certaines sous la forme d’expérimentations.

Il s’agit d’abord de renforcer la création de « véritables campus professionnels », conçus avec les régions, a déclaré lundi Jean-Michel Blanquer en conférence de presse.

Ils sont actuellement 78 sur le territoire mais peu existent sous la forme d’un réel campus, avec un lycée pro, un centre de formation des apprentis (CFA), parfois un IUT, un internat, des équipements sportifs et culturels, un incubateur d’entreprises et des lieux de formation continue.

Tous les lycées pro feront partie d’un réseau, thématique (le secteur de l’automobile par exemple) et régional.

Le deuxième axe de la réforme concerne la carte des formations, qu’il faut revoir afin de mieux prendre en compte les métiers de demain et réduire les effectifs d’élèves dans les filières qui insèrent mal sur le marché de l’emploi (par exemple le bac pro gestion-administration, 75.000 élèves).

– Deux modules en Terminale pro –

Le ministre veut aussi rendre plus lisible la liste des 80 bacs pro, dont les intitulés (du type « Industrie des procédés », ou encore « Chaudronnerie ») sont souvent hermétiques.

Les bacs pro seront ainsi regroupés en familles de métiers (métiers du bois, de bouche, de la relation clients, etc.).

Enfin, le parcours des élèves lors des trois années de lycée sera revu. La Seconde restera une Seconde pro mais la formation sera moins spécialisée. L’élève suivra lors de cette première année une formation par famille de métiers (par exemple le bâtiment), avant de se spécialiser en Première.

Cette mesure « impliquera inéluctablement une déprofessionnalisation des formations », s’insurge le Snuep-FSU, un des syndicats de l’enseignement professionnel, farouchement opposé à la réforme. Il y voit « une perte de savoir-faire pour les jeunes ».

Toujours en classe de Seconde, a précisé le ministre, les élèves passeront « un test de positionnement », l’équivalent d’un bilan des acquis. Une évaluation à laquelle seront également soumis les élèves des Secondes générale et technologique.

La classe de Terminale proposera deux modules: un pour les élèves visant l’insertion professionnelle après le bac, l’autre pour ceux qui souhaitent poursuivre en études supérieures (un BTS le plus souvent). La rentrée 2018 verra l’ouverture de 2.000 places en « classes passerelle », sas entre la Terminale et le BTS, afin de mieux préparer les jeunes aux études supérieures.

Tous les lycéens devront aussi réaliser « un chef d’œuvre », nom du projet à construire sur les deux dernières années, application concrète de leurs enseignements.

Pour le CAP, formation actuellement le plus souvent sur deux ans, le ministère veut qu’elle puisse être modulée sur un, deux ou trois ans, en fonction des besoins de l’élève.

Cette « transformation » de la voie pro est complémentaire avec la réforme des deux autres bacs (général et technologique) et s’articule aussi avec celle de l’apprentissage, toutes présentées en février.

Jean-Michel Blanquer veut d’ailleurs que tous les lycées comptent une unité de formation par apprentissage (UFA), afin de « dépasser l’opposition entre apprentissage et enseignement professionnel scolaire ».

Le syndicat SE-Unsa, plutôt favorable à la réforme annoncée lundi, appelle toutefois à « surveiller de très près » le développement de l’apprentissage dans les lycées, craignant une concurrence entre ces deux systèmes.

Romandie.com avec (©AFP / 28 mai 2018 13h55)                

France/Baccalauréat: Blanquer annonce qu’il y aura plus que quatre épreuves terminales

janvier 28, 2018

 

Le reste des matières sera sanctionné par un contrôle continu, a déclaré le ministre de l’éducation nationale. La réforme du bac sera présentée le 14 février.

Des lycéens lors de l’épreuve de philosophie en 2017. FREDERICK FLORIN / AFP

Invité de l’émission « Questions politiques », sur France Inter (dont Le Monde est partenaire), le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a annoncé dimanche 28 janvier que le baccalauréat réformé ne comprendrait plus que « quatre épreuves terminales et le reste en contrôle continu ». A l’heure actuelle, l’examen qui sanctionne la fin du lycée compte dix à quinze épreuves.

« Ce que sera le bac de 2021, je le dirai le 14 février en conseil des ministres », à l’issue d’une concertation avec des acteurs du monde éducatif, et « des choses peuvent se discuter », a fait savoir le ministre. Mais « ce qui est certain, c’est que l’ossature est de quatre épreuves terminales et le reste en contrôle continu ».

Fin des filières L, ES et S

« La réflexion est probablement d’avoir le choix de deux disciplines que vous souhaitez passer en contrôle terminal », et de « deux autres épreuves communes à tout le monde, l’une sans doute la philosophie, dans la grande tradition française, qu’on n’a pas envie de fragiliser », a-t-il dit, défendant par ailleurs l’introduction parmi ces quatre épreuves d’un grand oral.

Les propositions du ministre puisent dans le rapport que lui a remis mercredi l’ancien directeur de Sciences Po Lille Pierre Mathiot. Il préconise la disparition des filières L, ES et S au profit du choix de deux matières « majeures » et de deux « mineures » (ainsi qu’une matière optionnelle), pour les années de première et de terminale.

A celles et ceux qui s’interrogent sur les risques de discrimination des enfants de milieux défavorisés, M. Blanquer a assuré qu’« on ne va pas accentuer les inégalités sociales mais au contraire les compenser parce qu’on va préparer tous les élèves ». Même s’il « il y a une part de vérité » dans ces critiques, « il faut éviter les clichés teintés de mépris social », a-t-il dit.

Lemonde.fr