Posts Tagged ‘Jean-Paul II’

Jean Paul II a entretenu une amitié « intense » avec une philosophe mariée

février 15, 2016

 

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© Fournis par RTL info BELGAIMAGE-2794325
Jean Paul II a entretenu pendant plus de 30 ans une amitié « intense » avec une philosophe mariée, Anna-Teresa Tymieniecka, sans preuve de rupture de son vœu de chasteté, selon des lettres dévoilées dans un reportage que la BBC doit diffuser lundi soir. Ces lettres « sont la fenêtre la plus extraordinaire sur la vie privée de l’une des personnes les plus célèbres de l’histoire », a jugé Edward Stourton, le journaliste de la BBC à l’origine de la découverte, qui sera l’objet de l’émission Panorama.
Plus de 350 lettres écrites par Jean Paul II à Anna-Teresa Tymieniecka, philosophe américaine d’origine polonaise, ont été retrouvées à la bibliothèque nationale polonaise, qui les avait reçues de Mme Tymieniecka en 2008. « Ma chère Teresa, j’ai reçu les trois lettres. Tu écris que tu es déchirée mais je n’ai pu trouver aucune réponse à ces mots », écrit le futur Jean Paul II dans une lettre datant de 1976, la décrivant comme « un cadeau de Dieu ».
« Ils étaient plus que des amis mais moins que des amants », a estimé M. Stourton, indiquant qu’il n’y avait dans ces lettres aucune preuve de rupture du voeu de chasteté de Jean Paul II. La correspondance montre « un combat pour contenir ce qui était certainement une relation très intense », a-t-il jugé. La première lettre date de 1973, année de la rencontre entre Anna-Teresa Tymieniecka et Karol Wojtyla, futur Jean Paul II, et la dernière de quelques mois avant la mort de ce dernier, en 2005.

Par RTL info

Une petite ville française sommée de démonter un monument à Jean Paul II

mai 4, 2015

Rennes – La justice française a ordonné à une petite ville de l’ouest de la France de retirer un monument en l’honneur de Jean Paul II érigé sur une place publique, jugé contraire à la loi sur la laïcité.

L’œuvre, installée en 2006 dans la ville bretonne de Ploërmel, est composée d’une statue du pape se dressant sous une arche au sommet de laquelle est plantée une croix monumentale et fait huit mètres de hauteur au total.

Le tribunal administratif de Rennes (Bretagne) a estimé que l’édification de la statue en elle-même n’était pas contraire à la loi, mais que sa disposition sous cette arche et cette croix l’était.

Ce monument, par sa disposition et ses dimensions, présente un caractère ostentatoire et contrevient ainsi à la Constitution, qui souligne le caractère laïc de la république française, et à la loi de 1905 instaurant la séparation de l’Eglise et de l’Etat, a jugé le tribunal.

Ce jugement implique nécessairement que le monument (…) soit retiré de son emplacement actuel, poursuit le tribunal dans son jugement, qui donne six mois à la ville pour s’y conformer.

Le maire de droite de Ploërmel, Patrick Le Diffon, a annoncé son intention de faire appel, affirmant vouloir épuiser tous les recours juridiques possibles.

J’ai bien compris que c’est l’arche et la croix au-dessus qui sont jugées ostentatoires, et que les retirer pourrait être suffisant, mais je ne peux pas le faire sans le consentement de l’artiste, a-t-il encore déclaré.

Depuis son installation sur une place rebaptisée Saint Jean Paul II, l’œuvre de l’artiste russe Zourab Tseretli qui l’a cédée Rennes, n’a cessé d’alimenter les polémiques.

Déjà, en janvier 2010, la justice avait déclaré illégale une subvention de 4.500 euros versée en 2006 par le département.

Les opposants dénonçaient à l’époque le recours à des fonds publics pour le financement du socle de la statue, sur lequel figure la phrase de Jean Paul II n’ayez pas peur, et de la cérémonie d’inauguration (30.000 euros).

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2015 18h02)

Sarajevo inaugure une statue de Jean Paul II, un message éternel pour la paix

avril 30, 2014

SARAJEVO (BIH) – Plusieurs milliers de personnes ont assisté mercredi à Sarajevo à l’inauguration d’une statue du pape Jean Paul II, trois jours après sa canonisation, pour remercier ainsi celui qui a inlassablement prié pour la paix en Bosnie pendant le conflit intercommunautaire des années 1990.

Durant son pontificat, Jean Paul II avait prié 263 fois pour la paix en Bosnie. Sa statue sur le parvis de la cathédrale de Sarajevo est un message éternel pour la paix dans ce pays, a déclaré lors de la cérémonie l’archevêque de Sarajevo, le cardinal Vinko Puljic.

La statue du défunt pape, haute de près de trois mètres et fabriquée en alliage d’aluminium, a été installée à l’endroit où Karol Wojtyla avait salué les habitants de la capitale bosnienne, aujourd’hui une ville majoritairement musulmane, lors de sa visite en avril 1997.

Œuvre d’un sculpteur croate, Hrvoje Urumovic, la statue argentée montre Jean Paul II appuyé sur son bâton pastoral, tel qu’on le voyait souvent au cours de dernières années de son pontificat (1978-2005).

A son arrivée à Sarajevo, Jean Paul II avait dit: +Je souhaite embrasser tous les habitants de ce pays meurtri, et surtout ceux qui ont perdu leurs proches et qui portent les marques de la guerre+, s’est souvenu Mgr Puljic.

Jean Paul II avait compris notre souffrance. Et malgré nos différences, il embrassait l’homme qui souffrait, a-t-il ajouté.

Le pape polonais s’était rendu à deux reprises en Bosnie, une seconde fois en juin 2003 à Banja Luka (nord), la capitale de l’entité serbe de Bosnie.

Le membre musulman de la présidence collégiale de Bosnie, Bakir Izetbegovic, a évoqué le soutien que les discours de Jean Paul II représentaient pour les Bosniens pendant la guerre.

Les messages du pape étaient attendus comme un espoir dans toute la Bosnie et surtout à Sarajevo qui a connu pendant trois ans et demi le siège le plus brutal en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, a-t-il dit.

Des catholiques de toutes la Bosnie et de la Croatie voisine ont assisté à la cérémonie, ainsi que de nombreux musulmans de Sarajevo.

Ce monument est vraiment très important pour nous. C’était un homme de paix, qui a aimé Sarajevo. Tous les citoyens de la ville l’aiment et le respectent et c’est bien de lui rendre hommage ainsi, dit un citoyen musulman de la capitale bosnienne, Emin Kuris.

Une institutrice de l’école catholique de Sarajevo, Zdravka Oberan, qui s’est arrêtée au même endroit qu’en 1997 lors de la visite du pape, assure, émue, que le monument aura une grande signification pour cette ville.

Il sera là pour nous rappeler de continuer à avoir un grand respect pour lui, de s’en souvenir avec un grand amour, pour qu’il continue à nous donner de la force, dit-elle.

La guerre de Bosnie, entre Serbes (chrétiens orthodoxes), Croates (chrétiens catholiques) et musulmans, a fait environ 100.000 morts et deux millions de réfugiés et de déplacés.

Sur environ 3,8 millions d’habitants en Bosnie, on compte aujourd’hui environ 40% de musulmans, 31% de chrétiens orthodoxes et 10% de chrétiens catholiques.

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2014 18h37)

Une église à Salvador de Bahia est la première à prendre le nom de Saint Jean Paul II

avril 27, 2014

Rio de Janeiro – Une petite église du quartier pauvre d’Alagados à Salvador de Bahia, au nord-est du Brésil, a été la première du monde à prendre le nom de Saint Jean Paul II dimanche, après sa canonisation et celle de Jean XXIII par le pape François à Rome.

La petite église de Notre Dame dos Alagados s’appelle dorénavant +Notre Dame dos Alagados et de Saint Jean Paul II+. C’est la première du monde à porter le nom du nouveau Saint, a déclaré à l’AFP une porte-parole de l’Archidiocèse de Salvador, capitale de l’Etat de Bahia.

A la fin d’une messe qui a commencé à 8H00 locales (11H00 GMT), le décret de changement de nom a été signé par l’archevêque de Salvador, Mgr Murilo Krieger, a ajouté cette porte-parole, Sara Gomes.

Les fidèles d’Alagados s’étaient levés tôt pour assister d’abord à la cérémonie au Vatican, à la télévision, selon elle.

L’église Notre Dame dos Alagados avait été inaugurée en 1980 par le pape Jean-Paul II lui-même lors de sa première de trois visites au Brésil.

La venue du pape Jean-Paul II a eu un impact très fort et a marqué et marque encore tout le quartier, affirme le curé de la paroisse d’Alagados, Etienne Kern, dans un communiqué.

Un an avant sa première visite au Brésil, Jean-Paul II avait demandé à la Mère Thérèse de Calcutta de visiter Alagados. A cette occasion elle avait rencontré la religieuse brésilienne Dulce des pauvres, qui développait des projets sociaux auprès des familles de la région et avait fondé une crèche à l’endroit où serait édifiée l’église Notre Dame dos Alagados en vue de la venue du pape;

Ce jour là (le 7 juillet 1980) je suis venue sous la pluie; il y a avait de la boue mais je suis restée près de lui (le pape). Je suis fière de dire que j’appartiens à la paroisse d’Alagados, la seule du Brésil qui a été visitée par Jean-Paul II, raconte dans le communiqué, Maria Elísia dos Santos, volontaire à la crèche paroissiale.

Lors de sa deuxième et dernière visite à Salvador (en octobre 1991) Jean-Paul II avait fait don de 180.000 dollars qu’il avait reçus à l’occasion du prix Artisan de la Paix, en Italie. L’argent avait été remis ensuite par l’archevêque de Salvador à l’époque, Mgr Lucas Morera Neves, au curé du quartier de Mata Escura pour améliorer des travaux qui y étaient en cours.

Le frère Jorge Rocha se rappelle sa rencontre avec Jean-Paul II: Les saints vivent parmi nous. L’Eglise ne les invente pas; elle reconnaît ce qui existe déjà, a déclaré ce religieux -qui est depuis 25 ans dans l’Ordre des Capucins.

Romandie.com avec(©AFP / 27 avril 2014 16h26)

Un touriste meurt écrasé par la croix de Jean Paul II à Brescia

avril 24, 2014

Un jeune touriste de 20 ans est mort jeudi écrasé dans l’effondrement d’une immense croix près de Brescia, dans le nord de l’Italie. La Croix du Christ Rédempteur avait été réalisée dans une zone montagneuse à l’occasion de la visite du pape Jean Paul II dans cette ville en septembre 1998.

Le jeune homme, originaire de la région de Bergame, était en excursion sur le site de Cevo avec des camarades de son aumônerie, selon l’agence Ansa et le « Corriere della Sera ». La croix, haute de plus de 30 mètres, s’est apparemment brisée de façon soudaine et la portion la plus haute est tombée sur le groupe, tuant le jeune sur le coup.

Cette oeuvre de l’artiste italien Enrico Job (1934-2008) était constituée d’une longue poutre en trois portions, à laquelle l’artiste avait donné une forme très incurvée. Au bout de la croix, pendait une statue du Christ de six mètres de haut et pesant 600 kilos.

Canonisé dimanche

La croix avait été créée pour célébrer la visite à Brescia du pape polonais Karol Wojtyla au centenaire de la naissance de Paul VI. Jean Paul II sera canonisé dimanche en même temps que Jean XXIII, originaire d’un petit village proche de Bergame, comme le jeune homme décédé jeudi.

Romandie.com

Jean Paul II a contribué à « l’autodestruction » de l’Eglise

avril 22, 2014

Le supérieur de la Fraternité Saint Pie X (FSSPX -intégriste catholique) a contesté la sainteté de Jean Paul II et de Jean XXIII, dans une lettre diffusée mardi sur le site internet de la Fraternité. Il les accuse d’avoir contribué à « l’autodestruction » de l’Eglise.

« Comment serait-il possible de donner à toute l’Eglise en exemple de sainteté l’initiateur du Concile (Vatican II, de 1962 à 1965) et le pape d’Assise et des droits de l’homme », affirme Mgr Bernard Felley dans cette lettre, publiée en plusieurs langues sur le site intégriste DICI, à cinq jours des canonisations.

« Comment serait-il possible de garantir du sceau de la sainteté les enseignements d’un tel Concile, qui ont inspiré toute la démarche de Karol Wojtyla et dont les résultats néfastes sont l’indice sans équivoque de l’autodestruction de l’Eglise », ajoute le prélat qui n’a jamais accepté aucune concession pour se rapprocher de Rome, en dépit de la main tendue du pape BenoÎt XVI.
Ouverture au monde rejetée

Vatican II fut rejeté par les partisans de l’évêque intégriste Marcel Lefebvre, en raison de ses ouvertures au monde, de son respect de la liberté de conscience et des autres religions.

Ce schisme, consommé sous le pontificat de Jean Paul II, fait que plusieurs centaines de prêtres continuent à se dire les seuls vrais représentants de la doctrine catholique, en dissidence avec Rome.

Jean Paul II avait ajouté à la vindicte des lefebvristes de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, en organisant à Assise des rencontres interreligieuses avec les dignitaires des autres religions.

Romandie.com

Vatican: Reliquaire de Jean Paul II retrouvé vide

janvier 30, 2014

Le reliquaire de Jean Paul II dérobé dimanche dans une église a été retrouvé, mais vide, a indiqué jeudi la police italienne. L’objet contenait une étoffe tachée de sang, un morceau de la soutane portée le 13 mai 1981 quand Mehmet Ali Agça a tiré sur le pape.

Le reliquaire a été volé dimanche matin dans une église de San Pietro della Ienca, dans la région montagneuse des Abruzzes, au centre de l’Italie, où Jean Paul II, mort en 2005, aimait séjourner.

Selon Pasquale Corriere, qui dirige l’association culturelle s’occupant de la petite église, deux hommes arrêtés par la police ont conduit les enquêteurs vers la cache où se trouvait le reliquaire.

Jean Paul II, dont le pontificat a duré près de 27 ans, pourrait être canonisé dès le printemps après la confirmation par le pape François en juillet 2013 d’un second miracle qui lui a été attribué.

Romandie.com

La future résidence de Benoît XVI: un havre de paix surplombant Rome

février 20, 2013
 
Photo Par Filippo Monteforte - Un escadron d'ouvriers et de jardiniers travaille d'arrache-pied pour aménager la future résidence de Benoît XVI : un ex-monastère sur les hauteurs du Vatican avec vue imprenable sur la coupole de la basilique Saint-Pierre et les toits de la Ville éternelle
  • AFP/AFP – Photo Par Filippo Monteforte – Un escadron d’ouvriers et de jardiniers travaille d’arrache-pied pour aménager la future résidence de Benoît XVI : un ex-monastère sur les hauteurs du Vatican avec vue …plus  imprenable sur la coupole de la basilique Saint-Pierre et les toits de la Ville éternelle  moins 

Un escadron d’ouvriers et de jardiniers travaille d’arrache-pied pour aménager la future résidence de Benoît XVI : un ex-monastère sur les hauteurs du Vatican avec vue imprenable sur la coupole de la basilique Saint-Pierre et les toits de la Ville éternelle.

Le Vatican a décidé de jouer la transparence et de faire visiter mercredi à de petits groupes de journalistes ce lieu, inaccessible au public, qui excite la curiosité du monde entier.

Jusqu’ici, ce joli bâtiment de briques de deux étages à flanc de colline surmonté d’une grande terrasse logeait huit religieuses cloîtrées de nationalités différentes et appartenant à divers ordres se relayant pour soutenir avec leurs prières le travail quotidien du pape.

C’est Jean Paul II qui en 1994 avait souhaité leur présence et fait édifier pour elles une petite chapelle accolée au bâtiment principal. Dans ce monastère, baptisé « Mater Ecclesiae », se sont succédé par période de cinq ans des clarisses, des carmélites, des bénédictines et enfin des visitandines.

C’est ce havre de paix posé dans un écrin de verdure qui accueillera Benoît XVI, ainsi que son secrétaire particulier et la famille pontificale (des laïques consacrées assurant son service), à son retour de Castel Gandolfo, la résidence d’été de la papauté où il se rendra provisoirement après sa démission le 28 février.

L’héliport d’où décollera l’hélicoptère qui le conduira dans cette propriété près de Rome se trouve d’ailleurs à quelques centaines de mètres de « Mater Ecclesiae », juste derrière la reproduction de la grotte de Lourdes construite dans les jardins du Vatican.

Sise au c?ur du Vatican et surplombant le plut petit État du monde, cette petite résidence, qui bénéficie aussi d’un jardin clos, présente des aspects très symboliques: isolée du reste du monde, elle offre une vue imprenable mais distante sur le monde extérieur.

La coupole de Saint-Pierre, toute proche, se fait imposante, et la vue sur les toits de Rome s’étend jusqu’à la colline du Pincio, où se dessinent la silhouette de la Villa Médicis et les frondaisons de la Villa Borghèse.

Une situation exceptionnelle qui n’a pas manqué d’inspirer le cardinal Gianfranco Ravasi, « ministre » de la Culture du Vatican et chargé de prononcer les exercices spirituels durant le Carême: il a ainsi comparé Benoît XVI à Moïse se retirant sur la montagne.

L’ex-pape restera donc en plein c?ur du Vatican, une présence qui ne manquera pas de se faire sentir sur son successeur, car Benoît XVI, s’il a déclaré vouloir vivre « caché du monde », n’entend pas vire en reclus.

« Je ne crois pas qu’il doive être considéré en aucune façon comme reclus », a d’ailleurs confirmé le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. « Il aura toute sa liberté. Il s’agit très certainement d’une situation inédite, nous verrons bien comment il la vivra ».

« A plusieurs reprises, il a exprimé le souhait de consacrer sa vieillesse à l’écriture et à l’étude, et j’imagine qu’il le fera », a-t-il encore affirmé.

Rien ne l’empêchera en tous les cas de recevoir les personnes de son choix pour leur procurer avis et conseils.

Cette cohabitation entre un pape démissionnaire et son successeur, exceptionnelle dans les annales vaticanes, ne manquera pas d’influer sur la vie du plus petit État du monde.

AFP par  Gildas LE ROUX

Qui pour succéder à Benoît XVI ?

février 12, 2013
Benoît XVI lors d'une rencontre avec de jeunes catholiques, place Saint-Pierre, à Rome, le 6 avril 2006.
Benoît XVI lors d’une rencontre avec de jeunes catholiques, place Saint-Pierre, à Rome, le 6 avril 2006. Crédits photo : ALBERTO PIZZOLI/AFP 
 
 

INFOGRAPHIES – Un Canadien, deux Italiens, un Autrichien et un Guinéen sont les cinq «papabili» le plus souvent cités.

La succession d’un pape est vraiment une affaire d’hommes. Une culture existe, elle est tissée de discrétion – ne jamais aborder ce sujet publiquement -, mais aussi de prévision, car cette institution bimillénaire n’aime pas l’imprévu. Ces hommes que sont les cardinaux pensent donc depuis longtemps à celui qui, parmi eux, pourrait remplacer Benoît XVI – ils entreront en conclave avant le 31 mars, date de Pâques -. Mais l’œuvre de prévision est périlleuse en cette matière. Certes, des noms circulent depuis longtemps, mais ces listes de papabili sont en réalité établies par les journalistes spécialisés. Elles reflètent l’état de ceux dont on parle le plus à Rome. Elles sont donc aléatoires, fluctuantes… et consultées avec curiosité par les intéressés.

 

Le plus en vue aujourd’hui est le cardinal Marc Ouellet (68 ans, le 21 octobre 2012). Ce Canadien est un «Américain» au sens large, puisqu’il connaît autant l’Amérique du Nord que l’Amérique du Sud, où il a été missionnaire pendant une dizaine d’années, en Colombie. Né au Québec, il est francophone, mais aussi anglophone, hispanophone et italophone, et parle également l’allemand et le portugais. Il a une expérience pastorale d’évêque à Acropolis, puis à Québec. Mais il a aussi une double expérience de la curie. Jean-Paul II lui avait confié la responsabilité du secrétariat pour la promotion de l’unité des chrétiens, où Mgr Ouellet a été en charge du dialogue, pour le compte du Vatican, avec les protestants et les orthodoxes, mais aussi avec les juifs. Et, seconde expérience en curie, voulue par Benoît XVI, qui l’a rappelé à Rome en 2010 pour lui confier la troisième plus importante responsabilité du Vatican après la secrétairerie d’État et la congrégation pour la Doctrine de la foi: celle de la congrégation pour les Évêques. Le pape démissionnaire lui avait également confié la présidence de la puissante commission pour l’Amérique latine.

Recteur de l’université pontificale du Latran

Presque aussi en vue, le cardinal Angelo Scola (71 ans, le 7 novembre 2012), nommé archevêque de Milan en 2012 par Benoît XVI, ce qui fut interprété comme une grande marque de confiance, alors que le cardinal Scola était déjà patriarche de Venise. En général, on ne quitte pas ce poste vénitien, à moins de devenir pape, comme le fit Jean XXIII. Angelo Scola n’a pas une aussi riche expérience que Marc Ouellet, mais c’est un patron, grand organisateur, doublé d’un intellectuel qui fut recteur de l’université pontificale du Latran, l’une des plus prestigieuses de l’Église. Il s’est notamment fait remarquer en renouant à Venise avec la grande tradition de cette ville tournée vers l’Orient et le monde arabe, en créant une fondation internationale de recherche, Oasis. C’est le candidat italien, même s’il ne fait pas l’unanimité chez les cardinaux de son pays en raison de sa filiation spirituelle avec le mouvement Communion et Libération.

Sur ce même plan, italien, on parle également du cardinal Mauro Piacenza (68 ans, le 15 septembre prochain), un Génois qui a un profil plutôt conservateur et qui connaît très bien la curie de l’intérieur pour avoir été – ce qui n’arrive jamais ou presque, mais ce fut la volonté de Benoît XVI, dont il est proche – secrétaire, puis préfet de la congrégation pour le Clergé, qui gère dans l’Église, la question des prêtres (formation, discipline). C’est, pour le coup, un profil de grand serviteur de l’État finalement peu connu mais d’une grande orthodoxie sur le rôle central du prêtre dans l’Église catholique. Et dans la filiation du cardinal Siri, qui l’ordonna prêtre, l’ancienne tête de file des «conservateurs» lors du conclave de 1978.

Pas de figure cardinalice pour l’Asie et l’Amérique latine

Toujours très en vue également, le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne (68 ans, le 22 janvier 2013), est un disciple direct de Jean-Paul II, qui le nomma à ce poste et qui confia aussi à ce dominicain, la coordination de la rédaction du catéchisme de l’Église catholique. Il est aussi un très proche de Benoît XVI, dont il fut l’étudiant, mais aussi l’un des fils spirituels. Très charismatique, il est aussi très controversé dans la curie romaine, parce qu’il a été le seul cardinal à avoir osé contester la politique du silence sur les affaires de pédophilie. Ce qui lui a valu beaucoup d’ennemis à Rome, mais beaucoup de reconnaissance à l’extérieur. Sans être un progressiste – il est d’une théologie très classique -, il est aussi celui qui, pour des raisons pastorales, a poussé le plus loin le débat sur la question des divorcés remariés.

L’Asie n’a pas à l’heure actuelle de figure cardinalice qui serait susceptible d’être un jour élue pape. De même l’Amérique latine, où aucun cardinal ne ferait l’unanimité. Pour l’Afrique, on parle en revanche du cardinal Robert Sarah (67 ans, le 15 juin 2012), ancien archevêque de Conakry en Guinée, où Jean-Paul II le remarqua. Il fut nommé en 2001 secrétaire, donc numéro deux, de la congrégation pour l’Évangélisation des peuples. À Rome, c’est un État dans l’État, puisque cet organisme gère toutes les Églises encore en mission (quasi la moitié du globe). Pasteur dans l’âme, très orthodoxe, il a été choisi par Benoît XVI en 2010 pour présider le conseil pontifical Cor unum, chargé de coordonner toute l’action humanitaire de l’Église.

pape cardinaux électeurs

Lefigaro.fr par Jean-Marie Guénois,

Un miracle attribué à Jean Paul II pourrait accélerer sa canonisation

mars 8, 2012

Un miracle attribué à Jean Paul II, survenu depuis sa béatification le 1er mai dernier, pourrait permettre de le faire saint rapidement, assure jeudi le magazine italien Panorama, affirmant s’appuyer sur une documentation parvenue au Vatican.

Interrogé, le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, s’est refusé à tout commentaire et à toute confirmation, soulignant que seule la signature d’un décret par la Congrégation pour la cause des saints peut faire foi en la matière.

Selon Panorama, une guérison miraculeuse est survenue quelques semaines seulement après la béatification triomphale du pape polonais sur la place Saint-Pierre.

Ce miracle présumé, sur lequel Panorama ne divulgue aucun détail, a été signalé au postulateur (défenseur) de la cause de canonisation de Karol Wojtyla, le prélat Slowomir Oder, et a été choisi avec soin parmi quatre signalements de guérison, selon l’hebdomadaire.

D’après lui, le dossier est déjà à l’étude des experts de la Congrégation pour la cause des saints, et devrait, une fois l’instruction terminée, passer devant ses commissions médicale et théologique.

Trois critères sont essentiels pour reconnaître un miracle: la guérison doit avoir été instantanée, être durable et ne pas être explicable scientifiquement.

S’il n’y avait pas d’obstacles, la canonisation pourrait même intervenir dans l’espace d’un an, estime le magazine.

Le processus de béatification (étape ultime avant la canonisation) de Karol Wojtyla avait été mené de façon accélérée, seulement six ans après sa mort.

Beaucoup de fidèles catholiques voudraient que ce pape très médiatique et populaire soit proclamé saint au plus vite.

AFP par Patrick Hertzog