Posts Tagged ‘Jean Ping’

Gabon: Ping invite la police et l’armée à le rejoindre contre Bongo

décembre 23, 2016

Libreville – L’opposant Jean Ping a invité la police et l’armée du Gabon à le rejoindre dans son combat contre la réélection du président Ali Bongo Ondimba, vendredi, en clôture d’une mobilisation partisane de cinq jours.

Je me joins à vous, pour leur dire: rejoignez-nous pour libérer le Gabon, a déclaré devant ses partisans celui qui se proclame le président élu de l’élection d’août dernier.

L’opposant a d’ailleurs promis de prêter bientôt serment, prononçant la formule qui marque l’entrée en fonction du président: Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais.

Ali Bongo a prononcé le même serment main gauche sur la Constitution lors de son investiture officielle le 27 septembre.

Sa réélection de justesse avec 49,80% des voix devant Jean Ping (48,23%) – soit un écart minimal de 5.594 voix est contestée par l’opposition et mise en question notamment par les observateurs de l’Union européenne.

Je ne ferai qu’un seul mandat et aucun de mes enfants ne sera ministre dans un gouvernement mis en place sous mon autorité. Aucun de mes descendants, de mes collatéraux directs ne me succèdera immédiatement à la Présidence de la République, a ajouté Jean Ping.

Une attaque directe envers Ali Bongo, élu président une première fois en 2009 à la mort de son père, l’ex-président Omar Bongo, après avoir été son ministre de la Défense.

M. Ping a déclaré qu’il voulait récupérer par tous les moyens appropriés la victoire qui nous a été volée, en clôture de son Dialogue national pour l’alternance, avec des opposants, des syndicats, des associations et des responsables religieux.

Le gouvernement lui a lancé un avertissement.

Il y a des lignes jaunes. S’il les franchit, il sera arrêté, a déclaré lors d’une conférence de presse le porte-parole du gouvernement Alain-Claude Bilie-By-Nzé ce même vendredi.

M. Bilie-By-Nzé a par ailleurs dénoncé l’acharnement des députés européens qui veulent présenter une résolution sur le Gabon en janvier.

Personne ne comprend le lien entre Mélenchon, d’extrême gauche, et Jean Ping, capitaliste avéré et convaincu, a ajouté le porte-parole en référence à l’euro-député français et candidat à la présidentielle de l’an prochain Jean-Luc Mélenchon.

Romandie.com avec(©AFP / 23 décembre 2016 19h16)             

Gabon : Jean Ping reçu par les autorités françaises au Quai d’Orsay

novembre 22, 2016

Jean Ping. © V. FOURNIER/J.A.

Jean Ping, qui conteste toujours la réélection d’Ali Bongo Ondimba à un deuxième septennat au terme d’une présidentielle contestée, doit être reçu ce mardi par des représentants de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault au Quai d’Orsay, a appris Jeune Afrique.

France, Belgique et États-Unis au programme 

Jean Ping se trouve depuis fin octobre en France, où il a rencontré plusieurs hommes politiques français, dont ses soutiens Jean-Marie Bockel, sénateur UDI du Haut-Rhin, Jean-Christophe Lagarde, président des centristes de l’UDI, et le député européen Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle.

Jean Ping a également rencontré Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle française, mais aussi Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale.

Après une escale à Bruxelles, Jean Ping s’est également rendu aux États-Unis quelques heures après l’élection de Donald Trump. Il y a été reçu par certains membres du congrès américain, avant de revenir en France.

L’opposant doit quitter Paris samedi 26 novembre pour rentrer au Gabon, où la mission d’observation électorale de l’Union européenne doit dévoiler le 7 décembre ses conclusions définitives sur l’élection présidentielle gabonaise.

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Gabon : le mystère Robert Bourgi

octobre 30, 2016

Robert Bourgi, avocat au barreau de Paris. © Jacques Torregano pour JA.

 

Où est passé l’avocat parisien Robert Bourgi ? De tous les combats récents de l’opposition lors du scrutin présidentiel d’août 2009, très impliqué notamment dans la mise en place d’une candidature unique autour de Jean Ping, il a aujourd’hui disparu des écrans radars.

Son absence, le 29 octobre, lors de la manifestation des opposants gabonais de la diaspora venus accueillir Jean Ping au Trocadéro puis dans les jardins du Ranelagh, devant l’ambassade, à été très remarquée, notamment par les organisateurs.

Contrairement à ce qu’annoncent certaines rumeurs, qui ont même évoqué un AVC, il ne souffre d’aucun problème de santé. Ce que confirme l’un de ses proches, qui l’a rencontré la veille du rassemblement parisien : « Robert [Bourgi] va bien. Simplement un profond différent l’oppose désormais à Jean Ping. Notamment sur l’évolution de la situation politique. »

À suivre…

 

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Gabon: Jean Ping fait un deuxième pas vers la création d’un gouvernement parallèle

octobre 17, 2016

Dans le camp de Bongo Ondimba Ali (BOA), on croyait, sincèrement, que le hold up exercé par la CENAP et la Cour constitutionnelle, ajouté aux multiples arrestations et tueries des forces de défense et de sécurité, suffiraient à faire plier, définitivement, Jean Ping et ses partisans. Que non ! Au contraire, Jean Ping semble dopé comme jamais pour récupérer son pouvoir. Car il faut avouer que du côté du Palais du Bord de Mer, on n’a, jamais, réellement, considéré Ping comme un combattant de la liberté du genre Etienne Tshisekedi ou Bernard Kolelas (avant son fatal ralliement à Denis Sassou-Nguesso, ce qui précipita sa mort).

Pour les émergents de BOA, Jean Ping n’est qu’un diplomate de luxe, habitué à boire du champagne et à manger du caviar, quand il ne passe pas son temps à parcourir le monde, en cabine première classe, grâce à l’argent du contribuable. Et par conséquent, il ne sait pas ce que veut dire souffrir ou se faire bastonner par les forces de répression de BOA. Pourtant, Jean Ping montre, chaque jour que Dieu fait, qu’il est le contraire de ce que BOA et ses partisans croient qu’il est. Jean Ping les surprendra-t-il jusqu’à arracher son pouvoir usurpé ? Car aux grands maux les grands remèdes. BOA ayant dévoyé la démocratie pour conserver le pouvoir, au nom de quoi Ping s’interdirait-il d’utiliser les moyens qui s’offrent à lui pour récupérer son fauteuil ? Il semble, donc, dérouler son planning qui planifie la chute de BOA. Il le fait après avoir « réprimé », ni vu ni entendu, au sein du mouvement qui l’a soutenu à la présidentielle, les velléités de quelques ténors qui avaient mordu à l’hameçon de BOA.

C’est ainsi qu’après avoir créé le Conseil gabonais de la résistance dans le but d’unifier la diaspora, voici, depuis le samedi, 15 octobre, la naissance de la Coalition pour la nouvelle République (notre photo). Composée de toutes les «forces politiques et de progrès, des personnalités politiques, des groupements politiques, sociaux et religieux ayant soutenu la candidature de Jean Ping» à l’élection présidentielle du 27 août 2016, cette alliance est le passage qui mène au Palais du Bord de Mer où BOA est, inconfortablement, assis dans le fauteuil présidentiel.

D’autre part, le calendrier événementiel et politique du Gabon est très favorable à Jean Ping. Après avoir réussi à contenir la déstabilisation dans son camp que BOA a cherché à orchestrer, en achetant avec des espèces sonnantes et trébuchantes quelques hauts cadres de l’équipe de Ping, place, maintenant, au « véritable » président « élu » du Gabon de rendre à BOA la monnaie de sa pièce. Car fragile, aujourd’hui, BOA le sera, encore plus, à quelques jours d’une rentrée scolaire incertaine prévue le 31 octobre, et déjà repoussée d’un mois. BOA est, aussi, sur siège éjectable grâce à de très suicidaires élections législatives prévues en décembre prochain. Les reporter lui permettra de gagner un peu de temps mais ça ne changera rien sur le fond. BOA a aussi peur que l’instabilité au Gabon puisse faire capoter la CAN de janvier 2017.

Jean Ping a, donc, plusieurs cartes en main, sans oublier le refus massif de l’opposition, à sa demande, d’accepter le dialogue politique de BOA.

Cela dit, Jean Ping (doit vite apprendre à être chef de l’opposition), tout en étant prévenant. Alors que l’Afrique reconnaît sa victoire à la présidentielle du 27 août passé, il a omis d’envoyer des représentants (émissaires), à Lomé, où s’est tenu, samedi, 15 octobre, un Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la sécurité maritime. C’est d’autant plus une erreur (pire une faute) politique commise qu’à Lomé, les participants africains à ce Sommet (dont certains avaient pu assister à un titre ou à un autre à cette présidentielle au Gabon) reconnaissaient, parfaitement, dans les conversations, sa victoire sans bavure et incontestable. Heureusement pour BOA : seuls son premier ministre, Issoze Ngondet, et son ministre d’Etat aux Affaires étrangères, Moubelet Boubeya, y ont participé, faisant l’objet de toutes les curiosités car perçus comme des fraudeurs patentés dont la nouvelle Afrique n’a plus besoin.

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Gabon : Vers la création d’un gouvernement parallèle

octobre 9, 2016

Même si la journée de recueillement du 6 octobre a été, diversement, suivie, à Libreville et à Port-Gentil, notamment, à cause du harcèlement du gouvernement sur les agents de l’Etat, et des forces de défense et de sécurité sur les populations, dont le patron direct n’est autre que le président de la République, lui-même, devenu ministre de la Défense, à travers le secrétaire général de la présidence, Jean Ping peut se satisfaire de ce que le peuple gabonais est à son écoute. On l’a remarqué, samedi, 8 octobre, lors du match de football entre l’équipe nationale du Gabon et celle du Maroc, à l’occasion des éliminatoires de Russie 2018. Dans les réseaux sociaux, les partisans de Ping avaient appelé au boycott de ce match, pour punir les joueurs d’avoir soutenu Bongo Ondimba Ali (BOA) à l’élection présidentielle du 27 août. Résultat, le match s’est joué dans un stade aux 2/3 vide. Chose plus grave : ce boycott ne s’est pas fait à Libreville où Ping est majoritaire ou à Port-Gentil où 4 Gabonais sur 5 avaient voté pour lui, mais, à Franceville, fief de BOA et chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, restée mémorable, après ses derniers scores électoraux. Venu assister, personnellement, au match, BOA affichait sa mine des mauvais jours face à cette défiance de ses propres frères du Haut-Ogooué, alors que les Panthères avec un score de 0-0 faisaient piètre figure. Que la vie continue d’être dure pour qui a cherché. BOA a, sans doute, été réconforté par le message de félicitation que le président burundais, Pierre Nkurunziza, lui a adressé. Ce dernier, après avoir effectué son hold up électoral, en juillet 2015, lequel a, déjà, entraîné 500 assassinats ciblés et 350.000 réfugiés, vient d’annoncer le retrait du Burundi de la Cour pénale internationale (CPI). C’est comme s’il voulait faire du Burundi ce qu’il veut.

Qu’a dit Ping de bon dans son message à la nation ? « Que je ne reconnaîtrai pas le pouvoir et l’autorité de Monsieur Ali Bongo Ondimba, désigné président de la République par la Cour constitutionnelle, suite à un coup d’état militaro-électoral ». « Que j’invite l’ensemble des partis, personnalités politiques et amis du Gabon à poursuivre les efforts engagés en vue du respect de la souveraineté du peuple gabonais et partant, le rétablissement de la légalité républicaine ». « Qu’il apparaît donc nécessaire d’organiser la résistance au régime d’Ali Bongo Ondimba, à travers toute l’étendue du territoire et partout dans le monde ». Que « celle-ci s’amorcera, à mon initiative, par l’organisation d’un dialogue national ouvert à tous : partis politiques, société civile et diaspora. Les mouvements associatifs, les organisations patronales et internationales amies du Gabon et préoccupés par la grave crise politique que notre pays traverse, seront invités à apporter leurs précieuses contributions en faveur de la construction d’un cadre institutionnel fort et crédible, garant d’une véritable démocratie », etc.

Pour finir, Jean Ping « estime urgent et prioritaire de promouvoir toute action visant à faire prendre des sanctions ciblées à l’encontre des auteurs et complices de ce coup d’état militaro-électoral. Sans être exhaustifs, sont visées par les mesures précitées, les personnalités dont les noms suivent : Ali Bongo Ondimba, Marie Madeleine Mborantsuo, René Ella Aboghé, Alain Claude Bilié-By-Nzé, Pacôme Moubelet Boubeya, Lambert Noël Matha, Mathias Otounga Ossibadjouo, Frédérique Bongo Ondimba, Hervé Patrick Opianga et Général d’armée Jean Ekoua » (fin de citation).

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Gabon : Comment Jean Ping reprend l’initiative devant Bongo Ondimba Ali

septembre 30, 2016

« Le Chinois » comme aimait l’appeler le patriarche pour le narguer, connaît la communauté internationale du bout des doigts. Il sait comment l’approcher, la manipuler. Issu de ses rangs, Jean Ping, on peut lui faire confiance, fera tout ce qui est possible pour retrouver son fauteuil, au Palais du Bord de Mer. Bongo Ondimba Ali (BOA), malgré sa course contre la montre actuelle, n’a qu’à bien se tenir : le plus dur est devant lui. Gouvernement « d’ouverture » ou pas, investiture précipitée ou pas (son mandat constitutionnel devait prendre fin le 15 octobre prochain), il pourrait mordre la poussière un de ces jours prochains.

Jean Ping fait savoir, tous les jours que Dieu fait à ses anciens collègues, de Paris, de Washington, de Bruxelles, de New York et d’Addis Abeba, que c’est eux qui l’ont poussé dans les emmerdes actuelles. « Il faut suivre le processus légal en déposant des recours à la Cour constitutionnelle », lui disait-on, au lieu de s’auto-proclamer vainqueur. Jean Ping a, religieusement, suivi ce conseil, en traînant les pieds, certes, mais, il a fait, exactement, ce que la communauté internationale lui demandait. Malheureusement, les faits lui ont donné raison. La communauté internationale a été déçue de la partialité du verdict de la Cour constitutionnelle présidée par la belle-ère de BOA. Comme quoi, l’état de droit au Gabon n’est qu’une affaire de famille sans plus. Aucune dignité chez les neuf juges de la Cour puisqu’après ce simulacre de verdict, personne d’entre eux n’a démissionné. Doit-on croire, comme l’avait colporté la rumeur, que des sacs de CFA, au demeurant, très lourds, avaient été convoyés du Palais du Bord de Mer auprès de ces indignes personnes dépourvues d’honneur ?

La communauté internationale est, donc, coincée. Avec une parole, sérieusement, dévaluée comme le F CFA de janvier 1984. A l’Elysée, il n’y a plus de Sarkozy pour répéter Abidjan mars 2011. A la Maison Blanche, va bientôt prendre sa retraite le plus nul des derniers présidents américains de ces trente dernières années : un donneur de leçons (pourtant descendant d’Afrique) qui a préféré conseiller aux Africains de devenir homosexuels que de respecter sa propre parole prononcée au Ghana : « l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts ».

Quant à Bruxelles, qui n’est qu’une force financière, et pas du tout, diplomatique, ni une puissance militaire, les mots durs, très durs, prononcés après le hold up de BOA, ne suffisent pas, encore, pour inverser le cours des événements. On en est là.

Mais après avoir traîné sa bosse, sur les 5 continents, trois décennies durant, Jean Ping doit avoir un tour dans son sac. Il sait bien que si Blaise Compaoré a été poussé vers la sortie, ce n’est pas le fait de la communauté internationale. Cette dernière n’est venue qu’après coup, soutenir l’oeuvre des partis politiques, de la société civile et des syndicats burkinabé.

L’essentiel, au Gabon, c’est de ne pas donner un seul petit instant de répit à BOA, avec le souci constant de le pousser à la faute, afin que ses forces de défense et de sécurité, fassent ce qu’elles raffolent le plus : matraquer, torturer, parfois, tuer et cacher les corps.

Jean Ping (sur notre photo avec quelques-uns de ses amis) a donné un calendrier des événements destinés à rendre ses partisans mobilisés. BOA, lui, met tous ses espoirs dans la formation d’un gouvernement « d’ouverture » espérant que celui-ci sera sa bouée de sauvetage. Il a tort de le penser. Il est même très probable qu’au regard de l’hostilité des Gabonais à son égard, les personnalités de l’opposition et de la société civile qui accepteraient d’y participer, risquent, tout simplement, d’être vomis par le peuple. Sans autre forme de procès.

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Présidentielle au Gabon: Mogherini (UE) demande la publication des résultats par bureau de vote

août 31, 2016

Libreville – La responsable de la diplomatie de l’Union européenne (UE) Federica Mogherini a demandé mercredi la publication des résultats par bureau de vote de l’élection présidentielle au Gabon, au moment où la commission électorale est réunie pour valider des résultats extrêmement controversés.

L’Union européenne réitère l’appel fait par l’observatrice en chef de la mission d’observation électorale de l’UE à publier les résultats par bureau de vote, a indiqué la porte-parole de Mme Mogherini dans une déclaration reçue par le bureau de l’AFP à Libreville.

Le président de la commission électorale nationale (Cénap), réunie en plénière depuis le matin, a refusé cette demande, invoquant la loi gabonaise. Les observateurs de l’Union européenne (UE) ont été invités à quitter le huis-clos de la Cénap qui précède la proclamation des résultats officiels provisoires.

Les délégués de l’opposant de Jean Ping contestent des résultats au niveau de la province du Haut-Ogooué, fief de son rival, le président sortant Ali Bongo Ondimba.

M. Bongo obtiendrait dans cette province 95,46% des suffrages, avec une participation de 99,93% pour 71.714 inscrits, d’après le procès-verbal qui doit servir de base au débat de la Cénap, auquel l’AFP a eu accès.

Ce score permettrait au président-candidat de remporter la victoire avec 49,80% sur l’ensemble des neuf provinces, contre 48,23% pour son rival Jean Ping, avec un taux de participation nationale de 59,46%, toujours selon ces documents provisoires. Cela représenterait 5.594 voix d’avance sur quelque 628.000 inscrits.

Il est donc essentiel que le processus de consolidation des résultats national se fasse dans une pleine transparence, a insisté la porte-parole de Mme Mogherini.

La demande de publication des résultats par bureau de vote – et non au niveau des neuf provinces ou national – avaient été formulée lundi par la responsable de la mission d’observation de l’UE, Maryia Gabriel, dans un premier bilan de sa mission.

La présence des observateurs de l’UE devait garantir un scrutin libre et transparent, ont plusieurs fois répété les autorités gabonaises, qui avaient invité les observateurs.

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2016 13h09)

Bongo remporte la présidentielle au Gabon

août 31, 2016

Le décompte du dépouillement des bulletins de vote de la présidentielle au Gabon, effectué par la Commission électorale, donne le chef de l’Etat sortant, Ali Bongo, vainqueur avec 49,85% des voix. Son principal adversaire, Jean Ping, en obtient 48,16%.

L’opposition gabonaise rejette les résultats de la Commission électorale et réclame un nouveau décompte dans une province, a dit mercredi une porte-parole de Jean Ping.

De son côté, l’Union européenne demande à la Commission électorale gabonaise de rendre publics « les résultats détaillés » de chaque bureau de vote. Elle appelle aussi les protagonistes à maintenir le calme dans le pays.

Jean Ping, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA), a clamé victoire ces derniers jours et appelé Ali Bongo à reconnaître sa défaite.

Romandie.com avec(ats / 31.08.2016 13h27)

Gabon-Côte d’Ivoire : quand un conseiller d’Alassane Ouattara aide Jean Ping à l’insu de son patron

août 30, 2016

Jean Ping, en 2011. © Vincent Fournier/Jeune Afrique

Mamadi Diané, un conseiller du président ivoirien, Alassane Ouattara, a prêté main forte à Jean Ping. Le lien entre les deux hommes vient d’être découvert et fait des remous à Libreville autant qu’à Abidjan.

Dans une conférence de presse tenue ce mardi après-midi, Alain-Claude Billie By Nzé, le ministre gabonais de la Communication et porte-parole du candidat Ali Bongo Ondimba (ABO), a dénoncé l’ingérence de puissances étrangères et de certains pays africains dans le processus électoral gabonais.

En cause notamment, le conseiller du président ivoirien, Alassane Ouattara, Mamadi Diané, accusé de soutenir et d’aider concrètement Jean Ping, à l’insu de son patron.

Il a d’abord introduit des hackers au Gabon pour diffuser de faux procès verbaux et pirater des données gouvernementales. Yeo Siwifowa est en effet entré dans le pays avec son équipe peu avant le démarrage de la campagne électorale. Connu des services de renseignement ivoiriens, Sifiwoha est un surdoué d’informatique issu de l’école Pigier, à Abidjan. Son acolyte Coulibaly Zié Abou s’est chargé des hébergements de l’équipe.

Mais Mamadi Diané a également suggéré au principal adversaire d’ABO de provoquer la démission des membres de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap).

Dans un enregistrement téléphonique d’une conversation tenue entre les deux hommes le 29 août, dont nous nous sommes procuré copie – il ne peut être pour l’instant formellement identifié mais l’on reconnait aisément leurs voix -, Mamadi Diané dit explicitement à Jean Ping :

– « Mon frère, comment va ? »
– « Oui, j’ai reçu le papier, on va l’envoyer »
– « Non, non, il y a autre chose, plus important. Il faut que tu réussisses à avoir deux ou trois personnes de la commission électorale qui disent qu’il y a trop de tripatouillages et qui démissionnent »
– « Oui… »
– « Tu comprends, ça va mettre la pagaille totale. Si on peut faire ça ce soir (lundi, veille de la proclamation des résultats, ndlr) , ça va être extraordinaire »
– « OK, merci. »

Joint au téléphone par Jeune Afrique, Diané récuse ces accusations. « Je ne suis concerné ni de près ni de loin », a-t-il déclaré avant de couper la communication. L’affaire, qui pourrait avoir des répercussions diplomatiques, est pourtant confirmée par un membre du gouvernement ivoirien : « C’est hélas un fait avéré, nous a-t-il expliqué en cette fin d’après-midi. Le président est furieux. »

Immédiatement après la révélation des liens entre les deux hommes, Mamadi Diané a été démis de ses fonctions de conseiller spécial à la présidence. Selon un communiqué rendu public en fin de journée, le 30 août, « la présidence de la République ivoirienne condamne cet acte d’ingérence et rassure les autorités et le peuple gabonais qu’elle tient au strict respect de la souveraineté de la république gabonaise.

Le président Ouattara est considéré comme proche de la famille Bongo qui l’a soutenu alors qu’il était opposant à l’ancien président Laurent Gbagbo puis lors de la crise ivoirienne (2010-2011) qui avait vu ce dernier refuser d’admettre sa défaite à l’élection présidentielle.

M. Diané s’était fait connaître du grand public ivoirien ces dernières semaines en défendant la réforme constitutionnelle voulue par le président Ouattara.

Concernant la France, M. Bilie-By-Nze réagissait à une déclaration de l’avocat français de Jean Ping qui revendique la victoire à la présidentielle de samedi.

Si Ali Bongo est déclaré vainqueur, en dépit des estimations, Jean Ping saisira la Cour constitutionnelle. Si des fraudes sont découvertes, tous les recours seront lancés, a déclaré à Paris cet avocat français, Eric Moutet, mettant en doute l’indépendance de la Cour constitutionnelle.

Me Moutet tente de se rendre complice d’une volonté de déstabilisation de notre démocratie, a ajouté M. Bilie-by-Nze.

Le ministre a aussi dénoncé les papis racketteurs de la Françafrique en citant deux autres avocats français, William Bourdon et Robert Bourgi, et l’écrivain Pierre Péan, qui a lancé la polémique sur les origines d’Ali Bongo, reprise par l’opposition.

Il a rappelé que le Gabon est un pays souverain, en réaction au communiqué du Parti socialiste français de dimanche. Voilà plus d’un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple, disait le texte du parti présidentiel français.

Jeunefrique.com avec romandie.com

Gabon : jour J pour Ali Bongo et Jean Ping

août 30, 2016

Des supporteurs du président Ali Bongo, le 26 août à Libreville.

Des supporteurs du président Ali Bongo, le 26 août à Libreville. Crédits : STEVE JORDAN / AFP
Les Gabonais retiennent leur souffle et redoutent des violences mardi, jour de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle : second septennat pour le président sortant Ali Bongo Ondimba ou alternance avec l’ex-patron de l’Union africaine Jean Ping ?

A partir de 17 heures (16 heures GMT), le ministre de l’intérieur doit lire les résultats dans les locaux de la commission électorale nationale (Cénap) alors que le pays tourne au ralenti depuis la fermeture des bureaux samedi soir.

Opposant tardif

Ex-baron du régime du président Omar Bongo, opposant tardif après l’élection de son fils Ali en 2009, Jean Ping, 73 ans, prétend renverser la famille au pouvoir depuis 1967 dans une région, l’Afrique centrale, où l’alternance politique est exceptionnelle.

Lire aussi : Présidentielle au Gabon : les deux camps revendiquent la victoire

« Nous maintiendrons l’ordre », affirme le pouvoir. « Nous ne nous laisserons pas voler notre victoire », répètent les pro-Ping : les risques de troubles urbains sont réels dès l’annonce des résultats, puisque les deux camps revendiquent déjà la victoire.

« Je suis élu », a lancé dimanche Jean Ping, alors que le président-candidat attend « sereinement » les résultats. Son porte-parole a cependant affirmé dès samedi soir qu’« Ali Bongo est en tête avec une avance qui ne peut plus s’inverser ».

Morts, pillages, couvre-feu…

Habitués à la paix civile, les Gabonais n’ont pas oublié qu’en 2009 des violences post-électorales avaient éclaté à Port-Gentil la capitale économique (morts, pillages, couvre-feu, consulat de France incendié…).

Lire aussi : Au Gabon, le sort incertain de la dynastie Bongo

Persuadés de la victoire de Jean Ping, ses partisans préviennent qu’ils n’accepteront pas d’autre verdict : « Les esprits sont déjà surchauffés. Tous ces jeunes ne se laisseront pas faire », prévient un proche de Ping.

« Nous savons que des violences se préparent dans certains quartiers », confiait à l’AFP avant le vote une source gouvernementale, affirmant avoir identifié les meneurs.

Un chapelet de doléances

Réclamant « l’alternance », des électeurs pro-Ping ont aussi égrené un chapelet de doléances dans ce petit pays pétrolier frappé par la chute des cours du baril : « pas d’emplois pour les jeunes », « accès difficiles aux médicaments », « routes à moitié construites », coupures d’eau et d’électricité…

Lire aussi : Au Gabon, dans l’attente des résultats de l’élection présidentielle

Ali Bongo, 57 ans, a défendu son bilan avec des « investissements sans précédent » et la diversification de l’économie, en promettant « l’égalité des chances » et de faire mieux pour le logement.

En face, Jean Ping, ex-patron de l’Union africaine (UA), a mené sa campagne en deux temps. Jusqu’à fin juillet, il a demandé avec une grande partie de l’opposition l’invalidation de la candidature d’Ali Bongo, au motif qu’il serait un enfant du Nigeria adopté par Omar Bongo.

Poids lourds politiques

Coup d’éclat mi-août : le métis sino-gabonais rallie à sa cause deux autres candidats et poids lourds politiques, l’ex-premier ministre Casimir Oye Mba et l’ex-président de l’Assemblée pendant vingt ans, Guy Nzouba Ndama. Fini l’émiettement de l’opposition, le rapport de force s’est rééquilibré.

Lire aussi : Une élection présidentielle sous haute tension au Gabon

Le jour de vote, sans incident majeur, a été une parenthèse civique entre une campagne délétère et des accusations de fraudes qui ont fusé dès la fermeture des bureaux. « Je félicite les électeurs gabonais, qui ont exprimé leur volonté démocratique dans un processus dont la gestion a manqué de transparence », a commenté lundi la chef de la mission des observateurs de l’Union européenne (UE) Maryia Gabriel.

Le gouvernement gabonais a surtout retenu les quelques satisfecit au milieu d’une déclaration de l’UE souvent sévère : « Scrutin dans la paix et le calme, sans incident majeur, et secret du vote garanti. »

Ex-puissance coloniale

Passionnant l’Afrique francophone, l’élection au Gabon intéresse évidemment la France, l’ex-puissance coloniale qui compte encore 10 000 ressortissants sur place. M. Ping a été reçu à l’ambassade de France dimanche à Libreville. A Paris, le Parti socialiste (PS, au pouvoir) a prévenu qu’il « serait d’une extrême vigilance » à l’heure des résultats.

« Voilà plus d’un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple », ajoute le PS. « Ingérence et néocolonialisme », dénonce le porte-parole d’Ali Bongo.

Lemonde.fr