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États-Unis: Nouvelle charge de Trump contre son ministre de la Justice, qui se rebiffe

août 23, 2018

Avec une tempête judiciaire aux portes de la Maison Blanche, le président Donald Trump a vivement attaqué son ministre de la Justice Jeff Sessions, qui a répliqué en affirmant jeudi qu’il ne céderait pas aux pressions politiques.

Manifestement sur la défensive, M. Trump a averti que les marchés allaient « s’effondrer » s’il venait à être destitué.

« Tout le monde voit ce qui se passe au ministère de la Justice. Je mets maintenant toujours +justice+ entre guillemets », a notamment déclaré le président américain lors d’une interview diffusée par la chaîne Fox News.

« Les démocrates sont vraiment puissants au sein du ministère de la Justice (….) Jeff Sessions n’a jamais réellement pris le contrôle du ministère et c’est quelque chose d’assez incroyable », a-t-il encore asséné.

Donald Trump reproche régulièrement à ce républicain ultra-conservateur de s’être récusé de l’enquête russe, qui se déroule sous la supervision de son ministère.

« Tant que je serai ministre de la Justice, les actes du ministère de la Justice ne seront pas influencés indûment par des considérations politiques », a sèchement répondu M. Sessions dans un communiqué quelques heures plus tard.

Le ministre devait participer à une réunion jeudi après-midi à la Maison Blanche.

Lors de son interview sur Fox News, Donald Trump a également évoqué le sujet de son éventuelle destitution.

Cette idée reste très hypothétique avec une majorité républicaine au Congrès, mais elle est revenue dans l’actualité depuis que l’ancien avocat personnel de M. Trump, Michael Cohen, a affirmé mardi sous serment avoir acheté le silence de deux maîtresses présumées du milliardaire afin de ne pas compromettre sa campagne présidentielle victorieuse de 2016.

M. Cohen, accusé de violation des lois sur le financement électoral, a passé un accord de négociation de peine avec les autorités, qui pourrait l’amener à collaborer avec le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l’épineuse enquête sur le dossier russe.

Située au carrefour de la politique et du droit, la procédure de destitution du président des Etats-Unis se déroule en deux temps: d’abord, la Chambre doit voter une mise en accusation (« impeachment »), puis c’est au Sénat de faire le procès du président, afin de le condamner à une majorité des deux tiers, ou de l’acquitter.

Dans le cadre des investigations de l’équipe Mueller, l’ancien directeur de campagne de M. Trump, Paul Manafort, a été reconnu mardi coupable de fraude fiscale et bancaire.

Mais ces affaires ne semblent pas inquiéter Donald Trump outre mesure.

– « Super travail » –

« Je ne sais pas comment on peut destituer quelqu’un qui fait un super travail », a-t-il lancé lors de son interview sur Fox News, la chaîne préférée des conservateurs.

Son affirmation liant la santé des marchés à son éventuelle destitution est cependant à prendre avec des pincettes, selon les spécialistes.

« Je ne pense pas que cela aurait un aussi gros impact qu’il le pense. Les discussions de tous les jours se font autour des gros titres de la presse, mais le cours des actions est lui lié aux résultats des entreprises », explique ainsi Sam Stovall, un expert des marchés.

Et même en cas de destitution, le vice-président Mike Pence, qui remplacerait M. Trump, « peut être décrit comme +Trump sans les tweets+ », ajoute-t-il.

« Les politiques seront les mêmes, mais avec une dimension moins spectaculaire », conclut-il.

– Grâce présidentielle ? –

Interrogé sur le cas de Paul Manafort, dont la sentence n’est pas encore connue mais qui risque plusieurs années de prison, le locataire de la Maison Blanche a refusé de dire sur Fox News s’il envisageait de lui accorder une grâce présidentielle.

« Une des raisons pour lesquelles je respecte tellement Paul Manafort est qu’il est allé au bout de ce procès », a-t-il déclaré. Une manière d’égratigner, par contraste, ceux qui passent des accords de plaider-coupable, qui leur permettent d’espérer des sentences allégées.

« Contrairement à Michael Cohen, (Paul Manafort) a refusé de +céder+ ou inventer des histoires pour passer un +accord+. Tellement de respect pour cet homme si courageux! », avait-il déjà tweeté mercredi.

Sur Fox News, il a un peu adouci le ton à propos de son ancien avocat qui s’était un temps dit prêt à « prendre une balle » pour son patron.

« Il était à mes côtés pendant sans doute près de 10 ans. Je le voyais parfois (…) J’ai toujours trouvé que c’était un mec sympa », a-t-il déclaré.

Romandie.com avec(©AFP / (23 août 2018 20h28)                                                        

États-Unis: virulente attaque de Trump contre son ministre de la Justice

février 28, 2018

Le ministre américain de la Justice Jeff Sessions / © POOL/AFP/Archives / Erin SCHAFF

Le président américain Donald Trump a lancé mercredi une nouvelle attaque contre Jeff Sessions, ministre de la Justice qu’il a lui-même nommé, jugeant « honteux » son choix de procédure pour enquêter sur d’éventuels abus en termes d’écoutes.

« Pourquoi Jeff Sessions demande-t-il à l’inspecteur général d’enquêter sur les possibles abus liés à Fisa ? », s’est interrogé M. Trump faisant référence à la loi FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) qui détaille les conditions dans lesquelles une personne peut être placée sur écoute.

« Cela va être sans fin, il n’a pas le pouvoir d’engager des poursuites », se désole le locataire de la Maison Blanche, qui décerne régulièrement – et publiquement – les bons et les mauvais points aux membres de sa propre administration.

« L’inspecteur général n’a-t-il pas été nommé par Obama ? Pourquoi ne pas avoir recours aux juristes du ministère de la Justice ? HONTEUX! ».

Ancien sénateur de l’Alabama, le très conservateur Jeff Sessions, qui fut un infatigable soutien de Donald Trump durant toute la campagne, est régulièrement le cible des piques acerbes de ce dernier.

Le président reproche en particulier à Jeff Sessions de s’être récusé dans l’enquête sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016, le privant de facto d’un allié dans une affaire qui empoisonne sa présidence.

Dans un bref communiqué, le ministre a vivement réagi, soulignant, sans mentionner directement le tweet présidentiel, que tant qu’il serait en poste, il continuerait à accomplir son devoir « avec honneur et intégrité ».

« Ce ministère continuera à faire son travail de façon juste et impartiale dans le respect de la loi et de la constitution », a-t-il ajouté dans cet étonnant échange, par tweets et communiqués interposés, entre les deux hommes septuagénaires.

Romandie.com avec(©AFP / 28 février 2018 20h10)                

États-Unis: le ministre de la Justice sur un siège éjectable

juillet 25, 2017

Le ministre de la Justice américain, Jeff Sessions, le 13 juillet 2017 pendant une conférence de presse / © AFP/Archives / JIM WATSON

Le ministre américain de la Justice semblait assis sur un siège éjectable après une nouvelle attaque du président Donald Trump, qui lui reproche de ne pas le protéger de l’affaire russe qui empoisonne son début de mandat.

Un nouveau tweet cinglant est venu s’ajouter tôt mardi matin à une série d’attaques en règle du président contre Jeff Sessions, qui avait pourtant été l’un de ses premiers et plus précieux alliés dans son improbable victoire électorale.

« Le ministre de la justice Jeff Sessions a adopté une posture TRES faible sur les crimes de Hillary (où sont les courriels et les serveurs du DNC (la direction nationale du parti démocrate, ndlr) et ceux qui font fuiter des informations confidentielles! », a écrit le président sur Twitter tôt mardi matin.

Dès le 19 juillet, le président avait lancé l’assaut contre M. Sessions en lui retirant sa confiance dans une interview au New York Times au ton tout à fait extraordinaire à l’encontre de l’un des piliers de son administration.

Donald Trump reproche à M. Sessions de s’être récusé dans l’enquête menée d’abord par le FBI – et désormais par un procureur spécial – sur l’ingérence du Kremlin dans l’élection présidentielle et sur d’éventuelles complicités au sein de l’équipe de campagne de M. Trump.

Le ministre de la Justice avait omis de rapporter une rencontre avec l’ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak, plus tard révélée par la presse.

Le président dément avec véhémence toute collusion avec Moscou et dénonce sans relâche une « chasse aux sorcières sans précédent dans l’histoire » des Etats-Unis.

Mais en se mettant volontairement à l’écart, M. Sessions est devenu impuissant aux yeux du président à le protéger si le besoin devait s’en faire sentir.

L’ancien sénateur s’est en particulier mis dans l’impossibilité de limoger le procureur spécial nommé dans l’affaire russe si le président le lui demandait. Donald Trump a déjà renvoyé le directeur du FBI, James Comey, à cause de son rôle dans le dossier russe.

Outre l’enquête menée par Robert Mueller, le procureur spécial et ancien directeur de la police fédérale aux états de service impeccables, la chambre des Représentants et le Sénat mènent également l’enquête.

– J’y suis, j’y reste –

Alors que le tout Washington avait conclu que le ministre n’avait d’autre choix que de démissionner face à une attaque en règle, M. Sessions a au contraire choisi de rester à son poste.

« Je prévois de continuer à le faire pour aussi longtemps que ce sera approprié », avait lancé le ministre devant la presse le 20 juillet, avant de s’échapper pour fuir les questions des journalistes.

Cette position semblait pourtant difficile à tenir mardi même si l’arrivée de M. Trump à la Maison Blanche semble avoir bousculé tous les codes de la pratique politique.

Les interventions répétées et publiques du président dans cette affaire ont aussi mis à mal la question de l’indépendance du ministère, que les prédecesseurs de M. Trump depuis Richard Nixon se sont montrés soucieux de préserver, ne serait-ce qu’en apparence.

Selon le Washington Post, le président et ses conseillers cherchent activement un remplaçant à M. Sessions.

Le nom de Rudy Giuliani, l’ancien maire de New York et lui aussi fidèle soutien de M. Trump pendant la campagne, a été avancé par le site d’information Axios.

M. Giuliani avait déjà été pressenti pour occuper le poste mais il a affirmé lundi que M. Sessions « avait pris la bonne décision (en se récusant) au regard des règles du ministère de la Justice ».

Le nom de Ted Cruz, un sénateur du Texas ancien rival du président dans la primaire républicaine a également été évoqué, selon le Washington Post.

– Premier cercle –

Lundi, le Congrès a commencé à interroger Jared Kushner, le gendre du président et premier membre de la garde rapprochée du président à devoir s’expliquer dans le cadre de cette affaire.

M. Kushner a nié en bloc la moindre connivence avec les Russes. « Tous mes actes ont été appropriés, dans le cadre normal d’une campagne sans équivalent », a-t-il affirmé. Il devrait répéter le même message mardi devant une commisison de la Chambre des représentants qui enquête elle aussi sur l’affaire.

Jared Kushner n’est pas le seul à intéresser les élus. Le fils aîné du milliardaire, Donald Jr et Paul Manafort, ancien chef de la campagne, sont également appelés à témoigner.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2017 15h40)                

États-Unis: Trump dénonce une « chasse aux sorcières » contre son ministre de la Justice

mars 3, 2017

Washington – Donald Trump a dénoncé jeudi une « chasse aux sorcières » à propos d’accusations de contacts entre certains de ses fidèles soutiens, dont son ministre de la Justice Jeff Sessions, et des responsables russes durant la campagne électorale américaine de 2016.

« Jeff Sessions est un honnête homme », écrit Donald Trump dans un communiqué, accusant les démocrates d’avoir « perdu le sens de la réalité ».

Il reconnaît toutefois que son ministre aurait pu répondre « plus précisément » lorsqu’il a assuré publiquement ne pas avoir eu de contacts avec des responsables russes pendant la campagne, alors qu’il a rencontré l’ambassadeur de Russie à Washington à deux reprises l’an dernier. « Mais ce n’était clairement pas intentionnel », poursuit Donald Trump. « Il n’a rien dit de faux. »

« Toute cette histoire est une façon de ne pas perdre la face pour les démocrates qui ont perdu une élection que tout le monde pensait qu’ils devaient gagner », accuse-t-il. « Ils ont perdu l’élection et maintenant ils ont perdu le sens de la réalité ».

« La véritable histoire, c’est toutes les fuites illégales d’informations classées et d’autres informations. C’est une véritable chasse aux sorcières! », conclut Donald Trump.

Allié de la première heure au Sénat du président républicain, dont il a inspiré la politique anti-immigration, Jeff Sessions a reconnu avoir rencontré l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak, à deux reprises l’année dernière, en contradiction apparente avec des déclarations récentes, déclenchant de multiples appels à sa démission notamment chez les démocrates.

Jeff Sessions a tenté jeudi de faire taire le scandale en annonçant qu’il se tiendrait à distance de toute enquête sur d’éventuelles ingérences russes dans la campagne électorale américaine.

Donald Trump ne parvient pas à tourner la page de cette affaire russe, qui l’a déjà conduit à se séparer de son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, le 13 février.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mars 2017 03h02)