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France: L’Ordre des médecins autorise Jérôme Cahuzac à exercer la médecine générale

juin 20, 2019

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L’ancien ministre Jerôme Cahuzac, à la sortie du tribunal de Paris le 15 mai 2018. Eric FEFERBERG / AFP

 

L’ancien ministre avait été condamné en mai 2018 à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans avec sursis, pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale.

L’Ordre des médecins a finalement autorisé Jérôme Cahuzac à exercer la médecine générale, après avoir suspendu l’autorisation d’installation en Corse de l’ex-ministre du Budget et ancien chirurgien, a indiqué jeudi un porte-parole de l’organisme à l’AFP.

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), réuni jeudi 13 juin, l’a jugé apte à exercer, a-t-il déclaré, confirmant une information du journal médical en ligne Egora. La «formation restreinte», composée de membres de l’Ordre des médecins et d’un conseiller d’Etat (ou de son suppléant), est notamment chargée de se prononcer sur le maintien, le rétablissement ou le retrait de l’inscription d’un praticien à son tableau, obligatoire pour exercer la médecine en France. Elle peut aussi suspendre temporairement un médecin en cas d’insuffisance professionnelle.

Jérôme Cahuzac a été condamné en mai 2018 à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans avec sursis, pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale. Un aménagement de peine, avec port d’un bracelet électronique, lui a permis d’éviter la prison. Le Conseil régional corse de l’Ordre des médecins avait autorisé l’ancien homme politique à exercer dans l’île, où il réside. Sa propre formation restreinte avait en effet estimé, le 19 novembre 2018, que l’ancien ministre avait «toutes les compétences et qualités nécessaires» pour s’installer en tant que médecin généraliste. Mais l’instance nationale avait formulé le 28 novembre un recours «à titre conservatoire» suspendant cette décision.

Jérôme Cahuzac, âgé de 67 ans, avait démarré sa carrière comme chirurgien cardiaque, avant de se lancer avec succès dans les années 1990 dans les implants capillaires et comme consultant de laboratoires pharmaceutiques. En juillet 2018, il avait effectué un remplacement d’un mois dans un centre de santé en Guyane, et disait en mai de cette même année faire parfois des opérations de chirurgie capillaire au profit d’une association. «Il est désormais libre d’accepter le poste de  »clinicien hospitalier à temps partiel » que lui propose l’hôpital de Bonifacio. S’il le souhaite encore», selon Egora.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Condamné à 3 ans de prison, Cahuzac va faire appel

décembre 8, 2016

La justice française a reconnu l’ex-ministre du budget coupable de fraude fiscale et de blanchiment. Il s’est également vu infliger une peine de cinq ans d’inéligibilité.

A l’issue de deux semaines de procès, trois ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité ont été requis en septembre 2016 contre l’ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac
Jérôme Cahuzac

L’ex-ministre français du Budget Jérôme Cahuzac, qui avait des comptes cachés à l’étranger et notamment en Suisse, a été condamné jeudi à trois ans de prison ferme. La justice française l’a reconnu coupable de fraude fiscale et de blanchiment. Il fera appel.

L’ancien héraut de la lutte contre l’évasion fiscale s’est également vu infliger une peine de cinq ans d’inéligibilité. Son ex-épouse a été condamnée à deux ans de prison ferme. Jérôme Cahuzac va faire appel, a indiqué jeudi son avocat. «Nous allons interjeter appel parce que nous pensons que la prison n’est pas une sanction véritablement adaptée», a affirmé Me Veil, selon qui son client a accueilli le jugement «avec un réel calme et en même temps une réelle inquiétude».

«Je trouverais plus normal une sanction plus adaptée», une peine de prison «aménageable», a-t-il estimé, observant que «pour le corps social il est inacceptable qu’il ne soit pas condamné à une peine de prison puisque nous n’avons pas de substitution dans ces affaires». L’appel de Jérôme Cahuzac signifie qu’il ne sera pas incarcéré avant le procès en appel.

La banque privée genevoise Reyl et Cie a été condamnée pour sa part à 1,875 million d’euros d’amende (2,03 millions de francs). Elle a été reconnue coupable d’avoir participé «activement» à la dissimulation des avoirs de Jérôme Cahuzac. Le banquier François Reyl a, lui, été condamné à un an de prison avec sursis et 375’000 euros d’amende (406’000 francs suisses).

 

Lematin.ch avec(afp/nxp) (Créé: 08.12.2016, 13h10

Le procès Cahuzac s’ouvre, l’ex-ministre risque sept ans de prison

février 8, 2016

Ancien ministre français du budget et pourfendeur de la fraude fiscale, Jérôme Cahuzac fait face depuis lundi à la justice pour de l’argent caché à l’étranger et notamment en Suisse. Il risque jusqu’à sept ans de prison.

Disparu de la scène politique après le scandale retentissant qui avait ébranlé au printemps 2013 la présidence de François Hollande, c’est un homme de 63 ans « brisé » qui s’est présenté à la barre du tribunal correctionnel de Paris. Des commentateurs ont évoqué le terme de « prince déchu ».

Costume sombre sur chemise blanche, Jérôme Cahuzac est arrivé seul lundi devant une meute de journalistes. La presse a d’ailleurs qualifié ce procès « d’énorme mensonge » ou de « Pinocchio de Bercy », en référence au nom du siège du ministère français des Finances.

« Je suis retraité », a d’abord précisé d’une voix neutre l’intéressé à ses juges. L’ancienne étoile montante de la gauche pourrait échapper temporairement à l’opprobre public: sa défense entend en effet contester le cumul des sanctions pénales et fiscales.

Si le Conseil constitutionnel en est saisi, le procès sera reporté de plusieurs mois. Les débats sont prévus pour durer jusqu’au 18 février.

Aveux devant l’évidence
Lorsqu’il est mis en cause fin 2012, le chevalier blanc de la lutte contre la fraude fiscale commence par tout nier. « Les yeux dans les yeux » des médias, des députés et du président, avait-il alors dit. Mais les preuves se sont accumulées avant de passer aux aveux.

Acculé à la démission en mars 2013, Jérôme Cahuzac a renoncé à tous ses mandats et quitté précipitamment la politique. Ses confidences sont rares, mais le déni n’est jamais loin. « J’ai construit ma vie politique de façon scrupuleusement honnête », affirmait-il encore en 2014, mais accepter de devenir ministre a été « l’erreur de ma vie ».

Banque Reyl impliquée
L’ex-responsable est jugé avec son épouse dans ce dossier. Le directeur de la banque privée genevoise Reyl et Cie, François Reyl, et un avocat basé à Dubaï font également partie des accusés. Jérôme Cahuzac risque jusqu’à sept ans de prison et deux millions d’euros (2,2 millions de francs) d’amende.

L’argent dissimulé au fisc français par l’ancien ministre provenait d’une clinique spécialisée dans les implants capillaires, officine que ce chirurgien de formation tenait avec sa femme. Sa masse financière cachée était également tirée de revenus issus d’activités de conseils auprès de laboratoires pharmaceutiques.

Romandie.com

Nicolas Sarkozy sacré meilleur menteur en politique de l’année

février 10, 2015

L’ancien chef de l’Etat a été récompensé pour « ses 17 mensonges répétés en boucle » pendant la campagne pour la présidence de l’UMP. Jérôme Cahuzac, Jean-Pierre Jouyet et Guillaume Peltier ont quant à eux décroché des « prix spéciaux ».

Nicolas Sarkozy sacré meilleur menteur en politique de l'année

Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, lors d’un meeting de campagne le 7 novembre 2014.

REUTERS / Philippe Wojazer

« Avec une majorité large. » Les six jurés du Prix du meilleur menteur en politique semblent n’avoir que très peu hésité à couronner Nicolas Sarkozy. Le président de l’UMP a été distingué ce vendredi pour tous les « mensonges qu’il a répété en boucle » pendant sa campagne de réélection à la tête de son parti. Une liste que l’on retrouve dans la rubrique Désintox du quotidien Libération.

Des chiffres de la délinquance à ceux de l’Aide médicale d’Etat, en passant par le bilan de son quinquennat et les promesses de campagne de François Hollande: le journal avait décompté 17 approximations -voire inventions- de l’ancien chef de l’Etat. « Il doit déjà être au courant de sa victoire », croit savoir Thomas Guénolé, politologue à l’origine de la création du Prix le 19 janvier dernier. À ses côtés, pour le décerner, des journalistes de droite comme de gauche issus des rédactions de Libération, du Figaro Vox, du Monde ou encore du site Slate.

Neuf autres candidats déchus

« Nous voulions décerner ce prix, avec humour, pour trois raisons principales, axées autour de la sensibilisation », explique-t-il ainsi à L’Express. « Celle de la classe politique, d’abord, que nous voulons inciter à moins mentir. Celle des journalistes politiques, ensuite, pour les encourager à développer le fact checking. Et celle du grand public, enfin, pour le pousser à toujours plus vérifier la véracité de ce qui lui est dit. »

Une course dans laquelle l’ancien président l’a emporté face à neuf concurrents. Parmi lesquels notamment le tandem Anne Hidalgo/Nathalie Kosciusko-Morizet, pour leur « campagne municipale », Marine Le Pen, pour « ses exagérations », Jean-Luc Mélenchon, pour « nier son abstéisme parlementaire« , ou encore Thomas Thévenoud, pour ses déboires fiscaux.

Une cérémonie prévue pour l’année prochaine

Mais Nicolas Sarkozy, ne lui en déplaise, n’est pas le seul à avoir été décoré. Jérôme Cahuzac a ainsi également été récompensé, à l’unanimité, « pour l’ensemble de son oeuvre« . Jean-Pierre Jouyet, ancien secrétaire général de l’Elysée, l’a lui été pour avoir « démenti son propre démenti » dans l’affaire Fillon-Sarkozy. Et Guillaume Peltier, cofondateur de la Droite forte, a été désigné « jeune espoir ».

Tous ces « heureux » gagnants n’auront toutefois pas le plaisir de se voir matériellement récompensés pour leurs mensonges. « Je ne sais pas s’ils en auraient été si fiers » s’amuse Thomas Guénolé, qui regrette avoir eu cette idée trop tard pour pouvoir organiser une cérémonie. « Nous le ferons en revanche l’année prochaine », jure-t-il ainsi. À moins que l’opération, en laquelle il voit déjà « un succès », ne porte bel et bien ses fruits. Et qu’il n’y ait en 2016 aucun menteur à couronner. Le rendez-vous est pris.

Lexpress.fr par