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Concours d’essai : la fondation Goi peace et l’Unesco accordent la parole à la jeunesse

avril 23, 2022

L’édition 2022 du concours international d’essai « Goi peace/Unesco » est ouverte à toute personne âgée de 25 ans, au maximum, au 15 juin, date limite de candidatures.

L’affiche du concours/DR

Depuis 2013, la fondation Goi peace, en partenariat avec la commission japonaise de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), organisent le concours international de rédaction en faveur des jeunes du monde entier. Cette initiative permet de ressortir et mettre en avant l’énergie, l’imagination et la volonté des jeunes à promouvoir une culture de paix et du développement durable. Elle contribue également à inciter la société à apprendre des jeunes esprits et à réfléchir à la façon dont chacun peut faire une différence dans le monde.

Cette année, le thème retenu est « Mes valeurs ». Pour les participants, comme le soulignent les organisateurs dans l’appel à candidatures, il s’agit de cerner que « nos valeurs déterminent notre façon de penser et d’agir, et elles façonnent la société dans laquelle nous vivons. Quelles sont les valeurs qui vous sont chères ? Comment pouvez-vous vivre au mieux votre vie en accord avec ces valeurs et, ce faisant, quel type de société, espérez-vous créer ? ».

Au programme, deux catégories en compétition : enfants (jusqu’à 14 ans) et jeunes (15 à 25 ans). Les candidatures peuvent être soumises personnellement par le candidat ou par les enseignants et directeurs d’école. A ce propos, les organisateurs exigent que les dissertations soient originales et non publiées ; écrites par une seule personne, car les essais rédigés en collaboration ne sont pas acceptés ; soumises uniquement en ligne et non par courrier postal ou électronique. En cela, chaque postulant est invité à se rendre sur la page d’inscription en ligne et suivre les étapes requises.

Pour chaque catégorie, un premier prix sera attribué au lauréat qui recevra un certificat, une somme de 100 000 yens (environ 472 966 FCFA) et un cadeau. Pour le deuxième prix, le jury récompensera deux participants de chaque catégorie à travers un certificat, une enveloppe de 50 000 yens (environ 236 483 FCFA) et un cadeau. Le troisième prix, dont bénéficieront cinq participants, sera constitué d’un certificat et d’un cadeau. A cela s’ajoute « la mention honorable », destinée à vingt-cinq participants, qui comprendra un certificat et un cadeau ; ainsi que des prix supplémentaires (prix de la meilleure école, prix d’encouragement à l’école) qui pourront être décernés, le cas échéant.

A en croire les organisateurs, les gagnants du 1er au 3e prix seront invités à la réunion des gagnants qui se tiendra en ligne. Tous les gagnants seront annoncés, le 31 octobre, sur le site web du concours. Les certificats et les cadeaux seront envoyés aux gagnants en décembre.

Avec Adiac-Congo par Merveille Atipo

Littérature jeunesse : l’Afrique sans complexe

décembre 14, 2021
De nombreux auteurs se penchent sur les enjeux du monde d’aujourd’hui, pour mieux les raconter aux enfants. © Klaus Vedfelt/Getty Images

Bientôt Noël ? Offrez des livres ! Il y en a pour tout le monde. Voici une sélection qui permettra aux petits, comme aux grands, d’en savoir plus sur le génocide des Tutsi du Rwanda, de mieux connaître Joséphine Baker… et d’affronter le racisme sans se démonter ! Bonne lecture.

Le grand voyage d’Alice, de Gaspard Dalmasse, La Boîte à Bulles, 144 pages, 23 euros

Le génocide des Tutsi du Rwanda est sans doute, parmi les drames qui ont frappé l’Afrique, l’un de ceux qui a le plus suscité de littérature. Essais, romans, pièces de théâtre, témoignages… Nombreux sont les auteurs qui ont essayé de dire l’indicible, de raconter l’horreur pour essayer de la comprendre. En bande dessinée, l’un des premiers artistes à se saisir – avec brio – du sujet fut le Belge Jean-Philippe Stassen, qui publia en 2000 Deogratias (Dupuis), puis prolongea son travail sur ce thème quelques années plus tard avec Pawa et Les enfants. D’autres auteurs suivirent, comme Pat Massioni, Alain Austini et Cécile Grenier (Rwanda 1994, Glénat BD) ou Patrick de Saint-Exupéry et Hippolyte (La Fantaisie des Dieux, Rwanda 1994, Les Arènes). Parmi d’autres.

Le grand voyage d’Alice, de Gaspard Dalmasse.
Le grand voyage d’Alice, de Gaspard Dalmasse. © La boîte à bulles

Cette abondante production a un avantage : elle autorise la complexité de l’analyse par rapport à un événement historique récent dont on continue d’interroger les tenants et les aboutissants. Avec Le grand voyage d’Alice (La boîte à Bulles), le dessinateur belge Gaspard Dalmasse se penche à son tour sur l’histoire en narrant le parcours de sa propre épouse, Alice Cyuzuzo.

Maniant avec dextérité les ocres et les verts propres aux paysages rwandais, Dalmasse déroule le film de son récit à hauteur d’enfant, évitant tout didactisme. S’il distille, ici et là, des informations permettant de situer et de dater certains événements, la trajectoire d’Alice et de sa famille n’est vue qu’à travers les yeux de la petite fille, qui n’est jamais vraiment en capacité de mettre en perspective ce qui lui arrive.

Particularité remarquable de ce terrible récit : Alice et sa famille sont Hutu et l’album se concentre sur leur exil, après le génocide des Tutsi, vers le Congo voisin, et sur les tueries de masse dont furent victimes bien des civils. Émouvant et complexe, Le grand voyage d’Alice peut se lire avec des yeux d’enfants ; il doit aussi donner l’occasion d’explications adultes.

Joséphine. Joséphine Baker, la danse, la résistance et les enfants, de Patricia Hruby Powell et Christian Robinson, adapté de l’anglais par Laurana Serres-Giardi, Rue du monde, 108 pages, 19,50 euros

Aucun romancier n’aurait osé imaginer la vie de Joséphine Baker : impossible ! Incroyable ! Invraisemblable ! Et pourtant, chacun a pu, à l’occasion de l’entrée au Panthéon de cette grande dame, découvrir ses combats, depuis sa naissance en 1906 à Saint-Louis du Missouri à sa mort et ses funérailles grandioses à Paris en 1975 : « Un corbillard couvert de fleurs transporte lentement son cercueil à travers les rues de la capitale. Des centaines de policiers canalisent la foule émue. Une voix lance : – Elle est morte et immortelle. »

Joséphine. Joséphine Baker, la danse, la résistance et les enfants, de Patricia Hruby Powell et Christian Robinson.
Joséphine. Joséphine Baker, la danse, la résistance et les enfants, de Patricia Hruby Powell et Christian Robinson. © Rue du monde

L’immortelle Joséphine Baker a souvent été racontée, et même récemment en bande dessinée par Catel & Bocquet (Joséphine Baker, Casterman, 2021). Mais comment résumer l’œuvre d’art que fut sa vie auprès d’un public plus jeune ? Connues pour leurs engagements humanistes, les éditions Rue du monde ont choisi d’adapter un livre de Patricia Hruby Powell et Christian Robinson qui revient sur toute l’histoire de l’artiste en 108 pages.

Si l’on regrettera l’abus de mots en lettres capitales inutiles, on se réjouira d’un texte facile d’accès qui aborde avec élégance même les questions les plus sensibles. « Dans la haute société, on se fait bronzer pour ressembler à Joséphine… Alors que Joséphine tente de blanchir sa peau avec du citron pour ressembler aux gens de la haute société ! », peut-on ainsi lire au détour d’une page. Un brin rétro, le dessin est vif et les pages éclatent de mille couleurs. Un album à mettre entre toutes les mains et qui rend hommage à cette France universaliste qui sut accepter une artiste noire à une époque où la ségrégation régnait avec violence aux États-Unis.

Awa, Faut qu’on change le monde, de Zélia Abadie et Gwenaëlle Doumont, Talent hauts, 66 pages, 11,90 euros

Vous ne la connaissez pas ? Normal, elle est toute jeune et vous n’êtes plus à l’école primaire. Mais vos enfants peut-être. Alors écoutez-la se présenter : « Je suis liégeoise-belge de ma naissance, guinéenne de ma maman et de ses parents, française, marseillaise de mon papa, mais aussi italienne, sicilienne des parents de mon papa. C’est pas compliqué, c’est magique. » Elle, c’est Awa.

JE M’EN FICHE DES PRINCESSES, JE M’EN FICHE DE ME MARIER, JE M’EN FICHE DU ROSE

Et comme le dit son père, elle n’a pas la langue dans sa poche : « Que ce soit bien clair, je m’en fiche des princesses, je m’en fiche de me marier, je m’en fiche du rose. Et je suis pas mignonne et je suis pas gentille avec tout le monde. » Autant d’affirmations que l’on pourra vérifier – et parfois même infirmer – au fil de ses aventures (d’une page) écrites par Zélia Abadie et dessinées par Gwenaëlle Doumont.

Awa, Faut qu’on change le monde, de Zélia Abadie et Gwenaëlle Doumont.
Awa, Faut qu’on change le monde, de Zélia Abadie et Gwenaëlle Doumont. © Éditions talents hauts

« Souvent, quand elle me dessine, son crayon me fait trop rire de chatouilles, nous dit encore Awa. Elle rit avec moi parce que j’ai un rire contaminateur (c’est ma maman qui le dit). » Bille en tête, les autrices de cet album vif abordent, la plupart du temps avec légèreté, parfois au bazooka, des problématiques actuelles comme le racisme ou la misogynie à travers des instants volés au quotidien. Un quotidien pétillant que l’on envie parfois, surtout quand Awa joue avec notre gourmandise : « J’ai trop de la chance. Je connais plein de plats. Les arancini de ma nonna Enza, les pieds-paquets de mon pépé Paolo, le riz au gras de ma grand-mère Fanta, les lasagnes de mon papa et le magret de canard aux mangues de ma maman. »

Avec Jeune Afrique par Nicolas Michel

En Ethiopie, la jeunesse est appelée à prendre les armes pour freiner l’avancée des rebelles du Tigré

juillet 31, 2021

Cette campagne d’enrôlement express vise à renforcer une armée fédérale aux abois après des mois de guérilla dans la province du nord.

Henok Ashenafi se dit prêt à tout sacrifier. Ce jeune homme de 27 ans, légèrement bedonnant, vient d’abandonner l’épicerie qu’il tient à Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie, et laisse sa femme derrière lui. Lui qui n’a jamais manipulé un fusil de sa vie part aujourd’hui à la guerre. « Un entraînement rapide me suffira pour être en forme et capable de combattre le Front de libération du peuple du Tigré [FLPT] », claironne-t-il, quelques heures avant son départ.

Ce jour de la fin juillet, à Addis-Abeba, ils sont plus de 3 000 à avoir répondu à l’appel du gouvernement. Alors que les troupes fédérales éthiopiennes sont engagées depuis neuf mois dans une opération militaire sans issue contre les forces rebelles de la province septentrionale du Tigré, les autorités appellent la jeunesse à prendre les armes.

Sur la grande place Meskel, en plein centre de la capitale, les nouvelles recrues sont exhibées par la mairie d’Addis-Abeba, face à un public majoritairement composé de fonctionnaires de la capitale éthiopienne. Sur l’estrade où se produit la fanfare de l’armée nationale, un slogan proclame en grosses lettres : « Tant que nous serons là, l’Ethiopie ne sera pas vaincue par une guerre par procuration. » La municipalité a convoqué ses associations pour participer au spectacle : un groupe de supporteurs d’un club de football de la capitale, des vétérans de l’armée éthiopienne et même l’équipe de taekwondo de la ville. Autour, pourtant, la vie suit son cours. L’événement n’attire que peu de curieux.

« En finir avec ce cancer »

Henok Ashenafi et ses comparses arborent tous un tee-shirt aux couleurs de l’armée éthiopienne et une casquette kaki marquée de l’inscription « L’Ethiopie nous appelle ». Mais sous leurs attirails militaires, les nouveaux appelés cachent des motivations diverses. « Le FLPT m’a terrorisé depuis ma naissance », lâche Temesgen Hailu, un maçon de 26 ans, accusant le parti tigréen d’avoir depuis toujours attisé les divisions ethniques dans le pays. « Je m’engage pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce cancer », insiste-t-il, reprenant l’expression utilisée par le premier ministre Abiy Ahmed pour qualifier le FLPT.

Girma Takele, 18 ans, originaire de la région Oromia, la plus vaste du pays, explique quant à lui que rejoindre l’armée est le moyen « d’avoir enfin un travail », lui qui peinait à trouver comment gagner sa vie.

Ces derniers jours, l’enrôlement massif de la jeunesse éthiopienne se déroule dans la précipitation. Les rebelles tigréens progressent dans les régions Amhara et Afar, voisines du Tigré, menaçant de couper la route qui relie Addis-Abeba à Djibouti, un axe d’approvisionnement vital pour la capitale éthiopienne.

Des troupes fédérales émaciées

La guerre du Tigré, débutée en novembre 2020, a longtemps été confinée à la province du nord. Les troupes éthiopiennes, épaulées par l’armée érythréenne et les forces spéciales de la région Amhara, ont repoussé des mois durant les soldats du FLPT dans le maquis. Fin juin, lors d’une spectaculaire contre-offensive, les rebelles ont repris le contrôle de la quasi-totalité de la province, forçant l’armée nationale à une humiliante retraite.

Déterminé à récupérer un territoire de l’ouest du Tigré (le Wolkait) aujourd’hui contrôlé et revendiqué par les nationalistes amhara, le FLPT continue de se battre. En guise de riposte, la région Amhara a décidé de conscrire tous les hommes de plus de 18 ans possédant une arme. La levée massive de ces miliciens ainsi que la diffusion d’un discours identitaire font craindre un basculement dans la guerre civile.

Le pouvoir éthiopien tente de rester dans le jeu malgré l’effondrement de son armée nationale. Privées des nombreux généraux tigréens dès le début de la guerre, les troupes fédérales sortent émaciées de sept mois de guérilla dans les montagnes du Tigré. Au moins 6 000 soldats ont été faits prisonniers. Des milliers d’autres ont péri. De nombreuses armes lourdes ont été détruites ou récupérées par les rebelles.

« La soudaine vague de recrutement s’explique par une urgence militaire », confirme un humanitaire qui souhaite garder l’anonymat. « Sans réelle capacité opérationnelle, l’armée mise maintenant sur l’effet de nombre », ajoute-t-il.

« Ramassés de force dans la rue »

Questionnée sur l’ampleur des recrutements, Billene Seyoum, la porte-parole du premier ministre, n’a pas souhaité avancer de chiffre. Au moins cinq des dix régions éthiopiennes sont concernées par ces opérations de mobilisation, précise la porte-parole. « Ces individus veulent donner leur vie pour l’Ethiopie, assure-t-elle. Ils montrent leur solidarité en s’engageant dans l’armée. »

Pourtant, plusieurs partis d’opposition de la région Oromia interrogés par « Le Monde Afrique » affirment que ces jeunes hommes et femmes sont loin d’être toujours volontaires. « Certains s’inscrivent parce qu’ils n’ont pas de travail ou de famille. Mais la plupart ont été ramassés de force dans la rue », rapporte un membre du Congrès fédéraliste oromo (OFC).

Ce propos, même s’il émane d’un parti d’opposition, jette le doute sur les prétentions d’Abiy Ahmed qui revendiquait, le 6 juillet, sa capacité à lever une force nationale en quelques jours seulement. « En une, deux ou trois semaines, 100 000 forces spéciales entraînées, armées et organisées peuvent être mobilisées. Si la force spéciale n’est pas suffisante, si une milice est nécessaire, en un ou deux mois, un demi-million de miliciens peuvent être mobilisés », affirmait-il.

Depuis les revers subis par son armée, le premier ministre, lui-même ancien lieutenant-colonel, multiplie les discours emphatiques pour appeler à la mobilisation. « Il n’y a pas d’engagement plus courageux que celui de servir son pays sans repos, de donner son amour sans hésitation et de se sacrifier pour ces principes », clamait-il sur son compte Twitter le 26 juillet.

La population incitée à mettre la main à la poche

Mais la guerre coûte cher. L’économie sort exsangue du conflit tigréen. L’Etat y a déjà consacré quelque 2,3 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros), soit la moitié du coût du grand barrage de la Renaissance sur le Nil, en construction depuis 2011. Outre la recherche de nouvelles recrues pour partir au front, le gouvernement éthiopien appelle donc la population à mettre la main à la poche. La région Amhara et la ville d’Addis-Abeba relaient quotidiennement des dizaines de numéros de comptes bancaires sur les réseaux sociaux, espérant voir affluer les dons de la population.

« Difficile de dire aujourd’hui combien d’argent nous est parvenu par ce canal, reconnaît Abdi Tsegaye, porte-parole de la mairie de la capitale. Mais les commerçants ont participé en nombre. » Près de 24 millions de dollars ont été récoltés dans les rues d’Addis-Abeba, selon la municipalité. Certains commerçants, notamment des bijoutiers, affirment pourtant que les autorités ne leur ont pas laissé le choix, les menaçant de difficultés administratives s’ils ne contribuaient pas.

Passée l’euphorie patriotique, Henok, Girma, Temesgen et les autres se retrouveront rapidement sur le champ de bataille. Ils n’ont pourtant aucune expérience militaire, et ne savent pas très bien ce qui les attend avant d’aller combattre.

L’armée éthiopienne, la mairie d’Addis-Abeba et le bureau du premier ministre n’ont pas souhaité préciser la nature des entraînements qui doivent leur être proposés. Une source gouvernementale dans la capitale éthiopienne glisse que ces jeunes sont envoyés directement en région Afar, sans formation préalable et parfois même sans armes.

Par Le Monde avec Noé Hochet-Bodin (Addis-Abeba, correspondance)

RDC/Union Africaine : lancement d’une académie temporaire pour encadrer la jeunesse

juillet 29, 2021

L’Académie des jeunes agents de changement a été lancée, le 29 juillet, à Kinshasa par le panel chargé d’accompagner le mandat de la République démocratique du Congo à la présidence de l’Union Africaine(UA). Mission : encadrer les jeunes Congolais en vue de les préparer à postuler à des postes au sein de l’UA et d’autres institutions internationales, indique le communiqué de presse du panel.

L’affiche annonçant la formation en faveur des jeunes

La cérémonie de lancement de cette académie s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse, de l’Initiation à la nouvelle citoyenneté et de la Cohésion nationale, Dr Yves Bunkulu Zola, du coordonnateur du panel, le Pr Ntumba Luaba et de la commissaire chargée des Ressources humaines, des Sciences, Techniques et Innovations à l’UA, Pre Sarah Anyang Agbor.

Pour sa première session de formation, annonce le communiqué, l’Académie des jeunes agents de changement accueille cent cinquante jeunes Congolais âgés de 25 à 35 ans, dont cent onze hommes et trente-neuf femmes. Ces jeunes ont été retenus à l’issue d’un appel à candidatures qui a été diffusé au courant du mois de juin 2021 sur plusieurs plateformes numériques. A la clôture de l’appel à candidatures, indique-t-on, 1891 jeunes ont répondu sur le formulaire en ligne. Après vérification des critères d’éligibilité, c’est-à-dire l’âge, le contenu des dossiers, y compris les pièces complémentaires demandées, le comité de pré-sélection a mis de côté les candidatures ne répondant pas aux critères de base. Ce premier tri a abouti à un vivier d’environ trois cents dossiers que le comité de sélection a minutieusement examinés, pour retenir finalement cent cinquante candidats, souligne le communiqué.

Cursus et parcours variés

Les candidats retenus, explique-t-on, ont des cursus académiques et des parcours professionnels très variés, mais ils possèdent tous au moins un diplôme de graduat. Les candidats, précise-t-on, ont été retenus uniquement sur la base de leurs qualifications et expériences professionnelles, sans égard à leurs provinces d’origine. La plupart des candidats retenus résident à Kinshasa, mais 30% d’entre eux résident en provinces. Quinze Congolais de la diaspora font également partie de la liste des candidats retenus.

Formation en ligne

Du 29 juillet au 5 août, indique-t-on, ces cent cinquante jeunes et le comité organisateur vont participer à une formation en ligne organisée par la division jeunesse de la commission de l’UA. Les thèmes abordés sont : l’Union africaine et la Commission de l’Union africaine, le Panafricanisme ; Cadre de développement du rôle des jeunes (Agenda 2063, AYC, APAYE, MOCAAP, 4As) ; rôle des jeunes : cadre de développement  des jeunes (Intégration des jeunes) ; responsabilité des jeunes : AUC Programmes (AUYVC, YPP, Programme de stage et d’échange), développement de CV et technique d’entretien ; nouvelle plateforme de carrière de l’UA et exigences de recrutement.

Jeunesse, une opportunité pour le présent et une garantie pour le futur

L’Académie des jeunes agents de changement, explique-t-on, est mise en place grâce à l’appui de la division jeunesse de la commission de l’UA, en collaboration avec le ministère de la Jeunesse, l’équipe du panel chargé de l’éducation, jeunesse, science, technologie et innovation, des jeunes défenseurs de la Charte africaine de la jeunesse, du Conseil national de la jeunesse ainsi que du réseau africain des adolescents et jeunes en population et développement (AfriYAN). « Cette première initiative à l’Union africaine marque la présidence qu’assure son Excellence Monsieur le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo  avec comme thème « Arts, culture et patrimoine : leviers pour l’édification de l’Afrique que nous voulons », qui se base sur une vision stratégique d’« une union africaine au service des peuples africains », se déclinant en neuf piliers prioritaires, dont le pilier 6 qui vise à promouvoir le développement du capital humain africain pour une Afrique émergente. Investir dans le capital humain, c’est investir dans la jeunesse qui est mis au centre des actions du chef de l’Etat et président en exercice de l’UA. Dans sa vision, la jeunesse est une opportunité pour le présent et une garantie pour le futur », dit le panel.P

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

Pouvoir en déluge

décembre 18, 2019

 

Dans l’inondation sale du pouvoir

Aucun ministre n’émerge du perchoir

Chacun sonne et prépare son départ furtif

Empochant avidement l’argent frais sur le vif

 

Spectateurs avertis de la contestation universelle

Ils surveillent le ras-le-bol de la jeunesse mondiale

Comme une puce affamée qui leur pince les oreilles

Au point de mettre déjà à l’abri leurs victuailles

 

Ayant émergé dans la mauvaise gestion et la corruption

Le cœur battant la chamade d’une éventuelle punition

Ils sont devenus des amis des féticheurs aigris des gris-gris

Leur permettant à temps de s’enfuir à l’assaut du moindre cri

 

Bernard NKOUNKOU

L’Afrique des dictateurs

février 27, 2018

 

L’Afrique aux nombreux dictateurs

Vaste champ rocheux de corrupteurs

Qui roulent le peuple dans la farine

En le tuant comme de petites sardines

 

Afrique mature aux richesses immenses

Mal exploitées par des sociétés rapaces

Qui exportent ses minerais à vil prix

En appauvrissant ces dons naturels des pays

 

Ô Afrique qui regarde ses enfants mourir

Alors que véritablement son sol peut les nourrir

A quand ses mauvais dirigeants laisseront tranquille

Ce patrimoine à cette jeunesse encore virile

 

Bernard NKOUNKOU

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A l’occasion de la Journée internationale de la Femme

mars 7, 2017

 

 

Femme du monde

Ô Femme ronde

Femme mince

De notre jeunesse

Vous êtes belle

Comme des étoiles

Qui brillent dans notre vie

Source consolante de bon répit

Car de vos yeux de rubis

Vous avez un regard qui sourit

Femme aux belles valentines

Qui surplombent votre poitrine

Nous vous aimons comme ces clémentines

Aux belles hanches sculptées des mâtines

Femme, ô Femme

Âme de notre âme

Qui nous accompagne depuis les origines

Malgré les tempêtes de la vie de nos racines

Nous vous aimons comme un diamant

Minutieusement taillé dans l’éternité du temps.

 

Bernard NKOUNKOU

 

Congo/Écho de campagne: Le candidat André Okombi Salissa devant les représentants de la jeunesse à Brazzaville

mars 8, 2016
Auteur: AOS

André Okombi Salissa a rencontré ce jour les représentants de la Jeunesse de Brazzaville, pour exposer son Projet de Société et ses propositions pour la Jeunesse Congolaise.

Au bord de la Loire

février 13, 2016

 

 

Emmène-moi sans tabou au bord de la Loire

A la Saint Valentin de notre grand terroir

Regarde-moi dans mes yeux qui brillent

Je te filerai un baiser écrémé et vermeil

 

Sur la terrasse de ce beau restaurant

Tous les deux assis goûtant au vent

Du bruit des oiseaux qui passent

Dans la joie de notre amour de jeunesse

 

Je lèverai pour toi le verre de l’amour

Avec raison et sans le moindre détour

Quand mes doigts au contact de ton bras

Caresseront tes douces parties jusqu’en bas.

 

Bernard NKOUNKOU

 

Congo: Déclaration de la jeunesse IDC-FROCAD

novembre 17, 2015

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