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En Ethiopie, la jeunesse est appelée à prendre les armes pour freiner l’avancée des rebelles du Tigré

juillet 31, 2021

Cette campagne d’enrôlement express vise à renforcer une armée fédérale aux abois après des mois de guérilla dans la province du nord.

Henok Ashenafi se dit prêt à tout sacrifier. Ce jeune homme de 27 ans, légèrement bedonnant, vient d’abandonner l’épicerie qu’il tient à Addis-Abeba, la capitale de l’Ethiopie, et laisse sa femme derrière lui. Lui qui n’a jamais manipulé un fusil de sa vie part aujourd’hui à la guerre. « Un entraînement rapide me suffira pour être en forme et capable de combattre le Front de libération du peuple du Tigré [FLPT] », claironne-t-il, quelques heures avant son départ.

Ce jour de la fin juillet, à Addis-Abeba, ils sont plus de 3 000 à avoir répondu à l’appel du gouvernement. Alors que les troupes fédérales éthiopiennes sont engagées depuis neuf mois dans une opération militaire sans issue contre les forces rebelles de la province septentrionale du Tigré, les autorités appellent la jeunesse à prendre les armes.

Sur la grande place Meskel, en plein centre de la capitale, les nouvelles recrues sont exhibées par la mairie d’Addis-Abeba, face à un public majoritairement composé de fonctionnaires de la capitale éthiopienne. Sur l’estrade où se produit la fanfare de l’armée nationale, un slogan proclame en grosses lettres : « Tant que nous serons là, l’Ethiopie ne sera pas vaincue par une guerre par procuration. » La municipalité a convoqué ses associations pour participer au spectacle : un groupe de supporteurs d’un club de football de la capitale, des vétérans de l’armée éthiopienne et même l’équipe de taekwondo de la ville. Autour, pourtant, la vie suit son cours. L’événement n’attire que peu de curieux.

« En finir avec ce cancer »

Henok Ashenafi et ses comparses arborent tous un tee-shirt aux couleurs de l’armée éthiopienne et une casquette kaki marquée de l’inscription « L’Ethiopie nous appelle ». Mais sous leurs attirails militaires, les nouveaux appelés cachent des motivations diverses. « Le FLPT m’a terrorisé depuis ma naissance », lâche Temesgen Hailu, un maçon de 26 ans, accusant le parti tigréen d’avoir depuis toujours attisé les divisions ethniques dans le pays. « Je m’engage pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce cancer », insiste-t-il, reprenant l’expression utilisée par le premier ministre Abiy Ahmed pour qualifier le FLPT.

Girma Takele, 18 ans, originaire de la région Oromia, la plus vaste du pays, explique quant à lui que rejoindre l’armée est le moyen « d’avoir enfin un travail », lui qui peinait à trouver comment gagner sa vie.

Ces derniers jours, l’enrôlement massif de la jeunesse éthiopienne se déroule dans la précipitation. Les rebelles tigréens progressent dans les régions Amhara et Afar, voisines du Tigré, menaçant de couper la route qui relie Addis-Abeba à Djibouti, un axe d’approvisionnement vital pour la capitale éthiopienne.

Des troupes fédérales émaciées

La guerre du Tigré, débutée en novembre 2020, a longtemps été confinée à la province du nord. Les troupes éthiopiennes, épaulées par l’armée érythréenne et les forces spéciales de la région Amhara, ont repoussé des mois durant les soldats du FLPT dans le maquis. Fin juin, lors d’une spectaculaire contre-offensive, les rebelles ont repris le contrôle de la quasi-totalité de la province, forçant l’armée nationale à une humiliante retraite.

Déterminé à récupérer un territoire de l’ouest du Tigré (le Wolkait) aujourd’hui contrôlé et revendiqué par les nationalistes amhara, le FLPT continue de se battre. En guise de riposte, la région Amhara a décidé de conscrire tous les hommes de plus de 18 ans possédant une arme. La levée massive de ces miliciens ainsi que la diffusion d’un discours identitaire font craindre un basculement dans la guerre civile.

Le pouvoir éthiopien tente de rester dans le jeu malgré l’effondrement de son armée nationale. Privées des nombreux généraux tigréens dès le début de la guerre, les troupes fédérales sortent émaciées de sept mois de guérilla dans les montagnes du Tigré. Au moins 6 000 soldats ont été faits prisonniers. Des milliers d’autres ont péri. De nombreuses armes lourdes ont été détruites ou récupérées par les rebelles.

« La soudaine vague de recrutement s’explique par une urgence militaire », confirme un humanitaire qui souhaite garder l’anonymat. « Sans réelle capacité opérationnelle, l’armée mise maintenant sur l’effet de nombre », ajoute-t-il.

« Ramassés de force dans la rue »

Questionnée sur l’ampleur des recrutements, Billene Seyoum, la porte-parole du premier ministre, n’a pas souhaité avancer de chiffre. Au moins cinq des dix régions éthiopiennes sont concernées par ces opérations de mobilisation, précise la porte-parole. « Ces individus veulent donner leur vie pour l’Ethiopie, assure-t-elle. Ils montrent leur solidarité en s’engageant dans l’armée. »

Pourtant, plusieurs partis d’opposition de la région Oromia interrogés par « Le Monde Afrique » affirment que ces jeunes hommes et femmes sont loin d’être toujours volontaires. « Certains s’inscrivent parce qu’ils n’ont pas de travail ou de famille. Mais la plupart ont été ramassés de force dans la rue », rapporte un membre du Congrès fédéraliste oromo (OFC).

Ce propos, même s’il émane d’un parti d’opposition, jette le doute sur les prétentions d’Abiy Ahmed qui revendiquait, le 6 juillet, sa capacité à lever une force nationale en quelques jours seulement. « En une, deux ou trois semaines, 100 000 forces spéciales entraînées, armées et organisées peuvent être mobilisées. Si la force spéciale n’est pas suffisante, si une milice est nécessaire, en un ou deux mois, un demi-million de miliciens peuvent être mobilisés », affirmait-il.

Depuis les revers subis par son armée, le premier ministre, lui-même ancien lieutenant-colonel, multiplie les discours emphatiques pour appeler à la mobilisation. « Il n’y a pas d’engagement plus courageux que celui de servir son pays sans repos, de donner son amour sans hésitation et de se sacrifier pour ces principes », clamait-il sur son compte Twitter le 26 juillet.

La population incitée à mettre la main à la poche

Mais la guerre coûte cher. L’économie sort exsangue du conflit tigréen. L’Etat y a déjà consacré quelque 2,3 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros), soit la moitié du coût du grand barrage de la Renaissance sur le Nil, en construction depuis 2011. Outre la recherche de nouvelles recrues pour partir au front, le gouvernement éthiopien appelle donc la population à mettre la main à la poche. La région Amhara et la ville d’Addis-Abeba relaient quotidiennement des dizaines de numéros de comptes bancaires sur les réseaux sociaux, espérant voir affluer les dons de la population.

« Difficile de dire aujourd’hui combien d’argent nous est parvenu par ce canal, reconnaît Abdi Tsegaye, porte-parole de la mairie de la capitale. Mais les commerçants ont participé en nombre. » Près de 24 millions de dollars ont été récoltés dans les rues d’Addis-Abeba, selon la municipalité. Certains commerçants, notamment des bijoutiers, affirment pourtant que les autorités ne leur ont pas laissé le choix, les menaçant de difficultés administratives s’ils ne contribuaient pas.

Passée l’euphorie patriotique, Henok, Girma, Temesgen et les autres se retrouveront rapidement sur le champ de bataille. Ils n’ont pourtant aucune expérience militaire, et ne savent pas très bien ce qui les attend avant d’aller combattre.

L’armée éthiopienne, la mairie d’Addis-Abeba et le bureau du premier ministre n’ont pas souhaité préciser la nature des entraînements qui doivent leur être proposés. Une source gouvernementale dans la capitale éthiopienne glisse que ces jeunes sont envoyés directement en région Afar, sans formation préalable et parfois même sans armes.

Par Le Monde avec Noé Hochet-Bodin (Addis-Abeba, correspondance)

RDC/Union Africaine : lancement d’une académie temporaire pour encadrer la jeunesse

juillet 29, 2021

L’Académie des jeunes agents de changement a été lancée, le 29 juillet, à Kinshasa par le panel chargé d’accompagner le mandat de la République démocratique du Congo à la présidence de l’Union Africaine(UA). Mission : encadrer les jeunes Congolais en vue de les préparer à postuler à des postes au sein de l’UA et d’autres institutions internationales, indique le communiqué de presse du panel.

L’affiche annonçant la formation en faveur des jeunes

La cérémonie de lancement de cette académie s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse, de l’Initiation à la nouvelle citoyenneté et de la Cohésion nationale, Dr Yves Bunkulu Zola, du coordonnateur du panel, le Pr Ntumba Luaba et de la commissaire chargée des Ressources humaines, des Sciences, Techniques et Innovations à l’UA, Pre Sarah Anyang Agbor.

Pour sa première session de formation, annonce le communiqué, l’Académie des jeunes agents de changement accueille cent cinquante jeunes Congolais âgés de 25 à 35 ans, dont cent onze hommes et trente-neuf femmes. Ces jeunes ont été retenus à l’issue d’un appel à candidatures qui a été diffusé au courant du mois de juin 2021 sur plusieurs plateformes numériques. A la clôture de l’appel à candidatures, indique-t-on, 1891 jeunes ont répondu sur le formulaire en ligne. Après vérification des critères d’éligibilité, c’est-à-dire l’âge, le contenu des dossiers, y compris les pièces complémentaires demandées, le comité de pré-sélection a mis de côté les candidatures ne répondant pas aux critères de base. Ce premier tri a abouti à un vivier d’environ trois cents dossiers que le comité de sélection a minutieusement examinés, pour retenir finalement cent cinquante candidats, souligne le communiqué.

Cursus et parcours variés

Les candidats retenus, explique-t-on, ont des cursus académiques et des parcours professionnels très variés, mais ils possèdent tous au moins un diplôme de graduat. Les candidats, précise-t-on, ont été retenus uniquement sur la base de leurs qualifications et expériences professionnelles, sans égard à leurs provinces d’origine. La plupart des candidats retenus résident à Kinshasa, mais 30% d’entre eux résident en provinces. Quinze Congolais de la diaspora font également partie de la liste des candidats retenus.

Formation en ligne

Du 29 juillet au 5 août, indique-t-on, ces cent cinquante jeunes et le comité organisateur vont participer à une formation en ligne organisée par la division jeunesse de la commission de l’UA. Les thèmes abordés sont : l’Union africaine et la Commission de l’Union africaine, le Panafricanisme ; Cadre de développement du rôle des jeunes (Agenda 2063, AYC, APAYE, MOCAAP, 4As) ; rôle des jeunes : cadre de développement  des jeunes (Intégration des jeunes) ; responsabilité des jeunes : AUC Programmes (AUYVC, YPP, Programme de stage et d’échange), développement de CV et technique d’entretien ; nouvelle plateforme de carrière de l’UA et exigences de recrutement.

Jeunesse, une opportunité pour le présent et une garantie pour le futur

L’Académie des jeunes agents de changement, explique-t-on, est mise en place grâce à l’appui de la division jeunesse de la commission de l’UA, en collaboration avec le ministère de la Jeunesse, l’équipe du panel chargé de l’éducation, jeunesse, science, technologie et innovation, des jeunes défenseurs de la Charte africaine de la jeunesse, du Conseil national de la jeunesse ainsi que du réseau africain des adolescents et jeunes en population et développement (AfriYAN). « Cette première initiative à l’Union africaine marque la présidence qu’assure son Excellence Monsieur le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo  avec comme thème « Arts, culture et patrimoine : leviers pour l’édification de l’Afrique que nous voulons », qui se base sur une vision stratégique d’« une union africaine au service des peuples africains », se déclinant en neuf piliers prioritaires, dont le pilier 6 qui vise à promouvoir le développement du capital humain africain pour une Afrique émergente. Investir dans le capital humain, c’est investir dans la jeunesse qui est mis au centre des actions du chef de l’Etat et président en exercice de l’UA. Dans sa vision, la jeunesse est une opportunité pour le présent et une garantie pour le futur », dit le panel.P

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

Pouvoir en déluge

décembre 18, 2019

 

Dans l’inondation sale du pouvoir

Aucun ministre n’émerge du perchoir

Chacun sonne et prépare son départ furtif

Empochant avidement l’argent frais sur le vif

 

Spectateurs avertis de la contestation universelle

Ils surveillent le ras-le-bol de la jeunesse mondiale

Comme une puce affamée qui leur pince les oreilles

Au point de mettre déjà à l’abri leurs victuailles

 

Ayant émergé dans la mauvaise gestion et la corruption

Le cœur battant la chamade d’une éventuelle punition

Ils sont devenus des amis des féticheurs aigris des gris-gris

Leur permettant à temps de s’enfuir à l’assaut du moindre cri

 

Bernard NKOUNKOU

L’Afrique des dictateurs

février 27, 2018

 

L’Afrique aux nombreux dictateurs

Vaste champ rocheux de corrupteurs

Qui roulent le peuple dans la farine

En le tuant comme de petites sardines

 

Afrique mature aux richesses immenses

Mal exploitées par des sociétés rapaces

Qui exportent ses minerais à vil prix

En appauvrissant ces dons naturels des pays

 

Ô Afrique qui regarde ses enfants mourir

Alors que véritablement son sol peut les nourrir

A quand ses mauvais dirigeants laisseront tranquille

Ce patrimoine à cette jeunesse encore virile

 

Bernard NKOUNKOU

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A l’occasion de la Journée internationale de la Femme

mars 7, 2017

 

 

Femme du monde

Ô Femme ronde

Femme mince

De notre jeunesse

Vous êtes belle

Comme des étoiles

Qui brillent dans notre vie

Source consolante de bon répit

Car de vos yeux de rubis

Vous avez un regard qui sourit

Femme aux belles valentines

Qui surplombent votre poitrine

Nous vous aimons comme ces clémentines

Aux belles hanches sculptées des mâtines

Femme, ô Femme

Âme de notre âme

Qui nous accompagne depuis les origines

Malgré les tempêtes de la vie de nos racines

Nous vous aimons comme un diamant

Minutieusement taillé dans l’éternité du temps.

 

Bernard NKOUNKOU

 

Congo/Écho de campagne: Le candidat André Okombi Salissa devant les représentants de la jeunesse à Brazzaville

mars 8, 2016
Auteur: AOS

André Okombi Salissa a rencontré ce jour les représentants de la Jeunesse de Brazzaville, pour exposer son Projet de Société et ses propositions pour la Jeunesse Congolaise.

Au bord de la Loire

février 13, 2016

 

 

Emmène-moi sans tabou au bord de la Loire

A la Saint Valentin de notre grand terroir

Regarde-moi dans mes yeux qui brillent

Je te filerai un baiser écrémé et vermeil

 

Sur la terrasse de ce beau restaurant

Tous les deux assis goûtant au vent

Du bruit des oiseaux qui passent

Dans la joie de notre amour de jeunesse

 

Je lèverai pour toi le verre de l’amour

Avec raison et sans le moindre détour

Quand mes doigts au contact de ton bras

Caresseront tes douces parties jusqu’en bas.

 

Bernard NKOUNKOU

 

Congo: Déclaration de la jeunesse IDC-FROCAD

novembre 17, 2015

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Zenga-mambu.com

Char­lotte de Turck­heim : son flirt de jeunesse avec Jean-Chris­tophe Camba­dé­lis a très mal fini

juin 2, 2015

Jean Christophe Cambadelis vs Char­lotte de Turck­heim

J. Christophe Cambadelis Char­lotte de Turck­heim

« Il m’a larguée comme une merde »

Actuel­le­ment en pleine promo de Qui c’est les plus forts ?, son dernier film, en salles demain, l’ac­trice-réali­sa­trice Char­lotte de Turck­heim s’est accor­dée une pause dîner sur le plateau de C à vous sur France 5. Entre la poire et le fromage, l’au­teure d’Une jour­née chez ma mère s’est souve­nue d’un de ses amours de jeunesse, un certain Jean-Chris­tophe Camba­dé­lis. « Il était venu camper dans le jardin de mes parents, a confié l’ar­tiste. » Forcée à aller saluer ce campeur par ses parents, Char­lotte de Turck­heim ne savait pas trop à quoi s’at­tendre en s’ap­pro­chant de la cana­dienne : « Je pensais voir un espèce de bouton­neux, a-t-elle confié. Et là, je vois sortir de la tente une espèce de bombasse, genre rebelle, avec un turban. »

Ce qui devait arri­ver, arriva : un amour d‘été entre la future actrice et le futur Premier secré­taire du Parti socia­liste. « Ça devait être mon deuxième baiser, s’est-elle rappe­lée. Je suis tombée très amou­reuse. » Seul hic, le fossé social qui les sépa­raient : « Il y avait un truc qui clochait toute­fois. Il était aux jeunesses commu­nistes. C’était compliqué pour lui d’an­non­cer que sa petite amie s’ap­pe­lait Char­lotte de Turck­heim !  […] Et donc, il m’a larguée comme une merde.»  Une amou­rette que l’ac­trice ne semble pas du tout regret­ter. Lorsqu’elle a décou­vert une photo actuelle de l’homme poli­tique, Char­lotte de Turck­heim a conclu : « Quand je vois la tête qu’il a aujourd’­hui, je ne le recon­nais même pas. » Il manque le turban ?

Voici.fr par Anthony Martin

RDC : plusieurs militants de la Lucha arrêtés à Goma

avril 9, 2015

Une manifestation de Lucha, le 17 mars à Goma.
Une manifestation de Lucha, le 17 mars à Goma. © G.Mathys/Lucha RDC

Plusieurs membres de la coordination de la Lucha ont été arrêtés mercredi à Goma alors qu’ils manifestaient pour la libération des activistes détenus à Kinshasa et le respect des libertés publiques.

Les arrestations de militants congolais pro-démocraties se poursuivent en RDC. Trois membres de la coordination de la Lucha (Lutte pour le changement) sont détenus depuis mercredi 8 avril à Goma, dans l’est de la RDC.

Sur Twitter, la Lucha a donné les noms de trois des personnes arrêtées – Trésor Akili, Vincent Kasereka et Gentil Mulume – et dénoncé mercredi matin l’arrestation d’un cinquième membre du mouvement, Pascal Byumanine, qui selon elle apportait de la nourriture aux détenus.

Pascal Byumanine, qu’un journaliste de l’AFP avait pu voir dans la matinée dans un commissariat de Goma (retenu au poste pour les besoins de l’enquête, selon la police), a finalement recouvré sa liberté dans l’après-midi, selon la Lucha.

Les activistes participaient à l’action ‘Coup de sifflet’ pour la libération des activistes détenus à Kinshasa et le respect des libertés publiques.

« Nous avons appréhendé les jeunes gens en train de distribuer des tracts sur la voie publique mardi soir », a-t-on confirmé de source policière dans la capitale de la province du Nord-Kivu, ajoutant : « Nous les gardons au cachot parce qu’ils troublaient l’ordre public. »

« Le moment venu, nous allons les transférer à des instances compétentes, a-t-on indiqué de même source. »

Près de trois semaines après leur arrestation à l’issue d’une conférence de presse organisée avec les responsables de Y’en a marre et le Balai citoyen, plusieurs militants congolais pro-démocratie sont toujours détenus – hors procédure judiciaire – par les services de renseignement à Kinshasa.

La Lucha a appelé le 1er avril la population congolaise à siffler ou à faire du bruit tous les soirs pendant cinq minutes à 17h00 GMT pour obtenir la libération de Fred Bauma et ses compagnons (au moins deux autres personnes) détenus par l’Agence nationale de renseignement depuis leur arrestation le 15 mars.

Jeuneafrique.com avec AFP