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Connaissez-vous le nzango, ce jeu de cour d’école présenté aux Jeux africains ?

septembre 18, 2015
Deux équipes de nzango en compétition, lors des 11e Jeux africains de Brazzaville, le 7 septembre 2015. © Monirul Bhuiyan/AFP

Deux équipes de nzango en compétition, lors des 11e Jeux africains de Brazzaville, le 7 septembre 2015. © Monirul Bhuiyan/AFP

Au Congo, les petites filles connaissent très bien le Nzango, elles y jouent dans la rue ou à l’école. Désormais, ce jeu d’enfant passe dans la cour des grands en étant présenté comme un jeu sportif à part entière aux Jeux africains de Brazzaville qui s’achèvent samedi.

Mêlant gymnastique, danse, chanson et une bonne dose de chance, le nzango est populaire sur les deux rives du fleuve Congo, au Congo-Brazzaville, en République démocratique du Congo et jusqu’au Burundi. Un jeu inventé bien avant l’indépendance dans le nord de la République du Congo et dont l’appellation signifie littéralement « jeu de pied » en lingala, d’après la Fédération congolaise de nzango (Feconza) de Brazzaville.

Le jeu est en quelque sorte une version pour les pieds de pierre-feuille-ciseaux, qui aurait été inventée par des filles face aux garçons jouant aux billes et au cerceau. Aujourd’hui, c’est un sport codifié, « comme les autres », mais « au départ, le nzango était pratiqué essentiellement au quartier et à l’école », pendant les heures creuses ou les recréations, explique Blanche Akouala, présidente de la Feconza, créée en juillet 2014.

Parvenues à l’âge adulte, les femmes qui le pratiquent ont des motivations diverses. Nombreuses s’y adonnent pour leur santé ou simplement s’échapper un moment du foyer. « Je joue au nzango pour ne pas perdre l’équilibre. Je le pratique aussi pour lutter contre les rhumatismes. Je sens que je me maintiens et garde la ligne », dit Doris Mantsanga, qui entraîne une équipe de nzango à Brazzaville.

« On joue au nzango pour se souvenir de notre enfance. C’est un jeu de hasard. Aujourd’hui, tu peux bien jouer mais, demain, ce n’est parfois pas le cas. Mais, si tu as la technique, tu t’en sors toujours », témoigne Noëlla Debanda, sur un des terrains de l’ensemble sportif de Kintélé, épicentre des Jeux africains, à 15 km au nord de Brazzaville.

Rêve olympique

Une partie de nzango oppose deux équipes dont les joueuses s’affrontent individuellement à tour de rôle sous le contrôle d’arbitres sur un terrain de 16 mètres sur 8. Les joueuses marquent des points, aussi appelés « pieds », en fonction de la position de leurs pieds par rapport à ceux de leur adversaire. L’équipe gagnante est celle qui marque le plus de points à l’issue des 50 minutes que dure la partie, divisée en deux mi-temps de 25.

Les équipes (onze joueuses et six réservistes) se font face de part et d’autre d’une ligne centrale et attaquent ou défendent alternativement au rythme de chansons chantées en cœur par toutes les participantes et rythmées par des battements de mains. Au début de la partie, chaque camp choisit un pied d’attaque, le droit ou le gauche, étant entendu que ce ne peut être le même pour les deux équipes.

À un moment donné, les deux joueuses qui s’affrontent avancent en même temps un pied vers la ligne. La joueuse qui attaque avec le pied droit marque par exemple un ou plusieurs points chaque fois que son adversaire en face répond avec le pied gauche. En revanche, si la joueuse avance le pied droit et que l’adversaire répond elle aussi du droit, elle perd. Ces mouvements de pieds sont habituellement précédés de sautillements, sauts ou figures aériennes, pour la seule « beauté du jeu » (elles ne rapportent aucun point).

De part et d’autre du fleuve Congo, les amateurs du nzango ont formé des centaines d’équipes de quartier, de paroisse, de corporation et s’affrontent à l’occasion de rencontres amicales ou de tournois, parfois entre équipes des deux Congos. Au Congo-Kinshasa, le jeu est aussi utilisé pour régler des conflits inter-communautaires en amenant des populations divisées à se retrouver autour d’une joyeuse partie.

Un jeu qui s’exporte

Selon des responsables de la Feconza, le nzango s’est également « exporté » au Gabon et au Cameroun, mais pour les Jeux africains, seules cinq équipes du Congo-Brazzaville ont été sélectionnées pour s’affronter sur des terrains à ciel ouvert. Autre sport de démonstration aux Jeux africains, la boxe des pharaons. Jeu typiquement congolais et réservé aux hommes, ce sport de combat a été créé il y a une quarantaine d’années sur la base d’un art martial antique qui serait décrit dans des papyrus égyptiens.

« Il s’agit juste d’une démonstration. Il n’y aura pas de médailles à délivrer. Nous avons retenu le nzango pour le vulgariser et encourager celles qui le pratiquent », affirme Bienvenu Émile Bakalé, directeur général adjoint du Comité d’organisation des Jeux africains (Coja). Nazaire Issié, de la Feconza, a de plus hautes ambitions encore. « Notre objectif, dit-il, est d’en faire un sport olympique ».

Jeuneafrique.com

Jeux Africains : Athlètes et officiels satisfaits des conditions des jeux et d’hébergement

septembre 12, 2015

Brazzaville, Congo (CONGOSITE) – Plus d’une semaine après l’ouverture des 11èmes Jeux Africains Brazzaville 2015, les différentes délégations venues d’ailleurs ne cachent pas leur satisfaction quant aux conditions des jeux et d’hébergement dont elles bénéficient. Dans les médias et hors médias, athlètes et officiels témoignent chaque jour.

Jeux Africains : Athlètes et officiels satisfaits des conditions des jeux et d’hébergement

Unanimement, les athlètes et leurs dirigeants avouent que le Congo leur a offert des meilleures conditions. Certains avancent que l’Union Africaine (UA) a eu raison de confier cette édition au Congo, berceau des Jeux Africains.

Les athlètes et leurs chefs des délégations ne tarissent pas d’éloges pour l’Etat congolais et le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, pour la qualité des infrastructures mises à la disposition de la jeunesse africaine.

D’abord, les infrastructures sportives. Le complexe sportif de Kintélé est le point névralgique des 11èmes Jeux Africains. D’une superficie de1.441.55,16m², le complexe sportif de Kintélé comporte des joyaux architecturaux/ On peut citer, un stade de football et d’athlétisme à deux niveaux de 60.055 places ; un palais des sports ; un complexe nautique de 2000 places ; des terrains d’entrainement de football ; une piscine d’échauffement ; un héliport ; un hôtel de 120 lits ; un restaurant ; des bâtiments administratifs ; un centre médico-social.

En dehors des infrastructures de Kintélé, d’autres ont été construites et/ou réhabilitées dans la ville. Il s’agit, entre autres, du gymnase de Talangaï, à la hauteur de Kéba na virage, appelé gymnase Nicole Oba ; du gymnase du complexe sportif Alphonse Massamba-Débat, rebaptisé Henri Elendé. Tous les gymnases érigés pour abriter les Jeux Africains ont le même design et les mêmes capacités, soit 3000 places. D’autres installations ont été construites au complexe sportif de Makélékélé, qui s’appelle désormais Maxime Matsima.

En ce qui concerne l’hébergement, un village olympique a été construit à Kintélé, à quelques encablures du complexe sportif. Ce village est composé de plusieurs bâtiments et héberge 8000 sportifs. D’autres sportifs et officiels sont dans les hôtels.

A cela s’ajoute le viaduc qui a été construit pour facilite rapide au complexe sportif de la concorde de Kintélé. De même, des véhicules de toutes les marques, y compris de véhicules à 2% électrique, sont mis à la disposition des délégations.

Tout le monde est satisfait.  Selon les spécialistes indiquent la norme olympique admet au plus six athlètes dans une chambre. Or, au village olympiquede Kintélé, ils ne sont que quatre par chambresavec toutes les conditions réunies.

Le président de la Fédération algérienne d’Escrime, Bernaoui Raouf, qualifie les Jeux Africains de Brazzaville de «supers Jeux». «C’est formidable de voir un pays africain réaliser de telles prouesses. Nourrir des milliers d’athlètes en un temps record, les loger, tous dans des conditions dignes, le wifi est presque partout dans les lieux des jeux et ouvert, des installations sportives magnifiques, quoi de plus agréable. J’ai beaucoup voyagé, dans le cadre des  compétitions sportives internationales. Ce que j’ai vu, au Congo, je n’ai jamais vu ça ailleurs. Coup de chapeau aux autorités congolaises!», a-t-il déclaré.

L’athlète mozambicain Délcio a parlé qualifié les infrastructures sportives congolaises d' »ultramodernes ». Pour lui, le Congo peut déjà organiser les Jeux Olympiques

Le Tunisien Ahmeda salué la capacité du Congo d’établir relation entre le sport et l’écologie pendant ces jeux.  «En plaçant au cœur de ces jeux le concept d’Africa Green Challenge, le Congo traduit là, en acte, la volonté écologique de son Président », a-t-il indiqué. Il a ajouté que le succès de l’organisation de ces jeux tient aussi à la stabilité tant économique que politique du Congo.

La handballeuse burkinabè, Mariam Simporé, voudrait que les autorités de son pays s’inspirent de l’expérience du Congo pour construire des infrastructures identiques. «Je me suis fait filmer presque dans les lieux abritant les jeux africains, question d’aller montrer cela à nos dirigeants sportifs pour qu’ils fassent comme le Congo. Parce qu’il faut copier ce qui est bon. Le Congo vient de montrer là, le chemin à suivre pour développer le sport en Afrique», a-t-elle déclaré.

Tout le monde s’accorde à dire que la 11ème édition Brazzaville 2015 permet aux Jeux Africains d’écrire une nouvelle page de leur histoire. Les installations sportives vont servir de boussole au prochain pays organisateur.

 Congo-site.com par Gos-Gaspard Lenckonov

Les Jeux africains de retour au Congo-Brazzaville

septembre 1, 2015

    Point névralgique du nouveau complexe sportif, le stade de Kintélé (60 000 places). © BAUDOUIN MOUANDA POUR J.A


Point névralgique du nouveau complexe sportif, le stade de Kintélé (60 000 places). © BAUDOUIN MOUANDA POUR J.A

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Ville hôte des premiers Jeux africains en 1965, la capitale congolaise accueillera de nouveau, du 4 au 19 septembre, le plus grand rendez-vous sportif du continent, dernier moment de répit politique avant l’élection présidentielle de 2016.

En foulant le gazon à la coupe londonienne du stade de Kintélé, Joseph-Antoine Bell a dû retrouver des sensations qu’il n’avait plus connues depuis le « Chaudron » stéphanois. Invité à Brazzaville par le président Denis Sassou Nguesso le 19 juillet, l’ancien footballeur camerounais et ex-gardien de but des Lions indomptables a pu découvrir en avant-première les installations construites pour recevoir la 11e édition des Jeux africains, du 4 au 19 septembre.

Il a marché devant les tribunes que quelques ouvriers finissaient de garnir de leurs sièges multicolores, le long de la piste d’athlétisme… comme pour un tour d’honneur. Ou plutôt « en l’honneur » d’un stade de plus de 60 000 places qui, s’il n’est pas encore baptisé, « rivalise avec les meilleurs équipements de la planète », comme l’a souligné Jean-Jacques Bouya, ministre à la présidence chargé de l’Aménagement du territoire et délégué général aux grands travaux.

Cinquante ans après avoir accueilli les tout premiers Jeux africains, Brazzaville a mis les petits plats dans les grands pour offrir aux 51 délégations participantes et aux milliers d’athlètes inscrits une quinzaine olympique inoubliable. Et toutes les infrastructures seront prêtes à temps pour que la fête soit réussie.

Stade olympique

Situé à 15 km au nord de la capitale, le complexe sportif de Kintélé s’étend sur 80 hectares. Outre le stade olympique, il dispose également d’un palais des sports de plus de 10 000 places, d’un centre nautique pouvant accueillir plus de 2 000 spectateurs, d’un immeuble pour l’administration et les médias, ainsi que d’autres équipements, notamment médicaux et logistiques, nécessaires au bon déroulement d’une compétition de cette envergure.

Le tout articulé autour du stade (construit par la China State Construction Engineering Corporation), qui du haut de ses 50 m domine le plateau jusqu’au fleuve Congo. Recouvert de sa carapace métallique dorée, il semble rayonner tel un astre, se reflétant sur les façades vitrées de la douzaine de bâtiments environnants établis sur le campus de la future université Denis-Sassou-Nguesso, dont la construction est en cours.

En respectant les délais imposés, le Congo a déjà remporté son premier pari. Même si, pour être sûr de son coup, l’État a dû mobiliser près de 600 millions d’euros, au moment où la chute des cours internationaux du pétrole est venue grever son budget.

Une économie sous pression

De fait, le pays est économiquement sous pression puisqu’il a perdu près de la moitié de ses recettes en quelques mois, sans ralentir le rythme des grands chantiers qu’il a lancés à travers le pays ces dernières années. Selon le FMI, la dette publique représente actuellement 36,5 % du PIB, contre 20 % en 2010. L’État a dû faire face à une accumulation de ses créances qui a provoqué d’importants retards de paiement, au point que plusieurs entreprises de BTP étrangères ont gelé pour un temps les travaux.

Et la croissance globale annuelle devrait ralentir pour passer de 6,8 % en 2014 à seulement 3 % dès cette année et jusqu’en 2020, ainsi que l’a souligné l’économiste du Fonds, Dalia Hakura, à l’issue de son séjour à Brazzaville, le 1er juin.

Lors de la précédente mission du FMI dans le pays, en mars, elle avait fait remarquer que « les autorités de la République du Congo continu[ai] ent de subir des pressions en faveur d’une augmentation des dépenses pour les Jeux africains à l’automne 2015 ». Une façon de se demander, à l’instar des Congolais, si le pays a besoin de cet événement dans la conjoncture actuelle.

DR
Les Jeux en mascotte et en chiffres. © DR

Le sport pour gagner du temps en politique

Question de point de vue… En substituant à l’agenda politique le calendrier sportif, à quelques mois d’un scrutin présidentiel attendu pour la mi-2016, Denis Sassou Nguesso semble s’acheter un peu de temps pour préparer la nation à son éventuelle candidature. Âgé de 72 ans, élu en 2002 et réélu en 2009, le chef de l’État ne peut pas briguer un troisième septennat l’an prochain… à moins que la Constitution de 2002 ne soit modifiée ou que le pays n’en élabore une nouvelle.

S’il maintient le flou quant à ses intentions, Denis Sassou Nguesso a multiplié ces derniers mois les consultations pour prendre la température du pays. Les discussions ont culminé lors des journées du dialogue national, qui se sont tenues du 13 au 17 juillet à Sibiti (à 250 km à l’ouest de Brazza), pour « organiser au mieux les prochains scrutins et faire évoluer les institutions ».

Ce dialogue a sans surprise été boudé par les principaux partis d’opposition, regroupés depuis février au sein du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), opposé à la modification de la loi fondamentale comme à une nouvelle Constitution. Mais les 630 représentants des partis de l’alliance présidentielle et de la société civile présents en ont décidé autrement et ont appelé à un changement de la Constitution plutôt qu’à sa simple révision. Ce qui aboutirait donc à l’avènement d’une nouvelle République.

Les conclusions, désormais sur le bureau du chef de l’État, ne sont certes pas aussi consensuelles que la majorité veut bien le dire, mais le plus important est ailleurs. Au président de décider désormais de la suite à donner à ce que ses détracteurs appellent « le monologue », lequel préconise d’instaurer un quinquennat renouvelable, de renforcer les pouvoirs du Parlement ou encore de donner un statut à l’opposition. Plutôt que de passer en force, le chef de l’État devrait choisir la voie référendaire pour entériner un nouveau texte avant la fin de cette année. Mais aucune annonce sur ce sujet ne devrait survenir avant la fin des Jeux. Place au sport !


LUMIÈRE SUR 1965

Pierre de Coubertin en rêvait, le Congo l’a fait. Le baron français avait espéré qu’ils se tiennent à Alger en 1925, un an après les Jeux olympiques de Paris. Mais les premiers Jeux africains ont dû attendre les indépendances pour prendre, en 1965, le relais des Jeux de l’amitié (qui étaient réservés aux pays francophones).

L’émotion était donc à son comble et les gradins entièrement remplis au stade omnisports de Brazzaville lorsque, le 18 juillet, le président congolais Alphonse Massamba-Débat déclara solennellement ouverts les premiers Jeux africains face aux 30 délégations alignées devant lui, prêtes à s’affronter dans dix disciplines. À l’heure du palmarès, le 25 juillet, la République arabe unie (nom officiel de l’Égypte jusqu’en 1971) se tailla la part du lion en remportant 17 des 54 médailles d’or, loin devant le Nigeria et le Kenya, qui l’encadraient sur le podium (avec respectivement 9 et 8 médailles d’or).

L’honneur fut sauf pour le Congo qui, grâce à la médaille d’or remportée par les Diables rouges, l’équipe nationale de football, termina dixième au classement (ex aequo avec le Cameroun). Reconnus par le Comité international olympique dès 1965, les Jeux africains ont lieu tous les quatre ans. Leur préparation est pilotée par l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique et le Comité d’organisation des Jeux africains du pays hôte.

Jeuneafrique.com par Olivier Caslin

Cyclisme: la Côte d’Ivoire prépare Maputo 2011

août 15, 2011

La Côte d’Ivoire entend remporter des médailles aux prochains Jeux africains qui se dérouleront à Maputo, au Mozambique début septembre 2011.

A cet effet, une demi-dizaine d’athlètes ont été retenus pour le stage de pré-sélection de Yamoussoukro. Il s’agit de Konté Bassirou, de l’Asfa Moossou, cissé Issiaka, de la Soa, Fofana Ahmed, de l’Ascavel Koumassi, Lokossoué Kouamé, du Vélo club d’Adjamé, Fodjo Thomas, de l’Ascavel Koumassi, et Ouattara Bolodjigui, de l’Asfa Moossou.

La dernière compétition de mise en jambe avait été remportée par Konté Bassirou en 2h 50mn 28sec, pour une vitesse de 28,33km/h, suivi de cissé Issiaka.

Kouamé Mathias
http://www.eburnews.net