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Une récolte canadienne de 21 médailles à des Jeux paralympiques uniques

septembre 5, 2021

Le rideau s’est fermé dimanche à Tokyo après les Jeux paralympiques les plus uniques de l’histoire, où les compléter a été une victoire majeure en soi.

© Fournis par La Presse Canadienne

Mené par la nageuse Aurélie Rivard et le coureur en fauteuil roulant Brent Lakatos, le Canada a remporté 21 médailles, dont cinq d’or. Cela est huit podiums de moins qu’il y a cinq ans, à Rio.

Vu l’approche prudente du Canada face à la pandémie, qui a rendu l’entraînement difficile et la compétition presque impossible, au cours de la dernière année et demie, le Canada n’a pas fixé d’objectif de médaille à Tokyo. 

Un sentiment partagé parmi les athlètes était d’apprécier énormément de pouvoir participer aux compétitions, tout simplement.

«Je suis privilégié que le Japon soit allé de l’avant, a déclaré le coureur de demi-fond Nate Riech de Victoria, qui a remporté l’or au 1500 mètres.

«Vous ne savez jamais si vous serez aussi en forme dans trois ans (pour les Jeux paralympiques de Paris), ou à votre prochaine opportunité.»

Lakatos, de Dorval, a porté le drapeau du Canada lors de la cérémonie de clôture.

Lakatos a remporté quatre médailles d’argent lors de ses six courses, complétant un programme chargé avec le quatrième rang au marathon.

Le premier ministre Justin Trudeau a offert ses félicitations aux athlètes canadiens.

«Au cours des deux dernières semaines, les meilleurs Paralympiens canadiens ont visé la médaille d’or et ont montré au monde ce que cela signifie d’être Canadien, a-t-il déclaré dans un communiqué.

«La victoire de ces Paralympiens est une victoire pour tous les Canadiens – pour les amis proches, la famille et leurs communautés, pour tous ceux qui ont regardé de chez eux. Félicitations à Équipe Canada. Vous nous avez tous rendus si fiers.»

Depuis plus de 70 ans, les Jeux paralympiques mettent en vedette les meilleurs athlètes atteints de divers handicaps. Ils se sont développés autour d'un petit groupe d'anciens combattants britanniques pour devenir l'un des plus grands événements sportifs internationaux au monde, auquel participent des milliers de concurrents provenant de plus de 100 pays.Voici quelques-uns des grands moments de l'histoire illustre et inspirante des Jeux paralympiques.

Rivard, de Saint-Jean-sur-Richelieu, a remporté cinq médailles, dont deux d’or, malgré le fait que les Jeux étaient sa première compétition depuis le début de la pandémie.

«Les athlètes se sont battus si fort pour être ici. Ils ont dû s’adapter. Nous avons vu des athlètes créer des environnements d’entraînement chez eux. L’année a été très difficile», a déclaré la chef de mission du Canada Stephanie Dixon, qui totalise 19 médailles aux Paralympiques.

«Les médailles, c’est bien, mais ce n’est pas la juste mesure du succès à ces Jeux.»

Plus de 4500 athlètes de 162 pays ont participé aux plus grands Jeux paralympiques de l’histoire, un exploit remarquable, compte tenu des immenses défis créés par la pandémie.

Une préoccupation était qu’une éclosion aux Jeux olympiques un mois plus tôt annulerait complètement les Jeux paralympiques.

«Nous nous pinçons tous un peu, a déclaré Dixon. Tokyo 2020 a fait un travail incroyable pour créer un environnement sûr pour nos athlètes, ainsi qu’un environnement où ils pourraient performer au mieux de leurs capacités.

«Je suis très impressionné par le niveau d’exécution de ces Jeux, compte tenu de ce que nous vivons dans le monde et de ce qui se passe même au Japon. J’avais l’impression que nous étions dans des bulles de plastique.»

Les deux Jeux se sont déroulés en état d’urgence, vu l’augmentation des cas de COVID-19 au Japon. Les événements ont eu lieu dans des arènes dépourvues de fans.

«Que dire de plus que ‘Arigato Tokyo’, a dit Andrew Parsons, président du Comité international paralympique. Ensemble, contre toute attente, nous l’avons fait. Les Jeux Paralympiques de Tokyo 2020 n’ont pas seulement été historiques, ils ont été fantastiques.»

Les Jeux se sont clôturés par une cérémonie intitulée « Cacophonie harmonieuse », couronnée par une explosion de feux d’artifice, au Stade national.

En plus de l’absence de partisans en raison de la pandémie, les protocoles empêchaient les membres de la famille de se rendre au Japon.

Les athlètes, cependant, étaient unis dans leurs éloges pour le peuple japonais.

«Merci au Japon. Ils ont fait un excellent travail, a confié Lakatos, à propos des organisateurs et des bénévoles. Sans eux, des athlètes comme nous, qui nous entraînent toute notre vie, n’y arriveraient pas.» 

Le Comité paralympique canadien se tourne maintenant vers les Jeux de Pékin 2022, qui débuteront le 4 mars.

Avec Lori Ewing, La Presse Canadienne

Cameroun, RDC, Congo, Érythrée : ces réfugiés qui ont participé aux JO de Tokyo

août 7, 2021
Dorian Keletela,Cyrille Tchatchet, Luna Solomon et Popole Misenga

Vingt-neuf athlètes réfugiés, dont dix africains originaires du Cameroun, du Congo, d’Érythrée, de RD Congo, du Soudan et du Soudan du Sud, ont participé aux Jeux olympiques de Tokyo. Portraits.

Ils viennent d’Afrique, de Syrie, d’Irak, du Venezuela, d’Iran et d’Afghanistan, souvent de pays en guerre ou minés par des conflits régionaux, et où les droits de l’homme ne sont qu’un vague concept. Parmi ces 29 athlètes, 10 sont originaires d’un continent africain qu’ils ont fui pour au moins un des motifs évoqués plus haut.

Les Soudanais du Sud sont les plus représentés avec Rose Likonyen, James Chiengijek, Anjelina Lohalith et Paulo Likoro (athlétisme), devant les Érythréens Luna Salomon (tir) Tachlowini Gabriyesos (athlétisme), le Congolais de Brazzaville Dorian Keletela (athlétisme) et celui de RDC, Popole Misenga (judo), le Camerounais Cyrille Tcvhatchet (haltérophilie) et le Soudanais Jamal Mohamed (athlétisme). Portraits.

• Érythrée : Luna Solomon, espoir du tir à la carabine

Luna Solomon aux JO de Tokyo le 24 juillet 2021

« Trouvez-moi une activité, n’importe laquelle. » C’est cette demande adressée à l’assistance sociale lausannoise chargée de la suivre peu de temps après son arrivée en Suisse, en 2015, qui a orienté Luna Salomon, désormais âgée de 25 ans, vers le tir à la carabine. Six ans plus tard, la jeune Érythréenne participe aux Jeux olympiques de Tokyo, une hypothèse rendue possible par son intégration au programme « Make a mark », lancé par l’Italien Niccolo Campriani, triple champion olympique de tir et employé au Comité International Olympique (CIO), basé à Lausanne.https://www.youtube.com/embed/3jCGIj0UPto?feature=oembed

Son histoire ressemble à celle de centaines de milliers de ses compatriotes qui ont fui l’Erythrée, cette prison à ciel ouvert dirigée par le tyrannique Isaias Afwerki. Une fuite en voiture, puis à pied, via le Soudan et la Libye, et enfin en bateau, sur une embarcation surchargée et sauvée in extremis de la catastrophe par des navires italiens. Aujourd’hui, Luna Salomon a appris le français, a trouvé un emploi et a eu un enfant en 2020.

Sa performance à Tokyo : éliminée lors des qualifications

• Cameroun : Cyrille Tchatchet, champion d’haltérophilie

Cyrille Tchatchet lors de l’épreuve d’haltérophilie dans la catégorie des moins de 96kg, le 31 juillet 2021

Réfugié en Angleterre, Cyrille Tchatchet (26 ans) n’a jamais expliqué aux journalistes qui le questionnaient pourquoi il ne veut pas rentrer au Cameroun, un pays où il ne « serait pas en sécurité », comme il l’a plusieurs fois répété. L’haltérophile avait profité des Jeux du Commonwealth 2014, organisés à Glasgow (Écosse), pour filer à l’anglaise. Pendant des semaines, il a dormi dans la rue ou sous les ponts, avec quelques livres sterling en poche et sans réelles perspectives d’avenir. « J’ai souvent pensé au suicide, j’étais en pleine dépression », avait-il avoué plus tard lors d’une interview.

IL A ÉTÉ SACRÉ CHAMPION DE GRANDE-BRETAGNE DANS LES CATÉGORIES DES MOINS DE 94 ET 96 KILOS

Son arrestation par la police écossaise lui a paradoxalement permis de déposer un dossier de demandeur d’asile. Après s’être soigné, Tchatchet a migré vers Birmingham, en Angleterre, et a obtenu le statut de réfugié. Il est même devenu champion de Grande-Bretagne dans les catégories des moins de 94 et 96 kilos. Il suit actuellement des études à l’université du Middlesex, au nord de Londres, afin de devenir infirmier en santé mentale.

Sa performance à Tokyo : 10e dans la catégorie des moins de 96 kg

• Congo : Dorian Keletela, le « sprinteur aux pieds tordus »

Dorian Keletela lors des qualifications pour le 100m dans le stade olympique de Tokyo, le 31 juillet 2021

En 2016, alors qu’il n’était âgé que de 16 ans, la mort de ses parents l’a définitivement décidé à quitter le Congo et à rejoindre le Portugal, avec l’aide de sa tante. Tout juste arrivé à Lisbonne, Dorian Keletela a demandé et obtenu l’asile. « Au Congo, il y a des conflits ethniques et politiques, et je voulais vivre dans un pays où on respecte les droits humains », avait expliqué Dorian Keletela lors d’une interview accordée à Eurosport.

Le jeune Congolais, qui avait goûté à l’athlétisme à 15 ans, quelques mois avant de fuir son pays, a pu prendre une licence et s’entraîner au Sporting Portugal, le prestigieux club omnisports de Lisbonne, certes davantage connu pour la qualité de son équipe de football. Ce spécialiste du 100 mètres, parfaitement à l’aise avec la langue de son pays d’accueil, est surnommé par la presse locale « le sprinteur aux pieds tordus », non pas à cause d’une malformation mais de sa façon de marcher.

Ce n’est qu’en juin dernier, quelques semaines avant le début des JO de Tokyo, que Keletela a appris que la demande de la Fédération portugaise d’athlétisme pour qu’il intègre l’équipe internationale des réfugiés avait été acceptée. Avec une mission, « représenter les 80 millions de réfugiés dans le monde ».

Sa performance à Tokyo : éliminé au stade des séries

• RDC : Popole Misenga, as du judo

L’histoire de ce Congolais de 22 ans au prénom pour le moins original est une des plus dramatiques de celles vécues par les membres de cette équipe de réfugiés. Né à Bukavu, au cœur d’une région martyrisée par la guerre et les massacres, Misenga a perdu sa mère, tuée dans les combats, et son frère et ses sœurs ont disparu. À Kinshasa, où il trouve refuge dans un orphelinat après des jours d’errance dans la jungle, le judo lui permet de donner un peu de sens à sa vie.

Mais la brutalité d’un de ses entraîneurs, capables de priver de nourriture et d’enfermer dans des pièces minuscules ceux qui échouent lors des compétitions, le pousse à fuir au Brésil en 2013, à l’occasion des Championnats du Monde organisés à Rio de Janeiro et auxquels Popole Misenga participe sous les couleurs congolaises. Trois ans plus tard, après avoir obtenu l’asile politique, il participe aux jeux Olympiques, toujours à Rio, où il atteint les 8e de finale dans la catégorie des moins de 90 kg.

Sa performance à Tokyo : éliminé en 16e de finale et en 8e de finale lors du tournoi par équipes mixtes.

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

Les athlètes masculins procurent trois autres médailles au Canada en athlétisme

août 6, 2021

TOKYO — Par une soirée où le sprinteur étoile Andre De Grasse a accepté le témoin, en route vers le titre d’athlète masculin canadien totalisant le plus grand nombre de médailles olympiques, Mohammed Ahmed a puisé dans ses ressources pour offrir au Canada un premier podium à l’épreuve masculine du 5000 mètres.

© Fournis par La Presse Canadienne

Quarante-huit heures après avoir mérité l’or au 200 mètres, De Grasse a amorcé le dernier segment en cinquième place mais a néanmoins propulsé le Canada jusqu’à la troisième marche du podium au relais masculin 4 x 100 mètres, vendredi aux Jeux de Tokyo.

Le quatuor composé d’Aaron Brown, de Jerome Blake, Brendon Rodney et de De Grasse a uni ses efforts pour réaliser un chrono de 37,70, à exactement deux dixièmes de seconde des Italiens, médaillés d’or. Ce temps est le meilleur de la saison pour le Canada.

De Grasse a doublé le représentant de la Chine lors du segment final pour offrir au Canada la médaille de bronze de l’épreuve à des deuxièmes Jeux consécutifs.

En six finales en athlétisme réparties sur deux olympiades, l’Ontarien de 26 ans n’est jamais passé à côté d’un podium.

«C’est toujours une merveilleuse sensation. C’est extraordinaire de gagner ma sixième médaille. Je suis vraiment très heureux», a réagi De Grasse.

«Bien sûr, j’essaie seulement d’être meilleur chaque fois. J’ai hâte à Paris dans (trois) ans et je vais essayer de répéter.»

Questionné sur ce que pouvaient représenter toutes les récompenses qu’a reçues De Grasse pour ses coéquipiers, Brown s’est présenté au micro et a résumé le tout à l’aide d’un acronyme : «GOAT (Greatest of All Time – Plus grand de tous les temps).

«C’est simple et clair. Il mérite toutes ces fleurs. Il se présente à chaque championnat (…) Andre De Grasse va se présenter et obtenir des médailles. Alors, je vais tout simplement le mettre en valeur, il est mon homme.»

Le couronnement

Un peu plus tôt en soirée, Ahmed est passé en deuxième vitesse dans le dernier tour pour décrocher la médaille d’argent au 5000 mètres.

Se qualifier pour les Jeux olympiques est déjà une réussite en soi, mais remporter une médaille – ou, dans le cas des olympiens suivants, plusieurs – est un exploit dont très peu d’athlètes peuvent se targuer.

Installé en cinquième position avec quelques centaines de mètres à parcourir, Ahmed a profité d’une brèche à l’intérieur de la piste pour dépasser l’Ougandais Jacob Kiplimo, le Kenyan Nicholas Kipkorir Kimeli et l’Américain Paul Chelimo.

Ahmed a parcouru la distance en 12:58,61 et il n’a été devancé que par le détenteur du record du monde, l’Ougandais Joshua Cheptegei (12:58,15).

«Chaque déception, chaque course qui n’a pas répondu à mes attentes m’a amené ici», a déclaré Ahmed.

«La surprise dans mon visage vient de tout ce que j’ai vécu pendant 16 années incroyables. J’ai 30 ans. Je ne sais pas combien d’opportunités il me reste. D’y arriver est incroyable. Et j’étais passé si près en 2016 (à Rio, il s’est classé quatrième). Là-bas, je pleurais des larmes d’agonie et de défaite.»

Ahmed a amorcé les Jeux de Tokyo en terminant sixième au 10 000 mètres. Il avait pris les devants avec moins de deux tours à faire, mais il a manqué d’énergie lors des 300 derniers mètres.

En début de journée, Evan Dunfee a effectué une poussée dans les derniers mètres de l’épreuve du 50 km marche pour remporter la médaille de bronze.

Le Britanno-Colombien de 30 ans a accédé au podium lors d’une journée chaude et humide. Il faisait en effet 25 degrés Celsius avec un taux d’humidité de 70 pour cent au départ de la course, au petit matin. Puis, lorsque Dunfee a croisé le fil d’arrivée, la température ressentie s’élevait à 32 degrés.

Le Polonais Dawid Tomala a triomphé en trois heures 50 minutes et huit secondes (3:50:08) devant l’Allemand Jonathan Hilbert (3:50:44).

Dunfee a dépassé l’Espagnol Marc Tur lors du dernier tour pour se tailler une place sur le podium. Le Canadien a levé ses bras dans les airs en arrivant au fil d’arrivée en 3h50:59.

«Je n’ai pas besoin de la médaille pour me prouver ce que je suis capable de faire, a mentionné Dunfee. Je suis fier de ce que j’ai accompli aujourd’hui. C’est un moment auquel je rêve depuis 21 ans.

«Je ne pourrais pas être plus heureux.»

Mathieu Bilodeau, de Québec, s’est classé 45e.

Par ailleurs, la Canadienne Gabriela Debues-Stafford a terminé au cinquième rang lors de la finale du 1500 mètres, en 3:58,93.

À mi-course, Debues-Stafford occupait la troisième position mais n’a pas été en mesure de maintenir le rythme.

Avec La Presse Canadienne

Soccer féminin : le Canada remporte l’or olympique contre la Suède

août 6, 2021

Après s’être contentée de la médaille de bronze aux Jeux de Londres et de Rio, l’équipe canadienne de soccer féminin repartira de Tokyo avec la médaille d’or au cou.

Le but de Jessie Fleming, inscrit sur un tir de pénalité à la 67e minute de jeu, a complètement changé l'allure du match.

© Francois Nel/Getty Images Le but de Jessie Fleming, inscrit sur un tir de pénalité à la 67e minute de jeu, a complètement changé l’allure du match.

Christine Sinclair et compagnie ont vaincu la Suède par la marque de 1-1 (3-2 t.a.b.) en finale du tournoi olympique de soccer féminin, vendredi, au terme d’un match âprement disputé.

Complètement dominées en première mi-temps, les Canadiennes ont su puiser dans leurs réserves pour renverser la vapeur et aller chercher une victoire historique.

En temps réglementaire, un tir de pénalité de Jessie Fleming a annulé l’ouverture du score de Stina Blackstenius, ouvrant la voie à une conclusion en tirs de barrage.

La gardienne Stephanie Labbé a effectué deux arrêts, tandis que Julia Grosso a réussi le tir gagnant, inscrivant ainsi son nom dans l’histoire à jamais.

Avec CBC/Radio-Canada

Le Canada accède à la finale du tournoi olympique de soccer féminin

août 2, 2021

TOKYO — L’équipe canadienne de soccer féminin voulait changer la couleur de sa médaille. Elle aura l’occasion de le faire

© Fournis par La Presse Canadienne

Jessie Fleming a profité d’un penalty en deuxième demie pour guider le Canada vers une victoire de 1-0 contre les États-Unis, lundi, lors du tournoi olympique des Jeux de Tokyo.

Les Canadiennes sont passées en finale, où elles affronteront l’Australie ou la Suède.

L’Américaine Tiema Davidson a commis une faute à l’intérieur de la surface de réparation, offrant un penalty à ses adversaires. Fleming a élevé le ballon tout juste hors de portée de la gardienne Adrianna Franch pour inscrire le seul but de la rencontre.

«J’ai pris une grande respiration et j’ai exécuté ce que j’ai déjà fait auparavant», a dit Fleming.

Le Canada avait gagné la médaille de bronze en soccer féminin au cours des deux derniers Jeux olympiques. Il s’était notamment incliné de façon dramatique contre les Américaines lors des demi-finales des Jeux de Londres, en 2012.

Une autre équipe féminine a progressé, lundi, mais cette fois au tournoi de volleyball de plage.

Melissa Humana-Paredes et Sarah Pavan ont gardé leur erre d’aller en défaisant les Espagnoles Liliana Fernandez Steiner et Elsa Baquerizo McMillan en deux manches identiques de 21-13.

Humana-Paredes et Pavan, les championnes du monde en titre, ont rejoint en quarts de finale la paire canadienne composée de Brandie Wilkerson et Heather Bansley. 

Le Canada est le seul pays à encore compter sur deux équipes lors de ce tournoi féminin. 

«Normalement, à ce point-ci de la compétition, il y aurait deux équipes américaines ou brésiliennes, mais là, nous avons deux duos canadiens. Je crois que ça représente beaucoup pour notre pays et notre fédération», a souligné Humana-Paredes. 

Humana-Paredes et Pavan, qui n’ont toujours pas perdu une manche à Tokyo, se mesureront aux Australiennes Mariafe Artacho Del Solar et Taliqua Clancy lors du tour suivant. Wilkerson et Bansley croiseront le fer avec les Lettonnes Tina Graudina et Anastasija Kravcenoka. 

Humana-Paredes et Pavan ont été sacrées championnes du monde en 2019 et ont remporté la médaille d’or aux Jeux du Commonwealth, en 2018. 

La quête d’une médaille olympique s’est également poursuivie pour quelques athlètes canadiens en canoë-kayak. De façon surprenante même. 

La Québécoise Andréanne Langlois et sa partenaire Michelle Russell, de la Nouvelle-Écosse, ont toutes les deux accédé aux courses de K1 200 mètres, qui auront lieu mardi. 

Langlois a remporté sa course de quarts de finale en un temps de 41,728 secondes. Russell, qui a pris le deuxième échelon, a livré une course endiablée au cours de laquelle quatre kayakistes ont franchi la ligne d’arrivée pratiquement en même temps. 

«La priorité était le K4 500 mètres. Le K1 200 mètres, c’est un peu un bonbon pour nous, a indiqué Langlois. C’était une belle surprise aujourd’hui.» 

L’Ontarien Roland Varga et le Néo-Écossais Connor Fitzpatrick ont quant à eux obtenu leur billet pour les demi-finales de l’épreuve du C2 1000 mètres. 

Les Ontariens Simon McTavish, Alanna Bray-Lougheed et Madeline Schmidt sont toutefois arrivés à court. 

En athlétisme, Lucia Stafford et Gabriela Debues-Stafford se sont qualifiées pour les demi-finales du 1500 mètres après avoir montré les septième et huitième meilleurs chronos. Stafford a d’ailleurs réussi un sommet personnel (4:03,52). 

À l’épreuve de 200 mètres chez les dames, Crystal Emmanuel a réussi son meilleur temps de la saison (22,74 secondes) pour accéder à la demi-finale, mais elle a ensuite montré un chrono de 23,05 secondes, ce qui n’a pas été suffisant pour qu’elle accède à la finale.

Au 400 mètres haies, la Canadienne Sage Watson a bravé une pluie battante pour franchir la ligne d’arrivée en 55,51 secondes. Son cinquième rang dans sa demi-finale l’a éliminée de la finale.

En lutte, dans la catégorie féminine des 68 kilogrammes, Danielle Suzanne Lappage s’est inclinée 7-0 en huitièmes de finale contre Khanum Velieva, une représentante du Comité olympique russe. 

Lors des qualifications de l’épreuve de poursuite par équipes en cyclisme sur piste, les Canadiennes ont pris le huitième et dernier rang après avoir montré un chrono de 4:15,832. Du côté masculin, le quatuor canadien s’est emparé de la sixième place (3:50,455).

Au tremplin de trois mètres, le jeune Québécois de 17 ans Cédric Fofana a conclu les qualifications en 29e position et il a été exclu des demi-finales.

Avec La Presse Canadienne

Soccer féminin: le Canada bat le Brésil en tirs de barrage et passe en demi-finale lundi

juillet 30, 2021

L’entraîneure-chef Bev Priestman savait qu’elle pouvait se fier à la gardienne de but Stephanie Labbé au moment où le sort de l’équipe féminine de soccer du Canada reposait entre ses mains, vendredi, aux Jeux olympiques de Tokyo.

© Fournis par La Presse Canadienne

Labbé a été victime d’une vilaine chute dans les derniers instants de la période supplémentaire lorsque la Brésilienne Debinha l’a fait trébucher au moment où Labbé essayait de capter un ballon lobbé.

Celle-ci a ensuite concédé des buts sur les trois premiers essais du Brésil en tirs de barrage, avant de réaliser deux arrêts d’une importance capitale qui ont propulsé le Canada vers une victoire en prolongation, après 120 minutes de jeu qui s’étaient terminées par un score de 0-0.

© Fournis par La Presse Canadienne

Après deux arrêts presque totalement identiques contre Andressa et Rafaelle, Labbé a couru à toute vitesse vers ses coéquipières pour une étreinte de groupe après qu’elles eurent dominé le Brésil 4-3 aux tirs de barrage.

© Fournis par La Presse Canadienne

Les grands joueurs relèvent leur jeu d’un crandans les grands moments  et je n’avais aucun doute, lorsque nous sommes arrivées au tir (de Rafaelle) qu’elle effectuerait l’arrêt», a déclaré Priestman.

Vanessa Gilles a marqué le filet décisif, après des buts de Jessie Fleming, d’Ashley Lawrence et d’Adriana Leon.

Le Canada s’était retrouvé face à un déficit hâtif lorsque la capitaine Christine Sinclair – l’athlète ayant réussi le plus grand nombre de buts en soccer international – eut été frustrée par un arrêt de la gardienne Barbara lors du tout premier tir de la séance.

«C’est ce que représentent les Jeux olympiques, ces matchs serrés qui mènent à des performances qui nous rendent vraiment fiers», a déclaré Labbé.

«Je suis tellement fière de l’équipe devant moi aujourd’hui. Et que j’aie pu faire ma part et aider cette équipe à récolter une victoire est un moment de grande fierté pour moi.»

Marta, Debinha, et Erika avaient procuré l’avantage au Brésil en déjouant Labbé lors de ses trois premières tentatives.

«Je les voyais comme un groupe susceptible de monter sur le podium», a déclaré Priestman en parlant des Brésiliennes.

«Le Brésil compte des joueuses incroyables, mais je suis vraiment, vraiment fière, et nous ne pouvons mésestimer la qualité de l’équipe brésilienne.»

En demi-finale lundi, le Canada affrontera les États-Unis, qui, à leur tour, ont dominé une séance de tirs de barrage par le score de 4-2 contre les Pays-Bas. Les deux équipes avaient complété 120 minutes de jeu avec un score de 2-2.

L’autre demi-finale, également lundi, réunira l’Australie et la Suède. L’Australie a défait la Grande-Bretagne 4-3 en temps additionnel tandis que la Suède a éliminé le Japon 3-1.

Opportunités manquées

Le Canada avait eu des chances d’inscrire la victoire pendant les 30 minutes de temps additionnel.

Leon, insérée tardivement dans le match, a effectué une poussée sur le flanc droit à la 105e minute et tenté un tir bondissant qui a raté de peu le filet brésilien.

À l’autre extrémité, Labbé a gardé le Canada dans le match en stoppant une déviation de la tête de la part d’Erika, à la 118e minute.

Environ une minute plus tard, Lawrence a obtenu une autre chance de marquer, mais son tir a survolé la barre horizontale.

«Quelle performance par l’équipe sur le plan défensif», a loué Labbé. «Nous sommes solides contre quelques-unes des meilleures attaquantes au monde (…) et sur le plan offensif, j’ai trouvé qu’on a eu de bonnes opportunités.»

Le match a été joué au stade Miyagi, devant environ 4000 spectateurs éparpillés dans le stade de 49 000 sièges.

Selon Labbé, le fait de voir des drapeaux canadiens parmi l’assistance et d’entendre des cris des partisans ont aidé toute l’équipe.

«Nous avons fait de notre mieux pour reconnaître leur présence et les remercier. C’était tellement spécial de pouvoir enfin voir des spectateurs dans les gradins, et nous avons vraiment senti leur soutien.»

«Dans des matchs comme ça, qui nécessitent 120 minutes de jeu et des tirs de pénalité, cette petite somme d’énergie peut aider une équipe à triompher.»

Les spectateurs ne sont pas admis sur les lieux de compétition situés à l’Intérieur de la préfecture de Tokyo, dans le but de ralentir la propagation de la COVID-19.

Toutefois, le duel entre le Canada et le Brésil a eu lieu à plus de 360 kilomètres au nord de la plus grande ville du Japon, loin de l’étendue de l’état d’urgence qui y a été décrété.

Avec La Presse Canadienne

Tokyo 2021 : la Franco-Congolaise Madeleine Malonga vice-championne olympique

juillet 29, 2021

Madeleine Malonga expose sa belle médaille d’argent à Tokyo (Franck Fife/AFP)

Engagée en – de 78 kilos, la judokate Madeleine Malonga s’est inclinée en finale face à la Japonaise Shori Hamada.

La Française née de parents congolais a tour à tour éliminé l’Autrichienne Graf en 8e (waza-ari et ippon), la Cubaine Antomarchi en quart (ippon dans le golden-score) puis la Sud-coréenne Yoon (disqualifiée après 3 pénalités).

Mais en finale, le Congolais a été rapidement battue par Shori Hamada sur ippon en 1 minute 09. Une revanche pour la Japonaise, battue par Malonga en finale du mondial 2019, à Tokyo.

Championne du monde, d’Europe et vice-championne olympique, la judokate de 27 ans va désormais pouvoir se concentrer sur les JO 2024, à Paris, pour s’offrir le titre suprême.

Avec Adiac-Congo par Camille Delourme

Canada: La Rimouskoise Maude Charron est sacrée championne olympique

juillet 27, 2021

TOKYO — La Rimouskoise Maude Charron avait pour objectif d’offrir sa meilleure performance à Tokyo. Il s’avère qu’elle lui a permis de mettre la main sur la médaille d’or dans la catégorie des 64 kg, mardi soir, aux Jeux olympiques de Tokyo.

Tokyo 2020 Olympics - Weightlifting - Women's 64kg - Group A - Tokyo International Forum, Tokyo, Japan - July 27, 2021. Maude Charron of Canada celebrates after a lift. REUTERS/Edgard Garrido

© REUTERS/Edgard Garrido Tokyo 2020 Olympics – Weightlifting – Women’s 64kg – Group A – Tokyo International Forum, Tokyo, Japan – July 27, 2021. Maude Charron of Canada celebrates after a lift. REUTERS/Edgard Garrido

Elle devient la deuxième championne olympique de l’histoire canadienne en haltérophilie après Christine Girard en 2012.

Charron a réussi 105 kg à l’arraché et 131 kg à l’épaulé-jeté pour totaliser 236 kg. Elle a devancé l’Italienne Giorgia Bordignon (232) et Chen Wen-Huei de Taïpei (230).

Charron avait déjà démontré qu’elle était un espoir de médaille quand elle a réussi trois records panaméricains à Saint-Domingue en République dominicaine plus tôt cette année.

Avec La Presse Canadienne

La Guinée se retire des Jeux de Tokyo en raison de la pandémie de COVID-19

juillet 22, 2021

CONAKRY, Guinée — La Guinée a choisi de se retirer des Jeux olympiques de Tokyo en raison de la résurgence des cas de COVID-19 et de l’apparition des variants.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le pays africain devait envoyer cinq athlètes au Japon.

Le ministère des Sports Sanoussy Bantama en a fait l’annonce dans une lettre envoyée mercredi au président du Comité olympique de Guinée.

«En raison de la propagation des variants de la COVID-19, le gouvernement, qui veut protéger la santé des athlètes guinéens, a décidé d’annuler la participation de la Guinée aux 32e Jeux olympiques, prévus à Tokyo», peut-on lire dans la déclaration.

Quelques jours seulement avant cette annonce, le secrétaire général du Comité olympique de Guinée, Ben Daouda Nassoko, avait mentionné à l’Associated Press que sa délégation venait de recevoir les fonds nécessaires pour se rendre à Tokyo.

La lutteuse Fatoumata Yarie Camara est l’une des athlètes qui seront privés d’une participation aux JO.

«La question que je me pose est: si le pays hôte — le Japon — n’a pas annulé les Jeux en raison de la pandémie, alors pourquoi la Guinée a choisi de ne pas participer?» a-t-elle souligné.

«Pourquoi? C’est ce que je me demande, mais je n’ai toujours pas trouvé de réponse.»

Les autres athlètes guinéens qui devaient participer aux compétitions sont les nageurs Mamadou Tahirou Bah et Fatoumata Lamarana Toure, le sprinteur Aissata Deen Conte et le judoka Mamadou Samba Bah.

La Guinée a envoyé une délégation lors de 11 Jeux olympiques, mais elle n’a jamais remporté de médaille.

La Corée du Nord est le seul autre pays à s’être retiré des Jeux de Tokyo, également en raison de la pandémie.

Avec Boubacar Diallo et Carley Petesch, The Associated Press

Canada-Québec: L’expertise sanitaire trifluvienne aux Jeux de Tokyo

juillet 9, 2021

Les copropriétaires de Proaxion ainsi que deux de leurs techniciens viennent tout juste de s’envoler pour Tokyo. Il ne s’agit pas d’athlètes, mais bien d’experts sanitaires. L’entreprise dont le siège social est situé à Trois-Rivières sera responsable de la mise en œuvre des protocoles sanitaires et de la désinfection des installations du Comité olympique canadien et du Comité paralympique canadien.

Les copropriétaires de l’entreprise Proaxion, Jean-François Picard et Brian Massie.

© Courtoisie Les copropriétaires de l’entreprise Proaxion, Jean-François Picard et Brian Massie.

«Nous sommes vraiment fiers de cette entente avec le Comité olympique canadien. Ceci confirme notre position de leader en gestion sanitaire», souligne Brian Massie, copropriétaire de Proaxion.

Protéger les athlètes

Proaxion fournira plusieurs services au Comité olympique canadien et au Comité paralympique canadien. La compagnie suivra le protocole Surface Sécure qui consiste à appliquer une membrane protectrice sur diverses surfaces comme les poignées, les tables, les chaises des espaces communs et des chambres de salle de bain.

Ensuite, lors de l’arrivée des sportifs de haut niveau sur le site, Proaxion assumera de la supervision de l’entretien ménager effectué par les équipes locales. Afin de garantir que les normes sanitaires strictes sont respectées, un technicien de Proaxion procédera même à des cultures bactériennes et des analyses de surface de façon quotidienne. De plus, les produits utilisés et la fréquence de l’entretien ménager seront étudiés dans le but d’assurer un environnement sécuritaire aux athlètes.

«Nous effectuerons aussi de la désinfection électrostatique. Nous sommes aussi responsables de fournir les bornes de prise de température pour les athlètes. La gamme de services offerts par Proaxion permet d’assurer la sécurité et la tranquillité d’esprit aux athlètes et aux athlètes paralympiques afin que ceux-ci se concentrent sur leur performance sportive», ajoute pour sa part Jean-François Picard, copropriétaire de l’entreprise qui compte 14 franchises au pays.

Et de deux!

La collaboration entre l’équipe de Proaxion et le Comité olympique canadien remonte à 2017. À cette époque, la firme trifluvienne s’occupait de la désinfection électrostatique des installations du Comité à Pyeongchang en Corée du Sud.

Cependant, le contexte de pandémie mondiale et l’augmentation des mesures sanitaires ont amené le groupe à offrir une gamme de services encore plus complète.

Avec  Charles-Antoine Boulanger – Le Nouvelliste