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Douze civils tués dans une nouvelle attaque jihadiste dans le nord du Mozambique

septembre 21, 2018

Maputo – Douze habitants d’un village du nord du Mozambique ont été tués et quatorze sérieusement blessés jeudi lors d’une nouvelle attaque attribuée à un groupe islamiste qui sème la terreur dans la région depuis des mois, a-t-on appris vendredi de source locale.

« Dix personnes ont été tuées par balle et deux sont mortes brûlées », a indiqué à l’AFP cette source qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat.

Les assaillants ont également incendié 55 maisons de ce petit village isolé, Pequeue, situé non loin de l’archipel touristique des îles Quirimbas, a-t-elle poursuivi, précisant qu’une des victimes avait également été décapitée.

« Une ambulance a été envoyée ce matin à Pequeue pour transporter les 14 blessés à l’hôpital de Macomia », le chef-lieu du district, a pour sa part indiqué à l’AFP un responsable des services de santé de la province du Cabo Delgado.

Cette attaque est la plus meurtrière commise par ces jihadistes depuis leur émergence en octobre 2017.

Désigné par la population sous le nom de « shababs » (« les jeunes » en arabe), ce groupe de jeunes musulmans radicaux a tué une cinquantaine de civils, brûlé des villages et contraint des milliers de leurs habitants à l’exode.

L’armée et la police ont déployé d’importants renforts dans le Cabo Delgado, proche de la frontière tanzanienne, où les « shababs » opèrent.

Dans un incident séparé, des éléments du même groupe ont attaqué jeudi un convoi militaire dans le secteur de Pundanhar, près de la frontière avec la Tanzanie, tuant un officier des forces armées mozambicaines, a rapporté une source policière.

« L’attaque s’est produite à la nuit tombée lors d’une patrouille des forces de sécurité. Les assaillants portaient des uniformes militaires et des armes de gros calibre », a déclaré à l’AFP ce policier qui a requis l’anonymat.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2018 11h32)                                                        

France: un jihadiste présumé libéré après l’erreur d’un juge

août 22, 2018

Paris – Un jihadiste présumé, qui était en détention provisoire avant son procès en France prévu en novembre, a été libéré de prison en avril après une erreur d’un juge d’instruction, a indiqué mercredi à l’AFP le ministère de la Justice.

Ce jihadiste présumé, Oualid B., doit être jugé à Paris aux côtés de Reda Bekhaled et de ses frères, soupçonnés d’être impliqués dans un projet d’attentat en 2014 dans la métropole lyonnaise, dans le centre-est de la France, et dans une filière d’acheminement de combattants en Syrie.

Oualid B. est sorti le 3 avril, un juge d’instruction ayant oublié de renouveler sa détention provisoire. Il est depuis en liberté, mais sous « contrôle judiciaire très strict », selon le ministère de la Justice, confirmant ainsi une information de l’hebdomadaire Le Canard enchainé.

L’affaire a eu « un retentissement très important en interne », reconnaît une source proche du dossier.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a déploré mercredi un « dysfonctionnement grave » et insisté que « la priorité est de retrouver cet individu ».

Une inspection mandatée par la ministre de la Justice Nicole Belloubet « est en cours » pour « comprendre comment un acte ayant potentiellement des conséquences graves, eu égard au profil lourd de l’intéressé, a pu se produire », indique la Chancellerie.

Selon Le Canard enchaîné, le juge d’instruction a été convoqué par sa hiérarchie qui lui a demandé, en vain, de quitter ses fonctions. Interrogée, la présidence du tribunal de Paris n’a pas souhaité faire de commentaire.

Le magistrat n’a pas pour le moment été sanctionné, selon une source proche du dossier.

En mai, Oualid B. a de nouveau été interpellé, car il se trouvait hors de la zone autorisée dans le cadre de son contrôle judiciaire. Selon Le Canard enchaîné, il conduisait sans permis et son téléphone portable contenait des images de jihadistes armés et un film de propagande de l’organisation Etat islamique.

Jugé en comparution immédiate, Oualid B. est ressorti libre du tribunal, alors que le parquet avait requis dix mois de détention. Le parquet a fait appel et Oualid B. devrait être jugé en appel pour ces faits le 13 septembre à Paris.

Au total, 15 personnes sont accusées dans ce dossier antiterroriste, dont un mineur au moment des faits. Ils seront jugés par la cour d’assises des mineurs du 12 au 30 novembre. Cependant, huit d’entre eux partis en zone irako-syrienne, parmi lesquels trois des frères Bekhaled, font l’objet d’un mandat d’arrêt.

« Si projet d’attentat il y a, la cible n’a jamais été éclaircie », a commenté auprès de l’AFP un avocat de la défense. « Il a été évoqué un temps qu’il s’agisse d’un rendez-vous annuel à Lyon du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), mais rien n’est jamais venu étayer ce soupçon », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 22 août 2018 13h14)                                                        

Une jihadiste française condamnée à la perpétuité en Irak

avril 17, 2018

La jihadiste française Djamila Boutoutaou devant la Cour pénale centrale de Bagdad le 17 avril 2018 qui l’a condamnée à la perpétuité / © AFP / Ammar Karim

La jihadiste française Djamila Boutoutaou a été condamnée mardi à la prison à perpétuité pour appartenance au groupe Etat islamique (EI) par la Cour pénale centrale de Bagdad devant laquelle elle a plaidé avoir été dupée par son mari.

Depuis le début de l’année, plus de 280 jihadistes étrangères ont été condamnées à mort où à la prison à vie par les tribunaux de Bagdad, a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

« Quand je l’ai épousé, il était chanteur de rap, c’est en arrivant en Turquie que j’ai découvert que mon mari était un jihadiste », a affirmé en arabe cette Française d’origine algérienne de 29 ans à la cour.

Une fois en Turquie, « où nous devions seulement passer une semaine de vacances », « mon mari a été contacté par un homme nommé al-Qourtoubi », a-t-elle encore raconté.

« Je les entendus parler de départ vers la Syrie et l’Irak », a-t-elle dit et aussitôt, ils « m’ont enfermée dans une cave avec mes enfants » Abdallah et Khadija, a-t-elle encore raconté. « Mon mari m’avait dit ‘je ne veux plus t’entendre’ et il m’a forcé à rester dans cette cave ».

Abdallah, dont elle n’a pas donné l’âge, a ensuite « été tué dans un bombardement », au cours de la longue et meurtrière contre-offensive des forces irakiennes pour repousser les jihadistes après leur percée fulgurante de 2014, a-t-elle dit. « Avant sa mort, je pesais 122 kilos, aujourd’hui, à cause de ma tristesse, je n’en pèse plus que 47 ».

Avant de commencer à l’interroger, le juge a demandé à la jeune femme qui s’est présentée en arabe comme « mère au foyer née en 1989 » si elle était assistée d’un avocat.

Brandissant une lettre qu’elle a présentée comme celle « d’un avocat français nommé Martin Pradel transmise par (sa) mère », la jeune femme a indiqué ne pas savoir si son défenseur avait pu faire le déplacement.

A trois reprises, les huissiers de la cour ont appelé l’avocat français par son nom. Faute de réponse, le juge a assigné un avocat commis d’office qui a plaidé pour la clémence, arguant que Djamila Boutoutaou avait été forcée par son mari de rejoindre l’EI.

A la question du juge: « as-tu rejoint l’EI avec ton mari Mohammed Nassereddine et tes deux enfants? », la jeune femme qui a comparu dans un box grillagé en bois vêtue d’une tunique rose et d’un foulard marron, a répondu qu’elle l’avait fait contre son gré.

– ‘Obligée’ de rejoindre l’EI –

« C’est mon mari qui m’a obligée », a-t-elle dit et redit.

« Pendant les dix mois que j’ai passés en Irak, je n’ai pas vu mon mari qui passait son temps hors de la maison », a-t-elle poursuivi.

« Il a été tué près de Mossoul, alors nos voisins nous ont emmenés à Tal Afar, et là-bas la femme de mon voisin et moi-même nous nous sommes rendues aux peshmergas », les combattants kurdes qui tenaient alors de larges pans du nord de la province de Ninive, où se trouvent Mossoul et Tal Afar.

Là, elle a été retenue dans le camp Tel Keif, avec d’autres femmes et enfants de jihadistes.

En pleurs, elle a ajouté: « c’est comme si j’avais passé deux ans en prison: dix mois chez l’EI puis plus d’un an en prison ».

Régulièrement, des ressortissantes étrangères sont condamnées à la perpétuité ou à la peine capitale en Irak pour avoir rejoint l’EI.

Lors de la même audience, deux Russes, âgées d’une vingtaine d’années, Alvira et Alisa, tenant chacune un nourrisson dans les bras, vêtues d’une veste rose sur une robe noire et coiffées d’un foulard de la même couleur, ont également écopé d’une peine de réclusion à perpétuité ainsi que deux Kirghizes. Cinq Azéries ont été condamnées à mort.

En outre, et pour la première fois, une ressortissante de Trinidad et Tobago a été condamnée à la prison à perpétuité.

Depuis janvier, 97 femmes ont été condamnées à mort, 185 à la prison à vie, 15 à 3 ans de prison et une à un an de prison, selon une source judiciaire. La plupart des condamnées sont Turques, ou originaires des anciennes républiques de l’Union soviétique.

Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale.

Dans un verdict tranchant radicalement avec la sévérité habituellement observée, une autre Française, Melina Boughedir, 27 ans, avait été condamnée en février à sept mois de prison. Cette clémence s’explique par le fait qu’elle n’était pas jugée au titre de la loi sur le terrorisme mais sur l’accusation de séjour illégal en Irak.

La loi antiterroriste irakienne permet d’inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d’avoir aidé l’EI et prévoit la peine capitale pour appartenance au groupe jihadiste même pour des non-combattants.

Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive irakienne.

Romandie.com avec(©AFP / 17 avril 2018 15h01)                

Un jihadiste malien remis à la CPI pour crimes contre de guerre

mars 31, 2018

Des islamistes détruisent un ancien mausolée à Tombouctou, le 1er juillet 2012. / © AFP/Archives / STR

Un jihadiste malien accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre a été remis samedi à la Cour pénale internationale (CPI), où il devra répondre d’atrocités commises à Tombouctou en 2012 et 2013.

Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud est accusé d’avoir participé à la destruction de mausolées dans la ville malienne et d’être responsable de viol et d’esclavage sexuel commis dans le contexte de mariages forcés.

« Il aurait participé à la politique de mariages forcés dont des tombouctiennes ont été victimes, qui ont donné lieu à des viols répétés et à la réduction de femmes et de jeunes filles à l’état d’esclaves sexuelles », a indiqué la CPI dans un communiqué.

Des accusations de torture pèsent également contre le jihadiste, qui a été remis à la CPI par les autorités maliennes et transféré au centre pénitentiaire de la Cour, à La Haye.

M. Al Hassan, 40 ans et de nationalité malienne, aurait été membre d’Ansar Eddine et commissaire de la Police islamique à Tombouctou.

« Les charges qui pèsent contre lui sont représentatives de la criminalité et des persécutions subies par la population », a déclaré dans un communiqué Fatou Bensouda, procureur de la CPI.

– Un précédent historique –

La date de l’apparition de M. Al Hassan devant les juges de la CPI n’a pas encore été communiquée. Le jour venu, il deviendra le deuxième jihadiste islamique à être jugée par la Cour internationale.

Lors d’un verdict historique, la CPI avait condamné en 2016 un premier jihadiste malien, Ahmad Al Faqi Al Mahdi, à neuf ans de prison pour avoir également pris part à la démolition des mausolées protégés à Tombouctou en 2012.

La décision sans précédent de l’unique tribunal permanent jugeant des crimes de guerre au monde avait été perçue comme un avertissement: la destruction du patrimoine de l’humanité ne restera pas impunie.

Ahmad al-Faqi al-Mahdi avait été jugé coupable d’avoir dirigé des attaques contre le site du patrimoine mondial de l’UNESCO lors de la prise de pouvoir jihadiste du nord du Mali en 2012.

Fondée entre le cinquième et le douzième siècle par les tribus touaregs, Tombouctou a été surnommée « la ville des 333 saints » pour le nombre de sages musulmans qui y sont enterrés.

Sous ses intructions, les assaillants ont lancé des bulldozers et asséné des coups de pioche contre les sanctuaires vieux de plusieurs siècles.

Après la condamnation de Al Mahdi, premier jihadiste à être assis sur le banc des accusés de la CPI, créé en 2002 pour juger les pires crimes perpétrés dans le monde, l’arrestation d’un jihadiste malien marque une nouvelle étape.

« L’arrestation de M. Al Hassan et son transfèrement à la CPI envoient un message fort à tous ceux qui, où qu’ils se trouvent, commettent des crimes qui heurtent la conscience humaine », a affirmé Fatou Bensouda.

« J’espère qu’elle signifie au Mali notre détermination et notre résolution à agir comme il se doit et à faire tout ce que nous pouvons pour répondre aux souffrances indicibles infligées à la population malienne », a-t-elle ajoutée.

Romandie.com avec(©AFP / 01 avril 2018 03h22)                

Tunisie: un jihadiste encerclé par les forces de l’ordre « se fait exploser »

mars 19, 2018

Tunis – Un jihadiste présumé « s’est fait exploser » lundi alors qu’il était poursuivi par les forces de l’ordre dans la région de Ben Guerdane, dans le sud de la Tunisie, et un deuxième a été abattu, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

Cet incident intervient quelques jours après la commémoration en grande pompe de la riposte des autorités tunisiennes à des attaques jihadistes sans précédent lancées il y a deux ans contre des locaux de l’armée et de la police à Ben Guerdane, ville située à quelques kilomètres de la frontière libyenne.

La Garde nationale (gendarmerie) avait reçu « des informations sur les mouvements de deux hommes suspects » dans la région, a déclaré lundi à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khalifa Chibani.

Les forces de l’ordre se sont alors rendues dans la zone de Magroun, proche d’une réserve naturelle, où elles ont repéré les deux hommes et ont tenté d’intervenir, mais « l’un d’eux s’est fait exploser », a-t-il dit.

« Après des échanges de tirs (…), les unités sont parvenues à abattre le deuxième élément terroriste », a plus tard annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

L’identité des deux hommes n’est pas connue pour l’instant. La Garde nationale ratisse les environs en coopération avec l’armée, selon le ministère.

Le 7 mars 2016, des jihadistes avaient tenté, sans succès, de prendre pied en Tunisie en lançant des attaques spectaculaires contre Ben Guerdane, qui avaient fait 13 morts parmi les forces de sécurité et sept parmi les civils. Au moins 55 jihadistes avaient été tués, et le chef du gouvernement Youssef Chahed a assuré le 7 mars dernier qu’il voulait « consacrer ce jour comme journée nationale de la victoire contre le terrorisme, et Ben Guerdane comme « la ville de la victoire contre le terrorisme ».

La situation sécuritaire en Tunisie s’est depuis largement améliorée, mais les autorités appellent toutefois toujours à la vigilance. En vigueur depuis fin 2015, l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire a été récemment prolongé pour sept mois.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mars 2018 14h16)                                            

Burkina-Faso/Ouagadougou: soupçons de complicités dans l’armée

mars 4, 2018

Des soldats burkinabè en faction le 3 mars 2018 devant le siège de l’état-major à Ouagadougou, au lendemain de la double attaque jihadiste / © AFP / Ahmed OUOBA

L’enquête sur la double attaque de Ouagadougou progressait dimanche: un jihadiste présumé soupçonné d’avoir joué un rôle clé était entendu par la justice du Burkina Faso qui soupçonne des complicités dans l’armée.

L’homme dont la nationalité n’a pas été révélée a été arrêté vendredi dans les heures qui ont suivi les attaques coordonnées contre l’état-major des armées burkinabè et l’ambassade de France à Ouagadougou, a déclaré à l’AFP une source gouvernementale.

Cet homme est soupçonné d’avoir participé à l’attaque de l’état-major général de l’armée, en plein centre de Ouagadougou et pourrait même être « un cerveau » de l’opération, a-t-on ajouté.

Les attaques ont fait sept morts parmi les forces de sécurité, selon un dernier bilan, et ont été revendiquées samedi soir par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) lié à Al-Qaïda disant agir en représailles à une opération militaire française antijihadiste au Mali.

D’autres assaillants « jihadistes ont peut-être pu s’enfuir » après l’attaque de l’état-major, situé dans le quartier très fréquenté du grand marché de Ouagadougou, selon la source gouvernementale.

Les autorités ont de « très forts soupçons » qu’il y ait « des infiltrés dans l’armée » qui ont renseigné les jihadistes pour l’attaque de l’état-major, a ajouté la source burkinabè.

En effet l’explosion de la voiture piégée qui a précédé l’assaut a totalement détruit une salle de réunion, située en façade du bâtiment, où devait se tenir une réunion de l’état-major de la force antijihadiste du G5 Sahel. La réunion a été changée de salle au dernier moment, évitant un carnage.

– ‘Connaissance des habitudes’ de l’état major –

« Ils avaient une connaissance des habitudes et pratiques courantes au sein de l’état-major, ce qui explique la facilité avec laquelle ils ont accédé au sein de l’état-major par son accès de service, situé au dos de l’entrée principale », avait expliqué samedi une autre source gouvernementale.

Les enquêteurs se demandent si l’attaque contre l’ambassade de France n’était pas une « diversion » avant l’attaque contre l’état-major.

Située dans la zone des ambassades, l’ambassade de France est très bien protégée. La tentative s’est d’ailleurs soldée par la mort des quatre jihadistes qui n’ont pas pu pénétrer dans l’enceinte diplomatique, a aussi expliqué la source gouvernementale.

Toutefois, dans sa revendication, le GSIM a dit avoir agi « en réponse à la mort de plusieurs de ses dirigeants dans un raid de l’armée française dans le nord du Mali il y a deux semaines »,

Le dernier bilan des attaques de vendredi fait état de sept morts parmi les forces de l’ordre burkinabè et plus de 80 blessés, ainsi que de neuf jihadistes tués, selon la première source gouvernementale.

L’un des hommes tués avait été compté à tort dans un bilan précédent parmi les forces de l’ordre parce qu’il portait un treillis militaire. Il s’agissait en réalité d’un jihadiste, dont plusieurs étaient en uniforme, a précisé cette source.

Un procureur et quatre enquêteurs français étaient attendus dimanche à Ouagadougou pour participer à l’enquête sur la double attaque de vendredi, a par ailleurs indiqué la source.

L’activité reprenait normalement dimanche dans la capitale burkinabè, mais, signe de l’extrême tension qui persiste, deux incidents armés se sont produits, dont l’un a fait un mort.

Vers 02H00 heures du matin (locales et GMT), une voiture avec trois hommes à bord a tenté sans succès de forcer un barrage dans la zone de la présidence du Burkina Faso, en périphérie de Ouagadougou, selon une deuxième source gouvernementale.

Deux hommes ont réussi à s’enfuir, le troisième a été arrêté par des membres de la sécurité présidentielle qui tenaient le barrage, à environ 1,5 kilomètre du palais présidentiel.

L’homme arrêté a été abattu deux heures plus tard après avoir tenté de s’emparer de l’arme d’un de ses gardiens, selon cette même source. Les forces de l’ordre ratissaient la zone dimanche.

Cet incident est apparemment sans lien avec l’attaque jihadiste, selon une source sécuritaire, car les hommes n’avaient pas d’armes.

Autre incident dimanche matin, des soldats ont effectué des tirs de sommation contre des passants qui voulaient franchir une barrière dans la zone de l’état-major, toujours totalement bouclée.

– ‘On a tous peur’ –

Le GSIM est une organisation jihadiste regroupant depuis tout juste un an plusieurs entités du Sahel liées à Al-Qaïda. Le nouveau groupe est dirigé par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, chef Ansar Dine.

Le Burkina Faso est depuis 2015 la cible d’attaques jihadistes, qui ont déjà frappé sa capitale, sans jamais toutefois atteindre un tel niveau d’organisation.

Dans la population, la nervosité restait palpable dimanche.

« La paix soit au Burkina Faso. En tout cas nous les croyants, nous allons prier beaucoup pour que les terroristes ne viennent plus au Burkina Faso », a déclaré une commerçante, Suzane Kouama.

Bouri Sawadogo, étudiant, souhaite « que ça s’arrête, parce que, à l’allure ou ça va, franchement, on a tous peur ».

« Notre Etat Major, c’est le cœur de Ouagadougou, le cœur du Burkina Faso qui fut attaqué », dit-il.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mars 2018 14h55)                

Tunisie: deux policiers poignardés devant le Parlement par une « extrémiste »

novembre 1, 2017

Photo d’un membre de la police scientifique tunisienne sur le lieu de l’attaque au couteau contre deux policiers, le 1er novembre 2017 à Tunis / © AFP / FETHI BELAID

 

Un jeune Tunisien « adepte de la pensée extrémiste » selon les autorités a poignardé mercredi deux policiers devant le Parlement à Tunis, blessant grièvement l’un d’eux avant d’être arrêté.

L’homme armé d’un couteau a attaqué les membres des forces de l’ordre vers 08H00 (07H00 GMT), atteignant « le premier à la nuque, le deuxième au niveau des yeux », a déclaré à l’AFP le porte-parole du Parquet, Sofiène Sliti.

L’un d’eux, un commandant, a été gravement blessé. Il a été opéré et était en réanimation dans l’après-midi, a affirmé à l’AFP une source médicale.

Selon le parquet, l’assaillant est né en 1992 et a obtenu en 2016 une maîtrise en informatique. Cet habitant du quartier populaire de Cité Ettadhamen, dans la banlieue de Tunis, est actuellement « chômeur et n’a pas d’antécédents judiciaires ».

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a précisé que l’assaillant avait dit « avoir adopté la pensée takfiriste (extrémiste, ndlr) il y a trois ans ».

L’homme « considère les membres des forces de l’ordre comme des +tawaghit+ selon ses propres termes. Les tuer, croit-il, est une forme de jihad », a affirmé le ministère.

« Tawaghit » est le pluriel de « taghout », terme signifiant « tyran » en arabe et utilisé par la mouvance extrémiste pour qualifier les policiers et militaires.

– ‘Aucun regret’ –

L’un des responsables du poste de police où l’assaillant a été emmené après son arrestation a indiqué à l’AFP qu’il semblait « très conscient de ce qu’il a fait ».

« Il a parlé calmement et n’a manifesté aucun regret », a dit ce responsable sous le couvert de l’anonymat.

« Il nous a dit +ce matin, j’ai fait la prière et j’ai décidé de faire quelque chose pour le jihad. J’ai vu le policier devant moi, pour moi c’est un +taghout+. Et j’ai fait ce que j’ai fait+ », a ajouté la même source, disant rapporter les propos de l’auteur de l’attaque.

Devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP, Parlement), dans le quartier du Bardo, des traces de sang étaient visibles, selon une journaliste de l’AFP sur place. Le lieu de l’attaque a été bouclé par la police.

Depuis la révolution qui a renversé la dictature en 2011, la Tunisie a fait face à un essor de la mouvance jihadiste qui a fait plusieurs dizaines de morts, notamment des policiers, des militaires et des touristes étrangers.

Les autorités affirment avoir fait « des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme », mais elles appellent toujours à la vigilance et des démantèlements de cellules jihadistes sont régulièrement annoncés.

Le pays est sous état d’urgence depuis le 24 novembre 2015, date à laquelle 12 agents de la garde présidentielle avaient été tués en plein Tunis dans un attentat revendiqué par le groupe extrémiste Etat islamique (EI).

Deux autres attaques majeures revendiquées par l’EI avaient eu lieu en mars et juin 2015, respectivement au musée du Bardo à Tunis ainsi que sur une plage et dans un hôtel de Sousse (est). Soixante personnes, dont 59 touristes étrangers, avaient été tuées.

Le musée du Bardo se situe dans le même complexe que le Parlement, dans l’ouest de la capitale.

Le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a appelé devant la presse les Tunisiens « à davantage de solidarité parce que le danger menace la société et le pays entier ».

Interrogé sur l’évolution de l’examen d’un projet de loi visant à « protéger » les forces de sécurité –réclamé par les syndicats policiers mais jugé « dangereux » pour la transition démocratique par la société civile–, M. Ennaceur a indiqué qu’il était « actuellement en commission » et avait « fait l’objet de plusieurs réunions ».

Une rencontre sur le sujet se tiendra avec la société civile, qui a « des propositions concernant cette loi », a-t-il ajouté. « D’un côté nous devons protéger les forces de sécurité (…), mais d’un autre il y a les droits de l’Homme qu’il faut considérer, respecter et appliquer », a-t-il souligné.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 16h05)                

 

Libye : le groupe jihadiste Ansar Asharia annonce sa dissolution

mai 28, 2017

Des membres des forces pro-Haftar lors des combats contre des jihadistes, le 20 mai 2017 à Benghazi (Libye). © Abdullah Doma/AFP

Le groupe libyen Ansar Asharia, classé comme organisation terroriste par l’ONU et les Etats-Unis, a annoncé samedi soir sa « dissolution », dans un communiqué publié sur internet.

Le groupe lié à al-Qaïda est accusé par Washington d’être derrière l’attaque du 11 septembre 2012 contre le consulat américain de Benghazi (est), qui a coûté la vie à l’ambassadeur Christopher Stevens et à trois autres Américains.

 

Dans son communiqué, Ansar Asharia admet implicitement avoir été « affaibli » par la guerre contre les forces du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen.

Le groupe avait perdu son chef, Mohamad Azahawi, tué dans les combats contre les forces pro-Haftar fin 2014 à Bengahzi, avant d’être encore affaibli après la défection de la plupart de ses membres pour faire allégeance à l’organisation Etat islamique (EI).

Camps d’entraînement pour jihadistes

Il a rejoint plus tard le Conseil de la Choura des révolutionnaires de Benghazi, une coalition de milices islamistes, qui s’était emparé de Benghazi en 2014.

Quelques mois plus tard, l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée par le maréchal Haftar leur a déclaré la guerre et a réussi à reprendre une grande partie de la ville. Elle assiège depuis quelques semaines les derniers combattants jihadistes dans deux quartiers du centre-ville.

Formé après la révolution contre le dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011, Ansar Asharia s’était implanté notamment à Benghazi et Derna (est). D’autres filiales ont été créées plus tard à Syrte et Sabratha (ouest).

Le groupe a occupé des casernes et sites militaires abandonnés par l’ancien régime et les a transformés en camps d’entraînement pour des centaines de jihadistes voulant se rendre en Irak ou en Syrie.

Attentats de Paris: les Etats-Unis lancent des sanctions contre Salah Abdeslam

avril 5, 2016

Washington – Les Etats-Unis ont qualifié mardi Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats du 13 novembre à Paris, de terroriste international, ce qui entraîne des sanctions à son encontre selon la loi américaine.

Cette décision, annoncée par le département d’Etat, va permettre le gel des éventuels avoirs de Salah Abdeslam sous juridiction américaine, et il est dorénavant interdit à tout citoyen ou toute entité américaine de faire des affaires avec lui.

Le citoyen français né en Belgique Salah Abdeslam est un membre opérationnel du groupe Etat islamique en Irak et au Levant, a indiqué le département d’Etat.

Le département du Trésor et le bureau qui contrôle les avoirs étrangers ont également confirmé avoir ajouté le nom de Salah Abdeslam à leurs listes des ressortissants étrangers soumis à des sanctions.

Français de Belgique âgé de 26 ans, le jeune homme, petit caïd radicalisé qui a grandi dans la commune bruxelloise de Molenbeek, semble être au cœur du réseau du groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui a semé la mort à Paris (130 morts, plusieurs centaines de blessés) en novembre dernier puis à Bruxelles où 32 personnes sont mortes le 22 mars.

Il a été arrêté le 18 mars à Bruxelles et devrait être prochainement extradé vers la France. Il est soupçonné d’être le dernier membre survivant des commandos jihadistes de Paris et Saint-Denis le 13 novembre.

Des témoins ont identifié Abdeslam comme étant le conducteur d’une voiture pleine d’hommes armés qui ont tué des clients dans plusieurs restaurants à Paris, reprend le communiqué des autorités américaines.

Les enquêteurs français de leur côté ne lui attribuent pas ce rôle de chauffeur des tireurs qui ont ouvert le feu sur les terrasses de bars et restaurants. Selon eux il a convoyé ce soir-là les kamikazes vers le Stade de France, en banlieue parisienne. Lui-même, dans ses premières déclarations après plus de quatre mois de cavale, a minimisé son rôle. Il a aussi raconté qu’il voulait se faire exploser au Stade de France avant de faire machine arrière, selon le procureur de Paris, François Molins.

Les enquêteurs ont retrouvé son ADN à la fois sur une ceinture d’explosifs inutilisée, et avec des traces d’explosifs dans son appartement bruxellois. Abdeslam a dit après son arrestation qu’il voulait se faire exploser devant le stade de football de Paris (le Stade de France à Saint-Denis, Ndlr), mais il a renoncé, ajoute le département d’Etat.

Quatre jours après son arrestation, Bruxelles a à son tour été touchée par des attentats à son aéroport et dans son métro. Les suspects de ces attentats auraient également des liens avec Salah Abdeslam et la cellule terroriste qui a perpétré les attentats de Paris.

Salah Abdeslam aurait nié toute implication dans les attaques du 22 mars à Bruxelles dont il a été mis au courant car il a la télé dans sa cellule.

Romandie.avec(©AFP / 05 avril 2016 17h52)

Attaque jihadiste en Côte d’Ivoire: deux Maliens arrêtés dans le nord du Mali

mars 27, 2016

Bamako – Deux Maliens ayant activement participé à l’attaque jihadiste du 13 mars contre la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam qui avait fait 19 morts ont été arrêtés dans le nord du Mali, a-t-on appris dimanche de sources de sécurité maliennes.

Nos services ont arrêté vendredi et samedi dans le nord du Mali deux personnes dont des indices prouvent qu’elles ont activement participé à l’attaque de Grand-Bassam, a déclaré à l’AFP une source de sécurité dans le nord du Mali. Cette information a ensuite été confirmée par plusieurs sources de sécurité.

Nous confirmons les arrestations à Gossi et Goundam, localités maliennes où ont été interpellés les deux suspects, a déclaré à l’AFP une source de sécurité malienne, jointe dimanche par l’AFP à Bamako.

L’un des deux suspects a été arrêté samedi à Gossi, à 185 km au sud de Gao, la plus grande ville du nord du Mali. Il a reconnu avoir hébergé certains membres du commando à Abidjan et leur avoir fourni une aide logistique avant l’attaque, ont précisé des sources à la gendarmerie de Gossi.

Le deuxième a été arrêté dans la nuit de vendredi à Goundam, localité située à 80 km de kilomètres de Tombouctou (nord-ouest), selon des sources sécuritaires contactées par l’AFP. Il a été identifié comme le chauffeur et bras droit du cerveau de l’attaque de Grand-Bassam, Kounta Dallah, lui-même visé par un avis de recherche des autorités ivoiriennes.

Le 13 mars, trois assaillants avaient remonté la plage dans la cité balnéaire de Grand-Bassam, puis attaqué plusieurs restaurants en tirant au hasard, tuant 19 personnes.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l’attaque perpétrée en réponse à l’opération antijihadiste au Sahel menée par la France et ses alliés. La Côte d’Ivoire a aussi été visée pour avoir livré quatre membres d’Aqmi aux autorités maliennes.

Quinze personnes ont été arrêtées alors que le principal suspect, Kounta Dallah, est toujours en fuite.

Les autorités ivoiriennes ont drastiquement renforcé les contrôles à leurs frontières.

Le nord du Mali avait été transformé en sanctuaire par les groupes liés à Al-Qaïda en mars-avril 2012, jusqu’au lancement d’une intervention militaire à l’initiative de la France en janvier 2013. Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés de ces territoires mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2016 15h33)