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Attentat-suicide contre le QG de la force du G5 Sahel: trois morts

juin 29, 2018

Attaque suicide à la voiture piégée contre le QG de la force G5 Sahel au Mali, Sévaré, 29 juin 2018 / © AFP / STRINGER

Un attentat-suicide, revendiqué par un groupe jihadiste, a frappé vendredi le quartier général de la force antijihadiste du G5 Sahel à Sévaré, dans le centre du Mali, faisant trois morts, à trois jours d’une rencontre entre les dirigeants de cette force et Emmanuel Macron.

Deux des auteurs de cette attaque sont également morts, dont un kamikaze à bord d’une voiture piégée.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda, a revendiqué l’attentat dans un appel téléphonique d’un de ses porte-parole à l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar, connue pour recevoir et diffuser régulièrement des communiqués de cette mouvance.

Il s’agit de la première attaque contre le quartier général de la force conjointe, lancée en 2017 par le G5 Sahel, organisation régionale regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad.

Elle intervient à trois jours d’une rencontre à Nouakchott, en marge du sommet de l’Union africaine dans la capitale mauritanienne, entre le président français Emmanuel Macron, qui soutient cette initiative, et ses homologues du G5 Sahel.

Le dernier bilan s’élevait à deux militaires de cette force et un civil tués, selon les services du chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice du G5 Sahel, et le gouverneur de Mopti, chef-lieu de la région, le général Sidi Alassane Touré.

Le gouvernement malien a précisé dans un communiqué que les deux soldats tués appartenaient à son armée.

« Nous avons arrêté quatre suspects », a déclaré le gouverneur à l’AFP, ajoutant que les opérations de ratissage se poursuivraient jusqu’à l’aube.

Les assaillants étaient au nombre de six et parlaient en bambara et en peul, a affirmé dans la soirée une source au sein de la force du G5 Sahel.

Selon le porte-parole du groupe dirigé par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly, cité par l’agence, les assaillants ont utilisé une voiture piégée et des « infiltrés » pour perpétrer l’attentat.

Tout le mur d’entrée a été soufflé par la déflagration, qui a projeté le véhicule à l’intérieur de l’enceinte, selon des témoins et les images diffusées après l’attaque.

Les bâtiments de couleur jaune et rose du poste de commandement de la force conjointe, opérationnel depuis octobre 2017, abritent des officiers de liaison des cinq Etats membres.

– ‘Conditions de sécurité précaires’ –

L’entrée du quartier général de la force du G5 Sahel à Sévaré photographiée le 30 mai 2018. / © AFP/Archives / SEBASTIEN RIEUSSEC

Dans un rapport sur la force conjointe publié en mai, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a visité le quartier général de Sévaré, il y a un mois, soulignait les vulnérabilités de plusieurs de ses installations au Mali, mentionnant la nécessité d’un « renforcement de son quartier général à Sévaré ».

« Les conditions précaires dans ces sites et aux alentours représentent une lourde menace pour la sécurité, et retardent le déploiement du reste des contingents », selon le rapport.

« Il y a eu une très forte détonation », suivie d’échanges de tirs d’armes automatiques, ont indiqué à l’AFP des habitants, dont une vendeuse d’oranges, Haoussa Haidara.

Pendant l’attaque, nombre d’habitants de Sévaré étaient terrés dans leurs maisons, a témoigné l’un d’entre eux, Bouba Bathily, un commerçant.

« Solidarité avec nos partenaires africains avec qui nous poursuivrons sans relâche la lutte contre le terrorisme », a réagi la ministre française des Armées, Florence Parly.

Le président nigérien a pour sa part dénoncé une attaque visant « l’un des instruments essentiels pour la stabilisation de notre sous-région ».

La France, qui conduit au Sahel l’opération Barkhane de lutte contre les jihadistes, soutient la force du G5 Sahel, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est marquée par des problèmes de financement, malgré des promesses de quelque 420 millions d’euros, et des accusations de violations des droits de l’homme.

La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a annoncé le 26 juin qu’une enquête de sa division des droits de l’homme concluait à l’exécution sommaire de douze civils par le bataillon malien de cette force à Boulkessy » (centre).

Il ne s’agit pas de la première attaque de ce type à Sévaré. Le 7 août 2015, une attaque contre un hôtel de cette localité avait fait 13 morts, dont quatre étrangers –deux Ukrainiens, un Népalais et un Sud-Africain–, employés par des sous-traitants de la Minusma.

Malgré l’accord de paix au Mali signé en mai-juin 2015, les violences jihadistes ont persisté et se sont propagées du nord vers le centre et le sud du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des tensions ou des conflits intercommunautaires.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juin 2018 01h46)

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Égypte: l’armée intensifie les démolitions de maisons dans le Sinaï

mai 22, 2018

Beyrouth – L’armée égyptienne a intensifié les démolitions d’habitations, locaux commerciaux et fermes dans la région du Sinaï depuis le lancement en février d’une vaste campagne militaire contre des jihadistes armés, a affirmé mardi Human Rights Watch (HRW).

L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme indique dans un communiqué que les destructions concernent des « centaines d’hectares de terres agricoles et au moins 3.000 immeubles résidentiels et commerciaux, ainsi que 600 bâtiments détruits en janvier ».

Mardi soir, un porte-parole de l’armée a réfuté les affirmations de l’ONG affirmant qu’elle se fondait sur des sources « non-documentées ».

Ces dernières destructions sont « les plus importantes depuis que l’armée a officiellement débuté sa politique d’expulsion en 2014 », assure l’organisation qui a mené une enquête en interrogeant des témoins à distance et en analysant « une série chronologique d’images satellite ».

HRW dénonce des démolitions « illégales » qui selon elle ont parfois eu lieu « dans le cadre de représailles contre des individus suspectés de terrorisme, ainsi que des dissidents politiques et leurs proches ».

Selon Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’ONG, citée par le communiqué, « l’armée égyptienne prétend protéger les gens contre les militants, mais il est absurde de penser que la démolition de logements et le déplacement des populations établies ici depuis toujours garantiraient leur sécurité ».

HRW précise qu’elle a adressé ce mois-ci des lettres au ministère égyptien de la Défense, au gouverneur du Nord-Sinaï et aux services de renseignement pour « enquêter sur les démolitions en cours ».

Selon HRW les premières destructions ont eu lieu en 2013, mais « en 2014, le gouvernement a annoncé un plan d’expulsion des habitants d’une zone tampon sécuritaire de 79 km2, comprenant toute la ville de Rafah », située à la frontière avec l’enclave palestinienne de Gaza contrôlée par le Hamas.

« A ce jour l’armée a presque entièrement démoli la ville », affirme l’ONG en soulignant qu’une nouvelle zone tampon est établie autour de l’aéroport d’Al-Arich, principale localité du Nord-Sinaï, et se traduit par des destructions de logements et fermes.

Les autorités ont pris cette décision après une attaque revendiquée par la branche locale du groupe Etat islamique (EI) visant les ministres de la Défense et de l’Intérieur dans la région. Ces derniers n’avaient pas été touchés.

Depuis la destitution par l’armée du président élu, l’islamiste Mohamed Morsi en 2013, l’Egypte est confrontée à des attaques de groupes extrémistes, tout particulièrement l’EI dans le nord de la péninsule du Sinaï.

Des centaines de soldats, de policiers et de civils sont morts dans ces attaques.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mai 2018 17h17)                                                        

Ouagadougou: 3 morts dans une opération contre des jihadistes présumés

mai 22, 2018

Ouagadougou – Au moins trois personnes ont été tuées mardi dans une opération contre des jihadistes présumés à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a constaté un journaliste de l’AFP.

Un officier de gendarmerie sur place a déclaré sous couvert d’anonymat que « trois gendarmes ont été blessés au cours de cette opération qui a duré de 3 heures à 7 heures du matin ».

Un journaliste de l’AFP a vu deux corps devant une villa et un troisième dans la cour de la maison criblé de balles.

Cette opération s’est déroulée dans un quartier de la périphérie sud-ouest de Ouagadougou où la procureur du Burkina s’est rendue sur place sans faire de déclarations. Le ministre burkinabé de la Sécurité devait s’exprimer dans une conférence de presse.

Un riverain, Issiaka Ilboudo, dont la maison se situe en face de la villa où étaient logés les jihadistes présumés a fait part de « tirs intenses ».

« C’est autour de trois heures du matin (03H00 GMT)que nous avons entendu des bruits, des personnes couraient sur le toit des maisons. Ensuite, on a entendu des tirs qui duraient parfois 30 à 45 minutes avant de s’arrêter et de reprendre »

Un autre riverain, Pascal Lengani, a déclaré que la villa est « une nouvelle construction qui a été mise en location en juillet dernier », mais personne, selon lui, ne connaît les habitants de la villa.

« On ne connaît pas le nombre de personnes qui habitaient la villa. Personne n’a dormi de la nuit à cause des tirs intenses. Le quartier (Rayongo) a été bouclé donc impossible d’aller au travail », a-t-il dit.

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières.

Le préfet de Oursi, une localité du Burkina Faso frontalière du Mali, a été abattu à la mi-mai devant sa résidence par des jihadistes présumés. Un bilan officiel a fait état de 133 morts dans 80 attaques dans cette région du nord-ouest. A quoi s’ajoutent trois attaques jihadistes qui ont frappé la capitale, et qui ont fait au total près de 60 morts.

Ces derniers mois, une centaine de personnes ont été interpellées et des engins explosifs découverts au cours d’opérations de ratissage dans l’est et le nord du pays.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mai 2018 11h37)                                                        

Procès de jihadistes présumés au Sénégal: un prévenu affirme avoir reçu des fonds de l’EI et de Boko Haram

avril 30, 2018

Dakar – Un Sénégalais de 31 ans a reconnu lundi devant un tribunal de Dakar avoir reçu de l’argent de membres de l’Etat islamique (EI) et de Boko Haram, affirmant toutefois avoir ignoré leur appartenance aux deux groupes jihadistes.

Le procès, le premier de cette ampleur au Sénégal, s’est ouvert le 9 avril et entre cette semaine dans une phase décisive avec l’interrogatoire des deux principaux prévenus.

Il concerne 29 personnes, dont trois femmes, poursuivis notamment pour « actes de terrorisme » et complot visant à l’instauration d’une base jihadiste par la réalisation d’attentats qui auraient en particulier visés des intérêts français.

Après l’interrogatoire de 27 premiers prévenus, Makhtar Diokhané, alias Abou Anwar, a comparu lundi. Il est accusé d’avoir joué un rôle pivot entre Boko Haram et des Sénégalais présents dans des fiefs de Boko Haram au Nigeria.

Le principal prévenu, un imam connu de Kaolack (centre du Sénégal), Alioune Ndao, devrait être interrogé dans le courant de la semaine.

M. Diokhané, marié à trois épouses et père d’une fille, est apparu lundi souriant à la barre, en boubou blanc et barbe légère.

Il a affirmé être allé au Nigeria pour enseigner le Coran, à la suite d’un contrat avec un Sénégalais alors basé en Arabie Saoudite, Moustapha Diop, qui devait lui payer 1.500 euros par mois. Il a ajouté que M. Diop lui avait donné 65.000 euros avant son départ pour le Nigeria, début 2015 selon l’accusation, mais affirmé avoir ignoré que son contact était membre de l’EI comme le soutient la justice sénégalaise.

« Deux éléments de Boko Haram se présentaient régulièrement pour vous remettre votre salaire », lui alors dit le président du tribunal, Samba Kâne.

« Je ne savais pas que c’était des gens de Boko Haram. Je n’avais pas de relation avec le chef de Boko Haram (Abubakar Shekau). Je ne le connaissais pas. Je n’ai recruté personne pour aller au Nigeria », s’est défendu M. Diokhané.

Mais il a reconnu avoir reçu six millions de nairas (12.000 euros) d’Abubakar Shekau, dont la moitié devait, selon lui, servir à financer le rapatriement de Sénégalais, tandis que l’autre moitié était un don en sa faveur. « Je ne sais pas pourquoi il m’a donné cet argent ».

Il a aussi expliqué avoir rencontré Abubakar Shekau pendant plusieurs heures pour aider à faire sortir du Nigeria des Sénégalais en difficulté après « avoir été abusés » en venant dans ce pays. « Je devais faire quelque chose pour eux parce que je suis sénégalais comme eux ».

Depuis l’ouverture du procès, plusieurs prévenus ont affirmé avoir séjourné dans les bases de Boko Haram pour notamment y « approfondir leurs connaissances coraniques ». Ces prévenus sont « des combattants », selon l’accusation.

L’insurrection de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009. Le groupe frappe également dans les pays voisins: Tchad, Cameroun et Niger.

Ces prévenus ont dit au tribunal avoir contacté M. Diokhané pour intercéder auprès de M. Shekau afin de retourner au Sénégal, certains d’entre eux expliquant avoir reçu des fonds par l’intermédiaire notamment d’une de ses trois épouses, dont deux comparaissent à ses côtés.

Makhtar Diokhané a par ailleurs reconnu avoir reçu sur son téléphone portable un projet, devant être financé par l’EI, visant à instaurer un Etat islamique au Sénégal.

« Les Français étaient les cibles prioritaires de ce projet » qui comportait « des attentats-suicides » contre des « bâtiments administratifs, banques et casernes militaires », a affirmé M. Diokhané.

Mais il a expliqué avoir reçu ce document parce qu’il était membre d’un forum sur l’islam et assuré n’avoir jamais adhéré à ce projet, qui prévoyait également un coup d’Etat en Gambie afin de permettre à ses promoteurs de s’étendre ensuite dans les pays voisins comme le Sénégal.

Makhtar Diokhané a été interpellé en novembre 2015 au Niger à la suite d’une affaire de fausse monnnaie puis remis au Sénégal.

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2018 15h17)                                            

Mali: tirs d’obus vers des camps de l’armée et l’ONU à Tombouctou, pas de victime

avril 22, 2018

Bamako – « Des terroristes » ont tiré dimanche des obus vers des camps de l’armée malienne et de l’ONU (Minusma) à Tombouctou (nord-ouest) sans faire de victime, a appris l’AFP de sources de sécurité maliennes et onusienne.

« Des obus ont été tirés par les terroristes vers le camp de l’armée malienne à Tombouctou sans dégâts visibles », a affirmé à l’AFP une source militaire malienne.

L’information a été confirmée par une source policière. « Ce sont des tirs indirects venant de la direction de la localité de Goundam (près de Tombouctou) et qui n’ont pas causé de dégâts », a-t-elle dit.

Ce sont au total quatre obus qui ont été tirés, a indiqué à l’AFP une source de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Tombouctou.

« Au moins deux des obus ont été lancés dans les environs de la Minusma à Tombouctou sans faire de victime », a précisé une source de la Minusma dans cette ville.

Cette nouvelle attaque survient après celle menée le 14 avril à Tombouctou contre le camp de la force française Barkhane et de la Minusma.

Cette attaque a coûté la vie à un Casque bleu burkinabè, et a blessé sept soldats de l’ONU, sept militaires français et deux civils maliens.

Elle a été revendiquée vendredi par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, formé en 2017, et dirigé par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Par ailleurs, le groupe Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS) a revendiqué dimanche « la mort de l’officier Youssouf Ag Noch dit Ahallachoch du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-Bamako) le 15 avril 2018 à Gossi » (région de Tombouctou) dans un communiqué.

La mairie et les services de sécurité de Gossi avaient le 15 avril annoncé l’assassinat de ce combattant du Gatia par deux hommes armés à moto.

L’EIGS, basé à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Présents sur la frontière entre le Mali et le Niger, le GATIA et le MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad, issu de l’ex-rébellion) participent à des opérations de sécurisation aux côtés de la force française Barkhane et de l’armée malienne.

Les tirs d’obus dimanche à Tombouctou surviennent au lendemain de l’annonce par l’armée malienne qu’elle a « neutralisé » vendredi 15 « terroristes » dans le centre du Mali. Un soldat a été tué et deux blessés dans cette opération.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire française.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, française et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2018 21h10)                                            

Un humanitaire allemand enlevé au Niger (officiel nigérien)

avril 11, 2018

Niamey – Un humanitaire allemand a été enlevé mercredi au Niger par des hommes armés près d’Ayorou, dans une région frontalière du Mali en proie à des attaques jihadistes récurrentes, a appris l’AFP auprès du préfet d’Ayorou.

« Il y a eu enlèvement d’un ressortissant allemand à 30 km d’Ayorou alors qu’il rentrait d’une mission dans la partie nord de la zone », a déclaré le préfet Jando Rhichi Algaher par téléphone.

Ayorou est situé à 200 km nord-ouest de Niamey, dans la région du Tillaberi.

L’humanitaire et ses collaborateurs « se sont présentés ce matin même à la préfecture (d’Ayorou) pour informer de leur intention de faire un aller-retour. C’est au retour que lui et son chauffeur ont été interceptés par des individus armés à bord de quatre motos. Ils les ont passés à tabac, ils ont pris le Blanc et ils ont brûlé le véhicule », a expliqué le préfet, qui dit tenir ce témoignage du chauffeur de l’Allemand enlevé.

Il travaillait pour l’ONG Help.

La région est devenue très instable en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes, visant régulièrement des positions de l’armée et des camps de réfugiés.

En octobre 2017, douze gendarmes nigériens avaient ainsi été tués lors d’une attaque dans la ville même d’Ayorou. Cette attaque avait traumatisé le pays.

Le 12 mars, trois gendarmes ont été tués lors d’une attaque à Goubé dans la région de Tillaberi, à moins d’une cinquantaine de kilomètres de Niamey.

Le 4 octobre 2O17, quatre soldats américains et quatre militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade dans cette même région.

L’Allemagne a construit une base militaire en « appui » à la Mission militaire onusienne (Minusma) qui combat les jihadistes au Mali voisin et soutien le Niger dans sa lutte armée contre les groupes jihadistes avec de l’équipement militaire, de la formation et des aides financières.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 22h20)                                            

Mali: 30 jihadistes tués dimanche par les forces françaises et maliennes

avril 5, 2018

Paris – Trente jihadistes ont été tués dimanche au Mali par des forces françaises et maliennes lors d’une confrontation avec une soixantaine de combattants dans la zone d’Akabar, près de la frontière avec le Niger, a indiqué jeudi le porte-parole de l’état-major français.

Cet accrochage a eu lieu dans le cadre d’une « opération de reconnaissance et de contrôle de zone dans la région d’Akabar, menée depuis le 28 mars par un détachement de commandos parachutistes de Barkhane et des forces armées maliennes (FAMA), en liaison avec les forces armées nigériennes et accompagnés par un groupe d’autodéfense local », a détaillé le colonel Patrik Steiger.

« Le 1er avril, ils ont été confrontés à un GAT (Groupe armé terroriste, ndr) estimé à une soixantaine d’individus, à environ 90 km au sud de Ménaka et à 3 km de la frontière nigérienne », a-t-il ajouté, en précisant que cette zone servait de refuge au groupe jihadiste Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).

Barkhane a engagé 2 hélicoptères de combat Gazelle et 2 Mirage 2000, mais aucune frappe aérienne n’a eu lieu, selon lui.

Des « pertes » sont à déplorer « côté malien », a précisé le colonel Steiger, sans plus de détails. Aucun soldat français de l’opération Barkhane n’a été tué ou blessé.

Sur sa page Facebook, le groupe armé malien MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad, issu de l’ex-rébellion) fait état de « deux combats qui ont opposé la coalition MSA-GATIA (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés, ndr) aux malfrats dans la région de Menaka » le 1er avril, en évoquant un bilan de « 3 morts et 5 blessés côté MSA-GATIA ».

Bien que depuis 2013 les groupes jihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Romandie.com avec (©AFP / 05 avril 2018 10h36)                                            

Mali: quatre jihadistes arrêtés dans une vaste opération de Barkhane

février 22, 2018

Bamako – La force française Barkhane a arrêté jeudi quatre jihadistes présumés dans le cadre d’une opération visant à « neutraliser » le groupe d’un important chef jihadiste actif dans le nord-est du Mali, à proximité de la frontière avec le Niger, ont indiqué à l’AFP des sources militaires malienne et étrangère.

C’est dans cette zone des Trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) que deux soldats français ont été tués et un blessé mercredi dans l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule.

Selon la ministre françaises des Armées, Florence Parly, l’incident s’était produit dans le cadre d’une « vaste opération de contrôle de zone » dans cette région du Mali réputée servir de refuge à des groupes jihadistes que la force conjointe du G5 Sahel s’est donnée pour mission de chasser.

« Barkhane a arrêté jeudi quatre présumés jihadistes dans la région de Gao, près de la frontière Nigérienne, non loin d’une zone où le chef jihadiste Adnan Abou Walid Sahraoui est recherché », a déclaré jeudi à l’AFP une source militaire malienne s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Le groupe d’Adnan Abou Walid Sahraoui, se réclamant de l’organisation Etat islamique (EI) et qui se fait appeler « Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS), a revendiqué ces derniers mois une série d’attaques dans le Sahel, notamment contre Barkhane début janvier au Mali, et celle qui a coûté la vie à quatre membres des forces spéciales américaines et à quatre soldats nigériens le 4 octobre au Niger.

Deux groupes armés signataires des accords de paix de 2015 au Mali, le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-gouvernemental) et le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA, ex-rébellion), « travaillent aux côtés des Français pour neutraliser ce chef jihadiste et ses hommes », selon la source militaire malienne.

Les opérations en cours ont pour objectif de « neutraliser un chef terroriste et ses hommes dans la région de Gao, frontalière au Niger », a indiqué une source militaire étrangère, sans citer de nom. « L’armée française est déterminée, avec d’autres, à détruire la base de ce chef terroriste », a ajouté la même source, qui a confirmé les quatre arrestations.

Un élu de la région interrogé par l’AFP a situé les opérations en cours « à 60 km au sud de Ménaka et à une quinzaine de kilomètres de la frontière nigérienne, dans une forêt, qui est la base des terroristes ».

Une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent vendredi à Bruxelles pour renforcer leur soutien politique et financier à la force du G5 Sahel. Le groupe d’Adnan Abou Walid Sahraoui a affirmé le 13 janvier avoir constitué une alliance avec d’autres mouvements jihadistes pour empêcher cette force, constituée par cinq pays (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad), de s’installer la zone des Trois frontières.

Le 15 février, une « vingtaine de terroristes » avaient été « tués ou capturés », selon l’état-major français, près de la frontière algérienne lors d’une opération aérienne et au sol des forces françaises visant le chef d’un groupe allié à Al-Qaïda, Ansar Dine, le Malien Iyad Ag Ghaly.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2018 22h02)                                            

Burkina: les habitants de Ouagadougou sous le choc après l’attaque du café Aziz Istanbul

août 14, 2017

 

L’attaque qui a visé le café-restaurant Aziz Istanbul, à Ouagadougou, dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 août a plongé la capitale burkinabè dans une « tristesse totale ». Nous sommes allés à leur rencontre au lendemain du drame qui a fait 18 morts.

Après une longue nuit d’affrontement entre les forces spéciales burkinabè et les hommes armés ayant attaqué le café-restaurant Aziz Istanbul, en plein centre-ville de Ouagadougou, la capitale burkinabè s’est réveillée ce lundi sous le choc. Le bilan officiel communiqué par le gouvernement fait état de 18 victimes. On compte aussi une vingtaine de blessés. Selon nos information, trois gendarmes des forces spéciales ayant mené l’assaut ont également été blessés.

Alors qu’un impressionnant cordon sécuritaire quadrille la zone pour faciliter les investigations de la police judiciaire, dépêchée sur place, quelques badauds, massés aux alentours, observaient la scène, visiblement choqués par le drame. Vingt mois après l’attaque du Cappuccino, qui avait fait 30 morts, Ouagadougou est à nouveau la cible d’attaque terroriste, du moins selon les termes de Rémi Dandjinou, le porte-parole du gouvernement.

C’est la tristesse totale, on ne sait pas où va le Burkina

Vigile près des lieux de l’attaque, Rodrigue Yameogo témoigne : « Quand les tirs ont retenti, je suis allé me cacher derrière notre boutique. De là, je voyais les balles sortir du restaurant. »De son côté, Abdoulaye Cissé, 37 ans, se dit « choqué par l’horreur de ce qui s’est passé à Aziz Istanbul ». Discutant avec ses camarades devant la scène de l’attaque, Omer Bere, un entrepreneur de 35 ans ne peut retenir sa colère : « C’est la tristesse totale, on ne sait pas où va le Burkina. Chaque fois, on vient tuer nos frères. » Et d’ajouter d’un amer : « Ce sont deux restaurants prisés des Burkinabè qui ont été visés… »

À côté de lui, Ouangrawa Bassirou réplique : « En tant que Burkinabè, nous ne sommes pas fier de ces attaques. Nous sommes touchés en plein cœur ». Non loin de lui, Chérif Ousmane dénonce carrément : « Les djihadistes sont calés parmi nous. C’est ici qu’il faut sécuriser. »

Les tirs ont semé la panique, les gens couraient partout

Plusieurs témoins interrogé par Jeune Afrique racontent que les terroristes sont arrivés à bord d’un véhicule. Abdoulaye Cissé, est l’un d’entre eux. Ce vendeur d’objets d’art évoque une nuit effroyable. « Hier, vers 21 h 30, j’étais assis au niveau de la Résidence Aziz [un immeuble en face du café attaqué] quand un véhicule de type 4×4 s’est arrêté devant le café. J’ai vu trois personnes en descendre. Ils ont ouvert le feu sur les clients assis à la terrasse du café. Les tirs ont semé la panique, les gens couraient partout. Après 20 minutes, la sécurité est arrivée et on a nous repoussés », se souvient-il.

Jeuneafrique.com par

Au moins 18 morts dans un attentat au Burkina, membre de la coalition anti-jihadiste

août 14, 2017

Un cordon de police sur le site de l’attaque d’un café-restaurant de la capitale burkinabè Ouagadougou, le 14 août 2017 / © AFP / Ahmed OUOBA

Au moins dix-huit personnes, dont plusieurs étrangers, ont été tuées dimanche soir dans un attentat à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, pays membre de la coalition anti-jihadiste du G5 Sahel.

L’attaque, menée par des jihadistes présumés, a visé le café-restaurant Aziz Istanbul, dans le centre-ville, particulièrement fréquenté par des expatriés au moment de la retransmission de grands matchs de football.

« On a entendu des coups de feu. Ils ont commencé à tirer sur la terrasse, on est monté par l’escalier jusqu’en haut, on était couchés par terre, les assaillants sont venus, ils ont pointé leurs fusils sur nous (…) je ne comprenais pas leur langue, c’était de l’arabe ou quoi », a déclaré un rescapé interrogé dans un hôpital à Ouagadougou par la télévision nationale.

Les opérations des forces de l’ordre contre les auteurs de l’attaque retranchés dans le café, situé à quelques dizaines de mètres d’autres établissements attaqués de la même manière en janvier 2016, ont duré toute la nuit.

En début de matinée, le ministre burkinabè de la Communication Remis Dandjinou, avançait un bilan de 18 morts et de deux assaillants « neutralisés ».

Parmi les victimes de l’attaque, qui a fait également une dizaine de blessés, selon le ministre, figurent notamment un Turc et un Français dont les décès ont été annoncés par les autorités de leur pays.

Le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré a condamné lundi « l’attentat ignoble » en assurant que « le Burkina Faso se relèvera de cette épreuve car son vaillant peuple opposera une résistance sans concession au terrorisme ».

Son homologue français Emmanuel Macron a condamné cette « attaque terroriste » avant de s’entretenir avec M. Kaboré.

Les deux présidents ont fait le point sur les circonstances de l’attaque, l’identification des victimes et sur l’enquête visant à identifier les commanditaires », a annoncé l’Elysée.

Ils sont convenus « de l’urgence de mettre en oeuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d’accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel ».

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l’opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création d’une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel – Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso – qui devrait compter 5.000 hommes.

Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, le G5 a réactivé en février à Bamako ce projet de force conjointe, initialement lancé en novembre 2015.

– Ouagadougou quadrillée –

A Ouagadougou, des opérations de « quadrillage et vérification des maisons avoisinantes » se poursuivaient dans la matinée dans la quartier totalement bouclé par les forces de sécurité, a précisé le ministre.

Le restaurant Aziz Istanbul est situé à 200 mètres du café Cappuccino, qui avait été en janvier 2016 la cible d’une attaque jihadiste sanglante, selon un mode opératoire similaire, revendiquée par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

« Selon des témoins, au moins deux assaillants arrivés à moto vers 21H00, armés de Kalachnikov, ont ouvert le feu sur le restaurant Istanbul », a indiqué à l’AFP un officier de gendarmerie sous couvert d’anonymat.

Un serveur du restaurant a lui vu « trois hommes arrivés à bord d’un véhicule 4×4 vers 21H30, (qui) sont descendus du véhicule et ont ouvert le feu sur les clients assis en terrasse ».

Après avoir évacué le périmètre, les forces de sécurité – gendarmerie, police et armée – ont donné l’assaut vers 22H15 contre les assaillants retranchés dans l’immeuble qui abrite le café, selon l’officier de gendarmerie.

Les blessés ont été transportés dans la nuit à l’hôpital Yalgado Ouedraogo.

« Nous sommes débordés », a confié dans la nuit un chirurgien à l’AFP. « Nous avons reçu une dizaine de blessés, dont trois qui sont décédés. La situation des autres blessés est très critique. Trois sont pris en charge actuellement en bloc opératoire ».

Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est depuis 2015 le théâtre d’attaques régulières de groupes jihadistes qui sévissent dans tout le Sahel.

En décembre 2016, une douzaine de soldats burkinabè ont été tués dans une attaque contre un détachement de l’armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils.

Plusieurs enlèvements ont aussi été perpétrés, de Burkinabè comme d’étrangers. Un Australien et un Roumain, enlevés en 2015, sont toujours captifs de groupes islamistes liés à Al-Qaida.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 14h56)