Posts Tagged ‘Jihadistes’

Égypte: 19 jihadistes liés au dernier attentat anticoptes tués par la police (Intérieur)

novembre 4, 2018

Le Caire – Dix-neuf jihadistes présumés liés à l’attentat anticoptes qui a fait sept morts vendredi à Minya, dans le centre de l’Egypte, ont été tués lors d’un échange de « tirs » avec la police, a annoncé dimanche le ministère de l’Intérieur.

Les 19 jihadistes présumés ont été retrouvés « dans le cadre de la poursuite des éléments terroristes impliqués dans la mise en œuvre d’opérations hostiles dans le pays, dont la dernière attaque armée qui visait des citoyens lors de leur retour du monastère de Saint-Samuel », a précisé le ministère.

Au moins sept personnes ont été tuées et sept blessées vendredi dans un attentat revendiqué par le groupe État islamique (EI) contre un bus transportant des fidèles chrétiens coptes près du monastère de Saint-Samuel en plein désert, dans la province de Minya.

Des raids ont été menés dans les zones montagneuses du désert occidental de la province de Minya pour retrouver ces « éléments terroristes en fuite », a-t-on ajouté de même source.

« Les éléments terroristes ont ouvert le feu sur les forces (de sécurité), qui ont répliqué », a expliqué le ministère.

Les jihadistes de l’EI s’en prennent régulièrement aux coptes, qui représentent environ 10% de la population de près de 100 millions d’habitants. Plus d’une centaine de personnes sont mortes dans une série d’attaques anticoptes depuis fin 2016.

En mai 2017, 28 pèlerins coptes, dont de nombreux enfants, avaient été tués à Minya par des hommes armés, alors qu’ils voyageaient eux aussi à bord d’un bus dans le même secteur que l’attaque de vendredi.

L’Egypte avait alors répondu à cette attaque par des frappes aériennes contre des camps jihadistes en Libye voisine.

Romandie.com avec(©AFP / 04 novembre 2018 11h13)                                                        

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Burkina: au moins 9 personnes tuées dans une double attaque à l’Est

septembre 15, 2018

Ouagadougou – Au moins neuf civils ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi dans une attaque visant deux localités de l’est du Burkina, où des jihadistes agissent depuis quelques mois, a-t-on appris auprès des autorités locales.

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso, pays sahélien pauvre frontalier du Mali instable et du Niger, est confronté depuis trois ans à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières.

« Dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 septembre 2018, deux attaques terroristes ont été perpétrées dans les villages de Diabiga (60 km de Pama) et Kompienbiga (15 kilomètres de Pama) relevant de la province de Kompienga, région de l’Est », a indiqué dans un communiqué le gouvernorat de la région.

Cette double attaque « perpétrée contre des populations a coûté la vie à huit personnes ».

Selon une source sécuritaire, jointe par l’AFP depuis Ouagadougou, « la première attaque a visé un leader religieux et ses coreligionnaires. Cinq personnes dont le leader religieux ont été tuées ».

Cette attaque a visé le domicile du responsable religieux, qui abrite une mosquée, et a également fait trois blessés, a précisé cette source.

« Un des trois blessés, qui était grièvement touché a succombé cet après-midi », portant le nombre de décès à neuf, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

« Dans le village de Kompienbiga, trois personnes issues d’une même famille ont aussi été abattues et deux autres blessées par un autre groupe de présumés djihadistes venus à bord de motocyclettes », a ajouté une autre source, sous le couvert de l’anonymat.

« Il n’est pas exclu que ce soient des attaques ciblées, mais encore faut-il déterminer les raisons de tels actes sur des populations », a-t-elle souligné.

Mi-août, sept membres des forces de l’ordre burkinabè ont été tués dans l’explosion d’un engin artisanal, quinze jours après la mort de six personnes dans des circonstances similaires dans la même région de l’Est.

Leur véhicule a sauté à une trentaine de kilomètres de Fada N’Gourma (chef-lieu de la région de l’Est) sur un engin explosif artisanal, au moment où ils se rendaient en urgence à Pama (100 km de Fada N’Gourma), dont le poste de gendarmerie venait d’être attaqué par des hommes armés.

Ce bilan est le plus lourd dans la région de l’Est et constitue la deuxième plus grande perte au sein des forces armées nationales dans une attaque, après celle de Nassoumbou (nord) en décembre 2016 qui avait fait 12 morts et traumatisé le pays.

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a promis le 8 septembre de nouvelles « dispositions sécuritaires » pour « éradiquer le fléau du terrorisme », après une série d’attaques dans l’est du pays qui a fait une vingtaine de morts en un mois.

La capitale, Ouagadougou, a été frappée par trois attaques en deux ans, qui ont fait au total près de 60 morts. La dernière, particulièrement spectaculaire, s’est produite en mars, visant l’état-major des armées et l’ambassade de France.

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 20h28)                                                        

Mali: un responsable jihadiste, deux civils tués dans une frappe française

août 27, 2018

Un Mirage 2000 français prêt à décoller à Niamey pour participer à l’Opération Barkhane, le 22 décembre 2017n / © AFP/Archives / ludovic MARIN

L’un des principaux responsables du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Mohamed Ag Almouner, et deux civils ont été tués dans une opération de l’armée française dimanche dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali, a annoncé lundi à Paris l’état-major français.

« Les commandos déployés (au sol après une frappe aérienne) ont constaté la mort de Mohamed Ag Almouner et d’un membre de sa garde rapprochée », selon un communiqué.

Il s’agit d’un des « lieutenants du chef de l’EIGS » dans le secteur de Ménaka, frontalier avec le Niger, a précisé le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrik Steiger, à l’AFP. Il se trouvait dans un campement isolé à 50 km au sud-ouest de la ville, a-t-il ajouté.

Le groupe EIGS, actif dans la « zone des trois frontières » (Mali, Burkina Faso et Niger), est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a aussi codirigé le Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’ouest (Mujao), un groupe islamiste malien.

Les commandos français ont « découvert que deux civils, une femme et un adolescent, avaient également été tués et qu’un membre du groupe terroriste ainsi que deux autres civils avaient été blessés », a ajouté l’état-major.

« Le lien entre les civils et le chef jihadiste reste à définir », de même que la raison pour laquelle ils se trouvaient là, a noté le colonel Steiger.

Les blessés ont été pris en charge par les équipes médicales de l’armée française déployées sur place.

L’état-major a exprimé ses « regrets » et présenté ses condoléances aux familles et aux proches des deux victimes. Une investigation est en cours « pour déterminer comment des civils ont été atteints lors de cette frappe », a-t-il annoncé.

« Les critères français d’ouverture du feu sont particulièrement stricts et visent à éviter les pertes civiles », a-t-il assuré.

« Chaque préparation de mission fait l’objet d’un recueil et d’une analyse d’un maximum de renseignements de façon à limiter le niveau de risque des opérations », a-t-il ajouté.

« La présence avérée de civils à proximité de l’objectif aurait entraîné l’annulation de la mission », a insisté l’état-major.

L’opération, déclenchée dans la nuit de dimanche à lundi, a consisté en une frappe aérienne par deux avions Mirage 2000 sur la position du groupe jihadiste, suivie d’une action au sol pour saisir la position.

Quelque 4.000 soldats français sont déployés sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad) dans le cadre de l’opération antiterroriste Barkhane.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui ont été en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature d’un accord de paix avec l’ex-rébellion à dominante touareg censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

L’EIGS a revendiqué une série d’attaques, notamment celle qui a coûté la vie à quatre membres des forces spéciales américaines et quatre soldats nigériens en octobre 2017 au Niger.

Romandie.com avec(©AFP / (27 août 2018 22h11)

Syrie: hausse des attaques de drones contre une base russe

août 24, 2018

Des rebelles et jihadistes en Syrie ont multiplié ces deux derniers mois les attaques de drones contre la principale base militaire russe dans le pays en guerre, mais celles-ci ont quasiment été toutes mises en échec, selon une ONG et des responsables russes.

Sur cette base, l’aéroport militaire de Hmeimim situé dans la province de Lattaquié (nord-ouest), sont stationnées des forces russes intervenues fin 2015 dans le conflit syrien au côté du régime de Bachar al-Assad, alors en mauvaise passe face aux rebelles et jihadistes.

« Ces derniers temps, les attaques de drone contre Hmeimim ont augmenté », même si elles ne représentent pas une réelle menace, a indiqué vendredi le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, qui a fait état de 18 « attaques » depuis le début juillet.

« La majorité des drones sont abattus par la défense aérienne russe ou syrienne », a-t-il dit à l’AFP, indiquant que ces appareils étaient envoyés par des jihadistes ou des rebelles islamistes de la province voisine d’Idleb.

Ultime grand bastion insurgé en Syrie, Idleb est dominée par Hayat Tahrir al-Cham, organisation jihadiste formée par l’ex-branche locale d’Al-Qaïda, mais elle accueille aussi une multitude de groupes rebelles.

Au total depuis janvier, l’OSDH a comptabilisé 23 « attaques au drone » contre Hmeimim. En janvier, dix drones chargés d’explosifs avaient visé la base, sans faire de victimes ou de dégâts selon l’armée russe.

Jeudi à Moscou, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a accusé des « terroristes », allusion aux rebelles et jihadistes, d’envoyer ces engins. « Les attaques de drones sont devenues régulières contre la base de Hmeimim. Nos défenses antiaériennes ont abattu 45 appareils de ce type ».

A la mi-août, un porte-parole de l’armée russe, le général Igor Konachenkov, a évoqué cette hausse. « Au cours du mois précédent, nous avons observé une hausse des tentatives d’attaques par des drones. Notre taux d’élimination est de 100% ».

Le pouvoir syrien et son allié russe pourraient lancer prochainement une offensive pour reconquérir certains secteurs périphériques de la province d’Idleb, notamment la région de Jisr al-Choughour.

« Les Russes sont convaincus que les drones (…) sont envoyés des alentours de Jisr al-Choughour », selon Sam Heller, analyste à l’International Crisis Group.

Depuis l’intervention russe, le régime a accumulé les victoires, jusqu’à reprendre près de deux tiers du territoire.

La guerre en Syrie a démarré en 2011 après la répression de manifestations prodémocratie par le régime. Elle s’est complexifiée avec l’implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 350.000 morts.

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 13h57)                                                        

Attentat-suicide contre le QG de la force du G5 Sahel: trois morts

juin 29, 2018

Attaque suicide à la voiture piégée contre le QG de la force G5 Sahel au Mali, Sévaré, 29 juin 2018 / © AFP / STRINGER

Un attentat-suicide, revendiqué par un groupe jihadiste, a frappé vendredi le quartier général de la force antijihadiste du G5 Sahel à Sévaré, dans le centre du Mali, faisant trois morts, à trois jours d’une rencontre entre les dirigeants de cette force et Emmanuel Macron.

Deux des auteurs de cette attaque sont également morts, dont un kamikaze à bord d’une voiture piégée.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda, a revendiqué l’attentat dans un appel téléphonique d’un de ses porte-parole à l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar, connue pour recevoir et diffuser régulièrement des communiqués de cette mouvance.

Il s’agit de la première attaque contre le quartier général de la force conjointe, lancée en 2017 par le G5 Sahel, organisation régionale regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad.

Elle intervient à trois jours d’une rencontre à Nouakchott, en marge du sommet de l’Union africaine dans la capitale mauritanienne, entre le président français Emmanuel Macron, qui soutient cette initiative, et ses homologues du G5 Sahel.

Le dernier bilan s’élevait à deux militaires de cette force et un civil tués, selon les services du chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice du G5 Sahel, et le gouverneur de Mopti, chef-lieu de la région, le général Sidi Alassane Touré.

Le gouvernement malien a précisé dans un communiqué que les deux soldats tués appartenaient à son armée.

« Nous avons arrêté quatre suspects », a déclaré le gouverneur à l’AFP, ajoutant que les opérations de ratissage se poursuivraient jusqu’à l’aube.

Les assaillants étaient au nombre de six et parlaient en bambara et en peul, a affirmé dans la soirée une source au sein de la force du G5 Sahel.

Selon le porte-parole du groupe dirigé par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly, cité par l’agence, les assaillants ont utilisé une voiture piégée et des « infiltrés » pour perpétrer l’attentat.

Tout le mur d’entrée a été soufflé par la déflagration, qui a projeté le véhicule à l’intérieur de l’enceinte, selon des témoins et les images diffusées après l’attaque.

Les bâtiments de couleur jaune et rose du poste de commandement de la force conjointe, opérationnel depuis octobre 2017, abritent des officiers de liaison des cinq Etats membres.

– ‘Conditions de sécurité précaires’ –

L’entrée du quartier général de la force du G5 Sahel à Sévaré photographiée le 30 mai 2018. / © AFP/Archives / SEBASTIEN RIEUSSEC

Dans un rapport sur la force conjointe publié en mai, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a visité le quartier général de Sévaré, il y a un mois, soulignait les vulnérabilités de plusieurs de ses installations au Mali, mentionnant la nécessité d’un « renforcement de son quartier général à Sévaré ».

« Les conditions précaires dans ces sites et aux alentours représentent une lourde menace pour la sécurité, et retardent le déploiement du reste des contingents », selon le rapport.

« Il y a eu une très forte détonation », suivie d’échanges de tirs d’armes automatiques, ont indiqué à l’AFP des habitants, dont une vendeuse d’oranges, Haoussa Haidara.

Pendant l’attaque, nombre d’habitants de Sévaré étaient terrés dans leurs maisons, a témoigné l’un d’entre eux, Bouba Bathily, un commerçant.

« Solidarité avec nos partenaires africains avec qui nous poursuivrons sans relâche la lutte contre le terrorisme », a réagi la ministre française des Armées, Florence Parly.

Le président nigérien a pour sa part dénoncé une attaque visant « l’un des instruments essentiels pour la stabilisation de notre sous-région ».

La France, qui conduit au Sahel l’opération Barkhane de lutte contre les jihadistes, soutient la force du G5 Sahel, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est marquée par des problèmes de financement, malgré des promesses de quelque 420 millions d’euros, et des accusations de violations des droits de l’homme.

La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a annoncé le 26 juin qu’une enquête de sa division des droits de l’homme concluait à l’exécution sommaire de douze civils par le bataillon malien de cette force à Boulkessy » (centre).

Il ne s’agit pas de la première attaque de ce type à Sévaré. Le 7 août 2015, une attaque contre un hôtel de cette localité avait fait 13 morts, dont quatre étrangers –deux Ukrainiens, un Népalais et un Sud-Africain–, employés par des sous-traitants de la Minusma.

Malgré l’accord de paix au Mali signé en mai-juin 2015, les violences jihadistes ont persisté et se sont propagées du nord vers le centre et le sud du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des tensions ou des conflits intercommunautaires.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juin 2018 01h46)

Égypte: l’armée intensifie les démolitions de maisons dans le Sinaï

mai 22, 2018

Beyrouth – L’armée égyptienne a intensifié les démolitions d’habitations, locaux commerciaux et fermes dans la région du Sinaï depuis le lancement en février d’une vaste campagne militaire contre des jihadistes armés, a affirmé mardi Human Rights Watch (HRW).

L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme indique dans un communiqué que les destructions concernent des « centaines d’hectares de terres agricoles et au moins 3.000 immeubles résidentiels et commerciaux, ainsi que 600 bâtiments détruits en janvier ».

Mardi soir, un porte-parole de l’armée a réfuté les affirmations de l’ONG affirmant qu’elle se fondait sur des sources « non-documentées ».

Ces dernières destructions sont « les plus importantes depuis que l’armée a officiellement débuté sa politique d’expulsion en 2014 », assure l’organisation qui a mené une enquête en interrogeant des témoins à distance et en analysant « une série chronologique d’images satellite ».

HRW dénonce des démolitions « illégales » qui selon elle ont parfois eu lieu « dans le cadre de représailles contre des individus suspectés de terrorisme, ainsi que des dissidents politiques et leurs proches ».

Selon Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’ONG, citée par le communiqué, « l’armée égyptienne prétend protéger les gens contre les militants, mais il est absurde de penser que la démolition de logements et le déplacement des populations établies ici depuis toujours garantiraient leur sécurité ».

HRW précise qu’elle a adressé ce mois-ci des lettres au ministère égyptien de la Défense, au gouverneur du Nord-Sinaï et aux services de renseignement pour « enquêter sur les démolitions en cours ».

Selon HRW les premières destructions ont eu lieu en 2013, mais « en 2014, le gouvernement a annoncé un plan d’expulsion des habitants d’une zone tampon sécuritaire de 79 km2, comprenant toute la ville de Rafah », située à la frontière avec l’enclave palestinienne de Gaza contrôlée par le Hamas.

« A ce jour l’armée a presque entièrement démoli la ville », affirme l’ONG en soulignant qu’une nouvelle zone tampon est établie autour de l’aéroport d’Al-Arich, principale localité du Nord-Sinaï, et se traduit par des destructions de logements et fermes.

Les autorités ont pris cette décision après une attaque revendiquée par la branche locale du groupe Etat islamique (EI) visant les ministres de la Défense et de l’Intérieur dans la région. Ces derniers n’avaient pas été touchés.

Depuis la destitution par l’armée du président élu, l’islamiste Mohamed Morsi en 2013, l’Egypte est confrontée à des attaques de groupes extrémistes, tout particulièrement l’EI dans le nord de la péninsule du Sinaï.

Des centaines de soldats, de policiers et de civils sont morts dans ces attaques.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mai 2018 17h17)                                                        

Ouagadougou: 3 morts dans une opération contre des jihadistes présumés

mai 22, 2018

Ouagadougou – Au moins trois personnes ont été tuées mardi dans une opération contre des jihadistes présumés à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a constaté un journaliste de l’AFP.

Un officier de gendarmerie sur place a déclaré sous couvert d’anonymat que « trois gendarmes ont été blessés au cours de cette opération qui a duré de 3 heures à 7 heures du matin ».

Un journaliste de l’AFP a vu deux corps devant une villa et un troisième dans la cour de la maison criblé de balles.

Cette opération s’est déroulée dans un quartier de la périphérie sud-ouest de Ouagadougou où la procureur du Burkina s’est rendue sur place sans faire de déclarations. Le ministre burkinabé de la Sécurité devait s’exprimer dans une conférence de presse.

Un riverain, Issiaka Ilboudo, dont la maison se situe en face de la villa où étaient logés les jihadistes présumés a fait part de « tirs intenses ».

« C’est autour de trois heures du matin (03H00 GMT)que nous avons entendu des bruits, des personnes couraient sur le toit des maisons. Ensuite, on a entendu des tirs qui duraient parfois 30 à 45 minutes avant de s’arrêter et de reprendre »

Un autre riverain, Pascal Lengani, a déclaré que la villa est « une nouvelle construction qui a été mise en location en juillet dernier », mais personne, selon lui, ne connaît les habitants de la villa.

« On ne connaît pas le nombre de personnes qui habitaient la villa. Personne n’a dormi de la nuit à cause des tirs intenses. Le quartier (Rayongo) a été bouclé donc impossible d’aller au travail », a-t-il dit.

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières.

Le préfet de Oursi, une localité du Burkina Faso frontalière du Mali, a été abattu à la mi-mai devant sa résidence par des jihadistes présumés. Un bilan officiel a fait état de 133 morts dans 80 attaques dans cette région du nord-ouest. A quoi s’ajoutent trois attaques jihadistes qui ont frappé la capitale, et qui ont fait au total près de 60 morts.

Ces derniers mois, une centaine de personnes ont été interpellées et des engins explosifs découverts au cours d’opérations de ratissage dans l’est et le nord du pays.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mai 2018 11h37)                                                        

Procès de jihadistes présumés au Sénégal: un prévenu affirme avoir reçu des fonds de l’EI et de Boko Haram

avril 30, 2018

Dakar – Un Sénégalais de 31 ans a reconnu lundi devant un tribunal de Dakar avoir reçu de l’argent de membres de l’Etat islamique (EI) et de Boko Haram, affirmant toutefois avoir ignoré leur appartenance aux deux groupes jihadistes.

Le procès, le premier de cette ampleur au Sénégal, s’est ouvert le 9 avril et entre cette semaine dans une phase décisive avec l’interrogatoire des deux principaux prévenus.

Il concerne 29 personnes, dont trois femmes, poursuivis notamment pour « actes de terrorisme » et complot visant à l’instauration d’une base jihadiste par la réalisation d’attentats qui auraient en particulier visés des intérêts français.

Après l’interrogatoire de 27 premiers prévenus, Makhtar Diokhané, alias Abou Anwar, a comparu lundi. Il est accusé d’avoir joué un rôle pivot entre Boko Haram et des Sénégalais présents dans des fiefs de Boko Haram au Nigeria.

Le principal prévenu, un imam connu de Kaolack (centre du Sénégal), Alioune Ndao, devrait être interrogé dans le courant de la semaine.

M. Diokhané, marié à trois épouses et père d’une fille, est apparu lundi souriant à la barre, en boubou blanc et barbe légère.

Il a affirmé être allé au Nigeria pour enseigner le Coran, à la suite d’un contrat avec un Sénégalais alors basé en Arabie Saoudite, Moustapha Diop, qui devait lui payer 1.500 euros par mois. Il a ajouté que M. Diop lui avait donné 65.000 euros avant son départ pour le Nigeria, début 2015 selon l’accusation, mais affirmé avoir ignoré que son contact était membre de l’EI comme le soutient la justice sénégalaise.

« Deux éléments de Boko Haram se présentaient régulièrement pour vous remettre votre salaire », lui alors dit le président du tribunal, Samba Kâne.

« Je ne savais pas que c’était des gens de Boko Haram. Je n’avais pas de relation avec le chef de Boko Haram (Abubakar Shekau). Je ne le connaissais pas. Je n’ai recruté personne pour aller au Nigeria », s’est défendu M. Diokhané.

Mais il a reconnu avoir reçu six millions de nairas (12.000 euros) d’Abubakar Shekau, dont la moitié devait, selon lui, servir à financer le rapatriement de Sénégalais, tandis que l’autre moitié était un don en sa faveur. « Je ne sais pas pourquoi il m’a donné cet argent ».

Il a aussi expliqué avoir rencontré Abubakar Shekau pendant plusieurs heures pour aider à faire sortir du Nigeria des Sénégalais en difficulté après « avoir été abusés » en venant dans ce pays. « Je devais faire quelque chose pour eux parce que je suis sénégalais comme eux ».

Depuis l’ouverture du procès, plusieurs prévenus ont affirmé avoir séjourné dans les bases de Boko Haram pour notamment y « approfondir leurs connaissances coraniques ». Ces prévenus sont « des combattants », selon l’accusation.

L’insurrection de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009. Le groupe frappe également dans les pays voisins: Tchad, Cameroun et Niger.

Ces prévenus ont dit au tribunal avoir contacté M. Diokhané pour intercéder auprès de M. Shekau afin de retourner au Sénégal, certains d’entre eux expliquant avoir reçu des fonds par l’intermédiaire notamment d’une de ses trois épouses, dont deux comparaissent à ses côtés.

Makhtar Diokhané a par ailleurs reconnu avoir reçu sur son téléphone portable un projet, devant être financé par l’EI, visant à instaurer un Etat islamique au Sénégal.

« Les Français étaient les cibles prioritaires de ce projet » qui comportait « des attentats-suicides » contre des « bâtiments administratifs, banques et casernes militaires », a affirmé M. Diokhané.

Mais il a expliqué avoir reçu ce document parce qu’il était membre d’un forum sur l’islam et assuré n’avoir jamais adhéré à ce projet, qui prévoyait également un coup d’Etat en Gambie afin de permettre à ses promoteurs de s’étendre ensuite dans les pays voisins comme le Sénégal.

Makhtar Diokhané a été interpellé en novembre 2015 au Niger à la suite d’une affaire de fausse monnnaie puis remis au Sénégal.

Romandie.com avec(©AFP / 30 avril 2018 15h17)                                            

Mali: tirs d’obus vers des camps de l’armée et l’ONU à Tombouctou, pas de victime

avril 22, 2018

Bamako – « Des terroristes » ont tiré dimanche des obus vers des camps de l’armée malienne et de l’ONU (Minusma) à Tombouctou (nord-ouest) sans faire de victime, a appris l’AFP de sources de sécurité maliennes et onusienne.

« Des obus ont été tirés par les terroristes vers le camp de l’armée malienne à Tombouctou sans dégâts visibles », a affirmé à l’AFP une source militaire malienne.

L’information a été confirmée par une source policière. « Ce sont des tirs indirects venant de la direction de la localité de Goundam (près de Tombouctou) et qui n’ont pas causé de dégâts », a-t-elle dit.

Ce sont au total quatre obus qui ont été tirés, a indiqué à l’AFP une source de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Tombouctou.

« Au moins deux des obus ont été lancés dans les environs de la Minusma à Tombouctou sans faire de victime », a précisé une source de la Minusma dans cette ville.

Cette nouvelle attaque survient après celle menée le 14 avril à Tombouctou contre le camp de la force française Barkhane et de la Minusma.

Cette attaque a coûté la vie à un Casque bleu burkinabè, et a blessé sept soldats de l’ONU, sept militaires français et deux civils maliens.

Elle a été revendiquée vendredi par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, formé en 2017, et dirigé par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Par ailleurs, le groupe Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS) a revendiqué dimanche « la mort de l’officier Youssouf Ag Noch dit Ahallachoch du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-Bamako) le 15 avril 2018 à Gossi » (région de Tombouctou) dans un communiqué.

La mairie et les services de sécurité de Gossi avaient le 15 avril annoncé l’assassinat de ce combattant du Gatia par deux hommes armés à moto.

L’EIGS, basé à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Présents sur la frontière entre le Mali et le Niger, le GATIA et le MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad, issu de l’ex-rébellion) participent à des opérations de sécurisation aux côtés de la force française Barkhane et de l’armée malienne.

Les tirs d’obus dimanche à Tombouctou surviennent au lendemain de l’annonce par l’armée malienne qu’elle a « neutralisé » vendredi 15 « terroristes » dans le centre du Mali. Un soldat a été tué et deux blessés dans cette opération.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire française.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, française et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2018 21h10)                                            

Un humanitaire allemand enlevé au Niger (officiel nigérien)

avril 11, 2018

Niamey – Un humanitaire allemand a été enlevé mercredi au Niger par des hommes armés près d’Ayorou, dans une région frontalière du Mali en proie à des attaques jihadistes récurrentes, a appris l’AFP auprès du préfet d’Ayorou.

« Il y a eu enlèvement d’un ressortissant allemand à 30 km d’Ayorou alors qu’il rentrait d’une mission dans la partie nord de la zone », a déclaré le préfet Jando Rhichi Algaher par téléphone.

Ayorou est situé à 200 km nord-ouest de Niamey, dans la région du Tillaberi.

L’humanitaire et ses collaborateurs « se sont présentés ce matin même à la préfecture (d’Ayorou) pour informer de leur intention de faire un aller-retour. C’est au retour que lui et son chauffeur ont été interceptés par des individus armés à bord de quatre motos. Ils les ont passés à tabac, ils ont pris le Blanc et ils ont brûlé le véhicule », a expliqué le préfet, qui dit tenir ce témoignage du chauffeur de l’Allemand enlevé.

Il travaillait pour l’ONG Help.

La région est devenue très instable en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes, visant régulièrement des positions de l’armée et des camps de réfugiés.

En octobre 2017, douze gendarmes nigériens avaient ainsi été tués lors d’une attaque dans la ville même d’Ayorou. Cette attaque avait traumatisé le pays.

Le 12 mars, trois gendarmes ont été tués lors d’une attaque à Goubé dans la région de Tillaberi, à moins d’une cinquantaine de kilomètres de Niamey.

Le 4 octobre 2O17, quatre soldats américains et quatre militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade dans cette même région.

L’Allemagne a construit une base militaire en « appui » à la Mission militaire onusienne (Minusma) qui combat les jihadistes au Mali voisin et soutien le Niger dans sa lutte armée contre les groupes jihadistes avec de l’équipement militaire, de la formation et des aides financières.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 22h20)