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Biden, le plus vieux président des Etats-Unis, souffle ses 79 bougies

novembre 20, 2021
Biden, le plus vieux president des Etats-Unis, souffle ses 79 bougies
Biden, le plus vieux président des Etats-Unis, souffle ses 79 bougies© AFP/OLIVIER DOULIERY

Joe Biden, le plus vieux président américain en exercice, a fêté samedi ses 79 ans en famille au lendemain d’un bilan médical le jugeant « apte » à diriger les Etats-Unis.

Le président démocrate passe son week-end d’anniversaire dans son fief de Wilmington, à 170km de la capitale Washington. Il n’a pas d’événement public à son agenda.

« Bon anniversaire à mon ami, à mon frère », lui a souhaité Barack Obama, dont Joe Biden a été le vice-président durant huit ans, sur Twitter.

« L’Amérique est reconnaissante pour votre compassion, votre décence, votre amour de la nation ainsi que pour votre leadership et votre ambition », a aussi souligné la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, de deux ans son aînée.

A la veille de son anniversaire, Joe Biden s’était plié à un bilan de santé lors duquel il a été jugé « apte » à remplir ses fonctions de président, selon son médecin. L’examen incluait une coloscopie sous anesthésie durant laquelle il a brièvement transféré ses pouvoirs à la vice-présidente Kamala Harris, devenue ainsi la première femme à détenir les prérogatives présidentielles dans l’histoire des Etats-Unis.

Joe Biden a déjà fait savoir publiquement qu’il comptait se représenter en 2024.

Mais certains partisans de Donald Trump, lui aussi septuagénaire, ne perdent aucune occasion de s’interroger publiquement, de manière plus ou moins détournée, sur sa santé physique et sa lucidité.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Les démocrates au Congrès pressés d’offrir enfin une victoire à Biden

novembre 4, 2021
Les democrates au Congres presses d'offrir enfin une victoire a Biden
Les démocrates au Congrès pressés d’offrir enfin une victoire à Biden© AFP/Mandel Ngan

Enfin, un vote ? Sous pression après une défaite cuisante à une élection locale, les démocrates au Congrès s’employaient encore et toujours jeudi à accorder leurs violons pour adopter les grands plans d’investissements de Joe Biden, et relancer ainsi sa présidence.

Après des mois d’intenses tractations, les élus à la Chambre des représentants ont ouvert timidement la porte à un vote sur les deux projets d’investissements du dirigeant démocrate, censés « reconstruire » l’Amérique.

« Nous allons adopter ces deux plans », a promis jeudi la présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi, sans s’avancer sur un calendrier précis.

Un vote pourrait être organisé à la hâte par la Chambre dans la soirée, mais les experts s’accordaient plutôt à dire que les négociations pourraient encore s’éterniser jusqu’à ce week-end.

Le temps presse pourtant.

Les guerres intestines entre l’aile gauche du parti de Joe Biden et les élus plus modérés privent le président d’une victoire politique dont il a désespérément besoin pour donner un nouveau souffle à sa présidence.

« Il y a urgence », a martelé une porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre.

Les programmes de dépenses du président sont populaires auprès des Américains, selon les sondages. Et une étude du cabinet Moody’s publiée jeudi estimait à 1,5 million le nombre d’emplois que pourraient créer ces plans en dix ans.

Un an avant des élections

Mais Joe Biden, qui a vanté durant la campagne présidentielle ses talents de négociateur du fait de sa longue carrière de sénateur, bute face aux divisions de son parti et regarde, impuissant, sa cote de popularité dégringoler.

Avant sa tournée aux sommets du G20 et de la COP26, le président s’était déjà rendu deux fois sur la colline du Capitole pour accélérer le passage de ses deux projets phares:

Un plan d’abord pour rénover les routes, ponts et transports vétustes du pays. L’enveloppe de 1.200 milliards de dollars — l’équivalent du PIB de l’Espagne — est soutenue par les démocrates et certains républicains.

Un second, gigantesque volet social et climatique, baptisé « Build Back Better » (« Reconstruire en mieux »), qui prévoit de réduire les frais de garde d’enfants et d’investir 550 milliards de dollars pour réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

Mais ses efforts n’ont pas abouti.

De retour d’Europe, le président, visiblement impatient, a pressé ses troupes de se mettre en ordre de marche.

« Les démocrates n’ont jamais été aussi proches de finaliser et adopter » ces plans, a répondu jeudi le chef démocrate du Sénat, Chuck Schumer.

Mais leur sort est en réalité dans les mains d’un élu qui refuse pour l’instant de les soutenir, le sénateur Joe Manchin, de Virginie-Occidentale.

Au vu de la très fine majorité démocrate au Sénat, cet élu possède virtuellement un droit de veto sur ces projets.

Il a encore douché ce matin les espoirs d’un passage rapide des mesures, réitérant ses inquiétudes quant à leur impact sur la dette publique américaine et l’inflation.

Dans son Etat, l’un des plus pauvres d’Amérique, « les gens sont terrifiés par la hausse du prix de l’essence, de la nourriture, des services publics », a-t-il assuré sur CNN.

Une façon de dénoncer les dépenses jugées excessives de son parti, accusé de n’avoir pas su prendre le pouls du pays, au point d’avoir perdu mardi le contrôle de la Virginie, un Etat qui avait pourtant majoritairement voté pour Joe Biden à la présidentielle de 2020.

Un constat d’autant plus morose que cette élection faisait office de répétition générale avant de prochaines batailles politiques: le pays tout entier sera appelé aux urnes pour les élections législatives de mi-mandat en novembre 2022.

Le parti de Joe Biden pourrait alors perdre le contrôle des deux chambres, ce qui compliquerait bien plus encore le passage de toute réforme d’ampleur.

Par Le Point avec AFP

COP26 : Félix Tshisekedi pour la sauvegarde des ressources naturelles de la RDC

novembre 2, 2021

Intervenant le 2 novembre en marge de la COP26 dans le cadre du panel de haut niveau sur les forêts et l’utilisation des terres organisé par le gouvernement britannique, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est livré à un véritable plaidoyer sur la prise en compte des atouts naturels dont regorge son pays dans le processus d’atténuation des émissions des gaz à effet de serre, actuellement au cœur d’un enjeu planétaire.

Félix Tshisekedi, Joe Biden et Ali Bongo à la COP 26

Au cours du panel auquel d’autres chefs d’Etat africains ont pris part, Félix Tshisekedi a lancé un appel à l’unissons à tous les leaders mondiaux pour la sauvegarde des ressources naturelles de son pays dont la contribution à l’effort de lutte contre le réchauffement climatique s’avère très capitale. « La République démocratique du Congo, mon pays, avec ses massifs forestiers, ses tourbières et ses ressources en eau et en minerais stratégiques se présente comme un pays solution à la crise climatique », a-t-il déclaré, du haut de la tribune de ce panel en présence du président américain, Joe Biden, du Premier ministre Johnson (UK) et du président Ali Bongo également invités. Il a poursuivi en appelant les leaders et les décideurs du monde entier « à agir ensemble, main dans la main afin que nous puissions protéger ce patrimoine naturel essentiel à la survie de l’humanité ».

Le président Tshisekedi a, par ailleurs, livré un vibrant plaidoyer pour la préservation du bassin du Congo. A ce sujet, une dizaine de pays et le Fonds Bezos pour la terre ont manifesté leur engagement à l’égard du bassin du Congo en annonçant une contribution collective d’au moins $1.5 milliard de financement entre 2021 et 2025.  Ce fonds, rappelons-le, vise à soutenir les efforts menés par les pays du bassin du Congo pour protéger et maintenir les forêts de cette région, les tourbières et les autres réserves de carbone essentielles pour la planète.

Pays vaste situé au cœur de l’Afrique, la RDC, en tant que deuxième poumon mondial, regorge de nombreux atouts, dont la planète pourrait en tirer une meilleure partie dans sa lutte contre le changement climatique. C’est ainsi que dans son intervention, le président de la République a présenté la RDC comme « pays solution » à la crise climatique qui touche la planète terre.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

États-Unis-Migrants refoulés à cheval: Biden veut faire « payer » les policiers responsables

septembre 24, 2021
Migrants refoules a cheval: Biden veut faire "payer" les policiers responsables
Migrants refoulés à cheval: Biden veut faire « payer » les policiers responsables© AFP/PAUL RATJE

Joe Biden a promis vendredi que les policiers photographiés en train de refouler à cheval des migrants haïtiens allaient « payer » pour ces actes « scandaleux », des propos musclés alors qu’il est critiqué de toutes parts pour sa gestion de la crise migratoire à la frontière, jugée inhumaine par la gauche, laxiste par la droite.

« C’est scandaleux », a dit le président américain, qui ne s’était pas encore exprimé en public sur le sujet, à des journalistes qui l’interrogeaient sur cette scène.

« Je vous le promets, ces gens vont payer, il y aura une enquête, il y aura des conséquences », a dit Joe Biden depuis la Maison Blanche, répondant à des questions posées après une allocution consacrée à la vaccination contre le Covid-19.

Sur un cliché pris dimanche par un photographe employé par l’AFP, un garde-frontières à cheval attrape un homme par son t-shirt sur la rive américaine du Rio Grande, frontière naturelle entre les Etats-Unis et le Mexique, près de Del Rio.

Sur un autre, il tient un groupe à distance en faisant tourner ses rênes, dans une posture menaçante, pour les forcer à rebrousser chemin.

Ces clichés, qui ont fait le tour du monde, ont suscité un vif émoi aux Etats-Unis. Certains y ont vu des migrants assimilés à du bétail, d’autres ont rappelé les mauvais traitements subis par des Afro-Américains de la part de la police montée, des gardiens de prison ou des propriétaires d’esclaves.

Suite à la diffusion de ces images, la police aux frontières va temporairement cesser d’utiliser des agents à cheval autour de la petite ville de Del Rio, au Texas, avaient annoncé jeudi les autorités américaines.

Interrogé par une journaliste pour savoir s’il prenait la responsabilité du « chaos » à la frontière, Joe Biden a répondu vendredi: « Bien sûr que j’en prends la responsabilité. Je suis le président. C’était horrible (…) de voir des gens traités de cette manière ».

1.400 Haïtiens expulsés

« C’est embarrassant », a-t-il dit avant de se reprendre. « C’est plus qu’embarrassant. C’est dangereux. C’est mal. Cela envoie le mauvais message au monde, le mauvais message chez nous. »

« Ce n’est pas qui nous sommes », a indiqué le démocrate, qui avait promis dans sa campagne de traiter avec humanité les questions d’immigration, pour se distinguer d’un Donald Trump qui ne jurait que par la répression et par la construction d’un mur sur la frontière.

Son administration est critiquée de toutes parts alors que les Etats-Unis ont entrepris d’expulser en masse des Haïtiens massés à la frontière. Plus de 1.400 d’entre eux ont déjà été rapatriés par avion, au moment où le petit pays des Caraïbes est plongé dans une crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Des dizaines de milliers de migrants, pour la plupart haïtiens, s’entassent depuis plusieurs semaines dans les villes mexicaines de Tapachula, à la frontière avec le Guatemala, et de Ciudad Acuña, à la frontière du Texas, où ils vivent sous la chaleur et dans l’insalubrité.

La gauche reproche à Joe Biden sa dureté, la droite conspue ce qu’elle considère être du laxisme provoquant un appel d’air migratoire.

La tension autour de ces sujets est encore montée d’un cran jeudi, avec la démission de l’émissaire américain en Haïti Daniel Foote, qui a dénoncé dans une lettre cinglante des expulsions « inhumaines ».

Par Le Point avec AFP

Afghanistan : Biden pose une condition à la fin des évacuations

août 24, 2021

Malgré les pressions de ses alliés occidentaux, Joe Biden a confirmé, mardi 24 août, sa volonté de mettre fin auxévacuations en Afghanistan au 31 août.

De nombreux ressortissants americains et Afghans a risque n'auront peut-etre pas ete evacues avant le 31 aout.
De nombreux ressortissants américains et Afghans à risque n’auront peut-être pas été évacués avant le 31 août.© WAKIL KOHSAR / AFP

C’était le souhait des talibans tandis que certains alliés des États-Unis s’y opposaient. Le président américain Joe Biden a décidé de maintenir au 31 août la date butoir du retrait total des forces américaines d’Afghanistan, ont rapporté mardi 24 août les chaînes américaines CNN et Fox, citant des responsables américains. Joe Biden a pris cette décision après des discussions avec ses homologues du G7, ont précisé ces responsables non identifiés. Les talibans ont confirmé qu’ils ne permettraient pas aux évacuations de se prolonger au-delà du 31 août, malgré les demandes occidentales, en soulignant que les Afghans les plus qualifiés devaient rester dans le pays.

Joe Biden a confirmé sa décision mardi après-midi, assurant que la « mission » de l’armée américaine en Afghanistan était « en voie d’être terminée » au 31 août. Le retrait total des troupes devrait donc se faire alors que de nombreux ressortissants américains et Afghans en danger n’auront peut-être pas été évacués à temps. Mais le président américain a posé une condition devant les dirigeants des pays du G7 : que les talibans continuent de coopérer pour l’accès des évacués à l’aéroport de Kaboul. Et si jamais ça n’était pas le cas, il a également demandé au Pentagone d’avoir à disposition des plans de secours pour repousser le retrait « si nécessaire », a ajouté sa porte-parole Jen Psaki dans un communiqué.

Les autres dirigeants des grandes puissances voulaient plus. Ils avaient à l’origine posé comme « première condition » aux talibans, après leur arrivée au pouvoir, de « garantir un passage sûr » pour ceux qui voulaient quitter l’Afghanistan « jusqu’au 31 août et au-delà », avait déclaré le Premier ministre britannique Boris Johnson après un sommet virtuel des dirigeants des pays du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Contre l’avis de l’UE

De son côté, l’Union européenne (UE) avait pressé Joe Biden de repousser la date limite qu’il a lui-même fixée. Les dirigeants de l’UE ont enjoint à leurs « amis américains » de « sécuriser l’aéroport aussi longtemps que nécessaire », mais Washington entend toujours retirer ses troupes d’Afghanistan au 31 août. L’UE avait aussi pressé les États-Unis de « garantir un accès juste et équitable à l’aéroport » pour tous les Afghans qualifiés pour être évacués, avait déclaré à la presse Charles Michel, président du Conseil européen, l’instance représentant les 27 pays membres.

Avec Le Point

États-Unis: Joe Biden juge que l’opération d’évacuation en Afghanistan est l’une des « plus difficiles de l’histoire »

août 20, 2021

Tout en promettant aux Américains retenus dans le pays de les « ramener à la maison », le président des Etats-Unis dit ne pas pouvoir garantir « l’issue finale » de l’opération.

Le président des Etats-Unis, Joe Biden, s’est exprimé le 20 août au sujet de l’opération d’évacuation toujours en cours à Kaboul.
Le président des Etats-Unis, Joe Biden, s’est exprimé le 20 août au sujet de l’opération d’évacuation toujours en cours à Kaboul. MANUEL BALCE CENETA / AP

Sous le feu des critiques, le président américain, Joe Biden, s’est adressé à la nation américaine, vendredi 20 août, pour la seconde fois en quelques jours, à propos des opérations d’évacuation chaotiques à Kaboul, où des milliers de civils tentent de fuir l’Afghanistan après le retour au pouvoir des talibans.

M. Biden a affirmé qu’il ne pouvait pas garantir « l’issue finale » de l’opération à Kaboul, l’une des « plus difficiles de l’histoire », au terme d’une guerre longue de vingt ans. « Cette mission d’évacuation est dangereuse. Elle implique des risques pour nos forces armées et est menée dans des conditions difficiles », a déclaré le président américain lors d’un discours à la Maison Blanche.

« Je ne peux pas promettre ce qu’en sera l’issue finale », a-t-il reconnu, entouré de la vice-présidente, Kamala Harris, du chef de la diplomatie, Antony Blinken, du secrétaire à la défense, Lloyd Austin, et de son haut conseiller à la sécurité, Jake Sullivan. « Mais en tant que commandant en chef, je peux vous assurer que je mobiliserai tous les moyens possibles », a-t-il promis.

Dix-huit mille Afghans évacués depuis juillet

Seuls les Etats-Unis sont « capables » de mener une telle opération, « à l’autre bout du monde avec une telle précision », a estimé le président américain.about:blankclose

Il a rapporté que les Etats-Unis avaient évacué 13 000 personnes d’Afghanistan depuis le 14 août, et 18 000 depuis juillet. Le président a assuré que son pays s’engageait à évacuer tous les Afghans ayant aidé les Etats-Unis dans leurs opérations en Afghanistan pendant la guerre.

Nous « sommes en contact permanent avec les talibans et nous œuvrons pour nous assurer que les civils aient un accès sûr à l’aéroport », a-t-il déclaré.

La crédibilité des Etats-Unis n’est « pas remise en question »

M. Biden a fait savoir que les conditions difficiles de l’évacuation de milliers de civils à Kaboul et les scènes de chaos à l’aéroport n’affectaient pas la crédibilité des Etats-Unis sur la scène internationale.

Nos alliés dans le monde « ne remettent pas en question notre crédibilité », a affirmé le président des Etats-Unis au cours d’une conférence de presse. « J’ai parlé à nos alliés de l’OTAN, a-t-il ajouté. En fait c’est le contraire. »

Lundi, M. Biden avait fait une première courte intervention télévisée, défendant « fermement » sa décision de retirer d’ici au 31 août les troupes américaines d’Afghanistan, où elles combattent depuis vingt ans.

« Je suis le président des Etats-Unis et, à la fin, c’est moi qui assume », avait-il alors assuré. Deux jours plus tard, dans un entretien à la chaîne ABC, M. Biden a expliqué que le retrait américain aurait invariablement provoqué une forme de « chaos » dans le pays.

Par Le Monde avec AFP

États-Unis: Joe Biden demande la démission du gouverneur de New York Andrew Cuomo

août 4, 2021

NEW YORK — Le gouverneur de New York Andrew Cuomo a été confronté à des appels à la démission de plus en plus nombreux, mardi,  notamment de la part du président Joe Biden et d’autres anciens alliés démocrates, après qu’une enquête ait révélé qu’il avait harcelé sexuellement près d’une douzaine de femmes et avait tenté de se venger de l’une de ses accusatrices.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

«Je pense qu’il devrait démissionner», a déclaré Joe Biden aux journalistes mardi, faisant écho aux sentiments de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et des sénateurs américains Chuck Schumer et Kirsten Gillibrand, tous démocrates. 

Le chef de l’assemblée de l’État, qui a le pouvoir de porter des accusations de destitution contre Andrew Cuomo, a déclaré qu’il était clair que le gouverneur ne pouvait plus rester en fonction. 

Le président Carl Heastie, un démocrate, a déclaré qu’il entreprendrait de mener une enquête en destitution «le plus rapidement possible». 

Le gouverneur de New York est demeuré provocant, dans sa réponse préenregistrée,  aux conclusions de l’enquête.  

«Les faits sont très différents de ce qui a été décrit», ajoutant qu’il «n’a jamais touché personne de manière inappropriée ou fait des avances sexuelles inappropriées». 

L’enquête de près de cinq mois était supervisée par la procureure générale de New York Letitia James et dirigée par deux avocats indépendants.

– Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

États-Unis: Des juges plus nombreux et plus représentatifs de la diversité sous Joe Biden

août 2, 2021

WASHINGTON — Le président Joe Biden et le Sénat des États-Unis à majorité démocrate nomment des juges à un rythme jamais vu chez ses prédécesseurs, incluant l’ancien président Donald Trump.

© Fournis par La Presse Canadienne

Huit juges ont déjà été confirmés dans leurs nouvelles fonctions, incluant la candidate potentielle à un siège à la Cour suprême Ketanji Brown Jackson qui vient d’accéder à la Cour d’appel fédérale à Washington.

De plus, au-delà de 30 autres nominations à la magistrature sont en voie d’être confirmées alors qu’on dénombre un total de 100 sièges à combler.

À ce même moment de l’année, il y a quatre ans, le Sénat sous contrôle républicain avait confirmé seulement quatre nominations de Donald Trump à la magistrature, incluant celle de Neil Gorsuch.

Pendant les deux plus récentes présidences démocrates, en 1993 et en 2009, aucun juge n’avait été nommé avant la fin du mois de juillet.

Les deux derniers présidents démocrates, Bill Clinton et Barack Obama, avaient été lents à nommer des juges, mais les deux avaient la lourde tâche de combler des sièges à la Cour suprême, ce qui avait ralenti le processus.

Des progressistes ont tenté de convaincre le juge Stephen Breyer de se retirer cet été, mais le leader de l’aile libérale, âgé de 82 ans, a montré qu’il avait la ferme intention d’être en poste au retour de la cour en octobre.

Ceux qui souhaitaient le départ du juge Breyer n’ont pas caché leur déception, mais ils se réjouissent tout de même de voir la diversité des nominations annoncées par Joe Biden jusqu’ici. On y voit plus de diversité ethnique, de diversité de genre et même de diversité en matière d’expérience dans le système de justice. Il s’agit d’un important contraste par rapport aux nominations largement dominées par les hommes blancs sous l’administration Trump.

Depuis l’arrivée de l’administration Biden, on voit des avocats du service public, des avocats de droit civique et de mouvements syndicaux accéder à la magistrature aux côtés des nominations plus typiques de procureurs et de juristes de grands cabinets.

La présidente sortante de l’organisation libérale «Alliance for Justice», Nan Aron, ne s’en fait pas trop avec la décision du juge Breyer de demeurer en poste. Elle craint cependant que la faible majorité démocrate au Sénat soit éventuellement compromise et qu’un Sénat républicain bloque une nomination démocrate comme ce fut le cas lors du décès d’Antonin Scalia en 2016.

Malgré tout, Mme Aron dit être «si heureuse avec le rythme et la qualité des nominations de Joe Biden», particulièrement en raison de la diversité des parcours de carrière des nouveaux juges.

Parmi les nouvelles nominations, on souligne celle de Tiffany Cunningham, devenue la première femme noire à accéder au banc de la Cour d’appel de Washington, ainsi que celle de Candace Jackson-Akiwumi, la deuxième femme noire seulement à accéder à la Cour d’appel fédérale de Chicago.

On souligne également la nomination de l’avocate de droit civique Myrna Perez à la magistrature de la Cour d’appel fédérale de New York. Elle doit devenir la première femme originaire d’Amérique latine à y être nommée depuis le départ de Sonia Sotomayor à la Cour suprême.

LA Presse Canadienne avec Mark Sherman et Darlene Superville, The Associated Press

États-Unis: Joe Biden annonce le don de plus de 1,5 million de doses de vaccins à sept pays africains

juillet 22, 2021
Vaccination contre le Covid-19 à l’hôpital Central de Yaoundé, le 12 avril 2021

Selon la Maison-Blanche ce don se fait « sans condition » et ne doit pas être considéré comme une réponse à la très active diplomatie vaccinale chinoise.

Le stock de vaccins que les États-Unis s’apprêtent à offrir au continent est composé de doses des laboratoires Johnson & Johnson, qui ont l’avantage de ne nécessiter qu’une injection, au lieu de deux pour la plupart des sérums du marché. Le don se fera par l’intermédiaire de Covax, l’initiative internationale mise en place par l’OMS, CEPI et GAVI. De quoi renforcer significativement l’engagement diplomatique et humanitaire des autorités américaines envers l’Afrique, mis à mal durant les années Trump.

« Ayant passé l’essentiel de ma carrière dans l’administration à travailler sur l’Afrique – en particulier le Sénégal, le premier pays africain où je me suis rendue – je mesure l’impact que peut avoir l’aide américaine sur nos partenaires du continent et sur la vie des populations », explique Dana Banks, Senior Director pour l’Afrique du National Security Council. A ses yeux, cette nouvelle « initiative de partage des vaccins est une démonstration supplémentaire de notre engagement ».

Les doses qui vont être distribuées sont destinées aux pays suivants :

  • 303 050 doses pour le Cameroun
  • 302 400 doses pour le Lesotho
  • 302 400 doses pour la Centrafrique
  • 151 200 doses pour la Gambie
  • 151 200 doses pour la Sénégal
  • 151 200 doses pour le Niger
  • 151 200 doses pour la Zambie

L’annonce américaine intervient alors que la Chine renforce significativement ses distributions de vaccins en Afrique. La semaine dernière, Pékin a ainsi envoyé un nouveau stock de 4 millions de doses sur le continent, selon le rapport hebdomadaire de traçage des dons mis en place par The China Africa Project. Difficile pour l’administration Biden d’affirmer qu’elle n’est pas lancée dans un bras de fer avec les autorités chinoises.

Un officiel à la Maison-Blanche a tenu à expliquer à nos confrères de The Africa Report que le don de 25 millions de doses de vaccins à Covax par les États-Unis et destinées à l’Afrique – une quantité presque équivalente aux 27,9 millions de doses promises par Pékin – n’a aucunement pour but d’obtenir des concessions minières : « Nos vaccins sont offerts sans conditions, assure-t-il. Nous faisons cela dans le but de sauver des vies. Comme le président l’a dit : dans notre combat commun contre le virus, les États-Unis seront l’arsenal vaccinal du monde. »

La situation épidémique dans les sept pays qui vont recevoir les dons américains est la suivante :

Centrafrique

On compte à ce jour 7 147 contaminations au Covid-19 en République centrafricaine, dont 98 décès. Le pays est touché par le variant Alpha, 50 à 75 % plus contagieux que les souches habituelles et susceptible de toucher plus facilement les enfants, mais sans provoquer de formes plus graves de la maladie. Début juillet, le pays a reçu des vaccins chinois. Selon Pierre Somse, le ministre de la Santé, « ces dons de vaccins arrivent au moment opportun, grâce à eux la République centrafricaine sera mieux équipée pour lutter contre le coronavirus. »

Cameroun

L’an dernier, le Cameroun a dû faire face simultanément au Covid-19 et au choléra. On y compte à ce jour 81 467 contaminations et 1 330 décès. En avril, le pays a reçu 591 000 doses, dont 200 000 fournies par les Chinois de Sinopharm et 391 000 par Oxford AstraZeneca. Mais un cinquième seulement de ce stock a été administré. Le ministère de la Santé a, parallèlement, approuvé la diffusion d’un remède à base de plantes élaboré par l’archevêque Samuel Kleda, présenté comme un « adjuvant » dans la lutte contre le virus.

Gambie

La troisième vague de contamination frappe ce pays de 2,3 millions d’habitants depuis le début du mois de juillet. Le gouvernement a annoncé que le respect des mesures de prévention telles que le port du masque et la distanciation sociale étaient des impératifs et que leur violation pouvait être sanctionnée d’une amende de 1 000 dalasis (20 dollars). La vaccination a commencé en mars avec un stock d’AstraZeneca mais, le 17 juin, le pays avait épuisé ce stock. Banjul a ensuite homologué le vaccin de Sinopharm et a recommencé à vacciner le 17 juillet, mais du fait des faibles quantités disponibles, un seul site est actuellement ouvert. Le pays compte à ce jour 6 920 contaminations et 190 morts. Selon le ministère de la Santé, un pic de contaminations a été observé durant la semaine du 5 au 12 juillet, avec une augmentation de 13 %. Au 19 juillet, 40 810 doses de vaccins avaient été administrées.

Lesotho

Avec la troisième vague, le Lesotho a vu arriver sur son sol le variant Beta. Identifiée en Afrique du Sud en août 2020, cette souche se répand plus rapidement que les autres et présente un risque plus élevé de réinfection. Le pays recense 12 630 contaminations et 349 décès et dispose actuellement de doses Johnson & Johnson et Oxford AstraZeneca.

Niger

La population du Niger (23,9 millions d’habitants) est l’une des plus jeunes au monde, ce qui lui a permis jusqu’à maintenant d’être relativement préservée du coronavirus. On compte 5 594 cas et 194 décès et le pays semble être resté à l’écart des principales vagues de contaminations. Il a déjà reçu 400 000 doses de Sinopharm de la part de Chine et 25 000 doses d’AstraZeneca données par l’Inde. Au 19 juillet, 401 133 doses avaient été administrées. Le pays n’impose à ce jour aucune restriction et toutes les entreprises fonctionnent normalement. Comme le dit le ministre du Pétrole, Sani Issoufou : « Ici, nous vivons encore comme si nous étions en 2019. »

Sénégal

Ayant fermé ses frontières et suspendu les vols internationaux dès le début de la pandémie, en 2020, le pays – qui a aussi été l’un des premiers à mettre en place un couvre-feu – avait réussi à se préserver. L’état d’urgence, renouvelé en janvier dernier, a pris fin en mars, les restrictions étant alors en partie levées. Le couvre-feu a pris fin et les frontières ont été rouvertes aux non-nationaux. Même si le port du masque reste théoriquement obligatoire, il semble avoir été abandonné par l’essentiel de la population et avec les vacances qui approchent, les craintes augmentent avec  les risques liés aux voyages. Le président Macky Sall s’est dit prêt à prendre les mesures nécessaires en cas de hausse du taux de contamination. Le niveau est actuellement au plus haut avec 950 nouveaux cas par jour.

Le Sénégal a commencé à vacciner le 23 février 2021 avec un premier stock de 82 doses de Sinopharm, puis a reçu en mars un lot d’AstraZeneca. Il a été l’un des premiers pays africains à bénéficier de l’initiative Covax. A ce jour, 52 671 doses ont été administrées. Le pays compte 54 297 contaminations et 1 246 décès.

Zambie

La Zambie subit de plein fouet la troisième vague de la pandémie, avec 1 300 nouveaux cas par jour. Le pays a reçu deux livraisons d’AstraZeneca et environ 2,8 % de la population a reçu au moins une dose de vaccin. Selon Kennedy Malama, secrétaire permanent en charge des services techniques au ministère de la Santé, les doses de Johnson & Johnson promises seront acheminées vers les provinces rurales, où la demande est forte, « le plus rapidement possible ». Il estime aussi que la Zambie pourrait être frappée par une quatrième vague d’ici à la fin de l’année.

Avec jeune Afrique par Nicholas Norbrook

Joe Biden et Vladmir Poutine arrivent au sommet avec des objectifs divergents

juin 16, 2021

GENÈVE, Suisse — Le président américain ne prendra pas la défense de Moscou face à ses propres agences de renseignement. On ne parlera pas de «remettre à zéro» les relations avec la Russie. Et on doute fortement que quiconque regardera Vladimir Poutine dans les yeux pour lire son âme.

© Fournis par La Presse Canadienne

Mais au-delà de ça, on ne sait pas vraiment ce qui se produira mercredi à Genève quand le président américain Joe Biden rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine pour la première fois depuis son élection. Les deux camps admettent que leurs relations vont très mal, et ni un ni l’autre n’entretient de grands espoirs d’entente. Chaque homme arrivera quand même à la table avec ses propres objectifs.

Voici ce que chaque président espère accomplir à Genève.

CE QUE VEUT JOE BIDEN

M. Biden et son entourage ont clairement indiqué qu’ils ne suivront pas l’exemple de ses prédécesseurs en essayant de redéfinir radicalement les liens entre les États-Unis et la Russie. L’objectif de la Maison-Blanche est plus modeste, mais tout aussi important: aller en direction d’une relation plus prévisible et tenter d’endiguer les comportements anarchiques de la Russie.

Le premier voyage outre-mer de M. Biden a été soigneusement orchestré pour qu’il rencontre M. Poutine seulement après avoir rencontré ses alliés européens et les leaders de démocraties puissantes pendant plusieurs jours. Il a notamment participé à un sommet de l’OTAN, l’alliance créée il y a des dizaines d’années pour faire échec à l’agressivité russe. M. Biden espérait projeter une image d’unité et de coopération renouvelée après quatre années tumultueuses sous Donald Trump, qui essayait souvent d’amadouer le président russe. 

M. Biden incitera M. Poutine à cesser d’interférer avec les élections démocratiques, à améliorer ses relations avec l’Ukraine et à ne plus protéger les pirates qui lancent des attaques informatiques ou au rançongiciel. Ses proches croient aussi qu’un allègement des tensions entre Washington et Moscou permettrait aux États-Unis de resserrer leurs liens avec les démocraties qui existent dans l’ombre du Kremlin.

Le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan a dit que M. Biden cherchera des «secteurs où, dans notre intérêt commun, nous pouvons travailler ensemble».

M. Sullivan a ajouté que le message de M. Biden sera plus fort que doux: «Comment envoyons-nous un message clair concernant ces activités nuisibles que nous ne tolérerons pas et auxquelles nous répliquerons?»

Il y a eu de brefs éclairs d’accord. Moscou et Washington ont témoigné d’un intérêt à relancer les discussions sur la stabilité stratégique pour élaborer un successeur à New START, le dernier traité de contrôle des armements entre les deux pays qui a été prolongé de cinq ans en janvier.

M. Biden fera aussi pression sur M. Poutine dans le dossier des droits de la personne, spécialement au sujet de l’empoisonnement et de l’incarcération de l’opposant Alexeï Navalny.

Le président américain sait toutefois qu’il ne sera peut-être pas en mesure de contrôler son rival.

«Rien ne garantit qu’on peut changer le comportement d’un individu ou de son pays. Les autocrates disposent d’énormément de pouvoir et ils ne rendent pas de comptes au public, a dit M. Biden lors d’une conférence de presse en fin de semaine. Et ça se pourrait très bien que si je lui réponds du tac au tac, ce que je ferai, que ça ne le découragera pas et qu’il voudra poursuivre.»

M. Biden ne mâche pas ses mots au sujet de M. Poutine. Il a déclaré lors d’une entrevue plus tôt cette année qu’il est d’accord avec ceux qui le traitent de «tueur» et il a déjà dit que M. Poutine n’a pas d’âme.

CE QUE VEUT VLADIMIR POUTINE

M. Poutine non plus ne s’attendra pas à un réchauffement des relations. Son principal objectif sera d’en arriver à un statu quo tendu pour protéger les intérêts de Moscou.

Le leader russe n’anticipe pas de nouvelle détente pour réparer les dégâts causés par l’annexion de la péninsule criméenne de l’Ukraine en 2014. Il n’anticipe pas non plus un allègement des lourdes sanctions américaines et européennes qui restreignent l’accès de Moscou aux marchés financiers mondiaux et aux technologies occidentales de pointe.

La mission de M. Poutine est modeste: énumérer les principales préoccupations de sécurité de Moscou et rétablir une communication de base pour empêcher une déstabilisation encore plus dangereuse.

La plus grosse ligne rouge du Kremlin est le désir de l’Ukraine de rejoindre les rangs de l’OTAN. Craignant une éventuelle adhésion, M. Poutine a profité de la chute en 2014 du gouvernement prorusse de l’Ukraine pour annexer la Crimée et appuyer une insurrection dans l’est du pays, où le conflit qui dure depuis sept ans a fait quelque 15 000 morts.

Quand la tension a grimpé dans l’est de l’Ukraine plus tôt cette année, la Russie a massé des hommes près de l’Ukraine et prévenu qu’elle répondrait par la force si Kiev tentait de récupérer les régions contrôlées par les rebelles.

Dans une entrevue accordée à la télévision officielle la semaine dernière, M. Poutine a affirmé que le désir de l’Ukraine de joindre l’OTAN représente une menace existentielle pour la Russie, puisque cela permettrait aux missiles de l’alliance de frapper Moscou et d’autres cibles en seulement sept minutes. Il a comparé cela au déploiement de missiles russes au Canada ou au Mexique, près de la frontière avec les États-Unis.

S’il adopte la ligne dure sur l’Ukraine, le leader russe pourrait se montrer plus flexible ailleurs.

Même si Moscou a dénoncé la campagne militaire américaine en Afghanistan, M. Poutine est intéressé à une solution qui empêchera le pays de plonger dans l’anarchie après le départ des soldats américains plus tard cette année, puisque l’instabilité pourrait ensuite se propager à l’Asie centrale anciennement soviétique.

La Russie participe aussi à de pénibles discussions internationales pour réparer l’accord sur le nucléaire iranien déchiré par M. Trump. Elle a également témoigné de son intérêt à collaborer avec les États-Unis pour relancer le processus de paix aux Moyen-Orient.

Le Kremlin pourrait être intéressé par un accord concernant la Syrie, où l’appui militaire russe a permis au gouvernement de Bachar el-Assad de reprendre le contrôle de la quasi-totalité de son pays après une guerre civile catastrophique.

Dans le domaine du contrôle des armements, Moscou serait prête à mettre certaines de ses armes les plus puissantes sur la table, en autant que Washington fasse de même avec ses systèmes de défense antimissile et d’éventuelles armes spatiales.

M. Poutine a aussi réitéré l’intérêt de la Russie à combattre les changements climatiques et la pandémie de coronavirus.

Il a appelé à l’ouverture d’un dialogue sur la cybercriminalité. Sa proposition d’un échange de cybercriminels entre la Russie et les États-Unis a toutefois été accueillie froidement à Washington.

Avec Jonathan Lemire et Vladimir Isachenkov, The Associated Press