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Zelensky devant le Congrès américain : l’Ukraine « ne se rendra jamais »

décembre 21, 2022
M. Zelensky est applaudi par la vice-présidente Kamala Harris et par la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, s’est adressé aux membres du Congrès américain à l’occasion de sa visite aux États-Unis. Photo : Getty Images/Chip Somodevilla

L’Ukraine « tient ses positions et ne se rendra jamais », a lancé Volodymyr Zelensky mercredi sous les applaudissements du Congrès américain, auquel il a assuré que l’argent versé à l’Ukraine n’est pas de la « charité » mais un « investissement ».

Accueilli mercredi par une ovation de la part des membres de la Chambre des représentants et du Sénat, le président ukrainien, vêtu de sa traditionnelle tenue kaki, a dit, en anglais et avec la plus grande solennité : Contrairement aux prédictions les plus funestes, l’Ukraine n’est pas tombée. L’Ukraine est vivante et combative.

La tyrannie russe n’a plus d’emprise sur nous, a-t-il encore affirmé, acclamé à plusieurs reprises lors d’un discours vibrant d’une vingtaine de minutes qui a conclu son tout premier déplacement à l’étranger depuis l’invasion de l’Ukraine, le 24 février dernier.

Au-delà du lyrisme, le président ukrainien s’est efforcé de convaincre le Congrès, qui va basculer partiellement du côté des républicains en janvier, de poursuivre son aide massive.

Je voudrais vous remercier, vous remercier beaucoup pour les aides financières que vous nous avez accordées et pour celles que vous pourriez décider de nous donner, a déclaré le président ukrainien.

« Votre argent n’est pas de la charité, c’est un investissement dans la sécurité mondiale et dans la démocratie, que nous gérons de la façon la plus responsable. »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine

Il répondait ainsi indirectement aux préoccupations exprimées par certains responsables conservateurs qui ne veulent plus signer de chèque en blanc pour Kiev. Les élus américains doivent approuver une nouvelle enveloppe massive de près de 45 milliards de dollars d’assistance humanitaire et militaire pour l’Ukraine.

Volodymyr Zelensky livre un discours devant le Congrès américain

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait un premier voyage en dehors de son pays en guerre pour se rendre à Washington, où il a rencontré le président américain Joe Biden et s’est adressé au Congrès.

Soutien de Biden

Un peu plus tôt, le président américain Joe Biden avait promis à son homologue ukrainien, en visite historique à Washington, que les Ukrainiens ne seraient « jamais seuls » face à la Russie et que les États-Unis aideraient Kiev aussi longtemps qu’il le faudra.

Quand la liberté de l’Ukraine a été menacée, le peuple américain, comme des générations d’Américains avant lui, n’a pas hésité, a déclaré le président américain avant d’ajouter : Nous sommes conscients que le combat de l’Ukraine s’inscrit dans quelque chose de beaucoup plus grand.

Le peuple américain sait que si nous ne résistons pas à des attaques aussi flagrantes contre la liberté, la démocratie et les principes fondamentaux tels que la souveraineté et l’intégrité territoriale, le monde subira des conséquences bien pires, a souligné M. Biden.

Nous resterons à vos côtés aussi longtemps qu’il le faudra, a-t-il poursuivi, ne se disant pas du tout inquiet au sujet de la solidité de l’alliance occidentale.

« Je n’ai jamais vu l’OTAN ou l’UE aussi unies sur quoi que ce soit. »— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis

De son côté, Volodymyr Zelensky s’est félicité de l’envoi annoncé par les États-Unis d’un système de défense antiaérienne Patriot, le plus sophistiqué dont dispose l’armée américaine. C’est une étape très importante pour créer un espace aérien sécurisé pour l’Ukraine, a-t-il dit à la presse, selon la traduction d’un interprète.

Toutefois, la paix juste évoquée un peu plus tôt par M. Biden pour mettre fin à ce conflit n’implique aucun compromis quant à la souveraineté, la liberté et l’intégrité territoriale de mon pays, a insisté le président ukrainien.

Volodymyr Zelensky invité à Washington

Le président ukrainien est à Washington pour une première sortie à l’étranger depuis le début de la guerre. Volodymyr Zelensky a été invité à la Maison-Blanche par Joe Biden qui lui promet une aide militaire supplémentaire. Un reportage de Louis Blouin.

Aide bienvenue après 300 jours de guerre

Après 300 jours de guerre, Volodymyr Zelensky a réservé sa première visite au pays qui, de loin, est le premier fournisseur d’aide à l’Ukraine. Washington a annoncé pendant sa visite un nouveau volet conséquent d’assistance militaire qui comprend notamment un système de missiles sol-air Patriot.

C’est un système défensif, a souligné le président américain. Ce n’est pas une mesure d’escalade, c’est défensif, a-t-il insisté.

« La tranche d’aide d’aujourd’hui inclut pour la première fois le système de défense antiaérienne Patriot, capable d’abattre des missiles de croisière, des missiles balistiques de courte portée et des avions à une altitude nettement supérieure à celle des systèmes de défense qui avaient été fournis jusque-là. »— Une citation de  Antony Blinken, secrétaire d’État américain

Le 1er septembre 2021, Volodymyr Zelensky avait déjà été reçu à la Maison-Blanche par Joe Biden, qui lui avait alors promis de le soutenir face à la Russie.

Mercredi, les deux mêmes hommes étaient réunis au même endroit, mais avec une tout autre envergure historique : c’était leur première rencontre en chair et en os depuis que la Russie a attaqué l’Ukraine, faisant du président ukrainien un chef de guerre connu du monde entier et de Joe Biden le commandant en chef du camp occidental face à la Russie.

Lancement d'un missile Patriot.

Le système de missiles Patriot a longtemps été un élément phare pour les États-Unis et pour leurs alliés dans les régions contestées du monde en tant que bouclier convoité contre les missiles. Photo : AP/ Sebastien Apel

La Russie ne voit pas cette visite d’un bon œil

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a promis mercredi de continuer à accroître les capacités et le potentiel nucléaire de son armée tout en se défaussant de toute responsabilité dans la tragédie commune ukrainienne.

S’exprimant au cours d’une grande réunion avec des officiers de haut rang, il a ainsi annoncé l’entrée en service début janvier des nouveaux missiles hypersoniques russes de croisière Zircon et envisagé d’augmenter les effectifs de l’armée russe à 1,5 million de soldats.

Son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a quant à lui assuré que les troupes russes combattent les forces combinées de l’Occident et révélé que Moscou entend créer des bases de soutien à sa flotte à Marioupol et à Berdiansk, deux villes occupées du sud de l’Ukraine.

À Moscou, le Kremlin a mis en garde mercredi contre de nouvelles livraisons d’armes américaines à l’Ukraine, qui n’auront pour effet que d’aggraver le conflit. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a aussi dit ne pas s’attendre à un changement de position de M. Zelensky quant à son refus de négocier avec Vladimir Poutine.

De son côté, le ministre russe de la Défense, qui faisait le point mercredi devant quelque 15 000 responsables militaires par visioconférence, a assuré qu’une des priorités pour l’année 2023 consistera à continuer à mener l’opération spéciale [en Ukraine] jusqu’à ce que ses tâches aient toutes été remplies.

Sur le terrain, les combats se poursuivaient mercredi, l’état-major ukrainien signalant des attaques russes, notamment des bombardements, dans l’est et dans le nord-est. Au moins 5 personnes ont été tuées et 17 ont été blessées ces dernières 24 heures dans le pays, selon la présidence.

L’armée russe a de son côté affirmé avoir capturé de nouvelles hauteurs et lignes dominantes près de Donetsk, le bastion des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine.

Après une série de revers militaires russes dans le nord-est et le sud de l’Ukraine, l’essentiel des combats se concentre dans l’est.

La Russie bombarde massivement depuis octobre les infrastructures ukrainiennes, provoquant des coupures de courant et d’eau.

La livraison de systèmes Patriot vise à répliquer à ces attaques

Par Radio-Canada avec AFP

Les Etats-Unis annoncent 2,5 milliards de dollars d’aide pour l’Afrique

décembre 15, 2022

Joe Biden et l’Union africaine ont décidé de mettre en place un « partenariat stratégique » pour faire face à l’insécurité alimentaire.

Joe Biden preside un sommet a Washington reunissant une cinquantaine de dirigeants africains. (Photo d'illustration).
Joe Biden préside un sommet à Washington réunissant une cinquantaine de dirigeants africains. (Photo d’illustration).© MANDEL NGAN / AFP

Joe Biden a annoncé jeudi une nouvelle aide américaine de 2,5 milliards de dollars pour la sécurité alimentaire en Afrique, lors d’un sommet à Washington réunissant une cinquantaine de dirigeants africains. Le président américain et l’Union africaine ont par ailleurs décidé de mettre en place un « partenariat stratégique » pour faire face à l’insécurité alimentaire dans le monde, aggravée par la guerre en Ukraine, selon un communiqué conjoint diffusé lors du sommet.

L’annonce de l’aide américaine a été faite peu avant que le président des Etats-Unis ne s’adresse pour la deuxième fois jeudi devant les dirigeants africains, lors d’une session de travail consacrée à l’insécurité alimentaire. Il s’agit à la fois d’une « aide d’urgence et d’une assistance à moyen et long terme pour renforcer le système alimentaire en Afrique », a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

L’impact de la guerre en Ukraine

Les Etats-Unis ont déjà fourni près de 11 milliards de dollars d’aide humanitaire alimentaire pour le continent africain cette année, a encore indiqué la Maison Blanche. S’exprimant lors du sommet, la vice-présidente Kamala Harris a dénoncé « la guerre brutale menée par la Russie en Ukraine qui a conduit à une perturbation des chaînes alimentaires et de l’énergie dans le monde se répercutant sur toutes nos économies ». La Corne de l’Afrique est particulièrement touchée après plusieurs années de sécheresse même si une famine généralisée y a été évitée, selon l’ONU.

Par Le Point avec AFP

Ali Bongo Ondimba, Félix Tshisekedi et George Weah parmi les présidents reçus par Joe Biden

décembre 15, 2022

Le président américain a réuni le 14 décembre à la Maison-Blanche les dirigeants de six pays africains où se tiendront l’an prochain des élections présidentielles, que les États-Unis suivront de près.

Le président des États-Unis, Joe Biden, à la Maison-Blanche lors du dîner avec les dirigeants africains participant au sommet États-Unis – Afrique, le 14 décembre, à Washington. © Samuel Corum / Getty Images North America/ Getty Images via AFP.

Ils sont six à avoir été invités, avec leur délégation, à discuter en petit comité autour de Joe Biden en marge de la deuxième édition du sommet États-Unis – Afrique, qui s’est ouvert le 13 décembre à Washington.

Le Gabonais Ali Bongo Ondimba, le Nigérian Muhammadu Buhari, le Libérien George Weah, le Sierra-Léonais Julius Maada Bio, le Malgache Andry Rajoelina et le Congolais Félix Tshisekedi avaient été conviés, a fait savoir la Maison blanche. Chacun de leur pays organise l’an prochain une élection présidentielle, et les États-Unis seront attentifs à ce que celles-ci soient « libres, justes et crédibles », avait déjà averti le 12 décembre le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Jake Sullivan, ajoutant qu’il ne s’agit toutefois pas de « tirer la sonnette d’alarme ou de dire que nous avons des inquiétudes et des solutions ».

Liste controversée

Soucieux de relancer la relation avec les pays africains, où Chine et Russie avancent leurs pions, Joe Biden reçoit depuis le 13 décembre à Washington 49 dirigeants du continent. Un sommet au format similaire s’était déroulé en 2014 sous la présidence de Barack Obama.

« Quand l’Afrique réussit, les États-Unis réussissent. Le monde entier réussit », a affirmé le président américain le 14 décembre dans un discours au cours duquel il a égrené une série d’investissements. Il entend dégager 55 milliards de dollars pour l’Afrique d’ici à trois ans dans des domaines aussi variés que le numérique, les infrastructures, la santé ou la transition énergétique.

La liste des invités à la Maison blanche a toutefois suscité des critiques en raison de la présence de dirigeants accusés de mener chez eux des politiques répressives. Et ce alors que les États-Unis n’avaient pas voulu convier, lors d’un précédent grand sommet organisé avec l’Amérique latine, Cuba, le Venezuela et le Nicaragua, invoquant les droits humains et la défense des libertés.

« Nous appliquons le même barème en matière de droits humains dans le monde entier », s’est défendu Jake Sullivan, interrogé le 12 décembre à ce sujet, indiquant que la liste des invités avait été décidée avec l’Union africaine (UA). Il avait assuré que la démocratie et la lutte contre la corruption feraient partie des sujets abordés.

Par Jeune Afrique

États-Unis: Joe Biden de nouveau candidat à la présidentielle?

décembre 6, 2022
Joe Biden de nouveau candidat a la presidentielle?
Joe Biden de nouveau candidat à la présidentielle?© AFP/Archives/SAUL LOEB

Dans la capitale américaine, la possible candidature de Joe Biden à un second mandat présidentiel est un secret bien gardé. Seul le principal concerné semble ne pas s’en cacher.

Un voyage mardi dans l’Arizona prouve qu’à 80 ans, le dirigeant démocrate prépare sérieusement le terrain pour rester à la Maison Blanche – jusqu’à ses 86 ans.

Il s’y rend pour la première fois en tant que président, et si la raison officielle est la promotion d’une nouvelle usine de semi-conducteurs à Phoenix, il est indéniable que cet Etat du sud-ouest des Etats-Unis, profondément divisé, sera l’un des maillons clés de toute campagne présidentielle réussie.

Les élections de mi-mandat de novembre, où les républicains ont échoué à reprendre le Sénat et ne se sont emparés de la Chambre des représentants qu’avec une courte majorité, loin de la « vague rouge » escomptée, ont été interprétées par Joe Biden comme une vraie victoire.

Et au moment même où son adversaire Donald Trump entame sa propre campagne pour 2024 dans un climat de scandale, l’actuel président américain savoure la meilleure période de son premier mandat.

L’économie américaine brave pour l’instant les prévisions de grave récession.

Les grands programmes d’investissement de l’administration Biden adoptés par le Congrès au cours des deux dernières années commencent eux à porter leurs fruits, injectant de l’argent dans la fabrication de produits de haute technologie, comme les semi-conducteurs, dans l’énergie verte mais aussi dans des infrastructures plus traditionnelles comme les routes et les ponts.

« Après les fêtes »

A l’étranger, l’alliance contre l’invasion de la Russie en Ukraine portée par les Etats-Unis continue de tenir après presque dix mois et vient contrebalancer le sentiment amer d’échec des Américains en Afghanistan.

A Washington, Joe Biden vient de conclure une visite d’Etat réussie avec le président français Emmanuel Macron.

« Les choses bougent, elles bougent dans la bonne direction », a récemment lancé le président démocrate après la publication de bons chiffres du marché de l’emploi américain. Des déclarations qui ne ressemblent pas à celles de quelqu’un qui compte quitter la scène politique.

Joe Biden a déclaré que sa décision ne serait pas prise avant le « début de l’année prochaine », son chef de cabinet Ron Klain précisant lundi au Wall Street Journal qu’il s’attend à ce que le président tranche « peu après les fêtes » et « que sa décision soit d’y aller ».

Pour son entourage politique, cela semble en effet un secret de polichinelle.

« Je m’attends à ce qu’il se présente », a déclaré à Fox News dimanche Hakeem Jeffries, chef de file des démocrates à partir de janvier à la Chambre des représentants.

« D’après tout ce que j’ai entendu de lui, en public et en privé, il a l’intention de se représenter », a abondé auprès de l’AFP le sénateur Chris Coons, ami de longue date de Joe Biden.

Famille et médecins

Même Newt Gingrich, un pilier de l’aile droite républicaine, fait part à contrecœur de son admiration pour M. Biden.

« Arrêtez de sous-estimer le président Biden », a-t-il écrit sur le site d’informations Axios, mettant en garde les républicains sur l’efficacité dont il a fait preuve au cours de ses mandats.

Mais ce sont les médecins et la famille de l’actuel président des Etats-Unis, et non les commentateurs politiques, qui décideront de sa future candidature.

Certaines « discussions » familiales évoquées par Joe Biden ont eu lieu sur l’île très huppée de Nantucket au large de l’Etat américain du Massachusetts, où il était avec ses proches pour Thanksgiving. D’autres conseils familiaux sont attendus à Noël, avec la très influente Première dame Jill Biden.

Le bilan médical annuel, qui devrait être rendu public bientôt, pourrait aussi être déterminant.

Octogénaire, Joe Biden présente certains signes typiques de la vieillesse: des cheveux plus rares, une démarche raide – et quelques chutes – et des problèmes d’élocution fréquents.

Il y a un an, le médecin de la Maison Blanche avait toutefois conclu qu’il était « apte » à remplir sa fonction.

Cela sera-t-il toujours le cas dans deux ans ?

Certains tests médicaux ont déjà été réalisés et d’autres le seront, les résultats sont attendus « dans les prochains mois », a affirmé lundi la porte-parole de la Maison Blanche Karine Jean-Pierre.

Par Le Point avec AFP

France/États-Unis: Macron attendu à Washington pour une visite fastueuse et stratégique

novembre 29, 2022
Macron attendu a Washington pour une visite fastueuse et strategique
Macron attendu à Washington pour une visite fastueuse et stratégique© AFP/Ludovic MARIN

Emmanuel Macron est attendu mardi soir à Washington pour une visite d’Etat qui mêlera les fastes de la Maison Blanche aux discussions stratégiques avec Joe Biden sur la guerre en Ukraine et le protectionnisme commercial des Etats-Unis.

Le président français, qui s’est envolé pour la capitale fédérale peu avant 16H00 GMT, entend évoquer avec son homologue américain le plan massif de soutien à la transition énergétique, ou Inflation Reduction Act (IRA), qui accorde de généreuses subventions aux véhicules électriques, batteries ou énergies renouvelables à condition qu’ils soient « made in America ».

Concurrence déloyale, protectionnisme, peste-t-on à Paris, où l’on espère arracher des « exemptions » ciblées pour quelques industries européennes.

Juste avant de partir, Emmanuel Macron a déjeuné à l’Elysée avec le Conseil d’affaires franco-américain, qui réunit une quarantaine de grands patrons des deux pays, dont ceux de TotalEnergie, LVMH, IBM, McDonald’s ou encore Goldman Sachs.

Objectif: les « inviter à poursuivre » dans la voie des « investissements » en France, a expliqué la présidence française.

Car la France redoute plus que tout que l’IRA favorise des délocalisations vers les Etats-Unis et sape en conséquence les efforts de réindustrialisation entrepris.

« Opportunités »

Au-delà de ces très hypothétiques exemptions, le président Macron plaide donc auprès des autres Européens pour qu’ils se dotent d’armes commerciales comparables, avec un « Buy European Act » qui donnerait, aussi, la priorité aux produits fabriqués sur le Vieux Continent.

L’IRA « va créer des opportunités pour des entreprises européennes ou françaises, ce n’est pas un jeu à somme nulle », a tenté de rassurer un haut responsable américain, avant la visite.

Ces frictions ne devraient en effet pas gâcher la fête de cette visite d’Etat, la deuxième pour Emmanuel Macron qui fut déjà l’invité d’honneur de Donald Trump en 2018.

Mercredi, après avoir parlé de coopération spatiale avec la vice-présidente Kamala Harris en présence des astronautes français Thomas Pesquet et Sophie Adenot, d’environnement avec des parlementaires américains et de nucléaire civil avec des acteurs de la filière, le chef de l’Etat s’adressera à la communauté française puis retrouvera, en compagnie de son épouse Brigitte Macron, Joe et Jill Biden pour un « dîner privé ».

Ce sera l’occasion d’un premier échange dans un « cadre très informel, très franc et très amical », dit un conseiller français.

Jeudi, c’est ensuite dans un cadre beaucoup plus solennel, bien que festif, qu’Emmanuel Macron sera reçu à la Maison Blanche, fraîchement parée des riches décorations et illuminations mises en place pour les fêtes de fin d’année.

Coups de canon

Entre les sapins de Noël chargés de neige artificielle, les guirlandes et les figurines – dont celles représentant le chien et le chat des Biden -, il sera accueilli par le président américain lors d’une cérémonie scandée par vingt-et-un coups de canon, les hymnes et le passage en revue des troupes.

Après un entretien dans le huis clos du Bureau ovale, une conférence de presse conjointe et une réunion avec les dirigeants du Congrès américain, place au moment fastueux du dîner d’Etat.

Sous une tente dressée dans les jardins de la Maison Blanche, il sera animé par Jon Batiste, chanteur et compositeur, virtuose du melodica mais aussi personnalité engagée dans la défense des droits des Afro-Américains.

Ce jazzman qui navigue entre la pop et la soul est un pilier de la scène musicale de la Nouvelle-Orléans, la ville de Louisiane jadis française où Emmanuel Macron se rendra vendredi pour une visite dédiée à la francophonie, en présence du cinéaste Claude Lellouche et du danseur et chorégraphe Benjamin Millepied.

Au-delà des questions commerciales, le rendez-vous américain doit permettre aux présidents des deux pays alliés d’afficher leur unité dans le soutien à l’Ukraine et, peut-être, d’esquisser un message commun en faveur de l’idée de négociations, à terme, pour mettre fin à la guerre lancée par la Russie – un thème cher au chef de l’Etat français que certains, à Washington, commencent aussi à défendre.

La France veut enfin « resynchroniser les agendas de l’Union européenne et des Etats-Unis face aux crises » sur les « prix de l’énergie » et « la lutte contre l’inflation », a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement français Olivier Véran.

Par Le Point avec AFP

Mort d’Elizabeth II : Emmanuel Macron en visite auprès du cercueil

septembre 18, 2022

Emmanuel Macron, Joe Biden et d’autres chefs d’États seront reçus ce dimanche soir par le roi Charles III, son premier rendez-vous diplomatique.

Emmanuel et Brigitte Macron sont arrives a Londres dimanche apres-midi.
Emmanuel et Brigitte Macron sont arrivés à Londres dimanche après-midi.© OLIVIER HOSLET / EPA

Le défilé populaire approche de son terme et les délégations officielles affluent vers le Royaume-Uni avant les adieux à Elizabeth II. Le public n’a plus que quelques heures dimanche 18 septembre pour se recueillir auprès du cercueil de la reine, avant les funérailles d’État lundi en présence de dirigeants du monde entier. Le président de la République, Emmanuel Macron, est arrivé à Londres dans l’après-midi et s’est rendu avec son épouse à Westminster pour se recueillir devant le cercueil de la reine. Il rejoindra ensuite Joe Biden, arrivé samedi soir à Londres en compagnie de son épouse Jill, ainsi que d’autres chefs d’État étrangers réunis par Charles III dimanche en fin de journée, premier grand rendez-vous diplomatique du nouveau souverain de 73 ans.

Emmanuel Macron est à Westminster Hall pour se recueillir devant le cercueil de la reine pic.twitter.com/XhXN3Z0lc8

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— BFMTV (@BFMTV) September 18, 2022

Ils se retrouveront lundi matin parmi les 2 000 invités de l’abbaye de Westminster, où Elizabeth II a été couronnée en 1953, pour le point d’orgue des hommages rendus dans une immense émotion depuis la mort le 8 septembre de la monarque à la popularité planétaire. Le public aura encore jusqu’à 6 h 30 (7 h 30 à Paris) ce jour-là pour se recueillir à Westminster Hall, la plus ancienne salle du Parlement britannique, devant le cercueil de celle qui a traversé les époques avec le même sens du devoir.

Mais compte tenu du temps d’attente considérable pour défiler devant le cercueil – 17 heures annoncées samedi soir – la queue devrait être fermée d’ici à la fin de la journée aux nouveaux arrivants. À 20 heures locales (21 heures à Paris), le Royaume-Uni s’immobilisera pour un « moment de réflexion » en la mémoire de cette souveraine à la longévité sans précédent dans son histoire.

Alors que des centaines de milliers de personnes se sont succédé devant la dépouille de la souveraine, un seul incident a été relevé : un homme a été inculpé pour trouble à l’ordre public après avoir quitté la queue et s’être approché du cercueil vendredi, a annoncé samedi soir la Metropolitan Police dans un communiqué.

La famille royale multiplie les rencontres avec le public

Samedi, le roi Charles et son fils le prince William se sont offert un bain de foule surprise près du pont de Lambeth. Le nouveau souverain, bien moins populaire que ne l’était sa mère, a échangé quelques mots et serré des mains, comme il l’a fait à plusieurs reprises lors de sa tournée cette semaine à travers les quatre nations du Royaume-Uni, de Belfast à Cardiff. « J’ai vu le roi ! Nos regards se sont croisés ! » a jubilé Geraldine Potts-Ahmad, en larmes. « Il va devenir le meilleur roi », a pronostiqué la quinquagénaire, encore sous le coup de l’émotion.

Désormais prince de Galles, William, 40 ans, a participé samedi avec son frère Harry, avec qui il entretient des relations notoirement difficiles, à une veillée autour du cercueil, avec les six autres petits-enfants de la reine. Les deux frères étaient tous deux en uniforme militaire, une tenue que Harry n’avait plus portée depuis son retrait fracassant de la monarchie, pendant que le public continuait à défiler de part et d’autre du cercueil. Vendredi, les quatre enfants de la reine avaient mené une veillée similaire.

Comme pour à la fois jauger et entretenir le lien entre les Britanniques et la famille royale, enfants et petits-enfants de la reine tant aimée par les Britanniques ont multiplié les rencontres avec le public ces derniers jours, alors que la période de deuil écrase toute autre actualité au Royaume-Uni. Samedi en début d’après-midi, le prince Edward et son épouse Sophie ont salué la foule rassemblée aux abords du palais de Buckingham, résidence officielle d’Elizabeth II pendant ses plus de 70 ans de règne, jusqu’à sa mort à l’âge de 96 ans au château écossais de Balmoral.

Un défi sans précédent pour la police londonienne

Dans un message vidéo enregistré qui sera diffusé dimanche sur la BBC, la reine consort Camilla a quant à elle rendu hommage à la souveraine, « qui a fait partie de nos vies depuis toujours », et insisté sur les difficultés qu’Elizabeth II, « femme solitaire », a rencontrées dans un monde de chefs d’État et de gouvernement essentiellement masculin.

L’organisation des funérailles d’État, les premières depuis celles de Winston Churchill en 1965, représente pour la police de Londres un défi sans précédent. « La plus grande opération » jamais menée par la police de Londres, a souligné le maire de la capitale Sadiq Khan, à l’occasion de la visite de Charles et William à un centre de commandement samedi. En coulisses, les répétitions battent leur plein, et aux abords de Westminster Hall, les plus ardents campent déjà pour assurer leur place aux première loges.

Venue du nord de l’Angleterre, Magdalena Staples, qui aura passé trois nuits sous la tente en famille, explique à l’Agence France Presse vouloir que ses enfants « vivent la même expérience » qu’elle, quand elle a assisté il y a 25 ans aux obsèques de Lady Di. Après une dernière procession, Elizabeth II sera inhumée dans l’intimité lundi dans la chapelle Saint-Georges au château de Windsor, à l’ouest de Londres, auprès de son père le roi George VI et de son époux le prince Philip.

Le Point avec AFP

États-Unis: Obama bientôt de retour à la Maison-Blanche… pour accrocher son portrait

septembre 7, 2022

Alors que la tradition avait été abandonnée par Donald Trump, Joe Biden invite ce mercredi celui dont il a été le vice-président entre 2008 et 2016.

Joe Biden avait deja invite son predecesseur en avril dernier.
Joe Biden avait déjà invité son prédécesseur en avril dernier.© CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Barack Obama et son épouse Michelle Obama sont de retour, mercredi 7 septembre, à la Maison-Blanche pour renouer avec une tradition rompue par l’ancien président Donald Trump : la présentation en grande pompe de leurs portraits officiels. Ils seront reçus à 13 h 30 heure locale (19 h 30, heure de Paris) par le président Joe Biden – ancien vice-président de Barack Obama – et son épouse Jill Biden. Leurs portraits « resteront à jamais aux murs de la Maison-Blanche comme un rappel du pouvoir de l’espoir et du changement », a dit mardi la porte-parole de la Maison-Blanche, Karine Jean-Pierre.

C’est la deuxième fois que l’ancien président démocrate revient au 1600 Pennsylvania Avenue. Il y avait fait une apparition médiatisée en avril, pour un événement public consacré aux dépenses de santé, l’occasion pour Joe Biden et lui de rejouer leur camaraderie. La mise en scène de leur « bromance » – contraction en anglais des mots « brother » et « romance » – avait été une constante des deux mandats Obama.

Une tradition jetée aux oubliettes par Donald Trump

La tradition aux États-Unis, depuis des décennies, veut que le président invite son prédécesseur et son épouse à l’accrochage officiel de leurs portraits à la Maison-Blanche. L’événement symbolise aussi la capacité à mettre de côté les clivages partisans, le temps d’une cérémonie qui abonde généralement en plaisanteries et compliments. Le républicain Donald Trump, qui a rompu avec nombre d’usages protocolaires de ce genre, et qui avait multiplié les attaques contre le premier président noir des États-Unis, n’avait pas invité Barack Obama.

Son administration avait aussi, selon les médias américains, déplacé les portraits officiels de Bill Clinton et George W. Bush. Exposés dans le hall d’entrée de la Maison-Blanche, comme le veut l’usage qui commande de laisser les meilleures places aux deux derniers occupants des lieux, leurs portraits avaient été relégués par le milliardaire républicain dans une pièce peu usitée de la résidence présidentielle. Karine Jean-Pierre n’a pas répondu mardi à une question sur l’éventuelle invitation de Donald Trump à dévoiler son portrait officiel, une perspective qui semble très improbable.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Joe Biden est-il en train de créer une surprise électorale?

août 29, 2022

La tendance en faveur des républicains semble fléchir, alors que les démocrates engrangent de bonnes nouvelles.

Le président Joe Biden marche en saluant la foule.

Le président Joe Biden sauvera-t-il les meubles pour les démocrates aux élections de mi-mandat? Photo : Getty Images/Alex Wong

WASHINGTON – On le sent depuis quelques semaines, le vent semble avoir changé de direction. Depuis des mois, les républicains bombaient le torse, sûrs de ravir aux démocrates la Chambre des représentants en novembre et peut-être même d’empocher le Sénat.

Ils s’imaginaient déjà faire face à un président démocrate, sans aucun appui du Congrès, pieds et poings liés pendant la deuxième moitié de son mandat.

Certains salivaient déjà à l’idée de lancer une procédure de destitution en bonne et due forme contre un Biden essoufflé, affaibli et très impopulaire. Peu importe la raison, les plus vocaux et extrémistes, comme les Matt Gaetz, Lauren Boebert et Marjorie Taylor-Greene, allaient s’en charger.

Après tout, c’est de bonne guerre. Les démocrates ont bien tenté de déboulonner Donald Trump avec deux procédures, forcément vouées à l’échec puisque de toute façon les sénateurs républicains allaient prononcer un verdict de non-culpabilité, peu importe les éléments de preuve qui leur seraient présentés, extrême partisanerie oblige.

Mais aujourd’hui, à 70 jours des élections de mi-mandat, les démocrates peuvent se permettre d’être beaucoup plus optimistes. Ils peuvent envisager de limiter les dégâts à la Chambre des représentants, en la conservant peut-être même de justesse, et pourraient, pourquoi pas, accroître leur présence au Sénat, selon de meilleurs sondages dans certaines courses cruciales. La vague rouge ressemble plus à une ondulation, notait récemment le groupe non partisan The Cook Political Report, en parlant du raz-de-marée garanti chez les républicains il y a quelques mois encore.

D’une confortable avance républicaine à un déclin inquiétant

Les républicains n’ont qu’un groupe à blâmer dans cette glissade : eux-mêmes. Les trumpistes et républicains, entièrement dévoués à la cause de l’ex-président – par conviction ou par peur –, ont tout misé sur l’enjeu social de l’accès à l’avortement (croyant que cela allait asseoir leur supériorité sur ce dossier polarisant), sur la personnalité de Donald Trump – qui fait de plus en plus froncer les sourcils depuis la perquisition – et sur le mécontentement des électeurs quant à l’inflation et au prix de l’essence, un enjeu majeur dans ce pays d’automobilistes, mais qui tend à se calmer avec une baisse des prix.

Donald Trump sur une estrade, tenant une casquette rouge.

Donald Trump a remodelé le Parti républicain à son image, pour le meilleur et pour le pire. Photo : Getty Images/Scott Olson

Les républicains ont surtout oublié une chose fondamentale : ils ne représentent qu’une partie des électeurs américains. Ils oublient que parmi ceux qui ont voté pour Trump en 2016 se trouvaient ceux qu’on appelle les indépendants. Ces Américains qui détestent avoir une affiliation politique collée dans le dos mangent aux deux râteliers politiques d’une élection à l’autre. Et ce bloc, qui représente environ 40 % de l’électorat, commence à se fatiguer des décisions et des impacts des obstructions républicaines au Congrès.

Trump, qui a sélectionné une majorité de candidats qui se sont rangés dans son camp mensonger de l’élection volée de 2020, en mène large pour ces élections de mi-mandat. Mais tout cela est en train de se transformer en un référendum sur sa personnalité et sur la mainmise qu’il exerce sur le parti. Le Parti républicain est le parti de Trump, se targue le clan de l’ex-président.

Peut-être, mais cela est en train de se retourner contre lui.

Si nous choisissons Trump, nous serons détruits et nous le mériterons, avait déclaré en mai 2016 le sénateur Lyndsey Graham, qui faisait alors campagne pour obtenir l’investiture républicaine présidentielle face à Trump. Une citation que certains de ses adversaires aiment ressortir de plus en plus.

Joe Biden sur une estrade dans un rassemblement politique.

Ragaillardi par la tendance positive à l’égard de son parti, Joe Biden passe à l’attaque contre les républicains. Photo : Getty Images/Drew Angerer

Des démocrates plus fougueux

Pendant ce temps, les démocrates, qui ne sont habituellement pas très bons pour se vendre quand vient le temps de défendre leurs réalisations, passent à l’offensive. Ragaillardi par ces chiffres positifs, Joe Biden, il y a quelques jours, devant des partisans et des bailleurs de fonds démocrates, a présenté cette élection comme un référendum sur l’accès à l’avortement, la sécurité au regard des armes à feu, les médicaments sur ordonnance abordables, la protection de la démocratie et la survie même de notre planète.

Autant d’enjeux sur lesquels les républicains ont fait de l’obstruction, notamment au Congrès. Les républicains sont des gens extrêmes qui ne font rien de concret pour vous, alors que nous, démocrates, avons réalisé nos promesses et agissons sur le terrain, semble être le leitmotiv de cette campagne de mi-mandat.

Des personnes tiennent des affiches.

L’annulation partielle de dettes d’études proposée par Joe Biden, une mesure très attendue par les jeunes, a été décriée par les républicains. Photo : Getty Images for we the 45M/Paul Morigi

Et pendant que Biden critique vertement les républicains, l’équipe du compte Twitter officiel de la Maison-Blanche s’est laissée aller à narguer les législateurs républicains qui ont tiré à boulets rouges sur l’annulation de la dette de certains étudiants, proposée par Biden. Face aux attaques de ces républicains, l’équipe des médias sociaux du président les a remis à leur place en parlant des centaines de milliers, voire des millions de dollars, que ces législateurs avaient obtenus du gouvernement fédéral en prêts annulés dans le cadre d’un programme de relance pendant la pandémie. Bref, les bleus passent à l’attaque contre les rouges.

Une base démocrate étonnamment mobilisée

Habituellement, les partisans démocrates tendent à bouder leur parti aux élections hors du cycle présidentiel, surtout pour les élections de mi-mandat. Souvent frustrés ou insatisfaits de la performance de ceux qu’ils ont élus, ils préfèrent rester chez eux, histoire de les punir. Or, les chiffres de participation des récentes élections spéciales et primaires démocrates prouvent le contraire cette fois-ci.

Joe Biden devant une foule.

La mobilisation des partisans démocrates est plutôt une bonne surprise pour ceux-ci, habitués à moins d’entrain chez leurs troupes. Photo : Getty Images/Drew Angerer

Lors de quatre élections spéciales pour des sièges à la Chambre, y compris dans le 19e district de New York, où le candidat du parti a centré sa campagne sur l’avortement, ​​les démocrates ont surpassé la performance de Biden en 2020.

Bien sûr, M. Biden reste impopulaire dans les sondages, mais alors qu’il remportait seulement 37,5 % d’approbation en juillet dernier, il est aujourd’hui à 42,3 %, selon l’agrégateur de sondages Five Thirty Eight. C’est un début de tendance face aux 53,5 % des sondés qui sont insatisfaits de leur président.

Soixante-dix jours pour inverser la tendance

Cette tendance est-elle irréversible pour les républicains? La réponse sera peut-être connue dans une semaine lorsque les sondages publiés aux alentours de la fête du Travail donneront le ton des élections de mi-mandat. Traditionnellement, en effet, les points récoltés par les partis sont bien souvent ceux qu’on trouve au soir de l’élection.

Si la remontée démocrate se confirme, ce serait en tout cas comme si le moule de ce rendez-vous électoral, souvent défavorable au président en poste, pouvait effectivement se briser, à la surprise générale.

Cette course de mi-mandat risque d’être assez palpitante pour certains et dévastatrice pour d’autres. Quelque part en Floride, il y en a un qui doit commencer à se poser des questions.

Radio-Canada, Analyse de Frédéric Arnaud

États-Unis: Joe Biden officialise une aide militaire colossale en faveur de l’Ukraine

août 24, 2022

Le président américain a annoncé mercredi que les États-Unis vont débloquer près de trois milliards de dollars pour aider l’armée ukrainienne.

Joe Biden a annonce mercredi une nouvelle aide militaire a l'Ukraine de pres de trois milliards de dollars.
Joe Biden a annoncé mercredi une nouvelle aide militaire à l’Ukraine de près de trois milliards de dollars.© MANDEL NGAN / AFP

L’annonce était fortement pressentie, elle est désormais officielle. Le président américain Joe Biden a annoncé mercredi 24 août une nouvelle aide militaire à l’Ukraine de près de trois milliards de dollars au moment où le pays, qui combat depuis six mois l’invasion russe, marque le jour de son indépendance.

« Les États-Unis d’Amérique sont déterminés à soutenir le peuple ukrainien au moment où il continue la lutte pour défendre sa souveraineté. Dans le cadre de cet engagement, je suis fier d’annoncer notre plus grande tranche d’assistance sécuritaire à ce jour : environ 2,98 milliards de dollars d’armes et d’équipement », a affirmé Joe Biden dans un communiqué.

Il s’agit de la plus grosse enveloppe d’aide militaire américaine depuis le début de la guerre et permettra à Kiev d’acquérir de nouvelles armes ou de financer des formations ou opérations. L’argent provient d’un fonds du Pentagone qui peut être utilisé pour des opérations immédiates ou pour l’acquisition d’armements. Cette enveloppe est différente d’un autre fonds qui permet au président Joe Biden d’ordonner le transfert immédiat à l’Ukraine d’armes, matériel et équipements à partir des stocks existants.

Vendredi dernier, le Pentagone avait annoncé une tranche d’aide militaire à l’Ukraine provenant de ce fonds, pour un montant de 775 millions de dollars. Cette nouvelle tranche d’aide comprenait notamment des missiles supplémentaires pour les systèmes américains d’artillerie de précision Himars, qui ont « changé la donne sur le champ de bataille », avait indiqué une haute responsable du ministère américain de la Défense.

Par Le point avec AFP

Le président Joe Biden annonce l’élimination d’Ayman Al-Zawahiri

août 2, 2022
Oussama ben Laden et Ayman Al-Zawahiri.

Ayman Al-Zawahiri (à droite) en compagnie d’Oussama ben Laden Photo : Getty Images/Visual News

« Samedi, sur mon ordre, le chef d’Al-Qaïda a été tué en Afghanistan, à Kaboul », a confirmé lundi le président américain Joe Biden dans une déclaration diffusée depuis la Maison-Blanche.

Au cours de son allocution, M. Biden a précisé qu’aucun membre de la famille d’Ayman Al-Zawahiri n’a été blessé et qu’aucun civil n’a été blessé ou tué.

Justice a été rendue et ce dirigeant terroriste n’est plus, a ajouté M. Biden.

Des responsables américains avaient affirmé auparavant que la CIA avait mené une frappe de drone à Kaboul au cours de la fin de semaine. Les médias américains, citant des sources ayant requis l’anonymat, avaient indiqué que le successeur d’Oussama ben Laden avait été tué dans cette opération.

Le président des États-Unis, Joe Biden.

« Justice a été rendue et ce dirigeant terroriste n’est plus », a déclaré le président des États-Unis, Joe Biden, à propos d’Ayman Al-Zawahiri, le chef d’Al-Quaïda. Photo : Reuters

Plus tôt, le porte-parole des talibans avait indiqué que les États-Unis avaient mené une frappe de drone sur une résidence à Kaboul sans donner de détails.

Zabihullah Mujahid, porte-parole des talibans, a déclaré dans un communiqué que son gouvernement condamnait fermement cette opération. Il l’a qualifiée de violation des principes internationaux et de l’accord de 2020 sur le retrait des troupes américaines d’Afghanistan.

Plusieurs attaques à son actif

Ayman Al-Zawahiri, un médecin égyptien qui était dans la haute hiérarchie de l’organisation terroriste, a participé à la coordination des attaques du 11 septembre 2001.

Héritant en 2011 d’une organisation affaiblie, Ayman Al-Zawahiri, 71 ans, avait dû pour survivre multiplier les franchises et les allégeances de circonstances, de la péninsule arabique au Maghreb, de la Somalie à l’Afghanistan, en Syrie et en Irak.

Le département d’État offrait jusqu’à 25 millions de dollars américains de récompense pour toute information conduisant à l’arrestation ou la condamnation du chef d’Al-Qaïda.

Avec d’autres hauts responsables de l’organisation terroriste, Al-Zawahiri aurait organisé l’attaque du 12 octobre 2000 contre le navire USS Cole au Yémen, qui a entraîné la mort de 17 marines américains.

Par ailleurs, il a été inculpé aux États-Unis pour son rôle dans les attentats du 7 août 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, où 224 personnes ont été tuées.

Oussama ben Laden et Ayman Al-Zawahiri avaient échappé aux forces américaines lorsque celles-ci avaient envahi l’Afghanistan à la fin de l’année 2001, après les attentats du 11 Septembre.

Oussama ben Laden a été tué en 2011 par les forces spéciales américaines au Pakistan.

Avec Radio-Canada