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Mort d’Elizabeth II : Emmanuel Macron en visite auprès du cercueil

septembre 18, 2022

Emmanuel Macron, Joe Biden et d’autres chefs d’États seront reçus ce dimanche soir par le roi Charles III, son premier rendez-vous diplomatique.

Emmanuel et Brigitte Macron sont arrives a Londres dimanche apres-midi.
Emmanuel et Brigitte Macron sont arrivés à Londres dimanche après-midi.© OLIVIER HOSLET / EPA

Le défilé populaire approche de son terme et les délégations officielles affluent vers le Royaume-Uni avant les adieux à Elizabeth II. Le public n’a plus que quelques heures dimanche 18 septembre pour se recueillir auprès du cercueil de la reine, avant les funérailles d’État lundi en présence de dirigeants du monde entier. Le président de la République, Emmanuel Macron, est arrivé à Londres dans l’après-midi et s’est rendu avec son épouse à Westminster pour se recueillir devant le cercueil de la reine. Il rejoindra ensuite Joe Biden, arrivé samedi soir à Londres en compagnie de son épouse Jill, ainsi que d’autres chefs d’État étrangers réunis par Charles III dimanche en fin de journée, premier grand rendez-vous diplomatique du nouveau souverain de 73 ans.

Emmanuel Macron est à Westminster Hall pour se recueillir devant le cercueil de la reine pic.twitter.com/XhXN3Z0lc8

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— BFMTV (@BFMTV) September 18, 2022

Ils se retrouveront lundi matin parmi les 2 000 invités de l’abbaye de Westminster, où Elizabeth II a été couronnée en 1953, pour le point d’orgue des hommages rendus dans une immense émotion depuis la mort le 8 septembre de la monarque à la popularité planétaire. Le public aura encore jusqu’à 6 h 30 (7 h 30 à Paris) ce jour-là pour se recueillir à Westminster Hall, la plus ancienne salle du Parlement britannique, devant le cercueil de celle qui a traversé les époques avec le même sens du devoir.

Mais compte tenu du temps d’attente considérable pour défiler devant le cercueil – 17 heures annoncées samedi soir – la queue devrait être fermée d’ici à la fin de la journée aux nouveaux arrivants. À 20 heures locales (21 heures à Paris), le Royaume-Uni s’immobilisera pour un « moment de réflexion » en la mémoire de cette souveraine à la longévité sans précédent dans son histoire.

Alors que des centaines de milliers de personnes se sont succédé devant la dépouille de la souveraine, un seul incident a été relevé : un homme a été inculpé pour trouble à l’ordre public après avoir quitté la queue et s’être approché du cercueil vendredi, a annoncé samedi soir la Metropolitan Police dans un communiqué.

La famille royale multiplie les rencontres avec le public

Samedi, le roi Charles et son fils le prince William se sont offert un bain de foule surprise près du pont de Lambeth. Le nouveau souverain, bien moins populaire que ne l’était sa mère, a échangé quelques mots et serré des mains, comme il l’a fait à plusieurs reprises lors de sa tournée cette semaine à travers les quatre nations du Royaume-Uni, de Belfast à Cardiff. « J’ai vu le roi ! Nos regards se sont croisés ! » a jubilé Geraldine Potts-Ahmad, en larmes. « Il va devenir le meilleur roi », a pronostiqué la quinquagénaire, encore sous le coup de l’émotion.

Désormais prince de Galles, William, 40 ans, a participé samedi avec son frère Harry, avec qui il entretient des relations notoirement difficiles, à une veillée autour du cercueil, avec les six autres petits-enfants de la reine. Les deux frères étaient tous deux en uniforme militaire, une tenue que Harry n’avait plus portée depuis son retrait fracassant de la monarchie, pendant que le public continuait à défiler de part et d’autre du cercueil. Vendredi, les quatre enfants de la reine avaient mené une veillée similaire.

Comme pour à la fois jauger et entretenir le lien entre les Britanniques et la famille royale, enfants et petits-enfants de la reine tant aimée par les Britanniques ont multiplié les rencontres avec le public ces derniers jours, alors que la période de deuil écrase toute autre actualité au Royaume-Uni. Samedi en début d’après-midi, le prince Edward et son épouse Sophie ont salué la foule rassemblée aux abords du palais de Buckingham, résidence officielle d’Elizabeth II pendant ses plus de 70 ans de règne, jusqu’à sa mort à l’âge de 96 ans au château écossais de Balmoral.

Un défi sans précédent pour la police londonienne

Dans un message vidéo enregistré qui sera diffusé dimanche sur la BBC, la reine consort Camilla a quant à elle rendu hommage à la souveraine, « qui a fait partie de nos vies depuis toujours », et insisté sur les difficultés qu’Elizabeth II, « femme solitaire », a rencontrées dans un monde de chefs d’État et de gouvernement essentiellement masculin.

L’organisation des funérailles d’État, les premières depuis celles de Winston Churchill en 1965, représente pour la police de Londres un défi sans précédent. « La plus grande opération » jamais menée par la police de Londres, a souligné le maire de la capitale Sadiq Khan, à l’occasion de la visite de Charles et William à un centre de commandement samedi. En coulisses, les répétitions battent leur plein, et aux abords de Westminster Hall, les plus ardents campent déjà pour assurer leur place aux première loges.

Venue du nord de l’Angleterre, Magdalena Staples, qui aura passé trois nuits sous la tente en famille, explique à l’Agence France Presse vouloir que ses enfants « vivent la même expérience » qu’elle, quand elle a assisté il y a 25 ans aux obsèques de Lady Di. Après une dernière procession, Elizabeth II sera inhumée dans l’intimité lundi dans la chapelle Saint-Georges au château de Windsor, à l’ouest de Londres, auprès de son père le roi George VI et de son époux le prince Philip.

Le Point avec AFP

États-Unis: Obama bientôt de retour à la Maison-Blanche… pour accrocher son portrait

septembre 7, 2022

Alors que la tradition avait été abandonnée par Donald Trump, Joe Biden invite ce mercredi celui dont il a été le vice-président entre 2008 et 2016.

Joe Biden avait deja invite son predecesseur en avril dernier.
Joe Biden avait déjà invité son prédécesseur en avril dernier.© CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Barack Obama et son épouse Michelle Obama sont de retour, mercredi 7 septembre, à la Maison-Blanche pour renouer avec une tradition rompue par l’ancien président Donald Trump : la présentation en grande pompe de leurs portraits officiels. Ils seront reçus à 13 h 30 heure locale (19 h 30, heure de Paris) par le président Joe Biden – ancien vice-président de Barack Obama – et son épouse Jill Biden. Leurs portraits « resteront à jamais aux murs de la Maison-Blanche comme un rappel du pouvoir de l’espoir et du changement », a dit mardi la porte-parole de la Maison-Blanche, Karine Jean-Pierre.

C’est la deuxième fois que l’ancien président démocrate revient au 1600 Pennsylvania Avenue. Il y avait fait une apparition médiatisée en avril, pour un événement public consacré aux dépenses de santé, l’occasion pour Joe Biden et lui de rejouer leur camaraderie. La mise en scène de leur « bromance » – contraction en anglais des mots « brother » et « romance » – avait été une constante des deux mandats Obama.

Une tradition jetée aux oubliettes par Donald Trump

La tradition aux États-Unis, depuis des décennies, veut que le président invite son prédécesseur et son épouse à l’accrochage officiel de leurs portraits à la Maison-Blanche. L’événement symbolise aussi la capacité à mettre de côté les clivages partisans, le temps d’une cérémonie qui abonde généralement en plaisanteries et compliments. Le républicain Donald Trump, qui a rompu avec nombre d’usages protocolaires de ce genre, et qui avait multiplié les attaques contre le premier président noir des États-Unis, n’avait pas invité Barack Obama.

Son administration avait aussi, selon les médias américains, déplacé les portraits officiels de Bill Clinton et George W. Bush. Exposés dans le hall d’entrée de la Maison-Blanche, comme le veut l’usage qui commande de laisser les meilleures places aux deux derniers occupants des lieux, leurs portraits avaient été relégués par le milliardaire républicain dans une pièce peu usitée de la résidence présidentielle. Karine Jean-Pierre n’a pas répondu mardi à une question sur l’éventuelle invitation de Donald Trump à dévoiler son portrait officiel, une perspective qui semble très improbable.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Joe Biden est-il en train de créer une surprise électorale?

août 29, 2022

La tendance en faveur des républicains semble fléchir, alors que les démocrates engrangent de bonnes nouvelles.

Le président Joe Biden marche en saluant la foule.

Le président Joe Biden sauvera-t-il les meubles pour les démocrates aux élections de mi-mandat? Photo : Getty Images/Alex Wong

WASHINGTON – On le sent depuis quelques semaines, le vent semble avoir changé de direction. Depuis des mois, les républicains bombaient le torse, sûrs de ravir aux démocrates la Chambre des représentants en novembre et peut-être même d’empocher le Sénat.

Ils s’imaginaient déjà faire face à un président démocrate, sans aucun appui du Congrès, pieds et poings liés pendant la deuxième moitié de son mandat.

Certains salivaient déjà à l’idée de lancer une procédure de destitution en bonne et due forme contre un Biden essoufflé, affaibli et très impopulaire. Peu importe la raison, les plus vocaux et extrémistes, comme les Matt Gaetz, Lauren Boebert et Marjorie Taylor-Greene, allaient s’en charger.

Après tout, c’est de bonne guerre. Les démocrates ont bien tenté de déboulonner Donald Trump avec deux procédures, forcément vouées à l’échec puisque de toute façon les sénateurs républicains allaient prononcer un verdict de non-culpabilité, peu importe les éléments de preuve qui leur seraient présentés, extrême partisanerie oblige.

Mais aujourd’hui, à 70 jours des élections de mi-mandat, les démocrates peuvent se permettre d’être beaucoup plus optimistes. Ils peuvent envisager de limiter les dégâts à la Chambre des représentants, en la conservant peut-être même de justesse, et pourraient, pourquoi pas, accroître leur présence au Sénat, selon de meilleurs sondages dans certaines courses cruciales. La vague rouge ressemble plus à une ondulation, notait récemment le groupe non partisan The Cook Political Report, en parlant du raz-de-marée garanti chez les républicains il y a quelques mois encore.

D’une confortable avance républicaine à un déclin inquiétant

Les républicains n’ont qu’un groupe à blâmer dans cette glissade : eux-mêmes. Les trumpistes et républicains, entièrement dévoués à la cause de l’ex-président – par conviction ou par peur –, ont tout misé sur l’enjeu social de l’accès à l’avortement (croyant que cela allait asseoir leur supériorité sur ce dossier polarisant), sur la personnalité de Donald Trump – qui fait de plus en plus froncer les sourcils depuis la perquisition – et sur le mécontentement des électeurs quant à l’inflation et au prix de l’essence, un enjeu majeur dans ce pays d’automobilistes, mais qui tend à se calmer avec une baisse des prix.

Donald Trump sur une estrade, tenant une casquette rouge.

Donald Trump a remodelé le Parti républicain à son image, pour le meilleur et pour le pire. Photo : Getty Images/Scott Olson

Les républicains ont surtout oublié une chose fondamentale : ils ne représentent qu’une partie des électeurs américains. Ils oublient que parmi ceux qui ont voté pour Trump en 2016 se trouvaient ceux qu’on appelle les indépendants. Ces Américains qui détestent avoir une affiliation politique collée dans le dos mangent aux deux râteliers politiques d’une élection à l’autre. Et ce bloc, qui représente environ 40 % de l’électorat, commence à se fatiguer des décisions et des impacts des obstructions républicaines au Congrès.

Trump, qui a sélectionné une majorité de candidats qui se sont rangés dans son camp mensonger de l’élection volée de 2020, en mène large pour ces élections de mi-mandat. Mais tout cela est en train de se transformer en un référendum sur sa personnalité et sur la mainmise qu’il exerce sur le parti. Le Parti républicain est le parti de Trump, se targue le clan de l’ex-président.

Peut-être, mais cela est en train de se retourner contre lui.

Si nous choisissons Trump, nous serons détruits et nous le mériterons, avait déclaré en mai 2016 le sénateur Lyndsey Graham, qui faisait alors campagne pour obtenir l’investiture républicaine présidentielle face à Trump. Une citation que certains de ses adversaires aiment ressortir de plus en plus.

Joe Biden sur une estrade dans un rassemblement politique.

Ragaillardi par la tendance positive à l’égard de son parti, Joe Biden passe à l’attaque contre les républicains. Photo : Getty Images/Drew Angerer

Des démocrates plus fougueux

Pendant ce temps, les démocrates, qui ne sont habituellement pas très bons pour se vendre quand vient le temps de défendre leurs réalisations, passent à l’offensive. Ragaillardi par ces chiffres positifs, Joe Biden, il y a quelques jours, devant des partisans et des bailleurs de fonds démocrates, a présenté cette élection comme un référendum sur l’accès à l’avortement, la sécurité au regard des armes à feu, les médicaments sur ordonnance abordables, la protection de la démocratie et la survie même de notre planète.

Autant d’enjeux sur lesquels les républicains ont fait de l’obstruction, notamment au Congrès. Les républicains sont des gens extrêmes qui ne font rien de concret pour vous, alors que nous, démocrates, avons réalisé nos promesses et agissons sur le terrain, semble être le leitmotiv de cette campagne de mi-mandat.

Des personnes tiennent des affiches.

L’annulation partielle de dettes d’études proposée par Joe Biden, une mesure très attendue par les jeunes, a été décriée par les républicains. Photo : Getty Images for we the 45M/Paul Morigi

Et pendant que Biden critique vertement les républicains, l’équipe du compte Twitter officiel de la Maison-Blanche s’est laissée aller à narguer les législateurs républicains qui ont tiré à boulets rouges sur l’annulation de la dette de certains étudiants, proposée par Biden. Face aux attaques de ces républicains, l’équipe des médias sociaux du président les a remis à leur place en parlant des centaines de milliers, voire des millions de dollars, que ces législateurs avaient obtenus du gouvernement fédéral en prêts annulés dans le cadre d’un programme de relance pendant la pandémie. Bref, les bleus passent à l’attaque contre les rouges.

Une base démocrate étonnamment mobilisée

Habituellement, les partisans démocrates tendent à bouder leur parti aux élections hors du cycle présidentiel, surtout pour les élections de mi-mandat. Souvent frustrés ou insatisfaits de la performance de ceux qu’ils ont élus, ils préfèrent rester chez eux, histoire de les punir. Or, les chiffres de participation des récentes élections spéciales et primaires démocrates prouvent le contraire cette fois-ci.

Joe Biden devant une foule.

La mobilisation des partisans démocrates est plutôt une bonne surprise pour ceux-ci, habitués à moins d’entrain chez leurs troupes. Photo : Getty Images/Drew Angerer

Lors de quatre élections spéciales pour des sièges à la Chambre, y compris dans le 19e district de New York, où le candidat du parti a centré sa campagne sur l’avortement, ​​les démocrates ont surpassé la performance de Biden en 2020.

Bien sûr, M. Biden reste impopulaire dans les sondages, mais alors qu’il remportait seulement 37,5 % d’approbation en juillet dernier, il est aujourd’hui à 42,3 %, selon l’agrégateur de sondages Five Thirty Eight. C’est un début de tendance face aux 53,5 % des sondés qui sont insatisfaits de leur président.

Soixante-dix jours pour inverser la tendance

Cette tendance est-elle irréversible pour les républicains? La réponse sera peut-être connue dans une semaine lorsque les sondages publiés aux alentours de la fête du Travail donneront le ton des élections de mi-mandat. Traditionnellement, en effet, les points récoltés par les partis sont bien souvent ceux qu’on trouve au soir de l’élection.

Si la remontée démocrate se confirme, ce serait en tout cas comme si le moule de ce rendez-vous électoral, souvent défavorable au président en poste, pouvait effectivement se briser, à la surprise générale.

Cette course de mi-mandat risque d’être assez palpitante pour certains et dévastatrice pour d’autres. Quelque part en Floride, il y en a un qui doit commencer à se poser des questions.

Radio-Canada, Analyse de Frédéric Arnaud

États-Unis: Joe Biden officialise une aide militaire colossale en faveur de l’Ukraine

août 24, 2022

Le président américain a annoncé mercredi que les États-Unis vont débloquer près de trois milliards de dollars pour aider l’armée ukrainienne.

Joe Biden a annonce mercredi une nouvelle aide militaire a l'Ukraine de pres de trois milliards de dollars.
Joe Biden a annoncé mercredi une nouvelle aide militaire à l’Ukraine de près de trois milliards de dollars.© MANDEL NGAN / AFP

L’annonce était fortement pressentie, elle est désormais officielle. Le président américain Joe Biden a annoncé mercredi 24 août une nouvelle aide militaire à l’Ukraine de près de trois milliards de dollars au moment où le pays, qui combat depuis six mois l’invasion russe, marque le jour de son indépendance.

« Les États-Unis d’Amérique sont déterminés à soutenir le peuple ukrainien au moment où il continue la lutte pour défendre sa souveraineté. Dans le cadre de cet engagement, je suis fier d’annoncer notre plus grande tranche d’assistance sécuritaire à ce jour : environ 2,98 milliards de dollars d’armes et d’équipement », a affirmé Joe Biden dans un communiqué.

Il s’agit de la plus grosse enveloppe d’aide militaire américaine depuis le début de la guerre et permettra à Kiev d’acquérir de nouvelles armes ou de financer des formations ou opérations. L’argent provient d’un fonds du Pentagone qui peut être utilisé pour des opérations immédiates ou pour l’acquisition d’armements. Cette enveloppe est différente d’un autre fonds qui permet au président Joe Biden d’ordonner le transfert immédiat à l’Ukraine d’armes, matériel et équipements à partir des stocks existants.

Vendredi dernier, le Pentagone avait annoncé une tranche d’aide militaire à l’Ukraine provenant de ce fonds, pour un montant de 775 millions de dollars. Cette nouvelle tranche d’aide comprenait notamment des missiles supplémentaires pour les systèmes américains d’artillerie de précision Himars, qui ont « changé la donne sur le champ de bataille », avait indiqué une haute responsable du ministère américain de la Défense.

Par Le point avec AFP

Le président Joe Biden annonce l’élimination d’Ayman Al-Zawahiri

août 2, 2022
Oussama ben Laden et Ayman Al-Zawahiri.

Ayman Al-Zawahiri (à droite) en compagnie d’Oussama ben Laden Photo : Getty Images/Visual News

« Samedi, sur mon ordre, le chef d’Al-Qaïda a été tué en Afghanistan, à Kaboul », a confirmé lundi le président américain Joe Biden dans une déclaration diffusée depuis la Maison-Blanche.

Au cours de son allocution, M. Biden a précisé qu’aucun membre de la famille d’Ayman Al-Zawahiri n’a été blessé et qu’aucun civil n’a été blessé ou tué.

Justice a été rendue et ce dirigeant terroriste n’est plus, a ajouté M. Biden.

Des responsables américains avaient affirmé auparavant que la CIA avait mené une frappe de drone à Kaboul au cours de la fin de semaine. Les médias américains, citant des sources ayant requis l’anonymat, avaient indiqué que le successeur d’Oussama ben Laden avait été tué dans cette opération.

Le président des États-Unis, Joe Biden.

« Justice a été rendue et ce dirigeant terroriste n’est plus », a déclaré le président des États-Unis, Joe Biden, à propos d’Ayman Al-Zawahiri, le chef d’Al-Quaïda. Photo : Reuters

Plus tôt, le porte-parole des talibans avait indiqué que les États-Unis avaient mené une frappe de drone sur une résidence à Kaboul sans donner de détails.

Zabihullah Mujahid, porte-parole des talibans, a déclaré dans un communiqué que son gouvernement condamnait fermement cette opération. Il l’a qualifiée de violation des principes internationaux et de l’accord de 2020 sur le retrait des troupes américaines d’Afghanistan.

Plusieurs attaques à son actif

Ayman Al-Zawahiri, un médecin égyptien qui était dans la haute hiérarchie de l’organisation terroriste, a participé à la coordination des attaques du 11 septembre 2001.

Héritant en 2011 d’une organisation affaiblie, Ayman Al-Zawahiri, 71 ans, avait dû pour survivre multiplier les franchises et les allégeances de circonstances, de la péninsule arabique au Maghreb, de la Somalie à l’Afghanistan, en Syrie et en Irak.

Le département d’État offrait jusqu’à 25 millions de dollars américains de récompense pour toute information conduisant à l’arrestation ou la condamnation du chef d’Al-Qaïda.

Avec d’autres hauts responsables de l’organisation terroriste, Al-Zawahiri aurait organisé l’attaque du 12 octobre 2000 contre le navire USS Cole au Yémen, qui a entraîné la mort de 17 marines américains.

Par ailleurs, il a été inculpé aux États-Unis pour son rôle dans les attentats du 7 août 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, où 224 personnes ont été tuées.

Oussama ben Laden et Ayman Al-Zawahiri avaient échappé aux forces américaines lorsque celles-ci avaient envahi l’Afghanistan à la fin de l’année 2001, après les attentats du 11 Septembre.

Oussama ben Laden a été tué en 2011 par les forces spéciales américaines au Pakistan.

Avec Radio-Canada

Le président des États-Unis Joe Biden contracte la COVID-19

juillet 21, 2022
Joe Biden lors d'une conférence de presse.

Le président des États-Unis, Joe Biden Photo: AP/ Evan Vucci

Le président des États-Unis, Joe Biden, a contracté la COVID-19 et présente « des symptômes très légers », a annoncé dans un communiqué la Maison-Blanche.

Le président a commencé à prendre du Paxlovid, la pilule antivirale de Pfizer, et va s’isoler à la Maison-Blanche jusqu’à ce qu’il soit à nouveau négatif, a indiqué sa porte-parole Karine Jean-Pierre.

Joe Biden, pleinement vacciné et qui a reçu jusqu’à maintenant deux doses de rappelcontinuerait à assumer la totalité de ses fonctions pendant ce temps.

La Maison-Blanche a promis de communiquer chaque jour sur l’état de santé de Joe Biden, le plus vieux président jamais élu aux États-Unis.

Une boîte de pilules paxlovid.

Le traitement Paxlovid est recommandé aux États-Unis pour les personnes à risque de développer un cas grave de la maladie, une catégorie dans laquelle entre le président américain en raison de son âge. Photo : Radio-Canada/Jean-François

Le dernier test négatif du démocrate, de retour d’une tournée la semaine dernière au Moyen-Orient, remontait à mardi, à précisé Karine Jean-Pierre.

Le président devait se déplacer en Pennsylvanie jeudi et en Floride, lundi prochain, entre autres pour faire campagne en vue des élections de mi-mandat.

Les États-Unis enregistrent actuellement environ 130 000 nouveaux cas de COVID- 19 par jour, un chiffre sous-estimé selon les experts, et le nombre d’hospitalisations est également en hausse. Le très contagieux sous-variant BA.5 d’Omicron est dominant dans le pays, où il représente environ 80 % des cas.

Le prédécesseur de Joe Biden, le républicain Donald Trump, avait également contracté la COVID-19 à peine plus d’un mois avant les élections de novembre 2020.

Il avait été évacué par hélicoptère de la Maison-Blanche vers l’hôpital militaire de Walter Reed, où il avait été soigné pendant trois nuits.

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse

États-Unis: Des élus racontent les pressions de Trump pour invalider l’élection de 2020

juin 21, 2022
Des partisans du président Donald Trump assiègent le Capitole américain à Washington.

Le 6 janvier 2021, des milliers de partisans du président Donald Trump ont envahi le Capitole pour empêcher la validation de la victoire de son adversaire Joe Biden. Photo: AP/Jose Luis Magana

Pressions, intimidations, menaces… Le patron des élus républicains d’Arizona a raconté mardi les méthodes de Donald Trump et de ses avocats pour tenter de le convaincre de renverser le résultat de la présidentielle américaine de novembre 2020 dans cet État conservateur remporté par Joe Biden.

Le milliardaire républicain justifiait ses demandes par sa conviction que l’élection lui avait été volée en répétant des accusations de fraudes, dont il n’a jamais apporté la preuve et qui ont été balayées par les tribunaux.

Mais les partisans de Trump avaient pris d’assaut le Congrès américain le 6 janvier 2021 pour tenter d’empêcher la validation de la victoire du candidat démocrate, plongeant le pays dans le chaos pendant plusieurs heures.

Les affirmations de l’ancien président sur sa victoire en Arizona étaient fausses, a assuré Rusty Bowers, président de la chambre des représentants de cet État, devant la commission d’enquête sur cette attaque à Washington.

Quiconque dirait, n’importe où et n’importe quand, que j’ai dit que l’élection était truquée, ce ne serait pas vrai, a ajouté l’élu.

Il a également qualifié de fausses les allégations de l’avocat de l’ex-président, Rudy Giuliani, évoquant des centaines de milliers d’immigrants illégaux et de milliers de morts qui avaient voté pour Joe Biden.

Malgré plusieurs demandes, M. Bower a dit n’avoir jamais vu les preuves de ces allégations, évoquant une conversation avec l’ancien maire de New York.

Il a dit :  »nous avons beaucoup de théories, nous n’avons pas de preuves ». Et je ne sais pas si c’était une gaffe.

M. Bowers a refusé de convoquer l’assemblée locale pour invalider le scrutin, puis de remplacer les grands électeurs élus, chargés de certifier le résultat du vote, par des partisans de M. Trump.

Dans le système électoral américain, ce sont ces grands électeurs qui désignent le vainqueur de l’élection dans leur État.

Il a alors été inondé de plus de 20 000 courriels et de dizaines de milliers d’appels téléphoniques et de textos alors que des manifestants, parfois menaçants, se rassemblaient devant son domicile pour l’insulter, a-t-il raconté, les larmes aux yeux.

Des membres du comité en train de parler ou d'écouter.

Le comité responsable d’enquêter sur l’insurrection du Capitole est notamment composé de Bennie Thompson, élu démocrate du Mississippi à la Chambre des représentants, de Zoe Lofgren, représentante de la Californie au Congrès, et de Liz Cheney, représentante du Wyoming. Photo : Getty Images/Chip Somodevilla

L’équipe juridique de M. Trump a pourtant poursuivi son plan. Des partisans du milliardaire, choisis comme de grands électeurs parallèles dans les États clés remportés par Joe Biden, avaient renversé le résultat du scrutin au moyen de fausses attestations.

Mais le vice-président Mike Pence, qui présidait le vote, avait résisté aux pressions de la Maison-Blanche pour déclarer Donald Trump vainqueur.

J’ai juste pensé que c’était une parodie tragique, a commenté Rusty Bowers, qui avait voté pour le milliardaire en 2016 et le soutenait en 2020.

Brad Raffensperger, le secrétaire d’État de Géorgie, avait pour sa part reçu un appel téléphonique de Donald Trump lors duquel le président lui avait demandé de trouver près de 12 000 bulletins de vote à son nom, soit le nombre suffisant pour battre Joe Biden dans cet État du Sud contrôlé par les républicains.

Il avait là encore évoqué des fraudes électorales et des bourrages d’urnes, des accusations rejetées par les tribunaux.

Mais Brad Raffensperger n’avait pas cédé. Les chiffres sont les chiffres et nous ne pouvions pas recompter [les votes] parce que nous nous étions assurés d’avoir vérifié chaque allégation, a-t-il dit mardi devant la commission.

Il n’y avait aucun bulletin à trouver, le compte était exact et il a été certifié, a-t-il souligné.

Il a également été la cible de harcèlement et de menaces, comme Shaye Moss, simple agente électorale d’Atlanta qui avait participé au dépouillement des bulletins le soir de l’élection avec sa mère.

Donald Trump les avait accusées nommément d’être des arnaqueuses professionnelles.

Cela a bouleversé ma vie, a-t-elle dit mardi, racontant avoir reçu des messages racistes et des menaces de mort.

Depuis plus d’un an, la commission d’enquête – formée de sept démocrates et de deux républicains – a entendu plus de 1000 témoins, dont deux enfants de l’ancien président, pour faire la lumière sur les faits et gestes de Donald Trump avant, pendant et après l’attaque du 6 janvier.

La cinquième audition de la commission aura lieu jeudi, et se penchera sur les efforts du président pour faire pression sur le département de la Justice afin de rester au pouvoir.

Donald Trump, qui n’a jamais concédé sa défaite à la présidentielle, a dénoncé mardi sur les réseaux sociaux des voyous politiques qui ont criminalisé la justice à un niveau jamais vu auparavant dans notre pays.

Avec Radio-Canada

États-Unis-Immigration : Biden veut une « responsabilité partagée » avec les pays d’Amérique latine

juin 11, 2022
Salle de conférence.

Le Sommet des Amériques, lancé en 1994 à Miami et qui ne s’était plus tenu aux États-Unis depuis, est censé célébrer une nouvelle ère dans les relations sur le continent, notamment après les accrocs ayant marqué la présidence de Donald Trump. Photo : Getty Images/Mario Tama

Vingt pays ont lancé vendredi un partenariat sur l’immigration en Amérique latine, sous la houlette des États-Unis et en conclusion d’un « Sommet des Amériques » marqué par plus de frictions que d’annonces concrètes ou spectaculaires.

Aucun pays ne doit être laissé seul face aux mouvements de population croissants qui voient des milliers de personnes tenter de passer la frontière entre le Mexique et les États-Unis, fuyant la misère et l’insécurité, a dit le président américain Joe Biden vendredi.

Se tenant avec les autres signataires de la Déclaration de Los Angeles, alignés devant une rangée de drapeaux, il a affirmé que l’immigration sûre et légale bénéficiait au développement économique, mais jugé également qu’il fallait protéger les frontières contre les entrées illégales, avec humanité.

Joe Biden veut poser le principe d’une responsabilité partagée entre États sur un sujet qui lui vaut des attaques constantes de la droite américaine.

La Déclaration de Los Angeles recouvre divers engagements ou rappels d’engagements passés, en termes d’accueil de migrants et de régulation des flux, mais n’a pas de dimension contraignante.

Le texte, diffusé par la Maison-Blanche, a été signé par l’Argentine, La Barbade, le Bélize, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, l’Équateur, le Salvador, le Guatemala, Haïti, le Honduras, la Jamaïque, le Mexique, les États-Unis, le Panama, le Paraguay, le Pérou et l’Uruguay.

Joe Biden a espéré vendredi que d’autres pays verront le potentiel de ce partenariat qu’il a qualifié d’historique.

Dans ce cadre, les États-Unis vont accueillir 20 000 réfugiés venus d’Amérique latine en 2023 et 2024, soit, selon l’exécutif américain, le triple du nombre de réfugiés accueillis cette année.

La Maison-Blanche a aussi annoncé vendredi une enveloppe de 314 millions de dollars d’aide humanitaire à destination surtout des migrants vénézuéliens.

Plus de six millions de Vénézuéliens ont fui leur pays, en proie à une très grave crise économique et sociale.

Des absents de taille

Ni le Venezuela, ni Cuba ni le Nicaragua n’ont été conviés par Washington, ce qui a suscité de vives critiques de certains dirigeants et le boycott pur et simple du président du Mexique, Andrés Manuel Lopez Obrador.

Le Sommet des Amériques, lancé en 1994 à Miami et qui ne s’était plus tenu aux États-Unis depuis, est censé célébrer une nouvelle ère dans les relations sur le continent, notamment après les accrochages ayant marqué la présidence de Donald Trump.

Mais il se conclut, pour les Américains, sur un bilan mitigé.

Joe Biden a ainsi connu un vrai moment d’embarras diplomatique jeudi quand le premier ministre du Belize puis le président argentin l’ont critiqué au sujet de l’absence de Cuba et du Venezuela, en pleine séance plénière, et alors qu’il était assis à quelques mètres.

Le chef de l’État américain a fait bonne figure, applaudissant toutes les interventions, même les plus critiques, et serrant la main des dirigeants concernés à leur descente de l’estrade. Il a assuré que sur le fond, l’unité était de mise avec les pays du continent.

Et vendredi, il a pu se réjouir des satisfecit du Mexique et du Brésil, qui ont semblé vouloir terminer sur une note positive.

L’ombre de la Chine

Le chef de la diplomatie mexicaine Marcelo Ebrard a ainsi salué des résultats très positifs.

Quant au président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, avec qui les sujets de frictions ne manquent pas, il a qualifié de fantastique son face-à-face de la veille avec Joe Biden et a tenu des propos conciliants sur l’environnement, assurant que le Brésil pouvait développer son agriculture tout en préservant l’Amazonie.

Les États-Unis s’inquiètent de l’influence croissante de la Chine sur une région qu’ils ont toujours considérée comme leur pré carré, et de la dépendance commerciale très forte de tous les pays, eux compris, envers Pékin.

Mais l’administration Biden a fait clairement comprendre qu’elle ne suivrait pas l’exemple chinois, synonyme de gros investissements et de grands projets d’infrastructures en Amérique latine.

Une anecdote est venue rappeler l’omniprésence de la Chine, dont le nom n’a été que très peu évoqué à Los Angeles, publiquement du moins.

La Chambre de commerce américaine a ainsi distribué en marge du sommet un sac bleu rempli de cadeaux censés promouvoir l’industrie américaine

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

États-Unis: « Le droit des femmes de choisir est fondamental », dit Joe Biden

mai 3, 2022
Joe Biden parle aux médias avant d'embarquer dans l'avion présidentiel.

Le président Joe Biden a dû répondre à des questions sur la possible annulation de la décision Roe c. Wade lors d’une visite en Alabama. Photo : Reuters/ Jonathan Ernst

Le président américain Joe Biden assure qu’il compte défendre le droit à l’avortement, au lendemain d’une fuite d’un document de la Cour suprême révélant qu’elle pourrait annuler la décision historique Roe c. Wade. Le juge en chef de la Cour suprême a d’ailleurs ordonné une enquête sur cette fuite, qu’il a qualifiée de « trahison ».

Lundi soir, le journal Politico a révélé que la Cour suprême des États-Unis pourrait annuler la décision Roe c. Wade, qui protège le droit à l’avortement depuis 1973. Le juge en chef de la Cour suprême a confirmé mardi que le document est authentique, mais pas final. Les juges doivent rendre un avis officiel avant le 30 juin.

Joe Biden a assuré mardi matin que son administration sera prête à protéger le droit à l’avortement. Je crois que le droit des femmes de choisir est fondamental.

Mais il aura besoin de l’aide des Américains lors des élections de mi-mandat, soit le moment où ils choisissent qui occupera les 435 sièges de la Chambre des représentants et le tiers des 100 sièges du Sénat.

« Ce sera aux élus de notre nation, à tous les niveaux, de protéger le droit des femmes à choisir. Et il appartiendra aux électeurs de choisir des candidats favorables. »— Une citation de  Joe Biden, président des États-UnisDes militants pro-choix manifestant devant la Cour suprême.

« Antiavortement = anti-femmes », peut-on lire sur une pancarte, et « Les catholiques appuient l’avortement », sur une autre, lors d’une manifestation devant la Cour suprême des États-Unis mardi. Photo : Getty Images/Anna Moneymaker

Pour l’instant, le droit à l’avortement aux États-Unis est protégé par la jurisprudence, grâce à la décision Roe c. Wade, mais il n’est pas écrit dans la loi. Pour ce faire, davantage de sénateurs pro-choix sont nécessaires, en plus d’une majorité à la Chambre des représentants, explique Joe Biden.

Et les sénateurs devront peut-être afficher leurs couleurs avant les élections de mi-mandat. Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a déclaré mardi matin qu’il demandera aux sénateurs de voter sur la codification du droit à l’avortement dans la loi.

Tous les Américains pourront voir de quel côté se situe chaque sénateur, a-t-il dit, sans préciser la date de ce vote.Deux groupes de femmes s'opposent, pancartes en main, et scandent des slogans devant les médias rassemblés en face du bâtiment de la Cour suprême.

Des militantes pro-choix et antiavortement manifestent devant la Cour suprême des États-Unis, à Washington, le 3 mai 2022. Photo : Getty Images/Anna Moneymaker

Vers une enquête pour comprendre les circonstances de la fuite

Le leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a quant à lui demandé une enquête sur la fuite du document de la Cour suprême. Il s’agit là selon lui d’une action illégale qui devrait être soumise à des poursuites pénales de la part du département de la Justice.

Le juge en chef de la Cour suprême a par la suite ordonné aussi une enquête. La fuite, une violation singulière, est un affront à la Cour et à la communauté de fonctionnaires qui y travaillent.

Si cette trahison de la confidentialité de la Cour avait pour but de porter atteinte à l’intégrité de nos opérations, ça ne fonctionnera pas, a ajouté le juge Roberts. Le travail du tribunal ne sera pas compromis.

Une classe politique divisée, à l’image de la population

Plusieurs démocrates se sont rapidement exprimés lundi soir sur la possibilité de l’annulation de Roe c. Wade par la Cour suprême.

La décision constituerait une abomination, l’une des pires et des plus dommageables de l’histoire moderne, ont estimé dans un communiqué conjoint la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et Chuck Schumer. Si ces informations sont justes, la Cour suprême est prête à infliger la plus forte restriction des droits des cinquante dernières années – pas seulement aux femmes, mais à tous les Américains.

Des sénatrices, dont la démocrate Elizabeth Warren, ont rejoint les militants pro-choix devant la Cour suprême mardi.La sénatrice démocrate Elizabeth Warren parlant aux manifestants.

La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a rejoint les militants pro-choix devant la Cour suprême mardi.

Photo : Reuters/Evelyn Hockstein

Des républicains ont au contraire salué une victoire très attendue. C’est la meilleure et la plus importante nouvelle de notre vie, a commenté la représentante Marjorie Taylor Green. Son confrère Josh Hawley, sénateur au Missouri, a appelé la Cour à publier dès maintenant son arrêt.Des jeunes filles manifestent devant la Cour suprême. L'une d'entre elles porte un chandail où on peut lire qu'elle représente la génération « pro-vie » et l'autre une pancarte où il est écrit « protection dès la conception ».

De jeunes militants antiavortement se sont aussi réunis devant la Cour suprême des États-Unis, pour appuyer la possible annulation de la décision Roe c. Wade. Photo : Reuters/Elisabeth Frantz

L’annulation de Roe c. Wade serait effectivement le point culminant d’un projet de plusieurs décennies de l’aile conservatrice sociale des républicains.

Durant la campagne électorale de 2016, Donald Trump avait d’ailleurs promis qu’il ne nommerait que des juges qui annuleraient automatiquement Roe c. Wade à la Cour suprême. Durant son mandat, il y a fait entrer trois magistrats, confortant sa majorité conservatrice (six juges sur neuf).

Par Radio-Canada avec les informations de CNN, The Associated Press, l’Agence France-Presse et Reuters

États-Unis: Joe Biden octroie 800 millions de dollars d’armes supplémentaires à l’Ukraine

avril 21, 2022

Avec cette nouvelle enveloppe, les États-Unis ont consacré 1,6 milliard de dollars ce mois-ci en aide militaire à l’Ukraine. Photo: Reuters/White House

Estimant que la guerre en Ukraine est entrée dans une phase « critique », le président des États-Unis, Joe Biden, a autorisé jeudi une aide militaire supplémentaire de 800 millions de dollars à l’Ukraine alors que la Russie consolide sa progression dans le Donbass et le sud du pays.

Joe Biden a précisé que cette nouvelle enveloppe militaire accordée aux Ukrainiens comprendra des livraisons supplémentaires de dizaines de pièces d’artillerie lourde, 144 000 obus et munitions ainsi que des drones tactiques.

Cette nouvelle vague d’aide militaire américaine aux Ukrainiens est la deuxième à être annoncée ce mois-ci par Washington qui avait déjà annoncé le 13 avril dernier l’octroi de 800 millions de dollars de matériel militaire aux forces ukrainiennes, dont des véhicules blindés, de l’artillerie et des hélicoptères.

Le président a ajouté jeudi qu’il comptait demander dès la semaine prochaine davantage d’argent au Congrès afin d’assurer un approvisionnement régulier aux Ukrainiens directement sur les lignes de front de la liberté.

Le chef de la Maison-Blanche a ajouté que les États-Unis allaient par ailleurs continuer de partager des renseignements opportuns avec les forces ukrainiennes et que les ports américains seront bientôt interdits d’accès à tous les navires affiliés à la Russie.

« Vladimir Poutine ne réussira jamais à occuper l’Ukraine. »— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis

En ce qui a trait à la situation sur le terrain, le président des États-Unis a refusé de concéder la prise de la ville portuaire de Marioupol par les Russes. Il n’y a encore aucune preuve que Marioupol soit complètement perdue, a déclaré Joe Biden.

Plusieurs centaines de combattants ukrainiens seraient en effet toujours retranchés dans le complexe métallurgique d’Azovstal, où ils livrent une résistance acharnée aux troupes russes.

Des soldats américains actionnent un obusier Howitzer M777 de 155 millimètres, une arme moderne et précise dont seront bientôt équipées les forces ukrainiennes. Photo: Reuters/Andrew Burton

Aide économique supplémentaire

À ces livraisons d’armes, l’administration Biden ajoute une aide économique de 500 millions de dollars supplémentaires, a annoncé jeudi matin un responsable du trésor américain.

La secrétaire au Trésor Janet Yellen doit en faire l’annonce officielle jeudi lors d’une rencontre avec le premier ministre ukrainien Denys Shmyhal, à Washington.

Cette enveloppe s’ajoutera aux 500 millions de dollars « d’aide directe » déjà consentie à Kiev à la fin mars par les États-Unis pour permettre à l’Ukraine de maintenir le fonctionnement du gouvernement, en versant notamment les salaires et les retraites, et éviter une aggravation de la situation humanitaire en Ukraine.

De l’autre côté de l’Atlantique, le gouvernement espagnol a pour sa part annoncé l’envoi de 200 tonnes de matériel militaire à l’Ukraine.

Ce nouveau chargement d’armes et de munitions représente le double de l’aide militaire envoyée précédemment par l’Espagne aux Ukrainiens, a annoncé le premier ministre Pedro Sánchez.

Le chargement de matériel et de munition a quitté jeudi l’Espagne à bord d’un bateau à destination de la Pologne.

La première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, qui participait avec Pedro Sánchez à une rencontre à Kiev avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a de son côté annoncé la livraison prochaine de 90 millions de dollars d’aide militaire aux Ukrainiens.

Radio Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters