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États-Unis: « Le droit des femmes de choisir est fondamental », dit Joe Biden

mai 3, 2022
Joe Biden parle aux médias avant d'embarquer dans l'avion présidentiel.

Le président Joe Biden a dû répondre à des questions sur la possible annulation de la décision Roe c. Wade lors d’une visite en Alabama. Photo : Reuters/ Jonathan Ernst

Le président américain Joe Biden assure qu’il compte défendre le droit à l’avortement, au lendemain d’une fuite d’un document de la Cour suprême révélant qu’elle pourrait annuler la décision historique Roe c. Wade. Le juge en chef de la Cour suprême a d’ailleurs ordonné une enquête sur cette fuite, qu’il a qualifiée de « trahison ».

Lundi soir, le journal Politico a révélé que la Cour suprême des États-Unis pourrait annuler la décision Roe c. Wade, qui protège le droit à l’avortement depuis 1973. Le juge en chef de la Cour suprême a confirmé mardi que le document est authentique, mais pas final. Les juges doivent rendre un avis officiel avant le 30 juin.

Joe Biden a assuré mardi matin que son administration sera prête à protéger le droit à l’avortement. Je crois que le droit des femmes de choisir est fondamental.

Mais il aura besoin de l’aide des Américains lors des élections de mi-mandat, soit le moment où ils choisissent qui occupera les 435 sièges de la Chambre des représentants et le tiers des 100 sièges du Sénat.

« Ce sera aux élus de notre nation, à tous les niveaux, de protéger le droit des femmes à choisir. Et il appartiendra aux électeurs de choisir des candidats favorables. »— Une citation de  Joe Biden, président des États-UnisDes militants pro-choix manifestant devant la Cour suprême.

« Antiavortement = anti-femmes », peut-on lire sur une pancarte, et « Les catholiques appuient l’avortement », sur une autre, lors d’une manifestation devant la Cour suprême des États-Unis mardi. Photo : Getty Images/Anna Moneymaker

Pour l’instant, le droit à l’avortement aux États-Unis est protégé par la jurisprudence, grâce à la décision Roe c. Wade, mais il n’est pas écrit dans la loi. Pour ce faire, davantage de sénateurs pro-choix sont nécessaires, en plus d’une majorité à la Chambre des représentants, explique Joe Biden.

Et les sénateurs devront peut-être afficher leurs couleurs avant les élections de mi-mandat. Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a déclaré mardi matin qu’il demandera aux sénateurs de voter sur la codification du droit à l’avortement dans la loi.

Tous les Américains pourront voir de quel côté se situe chaque sénateur, a-t-il dit, sans préciser la date de ce vote.Deux groupes de femmes s'opposent, pancartes en main, et scandent des slogans devant les médias rassemblés en face du bâtiment de la Cour suprême.

Des militantes pro-choix et antiavortement manifestent devant la Cour suprême des États-Unis, à Washington, le 3 mai 2022. Photo : Getty Images/Anna Moneymaker

Vers une enquête pour comprendre les circonstances de la fuite

Le leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a quant à lui demandé une enquête sur la fuite du document de la Cour suprême. Il s’agit là selon lui d’une action illégale qui devrait être soumise à des poursuites pénales de la part du département de la Justice.

Le juge en chef de la Cour suprême a par la suite ordonné aussi une enquête. La fuite, une violation singulière, est un affront à la Cour et à la communauté de fonctionnaires qui y travaillent.

Si cette trahison de la confidentialité de la Cour avait pour but de porter atteinte à l’intégrité de nos opérations, ça ne fonctionnera pas, a ajouté le juge Roberts. Le travail du tribunal ne sera pas compromis.

Une classe politique divisée, à l’image de la population

Plusieurs démocrates se sont rapidement exprimés lundi soir sur la possibilité de l’annulation de Roe c. Wade par la Cour suprême.

La décision constituerait une abomination, l’une des pires et des plus dommageables de l’histoire moderne, ont estimé dans un communiqué conjoint la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et Chuck Schumer. Si ces informations sont justes, la Cour suprême est prête à infliger la plus forte restriction des droits des cinquante dernières années – pas seulement aux femmes, mais à tous les Américains.

Des sénatrices, dont la démocrate Elizabeth Warren, ont rejoint les militants pro-choix devant la Cour suprême mardi.La sénatrice démocrate Elizabeth Warren parlant aux manifestants.

La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a rejoint les militants pro-choix devant la Cour suprême mardi.

Photo : Reuters/Evelyn Hockstein

Des républicains ont au contraire salué une victoire très attendue. C’est la meilleure et la plus importante nouvelle de notre vie, a commenté la représentante Marjorie Taylor Green. Son confrère Josh Hawley, sénateur au Missouri, a appelé la Cour à publier dès maintenant son arrêt.Des jeunes filles manifestent devant la Cour suprême. L'une d'entre elles porte un chandail où on peut lire qu'elle représente la génération « pro-vie » et l'autre une pancarte où il est écrit « protection dès la conception ».

De jeunes militants antiavortement se sont aussi réunis devant la Cour suprême des États-Unis, pour appuyer la possible annulation de la décision Roe c. Wade. Photo : Reuters/Elisabeth Frantz

L’annulation de Roe c. Wade serait effectivement le point culminant d’un projet de plusieurs décennies de l’aile conservatrice sociale des républicains.

Durant la campagne électorale de 2016, Donald Trump avait d’ailleurs promis qu’il ne nommerait que des juges qui annuleraient automatiquement Roe c. Wade à la Cour suprême. Durant son mandat, il y a fait entrer trois magistrats, confortant sa majorité conservatrice (six juges sur neuf).

Par Radio-Canada avec les informations de CNN, The Associated Press, l’Agence France-Presse et Reuters

États-Unis: Joe Biden octroie 800 millions de dollars d’armes supplémentaires à l’Ukraine

avril 21, 2022

Avec cette nouvelle enveloppe, les États-Unis ont consacré 1,6 milliard de dollars ce mois-ci en aide militaire à l’Ukraine. Photo: Reuters/White House

Estimant que la guerre en Ukraine est entrée dans une phase « critique », le président des États-Unis, Joe Biden, a autorisé jeudi une aide militaire supplémentaire de 800 millions de dollars à l’Ukraine alors que la Russie consolide sa progression dans le Donbass et le sud du pays.

Joe Biden a précisé que cette nouvelle enveloppe militaire accordée aux Ukrainiens comprendra des livraisons supplémentaires de dizaines de pièces d’artillerie lourde, 144 000 obus et munitions ainsi que des drones tactiques.

Cette nouvelle vague d’aide militaire américaine aux Ukrainiens est la deuxième à être annoncée ce mois-ci par Washington qui avait déjà annoncé le 13 avril dernier l’octroi de 800 millions de dollars de matériel militaire aux forces ukrainiennes, dont des véhicules blindés, de l’artillerie et des hélicoptères.

Le président a ajouté jeudi qu’il comptait demander dès la semaine prochaine davantage d’argent au Congrès afin d’assurer un approvisionnement régulier aux Ukrainiens directement sur les lignes de front de la liberté.

Le chef de la Maison-Blanche a ajouté que les États-Unis allaient par ailleurs continuer de partager des renseignements opportuns avec les forces ukrainiennes et que les ports américains seront bientôt interdits d’accès à tous les navires affiliés à la Russie.

« Vladimir Poutine ne réussira jamais à occuper l’Ukraine. »— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis

En ce qui a trait à la situation sur le terrain, le président des États-Unis a refusé de concéder la prise de la ville portuaire de Marioupol par les Russes. Il n’y a encore aucune preuve que Marioupol soit complètement perdue, a déclaré Joe Biden.

Plusieurs centaines de combattants ukrainiens seraient en effet toujours retranchés dans le complexe métallurgique d’Azovstal, où ils livrent une résistance acharnée aux troupes russes.

Des soldats américains actionnent un obusier Howitzer M777 de 155 millimètres, une arme moderne et précise dont seront bientôt équipées les forces ukrainiennes. Photo: Reuters/Andrew Burton

Aide économique supplémentaire

À ces livraisons d’armes, l’administration Biden ajoute une aide économique de 500 millions de dollars supplémentaires, a annoncé jeudi matin un responsable du trésor américain.

La secrétaire au Trésor Janet Yellen doit en faire l’annonce officielle jeudi lors d’une rencontre avec le premier ministre ukrainien Denys Shmyhal, à Washington.

Cette enveloppe s’ajoutera aux 500 millions de dollars « d’aide directe » déjà consentie à Kiev à la fin mars par les États-Unis pour permettre à l’Ukraine de maintenir le fonctionnement du gouvernement, en versant notamment les salaires et les retraites, et éviter une aggravation de la situation humanitaire en Ukraine.

De l’autre côté de l’Atlantique, le gouvernement espagnol a pour sa part annoncé l’envoi de 200 tonnes de matériel militaire à l’Ukraine.

Ce nouveau chargement d’armes et de munitions représente le double de l’aide militaire envoyée précédemment par l’Espagne aux Ukrainiens, a annoncé le premier ministre Pedro Sánchez.

Le chargement de matériel et de munition a quitté jeudi l’Espagne à bord d’un bateau à destination de la Pologne.

La première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, qui participait avec Pedro Sánchez à une rencontre à Kiev avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a de son côté annoncé la livraison prochaine de 90 millions de dollars d’aide militaire aux Ukrainiens.

Radio Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

Biden : Poutine « ne peut pas » rester au pouvoir

mars 26, 2022

Joe Biden a réaffirmé par ailleurs que les États-Unis ne souhaitaient pas entrer en conflit avec les forces russes qui ont envahi l’Ukraine. Photo: AFP / Brendan Smialowski

Le président américain Joe Biden a affirmé samedi à Varsovie que son homologue russe Vladimir Poutine ne devait pas rester au pouvoir après avoir lancé l’invasion en Ukraine.

Pour l’amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir, a lancé M. Biden, lors d’un discours au château royal de Varsovie, au ton particulièrement dur à l’égard du président russe Vladimir Poutine.

S’adressant directement aux Russes, il a insisté sur le fait que ce n’est pas le peuple russe qu’il considère comme ennemi.

Permettez-moi de dire ceci si vous êtes capable de m’entendre – vous, le peuple russe, n’êtes pas notre ennemi, a-t-il déclaré.

Je refuse de croire que vous accueillez favorablement le meurtre d’enfants et de grands-parents innocents ou que vous acceptez que des hôpitaux, des écoles, des maternités soient pilonnés par des missiles et des bombes russes.

Cette guerre n’est pas digne de vous, peuple russe. Poutine peut et doit mettre fin à cette guerre, a encore martelé le président américain.

Mais en même temps il a estimé que le conflit n’allait pas s’arrêter rapidement.

La bataille entre la démocratie et l’autocratie ne sera pas gagnée en quelques jours ou mois. Nous devons nous armer pour un long combat devant nous, a -t-il prévenu, avant d’assurer aux Ukrainiens : Nous sommes à votre côté.

Il a réaffirmé par ailleurs que les États-Unis ne souhaitaient pas entrer en conflit avec les forces russes qui ont envahi l’Ukraine, mais il a lancé un avertissement ferme à Moscou : Ne pensez même pas à avancer d’un centimètre en territoire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN.

Cette guerre est d’ores et déjà un échec stratégique pour la Russie, a ajouté M. Biden, qui, applaudi par quelque mille personnes ayant assisté à son discours devant le château royal de Varsovie, est immédiatement parti pour l’aéroport, devant regagner Washington dans la nuit.

Par Radio-Canada avec AFP

Sans gains significatifs, la Russie intensifie son offensive en Ukraine 

mars 22, 2022
Des soldats ukrainiens montent la garde dans un point de contrôle à Kiev, que la Russie n’a toujours pas réussi à encercler.
PHOTO : AFP VIA GETTY IMAGES / FADEL SENNA

Incapable de faire des gains significatifs en Ukraine, près d’un mois après son invasion, la Russie commence à intensifier sa présence dans les airs et en mer. En Occident, on craint que cet enlisement ne rende le conflit encore plus sanglant, notamment avec l’utilisation d’armes non conventionnelles. Le président américain Joe Biden a mis le monde en garde lundi, assurant qu’il est clair que Vladimir Poutine envisage d’utiliser des armes chimiques et biologiques.

Il est dos au mur, a expliqué M. Biden à propos du président russe Vladimir Poutine, soulignant que Moscou a récemment accusé les États-Unis de détenir des armes chimiques et biologiques en Europe, ce qui est simplement faux.

Les Russes assurent aussi que l’Ukraine possède des armes chimiques et biologiques. C’est un signe clair qu’il [Vladimir Poutine] envisage d’utiliser ces deux types d’armes, a-t-il ajouté.

Le président américain réitère ainsi un avertissement lancé au début du mois après que des représentants russes ont accusé l’Ukraine de chercher à cacher un programme supposé d’armes chimiques soutenu par Washington.

Signe que les craintes américaines sont prises au sérieux, les pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nordOTAN doivent prendre part à un sommet extraordinaire jeudi à Bruxelles – auquel participera en personne le premier ministre Justin Trudeau, aux côtés de M. Biden – afin de déterminer la réponse de l’Alliance si jamais Vladimir Poutine franchissait cette ligne rouge.

Dangereux enlisement

Au 27e jour de l’invasion, les troupes russes n’arrivent toujours pas à faire des gains significatifs sur le terrain. Outre Kherson, qui est occupée depuis le début du mois de mars, aucune grande ville n’est encore tombée sous le contrôle russe.

L’armée ukrainienne a averti mardi que l’enlisement du conflit risquait de mener la Russie, confrontée à de lourdes pertes – des sources du renseignement américain citées par le New York Times avancent plus de 7000 Russes tués depuis le début de la guerre –, à multiplier les attaques à l’aveugle contre des infrastructures stratégiques et les raids de zones résidentielles.

Outre l’utilisation de drones, l’ennemi utilise des bombardiers, des avions d’attaque et de combat, des missiles balistiques et de croisière, a indiqué mardi l’armée ukrainienne sur Facebook.

Les troupes de Vladimir Poutine ont aussi augmenté leur présence dans le nord de la mer Noire, d’où elles ont commencé lundi à mener des attaques contre la ville portuaire d’Odessa et ses environs.

À Kiev, les troupes russes sont toujours bloquées en périphérie de la ville, où des combats continuent de faire rage. Les Russes se préparent à déployer davantage d’artillerie autour de la capitale, qu’ils n’ont toujours pas réussi à encercler, repoussés par une résistance ukrainienne féroce, a toutefois averti l’Institute for the study of war (ISW), un groupe de réflexion américain.

Le maire de Boryspil, en banlieue sud-est de Kiev, a pour sa part conseillé à ses concitoyens de fuir la ville, où se trouve l’aéroport international de Boryspil. Il n’est pas nécessaire d’être en ville maintenant, car il y a déjà des combats qui se déroulent dans les environs. J’appelle la population à être intelligente, partez si vous le pouvez, a affirmé Volodymyr Borysenko, dans une allocution vidéo.

Sortir tous les habitants de Marioupol

Les autorités ukrainiennes ont annoncé mardi un nouvel effort pour tenter d’évacuer les civils coincés dans Marioupol, où l’ONU décrit une situation extrêmement grave, avec une pénurie critique et potentiellement mortelle de nourriture, d’eau et de médicaments.

Aujourd’hui, nous nous concentrons sur l’évacuation des habitants de Marioupol, où la situation humanitaire est dramatique, a indiqué la vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk dans une vidéo.

Trois couloirs humanitaires devaient être ouverts mardi entre trois localités proches de Marioupol et la ville de Zaporijia, à 250 km au nord-est, selon Mme Verechtchouk. Il n’y aura pas suffisamment de place pour tout le monde mardi, mais nous allons poursuivre l’évacuation selon le même algorithme jusqu’à ce qu’on ait sorti tous les habitants de Marioupol, a-t-elle ajouté.

Plus de 200 000 personnes se trouvent toujours coincées dans la ville, selon Petro Andryushchenko, adjoint au maire cité par Human Rights Watch. Selon lui, plus de 3000 civils y ont péri depuis le début des combats, mais le bilan exact reste inconnu.

Majoritairement russophone, Marioupol, stratégiquement située entre la Crimée (sud) et le territoire séparatiste de Donetsk (est), est pilonnée depuis des semaines par les Russes. Le gouvernement ukrainien a rejeté lundi un ultimatum de Moscou exigeant la reddition de la ville, où des chars russes sont entrés et les combats se poursuivent.

Avec les informations de Agence France-Presse, The New York Times et Reuters

Les États-Unis vont exclure la Russie du régime normal des relations commerciales

mars 11, 2022
Joe Biden parle derrière un lutrin.

Le président américain Joe Biden, en conférence de presse à la Maison-Blanche Photo : Reuters/Evelyn Hockstei

La guerre économique que livre l’Occident à la Russie depuis son invasion de l’Ukraine se transporte désormais sur le front des tarifs douaniers.

En point de presse vendredi matin, le président américain Joe Biden a annoncé que les États-Unis, en coordination avec l’Union européenne et le G7, avaient décidé d’exclure la Russie du régime normal de réciprocité régissant le commerce mondial.

Cette sanction ouvre la voie à l’imposition de tarifs douaniers punitifs sur les produits russes, mais elle devrait aussi empêcher la Russie d’emprunter de l’argent auprès des grandes institutions multilatérales, comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

Moscou bénéficiait jusqu’alors d’un statut commercial dit de nation la plus favorisée, qui favorisait le libre-échange de biens et services. La Russie rejoindra maintenant Cuba et la Corée du Nord parmi le club sélect des nations du monde à être exclue de ce régime par les Américains.

Le président américain ne s’est pas arrêté là vendredi. Nous prenons également des mesures supplémentaires pour interdire les secteurs phares de l’économie russe, notamment les produits de la mer, la vodka et les diamants, a ajouté Joe Biden.

Cet embargo devrait priver la Russie d’environ 1 milliard de dollars américains en revenus d’exportation, selon une estimation de la Maison-Blanche.

La nouvelle salve de sanctions annoncée vendredi s’ajoute à celles déjà mises en place par les États-Unis, dont l’interdiction d’importer du pétrole, du gaz et du charbon russes en sol américain, en réponse à l’invasion de l’Ukraine par les troupes de Vladimir Poutine.

Avec Radio-Canada

Joe Biden va nommer la juge Ketanji Brown Jackson à la Cour suprême des États-Unis

février 25, 2022
Portrait de Ketanji Brown Jackson.

Le nom de la juge de la Cour d’appel fédérale de Washington Ketanji Brown Jackson circulait depuis un moment parmi les candidats potentiels à la Cour suprême. Photo: AP/Tom Williams

Le président Joe Biden a confirmé vendredi sa décision de nommer la juge Ketanji Brown Jackson, 51 ans, à la Cour suprême des États-Unis, première magistrate noire appelée à siéger à la plus haute institution judiciaire du pays.

M. Biden présentera formellement la magistrate lors d’une cérémonie à la Maison Blanche vendredi après-midi.

Mme Jackson devra être confirmée par le Sénat pour rejoindre l’instance, actuellement à majorité conservatrice, qui tranche les importants débats de société aux États-Unis.

Il s’agit pour le président américain de sa première nomination à la haute cour, qui ne changera pas le rapport de force au sein de l’instance à majorité actuellement conservatrice.

Remplaçant le magistrat progressiste Stephen Breyer, qui prendra sa retraite fin juin, Ketanji Brown Jackson rejoindra le prestigieux collège de neuf magistrats qui veillent à la constitutionnalité des lois américaines.

« Elle est l’un de esprits juridiques les plus brillants de notre nation. »— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis, sur Twitter

Ketanji Brown Jackson faisait partie de trois finalistes, à l’issue d’un processus de désignation auquel est apporté le plus grand soin, pour éviter toute mauvaise surprise lors de la phase de confirmation au Sénat, un moment intense durant lequel les démocrates peuvent s’attendre à voir la magistrate mise sur le grill par les républicains.

Étant donné l’enjeu, Joe Biden s’est lui-même impliqué dans cette sélection, faisant passer un entretien aux magistrates en concurrence finale.

Mme Jackson siège à la cour d’appel fédérale de Washington, une instance réputée pour l’importance des dossiers qui y passent et donc considérée comme un tremplin.

Une première femme noire à la Cour suprême

La juge Ketanji Brown Jackson prenant la parole.

Si elle est confirmée par le Sénat dans ses fonctions, la juge de 51 ans deviendra la première magistrate afro américaine au sein du plus haut tribunal du pays. Photo: AP/Tom Williams

La juge Ketanji Brown Jackson admet avoir une expérience de la vie un peu différente de ses collègues, et pas uniquement parce qu’elle est noire.

Si elle est confirmée par le Sénat, cette brillante juriste de 51 ans deviendra la première magistrate afro américaine au sein de la haute institution, où n’ont siégé jusqu’ici que deux hommes noirs.

Mais elle sera aussi l’une des rares à avoir une expérience professionnelle et intime du système pénal.

Alors que la plupart des juges de ce niveau se sont distingués comme procureurs, Ketanji Brown Jackson a travaillé du côté des accusés : pendant deux ans, elle a été avocate dans les services de l’aide juridictionnelle à Washington, où elle a défendu des prévenus sans ressources.

Elle a ensuite raconté avoir été frappée par leur méconnaissance du droit et avoir, une fois devenue juge, prisgrand soin d’expliquer ses décisions aux condamnés.

Plus personnel encore : un de ses oncles a écopé en 1989 d’une peine de prison à vie dans le cadre d’une loitrès répressive qui imposait automatiquement la réclusion à perpétuité après trois infractions aux lois sur les stupéfiants.

Même si elle n’était pas proche de lui, cette expérience familiale l’a sensibilisée à l’impact de la loi sur la vie des gens, a raconté au Washington Post un ami, sous couvert d’anonymat.

Ketanji Brown Jackson a, elle, eu une enfance très stable dans une famille d’enseignants installée en Floride. Son père avait ensuite repris des études de droit et est devenu juriste dans un conseil d’école, tandis que sa mère se hissait au rang de directrice.

Championne de concours d’éloquence dès le secondaire, elle brille et rejoint la prestigieuse université Harvard, dont elle sort diplômée avec mention.

Dans les années qui suivent, elle alterne les expériences dans le privé et le public.

Elle travaille notamment comme assistante du juge progressiste de la Cour suprême Stephen Breyer, qu’elle est désormais appelée à remplacer.

Elle exerce dans des cabinets d’avocats, mais aussi à la Commission des peines, une agence indépendante chargée d’harmoniser la politique pénale aux États-Unis.

En 2013, le président démocrate Barack Obama la nomme juge fédérale à Washington.

Mariée à un chirurgien, avec qui elle a deux filles, Mme Brown Jackson a un lien familial par alliance avec le président républicain de la Chambre des représentants de l’époque, Paul Ryan, qui la présente avec des louanges sur son intelligence, sa personnalité et son intégrité.

Elle est confirmée sans difficulté.

Au cours des huit ans qui suivent, elle rend des dizaines de décisions. Elle désavoue notamment Donald Trump, qui essaie d’empêcher le Congrès de convoquer un de ses conseillers, en écrivant : le principal enseignement des 250 ans d’Histoire américaine, c’est que les présidents ne sont pas des rois.

Dès son arrivée à la Maison-Blanche, Joe Biden la nomme au sein de l’influente Cour d’appel fédérale de Washington, considérée comme un tremplin pour la Cour suprême.

Malgré les profondes divisions politiques au Sénat, elle est confirmée avec le soutien de tous les démocrates et de trois républicains.

Interrogée par un élu lors du processus de confirmation, elle jure de mettre à l’écart ses opinions personnelles et toute autre considération inappropriée, dont sa couleur de peau, dans son examen des dossiers.

Mais j’ai peut-être une expérience de la vie différente de celle de mes collègues, reconnaît-elle sobrement. Et j’espère que cela peut avoir un intérêt.

Avec Radio-Canada par Agence France-Presse

Des Américains s’interrogent sur le prix à payer pour défendre l’Ukraine

février 24, 2022
Des Americains s'interrogent sur le prix a payer pour defendre l'Ukraine
Des Américains s’interrogent sur le prix à payer pour défendre l’Ukraine© AFP/MANDEL NGAN

Le président des États-Unis Joe Biden a promis de soutenir l’Ukraine après l’invasion militaire russe, mais certains Américains s’interrogent sur le prix à payer pour de tels efforts.

C’est le cas du chauffeur de camion Jeremy Rakestraw, qui a dû vendre son véhicule quand sa facture mensuelle de carburant a plus que doublé pour atteindre les 17.000 dollars.

Il conduit désormais le camion de transport de marchandises d’une entreprise qui couvre ses frais d’essence, mais a vu son salaire rogné par la forte inflation aux États-Unis depuis un an.

« Personne n’utilise l’électricité ou le gaz chez moi et pourtant la facture continue de grimper », raconte M. Rakestraw, assis dans son poids lourd dans une aire de stationnement à Jessup, dans le Maryland, à plus de 30 heures de son domicile de Salt Lake City et à 2 heures et demi de sa destination dans le New Jersey.

 ? Sanctions ?

M. Biden a dévoilé mardi et mercredi une première salve de sanctions, en réponse à la décision de Vladimir Poutine de reconnaître l’indépendance des territoires sécessionnistes dans l’est de l’Ukraine et devrait annoncer jeudi de nouvelles représailles économiques.

Ces mesures, visant à défendre un pays allié des États-Unis, risquent de faire monter encore plus le prix des carburants, qui a déjà beaucoup progressé au cours des dernières semaines.

« Pour chaque décision, il faut peser le pour et le contre », estime Abdullahi Ali, un chauffeur de taxi garé devant Union Station à Washington, où la clientèle se fait bien plus rare qu’avant la pandémie. « Il faut faire quelque chose », ajoute M. Ali mercredi, quelques heures avant l’attaque russe.

La hausse du coût de la vie entame le moral des Américains depuis des mois et a érodé la popularité de M. Biden en dépit de la hausse des salaires et du retour au travail de millions de travailleurs ayant perdu leur emploi au début de la pandémie.

La confiance des consommateurs américains, mesurée par une enquête mensuelle de l’université du Michigan, est tombée à son plus bas en 10 ans en février. Le prix moyen du gallon de gaz (3,8 litres) est de 3,54 dollars, environ un dollar de plus qu’avant la pandémie, selon l’Association américaine des Automobilistes (AAA).

Pour le chauffeur de camions Keith Wood, également stationné dans l’aire de Jessup, il n’y a pas de raison particulière de s’alarmer étant donné les fortes capacités de production de pétrole et de gaz des États-Unis.

« Nous sommes censés être autonomes. Je ne vois pas pourquoi les prix (à la pompe, ndlr) augmenteraient », estime-t-il.

 ? Indépendance énergétique ?

Le pétrole et le gaz s’échangent toutefois sur un marché mondial, ce qui implique que le prix du baril peut s’envoler ou s’écrouler indépendamment de la politique énergétique américaine.

« Aucun président n’est en mesure de renverser à lui seul des dynamiques de marché », rappelle Patrick DeHaan, responsable de l’analyse des hydrocarbures chez GasBuddy.

Parfaitement au fait de cette situation, Moscou pourrait menacer de couper l’accès à sa vaste production pétrolière pour forcer les pays occidentaux à faire marche arrière sur l’Ukraine, prédit M. DeHaan.

Les Russes « se tireraient une balle dans le pied en limitant leurs exportations de pétrole, mais le simple fait d’envisager cette possibilité pourrait conduire à une avancée » en leur faveur, explique l’expert.

Les prix du carburant est un enjeu politique majeur aux États-Unis, les électeurs n’hésitant pas à sanctionner les élus et leurs partis en cas de forte augmentation.

Dipson Abass, un chauffeur de taxi de Washington, se montre lui prêt à davantage de sacrifices même si la récente hausse a affecté son activité professionnelle.

« Le prix de l’essence n’est rien comparé à la valeur d’une vie humaine », affirme-t-il « Quelles que soient les sanctions imposées contre la Russie, il faut y aller. »

Par Le Point avec AFP

Syrie : Le chef du groupe armé État islamique, chef de Daech, tué lors d’un raid américain, une annonce faite par Joe Biden

février 3, 2022

Des personnes inspectent une maison détruite à la suite d'une opération de l'armée américaine dans le village syrien d'Atmeh, dans la province d'Idlib, en Syrie, le jeudi 3 février 2022.

Des secouristes inspectent une maison détruite lors de l’opération de l’armée américaine dans le village syrien d’Atmeh, dans la province d’Idlib, en Syrie, jeudi 3 février 2022. Photo HOTO : AP/ Ghaith Alsayed

Le leader du groupe armé État islamique, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, a été « éliminé du champ de bataille  », lors d’une opération des forces spéciales américaines dans le nord de la Syrie jeudi matin, a confirmé le président Joe Biden.

« Les États-Unis ont éliminé une menace terroriste majeure. »— Une citation de  Joe Biden, président des États-Unis

Selon le président qui s’adressait aux médias ce matin, le chef du groupe armé État islamique (EI) a péri en déclenchant une bombe à l’arrivée des forces américaines, tuant avec lui plusieurs membres de sa famille, dont des femmes et des enfants, dans un ultime geste de lâcheté, a ajouté Joe Biden.

D’après le récit des événements rapporté par la Maison-Blanche, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi s’était retranché au deuxième étage d’un immeuble d’Atmeh, dans le nord de la Syrie, avec sa famille et ses proches lorsqu’il a actionné une puissante bombe qui a détruit une partie du bâtiment.

Un des lieutenants du chef de l’EI et sa femme ont aussi été tués lors de l’explosion.Le président américain Joe Biden assiste à une opération militaire contre le chef du groupe armé État islamique (EI) en Syrie depuis la salle de crise à Washington, le 3 février 2022.

Le président américain Joe Biden assiste à une opération militaire contre le chef du groupe armé État islamique (EI) en Syrie depuis la salle de crise à Washington, le 3 février 2022. Photo: Reuters/The White House

Les forces américaines auraient cependant eu le temps d’évacuer les civils qui se trouvaient au premier étage de l’immeuble avant l’explosion.

Selon des secouristes syriens, au moins 13 personnes dont six enfants et quatre femmes ont été tuées lors de l’assaut américain.

Selon l’état-major, tous les Américains sont revenus sains et saufs de l’opération. Le commando a par contre dû détruire sur place un des hélicoptères utilisés lors du raid en raison d’une avarie mécanique.

Nous sommes à vos trousses – Joe Biden

Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi avait succédé à la tête du califat  à Abou Bakr Al-Baghdadi, qui a lui aussi été tué lors d’un raid américain en octobre 2019 dans la même région, située près de la frontière turque.Image d'Abou Bakr Al-Baghdadi tirée de la vidéo diffusée sur un site lié à l'État islamique.

L’ex-chef de l’EI, Abou Bakr Al-Baghdadi, a lui aussi été « éliminé » lors d’une opération américaine en octobre 2019. Photo : The Associated Press

Bien qu’elles aient été largement décimées lors d’une longue offensive internationale menée simultanément en Syrie et en Irak, les forces djihadistes de l’EI se sont réorganisées dans le nord de la Syrie.

Le 20 janvier dernier, elles avaient mené des opérations, dont l’attaque meurtrière de la prison de Ghwayran, dans le nord-est de la Syrie pour libérer leurs frères d’armes qui y étaient détenus par les forces kurdes. L’organisation aurait réussi à libérer un certain nombre d’entre eux.Un homme en uniforme pointe une arme à l'extérieur d'un immeuble.

Un combattant des Forces démocratiques syriennes ouvre le feu lors d’un affrontement avec des combattants de l’État islamique à Hasaka, en Syrie. Photo: Reuters/North Press Agency Digital

Le groupe armé État islamique est aussi actif en Afghanistan où il multiplie les attaques pour tenter de déstabiliser le nouveau gouvernement des talibans qui ont repris le contrôle du pays aux forces occidentales à la fin août.

Avec Radio-Canada

États-Unis: Joe Biden se veut rassurant face au variant Omicron

décembre 27, 2021
Joe Biden, derrière un lutrin et devant des drapeaux américains, prend la parole.

La moyenne quotidienne de décès aux États-Unis a augmenté de 3 % sur 14 jours dans le pays le plus endeuillé du monde (plus de 800 000 morts). Photo: Associated Press/Evan Vucci

Le président américain Joe Biden a appelé lundi les Américains à ne pas céder à la « panique » face à la forte hausse des contaminations quotidiennes de COVID-19 dues au variant Omicron, qui se rapprochent d’un record datant de janvier.

Omicron est une source d’inquiétude, mais ne devrait pas être une source de panique, a-t-il dit depuis la Maison-Blanche au début d’une visioconférence avec une vingtaine de gouverneurs et de conseillers sanitaires.

La propagation du variant hautement contagieux, identifié en Afrique du Sud en novembre, n’aura pas le même impact que la première vague de COVID-19 il y a un an ou que le variant Delta cette année, a estimé le président, en raison de la campagne massive de vaccination et du dépistage.

Parce qu’il y a eu tant de vaccinations et de troisièmes doses, nous ne voyons pas les hospitalisations augmenter autant [qu’avant], a affirmé Joe Biden, alors que 72 % de la population a reçu au moins une injection.

Il a toutefois admis que certains hôpitaux du pays étaient dépassés, en termes d’équipements et de personnel, par une hausse des hospitalisations, en majorité des personnes non vaccinées qui sont encore nombreuses.

Il a également reconnu les problèmes engendrés par la pénurie de tests face à la ruée des Américains qui souhaitaient passer les fêtes de fin d’année en famille.

Le fait de voir que c’était aussi dur pour certains d’avoir un test le week-end dernier montre que nous avons encore du travail à faire, a-t-il admis, citant l’augmentation du nombre de sites de test et la prochaine distribution par le gouvernement fédéral de 500 millions de kits.

Ce n’est clairement pas suffisant. Si nous avions su, nous aurions fait plus fort, plus vite, a ajouté M. Biden.

Selon les données compilées par le New York Times lundi, le pays a enregistré 214 499 nouveaux cas la veille, un bond de 83 % sur une moyenne de 14 jours, et se rapproche du record quotidien de 251 232 cas positifs atteint en janvier 2021.

Plusieurs États comme le Delaware, Hawaï, le Massachusetts, le New Jersey et New York, ainsi que le territoire de Porto Rico, ont connu une hausse jamais vue sur une période de sept jours, ajoute le quotidien.

À New York, où les autorités ont constaté une hausse du nombre d’enfants hospitalisés en lien avec la COVID-19, l’obligation de la vaccination pour les employés des entreprises et commerces privés de la ville est entrée en vigueur lundi matin.

C’est ce qu’on doit faire partout afin d’endiguer la pandémie en 2022, a affirmé le maire sortant Bill de Blasio sur MSNBC.

Moins dangereux pour les personnes vaccinées

Interrogé sur la radio publique NPR, Anthony Fauci, principal conseiller de la Maison-Blanche dans la lutte contre la pandémie, a espéré que la hausse vertigineuse des cas positifs allait atteindre un pic avant de redescendre, comme en Afrique du Sud.

C’est peut-être dû à la saturation, c’est-à-dire que le variant a atteint toutes les cibles vulnérables comme les personnes non vaccinées, a-t-il estimé.Dr Anthony Fauci.

Dr Anthony Fauci, principal conseiller de la Maison-Blanche dans la lutte contre la pandémie (archives).

PHOTO : ASSOCIATED PRESS / SUSAN WALSH

Le variant Omicron, plus contagieux que le Delta, semble être moins dangereux pour les personnes ayant reçu au moins deux doses de vaccin, a ajouté Anthony Fauci.

Nous espérons que cette moindre gravité empêchera une hausse des hospitalisations, mais nous sommes vraiment très inquiets pour les non-vaccinés qui sont vulnérables, a-t-il souligné.

Le scientifique s’est également dit défavorable à une nouvelle campagne vaccinale pour une 4e dose, estimant que des rappels trop rapprochés ne permettaient pas au système immunitaire de se renforcer contre le coronavirus.

À l’heure actuelle, faites-vous faire la dose de rappel, ne vous préoccupez pas d’une quatrième dose et peut-être qu’on n’aura jamais à s’en inquiéter, a-t-il dit.

Par Le Point avec AFP

Biden, le plus vieux président des Etats-Unis, souffle ses 79 bougies

novembre 20, 2021
Biden, le plus vieux president des Etats-Unis, souffle ses 79 bougies
Biden, le plus vieux président des Etats-Unis, souffle ses 79 bougies© AFP/OLIVIER DOULIERY

Joe Biden, le plus vieux président américain en exercice, a fêté samedi ses 79 ans en famille au lendemain d’un bilan médical le jugeant « apte » à diriger les Etats-Unis.

Le président démocrate passe son week-end d’anniversaire dans son fief de Wilmington, à 170km de la capitale Washington. Il n’a pas d’événement public à son agenda.

« Bon anniversaire à mon ami, à mon frère », lui a souhaité Barack Obama, dont Joe Biden a été le vice-président durant huit ans, sur Twitter.

« L’Amérique est reconnaissante pour votre compassion, votre décence, votre amour de la nation ainsi que pour votre leadership et votre ambition », a aussi souligné la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, de deux ans son aînée.

A la veille de son anniversaire, Joe Biden s’était plié à un bilan de santé lors duquel il a été jugé « apte » à remplir ses fonctions de président, selon son médecin. L’examen incluait une coloscopie sous anesthésie durant laquelle il a brièvement transféré ses pouvoirs à la vice-présidente Kamala Harris, devenue ainsi la première femme à détenir les prérogatives présidentielles dans l’histoire des Etats-Unis.

Joe Biden a déjà fait savoir publiquement qu’il comptait se représenter en 2024.

Mais certains partisans de Donald Trump, lui aussi septuagénaire, ne perdent aucune occasion de s’interroger publiquement, de manière plus ou moins détournée, sur sa santé physique et sa lucidité.

Par Le Point avec AFP