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Washington accuse Poutine de mentir et de chercher à déstabiliser l’Ukraine

février 25, 2015

Washington – Les Etats-Unis ont accusé le président russe Vladimir Poutine de mentir et de chercher à déstabiliser l’Ukraine, affirmant aussi mercredi que ni Moscou, ni les rebelles séparatistes ne respectent le cessez-le-feu signé à la mi-février.

A Lougansk, à Donetsk et maintenant à Debaltseve (dans l’est de l’Ukraine, Ndlr), il a rendu possible, encouragé et directement facilité des saisies de territoires pour tenter de déstabiliser l’Ukraine, a lancé le secrétaire d’Etat John Kerry, en parlant du chef du Kremlin, lors d’une audition devant une commission du Congrès des Etats-Unis.

Le respect des frontières internationales et le fait de ne pas s’emparer d’un territoire par la force et la ruse sont la norme que défendent les nations et qui a été établie depuis longtemps par l’ONU. Et le président Poutine a clairement fait une série de choix qui ont violé tout cela, a poursuivi le chef de la diplomatie américaine.

Mardi, devant une autre commission du Congrès, John Kerry avait accusé des dirigeants russes, sans les nommer, de mentir droit dans les yeux en niant toute implication militaire de Moscou dans l’est de l’Ukraine.

Interrogée par la télévision américaine PBS dans la nuit de mardi à mercredi, la conseillère à la sécurité nationale de la Maison Blanche Susan Rice a également jugé que le président Poutine ne disait pas la vérité lorsqu’il affirme par exemple oeuvrer pour la paix en Ukraine.

Ai-je l’air d’une imbécile? Non. Très sérieusement, non. On ne peut pas prendre Vladimir Poutine au mot parce que ses paroles n’ont cessé d’être démenties par ses gestes, particulièrement dans le contexte de l’Ukraine, a-t-elle fustigé.

Washington soutient depuis un an les autorités pro-occidentales de Kiev et affirme que Moscou est militairement présent dans l’est ukrainien aux côtés de rebelles qu’il arme, ce que les Russes démentent.

A ce jour, ni la Russie, ni les forces qu’elle soutient ne (…) remplissent leurs engagements contenus dans l’accord de Minsk du 12 février, a encore accusé John Kerry. Nous avons réclamé l’application complète des textes de Minsk, notamment le retrait de toutes les armes et troupes étrangères de l’Est de l’Ukraine, le rétablissement total du contrôle par l’Ukraine de la frontière internationale (avec la Russie, Ndlr) et la libération de tous les otages, a égrené le secrétaire d’Etat.

Si cet échec se confirme, il y aura des conséquences supplémentaires qui feront monter la pression sur une économie russe déjà affaiblie, a encore mis en garde John Kerry, qui avait proféré, le week-end dernier à Londres la même menace d’imposer de nouvelles sanctions.

Romandie.com avec(©AFP / 25 février 2015 21h13)

Boko Haram liquide quinze villageois dans le nord-est du Nigeria

janvier 24, 2015

Des combattants du groupe islamiste armé Boko Haram ont abattu vendredi 15 personnes dans un village proche de leur fief historique de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris auprès d’un témoin et des forces de sécurité. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry est attendu dimanche au Nigeria.

« Les terroristes ont attaqué le village de Kambari, qui est situé à moins de 5 km de Maiduguri. Ils ont tué 15 personnes et ont mis le feu à tout le hameau », a indiqué une source sécuritaire. « Après de vaines tentatives pour pénétrer à Maiduguri via Konduga, les terroristes ont emprunté un chemin différent et attaqué Kambari », a poursuivi cette source.

Une villageoise, qui s’est réfugiée à Maiduguri après l’attaque, a affirmé que quatre de ses enfants faisaient partie des victimes. « Ils ont tué quatre de mes aînés quand ils ont attaqué le village à l’heure de la prière du matin », a-t-elle témoigné. « Ils ont tiré sur eux alors qu’ils n’avaient rien fait. J’ai dû quitter le village avec mes petits-enfants parce que nous n’avons plus de maison ».

« Les rebelles ont aussi tué le chef de notre village. Au total, j’ai compté 15 cadavres », a-t-elle ajouté.

Visite présidentielle
Maiduguri et ses environs sont régulièrement la cible d’attaques de Boko Haram depuis le début en 2009 de leur sanglante rébellion, afin de créer un califat dans le nord du Nigeria à majorité musulmane.

Le président Goodluck Jonathan devait lancer samedi à Maiduguri la campagne pour sa réélection à la présidentielle du 14 février. Un gros déploiement de force a été mis en place pour sécuriser ce déplacement. Chrétien du sud nigérian, Goodluck Jonathan sera confronté à un ex-général, le musulman Mohammadu Buhari, auquel de nombreux habitants du nord, d’où il est originaire, vouent un culte.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, en visite vendredi au Forum économique de Davos (WEF), a aussi indiqué qu’il se rendrait prochainement au Nigeria. Un de ses porte-parole a précisé qu’il pourrait s’y rendre dimanche déjà et qu’il rencontrera M. Jonathan.

Romandie.com

L’absence d’Obama à la marche républicaine embarrasse les Américains

janvier 12, 2015

Ils étaient 44 chefs d’Etat et de gouvernement présents à être venus dimanche 11 janvier dans la capitale pour battre le pavé et rendre hommage aux victimes des attentats qui ont fait 17 morts la semaine dernière à Paris. Une absence notable a toutefois été remarquée, notamment aux Etats-Unis: celle du président américain Barack Obama, qui s’était pourtant rendu jeudi à l’ambassade de France à Washington pour exprimer sa solidarité à l’égard du peuple français.

Ni Joe Biden ni John Kerry

Certes, les Etats-Unis étaient représentés place de la République par leur ambassadrice en France, Jane Hartley, ainsi que par la secrétaire d’Etat adjointe chargée des relations avec l’Europe, Victoria Nuland. Toutefois, outre-Atlantique, de nombreuses voix se sont élevées dimanche pour regretter que ni le chef de l’Etat ni aucun membre éminent de son administration, tels que le vice-président Joe Biden ou le secrétaire d’Etat John Kerry, n’ait défilé aux côtés de François Hollande et des Français.

L’embarras a d’ailleurs été aggravé par le fait que le ministre de la Justice, Eric Holder, se trouvait à Paris, où il a rencontré ses homologues européens pour réfléchir aux moyens à mettre en œuvre afin d’améliorer la coopération dans la lutte contre le terrorisme. Il n’a toutefois pas participé au défilé.

« N’est-ce pas pour cela que Dieu a inventé les vice-présidents? »

Les Etats-Unis et la Chine vont façonner le XXIe siècle, assure Kerry

novembre 4, 2014

Washington – La relation entre la Chine et les Etats-Unis est la plus importante dans les affaires du monde et les deux puissances vont façonner le XXIe siècle, a jugé mardi le secrétaire d’Etat John Kerry, avant une visite à Pékin du président Barack Obama.

Dans un discours devant une université de Washington, le chef de la diplomatie américaine s’est lancé dans un grand plaidoyer pour un renforcement de la coopération entre les deux premières puissances mondiales, tout en égrenant les contentieux entre les deux pays, notamment sur le cyberespionnage.

Il a affirmé que la relation entre la Chine et les Etats-Unis était la plus fondamentale dans le monde d’aujourd’hui, estimant que les deux géants représentaient un quart de la population mondiale et un tiers de l’économie de la planète.

C’est pour cette raison que les deux rivaux doivent saisir l’occasion de mettre sur pied une relation constructive sur tout un nombre de sujets, du changement climatique au commerce mondial, a insisté John Kerry.

Il a réaffirmé que le désormais fameux rééquilibrage diplomatique de l’Amérique vers l’Asie-Pacifique n’était pas un objectif stratégique dirigé contre un pays, la Chine accusant les Etats-Unis de vouloir contester sa suprématie régionale.

La diplomatie américaine martèle depuis des années que Pékin n’est pas un adversaire, mais un concurrent dont elle salue et encourage l’expansion de sa puissance.

Mais notre relation doit être gérée et pilotée avec prudence, pas à coups de grands titres dans l’actualité, mais par une vision stratégique sur le long terme, par du travail et par de la diplomatie, a plaidé le secrétaire d’Etat.

Celui-ci s’est ensuite envolé pour Paris pour des entretiens mercredi avec son homologue français Laurent Fabius, avant de se rendre vendredi et samedi à Pékin afin de préparer la visite en début de semaine prochaine de son président Barack Obama.

Le président américain doit en effet débuter une tournée asiatique par le sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec), à Pékin, à l’issue duquel est prévue une rencontre avec le président chinois Xi Jinping.

Les deux puissances ont régulièrement des accrocs diplomatiques sur les dossiers des droits de l’homme, du piratage informatique, ou des tensions en mer de Chine. Mais ils coopèrent également sur de multiples sujets, comme sur le climat ou le nucléaire iranien.

Nous avons à la fois l’occasion et la nécessité de coordonner nos efforts pour s’atteler aux sujets d’inquiétudes internationaux, a conclu M. Kerry, un partisan du multilatéralisme et de la coopération des Etats-Unis sur la scène internationale.

Après Pékin, le chef de la diplomatie américaine doit se rendre à Oman le 9 novembre pour des entretiens avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif sur le programme nucléaire de Téhéran à trois semaines de la date-butoir pour trouver un accord.

John Kerry retournera ensuite à Pékin à partir du 10 novembre pour accompagner le président Obama.

Romandie.cm avec(©AFP / 04 novembre 2014 18h30)

Le président égyptien presse Israël de mettre fin au conflit avec les Palestiniens

octobre 12, 2014

Le Caire – Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré dimanche à l’adresse d’Israël qu’il était temps de mettre fin au conflit avec les Palestiniens, à l’ouverture au Caire de la conférence internationale des donateurs pour la reconstruction de la bande de Gaza.

J’en appelle au peuple et au gouvernement israéliens: le temps est venu de mettre fin au conflit, a lancé le président égyptien, assis à la tribune au côté du président palestinien Mahmoud Abbas et face au secrétaire d’Etat américain John Kerry et au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

M. Kerry entend profiter de cette réunion des ministres des Affaires étrangères d’une trentaine de pays et de représentants d’organisation internationales, pour demander aux Palestiniens et aux Israéliens de relancer le processus de paix qu’il avait impulsé et qui a échoué en avril.

Une guerre de 50 jours en juillet et août, dernier avatar d’un conflit israélo-palestinien vieux de près de sept décennies, a fait plus de 2.100 morts dans la bande de Gaza –essentiellement des civils– et 73 côté israélien, des soldats pour la quasi-totalité. La petite enclave palestinienne, soumise à un blocus hermétique d’Israël ces huit dernières années, a subi d’importantes destructions.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2014 10h34)

L’armée irakienne sera reconstituée et entraînée, affirme Kerry

septembre 10, 2014

Bagdad – Le secrétaire d’État américain, John Kerry, a affirmé mercredi à Bagdad que l’armée irakienne serait reconstruite dans le cadre d’une stratégie globale que doit annoncer le président des États-Unis, Barack Obama, dans les prochaines heures.

Il s’est également dit confiant dans la réussite de la mission de la coalition internationale que les États-Unis cherchent à mettre en place pour venir à bout des jihadistes de l’État Islamique (EI).

L’armée irakienne sera reconstituée et entraînée (…) par le biais de stratégies différentes et avec l’aide non seulement des États-Unis mais d’autres pays également, a dit M. Kerry. Il s’exprimait au cours d’une conférence de presse à l’issue d’une brève visite en Irak.

M. Kerry a lancé mercredi à Bagdad une tournée destinée à mettre en place une coalition internationale contre les jihadistes de l’État islamique (EI), un groupe armé extrémiste sunnite qui sévit en Irak et en Syrie.

L’armée irakienne avait abandonné ses postes et reculé devant l’avancée fulgurante des combattants de l’EI début juin dans le nord de l’Irak.

L’ancienne armée irakienne, qui était forte de 450.000 militaires en 2003, fut dissoute peu après l’invasion américaine ayant mis fin au règne de Saddam Hussein.

Sous la supervision des forces multinationales en Irak, une nouvelle armée a été progressivement reconstituée mais les dirigeants irakiens se sont à plusieurs reprises plaints du manque d’équipements et de l’encadrement. Son effectif actuel est proche de 200.000 hommes.

Les États-Unis ont retiré leurs troupes d’Irak en 2011 après huit ans d’occupation. Les deux côtés avaient alors assuré que l’armée irakienne était capable de maintenir la sécurité dans le pays.

Mais les forces gouvernementales irakiennes n’ont pu stopper une recrudescence des violences depuis l’an dernier, perdant le contrôle total d’une ville et d’une autre partiellement en janvier avant de reculer face à l’offensive fulgurante des jihadistes de l’EI qui ont réussi à s’emparer de pans entiers du territoire depuis juin.

Les États-Unis ont pris ces dernières semaines la tête des efforts internationaux pour contrer la menace grandissante posée par l’EI, qui multiplie les exactions dans les régions conquises en Irak et en Syrie.

Nous savons tous (…) qu’en définitif, notre coalition internationale réussira à éliminer la menace en Irak, dans la région et dans le monde, a affirmé M. Kerry à Bagdad.

M. Obama prononcera une allocution solennelle à la Maison Blanche mercredi soir (01H00 GMT jeudi), soit la veille du 13e anniversaire des attentats du 11-Septembre.

Il s’apprêterait à autoriser des frappes aériennes contre les combattants de l’EI en Syrie, comme les États-Unis le font déjà dans le nord de l’Irak, selon le New York Times et le Washington Post.

Romandie.com avec(©AFP / 10 septembre 2014 17h28)

Les Etats-Unis puniront les bouchers de deux journalistes américains

septembre 3, 2014

Washington – Le secrétaire d’État américain John Kerry a promis mercredi que les États-Unis puniront les meurtriers des deux journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, décapités dans des vidéos diffusées à deux semaines d’intervalle par l’État islamique (EI).

La diplomatie américaine a d’ailleurs affirmé que ces deux documents vidéo –le premier diffusé le 19 août, le second le 2 septembre– n’avaient pas été tournés en même temps.

Quand des terroristes n’importe où dans le monde assassinent nos ressortissants, les États-Unis leur demandent des comptes, quel que soit le temps que cela prend. Et ceux qui ont assassiné James Foley et Steven Sotloff en Syrie devraient savoir que les États-Unis leur demanderont également de rendre des comptes, quel que soit le temps que cela prendra, a martelé dans un communiqué John Kerry.

L’exécution de Steven Sotloff est une sauvagerie médiévale qui fait l’effet d’un coup de poing dans le ventre, a-t-il jugé.

Deux semaines après la diffusion de la vidéo montrant la décapitation du journaliste américain James Foley, l’EI a mis à exécution ses menaces de tuer Steven Sotloff. Ce journaliste de 31 ans aurait été enlevé en août 2013 en Syrie, selon une vidéo publiée par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.

Ces images ont suscité une vague d’indignation dans le monde.

Après des interrogations sur les dates de tournage de ces vidéos –très similaires dans leur macabre mise en scène– la porte-parole du département d’État Jennifer Psaki a indiqué que les services de renseignement avaient d’ores et déjà déterminé que ces vidéos n’avaient pas été tournées au même moment.

La vidéo montrant la décapitation de M. Sotloff ayant été filmée après celle de Foley, selon Mme Psaki.

Elle a en outre insisté sur la coalition internationale que les États-Unis tentent de bâtir contre les jihadistes de l’État islamique qui contrôlent des parties de la Syrie et de l’Irak.

Les États-Unis ne vont évidemment pas combattre seuls l’EI, a dit la porte-parole, dont le ministre John Kerry doit se rendre prochainement au Moyen-Orient.

On n’est pas limité par la géographie. Il y a tout un éventail de pays avec lesquels le secrétaire d’État est en contact, a ajouté Mme Psaki, citant de récentes conversations téléphoniques avec les homologues australien, émirati, jordanien, qatarien (…) et italien du secrétaire d’État.

Nous sommes juste au début de la construction de cette coalition, a-t-elle toutefois prévenu.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2014 22h26)

Syrie: libération d’un otage américain enlevé il y a deux ans par Al-Qaïda

août 24, 2014

– Peter Theo Curtis, un ressortissant américain enlevé il y a deux ans par la branche d’Al-Qaïda en Syrie, a été libéré dimanche, a annoncé le secrétaire d’État John Kerry, dans un communiqué.

Le jeune Américain, présenté comme un chercheur originaire du Massachusetts (nord-est) par une source américaine, avait été kidnappé par le Front Al-Nosra, mais son enlèvement avait été gardé secret.

Sa libération a été facilitée par l’ONU et s’est produite dimanche sur le plateau du Golan à 18H40 locales où il a été remis à des Casques bleus, ont indiqué les Nations unies.

Elle a été annoncée le jour des obsèques aux États-Unis du journaliste américain James Foley, décapité dans une vidéo diffusée cette semaine par les jihadistes de l’État islamique (EI).

Particulièrement après une semaine marquée par une tragédie inqualifiable, nous sommes soulagés et reconnaissants d’apprendre que Theo Curtis rentre à la maison après tant de temps entre les griffes du Front Al-Nosra, a indiqué le secrétaire d’Etat John Kerry.

Après un contrôle médical, M. Curtis a été remis à des représentants du gouvernement américain, a ajouté l’ONU.

Sa libération a d’abord été rendue publique par la chaîne du Qatar Al-Jazeera qui a précisé que le Qatar avait contribué à sa remise en liberté.

Selon Al-Jazeera, l’Américain avait disparu près de la frontière entre la Turquie et la Syrie à l’automne 2012.

Les Américains se réjouissent de partager la joie et le soulagement que ressent la famille de Théo, s’est félicitée Susan Rice, la conseillère de Barack Obama à la Sécurité nationale.

Theo est maintenant en sécurité hors de Syrie et nous attendons bientôt son retour dans sa famille, a-t-elle ajouté, en faisant part des prières et pensées des Etats-Unis pour les Américains restés en captivité en Syrie.

Dans la vidéo montrant la décapitation de James Foley, un jidahiste de l’EI menaçait d’exécuter un autre journaliste américain Steven Sotloff, 31 ans, si le président Obama ne mettait pas un terme aux frappes aériennes en Irak.

Romandie.com avec(©AFP / 24 août 2014 21h06)

Les insurgés progressent tandis que Washington appelle à la paix

juin 22, 2014

Des activistes irakiens ont pris le contrôle du poste-frontière d’Al Walid, dans la province d’Anbar à la frontière avec la Syrie, a-t-on déclaré de source proche des services de sécurité. Au Caire, le secrétaire d’État américain John Kerry a appelé les dirigeants irakiens à dépasser les divisions confessionnelles.

Il a assuré que son pays n’était « pas responsable » de la crise provoquée par l’offensive fulgurante d’insurgés sunnites et ne cherchait pas à « choisir » un leader pour l’Irak.

Même s’ils n’ont pas formellement réclamé la démission de Nouri al-Maliki, les États-Unis, qui ont mené en 2003 l’invasion ayant renversé Saddam Hussein, ne ménagent pas leurs critiques contre le Premier ministre chiite, accusé d’avoir amplifié les divisions entre confessions.

Les jihadistes de « l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) portent une idéologie prônant la violence et la répression. C’est une menace non seulement pour l’Irak mais aussi pour la région toute entière (…). Nous sommes à un moment critique où nous devons exhorter les dirigeants irakiens à dépasser les considérations confessionnelles et à parler à tous », a estimé M. Kerry.
Désir de Washington

« Les États-Unis ne cherchent pas à sélectionner ou choisir quiconque (…). C’est au peuple irakien de choisir ses dirigeants », a-t-il martelé, estimant que son pays n’était « pas responsable » du fait que l’Irak soit désormais au bord du chaos.

Cependant, Washington « aimerait voir le peuple irakien se trouver une direction prête à représenter tout le peuple irakien », a déclaré M. Kerry, alors que des pourparlers sont en cours depuis les élections de fin avril pour former une coalition.

Romandie.com

Kerry commémore la libération en 1944 d’une commune française, son fief familial

juin 7, 2014

Saint-Briac-sur-Mer (France) – Le secrétaire d’État John Kerry a commémoré samedi la libération de Saint-Briac-sur-Mer (Bretagne, ouest de la France) à l’été 1944, une commune qui est le fief d’une partie de sa famille.

Le chef de la diplomatie américaine est depuis vendredi soir dans la résidence familiale des Essarts à Saint-Briac, un manoir construit dans les années 1920 par son grand-père maternel, James Forbes.

M. Kerry, qui a assisté vendredi aux commémorations du Débarquement en Normandie, a rendu samedi hommage à la mémoire de trois soldats américains tombés lors de la libération de Saint-Briac, le 15 août 1944.

C’est merveilleux d’être ici pour célébrer le lien éternel qui unit les États-Unis et la France, a déclaré le secrétaire d’État, très souriant et faisant un effort pour faire tout son discours en français, dans une ambiance très chaleureuse. Des centaines de villageois et des dizaines d’Américains ont fait le déplacement pour cette cérémonie animée par un orchestre de jazz.

La France s’est reconstruite pierre par pierre. Aujourd’hui la France est plus forte que jamais, a-t-il ajouté sous un grand soleil.

La libération de Saint-Briac a été immortalisée par une photo devenue fameuse, montrant un G.I. américain embrassant une petite fille française. Le cliché avait été pris par un soldat de la 83e division d’infanterie, Tony Vaccaro, présent samedi aux célébrations à Saint-Briac.

M. Kerry a inauguré une place portant le nom du photographe et a remercié le maire et la commune de Saint-Briac, dont les habitants à la fin de la Seconde guerre mondiale avaient pu préserver quelques vestiges de la maison des Essarts, qui fut occupée puis incendiée par les nazis.

La résidence fut ensuite reconstruite après la guerre par la famille Forbes.

Le grand-père maternel de John Kerry, M. Forbes, était issu d’une riche famille américaine de Boston (Massachusetts, nord-est des États-Unis) originaire d’Écosse.

M. Forbes faisait des affaires dans les années 1920 en France. Lors de sa première tournée européenne comme secrétaire d’État, en février 2013, John Kerry avait longuement évoqué sa mère Rosemary Forbes, née à Paris.

M. Kerry avait raconté qu’elle avait été très active au début de la Seconde Guerre mondiale comme infirmière soignant des blessés revenus du front, avant de fuir Paris en 1940, traverser la France à vélo jusqu’au Portugal pour prendre un bateau vers l’Amérique.

Le dirigeant américain est cousin germain d’un ancien ministre français de l’Environnement, Brice Lalonde. Outre la France, M. Kerry a ses racines très profondément enfouies dans l’histoire européenne. Il est aussi issu, côté paternel, d’une famille de juifs austro-hongrois convertis au catholicisme et qui avait émigré aux États-Unis au tout début du 20e siècle.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juin 2014 14h04)