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RDC-Prix Lokumu 3 : Nioni Masela sacrée meilleure journaliste culturelle

novembre 29, 2021

Chargée de la rubrique culture du quotidien Le Courrier de Kinshasa, représentation kinoise de l’Agence d’information d’Afrique centrale avec Les Dépêches de Brazzaville, qu’elle anime depuis sa création en 2008, Nioni Masela est sortie de la soirée des arts, tenue le 26 novembre au Musée de Kinshasa et retransmise en direct sur Digital Congo TV, le cœur joyeux et léger, son trophée à la main.

Nioni Masela sacrée « Journaliste culturelle » de l’année (Adiac)

Photo 1 : Nioni Masela sacrée « Journaliste culturelle » de l’année /Adiac

Tenue pour la meilleure des cinq nominés de la catégorie « Journaliste culturel » de l’édition 2021 du Prix Lokumu Arts.cd, Nioni Masela a été récompensée sous une salve d’acclamations la soirée du 26 novembre. Le jury, composé d’éminentes personnalités de l’univers culturel de la République démocratique du Congo (RDC), en l’occurrence le Dr Henri Kalama, Didier Mpambia, Myoto Liyolo, Julie Ngala, Djo Moupondo et Eric Nice, lui a fait l’honneur de se lever à son passage. Celui-ci l’a sélectionnée associant son choix au vote des internautes. Ces derniers l’ont, à l’instar du jury présidé par le directeur général de l’Académie des beaux-arts, préféré à ses challengers Yves Kalwira (Goma), Joe Bangato Richard Mukadi Kayumba (Tshikapa) et Jordache Diala. En effet, les votes clôturés à quelques heures de l’événement, le  25 novembre, l’ont donné pour favorite avec 500 voix contre 389 accordées à son principal challenger, l’animateurs-télé de Goma, Yves Kalwira.

Emue d’avoir été sélectionnée à l’unanimité, Nioni Masela a dès lors adressé de vifs remerciements aux votants. La journaliste culturelle a particulièrement apprécié le fait d’avoir été « votée à près de 80% par les artistes ».

En effet, au sortir de l’événement, la plume culturelle du Courrier de Kinshasa et par ricochet des Dépêches de Brazzaville, sa jumelle, est revenue sur son adresse aux artistes affirmant avoir été marquée par leur soutien. « Nominée pour la seconde fois cette année, j‘ai réalisé que contrairement aux stars et notoriétés que sont la plupart des artistes nominés, dont les fans sont les mélomanes, fans et autres grands admirateurs ou amateurs des arts, mes supporters à moi sont les artistes », a-t-elle affirmé.

Nioni Masela a renchéri: « C’était juste touchant de voir combien de messages sympathiques j’ai reçus des artistes. Plus que mes proches, parents, amis et leur entourage qui ont de même soutenu ma candidature, ils ont insisté sur la qualité de mon travail et du cœur que je mets à l’ouvrage. Que pouvais-je espérer d’autre comme témoignage ? Venant de la part de ces artisans de notre si belle culture que j’ai tant de plaisir à mettre en lumière au travers de ma plume que l’on trouve si belle, je ne peux que me sentir honorée et gratifiée ».

Mais encore, a-t-elle conclu, « de plus, les jurés m’ont tout particulièrement touchée par leur standing ovation. Et, la lueur de joie que j’ai perçue dans leur regard m’a beaucoup émue. Cerise sur le gâteau, le président du jury m’a fait l’insigne honneur de me féliciter en face, se levant à nouveau alors que je venais de recevoir mon trophée. Et Joe Bangato, l’un de mes challengers, m’a félicitée avec de chaudes embrassades ! ».

La chantre Trina Fukiau  primée meilleure « Artiste Gospel » (Adiac)

Photo 2 : La chantre Trina Fukiau primée meilleure « Artiste Gospel » /Adiac

Il sied de rappeler que pour sa troisième édition, le Prix Lokumu avait choisi de faire honneur aux « Journaliste culturel » et « Média culturel ». Ce, a souligné Onassis Mutombo, partant de la conviction qu’il était du devoir d’Arts.cd de reconnaître le mérite de ces personnes qui travaillent à donner plus de visibilité à la culture. Ainsi, à côté de Nioni Masela, la « Journaliste culturelle » de l’année, c’est le magazine culturel en ligne Eventsrdc.com qui a obtenu la palme du meilleur « Média culturel ».

Dix-neuf prix et non vingt

Et pour ce qui est des acteurs de la culture eux-mêmes, le jury a porté son dévolu sur ceux qui se sont distingués au regard de critères énoncés par le Dr Henri Kalama. Il a évoqué, l’un après l’autre, «  l’originalité de l’œuvre, l’engagement de l’artiste dans la promotion de sa discipline, l’engagement citoyen des personnalités culturelles nominées et leurs actions pour le changement de leur environnement à travers des projets sociaux à impact visible ainsi que leur influence positive sur les jeunes ».

Par ailleurs, a-t-il ajouté : « Nous avions aussi tenu compte de la visibilité de l’artiste nominé à travers des productions scéniques de qualité et des expositions publiques tant au pays qu’au niveau international ». Le jury a également fait cas des actions manifestes témoignant de son « dévouement pour la nation, la promotion et la préservation de l’image de la RDC ». Et, quitte à faire ressortir le rôle des médias, il était crucial de veiller sur « la couverture médiatique du nominé ». À savoir notamment si « des articles lui ont été spécialement consacrés dans Arts.cd ou d’autres magazines culturels ».

Isaac Kalonji, prix Lokumu de la « Danse » esquissant quelques pas (Adiac)

Photo 3 : Isaac Kalonji, prix Lokumu de la « Danse », esquissant quelques pas /Adiac

Sur la base des critères susmentionnés, les artistes primés sont Dieudo Hamadi – « Cinéma /Réalisateur », Isaac Kalonji – « Danse », la chantre Trina Fukiau – « Artiste Gospel », DJ Amaroula – «  DJ de l’année », Anastasie Langu – « Prix de la Photographie », Claude Ndayambaje – « Personnalité culturelle », Jupiter Bokondji – « Artiste musicien de l’année », Lumino – « Musique Urbaine », Me Lema Kusa – « Prix l’immortel », Dadju – « Artiste Congolais de la diaspora », Maman Kalunga – « Théâtre Populaire », Yekima de Bel’art – « Poésie Chantée », Majoos feat Koffi Olomide « Meilleure Collaboration », Lebrun Bangala – « Prix de la Mode », Christian Gombo – « Prix de la littérature », Herman Amisi – « Humoriste de l’année » et Roga Roga – « Prix de la Francophonie Afrique centrale  ».

Cependant, le jury a décerné dix-neuf prix au lieu des vingt annoncés au préalable. Il s’est arrogé le droit de ne pas octroyer de prix à la catégorie « Arts visuels ». Une abstention expliquée de la sorte par le président du jury : « Notre réserve s’inscrit dans le souci majeur de préserver l’esprit du Prix Lokumu et son engagement sur la voie de l’excellence », soulignant: « Pour les membres du jury qui sont majoritairement des personnes du secteur des arts visuels, cette catégorie devrait être plus inclusive en s’ouvrant à d’autres cultures au parcours national et international ».

Avec Adiac-Congo par Nioni Masela

Congo-Disparition : la presse congolaise pleure Jean Banzouzi Malonga

novembre 23, 2021

Journaliste et chef de bureau du bi-hebdomadaire « La Semaine africaine » à Pointe-Noire, Jean Banzouzi Malonga a tiré sa révérence dans la nuit du  17 novembre des suites d’un accident de circulation.

Le regretté Jean Bnazouzi Malonga /Adiac

Pendant plusieurs années, la plume acérée de Jean Banzouzi Malonga a informé et formé  le public à travers ses articles et autres papiers dans le journal La Semaine Africaine sous le sceau de Paul Tchiomvo, Taty Mby Fany et Jean Banzouzi Malonga.

Spécialiste des sujets à caractère économique, Jean Banzouzi Malonga s’est imposé dans l’exigeant domaine du journalisme économique. Cultivé, archiviste, Jean Banzouzi Malonga inspirait le respect et l’admiration dans la corporation à travers ses articles concis et précis.

Agent de la Nouvelle République à la retraite, son talent et son brio l’ont conduit à exceller dans d’autres domaines de la communication (consultant, attaché à la communication, conseiller…).

Jean Banzouzi Malonga a été longtemps rédacteur en chef du « Courrier consulaire » devenu « Courrier économique », le magazine économique de la Chambre consulaire de Pointe-Noire, sans oublier son rôle précieux au sein des journaux et magazines locaux tels « Mbongui » de la société Total E & P Congo , « Entre deux pointes » du Port autonome de Pointe-Noire, « Avant Garde… » Il fut aussi correspondant du magazine international « Marchés africains » et rédacteur de « Congo économie », le bimestriel d’Uni Congo signant ses articles  sous le nom de Jean de la Haute ou JBM.

Recruté à la Fonction publique dans les années 1980, il a fait ses premiers pas dans le journalisme au sein du journal sportif « Le Stade » comme reporter avec pour mentor le regretté Paul Augustin Lagany. Dans cet organe, il a excellé également comme secrétaire de rédaction, sur les conseils et la formation « in » du feu Robert Steph Malonga, le directeur de cet organe de presse à l’époque qui l’a beaucoup encouragé dans cette voie avant d’aller se perfectionner plus tard en Allemagne où il va apprendre aussi la photographie professionnelle.

Titulaire  d’une licence en sciences et techniques de la communication obtenue à l’Université Marien-N’Gouabi, Jean Banzouzi Malonga que ses pairs appelaient affectueusement « Bonnissseur » était humble, disponible, rieur et blagueur, toujours prêt à distiller de précieux conseils aux jeunes. Sa mort a laissé un grand vide dans la presse congolaise. Adieu doyen JBM. Que la terre te soit légère.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Congo: Mort brutale de Guy-Noël Sam’Ovhey-Panquima, la presse congolaise en deuil

novembre 15, 2021

Guy-Noël Sam’Ovhey-Panquima, docteur en sciences de l’information et de la communication, enseignant à l’université Marien Ngouabi au département des sciences et techniques de la communication (STC) et journaliste de formation, est décédé lundi à Brazzaville, des suites d’une crise d’hypertension.

Guy-Noël Sam est mort! La nouvelle née comme une brève est vite devenue une dépêche, faisant état d’un décès suite à une crise d’hypertension, lundi à Brazzaville, créant émoi et consternation dans le monde journalistique congolais.

D’une plume alerte et d’un style chatoyant qui épousait l’air du temps comme pour écrire l’histoire au présent, Guy-Noël Sam a toujours prôné la rigueur, tant dans la conception que dans le rendu d’un papier.

« Écrivez de façon à faire que votre papier soit le chef-d’oeuvre de votre vie et rendez-le de sorte qu’il marque pour bien longtemps, la mémoire de ceux qui l’auront écouté », rappelait-il à ses étudiants.

Au département des Sciences et Techniques de la Communication de l’Université Marien Ngouabi, Guy-Noël Sam s’est imposé comme un formateur hors pair. Beaucoup de ses étudiants devenus ensuite ses collaborateurs, dans les différentes rédactions où il a exercé, ont toujours mis un point d’honneur à travailler avec lui.

Journaliste de formation, Guy-Noël Sam qui se prédestinait aux mathématiques, a également fait des études de Géographie et s’est spécialisé en géographie urbaine.

C’est en 1964 que Guy-Noël Sam commence sa pratique dans un métier qui en ces temps, compte très peu de nationaux. François Itoua, alors rédacteur en chef de Radio-Congo, est fasciné par la voix et l’éloquence de ce jeune lycéen en Terminale Mathématiques élémentaires (Terminale C actuelle). Il le prend sous sa protection personnelle et l’initie aux techniques du journalisme radiophonique avec quatre règles d’or : la discipline, la rigueur, la précision et le professionnalisme. Tout y est dit, y compris l’observation des textes juridiques et la déontologie professionnelle.

Guy-Noël Sam commence comme animateur de programme. Son coup d’éssai sera un coup de maître. Sa légendaire émission « Le courrier du pèlerin » va traverser les âges, jusqu’à son arrêt, dans la moitié des années 80. Dans cette chronique de près de cinq minutes, Guy-Noël Sam châtie les moeurs, en portant un regard critique sur les Hommes, les Choses et les Idées, à travers les aventures de son « ami Michel ».

En juin 1964, sur autorisation de Jean Malonga directeur de Radio-Congo, François Itoua l’introduit au journal parlé à l’issue de six mois de circuits fermés en studio et autres exercices d’écriture et d’improvisation sous sa direction. Au service des actualités, il est accueilli par des anciens tels Marie-Josée Mathey, André Bernard, Auguste Mpassi Moûba, parmi tant d’autres.

Guy-Noël Sam va plus tard embrasser la télévision et la presse écrite car en janvier 1965, François Itoua le recommande à Levy Charles Ngoma Mby, directeur de la jeune Télévision Congolaise. D’abord pour démarrer le bulletin météo nouvellement créé, puis progressivement pour accéder au journal télévisé et enfin au reportage sportif où il va éclater de mille feux. Il effectue ensuite des stages et des études supérieures de formation professionnelles à l’étranger.

En 1978 Guy-Noël Sam commence à enseigner à l’université Marien-Ngouabi, au département des Sciences et Techniques de la Communication, comme enseignant vacataire avant d’être recruté en 1983. Il avait fait valoir mes droits à la retraite en 2009, mais continuait à enseigner à l’université Marien-Ngouabi et dans d’autres universités.

En 2009, à l’occasion des Oscars de la presse congolaise dédiés à ses 45 ans de carrière journalistique Guy-Noël Sam avait reçu un oscar d’honneur.

Deux fois membre du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, Guy-Noël Sam fut aussi directeur général de la Voix de la Révolution Congolaise.

Né en 1943, Guy-Noël Sam s’en est allé à 78 ans.

Adieu doc!

Adieu cher confrère!

Avec Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Congo-Diaspora: Décès en France de la journaliste Pauline Tsik

octobre 28, 2021

Les plus jeunes d’entre nous ne la connaissent pas. Pauline Tsik fut l’une des grandes présentatrices du JT de 20h de Télé Congo dans les années 80-90. Elle forçait l’admiration par sa rigueur professionnelle et son talent. Elle aura suscité beaucoup d’émules dans la profession.

Peu avant la guerre de juin 1997, elle s’était rapprochée de Bernard Bakana Kolélas, président-fondateur du MCDDI. A la fin de ce conflit, elle s’était exilée en France.

Elle serait morte dans son appartement où elle vivait seule.

Communiqué de Presse relatif au décès de notre Camarade de lutte Pauline Tsik TSIDEKELE


C’est avec une grande tristesse que les membres de la plateforme associative « LES
ASSISES NATIONALES DU CONGO » ont appris le décès ce 27 octobre 2021 de
Madame Pauline TSIK ( TSIDEKELE) , une grande figure historique de la télévision
congolaise et qui était devenue une Résistante exemplaire dans la diaspora congolaise
depuis le coup d’Etat de 1997 au Congo(Brazzaville).
Décédée en France où elle était réfugiée politique reconnue par la République Française
depuis le début des années 2000, au cours de son exil politique qui avait commencé au
Gabon en 1998, Pauline TSIK était membre des ASSISES NATIONALES DU CONGO,
depuis la création de cette plateforme en 2014.
Signataire de la Charte révisée des « ASSISES» en 2016, notre camarade de lutte,
journaliste de formation et jadis grande vedette du journal de 20 heures de Télé Congo
dans les années 80-90, a été de tous les combats pour la restauration de la démocratie
au Congo et pour la reconstruction de notre chère patrie. Contre vents et marrées, elle
n’a ménagé aucun effort pour apporter son expertise au sein des « ASSISES »,
toujours avec humilité et dignité.
Notre compatriote nous quitte au moment où la situation de notre pays continue de
sombrer dans une déliquescence généralisée qui s’aggrave chaque jour. En effet, il
suffit d’observer la nature des scandales économiques occasionnés par les tenants d’un
pouvoir illégal et illégitime, révélés par la presse nationale et internationale.
Incontestablement Pauline TSIK est partie meurtrie par la tragédie dans laquelle survit
le Congo depuis le coup d’Etat de 1997 et le rêve brisé de la Conférence Nationale
Souveraine de 1991 qu’elle avait vivement soutenue.
Symboliquement, nous en sommes convaincus, ses mains se joindront toujours à
celles des fils et filles de notre pays, afin de boucher les trous de « la jarre percée »
qu’est devenu notre pays – pour reprendre la métaphore bien connue du Grand
Résistant Africain que fut le Roi de Ghezo face à l’occupation colonialiste dans l’actuel
Bénin.
Pauline TSIK n’avait qu’une aspiration : la paix dans la dignité et la justice sociale, en
République. Telle est aussi l’aspiration du peuple congolais.
À travers leur bureau, les membres des « ASSISES NATIONALES DU CONGO »
présentent leurs sincères condoléances à la famille d’une GRANDE FEMME
CONGOLAISE MORTE DANS SON COMBAT POUR UN CONGO JUSTE ET POUR UNE
HUMANITE MEILLEURE.
Fait à Paris le 27/10/2021
Le Bureau des Assises Nationales du Congo.
Pour le Délégué Général,
Djess dia Moungouansi Porte-parole, Secrétaire Général par intérim.
Contacts : 06.45.89.88.52 et 06.64.39.34.94

REPOSE EN PAIX LA GRANDE … Merci pour votre soutien dans ce combat pour la Liberté.

Avec Brazanews

Congo-Médias: Émile Awoué s’en est allé !

octobre 16, 2021

Il avait fait valoir ses droits à la retraite, l’ancien journaliste et Haut conseiller à la communication, Émile Awoué Ibata est décédé mardi 12 octobre à Pointe-Noire.

Émile Awoué, un nom qui continuera de marquer l’univers médiatique congolais, tant l’homme s’est construit par la force du travail, gravissant les marches les unes après les autres, au prix de l’effort et de l’abnégation, avec le ferme engagement de toujours donner le meilleur de lui-même. Des qualités humaines qui ont toujours guidé l’essentiel de son action et qu’il a toujours communiquées à ses collaborateurs.

Quand en 1985, Émile Awoué rentre de l’Institut Polytechnique de Télécommunication Osvaldo Herrera de la Havane à Cuba, il est loin de s’imaginer l’accueil enthousiaste que lui réservent ses collègues de la Voix de la Révolution Congolaise, l’actuelle Radio Congo.

Alors qu’il arrive à la radio nationale en qualité d’ingénieur, la direction de la chaîne le trouve plutôt plus utile à la Rédaction. Le correspondant de presse local qu’il était à Owando avant son départ en stage et qui rendait compte, entre autres sujets, des activités du président Marien Ngouabi s’y trouvant en séjour, a continué à marquer la corporation qui l’accueille.

Émile Awoué se plie à la volonté de sa hiérarchie en toute humilité, un des traits qui le caractérisent. Il commence comme reporter. Nagra en bandoulière, il s’adonne à la tâche avec un élan tel que son tempérament de bosseur est toujours remarqué.

En cette période où l’Union de la Jeunesse Socialiste Congolaise se renouvelle, Émile Awoué rejoint le département de la Presse, Propagande et Information du Comité central de l’UJSC. Il y occupe les fonctions de chef de la  Division « Audiovisuel ». Il est à la tête d’une équipe chargée de la production des émissions radio et télé de la jeunesse, intitulées « Jeunesse et Révolution ».

Son sens du management des équipes de communication joue désormais en sa faveur. Émile Awoué va tour à tour occuper les fonctions d’attaché de Presse au ministère de la Jeunesse (1990). Attaché de Presse au ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (1991). Chef des programmes à Radio Pointe-Noire (1996). Directeur de Radio Pointe-Noire (1997). Directeur départemental de Télé Pointe-Noire, de 1997 à 2011.

En 2012, Émile Awoué est élu au Conseil Supérieur de la liberté de communication. Il y exercera jusqu’en 2019.

Pour de nombreux confrères moins jeunes que lui, Émile Awoué était un véritable grand frère, l’aiguillon à la vision juste.

Depuis l’annonce de son décès, les hommages affluent, notamment de la part de nombreux jeunes journalistes pour lesquels Télé Pointe-Noire où il a été directeur, aura été ce laboratoire qui les a façonné et surtout outillé, avant de continuer à exceller à la chaîne nationale à Brazzaville. Tous témoignent d’Émile Awoué, « un père qui a su donner à chacun sa chance de réussir en mettant toujours en avant le travail bien fait. »

Né le 4 juin 1950 à Itoumbi, Émile Awoué est décédé le 12 octobre 2021 à Pointe-Noire, à l’âge de 71 ans.

Adieu cher confrère, adieu Grand Frère !

Par Stany Frank avec Sacer-infos et lesechos-congobrazza.com

Mali : six mois après, quel espoir de libération pour Olivier Dubois ?

octobre 8, 2021
Manifestation de soutien à Olivier Dubois, le 8 juin 2021, à Paris © SEVGI/SIPA

Alors que le ton monte entre Paris et Bamako, certains s’inquiètent de possibles répercussions sur les négociations en vue de la libération du journaliste français, otage des jihadistes.

C’est sur le terrain qu’il aimait donner à voir et à entendre. C’est aussi là qu’il se sentait le mieux. Comme lors de chacun de ses déplacements, juste avant de se rendre à Gao où il a été enlevé le 8 avril, Olivier Dubois a laissé un protocole de sécurité à Déborah Al Hawi Al Masri, son épouse. Il lui demandait d’alerter les autorités si elle n’avait pas de ses nouvelles au plus tard le 10 avril à 17h. Il était prudent, mais n’aurait jamais imaginé voir un jour son nom inscrit sur la liste des Français pris en otage à l’étranger.

Voilà maintenant six mois que ce journaliste hyperactif, collaborateur notamment de Jeune Afrique, est otage, laissant sa compagne et ses deux enfants dans un état d’angoisse… mais aussi d’espoir. L’espoir de le voir un jour revenir et reprendre le cours de sa vie.

« Je ne suis informée de rien »

À l’annonce de son enlèvement, un comité de soutien baptisé #FreeOlivierDubois s’est très vite constitué, et multiplie depuis les actions à Paris comme à Bamako. Surtout, ne pas oublier Olivier Dubois, alors même que de nombreuses interrogations demeurent. Où se trouve-t-il ? Comment se porte-t-il ? Comment les États français et maliens œuvrent-ils pour qu’il soit libéré le plus vite possible ? Les questions fusent dans la tête de ses proches, sans réponse. Ils affirment ne rien savoir d’éventuelles négociations. « Je ne suis informée de rien, confie sa compagne. Je ne sais pas si des discussions ont été entamées parce que le Mali et la France travaillent dans une totale discrétion. »

Les jours passant, cette mère de famille éprouve une certaine frustration et un sentiment d’impuissance. Mais elle veille à ne pas laisser leurs enfants dans l’ignorance : « Olivier est omniprésent dans nos pensées et sa situation n’est pas un tabou. On en parle régulièrement. Je préfère leur répondre plutôt que d’engendrer des angoisses chez eux ». Le dernier message de leur père date du 5 mai, c’est une courte vidéo de 20 secondes. Habillé en tunique traditionnelle avec une barbe de trois jours, l’otage confirmait son enlèvement à Gao, par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la nébuleuse sahélienne d’Al Qaïda dirigée par le Malien Iyad Ag Ghaly.

Le 29 septembre dernier, le journaliste Wassim Nasr, spécialiste des réseaux jihadistes, a affirmé avoir été en contact avec une source « propre » du GSIM. Contrairement au scenario avancé jusqu’alors, celle-ci affirme qu’Olivier Dubois n’a pas été attiré dans un piège ou « trompé » et que son cas « peut être ouvert à la discussion ».

Crispation

Si c’est le cas, la France – qui a officiellement pour doctrine de ne pas négocier avec les terroristes – accepterait-elle d’ouvrir des négociations ? La récente crispation des relations entre Paris et Bamako va-t-elle entraver l’avancée du dossier du seul otage français au monde ? « Je n’ai pas de craintes par rapport à la situation d’Olivier parce que les deux États m’ont affirmé qu’il est une priorité, veut croire Déborah Al Hawi Al Masri. Les problèmes géopolitiques ne seront pas un frein. » 

Depuis la fin septembre, le ton est monté d’un cran entre les deux pays. Paris n’apprécie guère que Bamako ait entamé des discussions avec des sociétés de sécurité russes de la nébuleuse Wagner. Et Emmanuel Macron a vivement réagi aux propos du Premier ministre malien, Choguel Maïga, qui a qualifié « d’abandon » le retrait progressif des troupes de Barkhane dans le nord du Mali.

Journaliste indépendant et spécialiste des questions de sécurité, Walid Ag Menani estime toutefois que ce changement de dispositif militaire n’aura pas de réel impact sur le dossier Dubois. Selon lui, cela ne veut pas nécessairement dire que la sécurité et la libération du journaliste seront compromises. « Sophie Pétronin [enlevée à Gao en 2016 et libérée en octobre 2020] a été arrêté dans une ville où des soldats français étaient présents et elle a été libérée à quelques kilomètres d’une base de l’armée française », rappelle-il. Autrement dit, la présence des troupes françaises dans la zone n’a pas empêché ce rapt.

« Il est très compliqué de tirer des conclusions, nuance Marc de Boni, membre du comité de soutien à Olivier Dubois. Il est certain que cette crispation est un facteur d’angoisse pour tous. Mais Quand Sophie Petronin a été libérée, les relations entre la France et le Mali n’étaient pas au beau fixe non plus. » Six mois après l’enlèvement d’Olivier Dubois, l’espoir est toujours aussi grand. 

Avec Jeune Afrique par Fatoumata Diallo

Médias – Radio-Canada se défend d’avoir poussé Pascale Nadeau vers la sortie

août 19, 2021

Accusée d’avoir menti sur les raisons du départ de l’ex-cheffe d’antenne Pascale Nadeau, Radio-Canada s’est défendue mercredi de l’avoir poussée vers la sortie. La société d’État laisse entendre que la journaliste n’accepte pas les conclusions d’une enquête externe qui pointait un « comportement inapproprié ».

L’ex-cheffe d’antenne Pascale Nadeau a brisé le silence dans une lettre ouverte publiée mercredi dans «Le Soleil», où elle affirme avoir été la cible d’une «dérive disciplinaire» à la suite d’une plainte «anonyme».

© Radio-Canada L’ex-cheffe d’antenne Pascale Nadeau a brisé le silence dans une lettre ouverte publiée mercredi dans «Le Soleil», où elle affirme avoir été la cible d’une «dérive disciplinaire» à la suite d’une plainte «anonyme».

« En général, [une enquête], c’est un wake-up call pour se dire : “Il faut peut-être que je corrige certains comportements” », a mentionné la directrice générale de l’information du diffuseur public, Luce Julien, lors d’une mise au point avec les journalistes. « Il n’y a pas eu de congédiement, encore moins de congédiement déguisé ou d’âgisme », a-t-elle affirmé.

Le 5 août dernier, Radio-Canada avait annoncé le départ de Mme Nadeau en affirmant qu’elle avait « récemment informé la direction de l’information de son intention de prendre sa retraite cet automne ».

La journaliste a brisé le silence dans une lettre ouverte publiée mercredi dans Le Soleil, où elle affirme avoir plutôt été la cible d’une « dérive disciplinaire » à la suite d’une plainte « anonyme ». « Je ne pensais pas mettre fin à ma carrière si vite, j’avais encore de belles années à offrir et je ne croyais surtout pas la terminer de cette façon, par la porte d’en arrière », a écrit Mme Nadeau.

L’incident déclencheur de cette « affaire » reste assez obscur ; le dossier de la plainte en question demeure confidentiel. Peu d’employés de la société d’État ont d’ailleurs accepté de parler de la controverse au Devoir — et aucun en se laissant nommer publiquement.

Mme Nadeau a évoqué dans une entrevue avec Le Soleil qu’un commentaire sur le travail d’un employé du service de l’information serait à la source de la plainte. « C’était un mot que j’avais dit en 2019 par rapport à un texte, un ramassis de phrases, de remarques prises hors contexte, d’allégations qui relevaient carrément de l’anecdote », a-t-elle expliqué au quotidien de Québec. L’ex-cheffe d’antenne a décliné la demande d’entrevue du Devoir.

Le point de vuede Pascale Nadeau

Dans sa missive publiée mercredi, Mme Nadeau a expliqué vouloir « dire la vérité » au public. Elle qualifie la plainte « anonyme » de « ramassis d’allégations mensongères ou citées totalement hors contexte ».

« Je ne suis pas parfaite. J’ai du caractère et il peut m’arriver d’avoir des moments d’impatience », admet-elle, soulignant par ailleurs que les agissements qui lui ont été reprochés ne constituent pas du harcèlement ou du dénigrement, mais plutôt des « remarques faites dans le cadre de mon travail et de mes fonctions ».

Mme Julien estime que l’ex-cheffe d’antenne donne « sa version des faits », mais ajoute qu’en tant que journaliste, elle est bien au fait qu’une dénonciation « anonyme » ne veut pas dire qu’on ignore l’identité de la personne qui l’a déposée, mais plutôt qu’on lui assure la confidentialité.

La décision de la sanctionner un mois sans salaire n’a pas été facile, reconnaît Mme Julien, qui confirme avoir dit à la journaliste de « ne pas avoir le choix » de le faire. « Le processus d’enquête a été rigoureux. […] Il y a eu des conclusions, des employés rencontrés, par respect pour le processus, j’aurais manqué à mon devoir de gestionnaire si j’avais fermé les yeux sur le rapport », dit-elle.

Mme Julien a refusé de préciser la nature des allégations qui sont reprochées à Mme Nadeau et s’est limitée à dire qu’il s’agit d’un « comportement inapproprié ». « En 2021, il y a des comportements qui étaient acceptés à une autre époque qui ne le sont plus », a-t-elle ajouté.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Radio-Canada a confirmé qu’un grief a été déposé concernant la sanction imposée à Mme Nadeau. « Ce que l’employeur allègue pour justifier la sanction ne tient pas la route, c’est exagéré pour quelqu’un qui n’avait aucune tache à son dossier », mentionne le président du syndicat, Pierre Tousignant. Selon ses informations, Mme Nadeau n’a jamais été avisée de ce qu’elle a pu faire d’offensant ou blessant.

La directrice générale de l’information a également précisé qu’à la suite de sa suspension, Mme Nadeau a annoncé à la direction qu’elle s’absentait pour un congé de maladie. Cet été, elle leur a demandé des excuses, ce que Radio-Canada a refusé. « Elle nous a ensuite indiqué avoir l’intention de prendre sa retraite », a noté Mme Julien.

Conflit intergénérationnel ?

Deux journalistes expérimentés de la salle des nouvelles de Radio-Canada affirment que cette controverse découle d’un conflit intergénérationnel.

Mme Nadeau était cheffe d’antenne du Téléjournal du week-end. Or, pendant la fin de semaine, la salle emploie surtout des surnuméraires, des journalistes, des rédacteurs et des techniciens moins expérimentés, souvent plus jeunes. Elle évoque d’ailleurs dans sa lettre que « travailler avec la relève est stimulant, mais […] comporte aussi ses défis ».

« Ma génération a encore des comportements épouvantables et inacceptables », affirme l’un des reporters d’expérience qui a accepté de parler au Devoir. « Maintenant, on tord le bâton dans l’autre sens : une partie de la nouvelle génération casse au moindre reproche. Il me semble qu’il faudrait trouver un juste milieu. »

Deux cultures du travail se seraient donc affrontées. D’un côté, il y aurait donc Pascale Nadeau, franche, expérimentée, exigeante, voire perfectionniste, qui aurait critiqué comme à son habitude le travail jugé bâclé d’un collègue ; et de l’autre, il y aurait donc ce jeune employé blessé par le poids du jugement critique de Mme Nadeau, dont la carrière s’étale sur quatre décennies.

« Le centre de l’information de Radio-Canada, c’est comme un hôpital. Il y a des gens qui travaillent de soir, de nuit, de fin de semaine. Et comme partout, oui, il y a un clash générationnel. Mais, encore une fois, Radio-Canada fait partie d’une société qui évolue », a fait valoir Mme Julien.

Par Le Devoir avec Stéphane Baillargeon

Journaliste arrêté en Birmanie : Washington demande sa libération

mai 28, 2021

Les États-Unis ont appelé à « libérer immédiatement » le ressortissant américain. « Nous sommes profondément préoccupés », a déclaré un porte-parole.

Inquiétude à la Maison-Blanche. Les États-Unis ont appelé le « régime militaire » au pouvoir en Birmanie à « libérer immédiatement » le journaliste américain Daniel Fenster, arrêté à Rangoun. « Nous sommes profondément préoccupés par l’arrestation du ressortissant américain Daniel Fenster, qui travaillait en tant que journaliste, en Birmanie », a déclaré un porte-parole du département d’État américain, vendredi 28 mai. Et d’ajouter : « Nous avons exhorté le régime militaire à le libérer immédiatement et nous continuerons à le faire tant qu’il n’aura pas été autorisé à retourner chez lui, auprès de sa famille, en toute sécurité. » Et d’assurer que l’ambassade américaine à Rangoun avait demandé en vain à avoir accès au détenu.

« Nous exhortons le régime birman à accorder un accès consulaire, comme prévu par la Convention de Vienne », a-t-il insisté. « L’arrestation de Daniel, ainsi que l’arrestation ou le recours à la violence de la part de l’armée birmane visant d’autres journalistes, constitue une attaque inacceptable contre la liberté d’expression en Birmanie », a encore estimé ce porte-parole.

« Notre priorité est de nous assurer qu’il va bien »

La diplomatie américaine insiste sur la nécessité de « médias libres et indépendants, indispensables pour bâtir des sociétés libres, résilientes et prospères ». Danny Fenster, responsable éditorial de Frontier Myanmar, a été arrêté lundi 24 mai à l’aéroport international de Rangoun alors qu’il s’apprêtait à prendre un avion pour la Malaisie, avait alors annoncé ce média sur Twitter, assurant ignorer la raison de cette interpellation. « Nous sommes inquiets et appelons à sa libération immédiate », avait affirmé Frontier. « Notre priorité est de nous assurer qu’il va bien et de lui apporter toute l’aide dont il pourrait avoir besoin », avait-il ajouté.

Danny Fenster, 37 ans, travaille pour Frontier Myanmar depuis environ un an et s’apprêtait à prendre l’avion pour rendre visite à sa famille en Malaisie lorsqu’il a été arrêté, avait précisé à l’AFP le responsable de la rédaction, Thomas Kean. La Birmanie est en proie au chaos et son économie est paralysée depuis le putsch du 1er février. La répression des opposants a fait plus de 800 morts. Des dizaines de milliers de civils sont déplacés en raison d’affrontements entre l’armée et des milices ethniques, nombreuses dans le pays. La presse se retrouve prise en étau par les mesures de la junte qui a cherché à bloquer l’accès à l’information en suspendant les connexions internet et en retirant à cinq médias locaux leurs autorisations de diffusion.

Avec Le Point

Pour la liberté d’opinions

mai 14, 2021

Pour ta plume et ta liberté

Tu as été froidement assassiné

Pour ton devoir d’informer

Tu as été une cible à museler

Ô monde des tenants des armes

Quand allez-vous respecter l’âme

De tous ceux qui exercent ce métier

Pour le bonheur de leur communauté

Car depuis l’hémisphère de ma résidence

Où je médite instamment sur cet acte crapuleux

Je condamne l’odieuse oppression contre la presse

Pour rendre les journalistes plus libre et heureux

Bernard NKOUNKOU

RDC/Nord-Kivu: Assassinat d’un journaliste dans l’exercice de son métier

mai 13, 2021

L’ONG de défense et de promotion de la liberté d’information dont le bureau de coordination est basé à Goma appelle la nouvelle autorité provinciale à ne ménager aucun effort pour qu’une enquête minutieuse et urgente soit diligentée.

Dans une correspondance adressée, le 12 mai, au gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, avec copie pour information au vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, l’Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (Olpa) proteste vigoureusement contre l’assassinat de Barthélémy Kubanabandu Changamuka, journaliste à la radio communautaire de Kitchanga (Racoki FM) émettant à Kitchanga dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu. Cette ONG dit attendre du gouverneur militaire de cette province de diligenter une enquête minutieuse et urgente après cet assassinat. « Point n’est besoin de rappeler que la protection des personnes et de leurs biens est l’apanage de l’Etat dont vous êtes le représentant. Tuer un journaliste de sang-froid constitue un défi contre l’autorité de l’Etat, surtout en cette période où l’état de siège est en vigueur dans la province du Nord-Kivu », a fait savoir l’Olpa dans la lettre signée par son secrétaire exécutif Alain Kabongo.

Le journaliste assassiné

L’organisation, qui condamne avec la dernière énergie cet assassinat, appelle les nouvelles autorités installées dans la province de ne ménager aucun effort pour qu’une enquête minutieuse et urgente soit diligentée pour que les auteurs de cet acte ne jouissent pas de l’impunité.

Ce présentateur de l’émission «Sécurité alimentaire » diffusée sur les antennes de Racoki, a rappelé l’Olpa, a été tué, le 9 mai, à son domicile par des individus armés non autrement identifiés qui l’ont criblé de plusieurs balles. « Ils se sont accaparés de son téléphone portable, avant de disparaître dans la nature. Cet acte ignoble s’est produit peu après le retour de Barthélémy Kubanabandu Changamuka à sa résidence après avoir présenté son émission sur l’obésité alimentaire », a expliqué l’ONG.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza