Posts Tagged ‘Journaliste’

Disparition d’Adam Thiam : le Mali perd un éditorialiste, mais aussi un poète

mars 19, 2021
Adam Thiam, journaliste malien et ancien directeur de la communication de la présidence malienne, est décédé du Covid-19 le 18 mars 2021.

Le journaliste malien Adam Thiam, auteur pour de nombreux titres de presse dont « Jeune Afrique », est mort du Covid-19 dans la nuit de jeudi 18 à vendredi 19 mars à l’âge de 61 ans. Directeur de la communication à la présidence malienne, il avait maintenu des liens d’amitié forts avec ses confrères.

Ces dernières semaines, nous étions nombreux à nous faire du souci pour Adam Thiam. Il était hospitalisé, atteint du Covid-19. Les nouvelles reçues ces jours derniers étaient un peu rassurantes cependant. Mais la « traîtresse faucheuse », comme il aimait lui-même à qualifier la mort, en a décidé autrement, arrachant à sa plume cet éditorialiste vedette, chroniqueur, poète, chercheur en sciences sociales.

« Une plume rare »

Né en 1954 à Kéniéba, dans la région de Kayes, Adam Thiam étudie au lycée Badala de Bamako avant de rallier l’Université de Dakar où il obtiendra, en 1978, une maîtrise en sciences humaines. Jusqu’à son décès, survenu dans la nuit du 18 mars 2021, il dirigeait la cellule communication et relations publiques de la présidence. En novembre 2019,  alors que la tête de cette cellule souffrait d’instabilité, Ibrahim Boubacar Keïta l’avait appelé à la rescousse. Celui qui a également été le porte-parole d’Alpha Oumar Konaré (2003-2005) lorsque ce dernier était le président de la Commission de l’Union africaine avait offert ses services à Dioncounda Traoré en 2013. Et quand Bah N’Daw a été nommé président de la transition, il a décidé de le maintenir à son poste.

LE MALI PERD UN DE SES ESPRITS LES PLUS BRILLANTS

À l’annonce du décès d’Adam Thiam, les premières réactions qui ont inondé les réseaux sociaux, au Mali et ailleurs, ont salué « une plume rare », « l’un des plus célèbres journalistes » du pays. « Avec la mort d’Adam Thiam, le Mali perd un de ses esprits les plus brillants », a notamment déploré Tiebilé Dramé, qui n’a pas manqué de rappeler les souvenirs qu’il garde comme une relique de leur amitié, depuis le lycée en passant par le Royaume-Uni, où Adam Thiam a acquis une spécialisation en sécurité alimentaire à la London School of Hygiene and Tropical médecine en 1984.

Mais c’est surtout au Républicain, fondé par Tiebilé Dramé en 1992, qu’il exercera avec le plus de talent son métier de journaliste, après l’éphémère aventure de Tarik-Hebdo. Ses éditoriaux – notamment « De quoi je me mêle » et « La chronique du vendredi » – avaient un succès monstre. Ils se singularisaient par leur profondeur et leur style très travaillé, sans verser pour autant dans une démonstration élitiste.

Diagnostic sans concession

Adam Thiam savait, avec un talent à nul autre pareil, dresser un diagnostic sans concession de notre présent, dans le sens où l’entend Michel Foucault. Aucun sujet constituant un enjeu structurant pour notre avenir n’échappait à la lucidité de cet intellectuel affable, qui savait autant émerveiller par sa culture que par son sourire. Il pouvait vous entretenir de politique et basculer tout à coup dans la musique, lui qui appréciait autant les chants du yéla des Toucouleurs que le blues touareg d’un Tinariwen. Avec toujours ce côté taquin qui le caractérisait, comme lorsqu’il avait proposé dans une chronique de supprimer les poches des uniformes des policiers régulant la circulation pour lutter contre le racket.

Celui que de nombreux confrères – et notamment l’auteur de ces lignes – appelaient « l’excellent Adam Thiam », jouissait d’une réputation qui ne s’est jamais démentie dans ce métier qu’il a notamment exercé en collaboration avec Jeune Afrique.

SON ENQUÊTE SUR L’AFFAIRE « AIR COCAÏNE » AVAIT EU UN ÉCHO RETENTISSANT

Ses interventions dans les médias internationaux étaient scrutées en ces temps troublés que nous vivons au Sahel, que ce soit sur RFI, la BBC, la Deutsche Welle ou Africable. Il en était de même pour ses enquêtes, telle celle qu’il avait menée sur l’affaire « Air Cocaïne », qui a eu un écho retentissant, et pour ses travaux de recherche, dont le remarquable Centre du Mali : enjeux et dangers d’une crise négligée (paru en 2017).

Son regard perçant et ses analyses toujours pertinentes manqueront à n’en pas douter dans les mois et les années qui viennent, tant sont grands et complexes les défis auxquels le pays est confronté en ces temps de transition.

Avec Jeune Afrique par Bokar à Bamako

Algérie : le journaliste Khaled Drareni libéré

février 20, 2021
Khaled Drareni fait le V de la victoire après avoir été libéré de prison, à Alger, le 19 février 2021.

Khaled Drareni, libéré vendredi après presque un an de détention, a commencé sa carrière comme un présentateur télé vedette avant de devenir un symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie.

Relâché après une longue journée d’attente pour ses proches, les militants et collègues journalistes rassemblés devant le centre pénitencier de Koléa, à l’ouest d’Alger, il est apparu serein, en bonne forme, masque sanitaire sur le visage.

« Je remercie tous ceux qui m’ont soutenu et qui ont soutenu les détenus d’opinion car votre soutien est essentiel pour nous tous et il est la preuve de notre innocence », a-t-il réagi dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux.

À sa sortie de prison, il fait le V de la victoire avec les doigts, un signe qu’il a brandi ces dernières années face aux intimidations des autorités.

Né à Alger le 10 mai 1980 dans une famille aisée, Khaled Drareni, allure athlétique et charismatique, a étudié le droit et les sciences politiques à la faculté de Ben Aknoun à Alger, avant d’entamer une carrière de journaliste.

Professionnalisme et rigueur

Après des débuts dans les médias publics, Khaled Drareni est propulsé comme présentateur vedette sur des chaînes privées à partir de 2013, notamment grâce à ses émissions sur Dzair TV et Echourouk TV.

Respecté par ses collègues pour son professionnalisme et sa rigueur, il crée en 2017 le site d’information Casbah Tribune qui couvre l’actualité algérienne, et bloqué par les autorités depuis décembre 2020. Il travaille en même temps comme correspondant en Algérie de la chaîne francophone TV5 Monde et de l’ONG Reporters sans frontières (RSF).

Le journaliste de 40 ans est condamné mi-septembre à deux ans de prison ferme pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’unité nationale ». Il était apparu amaigri lors de son procès et l’on s’était inquiété sur ses conditions de détention.

JE N’AI FAIT QU’EXERCER MON MÉTIER

Khaled Drareni, célibataire, a été menacé à plusieurs reprises par les services de sécurité qui lui reprochaient sa proximité avec le Hirak, le mouvement de protestation populaire. Il avait été arrêté en mars 2020 à Alger, en marge d’une manifestation.

Mais le journaliste se défend devant le tribunal : « Je n’ai fait qu’exercer mon métier ».

Il couvre les marches du Hirak dès le début du mouvement en février 2019, notamment via son compte Twitter, suivi par des centaines de milliers de personnes, où il partage photos, slogans et déclarations en direct des défilés de la contestation.

« Détention arbitraire »

Tandis que les procédures judiciaires s’enchaînent contre lui, journalistes et militants des droits humains se mobilisent en Algérie, mais aussi à l’étranger pour exiger sa libération immédiate.

Le président Abdelmadjid Tebboune –celui là même qui a permis sa libération en décrétant une grâce présidentielle en faveur de détenus du Hirak-– avait laissé entendre que Khaled Drareni était un espion au service d’ambassades étrangères, sans jamais citer son nom.

« Enfin libre! Après 11 mois de détention arbitraire pour avoir exercé son métier, notre correspondant en Algérie Khaled Drareni retrouve la liberté qu’il n’aurait jamais dû perdre! », a réagi RSF sur Twitter.

Par Jeune Afrique avec AFP

RDC-Diaspora: Kwebe Kimpele, journaliste de renom, très fâché contre Félix Tshisekedi

décembre 20, 2020

Avec EuroTechTV, publiée le 2020

Mexique: un ancien maire arrêté pour complicité dans l’assassinat d’une journaliste

décembre 17, 2020

Un ancien maire de l’Etat de Chihuahua, dans le nord du Mexique, a été arrêté jeudi 17 décembre pour «complicité» dans l’assassinat en 2017 de la journaliste Miroslava Breach, a indiqué le bureau du procureur général. Un tribunal de Chihuahua «est parvenu à établir la probable responsabilité» de Hugo Amed Shultz, ancien maire de la municipalité de Chinipas, pour avoir «recherché et fourni des informations à un groupe du crime organisé qui a ordonné et exécuté le meurtre», a déclaré le bureau du procureur dans un communiqué, sans apporter plus de détails.

Pour ce crime, un juge fédéral a condamné à 50 ans de prison Juan Carlos Moreno, dit «El Larry», accusé d’être l’un des auteurs matériels du meurtre de la journaliste spécialisée dans les questions de droits de l’homme, de trafic de drogue et de corruption.

Lors de l’audition de Carlos Moreno, il a été révélé que des politiciens avaient enregistré des conversations téléphoniques avec la journaliste, correspondante du quotidien La Jornada, qui auraient été remises à Hugo Amed Shultz, membre du Parti d’action nationale (PAN, conservateur). L’ancien maire de Chinipas, «avec le soutien des anciens dirigeants du PAN dans l’Etat de Chihuahua, a fait pression sur Miroslava Breach pour qu’elle révèle ses sources concernant un reportage qui indiquait que des membres de diverses organisations criminelles (…) étaient candidats à des fonctions électives», a indiqué La Jornada jeudi après l’arrestation de Hugo Amed Shultz.

La journaliste, originaire de Chinipas, a reçu huit balles dans la tête le 23 mars 2017, alors qu’elle quittait sa maison pour emmener son fils à l’école.

Le Mexique est considéré comme l’un des pays les plus dangereux pour les journalistes, avec plus d’une centaine d’assassinats depuis 2000, dont sept cette année. Plus de 90% de ces crimes restent impunis, selon les organisations de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) et Article 19. Le dernier meurtre en date est celui d’Israel Vazquez du quotidien El Salmantino. Des inconnus ont ouvert le feu sur lui le 9 novembre alors qu’il couvrait la découverte de restes humains dans l’Etat violent de Guanajuato.

Par Le Figaro avec AFP

Congo/Disparition : Hervé Ntsakala Mankoussou a tiré sa révérence

décembre 2, 2020

Ancien chef de service des sports à Télé Congo Pointe-Noire, le journaliste Hervé Ntsakala Mankoussou s’est éteint, le 1er décembre, à Pointe-Noire des suites d’une maladie.

Le regretté Hervé Ntsakala Mankoussou Crédit photo »DR »

Ntsakala Mankousou était un passionné de sport. De sa voix tonique et ses envolées oratoires, il se distingua dans les années 1980 à Dolisie comme correspondant de la Voix de la Révolution congolaise dans le département du Niari à l’époque devenue après Radio Congo.  Ce fut un régal pour les auditeurs de suivre sa voix lors des reportages et retransmissions en direct des grands matchs qui se déroulaient au stade Pont de Dolisie.

A la fin des années 90,  Hervé Ntsakala Mankoussou évolua au service des sports de Radio Congo Pointe-Noire comme journaliste sportif avant d’intégrer Télé Congo Pointe-Noire à la création de la chaîne départementale en 1998.

Animant les émissions et chroniques sportives, il fut longtemps apprécié du public pour sa connaissance du sport dans les départements de Pointe-Noire et du Kouilou.  Journaliste talentueux, il fut aussi membre du cabinet de Jean-Claude Mouanda, ancien maire de Dolisie et membre de l’équipe de communication du ministre Pierre Mabiala.

Adieu Hervé Ntsakala Mankoussou.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Zimbabwe: un journaliste et un opposant inculpés pour incitation à la violence

juillet 22, 2020

Un journaliste et le leader d’un parti d’opposition zimbabwéens, arrêtés cette semaine, ont comparu, ce mercredi 22 juillet, devant un tribunal d’Harare où ils ont été formellement inculpés d’incitation à la violence, a constaté une journaliste de l’AFP. Le journaliste Hopewell Chin’ono a révélé récemment des scandales de corruption dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 au Zimbabwe, scandales qui ont débouché sur le limogeage début juillet du ministre de la Santé Obadiah Moyo.

Quant à Jacob Ngarivhume, à la tête du petit parti Transformer le Zimbabwe, il avait appelé à des manifestations le 31 juillet pour protester contre la corruption au sein de l’Etat et contre la détérioration de la situation économique dans le pays. Les deux hommes, interpellés à leur domicile lundi à Harare, ont été formellement inculpés mercredi.

Le procureur Whisper Mabhaudhi a accusé le journaliste d’avoir également incité les Zimbabwéens à participer aux manifestations prévues le 31 juillet, ne faisant preuve d’«aucun respect pour la vie humaine». Il s’est opposé à sa demande de libération conditionnelle, compte tenu de «la probabilité qu’il s’enfuit».

Un couvre-feu contre le Covid-19 instauré juste avant les manifestations

Les avocats du journaliste ont de leur côté dénoncé les conditions de son arrestation et de sa garde à vue. Selon eux, les forces de l’ordre ont brisé une baie vitrée au domicile de Hopewell Chin’ono pour entrer chez lui. L’audience consacrée à la demande de libération conditionnelle des deux hommes doit reprendre jeudi.

Les manifestations prévues le 31 juillet ont de fait été annulées avec l’établissement mardi d’un couvre-feu et de mesures strictes de confinement pour tenter d’endiguer la pandémie de Covid-19 au Zimbabwe. Au cours de la dernière semaine, le nombre de cas confirmés dans ce pays d’Afrique australe a quasiment triplé, avec 1.713 cas enregistrés à ce jour, dont 26 morts.

Cette pandémie survient alors que le Zimbabwe est englué depuis le début des années 2000 dans une grave crise économique et financière. Après un relatif répit il y a une décennie, la situation a de nouveau empiré depuis deux ans avec le retour de pénuries (liquidités, carburants, denrées de base, électricité…), sur fond d’inflation galopante et de dépréciation du dollar zimbabwéen.

Par Le Figaro avec AFP

Congo-Disparition: Robert Enavel Apembé nous a quittés

juillet 9, 2020

 

Journaliste reporter des sports, celui qu’on surnommait « l’Éléphant », a rendu l’âme dès les premières heures du jeudi 9 juillet à Brazzaville à l’âge de 51 ans des suites d’une crise de diabète selon sa famille

.

Robert Enavel Apembé

Comme toute une histoire qui a un début et une fin, celle de Robert Enavel Apembé s’est achevée quatre mois seulement après la disparition de Serge Alain Elenga. Robert Enavel Apembé a débuté sa carrière de journaliste des Sports à Radio Brazzaville vers 1999 avant d’être affecté en 2003 à Télé Congo. A la chaîne nationale, il gravi vite les échelons et devient chef de service des sports en 2013, une fonction qu’il a assumée pendant près de cinq ans en lançant beaucoup de jeunes dans la présentation des magazines des sports.

Commentateur des grands événements sportifs notamment la Coupe du monde et la Coupe d’Afrique des nations à la télévision nationale, celui qu’on surnommait « l’Eléphant » par rapport à son gabarit rejoint le service des sports de Radio Congo en complément d’effectif en 2018.

A la Radio Congo, « la Casa Grande, l’un de ses derniers surnom » était  l’un des présentateurs des magazines des sports du week-end.  Homme de terrain, Robert Enavel Apembé a couvert plusieurs évènements sportifs au niveau national et international. En sa qualité de reporter, il a accompagné les Diables rouges de plusieurs disciplines partout où ils se produisaient.

Comme Serge Alain Elenga, il  avait aussi accompagné les Diables rouges football en France en 2018 lors d’un stage de préparation. Les bons et les mauvais moments du sport congolais, il les a vécus surtout les différents exploits réalisés par l’Athlétic club Léopards pendant ses campagnes africaines à Dolisie et dans les autres villes africaines. En dehors du football, l’illustre disparu s’intéressait aussi à d’autres disciplines comme le handball, le karaté, le judo ou encore le tennis de table. Pour preuve, il a été nommé attaché à la communication à Fédération congolaise de tennis de table. Ce qui lui a donné le privilège d’assurer la couverture de plusieurs compétitions africaines et mondiales de tennis de Table. Robert Enavel Apembé a été membre de la commission communication du Comité d’ organisation des Jeux africains de Brazzaville 2015.

Né le 15 juillet 1969 à Ossaké à Makoua, il a obtenu sa licence ès lettre en Sciences et techniques de la communication à l’Université Marien Ngouabi, devenant ainsi journaliste du niveau 3 auquel  il s’en référait pour  vanter le mérite de la profession.  « Moi, journaliste du niveau d’Apembé », plusieurs  confrères se  souviendront de ce bout de phrase devenu une unité de mesure. Repose en paix, cher confrère !

Avec Adiac-Congo par James Golden Eloué

Congo: image d’enterrement ce jeudi 25 juin du journaliste MFUMU FYLLA au centre ville de Brazzaville

juin 25, 2020

Décédé de Covid-19, le 24 juin, Mfumu Fylla Saint-Eudes a été enterré ce jeudi 25 juin 2020 comme le veut les usages pour éviter la contamination.

 

Photo de BrazzaNews.
Mfumu Fylla avait écrit sur Paul Kamba que sa mort, brutale, tétanisa Poto-Poto. On peut en dire autant de sa propre mort. Les enfants de Poto-Poto, quartier dont il est natif, restent sans voix, tant la surprise de son décès est totale.MFUMU FYLLA ; véritable pluridisciplinaire

Chef d’entreprise de société , directeur éditorial du mensuel « Vision pour Demain », titre édité au Congo, MFUMU FYLLA est décédé à 67 ans dans la nuit du 24 au 25 Juin 2020, des suites des complications respiratoires. Il a été inhumé le jeudi 25 Juin au cimetière du Centre-ville de Brazzaville.

Journaliste, producteur-réalisateur radio et télévision, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la musique congolaise, il est l’un des écrivains congolais les plus lus.
Docteur en sciences de l’information et de la communication, ancien administrateur des services de l’information au Congo, ancien expert Culture et Communication, à la Direction générale et communication de l’Acct (Agence de coopération culturelle et technique), actuellement Oif (Organisation internationale culturelle et technique), ancien chargé de cours à L’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, MFUMU est un professionnel chevronné dans les médias, il était également musicographe et producteur de musiques et de spectateurs vivants.

Depuis 2019 MFUMU a été désigné à la tête de la Commission scientifique de la République du Congo, laquelle avec celle de la République Démocratique du Congo se sont retrouvées récemment à Kinshasa pour élaborer un dossier commun sur la reconnaissance de la Rumba au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les productions littéraires de MFUMU FYLLA

En 2006, il publie, chez Beau’D Pro, « La musique congolaise du XXème siècle » qui obtient le Prix « Pool Malebo  » du trophée d’Excellence « Mwana Mboka », le 2 mai 2008, à Kinshasa. L’opuscule «  Oeuvres intemporelles de la chanson congolaise 1949-1959 », paru en 2009 et qui a bénéficié d’un accueil enthousiaste du public.
En 2012, MFUMU écrit : « Indépendance cha, cha », son troisième ouvrage consacré à la musique congolaise moderne.

En 2013, outre « Rétro-Histoire et Mémoire », revue à dominante musicale, MFUMU publie « Brazzaville ville de musique  », dans le cadre de sa nouvelle maison d’édition Atélier Beaudley. Enfin « Les 8 pauvres Bantous », un livre dédié aux pères fondateurs de l’orchestre Les Bantous de la capitale.

Notons que MFUMU FYLLA produisait régulièrement au journal ADIAC-CONGO, une rubrique culturelle nommée « Brin de l’histoire  » . L’une d’elles écrite par l’auteur était dédiée le 07/01/ 2016, à son aîné Clément OSSINONDE. Ils s’échangeaient régulièrement dans le domaine de la musique congolaise. (pièce jointe)

Après la mort foudroyante de MFUMU FYLLA , ce sont plusieurs mélomanes et lecteurs qui racontent leur deuil, empreint de souffrance et d’incrédulité. Ils essaieront de se résoudre à cette disparition difficile.

 

Brazzanews avec Congopage par Clément Ossinondé

Congo-Disparition : Gilbert Chastel Tsinga a tiré sa révérence

juin 24, 2020

Journaliste, présentateur, animateur et producteur d’émission, Gilbert Chastel Tsinga est décédé le 22 juin à l’hôpital général de Loandjili des suites d’une courte maladie.

 

Le regretté Gilbert Chastel Tsinga Photo »DR »

Rigoureux, exigeant et souriant tels sont les principaux traits caractéristiques de Gilbert Chastel Tsinga qui, durant sa longue et riche carrière, a suscité l’admiration et le respect.

Passionné du micro, Chastel a été à Radio Congo dans les années 90 où il s’est s’illustré en présentant les journaux parlés avant d’être nommé coordonateur des journaux. Les auditeurs de la chaîne nationale n’ont pas oublié la voix tonique et les envolées lyriques de Chastel qui, à la même époque, sera l’animateur patenté de l’émission « Cœurs religieux », laquelle émission a fait la gloire de nombreux chantres et adorateurs de la musique religieuse. À Pointe-Noire, dans les années 2000, Chastel Tsinga évolue à Radio Congo Pointe-Noire où il sera nommé plus tard rédacteur en chef.

En 2006, Chastel Tsinga sera le premier rédacteur en chef de la chaîne de radio et télévision DVS+. Dans ce média privé, les auditeurs l’ont apprécié à travers l’émission sportive hebdomadaire « La Ronde des stades » mais aussi le « Show du samedi soir » animé dans la cour de DVS+.

Très proche du milieu religieux, Chastel Tsinga a aussi dirigé la radio du centenaire, média de l’Église évangélique du Congo et la Voix de l’orthodoxie.

Après s’être mis en retrait des médias pendant quelque temps, Chastel est revenu sur les ondes en produisant avant sa mort les émissions « Cultura », « 62 Foot » et « Parlons-en »  à Radio Congo Pointe-Noire. Adieu Chastel, que la terre te soit légère.

 

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Cameroun: un journaliste arrêté il y a dix mois est mort en détention

juin 4, 2020

 

Le journaliste camerounais Samuel Wazizi, arrêté en août 2019 pour avoir critiqué la gestion par Yaoundé de la crise anglophone au Cameroun, est mort en détention, a affirmé Reporters sans frontières (RSF), qui appelle les autorités à faire toute la lumière sur les circonstances de sa mort.

«Le journaliste Samuel Wazizi est bien mort pendant sa détention», a confirmé mercredi soir RSF dans un communiqué, après l’annonce mardi de son décès par une chaine de télévision privée camerounaise, puis par le Syndicat national des journalistes camerounais (SNCJ). Ni le gouvernement ou l’armée n’avaient encore confirmé le décès du journaliste ou réagi aux sollicitations de RSF, du SNCJ et de plusieurs organisations de défense des droits humains, selon eux. Contactées directement par l’AFP, les autorités n’avaient pas encore répondu jeudi matin.

Présentateur de la chaîne de télévision régionale Chillen Media Television, Samuel Wazizi, avait été arrêté le 2 août 2019 à Buea, chef-lieu de la région anglophone du Sud-Ouest, selon RSF. Il était accusé «d’avoir tenu sur sa chaîne des propos critiques à l’égard des autorités sur leur gestion de la crise dans les régions anglophones du Cameroun», ajoute RSF dans son communiqué. Depuis près de trois ans, des groupes séparatistes et l’armée s’affrontent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, où vit l’essentiel de la minorité anglophone qui s’estime marginalisée. Une partie d’entre eux a pris les armes contre Yaoundé et réclame l’indépendance de ce territoire.

Les combats, mais aussi les exactions et meurtres commis contre des civils par les deux camps, ont fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile. Cinq jours après son arrestation en août, le journaliste avait été «récupéré» par des militaires, affirme RSF. Il n’a alors jamais été présenté devant la justice, affirme à l’AFP son avocat Me Lyonga Ewule, et était «détenu au secret» en «dehors de toute procédure légale», selon RSF.

Le journaliste était «malade» et serait «mort durant son transfert à Yaoundé à une date inconnue», selon un «responsable militaire de premier plan très proche de l’affaire» cité par RSF. Son avocat et le SNCJ affirment qu’il a été torturé lors de sa détention. Son corps est arrivé lundi à la morgue «sous forte escorte», selon une source de l’hôpital militaire de Yaoundé également citée par RSF. «Nous demandons aux autorités de briser le silence intolérable autour de cette affaire (…) et de conduire une enquête sérieuse et indépendante pour établir (…) les circonstances ayant conduit à cet évènement tragique», a déclaré Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.

Par Le Figaro avec AFP