Posts Tagged ‘Journaliste’

Ukraine: passé à tabac, un journaliste succombe à ses blessures

juin 20, 2019

 

Un journaliste et militant anticorruption tabassé par des inconnus en mai dans le centre de l’Ukraine a succombé jeudi à ses blessures, a annoncé la police qui enquête sur un possible lien entre l’attaque et ses activités professionnelles.

Violemment pris à partie le 4 mai dans la ville de Tcherkassy, Vadym Komarov, journaliste et militant, avait été grièvement blessé à la tête et restait depuis dans le coma. Il est décédé à l’hôpital, a indiqué dans une vidéo le chef de la police nationale, Vadym Kniazev. Les enquêteurs étudient trois hypothèses dont la première serait un crime lié aux activités journalistiques de la victime, a précisé à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Artem Chevtchenko.

Les deux autres hypothèses sont celles d’un crime crapuleux et d’un conflit personnel, a-t-il précisé. Depuis mai, la police a interrogé plus de 1300 personnes, mais les assaillants n’ont toujours pas été identifiés, selon Kniazev. Selon la presse locale, Komarov, qui travaillait notamment sur la corruption et le crime organisé dans sa ville, avait déjà été victime d’attaques ces dernières années. L’organisation Reporters Sans Frontières s’est dite «choquée» par sa mort.

«Nous exigeons de la police une enquête rapide et de trouver les coupables», a écrit sur Facebook Oksana Romaniouk, directrice de l’ONG ukrainienne IMI (Institut of mass information) spécialisée dans la défense des droits des médias. Les journalistes disposent d’une liberté de parole relative en Ukraine, qui dispose d’un paysage médiatique pluraliste, mais la sécurité reste une préoccupation : les attaques contres les professionnels de l’information ne sont pas rares et les enquêtes souvent n’aboutissent pas. Parmi les derniers cas les plus retentissants figure l’assassinat d’un journaliste russo-bélarusse chevronné, Pavel Cheremet, tué en juillet 2016 à Kiev, où il habitait, par l’explosion d’une bombe placée dans sa voiture. Son meurtre n’a toujours pas été élucidé.

En 2000, Guéorgui Gongadzé, fondateur du site d’informations respecté Ukraïnska Pravda, avait lui été enlevé puis retrouvé décapité dans une forêt de la région de Kiev. Cette affaire avait provoqué une vague de manifestations et éclaboussé jusqu’au président du pays à l’époque, Leonid Koutchma, mais ses commanditaires n’ont jamais été retrouvés. L’Ukraine, une ex-république soviétique, figure à la 102e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse 2019 établi par l’organisation Reporters sans frontières.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mexique: libération d’un journaliste enlevé par des hommes armés

juin 13, 2019

 

Un journaliste enlevé mercredi dans l’Etat de Veracruz (sud-est) a été libéré ce jeudi à l’aube, a annoncé le gouverneur Cuitlahuac Garcia. «Nous avons réussi à libérer le journaliste Marcos Miranda», a annoncé le gouverneur dans un tweet, qui a également félicité la police et les membres des forces armées qui ont participé à sa libération. Selon un source militaire, qui a requis l’anonymat, le journaliste a «été retrouvé frappé et désorienté alors qu’il marchait sur la voie publique».

Marcos Miranda, journaliste et directeur du site d’informations Noticias a Tiempo, avait été enlevé par deux hommes armés alors qu’il conduisait sa fille de 10 ans à l’école dans la ville de Boca del Rio. Son épouse, Maria del Pilar Gasca, avait indiqué à la presse locale que son mari avait reçu des menaces du ministre de l’Intérieur de l’Etat, Eric Cisneros, en raison de ses reportages. «Il voulait que (mon mari) écrive des choses positives sur lui en échange de pots-de-vin. Il lui a dit que s’il ne le faisait pas, il savait ce qui allait lui arriver», avait-elle témoigné.

L’enlèvement s’était produit moins de 24h après le meurtre mardi soir de Norma Sarabia dans l’Etat voisin de Tabasco, qui porte à six le nombre de journalistes tués au Mexique depuis le début de l’année. Norma Sarabia avait été correspondante du journal Tabasco Hoy pendant 15 ans et travaillait depuis quelque temps pour d’autres médias locaux. Elle a été attaquée mardi soir par deux individus armés circulant à moto, à proximité de son domicile dans la ville de Huimanguillo, à 400 km de Boca del Rio.

Selon le décompte de Reporters sans frontières, le Mexique est le pays le plus meurtrier au monde pour les journalistes, avec cinq journalistes tués entre le début de l’année et le mois de mai. Avec plus de 100 journalistes tués depuis 2000, l’organisation classe le pays parmi les trois pays les plus dangereux pour la presse avec la Syrie et l’Afghanistan.

La grande majorité de ces assassinats restent impunis.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Russie: le journaliste inculpé pour trafic de drogue est hospitalisé

juin 8, 2019

 

La police a annoncé ce samedi l’hospitalisation à Moscou du journaliste d’investigation russe Ivan Golounov, inculpé dans le cadre d’une affaire de trafic de drogue dont ses soutiens disent qu’elle a été montée de toutes pièces par les autorités.

La police moscovite a fait savoir dans un communiqué qu’Ivan Golounov, qui a été arrêté jeudi dans le centre de la capitale russe, officiellement en possession de près de quatre grammes d’une drogue de synthèse, avait été admis dans un hôpital après s’être «plaint de se sentir mal» pendant sa détention. «Après avoir été examiné par des auxiliaires médicaux, la décision a été prise d’envoyer le détenu dans un établissement médical pour une évaluation» de son état de santé, selon la même source.

Son avocat Pavel Tchikov avait auparavant écrit sur Telegram que les médecins soupçonnaient que son client de 36 ans souffrait de côtes cassées et de contusions. Le Conseil présidentiel russe pour les droits humains, qui conseille Vladimir Poutine, a diffusé vendredi soir une déclaration après que l’un de ses membres, Mme Eva Merkatcheva, eut rendu visite à Ivan Golounov en détention. «Il a dit qu’il n’avait pas dormi depuis 24 heures et qu’il se sentait mal. Il n’a pas mangé non plus», a souligné Mme Merkatcheva, ajoutant qu’il racontait avoir reçu deux coups de poing et que des policiers s’étaient tenus debout sur sa poitrine.

L’ONG Reporters sans frontières a averti que cette arrestation pourrait marquer «une escalade significative dans la persécution» des journalistes indépendants en Russie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Journaliste disparu: des enquêteurs américains travaillent avec Ankara et Ryad (Trump)

octobre 11, 2018

Washington – Donald Trump a indiqué jeudi que des enquêteurs américains travaillaient avec la Turquie et l’Arabie saoudite afin de faire la lumière sur la disparition du journaliste Jamal Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul.

« On ne peut pas laisser cela arriver. Nous sommes très durs et nous avons des enquêteurs là-bas, et nous travaillons avec la Turquie et franchement nous travaillons avec l’Arabie saoudite », a déclaré le président américain dans un entretien téléphonique avec Fox.

« Nous allons étudier cela très, très sérieusement. Je n’aime pas cela du tout. Il n’y a pas de citoyens américains (impliqués), mais cela n’a pas d’importance dans ce cas. C’est un précédent terrible, terrible », a-t-il ajouté.

Interrogé sur le fait de savoir si la disparition suspecte de M. Khashoggi –exilé aux Etats-Unis depuis 2017 après être tombé en disgrâce à la cour du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane– pouvait mettre à mal les relations entre Washington et Ryad, Donald Trump a répondu qu’il fallait d’abord « trouver ce qui s'(était) passé ».

« Nous y sommes probablement plus proches que ce que vous pouvez penser », a-t-il précisé.

Le président américain avait déclaré mercredi s’être entretenu « au plus haut niveau » avec les Saoudiens, et ce « plus d’une fois », au sujet du journaliste saoudien, collaborateur du Washington Post.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h26)                                                        

Journaliste saoudien disparu à Istanbul: une télévision diffuse des images de vidéosurveillance

octobre 10, 2018

Manifestation en faveur du journaliste saoudien Jamal Hashoggi, devant le consulat saoudien à Istanbul, le 5 octobre 2018. / © AFP/Archives / OZAN KOSE

Des éléments accréditant la thèse de la disparition forcée ou de l’assassinat d’un journaliste saoudien à Istanbul par des agents de son pays ont été révélés par les médias turcs mercredi, alors que sa fiancée demande l’aide de Donald Trump.

Des télévisions turques ont diffusé des images de vidéosurveillance montrant notamment l’entrée au consulat saoudien d’Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi et de l’équipe soupçonnée d’être responsable de sa disparition.

M. Khashoggi, un journaliste critique du pouvoir de Ryad qui écrivait notamment pour le Washington Post, s’est rendu au consulat le 2 octobre, sur rendez-vous, pour des démarches administratives.

Selon la police turque, il n’en est jamais ressorti, mais Ryad affirme le contraire.

Sur les images, M. Khashoggi apparaît, entrant dans le consulat à 13h14. Un van noir est visible, garé à proximité.

D’autres images montrent un van entrer dans le consulat puis en ressortir et se rendre à 15h08, selon la chaîne 24 TV, à la résidence du consul toute proche.

Des sources turques, citant l’enquête en cours, ont affirmé durant le weekend que M. Khashoggi avait été assassiné dans le consulat. Mais certains médias ont évoqué mardi la possibilité qu’il ait été enlevé et emmené en Arabie saoudite.

Ryad a fermement démenti la thèse de l’assassinat.

Le Washington Post a affirmé, citant une source informée, que les services de renseignement américains avaient intercepté avant la disparition de M. Khashoggi des communications entre responsables saoudiens évoquant son enlèvement.

Journaliste saoudien disparu / © AFP / Thomas SAINT-CRICQ

– « Equipe d’assassinat » –

La police turque avait révélé samedi qu’un groupe de 15 Saoudiens avait fait l’aller et retour à Istanbul et au consulat le jour de la disparition du journaliste.

24 TV et d’autres chaînes ont aussi diffusé des images qu’elles affirment être celles des membres de ce groupe arrivant à l’aéroport d’Istanbul puis à leur hôtel. Selon ces sources, ils ont quitté l’hôtel dans la matinée pour se rendre au consulat puis sont repartis dans la soirée.

Le quotidien progouvernemental Sabah avait révélé mardi que deux avions privés étaient arrivés d’Arabie saoudite à Istanbul ce jour-là et que les personnes à leur bord avaient des chambres réservées dans des hôtels proches du consulat mais qu’ils n’y avaient pas passé la nuit.

Mercredi, le même journal a publié les noms, l’âge et les photographies de quinze hommes présentés comme l' »équipe d’assassinat » dépêchée par Ryad.

Le nom de l’une de ces personnes, Salah Muhammed Al-Tubaigy, correspond à celui d’un lieutenant-colonel du département de la médecine légale saoudien.

Les autorités turques ont obtenu mardi l’autorisation de fouiller le consulat saoudien, mais cette fouille n’a pas encore eu lieu.

La fiancée du journaliste a demandé mardi dans le Washington Post l’aide du président américain Donald Trump pour « faire la lumière » sur cette affaire.

L’opposition exhorte Ankara à élucider l’affaire Khashoggi / © AFP / Kadir Demir

« J’implore le président Trump et la Première dame Melania Trump d’aider à faire la lumière sur la disparition de Jamal », a écrit Hatice Cengiz dans une tribune publiée par le quotidien auquel collabore M. Khashoggi.

– « Moi, je parle » –

Le Saoudien s’était exilé en 2017 aux États-Unis, après être tombé en disgrâce à la cour du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, surnommé « MBS ».

Dans une interview réalisée par la BBC trois jours avant sa disparition, M. Khashoggi a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de revenir dans son pays.

« Lorsque j’entends parler de l’arrestation d’un ami qui n’a rien fait qui mérite une arrestation, cela me fait penser que je ne dois pas y aller. Moi, je parle, cet ami à moi ne parlait même pas », a-t-il dit pour expliquer sa décision.

Au moment où la pression monte sur l’administration américaine pour intervenir sur ce dossier auprès de son allié saoudien, le ministre américain de la Défense Jim Mattis a assuré mardi que les Etats-Unis « suivent de très près la situation ».

M. Trump s’était dit « préoccupé » lundi par le sort de M. Khashoggi en relevant que « de mauvaises histoires circulent » à son sujet.

Déplorant une réaction américaine tardive et timorée, Sarah Margon, de l’organisation Human Rights Watch, estime que Washington « dispose des outils pour répondre rapidement, c’est une question de volonté politique ».

Romandie.com avec(©AFP / (10 octobre 2018 13h14)

Un journaliste saoudien critique de Ryad porté disparu à Istanbul

octobre 3, 2018

La fiancée turque de Jamal Khashoggi et ses amis attendent le 3 octobre 2018 devant le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, où il a été vu pour la dernière fois / © AFP / OZAN KOSE

Un journaliste saoudien critique du pouvoir à Ryad était mercredi porté disparu depuis plus de 24 heures à Istanbul après s’être rendu au consulat de son pays.

Rédacteur d’articles d’opinion pour le Washington Post notamment, Jamal Khashoggi, 59 ans, n’a pas été vu depuis qu’il est entré au consulat mardi vers 10H00 GMT.

« Nous avons été dans l’incapacité de joindre Jamal aujourd’hui et nous sommes très inquiets de savoir où il pourrait se trouver », a indiqué dans un communiqué le rédacteur en chef de la rubrique opinion du Washington Post, Eli Lopez.

« Nous surveillons la situation de près et essayons de réunir des informations. Ce serait injuste et scandaleux qu’il soit détenu en raison de son travail de journaliste et de commentateur », a-t-il déclaré.

La fiancée turque de M. Khashoggi campait depuis mercredi matin devant le consulat saoudien à Istanbul en quête de nouvelles au lendemain de sa disparition.

« Je n’ai reçu aucune nouvelle de lui depuis 13 heures (10H00 GMT) hier. Nous voulons savoir où il se trouve », a déclaré à l’AFP la fiancée, Hatice A., qui ne souhaite pas donner son nom de famille.

« Nous voulons le voir sortir sain et sauf », a-t-elle ajouté.

Un ami de M. Khashoggi, Turan Kislakçi, à la tête d’une association turco-arabe de journalistes, a dit avoir contacté les autorités turques qui lui ont affirmé qu’elles « suivent l’affaire de près ».

« Nous sommes certains que Jamal est détenu à l’intérieur, sauf si le consulat a un tunnel », a-t-il déclaré à l’AFP.

– Silence des autorités turques –

Hatice A. a appelé le ministre turc des Affaires étrangères à contacter l’ambassadeur saoudien en Turquie pour s’enquérir du sort de M. Khashoggi, journaliste chevronné devenu critique du pouvoir saoudien ces derniers mois alors qu’il était auparavant considéré comme proche du gouvernement.

Selon elle, M. Khashoggi s’était rendu au consulat pour effectuer des démarches administratives en vue de leur mariage, mais n’en est jamais ressorti.

« Il voulait obtenir un document saoudien certifiant qu’il n’était pas déjà marié », a-t-elle expliqué.

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le 15 décembre 2014 à Manama / © AFP/Archives / MOHAMMED AL-SHAIKH

Aucune réaction à cette disparition n’a pu être obtenue auprès des autorités turques ni auprès du consulat ou de l’ambassade d’Arabie saoudite en Turquie.

M. Khashoggi s’est exilé aux Etats-Unis l’année dernière par crainte d’une possible arrestation, après avoir critiqué certaines décisions du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et l’intervention militaire de Ryad au Yémen.

Le département d’Etat américain a indiqué qu’il cherchait à en savoir davantage sur son sort.

Dans un article écrit pour le Washington Post en septembre 2017, M. Khashoggi écrivait: « Quand je parle de peur, d’intimidation, d’arrestations et de dénonciations publiques des intellectuels et des chefs religieux qui osent donner leur avis et que je vous dis que je viens d’Arabie saoudite, êtes-vous surpris? »

– Modernisation et répression –

Le même mois, M. Khashoggi avait annoncé avoir été interdit de contribution dans le quotidien Al-Hayat, propriété du prince saoudien Khaled ben Sultan al-Saoud. M. Khashoggi avait alors reconnu avoir défendu les Frères musulmans, ce qui ne semble pas avoir plu à son employeur.

Si les autorités saoudiennes ont classé les Frères musulmans comme « organisation terroriste », la Turquie est quant à elle considérée comme l’un de leurs principaux soutiens.

Le hashtag « enlèvement de jamalkhoshoggi » est l’un des plus partagés en arabe sur Twitter depuis mardi soir.

L’Arabie saoudite figure à la 169e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF. Ryad promeut une campagne de modernisation depuis que le prince Mohammed ben Salmane a été désigné héritier du trône en 2017.

Mais la répression contre les dissidents, avec des arrestations de religieux, de personnalités libérales et aussi de militantes de la cause des femmes, s’est accentuée depuis.

M. Khashoggi est l’un de rares journalistes saoudiens en vue à élever la voix contre cette répression. Dans l’un de ses derniers tweets, il avait ainsi critiqué le procès intenté à un économiste saoudien de renom, Essam Al-Zamel, après son arrestation par les autorités saoudiennes.

Romandie.com avec(©AFP / (03 octobre 2018 15h07)

Un suspect a payé 70.000 euros l’assassinat du journaliste slovaque Kuciak

octobre 1, 2018

Bratislava – Un procureur slovaque a identifié lundi une femme, Alena Zs., comme commanditaire de l’assassinat du journaliste d’investigation slovaque Jan Kuciak, payé 70.000 euros, en février dernier.

Kuciak avait enquêté sur les liens entre la mafia calabraise et des hommes politiques. L’assassinat du journaliste et de sa fiancée avait suscité d’importantes manifestations contre le gouvernement slovaque et abouti à la démission du Premier ministre Robert Fico.

« Alena Zs. a ordonné le meurtre, Tomas Sz. les a tués par balles, Miroslav M. était le chauffeur et Zoltan A., un intermédiaire », a dit ce procureur, qui n’a pas précisé son nom, lors d’une conférence de presse à Bratislava.

Ces quatre personnes avaient été interpellées la semaine dernière, inculpées et mises en état d’arrestation.

Le meurtre a été payé 70.000 euros, dont 50.000 euros au comptant et 20.000 euros par l’annulation d’une dette due par Zoltan A. à Alena Zs, a précisé le même magistrat. La publication des noms de famille des suspects par les institutions judiciaires est interdite en Slovaquie.

« Seul l’assassinat de Jan Kuciak avait été commandité. Sa fiancée Martina Kusnirova a été une victime innocente qui s’était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment », a-t-il ajouté.

Selon plusieurs médias slovaques, dont le quotidien Dennik N, Alena Zs., 44 ans, travaillait en tant qu’interprète de l’italien pour l’homme d’affaires slovaque controversé Marian Kocner, dont les activités ont fait objet d’enquêtes journalistiques de Jan Kuciak.

Selon les mêmes sources, Marian Kocner, 55 ans, serait le parrain de la fille de la quadragénaire interpellée vendredi à Komarno (sud).

Multimillionnaire et propriétaire de plusieurs sociétés, Marian Kocner est depuis juin dernier détenu par la justice slovaque dans une affaires de billets à ordres falsifiés. Aucun acte d’accusation n’a été cependant formulé contre lui jusqu’à présent.

L’année dernière, l’Agence nationale pour la criminalité (NAKA) a abandonné une enquête contre Kocner pour fraude présumée sur impôts.

Connu pour ses menaces contre les journalistes, Kocner a annoncé l’année dernière la publication d’informations sur leur vies privées, selon le quotidien SME.

Selon le rédacteur en chef d’Aktuality.sk, Kocner s’intéressait également au journaliste assassiné.

Interrogé sur d’éventuels soupçons pouvant peser sur Kocner, le procureur général Jaromir Ciznar a déclaré lundi qu’il « n’allait pas en parler maintenant ».

Romandie.com avec(©AFP / 01 octobre 2018 16h36)                                                        

Mexique: un journaliste assassiné près de Cancun

juillet 24, 2018

Mexico – Un journaliste a été assassiné mardi près de Cancun, dans l’Etat touristique de Quintana Roo (est du Mexique), ont annoncé les autorités locales.

« Le gouvernement de l’Etat de Quintana Roo déplore la mort du journaliste Ruben Pat, le directeur de l’hebdomadaire Playa News, qui a été tué ce matin par armes à feu dans la localité de Solidaridad », a écrit dans un communiqué le gouvernement de cet Etat

Selon les premiers éléments fournis par les autorités, le journaliste se trouvait à l’extérieur d’un bar, tôt le matin, lorsqu’il a été abattu, dans cette ville également connue sous le nom de Playa del Carmen, située à environ 60 kilomètres de la célèbre station balnéaire de Cancun.

Les autorités judiciaires locales ont condamné dans un communiqué « l’intimidation exercée contre la profession de journaliste par des attaques violentes », promettant de rendre justice à la victime.

Le 30 juin, un autre journaliste de cet hebdomadaire en ligne, José Guadalupe Chan, 35 ans, avait été abattu dans ce même Etat de la côte caraïbe.

Le Mexique est l’un des pays les plus dangereux pour exercer le métier de journaliste. Depuis le début d’année, au moins sept reporters ont été tués. En 2017, 11 journalistes avaient été assassinés dans le pays, et au total plus d’un centaine depuis l’an 2000, selon plusieurs ONG de défense de la liberté d’expression.

La grande majorité de ces crimes sont restés impunis.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2018 16h10)                                                        

Congo: liberté provisoire pour le journaliste Dombé-Bemba après 18 mois de détention

juillet 3, 2018
Ghys Fortuné Dombé-Bemba


La justice congolaise a décidé lundi d’accorder la liberté provisoire à un journaliste en prison depuis janvier 2017 pour “complicité de rébellion” avec l’ancien chef rebelle Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntumi, a appris l’AFP de sources concordantes.

“La chambre correctionnelle de la cour d’appel de Brazzaville a accordé une liberté provisoire au journaliste Ghys Fortuné Dombé-Bemba, lundi 2 juillet, au cours d’une audience publique”, a indiqué une source judiciaire.

“C’est certainement ce mardi qu’il quittera sa cellule parce qu’aujourd’hui les formalités de sortie n’ont pu être remplies”, a indiqué de son côté une source carcérale. Le journaliste n’a pas comparu devant la cour qui a décidé de sa liberté provisoire.

Ghys Fortuné Dombé Bemba, 50 ans, directeur de publication de l’hebdomadaire indépendant Thalassa avait été interpellé en janvier et est resté en prison pendant 18 mois sans être jugé.

Les services de la police judiciaire l’accusaient de “complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l‘État en relation avec Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi”.

Des ONG à la rescousse

Les ex-combattants ninjas du pasteur Ntumi ont affronté l’armée régulière dans le Pool (sud), région voisine de Brazzaville, entre avril 2016 et décembre 2017, date de signature d’un accord qui a mis fin aux hostilités.

Un mandat d’arrêt contre M. Ntumi n’a toujours pas été levé, malgré cet accord conclu avec le pouvoir en décembre 2017.

En novembre 2017, plusieurs ONG avaient appelé à sa libération jugeant son arrestation “arbitraire”. Elles avaient également déploré la dégradation de sa santé en prison.

En novembre dernier des organisations de défense des droits de l’homme, dont Reporters sans frontières (RSF), avaient appelé à la libération du journaliste.

Le  Congo-Brazzaville occupe la 114e place dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par cette ONG en 2018.

Sacer-infos.com par Stany Franck avec AFP

La journaliste Emmanuelle Latraverse quitte Radio-Canada

juin 21, 2018

 

Emmanuelle Latraverse

Emmanuelle Latraverse a travaillé à Radio-Canada pendant 13 ans. Photo : Radio-Canada