Posts Tagged ‘Journalistes français’

Insultée, une journaliste raconte sa rencontre désastreuse avec Patrick Sébastien

août 7, 2014
 Patrick Sébastien doit retenir sa langue

Patrick Sébastien doit retenir sa langue

« Tu es une enfoirée »

Parfois, Patrick Sébastien a du mal à garder son calme, surtout quand il tombe sur des journalistes qui lui posent des questions qui ne lui plaisent pas. Une jeune journaliste d’un quotidien local a pu en faire l’expérience cette semaine.

Entre Patrick Sébastien et les journalistes, les échanges ne sont pas toujours amicaux. On se souvient notamment de ce débat qui avait mal tourné l’année dernière sur Europe 1 : à court d’arguments et très agacé par une chroniqueuse, l’animateur lui avait lancé, en direct : « Allez vous faire en****. […] Je vous dis m**** et je vous e****** », le tout assorti d’un doigt d’honneur. Un comportement qui a rappelé que sous son masque de Monsieur Loyal sympathique de France 2, il pouvait parfois se montrer très insultant. Ce n’est pas Léa Trottier, une journaliste du quotidien local La Montagne qui dira le contraire : comme elle le raconte dans un article mis en ligne hier soir, sa rencontre avec le patron du Plus grand cabaret du monde un peu plus tôt dans la semaine ne s’est pas très bien passée.

Venue interviewer Patrick Sébastien ce mardi, à quelques heures de son concert à Issoire, dans le Puy-de-Dôme, cette jeune femme de 21 ans n’a pas eu les réponses qu’elle espérait. D’abord, le chanteur n’a pas voulu parler à la presse. « C’est pas contre toi, mais c’est non, parce que les journalistes sont tous des pourris », a-t-il lancé à son interlocutrice, tout en lui prenant les mains. Déjà « mal à l’aise », la journaliste a ensuite supporté les jeux de mots de Patrick Sébastien et de sa troupe hilare, qui s’est fendu d’un : « Oh que La Montagne est belle ! » Jusque là, rien de bien méchant.

La situation a même fini par se détendre : « Après cette petite dose d’humiliation publique, mon collègue et moi nous apprêtions à repartir bredouille, raconte la journaliste. L’artiste se retourne alors dans notre direction et m’interpelle : “Tu t’appelles comment ? T’as quel âge ? Allez viens, c’est bien parce que t’as 21 ans”. Sans trop comprendre pourquoi, nous le suivons finalement dans sa loge. » C’est là que l’histoire s’est corsée : lorsqu’elle lui a annoncé qu’elle voulait lui poser une question d’ordre politique (un sujet qu’il aborde beaucoup en ce moment d’ailleurs), l’animateur a refusé tout net d’en parler, et s’est braqué. « [Il] m’ordonne de couper la caméra, s’est-elle souvenue. Je coupe. Et, devant toute sa cour approbatrice (“Non mais c’est clair, mais carrément Patrick”), je reçois qualificatifs disgracieux et insultes. »

Au programme, le classique « Tu es une enfoirée », mais aussi une vision de l’avenir à la madame Irma : « Tu n’as aucun avenir dans le journalisme, ou plutôt si, un bel avenir dans le journalisme des enfoirés », a-t-il balancé à la jeune femme, avant de la virer de sa loge. Une intervieweuse qui rejoint à présent le club des personnes insultées par Patrick Sébastien, aux côtés de Nabilla, Karen Cheryl, et quelques autres « enfoirés » de journalistes français.

Voici.fr par M.A.

Quatre journalistes français libérés en Syrie

avril 19, 2014

Les quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie ont été libérés samedi. Ils vont regagner la France après dix mois de captivité dans le pays le plus dangereux du monde pour la presse et les ONG.

Depuis le début de la guerre qui oppose le régime du président Bachar al-Assad aux rebelles ayant juré sa perte au printemps 2011, une trentaine de reporters étrangers ont été enlevés en Syrie. La libération des otages français intervient après celle de plusieurs journalistes européens qui se trouvaient aux mains de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), le plus radical des groupes jihadistes en Syrie.

Mais de nombreux journalistes, dont les Américains Austin Tice, disparu depuis août 2012, et James Foley, disparu depuis novembre 2012, sont toujours otages.

Le président François Hollande a dit avoir « appris avec un immense soulagement ce matin la libération des quatre journalistes français », Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torrès retenus en otages en Syrie depuis juin 2013. Les quatre hommes sont « en bonne santé en dépit des conditions très éprouvantes de leur captivité », a ajouté le président.

L’avion ramènera les anciens otages en France, via la Turquie. L’appareil est attendu dimanche matin, vers 06h00, à l’aéroport militaire de Villacoublay, près de Paris. François Hollande ira les accueillir en compagnie des familles des ex-otages.
Ligotés et yeux bandés

« C’est un bonheur de pouvoir voir le ciel, de marcher et de parler librement », a réagi Didier François auprès de l’agence de presse turque Dogan. Il affichait un grand sourire et portait une longue barbe.

« Un immense merci à tous. Très ému de vos messages. Impatient de vous revoir. Je suis fou de joie de retrouver ma famille si géniale », a souligné de son côté Nicolas Hénin, 37 ans.

Selon l’agence de presse turque, les otages ont été retrouvés, ligotés et les yeux bandés, par des soldats turcs à la frontière avec la Syrie. Ils ont été abandonnés par des inconnus dans la nuit de vendredi à samedi dans une zone non habitée près de la frontière séparant la Turquie et la Syrie, près de la ville turque d’Akçakale (sud-est)selon l’agence.

La patrouille turque a cru dans un premier temps avoir affaire à des contrebandiers. Mais lorsque les soldats ont vu que les journalistes parlaient français, ils les ont conduits à un poste de police.

Romandie.com

Didier François, ex-otage en Syrie, très content d’être libre

avril 19, 2014

Ankara – Je suis très content d’être libre, a déclaré dans la nuit de vendredi à samedi Didier François, l’un des quatre journalistes français libérés après une longue captivité en Syrie, selon des images diffusées par l’agence de presse turque Dogan.

Affichant un grand sourire et portant une longue barbe, le journaliste, visiblement très soulagé mais fatigué, a brièvement répondu au journaliste qui l’interrogeait au commissariat de police d’Akçakale, ville turque située à la frontière turco-syrienne à proximité de laquelle les otages français ont été retrouvés.

Nous sommes très contents d’être libres. Nous remercions les autorités turques pour leur aide. C’est un bonheur de pouvoir voir le ciel, de marcher et de parler librement, a dit l’ex-otage, s’exprimant en anglais.

Didier François, à qui l’on demandait d’où venaient les journalistes, a simplement répondu: Nous venons tout juste d’arriver de Syrie, lorsqu’ils quittaient le commissariat.

Et lorsque le journaliste turc lui a demandé s’ils allaient rentrer en France, l’ex-otage lui a répondu, avec un grand sourire: Inch’Allah, je le souhaite, oui.

Les quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie ont été libérés samedi et vont regagner la France après huit mois de captivité dans le pays le plus dangereux du monde pour la presse et les ONG.

Le président français François Hollande a annoncé à l’AFP leur libération.

Un responsable turc de haut rang a confirmé pour sa part sous couvert de l’anonymat à l’AFP la libération tard vendredi des journalistes, indiquant qu’ils vont bien et qu’il doivent prochainement rentrer en France, sans donner d’autres détails.

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2014 13h22)

Côte d’Ivoire-Hommage au directeur du Novotel

juin 10, 2011

Les histoires d’hôtel se suivent et ne se ressemblent pas. Un collectif de journalistes français rend hommage dans une tribune sur Libération aux quatre disparus de l’hôtel Novotel d’Abidjan: «A vous 4 qui nous avez sauvé la vie».

Leur attitude a certainement sauvé la vie d’une quinzaine de journalistes présents dans l’hôtel. «Bouleversés» par la nouvelle de la mort de son directeur Stéphane Frantz di Rippel, dont le corps a été retrouvé le 2 juin 2011, ils ont tenu à le remercier.

Le jour de l’enlèvement, des hommes armés arrivent au 7e étage, là où se trouve le bureau du directeur. Celui-ci, alors qu’«on lui demande où sont les journalistes, répond qu’il n’y a pas de journalistes […] tandis qu’il fait passer à toute vitesse l’information selon laquelle il faut que chacun se planque dans les chambres», témoigne Maître Pierre-Olivier Sur, l’avocat de sa famille, selon le site SousLeManguier.

L’hôtel dit «du Plateau», situé dans le quartier d’affaires de la ville, héberge pourtant à ce moment-là 50 clients, dont une majorité de journalistes et quelques ressortissants étrangers. Parmi eux, «le Français Yves Lambelin, patron du premier groupe agroalimentaire ivoirien, Sifca, y a trouvé refuge un peu en catastrophe», racontent les journalistes. Lambelin tentera de venir en aide au directeur de l’hôtel lors de l’intervention du commando, et sera enlevé avec lui ainsi que deux collaborateurs béninois et malaisien: Chelliah Pandian et Raoul Adeossi.

Pour l’instant, aucune nouvelle des 3 autres disparus. «On craint qu’ils aient également été exécutés dans les heures qui ont suivi», avouent les journalistes. Stéphane Frantz di Rippel a en effet été «conduit au palais présidentiel occupé par Laurent Gbagbo, et […] interrogé, torturé, exécuté», a expliqué Maître Sur. Une enquête menée par les autorités françaises et ivoiriennes est en cours pour déterminer les causes de cet enlèvement.

Les journalistes saluent par cette tribune le courage du directeur, à la tête du 4 étoiles depuis quelques mois. Si «le risque est assumé par les reporters de guerre», lui «n’a pas demandé à gérer cette situation. Son professionnalisme lui commande d’improviser au mieux». Et c’est ce qu’il a fait.

Lu sur Libération, Souslemanguier

Source: SlateAfrique