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Côte d’Ivoire: le détenu Blé Goudé « torturé », selon ses avocats

août 5, 2013
Côte d'Ivoire: le détenu Blé Goudé "torturé", selon ses avocats © AFP

Côte d’Ivoire: le détenu Blé Goudé « torturé », selon ses avocats © AFP

Charles Blé Goudé, proche de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, inculpé de « crimes de guerre » pour son implication présumée dans la crise post-électorale de 2010-2011, a subi des « tortures », ont dénoncé ses avocats lundi à Abidjan.

Arrêté le 17 janvier au Ghana après plus d’un an et demi de cavale, et extradé dès le lendemain, l’ex-chef des « jeunes patriotes » a été incarcéré tour à tour dans « une maison » puis dans les « locaux de la police dans des conditions inhumaines et dégradantes », a affirmé un collectif d?avocats dans une déclaration.

Le détenu qui a bénéficié vendredi de la visite de ses avocats, la deuxième après celle du 30 janvier, dans le bureau du juge d’instruction, « dort quasiment nu à même le sol, ne voit pas la lumière du jour, ne bénéficie pas de soins médicaux et n’a droit qu’à un seul repas par jour ».

« Nous avons rencontré un homme fatigué, amaigri et portant les séquelles de la torture et des traitements cruels, inhumains et dégradants dont il est l’objet depuis son arrestation », ont-ils déploré, avant d' »exiger » son transfèrement dans une maison d’arrêt.

L’ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo a été inculpé le 21 janvier de « crimes de guerre » mais aussi d' »assassinats, vols en réunion, dégradation et destruction de biens d’autrui ».

Il était visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice ivoirienne pour son implication présumée dans les violences postélectorales de décembre 2010-avril 2011, qui ont fait environ 3. 000 morts.

Laurent Gbagbo est détenu depuis fin 2011 à La Haye par la CPI, qui le soupçonne de crimes contre l’humanité.

Quatorze personnalités pro-Gbagbo , dont son fils Michel, détenues après la sanglante crise postélectorale de 2010-2011, ont obtenu lundi une mise en liberté provisoire.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : un juge d’instruction saisi en France pour l’affaire Michel Gbagbo

mars 4, 2013
Michel Gbagbo avait été gravement molesté lors de son arrestation le 11 avril dernier. Michel Gbagbo avait été gravement molesté lors de son arrestation le 11 avril dernier. © D.R.

La plainte avec constitution de partie civile pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants », déposée en juin 2012 par le fils de l’ex-président ivoirien, Michel Gbagbo, détenu en Côte d’Ivoire, va être instruite par un juge français, a annoncé, lundi 4 mars, son avocate Habiba Touré.

Pour la défense de Michel Gbagbo, c’est une « une grande victoire ». L’avocate Habiba Touré a annoncé dans un communiqué, lundi 4 mars, qu’un juge français avait été chargé d’instruire la plainte pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants », déposée en juin 2012 par Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, détenu en Côte d’Ivoire alors que son père a été transféré à la CPI, aux Pays-Bas, où il attend d’être ou non officiellement inculpé de crimes contre l’humanité.

« À la suite du dépôt de plainte avec constitution de partie civile de Michel Gbagbo à l’encontre de Guillaume Soro et des 10 Com’zones (commandants de zone) qui sévissent en toute impunité en Côte d’Ivoire, la justice française a désigné un juge d’instruction afin de faire la lumière sur les graves sévices dont il a été victime », a annoncé Habiba Touré. « Il s’agit d’une grande victoire pour le fils du président Gbagbo, enlevé, séquestré et molesté en raison de son patronyme (…). Le temps de l’impunité est révolu », s’est-elle félicité.

Inculpations

Michel Gbagbo avait déjà déposé une plainte simple à Paris en novembre 2011, mais le procureur de la République avait décidé de ne pas engager de poursuites. L’actuelle plainte vise nommément l’ancien Premier ministre Guillaume Soro, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale ivoirienne, et neuf commandants en poste des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). La constitution de partie civile entraîne automatiquement la saisine d’un juge d’instruction.

Le fils de l’ex-président ivoirien, 42 ans, qui possède aussi la nationalité française, avait été arrêté avec son père le 11 avril 2011 à Abidjan, au moment de sa chute. En août dernier, il a été inculpé pour « atteinte à la défense nationale, complot contre l’autorité de l’État, constitution de bandes armées, participation à un mouvement insurrectionnel et rébellion ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie: le président entendu comme témoin dans le meurtre de Chokri Belaïd

février 28, 2013
Tunisie: le président entendu comme témoin dans le meurtre de Chokri Belaïd Tunisie: le président entendu comme témoin dans le meurtre de Chokri Belaïd © AFP

Le président tunisien Moncef Marzouki a été entendu jeudi matin comme témoin par le juge d’instruction enquêtant sur le meurtre de l’opposant Chokri Belaïd dont les proches affirment que le chef de l’Etat le savait menacé.

« Le président de la République Moncef Marzouki a reçu ce matin (jeudi) le juge d’instruction du tribunal de première instance de Tunis qui l’a entendu en tant que témoin dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd », a indiqué la présidence dans un court communiqué.

Jeuneafrique.com

Pro-Gbagbo : Le Commandant Jean-Noël Abehi et Jean Yves Dibopieu arrêtés au Ghana et extradés à Abidjan

février 5, 2013
Le commandant Jean-Noël Abéhi, ex patron de l`escadron Blindé d`Agban, le plus grand camp de gendarmerie de la Côte d`Ivoire, situé à Abidjan et Jean Yves Dibopieu, ex secrétaire général de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), ont été arrêtés au Ghana et extradés mardi matin vers Abidjan, a appris APA de source policière.

Selon cette source basée à la frontière ivoiro-ghanéenne de Noé, ‘`c`est hier qu`ils ont été arrêtés par l`équivalent de la direction de la surveillance du territoire (DST) du Ghana« .

‘`Ils sont arrivés ce matin vers 5h00 GMT à la frontière, menottés« , ajoute la même source précisant que le ‘`commandant Jean-Noël Abéhi et Jean Yves Dipopieu ont été remis au commissaire principal, Kouyaté Youssoussf, directeur des unités d`intervention« , chargé de les conduire à Abidjan.

Le Commandant Abéhi, l`un des piliers de l`appareil sécuritaire du régime de Laurent Gbagbo est présenté comme ‘`une menace constante«  pour la sureté nationale de la Côte d`Ivoire.

Ces arrestations font suite à celle de Charles Blé Goudé, ex ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo intervenue le 17 janvier à Téma au Ghana et extradé le lendemain à Abidjan.

M. Blé Goudé, surnommé le ‘`général de la rue« , inculpé notamment de ‘`crime de guerre«  et placé en résidence ‘`protégée« , a été déjà entendu deux fois par le juge d`instruction.

Agence de Presse Africaine

Côte d’Ivoire: La détention de Charles Blé Goudé, mesure fâcheuse de ses avocats

février 1, 2013
Conference
© Abidjan.net par KF
Conference de Presse du collectif des avocats de Blé Goudé Charles.
jeudi 24 janvier 2013. Cocody. Le collectif des avocats de Charles Blé Goudé organisait une conférence de presse pour faire la lumière sur les conditions d`arrestation de leur client au Ghana.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko a indiqué le jeudi dernier lors d’une rencontre avec le Cojep que l’ex-leader de la galaxie patriotique est en ‘‘résidence protégée’’. Les avocats de l’ex-secrétaire général de la Fesci n’ont pas attendu longtemps pour réagir. Dans une déclaration dont nous avons reçu copie hier vendredi 1er février 2013, la Défense de Blé Goudé a exigé que son client soit détenu dans des conditions légales.

1-Les faits

Arrêté à Accra par la police ghanéenne le 17 janvier 2013 et remis à la police ivoirienne le 18 janvier 2013, monsieur Charles Blé GOUDE, a été inculpé pour diverses infractions et placé sous mandat de dépôt le 21 janvier 2013 par un juge d’instruction près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau. Depuis lors, il est détenu dans un lieu tenu secret, ignoré par sa famille et par ses avocats, qui ne peuvent de ce fait ni lui rendre visite ni communiquer avec lui. C’est de ce lieu secret qu’il a été présenté dans la matinée du 30 janvier 2013 devant le juge d’instruction pour un interrogatoire au fond.

Au cours de cette audience, monsieur Charles Blé GOUDE, en accord avec ses avocats, a refusé de se soumettre aux questions du juge d’instruction relativement aux infractions qui lui sont imputées, estimant ne pas être dans les dispositions idoines pour répondre sereinement à l’interrogatoire de ce dernier.

En effet, il est selon ses dires, moralement torturé car séquestré depuis deux semaines dans une chambre d’un domicile privé où il est coupé de l’extérieur et ne voit la lumière du jour que lorsqu’il est conduit au Tribunal.

En outre, n’ayant pas pu communiquer avec ses avocats avant l’audience du 30 janvier 2013, il n’a pas pu préparer avec eux cette audience à l’effet d’organiser sa défense. C’est dans ce contexte que nous découvrons dans la presse ce jour 1er février 2013, les déclarations du ministre de l’Intérieur selon lesquelles monsieur Charles Blé GOUDE bénéficiant d’une « protection particulière » serait en « résidence protégée ».

1. Notre analyse et notre position

Nous notons que malgré le fait que monsieur Charles Blé GOUDE ait été inculpé et mis sous mandat de dépôt, il continue d’être détenu au secret dans une chambre d’un domicile privé, dans l’isolement total, et ce en violation flagrante des lois ivoiriennes et des conventions internationales dont la Côte d’Ivoire est partie.

En effet, aux termes de l’article 120 alinéa 4 du Code de procédure pénale ivoirien, « le mandat de dépôt est l’ordre donné par le juge au surveillant-chef de la maison d’arrêt de recevoir et de détenir l’inculpé ». L’article 113 du même texte prescrit que «l’inculpé détenu peut aussitôt après la première comparution communiquer librement avec son conseil ».

En outre, l’article 6 de la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples stipule que : « Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour des motifs et dans des conditions préalablement déterminés par la loi».

Enfin, aux termes de l’article 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, « toute personne privée de sa liberté est traitée avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ». Nous nous interrogeons donc sur le fondement juridique de la détention de monsieur Charles Blé GOUDE au secret dans une chambre d’un domicile privé et dans l’isolement total, sans possibilité de communiquer avec ses avocats, alors même qu’il est inculpé et placé sous mandat de dépôt.

Par ailleurs nous faisons observer que la « résidence protégée » est un régime de détention qui n’existe pas dans l’ordonnancement juridique ivoirien, de sorte qu’il s’agit incontestablement d’une mesure illégale et violatrice des droits humains et des droits de la défense de monsieur Charles Blé GOUDE.

Au regard de tout ce qui précède, nous dénonçons avec vigueur la torture morale, les traitements cruels, inhumains et dégradants dont monsieur Charles Blé GOUDE fait l’objet. Aussi, nous exigeons des autorités ivoiriennes qu’elles mettent fin à ce régime de détention contraire à la Constitution et aux lois ivoiriennes, à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples, et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Enfin, tout en prenant l’opinion nationale et internationale à témoin sur les conditions inhumaines de détention de monsieur Charles Blé GOUDE, nous exigeons qu’il soit détenu dans les conditions légales applicables dans un Etat de droit.

Fait à Abidjan
le 1er février 2013
Le collectif des avocats

L’Intelligent d’Abidjan

Les avocats de Blé Goudé veulent poursuivre la Côte d `Ivoire et le Ghana devant la Cour de Justice de la CEDEAO

janvier 25, 2013
 
Blé
© Abidjan.net par DR
Blé Goudé devant le juge de première instance
Lundi 21 janvier 2013. Inculpé pour crimes de guerre, assassinats, atteinte à la sûreté de l’Etat et vols de deniers publics en réunion, Blé Goudé présenté au tribunal.

Abidjan (Côte d’Ivoire) – Les avocats de Charles Blé Goudé ont dénoncé jeudi un ‘’vice de procédure ‘’ dans l’arrestation de leur client et ont promis de poursuivre devant la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le Ghana et la Côte d’Ivoire pour ‘’violation des Droits de l’Homme et des Droits de la défense’’.

‘`Ce que nous dénonçons dans la procédure de notre client c`est la violation des droits de la défense Charles Blé Goudé a été arrêté et conduit en Côte d`Ivoire de façon irrégulière« , a soutenu lors d`une conférence presse, Me Serges Gougnon, membre du Conseil des cinq avocats commis à la défense de M. Blé Goudé.

‘`De son domicile, Blé Goudé a été conduit à la BNI l`équivalent de la DST (direction de la surveillance du territoire) ici et de-là il a été conduit sans autre forme de procès à la frontière Ivoirienne« , a-t-il ajouté.

‘`Maintenant, M. Blé Goudé est détenu où ?«  s`interroge Me Gougnon, dénonçant que les Conseils de M. Blé Goudé ne sachent pas où il est détenu.

‘`Nous, ses conseils, ne savons pas où il est détenu et ça c`est une grave violation des droits de l`Homme. Il s`agit d`un véritable kidnapping.«  A conclu Me Gougnon entourés de ses confrères Me Hervé Gouaméné et Félix Bobré.

Charles Blé Goudé, partisan incontesté de l`ancien président Laurent Gbagbo arrêté au Ghana et extradé en Côte d`Ivoire a été entendu lundi par un juge d`instruction, puis inculpé et placé sous mandat de dépôt pour ‘`crimes de guerre, assassinats, atteinte à la sureté d`Etat et vols de deniers publics en réunion« .

En exil depuis la chute de son mentor Laurent Gbagbo en avril 2011, le très médiatisé Charles Blé visé par un mandat d`arrêt international, avait été arrêté jeudi dernier à Téma au Ghana par une opération conjointe entre la police ivoirienne et son homologue ghanéenne.

M. Blé Goudé fut le fer de lance de la Majorité présidentielle (LMP) pendant la profonde crise postélectorale qui a fait de décembre 2010 à avril 2011, plus de 3000 morts.

Cette crise est née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre la victoire de son challenger Alassane Ouattara à l`issue de la présidentielle du 28 novembre 2010.

Agence de Presse Africaine

Côte d’Ivoire : Charles Blé Goudé inculpé, fin de cavale pour le « général de la rue »

janvier 22, 2013

Charles Blé Goudé pourrait être trasféré à la CPI. Charles Blé Goudé pourrait être trasféré à la CPI. © Reuters

La cavale de Charles Blé Goudé a pris fin. Arrêté au Ghana le 17 janvier, l’ancien leader de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) a été transféré à Abidjan et inculpé par la justice ivoirienne pour « crimes de guerre ». Un retour au pays après vingt mois d’exil pour ce pur produit du système Gbagbo.

Arrêté le 17 janvier près d’Accra (Ghana), et transféré à Abidjan moins de 24 heures plus tard, Charles Blé Goudé a été inculpé, lundi 21 janvier, par la justice ivoirienne pour « crimes de guerre ». Selon un communiqué que la télévision nationale ivoirienne, la RTI, a rendu public, « dans le cadre des procédures judiciaires ouvertes contre lui en Côte d’Ivoire », le leader des Jeunes patriotes « a été présenté ce matin [lundi 21 janvier] au juge d’instruction (…). Il lui est reproché notamment les faits suivants : crimes de guerre, assassinats, vols en réunion, dégradation et destruction de biens d’autrui. »

La cavale du « Général de la Rue » semble donc terminée. Retour sur son parcours, de la Fesci à Abidjan, en passant par l’exil ouest-africain.

Jeuneafrique.com par Mathieu Olivier

Côte d’Ivoire : Charles Blé Goudé inculpé pour « crimes de guerre » |

janvier 21, 2013
Charles Blé Goudé est inculpé pour 'crimes de guerre' par la justice ivoirienne. Charles Blé Goudé est inculpé pour « crimes de guerre » par la justice ivoirienne. © AFP

Charles Blé Goudé a été inculpé par la justice ivoirienne de « crimes de guerre », ce lundi 21 janvier. Arrêté le 17 janvier près d’Accra, au Ghana, le leader des Jeunes patriotes avait été transféré dès vendredi en Côte d’Ivoire.

Arrêté le 17 janvier près d’Accra (Ghana), puis transféré moins de 24 heures plus tard en Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé a été inculpé, lundi 21 janvier, par la justice de son pays de « crimes de guerre », a appris l’AFP de source officielle.

Selon un communiqué lu à la télévision publique RTI, « dans le cadre des procédures judiciaires ouvertes contre lui en Côte d’Ivoire », le leader des Jeunes patriotes « a été présenté ce matin [lundi] au juge d’instruction (…). Il lui est reproché notamment les faits suivants : crimes de guerre, assassinats, vols en réunion, dégradation et destruction de biens d’autrui. »

Charles Blé Goudé « a été inculpé et mis sous mandat de dépôt », ajoute le texte, sans préciser son lieu de détention.

Vendredi, c’est par un simple communiqué que les autorités ivoiriennes avaient officialisé son transfert du Ghana. « À l’occasion d’une opération policière conjointe de la Côte d’Ivoire et du Ghana, M. Charles Blé Goudé a été appréhendé, le jeudi 17 janvier 2013 », expliquait le texte. « Il est actuellement détenu en Côte d’Ivoire par les services de la police ivoirienne, dans le cadre de la poursuite des procédures judiciaires déjà ouvertes contre lui en Côte d’Ivoire. »

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : Michel Gbagbo porte plainte en France contre Guillaume Soro

juin 25, 2012

Michel Gbagbo a été détenu pendant un an en Côte d'Ivoire. Michel Gbagbo a été détenu pendant un an en Côte d’Ivoire. © D.R.

Le fils franco-ivoirien de Laurent Gbagbo, Michel, a déposé plainte via son avocate, lundi 25 juin, pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants » contre Guillaume Soro et neuf anciens « comzones ». La constitution de partie civile qui accompagne cette procédure entraîne la saisine automatique d’un juge d’instruction, sans passer par le Parquet.

Bis repetita. Alors que sa première plainte à Paris, en novembre 2011, n’avait pas convaincu le procureur de la République d’engager des poursuites, Michel Gbagbo récidive, mais désormais avec constitution de partie civile. Ce qui entraîne automatiquement la saisine d’un juge d’instruction et une procédure qui pourrait aboutir, enfin, à une mise en examen.

Adressée lundi au doyen des juges d’instruction de Paris par le fils de Laurent Gbagbo, cette plainte vise l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne et ancien Premier ministre, Guillaume Soro, de même que neuf commandants des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) pour « enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants ».

Enseignant et consultatnt

« Nous attendons de cette plainte qu’elle aboutisse à la désignation d’un juge d’instruction qui pourra mener tous les actes nécessaires visant à ce que les auteurs des faits dénoncés soient traduits devant les tribunaux », explique dans un communiqué Me Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo.

Me habiba Touré, l’avocate de Michel Gbagbo, en conférence de presse à La Haye, le 5 décembre 2011

© Robert Vos/AFP

Âgé de 42 ans, Michel Gbagbo possède la double nationalité franco-ivoirienne. Jusqu’à la chute de son père, il était enseignant et consultant pour un comité gouvernemental chargé d’organiser le retour des personnels de l’État dans les zones abandonnées pendant le conflit ivoirien en 2002.

« Prisonnier d’opinion »

Le 11 avril à Abidjan, il avait été arrêté avec son père après plus de quatre mois de crise et dix jours de combats intenses dans la capitale ivoirienne, avant d’être détenu à Bouna, dans le nord-est du pays, pendant environ un an. Après avoir été récemment hospitalisé à Abidjan, il a été entendu par la justice ivoirienne le 1er juin pour des accusations d’infractions économiques, dont le détournement de deniers publics. Fin mai, sa mère française, Jacqueline Chamois, avait affirmé qu’il était « un prisonnier d’opinion » et avait demandé un « rapatriement sanitaire » pour son fils « très éprouvé ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique: Demafouth inculpé d' »atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat »

février 24, 2012

Le chef de la principale ex-rébellion centrafricaine  Jean-Jacques Demafouth, incarcéré depuis le 6 janvier, a été inculpé d' »atteinte  à la sûreté intérieure de l’Etat » par un juge d’instruction, a annoncé à l’AFP  son avocat vendredi.

« Jean-Jacques Demafouth a été présenté à un juge d’instruction qui l’a  inculpé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat », a déclaré son avocat Me  Mathias-Barthélémy Morouba

Selon l’avocat, « cette inculpation a été faite en dehors du délai légal de  garde à vue.  Ce qui est une violation du droit, et pire encore il est toujours  détenu à la SRI (section recherches et investigations de la gendarmerie de  Bangui).

« Son frère, Ousmane Baboua qui venait lui rendre visite le 9 janvier 2012 et  qui a été arrêté et détenu à la SRI depuis cette date, a été libéré jeudi tout  simplement parce que son dossier est totalement vide », a-t-il ajouté.

Le chef de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD,  principale ancienne rébellion centrafricaine) Jean-Jacques Demafouth est en  détention depuis le 6 janvier, accusé de « déstabilisation du pays » en prenant  contact avec d’autres mouvements rebelles, ce qu’il nie.

« Selon ce qui m’est parvenu, Demafouth cherchait à déstabiliser le pays.   Pour une personne de son rang, vouloir couper l’ensemble des forces  politico-militaires pour reprendre la lutte – au nom de quoi, je ne sais – c’est  méchant » avait déclaré fin janvier le président centrafricain François Bozizé.

« On m’accuse de vouloir prendre la tête d’une fusion de trois autres  rébellions (. . . ) mais je n’ai rien à voir avec ça », avait déclaré à l’AFP M.   Demafouth, par ailleurs vice-président du Comité de pilotage du programme de  désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) joint au téléphone après son  arrestation.

Dans un communiqué publié le 27 janvier dernier, le Comité de pilotage se  montrait inquiet de voir compromettre » le processus de paix en cours.

Jeuneafrique.com avec AFP