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Les Mandela se disputent sur l’emplacement des tombes familiales

juillet 2, 2013

La famille de Nelson Mandela a continué de discuter lundi, par avocats interposés, de la localisation des tombes de trois enfants de l’ancien président sud-africain, toujours hospitalisé dans un état critique.

En 2011, Mandla Mandela, l’aîné des petit-fils du père de la Nation, avait transféré les corps de son père, son oncle et sa tante du cimetière de Qunu (sud), le village d’enfance de Nelson Mandela, vers le cimetière de Mvezo, son village natal situé à une trentaine de kilomètres.

Seize membres de la famille ont saisi en urgence jeudi le tribunal de Mthatha, la principale ville de la région, pour le forcer à rapatrier les corps à Qunu, où l’icône mondiale du pardon souhaite être enterré.

Lundi, les avocats des deux camps se sont retrouvés dans le palais de justice de Mthatha pour des discussions en privé, mais il n’y a pas eu d’audience devant un juge, a constaté une journaliste de l’AFP.

Une audience a été prévue pour mardi 11H00, a indiqué à la fin de la rencontre Me Sandla Sigadla, qui défend les 16 plaignants.

A cette occasion, Mandla Mandela « devrait présenter ses arguments et on décidera alors de la suite à donner », a-t-il ajouté.

Mandla Mandela, qui a le statut de chef traditionnel à Mvezo, a regretté dimanche que la querelle familiale ait été portée en justice ce qui, selon lui, risque de « décevoir profondément (son) grand-père et les ancêtres. « .

Il a également répété son intention de « faire tout ce qui est en son pouvoir pour (. . . ) faciliter le développement du village de Mvezo », une zone pauvre qui a jusqu’à présent peu profité de ses liens avec Mandela.

Les tombes au centre de la querelle sont celles de trois des quatre enfants que Nelson Mandela a eu avec sa première femme, Evelyn: Makaziwe morte en 1948 à l’âge de neuf mois, Thembekile, tué en 1969 à 24 ans dans un accident de la route (emprisonné, Mandela n’avait pas pu assister à l’enterrement) et de Magkatho – le père de Mandla – mort du sida en 2005 à 55 ans.

Lors d’un reportage réalisé en 2003, Nelson Mandela, filmé dans le cimetière de Qunu, exprimait le désir d’y être inhumé. « Ma famille est ici et je voudrais être enterré ici, chez moi », disait-il. Ses parents sont également enterré à Qunu.

La querelle autour des tombes a pris une acuité particulière depuis l’hospitalisation le 8 juin de l’ancien héros de la lutte contre l’apartheid. A près de 95 ans, il se trouve toujours dans « un état critique mais stable » à Pretoria, selon un communiqué publié lundi par la présidence sud-africaine.

Jeuneafrique.com avec AFP

Lionel Messi inculpé de fraude fiscale en Espagne

juin 20, 2013

L’attaquant argentin du FC Barcelone Lionel Messi et son père Jorge ont été inculpés de fraude fiscale, rapportent jeudi les médias espagnols.

Le magistrat espagnol qui les a mis en examen leur reproche d’avoir soustrait plus de quatre millions d’euros (5 millions de francs) au fisc entre 2007 et 2009, selon le quotidien El Pais.

Il n’a pas été possible d’obtenir de confirmation auprès du tribunal de Barcelone dans l’immédiat.

El Pais écrit que Messi, quadruple Ballon d’or, et son père comparaîtront le 17 septembre devant un juge.

Romandie.com avec (Sport Information / 20.06.2013 14h25)

Guatemala: Ríos Montt condamné à 80 ans de prison pour génocide et crimes de guerre

mai 10, 2013

 

CIUDAD DE GUATEMALA – L’ex-dictateur du Guatemala, Efraín Ríos Montt, âgé de 86 ans, a été condamné vendredi à une peine de 50 ans de prison pour génocide et à une autre de 30 ans pour crimes de guerre.

Les actes de José Efraín Ríos Montt relèvent de génocide (…) et la peine qui y correspond doit être appliquée, a déclaré la juge Jazmín Barrios lors de la lecture du verdict duquel l’accusé peut faire appel.

José Efraín Rios Montt est le premier président sud-américain a être condamné pour génocide.

Romandie.com avec (©AFP / 11 mai 2013 01h19)

Ethiopie: peines de prison confirmées en appel contre un blogueur et un opposant

mai 2, 2013

ADDIS ABEBA – La Cour suprême éthiopienne a confirmé jeudi en appel les peines de 18 ans de prison et de prison à vie prononcées contre un journaliste-blogueur, Eskinder Nega, et un opposant, Andualem Arage.

Les peines sont correctes, donc il n’y a pas de réduction de peine, a déclaré le juge Dagne Melaku.

Les deux hommes avaient été condamnés en première instance en juillet pour terrorisme et avaient fait appel aux côtés de cinq autres co-accusés dont quatre ont aussi vu leur peine confirmée. Un seul des co-accusés a vu sa peine réduite, de 25 à 16 ans.

L’appel n’a pas donné lieu à un nouveau procès en tant que tel. Les juges de la Cour suprême se sont simplement prononcés sur la base des documents et témoignages présentés en première instance.

Jeudi, ils ont maintenu la plupart des charges retenues contre les accusés : incitation au terrorisme, haute trahison et recrutement en vue d’une activité terroriste ou participation à cette activité terroriste ou à une organisation terroriste.

Ils ont abandonné une accusation : participation en tant que responsable à une organisation terroriste. Mais cela n’a eu aucun effet sur les peines de six des sept accusés.

MM. Eskinder et Andualem ont tous les deux dénoncé ce verdict en appel.

La vérité éclatera d’elle-même, ce n’est qu’une question de temps, a notamment déclaré M. Eskinder, estimant que la décision de la Cour suprême n’était bien sûr pas juste.

Son avocat, Abebe Guta, a de son côté indiqué que si son client était d’accord, il allait se pourvoir en cassation.

La condamnation en première instance avait donné lieu à de nombreuses condamnations à l’étranger, notamment des Etats-Unis. Le verdict en appel avait de son côté été plusieurs fois annoncé puis reporté ces derniers mois.

Eskinder Nega et Andualem Arage avaient été accusés d’appartenir au Ginbot7, un parti d’opposition basé aux Etats-Unis considéré comme terroriste par Addis Abeba. Ils avaient nié une telle appartenance.

Avant sa condamnation en juillet, M. Eskinder avait déjà été incarcéré à maintes reprises pour ses critiques contre le régime éthiopien. Il a reçu en 2012 le prix américain de la liberté d’écrire du PEN Club, qui récompense des écrivains persécutés pour le simple exercice de leur métier.

La loi anti-terroriste en vertu de laquelle les accusés ont été condamnés est très critiquée par les associations de défense des droits de l’homme, qui estiment que son caractère imprécis est utilisé par le pouvoir éthiopien pour étouffer la liberté d’expression et museler les opposants.

Jeudi, de nombreux proches des accusés et journalistes ont tenté d’assister à l’énoncé du verdict, mais beaucoup ont dû rester dehors, faute de place dans la salle d’audience.

Seuls quatre des sept accusés qui avaient fait appel étaient présents, vêtus de costumes et chaussés de sandales.

Romandie.com avec (©AFP / 02 mai 2013 13h05)

Rwanda : les introuvables révélations de Théogène Rudasingwa sur l’attentat du 6 avril 1994

avril 26, 2013
Théogène Rudasingwa. Théogène Rudasingwa. © AFP

Alors qu’un nouveau témoignage censé incriminer Paul Kagamé dans l’attentat du 6 avril 1994 apparaît fragile, « Jeune Afrique » dévoile le contenu de l’audition de l’opposant rwandais Théogène Rudasingwa par le juge Marc Trévidic, en avril 2012.

La réaction ne s’est pas fait attendre. Moins de quinze jours après la diffusion par Canal+ d’une enquête qui déconstruit méthodiquement la thèse du juge Jean-Louis Bruguière attribuant au Front patriotique rwandais (FPR, à l’époque mouvement politico-militaire essentiellement tutsi) la responsabilité de l’attentat du 6 avril 1994, un transfuge de l’ex-rébellion sort du bois pour tenter de la ressusciter.

>> À lire sur le même sujet : « Génocide rwandais : le documentaire qui accuse le juge Bruguière »

Selon l’hebdomadaire Marianne, Jean-Marie Micombero affirme que «  ce sont bien ses anciens compagnons du FPR qui sont à l’origine de l’attentat  » contre l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana, « mais aussi du meurtre de trois Français, deux jours plus tard [les gendarmes Jean-Paul Maïer et Alain Didot et l’épouse du second, Gilda Didot, NDLR] ». Micombero, écrit Marianne, appartenait à l’époque à « une petite section chargée du renseignement et dépendant directement du high command de Kagamé », ce qui lui aurait permis de disposer d’informations de première main sur ces deux épisodes jamais élucidés.

L’hebdomadaire omet toutefois de préciser que le pedigree de ce témoin-miracle incite à prendre son témoignage avec prudence. Condamné en 2007 par une cour militaire rwandaise pour  falsification de documents –  peine ramenée à un an de prison en appel, l’homme ayant plaidé coupable  –, il s’est installé en Belgique il y a deux ans et a rejoint le Congrès national rwandais (CNR) de Théogène Rudasingwa, l’un des principaux mouvements de l’opposition en exil. Selon des sources au sein de l’armée rwandaise, Micombero, qui n’était qu’un simple sergent en 1994, n’a jamais appartenu à une unité de renseignement et ne pouvait, vu son grade, avoir accès aux communications stratégiques du haut commandement.

Une audition vide de révélations

Son témoignage n’est pas sans rappeler celui de son camarade de parti, Théogène Rudasingwa. Fin 2011, cet ancien secrétaire général du FPR avait claironné sur sa page Facebook qu’il détenait des éléments accablants démontrant la responsabilité dans l’attentat de Paul Kagamé. Le 20 avril 2012, Rudasingwa était entendu à Paris par le juge Marc Trévidic. Le procès-verbal de son audition, que Jeune Afrique a pu consulter via l’un des Rwandais mis en examen, offre une illustration saisissante des témoignages à géométrie variable qui se sont accumulés dans ce dossier. Face au magistrat antiterroriste, loin des révélations accablantes promises aux médias, Rudasingwa n’apportait en effet aucun élément sérieux susceptible de faire progresser l’enquête.

Lorsque Marc Trévidic lui demande de quelles informations il dispose pour attribuer ce crime à son ancien mentor, Rudasingwa se borne à évoquer une confidence que lui aurait faite l’actuel président rwandais lors d’un tête-à-tête. « Paul Kagamé m’a dit [en juillet 1994] qu’il avait décidé l’attentat parce qu’il savait qu’Arusha [les accords de paix signés en août 1993 dans cette ville tanzanienne, NDLR] n’allait pas marcher. Il m’a dit qu’il avait pensé que si on supprimait la tête du régime, le régime tomberait. » Pour le reste, l’ancien cadre du FPR affirme avoir obtenu des informations par des officiers qu’il se refuse à nommer, invoquant des craintes pour leur sécurité.

« Je ne sais pas »

Quand le juge d’instruction cherche à savoir « quels éléments sur l’attentat » ces personnes lui auraient confiées, Rudasingwa botte en touche : « Je préfère que ces témoins donnent leur version ». Qui, à part Paul Kagamé, était informé du projet d’attentat, l’interroge le magistrat ? « Je ne sais pas. » Quant au fameux « commando network » qui aurait été chargé des basses œuvres – dont l’attentat – au sein du FPR, Rudasingwa indique à Marc Trévidic n’en avoir jamais « entendu parler ». Connaît-il l’identité des membres du commando ? « Je n’ai pas mémorisé ces noms », se justifie le témoin-miracle, de moins en moins loquace. Que sait-il de la formation des tireurs ? « Cela n’est pas une information qui m’a été donnée. » « Savez-vous comment ont été choisis les tireurs ? », relance le juge. « Je ne sais pas », admet Rudasingwa. Confirme-t-il la tenue de réunions préparatoires à l’attentat ? « Je ne pense pas qu’une telle réunion ait eu lieu. »

Au passage, Théogène Rudasingwa décrédibilise implicitement le témoignage des seuls transfuges du juge Bruguière à ne s’être pas rétractés jusque-là, les qualifiant d’« officiers subalternes qui n’auraient pas été en mesure de savoir les projets de Kagamé ». Et lorsque le juge Trévidic déroule les noms des différents officiers du FPR incriminés par les témoins à charge qui l’ont précédé dans la procédure, Théogène Rudasingwa les exonère quasiment tous, avant de conclure son audition par ces mots : « Mon intérêt principal, c’est de commencer à dire la vérité. J’ai été l’un des principaux artisans du mensonge consistant à accuser les Hutus extrémistes ».

Deux mois plus tard, apparemment peu convaincu par les révélations de Théogène Rudasingwa, le juge Trévidic faisait procéder à une perquisition chez l’ex-gendarme français Paul Barril, allié indéfectible des « Hutus extrémistes » avant, pendant comme après le génocide.

Jeuneafrique.com par Mehdi Ba

Nabilla a fait de la prison, les preuves publiées

avril 25, 2013

Son démenti démonté 

 
Nabilla a fait de la prison, les preuves publiéesNabilla a fait de la prison, les preuves publiéesNabilla a fait de la prison, les preuves publiéesNabilla a fait de la prison, les preuves publiées

Nabilla a démenti avoir fait de la prison. VSD publie pourtant aujourd’hui les preuves de son inculpation dans une affaire d’escroquerie qui l’a menée derrière les barreaux.

« Tout cela n’a aucun sens ! Je ne sais pas d’où viennent ces informations, je n’ai jamais fait de prison ! J’ai simplement été témoin dans une affaire. » Le 12 avril dernier, Nabilla s’insurgeait sur le site de Jean-Marc Morandini contre des informations publiées par le Point. L’hebdomadaire révélait que la jeune femme avait été impliquée dans une escroquerie qui lui avait valu une peine de prison. Le démenti de la starlette des Anges de la téléréalité se heurte aujourd’hui aux preuves publiées par VSD.

L’hebdomadaire s’est procuré des documents qui lui ont permis de retracer l’affaire dans laquelle a trempé Nabilla, une escroquerie qui l’a bel et bien conduite derrière les barreaux. Février 2009, un juge d’instruction ouvre une enquête sur « la Zaïre Connection ». Derrière ce nom, deux Zaïrois qui ont mis au point une combine pour voler de l’argent. Après avoir dérobé des ordres de paiement à des particuliers, il les falsifient et les réexpédient aux banques. L’argent est alors viré sur plusieurs comptes que des complices vont consciencieusement vider en retirant du cash au guichet. C’est là qu’intervient Nabilla.

Les enquêteurs l’identifient comme la jeune femme de 17 ans qui a ouvert sous un faux nom trois comptes dans différentes banques pour procéder aux retraits délictueux. En juillet 2009, les policiers la cueillent à l’aéroport de Genève alors qu’elle s’apprête à partir en vacances avec une amie. Dans les bureaux de la police judiciaire de Genève, Nabilla se met à table et reconnaît sa participation à l’arnaque de « la Zaïre Connection ». La jeune femme se défend toutefois en affirmant qu’elle a été manipulée, une version démentie par ses complices. Le 16 juillet 2009, Nabilla est incarcérée : elle passera un mois en prison. Joints par VSD, ni l’avocat de Nabilla ni son attaché de presse n’ont souhaité réagir…

Voici.fr par C.G

La justice pakistanaise exige l’arrestation de Pervez Musharraf

avril 18, 2013
Pervez Musharraf le 15 avril à Islamabad.

Pervez Musharraf le 15 avril à Islamabad. (Photo Aamir Qureshi. AFP)

 

L’ex-président, poursuivi pour le renvoi de juges lorsqu’il était au pouvoir, a néanmoins réussi à quitter le tribunal, escorté par ses gardes du corps. Il compte faire appel.

La justice pakistanaise a ordonné jeudi l’arrestation de l’ex-président Pervez Musharraf pour le renvoi de juges à l’époque où il était au pouvoir, mais ce dernier s’est éclipsé de l’audience sous la protection de ses gardes du corps.

Le «Général Musharraf», au pouvoir de son coup d’Etat en 1999 à sa démission en 2008 et rentré récemment d’exil dans l’espoir de participer aux élections générales du 11 mai prochain, s’était présenté jeudi tôt en matinée à une audience pour la prolongation de sa liberté sous caution dans l’affaire du renvoi de juges.

Mais ce qui ne devait être qu’une formalité administrative a pris des allures de thriller politico-judiciaire. «Nous pensions donc que la liberté sous caution allait être prolongée sans problème, mais à notre grande surprise le juge a rejeté la prolongation et ordonné l’arrestation (de Musharraf)», a dit Muhammad Amjad, un porte-parole de la formation de l’ancien président. Le général à la retraite a immédiatement quitté le tribunal après la décision du juge, sous la protection de ses gardes du corps, pour s’enfuir dans son 4×4 noir devant des policiers ahuris.

«Le comportement du général Musharraf montre son dédain de la procédure légale et indique qu’à titre d’ancien chef de l’armée et dictateur il pense être en mesure d’échapper à sa responsabilité concernant ses abus», a réagi Ali Dayan Hasan, directeur pour le Pakistan de l’organisation Human Rights Watch.

Peu après la fuite spectaculaire de l’ancien dirigeant, une dizaine de ses partisans dénonçaient la décision du tribunal devant sa résidence en banlieue de la capitale Islamabad. «Nous n’acceptons pas cette décision», «c’est de l’injustice», «longue vie à Musharraf», scandaient ses supporters, alors qu’un commando de la police protégeait l’entrée principale de la villa.

«Pervez Musharraf est calme et confiant. Nous allons interjeter appel dès aujourd’hui à la Cour suprême. Si cette instance rejette notre appel, alors nous respecterons la loi», a dit M. Amjad. «Si une arrestation est nécessaire, les autorités pourraient alors déclarer la villa (de Musharraf) comme une sous-prison», a-t-il ajouté. En clair, l’ancien président pourrait être en résidence surveillée.

Privé de participation aux législatives

Outre l’affaire des juges, Pervez Musharraf est mis en cause pour les meurtres du chef indépendantiste de la province du Baloutchistan (sud-ouest) Akbar Bugti et de l’ancienne Première ministre Benazir Bhutto.

Des avocats pakistanais tentent aussi de convaincre la Cour suprême de juger l’ancien président pour «haute trahison» pour avoir imposé l’état d’urgence alors qu’il régnait sur la seule puissance musulmane dotée de l’arme nucléaire.

Interrogé plus tôt cette semaine à savoir s’il était prêt à purger une peine de prison en cas de condamnation dans l’une de ces affaires, Pervez Musharraf avait répondu : «Si c’est la sentence, alors je suis prêt à y aller» (en prison).

L’ex-président Musharraf est aujourd’hui le chef de l’APML (All Pakistan Muslim League), un petit parti créé en exil qui prône un redressement de l’économie pakistanaise et le renforcement des capacités de l’armée afin d’affaiblir les talibans qui multiplient les attentats dans le pays.

Le général à la retraite âgé de 69 ans avait quitté fin mars sa luxueuse résidence de Dubaï afin de rentrer au Pakistan pour participer aux élections législatives de mai, un test démocratique crucial dans un pays abonné aux coups d’Etat. Mais un tribunal pakistanais a exclu cette semaine la candidature de Musharraf à ce scrutin.

Liberation.fr avec AFP

RDC – CPI : Bosco Ntaganda veut plaider « non coupable »

mars 26, 2013
Bosco Ntaganda à la CPI, le 26 mars. Bosco Ntaganda à la CPI, le 26 mars. © AFP

Le chef rebelle et ancien général de l’armée congolaise Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator », a été présenté, mardi 26 mars, devant la Cour pénale internationale (CPI) pour une comparution préliminaire. L’audience de confirmation des charges a été fixée au 23 septembre.

On connaissait Bosco Ntaganda en treillis lorsqu’il était chef rebelle, avec son uniforme de l’armée congolaise lorsqu’il en était général. Mardi 26 mars, c’est dans un costume sombre, veste noire et cravate bleu foncé qu’il s’est présenté devant la Cour pénale internationale, visiblement moins à l’aise que dans les forêts de l’est de la RDC.

Au cours de cette courte apparition (moins d’une heure), il a demandé à être jugé en kinyarwanda, sa langue maternelle qu’il maîtrise mieux que l’anglais ou le français, et a décliné son identité. Il a dit être né le 5 novembre 1973 et être de nationalité congolaise (une information reprise à son compte par la Cour dans un communiqué).

Son audience de confirmation des charges a été fixée au 23 septembre prochain. La cour lui a lu les dix chefs d’accusations retenus contre lui, dont enrôlement d’enfants de moins de 15 ans, meurtre, viol et esclavage sexuel, pillage ou encore attaque contre des civils, tous commis dans la région congolaise de l’Ituri entre 2002 et 2003.

Détention provisoire ?

Bosco Ntaganda a confirmé en avoir été informé et a immédiatement ajouté son intention de plaider « non coupable ». La juge Ekaterina Trendafilova a interrompu son explication, expliquant qu’il ne s’agissait que d’une audience préliminaire et qu’il aurait d’autres opportunités de s’exprimer ultérieurement. Son avocat, Maître Hassane Bel Lakhdar, a d’ores et déjà annoncé son intention de réclamer la remise en détention provisoire de son client lors d’une prochaine audience.

Bosco Ntaganda est soupçonné d’avoir été le chef adjoint de l’état-major général des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la branche armée de l’Union des patriotes congolais (UPC), une rébellion qui opérait en Ituri. En 2012, son chef Thomas Lubanga, a été condamné à 14 ans de prison pour des faits commis sur le même territoire et à la même période.

>> Voir aussi la carte des milices armées qui pullulent dans l’est de la RDC

Recherché par la CPI depuis 2006, Bosco Ntaganda s’est rendu volontairement à l’ambassade des États-Unis au matin du 18 mars. Selon Washington, il a lui-même demandé à être remis à la CPI, ce qui fut chose faite, avec l’aide du Rwanda, le 22 mars dernier.

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Jeuneafrique.com Par Pierre Boisselet 

Zambie : l’ancien président Rupiah Banda inculpé d’abus de pouvoir

mars 25, 2013

L'ancien président zambien Rupiah Banda à Lusaka, le 19 mars 2013. L’ancien président zambien Rupiah Banda à Lusaka, le 19 mars 2013. © AFP

L’ancien président zambien Rupiah Banda, au pouvoir de 2008 à 2011, a été brièvement interpellé lundi 25 mars et officiellement inculpé d’abus de pouvoir. Il est convoqué mardi devant un tribunal de Lusaka.

L’ex-chef d’État zambien Rupiah Banda, 76 ans, a été interpellé par la police, lundi 25 mars. Inculpé d’abus de pouvoir dans la foulée, il a été remis immédiatement en liberté sous caution et aura à comparaître devant un juge, mardi, à Lusaka.

« L’ancien président a été officiellement inculpé et arrêté en lien avec des commandes de pétrole brut qui n’ont pas profité au pays », a déclaré Namukolo Kasumpa, une porte-parole de l’unité d’enquête spéciale de la police chargée du dossier.

Il y a dix jours, le Parlement zambien avait levé l’immunité présidentielle de Rupiah Banda, qui avait ensuite été entendu longuement par une commission d’enquête gouvernementale. L’ancien président zambien est soupçonné d’avoir détourné d’importantes sommes d’argent public en lien avec une compagnie pétrolière nigériane, des faits qualifiés de corruption, blanchiment d’argent et fraude.

Lui-même se plaint d’être persécuté par son successeur Michael Sata, vainqueur des élections de septembre 2011 et qui avait annoncé un grand ménage anti-corruption.

« Espèce menacée »

Rupiah Banda, qui s’attend à ce que l’affaire soit longue, avait lancé lundi dernier un appel au calme à ses partisans. « Je suis une espèce menacée », a-t-il plaisanté lundi, visiblement fatigué à sa sortie du bureau des enquêteurs après trois heures d’interrogatoire. « Évidemment je préférerais être assis chez moi mais je dois en passer par là », a-t-il ajouté.

De son côté, son avocat a critiqué le caractère « extrêmement vague » des poursuites. « Notre seule défense est la vérité », a déclaré Me Sakwiba Sikota. « Nous verrons quel genre de témoins ils vont amener mais nous savons qu’il est innocent », a poursuivi le conseil de Rupiah Banda.

De nombreuses personnalités d’opposition ont été arrêtées pour diverses infractions ces derniers mois en Zambie, notamment dans le cadre de la campagne anti-corruption du président Sata.

Jeuneafrique.com avec AFP

Un New-Yorkais innocenté d’un meurtre libéré après 23 ans de prison

mars 21, 2013

 

Un New-Yorkais condamné en 1991 pour le meurtre d’un rabbin, a été libéré jeudi après 23 ans passés derrière les barreaux, après que de nouvelles preuves l’ont disculpé. Il a toujours clamé son innocence.

L’homme avait écopé de 37 ans de prison après avoir été déclaré coupable du meurtre d’un rabbin juif orthodoxe lors d’un cambriolage raté en février 1990.

Le bureau du procureur de Brooklyn a expliqué qu’une enquête interne avait amené à découvrir une preuve qui n’avait pas été examinée au moment du procès. Celle-ci a permis d’innocenter le condamné.

« Bouleversé »

Après avoir été remis en liberté formellement par une juge, l’homme, aujourd’hui âgé de 58 ans, a déclaré aux journalistes qu’il était bouleversé. « Comme je l’ai toujours dit depuis le début, je n’ai rien à voir avec cette affaire », a-t-il ajouté.

Selon le « New York Times », un homme mort dans un accident de voiture alors qu’il était poursuivi par la police en avril 1990, cocaïnomane et habitué des braquages, était probablement le réel meurtrier.

Romandie.com