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La Suède renonce aux poursuites contre Julian Assange pour viol

mai 19, 2017

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié à l’ambassade d’Equateur, le 5 février 2016 à Londres / © AFP/Archives / BEN STANSALL

Il criait au complot: la justice suédoise a classé vendredi l’enquête pour viol visant Julian Assange, qui devra pourtant patienter avant de sortir de l’ambassade d’Equateur à Londres où il s’est réfugié en 2012.

Si le mandat d’arrêt européen est levé, la police britannique a prévenu qu’elle serait « obligée » d’arrêter Julian Assange s’il sortait de l’ambassade, au motif qu’il avait enfreint en 2012 les conditions de sa liberté sous caution au Royaume-Uni.

Pour ce qui concerne le volet suédois, « l’affaire Assange » se conclut sur un fiasco judiciaire et valide la stratégie de l’obstruction systématique mise en oeuvre par ses nombreux avocats pour lui éviter de comparaître devant un tribunal.

À trois ans de la prescription, la procureure suédoise Marianne Ny a donc annoncé avoir classé l’enquête et requis la levée du mandat d’arrêt européen que Julian Assange tentait de faire annuler depuis 2010.

« Toutes les possibilités de faire avancer l’enquête ont été épuisées (…) et il n’apparaît plus proportionné de maintenir la demande de placement en détention provisoire par défaut de Julian Assange ni le mandat d’arrêt européen », a-t-elle fait valoir.

L’abandon des poursuites « ne résulte pas d’un examen complet des éléments de preuve » et la justice suédoise « ne se prononce pas sur la question de la culpabilité », a remarqué la procureure.

Génie persécuté pour les uns, manipulateur paranoïaque pour les autres, Julian Assange a toujours récusé les accusations de viol. Sauf coup de théâtre, il restera à jamais présumé innocent.

Victoire totale

Malgré son soulagement manifeste, l’Australien a lancé sur Twitter qu’il « n’oublie pas et ne pardonne pas » d’avoir été « détenu pendant sept ans », dont cinq dans des conditions spartiates à l’ambassade d’Équateur à Londres.

« Détenu pendant sept ans sans charges pendant que mes enfants grandissaient et que mon nom était traîné dans la boue. Je ne pardonne pas et n’oublie pas », a-t-il tweeté.

Julian Assange dénonce une manœuvre pour le faire extrader vers les Etats-Unis, où il risque d’être poursuivi pour la publication de documents militaires et diplomatiques confidentiels.

L’administration de Donald Trump a affirmé en avril que son arrestation était une « priorité » et selon des médias locaux, les États-Unis sont en train de monter un dossier d’accusation.

En février 2016 déjà, un groupe de travail de l’ONU critiquait la lenteur de l’enquête et appelait la Suède et le Royaume-Uni à indemniser l’ex-hacker pour « détention arbitraire ».

« C’est une victoire totale pour Julian Assange », s’est pour sa part réjoui son avocat suédois, Per Samuelsson. Son client, a-t-il indiqué à l’AFP, souhaite recevoir l’asile en Equateur. « C’est le seul endroit où il est en sécurité ».

Quito a salué la décision de la justice suédoise et appelé le Royaume-Uni à laisser Julian Assange quitter son territoire sans être inquiété.

« Le mandat d’arrêt européen n’est plus valide. Le Royaume-Uni doit fournir une sortie sûre à M. Julian Assange », a affirmé sur Twitter le ministre équatorien des Affaires étrangères, Guillaume Long.

Prescription

Mais la menace d’une arrestation a tempéré les ardeurs de son entourage. « La Grande-Bretagne annonce qu’elle arrêtera Assange quoi qu’il arrive et refuse de confirmer ou de démentir qu’elle a déjà reçu une demande d’extradition des Etats-Unis », a tweeté WikiLeaks.

A Stockholm, l’accusatrice de l’Australien, « choquée », a dénoncé un « scandale » et maintenu sa version.

« Aucune décision pour classer l’affaire ne peut changer le fait qu’Assange a commis sur elle un viol », a déclaré son avocate, Elisabeth Fritz, dans un mail à l’AFP.

Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, elle a porté plainte le 20 août 2010 contre Julian Assange, qu’elle avait rencontré au cours d’une conférence de WikiLeaks à Stockholm quelques jours auparavant. Elle l’accuse d’avoir engagé un rapport sexuel non protégé pendant qu’elle dormait dans la nuit du 16 au 17 août.

Julian Assange soutient qu’elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif. C’est ce qu’il a redit à un procureur équatorien, en présence d’une magistrate suédoise, lors de son audition à l’ambassade d’Equateur en novembre.

Cet interrogatoire, négocié des mois durant par les deux parties, n’aura finalement pas changé la donne.

L’instruction suédoise, notamment retardée par le refus de M. Assange d’être entendu en Suède, aura pris près de sept ans. La plainte d’une autre jeune Suédoise pour une agression sexuelle à la même époque à Stockholm a été frappée par la prescription en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mai 2017 16h27)                

WikiLeaks : Assange accuse la CIA d' »incompétence dévastatrice »

mars 9, 2017

Londres – Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a accusé jeudi la CIA d' »incompétence dévastatrice » pour avoir stocké des programmes de cyberespionnage dans un seul et même « endroit », après les révélations faites mardi par son organisation.

« C’est un acte d’incompétence dévastatrice d’avoir créé un tel arsenal et de l’avoir conservé au même endroit », a déclaré M. Assange au cours d’une conférence de presse retransmise par vidéo, de l’ambassade d’Equateur à Londres où il est réfugié depuis 2012.

Julian Assange a dit que WikiLeaks allait « travailler » avec les fabricants d’appareils électroniques, après ses révélations sur un programme de piratage de la CIA permettant notamment de transformer un téléviseur ou un smartphone en appareil d’écoute.

« Nous avons décidé de travailler avec eux pour leur donner un accès exclusif à des détails techniques supplémentaires en notre possession afin que des corrections puissent être apportées », a dit M. Assange.

Des documents diffusés par son site internet, et que la CIA n’a pas authentifiés, montrent que l’agence de renseignement a créé plus de mille programmes malveillants, virus, cheval de Troie et autres logiciels.

Ces programmes ont pris pour cible des iPhone, des systèmes fonctionnant sous Android (Google) -qui serait toujours utilisé par Donald Trump-, le populaire Microsoft ou encore les télévisions connectées de Samsung, pour les transformer en appareils d’écoute à l’insu de leurs utilisateurs, affirme WikiLeaks.

Conscients du risque encouru en termes d’image, de grands groupes technologiques ont réagi depuis mardi aux dernières révélations de WikiLeaks. Apple a notamment assuré mercredi que « nombre » des brèches relevées dans ses appareils avaient déjà été colmatées dans la dernière version de son système d’exploitation iOS, qui fait fonctionner l’iPhone et la tablette iPad.

« La CIA a été très imprudente en créant ces programmes. Est-ce que des cybercriminels les ont déjà récupérés ? Est-ce que des agences de renseignement étrangères les possèdent ? Il est parfaitement possible que nombre de gens les aient désormais », a déclaré M. Assange.

« Il est impossible de garder le contrôle d’armes de cyberespionnage… Si vous les construisez, vous finirez par les perdre », a-t-il ajouté, précisant que WikiLeaks avait encore « beaucoup d’informations » sur les méthodes de la CIA.

En réponse à ces fuites, cette agence de renseignement a accusé mercredi WikiLeaks d’aider les adversaires des Etats-Unis, affirmant que de telles révélations « altèrent la capacité de la communauté du renseignement à protéger l’Amérique des terroristes et autres adversaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2017 17h28)             

Julian Assange interrogé à l’ambassade d’Equateur à Londres

novembre 14, 2016

Julian Assange a été interrogé pendant quatre heures lundi à l’ambassade d’Equateur à Londres par la procureure générale de Suède Ingrid Isgren. Elle est chargée d’une enquête pour un viol que le fondateur de WikiLeaks aurait commis en 2010.

La représentante du parquet suédois a posé ses questions au militant australien, âgé de 45 ans, par l’intermédiaire d’un procureur équatorien.

Le résultat de cet interrogatoire sera transmis à la Suède, qui décidera ou non de poursuivre son enquête.

Les autorités suédoises souhaitaient interroger Julian Assange sur les accusations d’une jeune femme, qui dit avoir subi en 2010 une relation sexuelle non protégée avec lui alors qu’elle était endormie. M. Assange nie les faits.

La loi suédoise, modifiée en 2005, qualifie de viol tout rapport sexuel conduit avec une personne inconsciente.

Retraite forcée
Une cour d’appel suédoise a décidé en septembre de prolonger le mandat d’arrêt lancé contre M. Assange, qui vit à l’ambassade d’Equateur à Londres depuis plus de quatre années. Cette retraite forcée est le moyen d’éviter une extradition vers la Suède.

M. Assange avait demandé l’annulation de ce mandat après qu’une commission de l’ONU a estimé en février que son séjour dans la résidence consulaire équivalait à une détention arbitraire pour laquelle il méritait des dédommagements.

Même si la justice suédoise classait l’affaire sans suite et abandonnait les charges retenues contre lui, M. Assange pourrait être arrêté par les autorités britanniques pour infraction aux conditions de sa mise en liberté sous caution.

Extradition redoutée
M. Assange redoute avant tout une extradition vers les Etats-Unis après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels diplomatiques et militaires américains sur le site WikiLeaks en 2010.

Pendant la campagne de la présidentielle américaine, WikiLeaks a publié des milliers de messages piratés de proches d’Hillary Clinton. Cela a conduit John Podesta, le chef de l’équipe de campagne de la candidate démocrate, à accuser M. Assange de faire le jeu du candidat républicain et désormais président élu Donald Trump.

Une pétition, signée lundi par près de 18’000 personnes, appelait Donald Trump à accorder « un pardon présidentiel » à M. Assange pour l’exonérer de toute poursuite aux Etats-Unis. Une pétition similaire avait été adressée au président américain sortant Barack Obama, sans succès.

Romandie.com avec(ats / 14.11.2016 18h06)

La Suède refuse une permission de sortie à Assange pour un enterrement

octobre 28, 2016

Stockholm – Le parquet suédois a annoncé vendredi avoir refusé au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, une suspension de son mandat d’arrêt européen pour lui permettre de quitter l’ambassade d’Équateur à Londres et assister à un enterrement.

Julian Assange a réclamé au parquet suédois que l’ordre de le placer en détention provisoire et le mandat d’arrêt européen soient suspendus pour qu’il puisse se rendre à un enterrement, ont écrit les magistrats dans un communiqué.

Le procureur a rejeté la demande en l’absence de texte dans la loi suédoise pour attribuer une permission de sortie, ou faire par quelque autre moyen que ce soit une exception à une décision de justice sur une incarcération ou à l’émission d’un mandat d’arrêt européen, ont-ils ajouté.

L’Australien de 45 ans est poursuivi en Suède pour viol, après la plainte d’une jeune femme sur des faits remontant à août 2010. Il clame son innocence et dénonce une manœuvre dans le but de le faire extrader vers les États-Unis en raison de son activité militante.

La Suède, après lui avoir permis de quitter le territoire cet été-là, a ensuite tenté de l’arrêter. Une fois épuisé tous les recours, il était entré dans l’ambassade équatorienne en juin 2012 pour y demander l’asile, et n’a pas pu quitter ces lieux depuis.

WikiLeaks a indiqué que M. Assange souhaitait assister aux funérailles lundi à Londres de Gavin MacFadyen, journaliste américain de 76 ans que l’Australien qualifie d’ami proche et mentor.

Cela me brise le cœur que cette responsable ait rejeté ma demande, a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de l’organisation, précisant qu’il avait proposé de s’y rendre sous escorte policière puis de revenir immédiatement à l’ambassade.

Il a ajouté avoir demandé à ses avocats de faire appel de la décision, après l’avoir apprise via le communiqué du parquet.

La procédure pour viol doit se poursuivre avec une audition lors de laquelle un procureur équatorien doit poser des questions suggérées par les enquêteurs suédois. La date de cet interrogatoire n’a pas été déterminée.

Romandie.com avec(©AFP / 28 octobre 2016 16h17)

Elections américaines : que révèlent les courriels d’Hillary Clinton dévoilés par WikiLeaks ?

octobre 17, 2016

L’équipe de campagne de la candidate ne conteste pas l’authenticité de ces documents mais accuse le gouvernement russe d’être responsable de ces fuites et WikiLeaks d’aider Donald Trump.

Pour ses dix ans d’existence, WikiLeaks a promis de nouvelles révélations avant l’élection présidentielle américaine, en diffusant quasi quotidiennement des documents dérobés sur le compte e-mail du directeur de campagne d’Hillary Clinton, John Podesta.

« Tous les documents relatifs aux élections américaines sortiront avant le 8 novembre », a promis Julian Assange le 4 octobre, lors d’une conférence de presse à Berlin à laquelle il participait par vidéo.

Qu’apprend-on à travers ces courriels ?

Dimanche 16 octobre, les e-mails publiés concernaient la manière de gagner le vote des Afro-Américains. La veille, ce sont des discours d’Hillary Clinton rémunérés par la banque Goldman Sachs, en 2013 et 2014, qui ont été dévoilés. Ces derniers illustrent l’étroitesse des liens entre l’ancienne secrétaire d’Etat et Lloyd Blankfein, le patron de la banque d’investissement.

Dans un discours prononcé en octobre 2013 pour Goldman Sachs – après qu’elle a quitté son poste de secrétaire d’Etat et avant son entrée dans la campagne présidentielle –, Mme Clinton suggère que des actions doivent être menées afin de maîtriser les abus de Wall Street :

« Il y avait aussi une nécessité d’agir pour des raisons politiques. Si vous êtes un élu du Congrès, que des personnes dans votre circonscription perdent leur emploi et que partout dans la presse il se dit que c’est la faute de Wall Street, vous ne pouvez pas rester assis et ne rien faire. »

Selon le New York Times (qui soutient la candidate démocrate), Mme Clinton se montre aussi adepte de la « realpolitik » et des « actions clandestines menées par les Etats-Unis ». A propos du conflit en Syrie, elle propose d’armer secrètement les rebelles et de contrer la Russie qui soutient le régime de Bachar Al-Assad.

Elle affirme que Washington ne peut accepter que la Corée du Nord développe un missile balistique intercontinental capable de transporter une ogive miniaturisée. Ce missile, dit-elle, pourrait non seulement menacer le Japon et la Corée du Sud, mais également Hawaï et la côte ouest des Etats-Unis.

« Nous allons entourer la Chine de missiles de défense. Nous allons renforcer notre flotte dans la région (…). Allez, la Chine. Ou vous les contrôlez, ou nous allons devoir nous défendre contre eux. »

Hillary Clinton souligne qu’elle considère le numéro un chinois, Xi Jinping, comme « plus expérimenté » que son prédécesseur, Hu Jintao. Elle déclare aussi avoir fait savoir au gouvernement chinois que les Etats-Unis ont autant le droit de revendiquer une position dans le Pacifique que la Chine, parce que la zone a été libérée par les Etats-Unis lors de la seconde guerre mondiale.

Ces e-mails sont-ils authentiques ?

L’équipe de campagne de Mme Clinton ne conteste pas l’authenticité de ces documents. Elle accuse le gouvernement russe d’être responsable de ces fuites – un point de vue partagé par le gouvernement américain – et WikiLeaks d’aider Donald Trump dans la course à la Maison Blanche. « La seule chose qui est absente des messages diffusés par WikiLeaks est Hillary Clinton », écrit pour sa part le Wall Street Journal (le journal n’a pas appelé à voter pour l’un des deux candidats, même si l’une des membres de son comité éditorial s’est prononcée en faveur de la démocrate).

Dans le même esprit, un éditorialiste du Los Angeles Times (qui soutient la candidature d’Hillary Clinton), note que les documents divulgués par WikiLeaks n’offrent aucune révélation majeure sur la candidate ou sur ses pratiques : « Hillary Clinton telle qu’elle apparaît dans ces pages est la même que celle que vous aimez, tolérez ou détestez. »

Ces révélations bénéficient-elles à Donald Trump ?

Empêtré dans une série de polémiques – propos obscènes sur les femmes, accusations concernant les déroulements des élections –, le milliardaire essaie d’utiliser, en vain pour l’instant, ces courriels volés.

Mike Pence, le colistier de Donald Trump pour le ticket républicain, voit l’œuvre de la Russie dans les récents piratages informatiques en rapport avec l’élection du 8 novembre, contredisant le magnat de l’immobilier, qui dit douter de l’implication de Moscou.

Lemonde.fr avec AFP et Reuters

Assange, ému, crie victoire au balcon de l’ambassade d’Équateur à Londres

février 5, 2016

Londres – Victoire!, a déclaré Julian Assange, ému, en apparaissant vendredi après-midi au balcon de l’ambassade d’Équateur à Londres, après la décision d’un comité de l’ONU qui a appelé à mettre fin à sa détention arbitraire.

Comme c’est bon! C’est une victoire indéniable. C’est une victoire d’une importance historique, a déclaré le fondateur de WikiLeaks, s’adressant à un petit groupe de sympathisants rassemblés devant l’ambassade.

Évoquant ses enfants, il a ajouté: Il est temps qu’ils retrouvent leur père. Cela arrivera, d’une manière ou d’une autre.

Je suis coriace, a-t-il dit. Toutefois, de quel droit ce gouvernement (britannique, ndlr) et les gouvernements américain et suédois refusent-ils à mes enfants le droit de voir leur père depuis cinq ans’, a-t-il dit, estimant faire l’objet d’une détention illégale, immorale et injuste.

Je veux remercier les Nations unies, a également dit Assange en brandissant une copie de la décision rendue par le comité de l’ONU, qui appelle les autorités suédoises et britanniques à mettre fin à sa détention et à respecter le droit du fondateur de WikiLeaks à être indemnisé.

Julian Assange, 44 ans, n’est apparu qu’à de très rares reprises au balcon de l’ambassade où il s’est réfugié en 2012 pour demander l’asile politique.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2016 17h41)

Hollande : « Très faible » et « victime de l’espionnage américain », selon Assange

février 5, 2016

Le fondateur de WikiLeaks juge que le président français est « apparu très faible » en refusant sa demande d’asile formulée en juin.

FHOLLANDE

Julian Assange a sévèrement jugé le président de la République française, au micro de France Inter vendredi matin. © Dr/ CHRISTELLE ALIX

La France rejette une demande d’asile du fondateur de Wikileaks Julian Assange

juillet 3, 2015

Paris – La France a rejeté vendredi une demande d’asile déposée la veille par le fondateur de Wikileaks, l’Australien Julian Assange, reclus depuis trois ans à l’ambassade d’Equateur à Londres, a annoncé la présidence française.

Compte tenu des éléments juridiques et de la situation matérielle de M. Assange, la France ne peut pas donner suite à sa demande, a indiqué l’Elysée dans un communiqué.

La situation de M. Assange ne présente pas de danger immédiat, a aussi fait valoir la présidence, en soulignant que le fondateur de Wikileaks fait en outre l’objet d’un mandat d’arrêt européen.

Julian Assange a exprimé le souhait d’obtenir l’asile en France dans une lettre adressée jeudi au président François Hollande et publiée vendredi dans le quotidien français Le Monde.

Il se décrit dans cette missive comme un journaliste poursuivi et menacé de mort par les autorités américaines du fait de (ses) activités professionnelles. Je n’ai jamais été formellement accusé d’un délit ou d’un crime de droit commun, nulle part dans le monde, y compris en Suède et au Royaume-Uni, affirme-t-il.

Le fondateur de Wikileaks, qui fête son 44e anniversaire ce vendredi, vit reclus depuis trois ans dans l’ambassade d’Equateur en Grande-Bretagne pour échapper à une demande d’extradition vers la Suède, où deux femmes l’accusent d’agression sexuelle et de viol, ce qu’il a toujours démenti.

Sa demande d’asile en France intervient peu après de nouvelles révélations par Wikileaks de la mise sur écoute pendant plusieurs années de plusieurs présidents français, dont François Hollande, par l’agence du renseignement américain NSA.

Romandie.com avec(©AFP / 03 juillet 2015 12h40)

Assange accepte d’être entendu par des magistrats suédois à Londres

mars 13, 2015

Le fondateur de Wikileaks Julian Assange va accepter la proposition d’être entendu par des magistrats suédois à l’ambassade d’Équateur à Londres, a affirmé vendredi son avocat suédois. Il a rapporté que son client était « heureux » de cette avancée dans une enquête pour des viols qu’il a toujours niés.

« Nous coopérerons à l’enquête. Il acceptera », a déclaré à l’AFP cet avocat. « C’est quelque chose que nous réclamons depuis quatre ans. C’est la route à suivre pour qu’il soit innocenté », avait-il indiqué auparavant, après que le Parquet suédois eut annoncé qu’il souhaitait l’interroger à l’ambassade d’Équateur.

L’avocate d’une des deux plaignantes qui accusent Julian Assange de viol s’est également félicitée de la proposition du Parquet suédois. « Assange ne s’est pas rendu disponible pour être entendu en Suède (…). C’est pour cela qu’il est nécessaire de changer d’avis sur le lieu de l’audition » et qu’elle ait lieu à Londres, a souligné cette avocate, Elizabeth Fritz.

Quelque 500’000 rapports
L’annonce constitue un revirement de la justice suédoise, parce qu’elle avait opposé jusque-là une fin de non-recevoir à l’Australien, qui plaidait pour cette solution. Julian Assange est réfugié dans l’ambassade d’Equateur depuis juin 2012, échappant à un mandat d’arrêt européen que la Grande-Bretagne compte exécuter dès qu’il posera le pied dehors.

Dans cette affaire qui remonte à 2010, il nie les accusations des deux Suédoises, et affirme craindre que la Suède l’extrade par la suite vers les États-Unis pour son rôle dans la publication par le site internet Wikileaks de 250’000 télégrammes diplomatiques américains et 500’000 rapports militaires classés secrets défense.

Romandie.com

WikiLeaks: 1,7 million de documents diplomatiques américains publiés

avril 8, 2013

WASHINGTON – Le site internet WikiLeaks a publié lundi plus de 1,7 million de documents diplomatiques américains datant des années 1970 qui ont été officiellement déclassifiés mais restaient difficilement accessibles au public, selon son fondateur Julian Assange.

Les nouveaux documents publiés, qui portent sur la période 1973-1976, comportent entre autres nombre de courriers envoyés ou reçus par le secrétaire d’Etat américain de l’époque, Henry Kissinger. Ils peuvent être consultés à l’adresse wikileaks.org/plusd/.

Le fondateur controversé du site internet, Julian Assange, a indiqué aux journalistes à Washington que ces télégrammes ont été officiellement déclassifiés par le gouvernement américain. Il s’adressait via un message vidéo en direct depuis l’ambassade d’Equateur à Londres où il est réfugié afin d’échapper à une extradition vers la Suède pour une affaire de viol et d’agression sexuelle présumés.

Toutefois, ils ne pouvaient jusqu’à présent être accessibles qu’à travers les Archives nationales américaines et dans un format ne permettant pas d’effectuer des recherches sur des mots précis contenus dans les documents.

Les télégrammes étaient cachés à la frontière entre le secret et la complexité, a estimé Julian Assange.

Il a également souligné que les fichiers risquaient d’être à nouveau classifiés, citant un rapport de 2006 d’un institut de recherche de l’Université George Washington selon lequel quelque 55.000 documents du gouvernement avaient été reclassifiés.

(L’écrivain George) Orwell a dit un jour que celui qui contrôle le présent contrôle le passé, et celui qui contrôle le passé contrôle le futur. Notre analyse montre que l’on ne peut pas faire confiance à l’administration américaine sur son contrôle du passé, a insisté le cyber-militant australien.

Réagissant un peu plus tard, les Archives nationales ont indiqué que les documents de 1973-1976 divulgués par WikiLeaks étaient dans le domaine public depuis leur publication en 2006, et fourni un lien vers leur propre base de données où les utilisateurs peuvent effectuer des recherches par date, sujet ou mot-clé.

Assange avait provoqué la fureur des Etats-Unis en publiant en 2010 des centaines de milliers de documents classés secrets sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan, et des messages diplomatiques confidentiels qui avaient mis dans l’embarras des gouvernements du monde entier.

Le matériel que nous rendons public aujourd’hui est la plus importante publication géopolitique ayant jamais existé, a affirmé le fondateur de WikiLeaks, dont la révélation de ces documents a fait les gros titres de la presse internationale. Certains documents portent notamment sur le Vatican démentant tout massacre par le dictateur chilien Augusto Pinochet et mettant en avant la propagande communiste.

Pour Assange, ces notes, rapports et correspondances soulignent le large éventail et domaine de l’influence américaine à travers le monde.

Julian Assange est réfugié depuis juin 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres. L’Equateur lui a accordé l’asile politique mais le Royaume-Uni entend appliquer le mandat d’arrêt suédois.

Romandie.com avec (©AFP / 08 avril 2013 21h49)