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L’Équateur punit Assange et le prive d’internet dans son ambassade à Londres

mars 28, 2018

Quito – L’Equateur a annoncé mercredi qu’il avait coupé « les systèmes » de communication « avec l’extérieur » de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks réfugié à l’ambassade équatorienne à Londres depuis 2012, en raison de certaines de ses prises de position qui agacent Quito.

Le gouvernement de Lenin Moreno prévient qu’il pourra adopter « d’autres mesures » si l’Australien venait de nouveau à « manquer à son engagement » de ne pas interférer dans les relations de l’Equateur avec d’autres pays, dont les Etats-Unis.

Quito n’a pas précisé de quelle manière le fondateur de WikiLeaks avait manqué à son « engagement écrit pris avec le gouvernement fin 2017, selon lequel il promettait de ne pas publier des messages constituant une ingérence dans la relation (de l’Equateur) avec d’autre Etats ».

La réaction du pays andin intervient après une série de tweets postés lundi soir par Julian Assange, où il reproche le « timing » de l’expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, « 12 heures après l’un des pires incendies d’immeubles de l’histoire post-soviétique », celui d’un centre commercial en Sibérie.

L’Australien s’est attiré mardi les foudres d’un ministre britannique.

« Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l’ambassade d’Equateur », a déclaré mardi le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan devant le Parlement.

« Il est grand temps que ce misérable petit ver de terre sorte de l’ambassade et qu’il se rende à la justice britannique », a-t-il ajouté.

L’Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il niait.

Il craint, en cas d’arrestation, d’être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Malgré l’abandon des poursuites pour viol en mai 2017, un tribunal londonien a refusé en février de lever son mandant d’arrêt au motif qu’il n’avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.

Le gouvernement équatorien avait annoncé fin février que le projet de médiation proposé au Royaume-Uni pour résoudre le cas de Julian Assange était « au point mort ».

Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks mais Londres avait refusé de lui reconnaître un statut diplomatique qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2018 17h04)                                            

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Julian Assange est un « misérable petit ver de terre », selon un ministre britannique

mars 27, 2018

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange à Londres, le 3 août 2017 / © AFP/Archives / Justin TALLIS

Le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan a traité mardi de « misérable petit ver de terre » le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réfugié depuis près de six ans à l’ambassade d’Equateur à Londres.

« Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l’ambassade d’Equateur », a déclaré M. Duncan devant le Parlement britannique.

« Il est grand temps que ce misérable petit ver de terre sorte de l’ambassade et qu’il se rende à la justice britannique », a-t-il ajouté.

Alan Duncan réagissait aux tweets postés lundi soir par le fondateur de WikiLeaks, où il reproche le « timing » de l’expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, « 12 heures après l’un des pires incendies d’immeubles de l’histoire post-soviétique », celui d’un centre commercial en Sibérie.

L’Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d’agression sexuelle qu’il niait.

Il craint, en cas d’arrestation, d’être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

Malgré l’abandon des poursuites pour viol en mai 2017, un tribunal londonien a refusé en février de lever son mandant d’arrêt au motif qu’il n’avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.

Le gouvernement équatorien avait annoncé fin février que le projet de médiation proposé au Royaume-Uni pour résoudre le cas de Julian Assange était « au point mort ».

Quito a accordé en décembre la nationalité équatorienne au fondateur de WikiLeaks mais Londres avait refusé de lui reconnaître un statut diplomatique qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2018 15h32)                

Assange va perdre la protection de l’Équateur, estime l’ex-président Correa

janvier 19, 2018

Le fondateur australien de WikiLeaks, Julian Assange, s’adresse à la presse depuis le balcon de l’ambassade d’Equateur à Londres, le 19 mai 2017 n / © AFP/Archives / Justin TALLIS

Le créateur australien de WikiLeaks Julian Assange, réfugié depuis 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres, va perdre la protection de ce pays, a estimé l’ex-président équatorien Rafael Correa, qui lui avait accordé l’asile, dans un entretien à l’AFP.

« J’ai très peur pour la sécurité de Julian Assange. Je pense que ce n’est qu’une question de temps pour que ce gouvernement, qui a trahi tous les idéaux (…), lui retire son soutien », a déclaré cet économiste de 54 ans lors d’une interview exclusive réalisée jeudi soir.

Rafael Correa s’exprimait quelque jours après la décision du nouveau gouvernement équatorien de naturaliser Assange afin de tenter de lui obtenir un statut diplomatique et le faire sortir de son ambassade afin trouver une solution à cette situation de plus en plus délicate pour le pays andin.

Craignant une extradition vers la Suède pour un viol présumé qu’il nie, Julian Assange, 46 ans, a trouvé asile en 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres. Ce pays était alors gouverné par Rafael Correa (2007-2017), figure de la gauche sud-américaine, qui avait nargué Washington en recevant le fondateur de WikiLeaks.

Depuis son départ du pouvoir, l’ancien chef d’Etat est devenu l’opposant numéro un de son successeur et ex-allié, l’actuel président équatorien Lenin Moreno.

Ainsi, M. Correa est récemment sorti de sa retraite politique en Belgique, pays dont est originaire son épouse, pour revenir en Equateur affronter M. Moreno à l’occasion du référendum que l’actuel président a convoqué pour le 4 février.

Cette consultation vise notamment à mettre fin à la réélection présidentielle indéfinie, une initiative qui cherche à écarter M. Correa de la vie politique en évitant un éventuel retour en 2021, selon les experts.

Rafael Correa vient également de quitter Alianza Pais, le parti qu’il avait fondé et actuellement toujours au pouvoir mais divisé entre « corréistes » et « morénistes ».

« Il ne manque qu’une pression des Etats-Unis pour qu’ils (le gouvernement) le fassent (lâcher Assange), ils attendent le 4 février pour prendre une décision », a ajouté M. Correa.

« Il est clair que Lenin Moreno n’est pas un homme de convictions, il est clair qu’il est soumis aux puissances » étrangères, a-t-il poursuivi en référence aux Etats-Unis, où l’Australien craint d’être extradé et jugé, s’il sort de l’ambassade équatorienne, pour la publication par WikiLeaks de secrets militaires et de documents diplomatiques américains en 2010.

Romandie.com avec(©AFP / 19 janvier 2018 22h27)

L’Équateur naturalise Assange et échoue à lui obtenir une protection diplomatique

janvier 11, 2018

Le fondateur australien de WikiLeaks, Julian Assange, s’adresse à la presse depuis le balcon de l’ambassade d’Equateur à Londres, le 19 mai 2017 nnnfounder Julian Assange raising his fist prior to addressing the media on the balcony of the Embassy of Ecuador in London on May 19, 2017.Britain said on January 11, 2018 it has denied a request by Ecuador to issue diplomatic status to WikiLeaks founder Julian Assange, who has been living in the country’s London embassy since 2012. / © AFP/Archives / Justin TALLIS

L’Equateur a annoncé avoir naturalisé Julian Assange, le créateur australien de WikiLeaks réfugié depuis 2012 à l’ambassade équatorienne à Londres, afin de tenter de lui obtenir un statut diplomatique et trouver une solution à cette situation de plus en plus délicate pour le pays andin.

« Cette naturalisation a été accordée le 12 décembre 2017 », a expliqué jeudi la cheffe de la diplomatie équatorienne Maria Fernanda Espinosa.

« Le gouvernement équatorien a le droit d’accorder la nationalité (équatorienne) à la personne qu’il protège et faciliter ainsi (…) son intégration au sein du pays qui le reçoit », a poursuivi Mme Espinosa.

La ministre des Affaires étrangères a ensuite précisé avoir demandé le 20 décembre à Londres « d’accréditer M. Assange en tant qu’agent diplomatique » membre de la délégation équatorienne au Royaume Uni.

« Cette demande a été rejetée le 21 décembre. Par respect pour les bonnes relations que nous avons avec le Royaume Uni, nous avons abandonné cette option », afin de ne pas nuire aux « possibilités de protection » future d’Assange.

Un peu plus tôt, Londres s’était exprimé sur ce dossier diplomatique brûlant où sont également impliqués les Etats-Unis et la Suède.

« Le Royaume-Uni n’a pas accédé à cette demande, et nous ne sommes pas en discussions avec l’Equateur sur cette question », avait indiqué un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

Craignant une extradition vers la Suède pour un viol présumé qu’il nie, Julian Assange, 46 ans, a trouvé asile en 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres. Ce pays est alors gouverné par Rafael Correa, figure de la gauche sud-américaine, qui nargue Washington en recevant le fondateur de WikiLeaks.

Le parquet suédois a depuis classé l’affaire mais l’Australien craint d’être arrêté s’il sort de l’ambassade, puis extradé et jugé aux Etats-Unis pour la publication par WikiLeaks de secrets militaires et de documents diplomatiques américains en 2010.

– ‘Médiation’ –

La sortie de ces documents avait valu à Julian Assange, qui a créé WikiLeaks en 2006, un statut de paria aux Etats-Unis, alors que ses défenseurs célébraient en lui le champion d’un mouvement mondial pour la transparence et la démocratie.

« L’Equateur sait que la manière de résoudre ce problème est que Julian Assange quitte l’ambassade pour se soumettre à la justice », a souligné le porte-parole de la diplomatie britannique.

La police britannique a indiqué qu’elle arrêterait l’Australien s’il sortait de l’ambassade car il n’a pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution.

Mardi, la cheffe de la diplomatie équatorienne, Maria Fernanda Espinosa, avait dit être à la recherche d’une « médiation », telle « un pays tiers ou une personnalité », pour trouver un accord avec le Londres sur la situation « insoutenable » de M. Assange.

« Aucune solution ne pourra être trouvée sans la coopération internationale et sans la coopération du Royaume-Uni, qui a fait part de son intérêt pour trouver une issue » à cette situation, avait-elle ajouté sans plus de détails lors d’une rencontre avec la presse étrangère.

Il faut dire que ces derniers temps l’hôte de l’Equateur est devenu quelque peu encombrant pour le pays andin.

Omniprésent durant la campagne présidentielle équatorienne du début 2017, le cas Assange divise alors les deux principaux candidats. Lors de son arrivée au pouvoir en mai dernier, le nouveau président Lenin Moreno, successeur de Rafael Correa devenu ensuite son ennemi, annonce que Julian Assange pourra rester dans son ambassade.

Mais les prises de position publiques de l’Australien semblent agacer Quito, qui n’apparait plus aussi bienveillant à l’égard de son invité.

Ainsi en novembre, l’Equateur demande au fondateur de WikiLeaks, qui s’était prononcé en faveur de l’indépendance de la Catalogne, d’éviter de faire des déclarations susceptibles d’affecter les relations internationales de Quito.

Romandie.com avec(©AFP / 11 janvier 2018 18h56)                

La Suède renonce aux poursuites contre Julian Assange pour viol

mai 19, 2017

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié à l’ambassade d’Equateur, le 5 février 2016 à Londres / © AFP/Archives / BEN STANSALL

Il criait au complot: la justice suédoise a classé vendredi l’enquête pour viol visant Julian Assange, qui devra pourtant patienter avant de sortir de l’ambassade d’Equateur à Londres où il s’est réfugié en 2012.

Si le mandat d’arrêt européen est levé, la police britannique a prévenu qu’elle serait « obligée » d’arrêter Julian Assange s’il sortait de l’ambassade, au motif qu’il avait enfreint en 2012 les conditions de sa liberté sous caution au Royaume-Uni.

Pour ce qui concerne le volet suédois, « l’affaire Assange » se conclut sur un fiasco judiciaire et valide la stratégie de l’obstruction systématique mise en oeuvre par ses nombreux avocats pour lui éviter de comparaître devant un tribunal.

À trois ans de la prescription, la procureure suédoise Marianne Ny a donc annoncé avoir classé l’enquête et requis la levée du mandat d’arrêt européen que Julian Assange tentait de faire annuler depuis 2010.

« Toutes les possibilités de faire avancer l’enquête ont été épuisées (…) et il n’apparaît plus proportionné de maintenir la demande de placement en détention provisoire par défaut de Julian Assange ni le mandat d’arrêt européen », a-t-elle fait valoir.

L’abandon des poursuites « ne résulte pas d’un examen complet des éléments de preuve » et la justice suédoise « ne se prononce pas sur la question de la culpabilité », a remarqué la procureure.

Génie persécuté pour les uns, manipulateur paranoïaque pour les autres, Julian Assange a toujours récusé les accusations de viol. Sauf coup de théâtre, il restera à jamais présumé innocent.

Victoire totale

Malgré son soulagement manifeste, l’Australien a lancé sur Twitter qu’il « n’oublie pas et ne pardonne pas » d’avoir été « détenu pendant sept ans », dont cinq dans des conditions spartiates à l’ambassade d’Équateur à Londres.

« Détenu pendant sept ans sans charges pendant que mes enfants grandissaient et que mon nom était traîné dans la boue. Je ne pardonne pas et n’oublie pas », a-t-il tweeté.

Julian Assange dénonce une manœuvre pour le faire extrader vers les Etats-Unis, où il risque d’être poursuivi pour la publication de documents militaires et diplomatiques confidentiels.

L’administration de Donald Trump a affirmé en avril que son arrestation était une « priorité » et selon des médias locaux, les États-Unis sont en train de monter un dossier d’accusation.

En février 2016 déjà, un groupe de travail de l’ONU critiquait la lenteur de l’enquête et appelait la Suède et le Royaume-Uni à indemniser l’ex-hacker pour « détention arbitraire ».

« C’est une victoire totale pour Julian Assange », s’est pour sa part réjoui son avocat suédois, Per Samuelsson. Son client, a-t-il indiqué à l’AFP, souhaite recevoir l’asile en Equateur. « C’est le seul endroit où il est en sécurité ».

Quito a salué la décision de la justice suédoise et appelé le Royaume-Uni à laisser Julian Assange quitter son territoire sans être inquiété.

« Le mandat d’arrêt européen n’est plus valide. Le Royaume-Uni doit fournir une sortie sûre à M. Julian Assange », a affirmé sur Twitter le ministre équatorien des Affaires étrangères, Guillaume Long.

Prescription

Mais la menace d’une arrestation a tempéré les ardeurs de son entourage. « La Grande-Bretagne annonce qu’elle arrêtera Assange quoi qu’il arrive et refuse de confirmer ou de démentir qu’elle a déjà reçu une demande d’extradition des Etats-Unis », a tweeté WikiLeaks.

A Stockholm, l’accusatrice de l’Australien, « choquée », a dénoncé un « scandale » et maintenu sa version.

« Aucune décision pour classer l’affaire ne peut changer le fait qu’Assange a commis sur elle un viol », a déclaré son avocate, Elisabeth Fritz, dans un mail à l’AFP.

Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, elle a porté plainte le 20 août 2010 contre Julian Assange, qu’elle avait rencontré au cours d’une conférence de WikiLeaks à Stockholm quelques jours auparavant. Elle l’accuse d’avoir engagé un rapport sexuel non protégé pendant qu’elle dormait dans la nuit du 16 au 17 août.

Julian Assange soutient qu’elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif. C’est ce qu’il a redit à un procureur équatorien, en présence d’une magistrate suédoise, lors de son audition à l’ambassade d’Equateur en novembre.

Cet interrogatoire, négocié des mois durant par les deux parties, n’aura finalement pas changé la donne.

L’instruction suédoise, notamment retardée par le refus de M. Assange d’être entendu en Suède, aura pris près de sept ans. La plainte d’une autre jeune Suédoise pour une agression sexuelle à la même époque à Stockholm a été frappée par la prescription en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mai 2017 16h27)                

WikiLeaks : Assange accuse la CIA d' »incompétence dévastatrice »

mars 9, 2017

Londres – Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a accusé jeudi la CIA d' »incompétence dévastatrice » pour avoir stocké des programmes de cyberespionnage dans un seul et même « endroit », après les révélations faites mardi par son organisation.

« C’est un acte d’incompétence dévastatrice d’avoir créé un tel arsenal et de l’avoir conservé au même endroit », a déclaré M. Assange au cours d’une conférence de presse retransmise par vidéo, de l’ambassade d’Equateur à Londres où il est réfugié depuis 2012.

Julian Assange a dit que WikiLeaks allait « travailler » avec les fabricants d’appareils électroniques, après ses révélations sur un programme de piratage de la CIA permettant notamment de transformer un téléviseur ou un smartphone en appareil d’écoute.

« Nous avons décidé de travailler avec eux pour leur donner un accès exclusif à des détails techniques supplémentaires en notre possession afin que des corrections puissent être apportées », a dit M. Assange.

Des documents diffusés par son site internet, et que la CIA n’a pas authentifiés, montrent que l’agence de renseignement a créé plus de mille programmes malveillants, virus, cheval de Troie et autres logiciels.

Ces programmes ont pris pour cible des iPhone, des systèmes fonctionnant sous Android (Google) -qui serait toujours utilisé par Donald Trump-, le populaire Microsoft ou encore les télévisions connectées de Samsung, pour les transformer en appareils d’écoute à l’insu de leurs utilisateurs, affirme WikiLeaks.

Conscients du risque encouru en termes d’image, de grands groupes technologiques ont réagi depuis mardi aux dernières révélations de WikiLeaks. Apple a notamment assuré mercredi que « nombre » des brèches relevées dans ses appareils avaient déjà été colmatées dans la dernière version de son système d’exploitation iOS, qui fait fonctionner l’iPhone et la tablette iPad.

« La CIA a été très imprudente en créant ces programmes. Est-ce que des cybercriminels les ont déjà récupérés ? Est-ce que des agences de renseignement étrangères les possèdent ? Il est parfaitement possible que nombre de gens les aient désormais », a déclaré M. Assange.

« Il est impossible de garder le contrôle d’armes de cyberespionnage… Si vous les construisez, vous finirez par les perdre », a-t-il ajouté, précisant que WikiLeaks avait encore « beaucoup d’informations » sur les méthodes de la CIA.

En réponse à ces fuites, cette agence de renseignement a accusé mercredi WikiLeaks d’aider les adversaires des Etats-Unis, affirmant que de telles révélations « altèrent la capacité de la communauté du renseignement à protéger l’Amérique des terroristes et autres adversaires ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2017 17h28)             

Julian Assange interrogé à l’ambassade d’Equateur à Londres

novembre 14, 2016

Julian Assange a été interrogé pendant quatre heures lundi à l’ambassade d’Equateur à Londres par la procureure générale de Suède Ingrid Isgren. Elle est chargée d’une enquête pour un viol que le fondateur de WikiLeaks aurait commis en 2010.

La représentante du parquet suédois a posé ses questions au militant australien, âgé de 45 ans, par l’intermédiaire d’un procureur équatorien.

Le résultat de cet interrogatoire sera transmis à la Suède, qui décidera ou non de poursuivre son enquête.

Les autorités suédoises souhaitaient interroger Julian Assange sur les accusations d’une jeune femme, qui dit avoir subi en 2010 une relation sexuelle non protégée avec lui alors qu’elle était endormie. M. Assange nie les faits.

La loi suédoise, modifiée en 2005, qualifie de viol tout rapport sexuel conduit avec une personne inconsciente.

Retraite forcée
Une cour d’appel suédoise a décidé en septembre de prolonger le mandat d’arrêt lancé contre M. Assange, qui vit à l’ambassade d’Equateur à Londres depuis plus de quatre années. Cette retraite forcée est le moyen d’éviter une extradition vers la Suède.

M. Assange avait demandé l’annulation de ce mandat après qu’une commission de l’ONU a estimé en février que son séjour dans la résidence consulaire équivalait à une détention arbitraire pour laquelle il méritait des dédommagements.

Même si la justice suédoise classait l’affaire sans suite et abandonnait les charges retenues contre lui, M. Assange pourrait être arrêté par les autorités britanniques pour infraction aux conditions de sa mise en liberté sous caution.

Extradition redoutée
M. Assange redoute avant tout une extradition vers les Etats-Unis après la publication de centaines de milliers de documents confidentiels diplomatiques et militaires américains sur le site WikiLeaks en 2010.

Pendant la campagne de la présidentielle américaine, WikiLeaks a publié des milliers de messages piratés de proches d’Hillary Clinton. Cela a conduit John Podesta, le chef de l’équipe de campagne de la candidate démocrate, à accuser M. Assange de faire le jeu du candidat républicain et désormais président élu Donald Trump.

Une pétition, signée lundi par près de 18’000 personnes, appelait Donald Trump à accorder « un pardon présidentiel » à M. Assange pour l’exonérer de toute poursuite aux Etats-Unis. Une pétition similaire avait été adressée au président américain sortant Barack Obama, sans succès.

Romandie.com avec(ats / 14.11.2016 18h06)

La Suède refuse une permission de sortie à Assange pour un enterrement

octobre 28, 2016

Stockholm – Le parquet suédois a annoncé vendredi avoir refusé au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, une suspension de son mandat d’arrêt européen pour lui permettre de quitter l’ambassade d’Équateur à Londres et assister à un enterrement.

Julian Assange a réclamé au parquet suédois que l’ordre de le placer en détention provisoire et le mandat d’arrêt européen soient suspendus pour qu’il puisse se rendre à un enterrement, ont écrit les magistrats dans un communiqué.

Le procureur a rejeté la demande en l’absence de texte dans la loi suédoise pour attribuer une permission de sortie, ou faire par quelque autre moyen que ce soit une exception à une décision de justice sur une incarcération ou à l’émission d’un mandat d’arrêt européen, ont-ils ajouté.

L’Australien de 45 ans est poursuivi en Suède pour viol, après la plainte d’une jeune femme sur des faits remontant à août 2010. Il clame son innocence et dénonce une manœuvre dans le but de le faire extrader vers les États-Unis en raison de son activité militante.

La Suède, après lui avoir permis de quitter le territoire cet été-là, a ensuite tenté de l’arrêter. Une fois épuisé tous les recours, il était entré dans l’ambassade équatorienne en juin 2012 pour y demander l’asile, et n’a pas pu quitter ces lieux depuis.

WikiLeaks a indiqué que M. Assange souhaitait assister aux funérailles lundi à Londres de Gavin MacFadyen, journaliste américain de 76 ans que l’Australien qualifie d’ami proche et mentor.

Cela me brise le cœur que cette responsable ait rejeté ma demande, a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de l’organisation, précisant qu’il avait proposé de s’y rendre sous escorte policière puis de revenir immédiatement à l’ambassade.

Il a ajouté avoir demandé à ses avocats de faire appel de la décision, après l’avoir apprise via le communiqué du parquet.

La procédure pour viol doit se poursuivre avec une audition lors de laquelle un procureur équatorien doit poser des questions suggérées par les enquêteurs suédois. La date de cet interrogatoire n’a pas été déterminée.

Romandie.com avec(©AFP / 28 octobre 2016 16h17)

Elections américaines : que révèlent les courriels d’Hillary Clinton dévoilés par WikiLeaks ?

octobre 17, 2016

L’équipe de campagne de la candidate ne conteste pas l’authenticité de ces documents mais accuse le gouvernement russe d’être responsable de ces fuites et WikiLeaks d’aider Donald Trump.

Pour ses dix ans d’existence, WikiLeaks a promis de nouvelles révélations avant l’élection présidentielle américaine, en diffusant quasi quotidiennement des documents dérobés sur le compte e-mail du directeur de campagne d’Hillary Clinton, John Podesta.

« Tous les documents relatifs aux élections américaines sortiront avant le 8 novembre », a promis Julian Assange le 4 octobre, lors d’une conférence de presse à Berlin à laquelle il participait par vidéo.

Qu’apprend-on à travers ces courriels ?

Dimanche 16 octobre, les e-mails publiés concernaient la manière de gagner le vote des Afro-Américains. La veille, ce sont des discours d’Hillary Clinton rémunérés par la banque Goldman Sachs, en 2013 et 2014, qui ont été dévoilés. Ces derniers illustrent l’étroitesse des liens entre l’ancienne secrétaire d’Etat et Lloyd Blankfein, le patron de la banque d’investissement.

Dans un discours prononcé en octobre 2013 pour Goldman Sachs – après qu’elle a quitté son poste de secrétaire d’Etat et avant son entrée dans la campagne présidentielle –, Mme Clinton suggère que des actions doivent être menées afin de maîtriser les abus de Wall Street :

« Il y avait aussi une nécessité d’agir pour des raisons politiques. Si vous êtes un élu du Congrès, que des personnes dans votre circonscription perdent leur emploi et que partout dans la presse il se dit que c’est la faute de Wall Street, vous ne pouvez pas rester assis et ne rien faire. »

Selon le New York Times (qui soutient la candidate démocrate), Mme Clinton se montre aussi adepte de la « realpolitik » et des « actions clandestines menées par les Etats-Unis ». A propos du conflit en Syrie, elle propose d’armer secrètement les rebelles et de contrer la Russie qui soutient le régime de Bachar Al-Assad.

Elle affirme que Washington ne peut accepter que la Corée du Nord développe un missile balistique intercontinental capable de transporter une ogive miniaturisée. Ce missile, dit-elle, pourrait non seulement menacer le Japon et la Corée du Sud, mais également Hawaï et la côte ouest des Etats-Unis.

« Nous allons entourer la Chine de missiles de défense. Nous allons renforcer notre flotte dans la région (…). Allez, la Chine. Ou vous les contrôlez, ou nous allons devoir nous défendre contre eux. »

Hillary Clinton souligne qu’elle considère le numéro un chinois, Xi Jinping, comme « plus expérimenté » que son prédécesseur, Hu Jintao. Elle déclare aussi avoir fait savoir au gouvernement chinois que les Etats-Unis ont autant le droit de revendiquer une position dans le Pacifique que la Chine, parce que la zone a été libérée par les Etats-Unis lors de la seconde guerre mondiale.

Ces e-mails sont-ils authentiques ?

L’équipe de campagne de Mme Clinton ne conteste pas l’authenticité de ces documents. Elle accuse le gouvernement russe d’être responsable de ces fuites – un point de vue partagé par le gouvernement américain – et WikiLeaks d’aider Donald Trump dans la course à la Maison Blanche. « La seule chose qui est absente des messages diffusés par WikiLeaks est Hillary Clinton », écrit pour sa part le Wall Street Journal (le journal n’a pas appelé à voter pour l’un des deux candidats, même si l’une des membres de son comité éditorial s’est prononcée en faveur de la démocrate).

Dans le même esprit, un éditorialiste du Los Angeles Times (qui soutient la candidature d’Hillary Clinton), note que les documents divulgués par WikiLeaks n’offrent aucune révélation majeure sur la candidate ou sur ses pratiques : « Hillary Clinton telle qu’elle apparaît dans ces pages est la même que celle que vous aimez, tolérez ou détestez. »

Ces révélations bénéficient-elles à Donald Trump ?

Empêtré dans une série de polémiques – propos obscènes sur les femmes, accusations concernant les déroulements des élections –, le milliardaire essaie d’utiliser, en vain pour l’instant, ces courriels volés.

Mike Pence, le colistier de Donald Trump pour le ticket républicain, voit l’œuvre de la Russie dans les récents piratages informatiques en rapport avec l’élection du 8 novembre, contredisant le magnat de l’immobilier, qui dit douter de l’implication de Moscou.

Lemonde.fr avec AFP et Reuters

Assange, ému, crie victoire au balcon de l’ambassade d’Équateur à Londres

février 5, 2016

Londres – Victoire!, a déclaré Julian Assange, ému, en apparaissant vendredi après-midi au balcon de l’ambassade d’Équateur à Londres, après la décision d’un comité de l’ONU qui a appelé à mettre fin à sa détention arbitraire.

Comme c’est bon! C’est une victoire indéniable. C’est une victoire d’une importance historique, a déclaré le fondateur de WikiLeaks, s’adressant à un petit groupe de sympathisants rassemblés devant l’ambassade.

Évoquant ses enfants, il a ajouté: Il est temps qu’ils retrouvent leur père. Cela arrivera, d’une manière ou d’une autre.

Je suis coriace, a-t-il dit. Toutefois, de quel droit ce gouvernement (britannique, ndlr) et les gouvernements américain et suédois refusent-ils à mes enfants le droit de voir leur père depuis cinq ans’, a-t-il dit, estimant faire l’objet d’une détention illégale, immorale et injuste.

Je veux remercier les Nations unies, a également dit Assange en brandissant une copie de la décision rendue par le comité de l’ONU, qui appelle les autorités suédoises et britanniques à mettre fin à sa détention et à respecter le droit du fondateur de WikiLeaks à être indemnisé.

Julian Assange, 44 ans, n’est apparu qu’à de très rares reprises au balcon de l’ambassade où il s’est réfugié en 2012 pour demander l’asile politique.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2016 17h41)