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Egypte: la justice déclare le mouvement palestinien Hamas « terroriste »

février 28, 2015

Egypte: la justice déclare le mouvement palestinien Hamas 'terroriste'
Egypte: la justice déclare le mouvement palestinien Hamas « terroriste » © AFP

Un tribunal égyptien a classé samedi comme organisation « terroriste » le mouvement palestinien Hamas, selon une source judiciaire, alors que les autorités égyptiennes accusent le groupe islamiste de soutenir une insurrection jihadiste dans le Sinaï.

Fin janvier, la justice égyptienne avait classé comme mouvement « terroriste » la branche militaire du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, et en mars un tribunal avait déjà proscrit les activités du mouvement palestinien sur le sol égyptien et ordonné le gel de ses avoirs.

Les relations entre le Hamas et son voisin égyptien sont au plus bas depuis la destitution en juillet 2013 du président islamiste Mohamed Morsi par l’ex-chef de l’armée et actuel président, Abdel Fattah al-Sissi.

Le mouvement palestinienest issu, comme M. Morsi, de la confrérie des Frères musulmans, cible d’une implacable répression et déclarée elle aussi « terroriste » par Le Caire.

Le tribunal des référés a rendu son verdict après deux plaintes accusant le Hamas d’être directement impliqué dans les attaques jihadistes meurtrières qui visent l’armée et la police dans la péninsule du Sinaï (nord-est), selon un responsable du tribunal.

Ces attentats se sont multipliés depuis l’éviction de M. Morsi et sont généralement revendiqués par des jihadistes qui ont fait du nord du Sinaï leur fief.

Ce verdict intervient quelques jours après l’adoption d’une nouvelle loi anti-terroriste, qui permet notamment aux autorités de fermer les locaux de toute organisation déclarée « terroriste », de geler ses avoirs et de ceux de ses membres.

Jeuneafrique.com avec AFP

Egypte: la justice ordonne le gel des avoirs des chefs des Frères musulmans

septembre 17, 2013

LE CAIRE – La justice égyptienne a ordonné mardi le gel des avoirs des principaux dirigeants islamistes du pays, notamment ceux des Frères musulmans, la confrérie du président Mohamed Morsi destitué par l’armée, a-t-on appris de source judiciaire.

Parmi les personnalités visées par cette sanction réclamée par le Parquet figurent Mohamed Badie, le guide suprême des Frères musulmans, et ses deux adjoints Khairat al-Chater et Rachad al-Bayoumi, actuellement détenus et jugés pour incitation au meurtre de manifestants anti-Morsi.

M. Chater, riche homme d’affaires, passe pour être le grand argentier des Frères musulmans.

Outre les dirigeants de la puissante confrérie, plusieurs de leurs alliés sont également visés, notamment le leader salafiste Hazem Abou Ismaïl et le prédicateur pro-Morsi, Safwat Higazi, également incarcérés.

Au total, une quinzaine de figures de l’islam politique égyptien sont ainsi privées de leurs avoirs.

Depuis la destitution et l’arrestation le 3 juillet de M. Morsi, les nouvelles autorités installées par l’armée ont lancé une vaste campagne contre son mouvement et ses alliés islamistes, à l’exception notable du parti salafiste al-Nour, qui a été associé à la transition.

L’implacable répression a connu son paroxysme le 14 août, lorsque l’armée et la police ont détruit deux campements de milliers d’islamistes réclamant le retour au pouvoir de M. Morsi, premier président élu démocratiquement du pays.

Dans ces violences et durant la semaine qui a suivi, plus d’un millier de personnes ont péri, en grande majorité des manifestants pro-Morsi. Dans le même temps, plus de 2.000 membres des Frères musulmans ont été arrêtés.

Romandie.com avec (©AFP / 17 septembre 2013 14h49)

Egypte: la justice ordonne l’arrestation de l’ex-Premier ministre Chafiq

septembre 11, 2012
Egypte: la justice ordonne l'arrestation de l'ex-Premier ministre Chafiq Egypte: la justice ordonne l’arrestation de l’ex-Premier ministre Chafiq © AFP

La justice égyptienne a ordonné mardi l’arrestation de l’ancien Premier ministre de Hosni Moubarak et candidat malheureux à la présidence Ahmad Chafiq pour qu’il soit traduit devant une cour pénale, a-t-on appris de source judiciaire.

M. Chafiq, qui se trouve aux Emirats arabes unis depuis son échec électoral en juin, est sous le coup d’une enquête pour corruption dans une affaire concernant une cession de terrain aux deux fils de l’ancien chef d’Etat, Alaa et Gamal Moubarak.

Ces deux derniers, qui se trouvent actuellement en détention préventive au Caire, vont eux aussi être traduits devant une cour pénale pour cette affaire, de même que quatre anciens généraux, a-t-on indiqué de même source.

M. Chafiq figure depuis le mois dernier sur une liste de personnes pouvant être arrêtées à leur entrée en Egypte ou interdites de quitter le territoire.

La justice égyptienne n’a pas fait mention d’une demande d’extradition ou d’un mandat d’arrêt international, laissant supposer que la demande d’arrestation le vise uniquement s’il revient en Egypte.

M. Chafiq, un ancien chef de l’armée de l’air, a été ministre de l’Aviation civile avant d’être nommé Premier ministre par Hosni Moubarak fin janvier 2011, dans les tout derniers jours de sa présidence.

Il s’était présenté à l’élection présidentielle contre l’actuel président, l’islamiste Mohamed Morsi, remportant 48,3% des voix, au terme d’une campagne acharnée à l’issue longtemps indécise.

Peu après l’annonce de sa défaite, il s’était rendu au Emirats, faisant savoir qu’il comptait revenir en Egypte pour y fonder un parti politique.

M. Chafiq avait dénoncé le 30 août comme « politique » la mesure pouvant entraîner son arrestation à son retour sur le sol égyptien. IL avait ajouté, dans une déclaration à la chaîne Skynews basée à Abou Dhabi, qu’il n’hésiterait pas à regagner son pays quand il jugerait cela « nécessaire ».

L’affaire le visant concerne la vente à un prix supposé en dessous de celui du marché d’un vaste terrain appartenant à une association de pilotes militaires, dont M. Chafiq était le président, aux fils de l’ex-chef de l’Etat.

Ces accusations avaient surgi au cours de la campagne électorale de M. Chafiq, qui les avait démenties.

Alaa et Gamal ont été acquittés dans un premier procès pour corruption où leur père a pour sa part été condamné à la prison à vie pour le meurtre de manifestants lors du soulèvement contre son régime début 2011.

Ils ont toutefois été maintenus en détention en attendant un nouveau procès pour des affaires de corruption distinctes.

De nombreux responsables politiques ou hommes d’affaires proches du clan Moubarak -notamment de Gamal, autrefois héritier politique présumé de son père- ont été traduits en justice ou sont menacés de l’être depuis la chute du raïs en février 2011.

Jeuneafrique.com avec AFP