Posts Tagged ‘Justin Koumba’

Congo-Disparition: la nation rend un dernier hommage à Justin Koumba

septembre 14, 2021

Décédé le 26 août à Brazzaville à l’âge de 74 ans, l’ancien président de l’Assemblée nationale sera inhumé le 16 septembre à Banda, dans le département du Niari. Les corps constitués nationaux lui ont rendu un dernier hommage le 14 septembre au Palais des congrès, en présence du couple présidentiel.

Le couple présidentiel se recueillant devant la dépouille de Justin Koumba/DR

Né le 5 avril 1947 à Gango, dans le district de Kibangou, Justin Koumba a commencé ses études en 1956 à l’école primaire de Mossendjo où il a obtenu son Certificat d’études primaires élémentaires en 1962. Après son Brevet d’études du premier cycle au lycée Victor-Augagneur à Pointe-Noire en 1966, il est admis au lycée technique de Brazzaville où il passe avec succès le baccalauréat, série B-Economie en 1969.

Comme la plupart des cadres de son époque, Justin Koumba poursuivra ses études universitaires à l’étranger, notamment à Paris, en France. Titulaire d’une maîtrise en Droit public en 1976 à l’Université de droit, d’économie et de sciences sociales Paris II-ASSAS, il obtint trois diplômes d’études approfondies (DEA) à Paris V Sorbonne dont un en études politiques entre 1976 et 1980. En 1981, Justin Koumba obtient un doctorat en Economie du développement et un autre en droit public à l’université de droit, d’économie et de sciences sociales Paris V Sorbonne.

Inspecteur d’Etat en 1980, il a eu une longue carrière professionnelle, administrative et politique. De 1976 à 1987, administrateur puis directeur de division au siège de l’Unesco, à Paris, en France, avant d’être nommé représentant de cette agence onusienne dans les pays des Grands lacs de 1987 à 1991. Député de la circonscription électorale de Banda, dans le département du Niari, depuis 2002, il était membre de la Commission économie et finances de l’Assemblée nationale pendant la 14e législature. Justin Koumba a dirigé la chambre basse du Parlement du 4 septembre 2007 au 19 août 2017, le Conseil national de transition de 1998 à 2002 et la Commission nationale des droits de l’homme de 2003 à 2007.

« Le monde est obscur mais non absurde »

Il fut également ministre de l’Education nationale, de la Science et de la Technologie, de la Jeunesse et des Sports, de la Culture et des Arts de 1992 à 1993 sous la transition, ainsi que maître-assistant à l’université Marien-Ngouabi. Après le recueillement devant la dépouille de l’illustre disparu, le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, a signé le livre de condoléances et visité l’exposition photos organisée pour la circonstance.

Grand officier dans l’ordre du mérite congolais, Justin Koumba était également Commandeur dans l’ordre de la paix. « … Très regretté camarade et frère Justin Koumba, le monde est obscur mais non absurde. Toute ténèbre a sa part de lumière, tout fini à son déchiffrage, pourtant il n’est pas donné aux finis de comprendre, d’embrasser l’infini. Alors, il ne nous reste plus qu’à proclamer avec Lesage notre éternel avec impuissance. Oh vie tu n’aurais pas dû commencer mais puisque tu as commencé, tu ne devrais jamais finir. Repose en paix Justin Koumba », a écrit le président de la République.

Dans son oraison funèbre, le premier secrétaire de l’Assemblée nationale, Pierre Obambi, a rappelé que Justin Koumba était un grand homme d’Etat qui a servi le Congo avec dévouement. Selon lui, l’ancien président de la chambre basse du Parlement rentrera « à jamais au panthéon de notre mémoire collective, comme une lueur qui, à n’en point douter, ensemencera les générations d’après »« L’homme a rejoint la divine providence, mais l’homme restera toujours parmi nous, irradiant de son exemple de bravoure, de fidélité et d’exhortation au combat, notre volonté d’aller plus loin toujours », a-t-il évoqué, précisant que le travail et l’abnégation étaient ses grandes vertus en sus de sa capacité d’écoute.

Avant les adieux de la République, le Parti congolais du travail a aussi rendu un dernier hommage à ce membre du comité d’honneur, en présence de son secrétaire général, Pierre Moussa. Notons qu’après les hommages de la nation, le cortège funèbre s’est ébranlé vers l’aéroport Maya-Maya pour Dolisie, capitale du département du Niari, où deux cérémonies dont un rituel traditionnel des sages et notables de Loango sont prévues ce 15 septembre.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo-Disparition : Justin Koumba s’en est allé !

août 26, 2021

L’ancien président de l’Assemblée nationale est décédé le 26 août au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, à l’âge de 74 ans.

L’ancien président de l’Assemblée nationale, Justin Koumba/DR

Né le 5 avril 1947 à Gango, dans le district de Kibangou, Justin Koumba était le député de la circonscription électorale de Banda, dans le département du Niari, depuis 2002. Membre de la Commission économie et finances de l’Assemblée nationale depuis le 2 septembre 2017, il a dirigé la chambre basse du Parlement du 4 septembre 2007 au 19 août 2017. Président du Conseil national de transition (CNT) de 1998 à 2002, il fut également président de la Commission nationale des droits de l’homme de 2003 à 2007.

Président fondateur de l’Alliance pour le Congo en 2001, Justin Koumba a adhéré au Parti congolais du travail en 2007 après la fusion. Depuis décembre 2019, il faisait partie des membres du comité d’honneur de ce parti.

Ancien ministre de l’Education nationale dans le gouvernement de transition de 1992, il est auteur de « La résolution des conflits au Congo Brazzaville : l’expérience du CNT 1998-2002 »,  ouvrage paru aux éditions L’Harmattan en mars 2009. Fonctionnaire aux Nations unies à partir de 1976, il fut le représentant de l’Unesco pour l’Afrique centrale et les pays des Grands lacs.  

Avec Adiac-CongoParfait Wilfried Douniama

Un fidèle de Denis Sassou-Nguesso, le président du Congo, mis en examen à Paris

février 1, 2017

EXCLUSIF Justin Koumba, l’actuel président de l’Assemblée congolaise, est visé par une information judiciaire pour blanchiment, ouverte à Paris. Il est proche du président Sassou-Nguesso dont la famille est aussi dans le collimateur de la justice française.

Justin Koumba (le 2e homme en partant de la gauche), actuel président de l'Assemblée congolaise

Justin Koumba (le 2e homme en partant de la gauche), actuel président de l’Assemblée congolaise, est dans le collimateur de la justice française.

Les hauts dignitaires congolais n’ont pas la côte auprès des juges français. Selon nos informations, l’actuel président de l’Assemblée nationale du Congo-Brazzaville, Justin Koumba, âgé de 69 ans, a été mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire menée à Paris par la juge Patricia Simon. Les enquêteurs de l’Office centrale de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) le soupçonnent d’avoir blanchi en France de l’argent issu de détournements de fonds sur des marchés publics passés par l’Assemblée de Brazzaville. Ce fidèle du président Denis Sassou-Nguesso, en poste depuis dix ans, effectue des séjours réguliers à Paris où il détient notamment deux appartements, avenue Georges V et rue François 1er, dans le 8ème arrondissement. Ses avocats français, Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoit, n’ont pas souhaité faire de commentaire.

Photo de BrazzaNews.
Justin Koumba, Président de l’Assemblée nationale

Plusieurs membres de la famille Sassou-NGuesso sont, par ailleurs, dans le collimateur du juge Roger Le Loire, qui mène l’enquête sur les « biens mal acquis » du Congo, du Gabon et de la Guinée équatoriale. Le fis du président, Denis-Christel, son gendre Guy Johnson, et ses neveux Edgar, directeur des grands travaux, et Wilfrid, qui a la main sur les taxes pétrolières, risquent eux aussi une mise en examen dans les prochaines semaines. Le clan est soupçonné d’avoir détourné des fonds publics via des sociétés offshores aux Seychelles et à Maurice, ayant des comptes bancaires à San Marin. La justice a déjà saisi plusieurs appartements à Paris, Neuilly et Courbevoie, et une villa au Vésinet.

Challenges.fr par (Le 01.02.2017 à 13h02)

Congo/Assemblée nationale : La séance des questions orales au gouvernement marquée par le boycott des députés de l’opposition

avril 23, 2014

Les députés de l’U.pa.d.s (Union panafricaine pour la démocratie sociale), parti membre de l’opposition républicaine, ont quitté la salle des congrès du palais des congrès, vendredi 18 avril 2014, lors de la séance des questions orales avec débats au gouvernement, présidée par Justin Koumba, président de la chambre basse du parlement.

Ce boycott est motivé, selon Pascal Tsaty-Mabiala, premier secrétaire de cette formation politique et président du groupe parlementaire de l’opposition à l’assemblée nationale, par les manœuvres gouvernementales orchestrées, selon lui, pour créer l’absence de certains ministres interpellés sur les questions brûlantes de l’heure, telles que le changement de la constitution et le recensement administratif spécial.

Tout semblait, pourtant, bien démarrer, lorsque Pascal Tsaty-Mabiala a demandé la parole, au début de la séance, pour réagir contre l’absence des ministres à qui leurs questions étaient destinées. Selon lui, il s’agit des manœuvres gouvernementales pour créer l’absence de certains ministres interpellés par les députés de l’opposition, sur les questions aussi importantes, comme le changement de constitution et les résultats du recensement administratif spécial.

«Non, ce n’est pas tout à fait cela», a rétorqué le ministre d’Etat Rodolphe Adada, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, qui conduisait la délégation des ministres pour répondre aux questions des députés.

Insatisfaits de cette réponse, qui était appuyée par le président de l’assemblée nationale Justin koumba, les députés de l’U.pa.d.s ont quitté la salle, en pleine séance, pour manifester leur mécontentement, sous le regard étonné de leurs collègues de la majorité présidentielle. Ils se sont rendus au siège de leur parti, à Diata, où Pascal Tsaty-Mabiala s’est prêté aux questions des journalistes. Justifiant cette attitude, il a déclaré: «Nous avons commencé à être habitués. Mais là, c’en est vraiment de trop. C’est la quatrième fois consécutive que les ministres auxquels nous posons les questions essentielles trouvent des bonnes raisons pour ne pas être là. Je ne doute pas de leur bonne foi où des raisons qu’ils peuvent avoir. Mais, cela ne peut pas être de façon successive, avec les mêmes membres du gouvernement où les uns après les autres».

Prenant à témoin les journalistes, il s’en est défendu. «Je ne voudrais pas jeter l’opium sur ces ministres. Même vous les journalistes, vous constaterez qu’une fois, c’est possible qu’on soit indisponible; deux fois, on commence un peu à douter; trois ou quatre fois, il y a, certainement, une position politique derrière ces absences. Et, c’est la lecture que nous avons», a-t-il affirmé.

Pour lui, toutes ces manœuvres expliquent le refus du gouvernement d’engager le débat. «Nous avons pensé que le débat républicain, c’est à l’assemblée nationale. Le débat politique et les meetings, c’est dans la rue. On est en train de refuser le débat là où il doit avoir lieu. Ce n’est pas un débat des sages et des notables, qu’on les laisse tranquilles. C’est un débat entre le gouvernement et nous, l’opposition. On n’est pas si nombreux, mais nous voulons, simplement, de ce débat qui, en réalité, n’a aucune conséquence. Donc, il n’y a aucune conséquence d’éviter ce débat», a-t-il expliqué.

Pascal Tsaty-Mabiala a estimé que l’unique solution, pour l’U.pa.d.s, était de quitter la salle. «Nous l’avions fait. On peut le regretter, mais nous n’avions pas d’autres solutions que de sortir, parce que notre place n’était plus là», a-t-il dit, tout en promettant que si le même feuilleton se reproduit lors de la prochaine séance, ils auront la même attitude. «Nous sortirons de la salle. Vous regardez partout, c’est des attitudes de tous les parlements. Lorsque ça ne va pas, les députés sortent», a-t-il renchéri.

Signalons que les députés de l’U.pa.d.s avaient adressé une série de questions à trois ministres. Il s’agit du ministre de l’intérieur, du ministre de la justice et du ministre des finances. Le départ des députés de l’opposition n’a pas empêché le déroulement de la séance à l’assemblée nationale où les préoccupations des députés de la majorité portaient sur le recrutement à la fonction publique, le programme de mille logements, à Brazzaville et Pointe-Noire, la protection de l’environnement, la faible fréquence des trains sur la ligne Mont-Belo/Mbinda (ex-Comilog), les infrastructures routières, les chansons obscènes, etc.

Le ministre d’Etat Rodolphe Adada s’est montré sensible à la situation des trains sur la ligne Mont-Belo/Mbinda où il n’y a que deux trains par semaine. Il a promis une amélioration de la desserte de cette ligne, grâce à l’apport des sociétés privées.

Répondant au député Blaise Ambeto sur les difficultés de recrutement à la fonction publique, le ministre Guy Brice Parfait Kolélas a dit que cela s’explique par le déséquilibre criard entre les demandeurs et les postes budgétaires attribués. Il a fait remarquer que ce phénomène ne date pas d’aujour-d’hui. «A l’heure actuelle, la priorité de recrutement est donnée aux finalistes des écoles professionnelles», a-t-il précisé.

Interrogé sur la diffusion des chansons obscènes à langage presque pornographique qui heurtent les mœurs sociales, le ministre de la culture et des arts, Jean-Claude Gakosso, a reconnu le phénomène qu’il a, d’ailleurs, lui-même décrit. Mais, il a souligné que c’est difficile de lutter contre ce phénomène culturel. Ce que les députés, dans leur réplique, n’ont pas approuvé. Pour eux, le gouvernement doit tout faire pour arrêter ce phénomène de chansons obscènes. Il peut initier une loi pour cela.

Le ministre Jean Jacques Bouya a, quant à lui, justifié le manque de panneaux de signalisation et des ralentisseurs sur la route de Moukondo-NKombo, pour lutter contre les accidents. Il pense, plutôt, que le travail à faire, c’est de conscientiser la population. «Les dos d’âne, c’est bien. C’est un ralentisseur pour ceux qui le savent et un accélérateur d’accidents pour ceux qui conduisent sans savoir», a-t-il indiqué.

Concernant l’hôpital de Talangaï, il a rassuré le député Jean-Claude Ibovi que celui-ci va ouvrir, de nouveau, ses portes, car l’équipement est en train d’arriver.

Le ministre Claude-Alphonse N’Silou a, quant à lui, calmé l’inquiétude des populations du quartier 62, en disant que le programme des dix mille logements sociaux se fera, d’abord, sur les terrains disponibles. Le ministre Josué Rodrigue Ngouonimba est revenu sur la politique du tourisme au Congo, avec le développement des sites et la relance des travaux de l’hôtel Mbamou palace.

Clôturant la séance, Justin Koumba s’est réjoui que la séance se soit tenue et que les objectifs étaient atteints.

Lasemaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO

Congo/Débat sur le changement de constitution : Justin Koumba, Pierre Mabiala… lancent une plateforme: le F.3.c!

avril 8, 2014

Les participants, avec Justin Koumba (au milieu, au fond).

Les participants, avec Justin Koumba (au milieu, au fond).

Les promoteurs de l’initiative de Dolisie sur le changement de constitution se sont retrouvés, dimanche 6 avril 2014, à la résidence officielle du président de l’assemblée nationale, à Brazzaville, sous le patronage de Justin Koumba, sage du Niari, pour présenter à la presse, la création d’une association dénommée «Front citoyen pour le changement de la constitution», en sigle F.3.c. Dirigée par Clotaire Ouelo-Louangou, actuel directeur de cabinet du président du conseil départemental du Niari, cette plateforme associative a pour but de «s’investir sur les modalités de changement de la constitution».

Dans son mot introductif, Justin Koumba a annoncé la couleur. «Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout de notre idée», a-t-il dit. Pour lui, l’essentiel n’est pas d’amener tous les Congolais à penser la même chose. «L’essentiel est que la majorité des Congolais soit d’accord avec cette idée», a-t-il souligné, en précisant que le président de la République ne leur a rien demandé. «Nous ne savons pas quel est son avis sur la question. Mais, étant donné que le peuple congolais est libre de penser, aussi avons-nous l’ambition de faire en sorte que le peuple fasse pression sur les pouvoirs publics, afin que le changement de la constitution intervienne», a-t-il déclaré.

Dans une déclaration rendue publique à cette occasion, les promoteurs du F.3.c justifient leur initiative, en écrivant: «La Constitution du 20 janvier 2002, qui a contribué à garantir la stabilité des institutions de la République, conduisant le Congo à la paix et la sécurité durable, a été la condition sine-qua-non pour la mise en œuvre des politiques économiques et sociales durables susceptibles d’impulser la croissance et le développement intégral, soustrayant le Congo des tumultes des années 1997 à 1999.

Aujourd’hui, cette Constitution est confrontée à une question d’intangibilité et d’immuabilité dans certaines de ses dispositions qui suscitent un débat qui va s’amplifiant dans l’opinion. Ainsi, la responsabilité du peuple congolais, dans l’accompagnement du processus démocratique équitable, avec un sentiment orienté uniquement vers les approches participatives de développement et le désir inébranlable de paix et de liberté, est interpellée par une conscience nationale et patriotique.

C’est dans ce contexte que les filles et les fils du Niari, en harmonie avec l’engagement pris devant le président de la République lors de la rencontre citoyenne du 22 mars 2014, animés par le souci de préserver la paix et la sécurité des populations, proposent aux Congolais d’adhérer au processus de changement de la constitution, à travers le Front citoyen pour le changement de la Constitution, afin d’apporter leur contribution à la pérennisation des valeurs démocratiques positives chèrement acquises, qui garantissent la poursuite du processus de développement en cours».

Signalons que Lamyr Nguelé, président de la commission nationale anti-corruption, le ministre Pierre Mabiala, l’ancien ministre Pierre Damien Boussoukou Boumba, Jean-Michel Mavoungou-Ngot, et bien d’autres ont participé à cette rencontre qui a réuni les députés et cadres ressortissants du Niari résidant à Brazzaville. Mais, les deux députés de l’U.pa.d.s qui y étaient venus, Honoré Sayi et Alain Pascal Leyinda, et un autre cadre, Gabriel Lissouba, ont quitté les lieux, sans en donner les raisons à la presse.

Lasemaineafricaine.net par Pascal Azad DOKO

Congo/présidentielle de 2016: la majorité a commencé la campagne

mars 25, 2014

La visite de travail du président de la République, Denis Sassou Nguesso, dans le Niari et le Kouilou, a été l’occasion, pour les responsables politiques de la majorité présidentielle, de lancer la campagne du changement de constitution, pour permettre à l’actuel chef d’Etat de rempiler pour un troisième mandat.

Lors de l’inauguration de l’usine de ciment de la société chinoise Forspak, le 22 mars dernier, à Dolisie, le ministre d’Etat Isidore Mvouba l’a clairement signifié: «Le chantier Congo est encore vaste et les défis à relever immenses. 2016 n’est donc pas une borne infranchissable. Loin s’en faut. 2016 est un passage vers une synthèse dialectique de La Nouvelle espérance et du Chemin d’avenir à l’émergence. Il faut atteindre l’autre rive, faire le grand bond en avant et in fine établir le nouveau deal avec le peuple du Congo». Au nom du département du Niari, Justin Koumba a demandé au président de la République de changer de constitution, «pour la continuité», et après lui, Pierre Mabiala, le porte-parole du département, a demandé la même chose au président de la République, en donnant les raisons de cette demande des fils et filles du Niari. La campagne est donc ouverte pour la nouvelle constitution devant permettre au président Sassou Nguesso de demeurer à la tête du pays, après 2016.

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