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Afghanistan: l’armée française a quitté la Kapisa

novembre 20, 2012
L'armée française a quitté mardi la Kapisa, dernière province d'Afghanistan où elle combattait et celle où elle a perdu le plus de soldats, dans le cadre de son retrait accéléré du pays
  • L’armée française a quitté mardi la Kapisa, dernière province d’Afghanistan où elle combattait et celle où elle a perdu le plus de soldats, dans le cadre de son retrait accéléré du pays
  • Plus de 60% (54 sur 88) des soldats français morts en Afghanistan depuis 2001 ont péri dans la province de KapisaPlus de 60% (54 sur 88) des soldats français morts en Afghanistan depuis 2001 ont péri dans la province de Kapisa
Les 400 derniers militaires français déployés dans cette province instable située au nord-est de la capitale afghane ont commencé à 10H00 (05H30 GMT) à partir en convoi de Nijrab, la dernière base qu’occupaient encore les Français en Kapisa, pour Kaboul, au terme d’une cérémonie d’adieux sur place.

Sur les quelque 2.200 soldats français présents en Afghanistan aujourd’hui, environ 700, les dernières « forces combattantes », rentreront dans leurs casernes de France d’ici à la fin de l’année, selon une source militaire.

En 2013, il ne restera donc que 1.500 soldats français en Afghanistan. Un millier d’entre eux organiseront le rapatriement des véhicules et conteneurs français d’Afghanistan, avant de partir à leur tour d’ici à « l’été 2013 », selon le lieutenant-colonel Guillaume Leroy, porte-parole de l’armée française.

Après cette échéance, et pour un nombre d’année à déterminer, la présence française en Afghanistan se limitera à 500 soldats, actifs dans des programmes de formation ou de coopération, selon la même source. Hormis 50 formateurs à l’oeuvre dans le Wardak (ouest de Kaboul), les 1.500 soldats français restants en 2013 seront stationnés dans la capitale afghane.

En se repliant sur Kaboul, l’armée française revient à une configuration proche de celle existant avant 2007, avant que le président de l’époque Nicolas Sarkozy ne décide d’accroître la présence militaire nationale pour, à la demande des Américains qui dirigent l’Isaf (force de l’Otan), aller davantage au contact des insurgés en Surobi et Kapisa.

Entamée en 2008, la mission en Kapisa, province très infiltrée par les rebelles talibans et du Hezb-e-Islami, était considérée comme la plus difficile pour les Français en Afghanistan depuis leur arrivée dans le pays à la fin 2001.

Les affrontements avec les insurgés s’y sont multipliés. Plus de 60% (54 sur 88) des soldats français morts dans le pays depuis 2001 ont péri dans cette région.

Optimiste sur les capacités des troupes afghanes à contenir la rébellion dans cette région stratégique, l’encadrement militaire français dit laisser derrière lui un territoire relativement apaisé. Aucun chiffre n’a toutefois été avancé pour valider cette thèse et les incidents n’ont pas cessé.

Après plusieurs attaques meurtrières pour les Français en 2011 et 2012, l’ancien président Nicolas Sarkozy avait décidé d’anticiper à 2013 le retrait français. Son successeur, le président François Hollande, a avancé l’échéance à la fin 2012, soit deux ans avant la date de retrait prévu des forces combattantes de la force de l’Otan, qui compte un peu plus de 100.000 soldats aujourd’hui).

Malgré onze années de combats aux côtés des quelque 350.000 soldats et policiers afghans, la coalition n’a jamais pu se défaire de l’insurrection menée par les talibans qu’elle avait chassés du pouvoir, faisant craindre à certains une guerre civile après le départ de l’Otan fin 2014, alors que d’autres évoquent un possible retour au pouvoir des talibans.

20minutes.fr

Un soldat français tué en Afghanistan

septembre 8, 2011

Ce lieutenant-parachutiste était en mission d’appui à l’armée nationale afghane lorsqu’il a été touché par un tir d’insurgé. Il est le 75ème soldat français à mourir dans ce pays.

En Afghanistan, un soldat français a été tué mercredi matin. Il s’agit du 75 ème militaire tricolore à mourir dans ce pays, dont 23 depuis le début de l’année. Ce lieutenant-parachutiste a été abattu au cours d’une opération en Kapisa, dans le nord-est. Il appartenait au 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban.

Le lieutenant Valéry Tholy, 36 ans, était marié et père de trois enfants. Durant ses 13 années de service, il avait servi successivement en ex-Yougoslavie en 2000, en Côte d’Ivoire en 2003, à Djibouti et en République centre-africaine en 2010, avant de rejoindre le terrain afghan le 1er août 2011 au sein de la Task Force Lafayette.

Le soldat était en mission d’appui à l’armée nationale afghane lorsqu’il a été touché par un tir d’insurgé, a précisé l’Elysée. Les faits se sont déroulés dans la matinée au cours d’une «opération de fouille d’un groupe de maisons» dans une «zone à partir de laquelle les insurgés tirent quelquefois des roquettes sur les bases opérationnelles avancées françaises et afghanes qui sont dans la région», a expliqué le colonel Thierry Burkhard, porte parole de l’état-major.

«En tout début de matinée, la fouille exécutée par l’armée nationale afghane prenait fin et un élément français qui était en soutien a été pris à partie», «il y eu riposte des soldats français», a-t-il poursuivi, affirmant que «plusieurs accrochages» ont eu lieu dans la matinée.

Trois soldats sérieusement blessés

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a précisé par ailleurs dans un communiqué que «plusieurs militaires» avaient été blessés lors de cette opération, «dont trois plus sérieusement». Ils ont été «immédiatement évacués et héliportés vers l’hôpital militaire français de Kaboul et l’hôpital américain de Bagram». Patricia Allemonière, journaliste de TF1 qui accompagnait les troupes, a également été «légèrement blessée», ont indiqué le colonel Thierry Burkhard et la chaîne de télévision. Selon le porte parole de l’état-major, «une quinzaine d’insurgés ont été neutralisés dont 5 tués».

Le président Nicolas Sarkozy a fait part de sa «très grande tristesse» et «exprime, à nouveau, la détermination de la France à continuer d’oeuvrer au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement».

Mi-août, deux soldats avaient trouvé la mort : un lieutenant du 152e Régiment d’Infanterie de Colmar et un caporal chef du 19e Régiment de génie de Besançon. Lors de la seule semaine du 14 juillet, sept soldats français avaient trouvé la mort dans ce pays dont cinq dans un attentat-suicide, ce qui avait donné lieu à un hommage national aux Invalides présidé par Nicolas Sarkozy le mardi 19 juillet.

Quelque 130.000 soldats étrangers sont actuellement déployés au sein de la coalition internationale en Afghanistan sous commandement de l’Otan. Les deux tiers sont américains, et il y a 4000 Français.

Lefigaro.fr