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Tunisie: un soldat tué par les siens par erreur lors d’une opération militaire

juin 3, 2013
Tunisie: un soldat tué par les siens par erreur lors d'une opération militaire Tunisie: un soldat tué par les siens par erreur lors d’une opération militaire © AFP

Un militaire tunisien a été tué par erreur par ses camarades lors d’une opération visant un groupe armé lié à Al-Qaïda près de la frontière algérienne, a annoncé lundi à l’AFP un porte-parole des forces armées, Mokhtar Ben Nasr.

« L’armée a tendu un piège visant les éléments terroristes mais un militaire a quitté sa position et ses camarades, croyant qu’il s’agissait d’un terroriste, lui ont demandé de s’arrêter avant d’ouvrir le feu », a-t-il expliqué.

Selon Salah Amri, directeur de l’hôpital régional de Kasserine (centre-ouest) l’homme a été touché de cinq balles dans la nuit de dimanche à lundi.

L’opération avait lieu sur le mont Chaambi, où les forces armées pourchassent depuis décembre un groupe armé lié à Al-Qaïda.

La traque s’est intensifiée fin avril, après que des militaires et gendarmes ont été blessés, certains grièvement, par des mines artisanales posées par les jihadistes.

Encore samedi, trois militaires ont été blessés par l’un de ses engins qui a explosé au passage de leur véhicule, portant à une vingtaine le bilan des blessés depuis fin avril.

La Tunisie est confrontée depuis la révolution qui a chassé le 14 janvier 2011 l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali à l’essor de groupuscules islamistes violents, auxquels les autorités attribuent en particuler une attaque contre l’ambassade américaine en septembre et l’assassinat d’un opposant en février.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : Ali Larayedh présente son gouvernement

mars 8, 2013
Le Premier ministre tunisien, Ali Larayedh, le 7 mars 2013 à Tunis. Le Premier ministre tunisien, Ali Larayedh, le 7 mars 2013 à Tunis. © AFP/Fethi Belaid

Accouchement au forceps du gouvernement tunisien d’Ali Larayedh. Le nouveau né reste dans la lignée du précédent exécutif, sauf pour les ministères de souveraineté devenus indépendants.

Il a fallu qu’Ennahdha parti au pouvoir se rende à l’évidence. Pour sortir la Tunisie d’une impasse politique et d’une crise socio économique sans précédent, elle devait accepter un nouveau gouvernement, suggéré et soutenu par l’ancien chef du gouvernement Hamadi Jebali depuis juillet 2012. Aujourd’hui, c’est chose faite. Ali Larayedh, successeur de Jebali et ancien ministre de l’Intérieur, a bouclé son tour de table sans avoir élargi le nouvel exécutif à d’autres familles politiques que celles de la troïka préalablement en place.

Le noyau dur de cette alliance entre Ennahdha, le Congrès pour la république (CPR) et Ettakatol est donc toujours présent pour gérer les affaires de l’État. Le remaniement porte sur la moitié du gouvernement et est marqué par l’arrivée de nombreux indépendants tandis que certains ministères, comme celui de l’Environnement, deviennent des secrétariats d’État. Cette composition non élargie signifie beaucoup. Ennahdha, au fur et à mesure de négociations marathon qui ont duré 15 jours, a concédé peu de choses si ce n’est l’indépendance des ministères régaliens.

>> Sondage : quelle feuille de route pour le gouvernement tunisien ?

Les revendications portant sur la dissolution des ligues de protection de la révolution, la révision des nominations effectuées depuis les élections du 23 octobre 2011, ainsi que sur la fin de la mission du nouvel exécutif au 31 décembre, n’ont pas abouti. Ainsi, les ministères régaliens échoient comme prévu à des indépendants dont trois magistrats : Lotfi Ben Jeddou, procureur de la République à Kasserine, à l’Intérieur ; Rachid Sabbagh, ancien président du Conseil supérieur islamique, à la Défense ; Leïla Bahria, juge, Secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Le ministre Othman Jerandi est quant à lui un ancien diplomate de carrière et le ministère de la Justice sera dirigé par un juriste, Noureddine Ben Ammou. Industrie, Enseignement, Santé, Culture, Sport, Équipement et Justice transitionnelle sont des portefeuilles toujours détenus par les mêmes formations.

« Chaises musicales »

Cependant, ce n’est pas tant la composition de cette équipe ou la répartition entre les différents partis qui est essentielle, mais la feuille de route qui sera adoptée et les relations avec la classe politique et la société civile qui en résulteront. Des proches du chef du gouvernement affirment que les priorités sont très proches de celles fixées par les principaux partis lors de la consultation qu’avait menée Hamadi Jebali avant que son initiative d’un gouvernement de technocrates ne soit déboutée par Ennahdha – avec comme conséquence sa démission, le 21 février. D’autres estiment que le nouvel exécutif adoptera la même ligne que le précédent, puisque les portefeuilles sont attribués aux mêmes personnes – dont le bilan mitigé avait entraîné une crise gouvernementale.

D’entrée de jeu, la tâche de l’équipe Larayedh ne sera donc pas facile. D’autant que les augmentations du prix des carburants accentuent la grogne sociale et que d’importants mouvements de grève sont annoncés. « Ils ont tourné en rond pendant des mois pour finir par nous offrir un savant jeu de chaises musicales où on ne prend pas tout à fait les mêmes mais où on recommence », assène un médecin de la santé publique en colère pour ses conditions. Tout aussi désabusé, le constitutionnaliste Ghazi Grairi déclare quant à lui « qu’il n’y a pas de quoi pavoiser ! »

Composition du nouveau gouvernement tunisien :

  • Lotfi Ben Jeddou, procureur de la République à Kasserine, à l’Intérieur
  • Othman Al Jarandi, journaliste de formation et diplomate de carrière aux Affaires étrangères
  • Rachid Sebbagh, magistrat, à la Défense et Conseil supérieur islamique
  • Abdelwaheb Maatar, ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle au commerce
  • Jamel Gamra, ancien Président Directeur Général de la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) au Tourisme
  • Salem Labiadh, sociologue et militant d’Ennahdha au ministère de l’Éducation
  • Noureddine B’hiri, ministre chargé des Affaires politiques auprès du chef du couvernement

Jeuneafrique.com par Frida Dahmani

Seize hommes liés à Aqmi arrêtés dans l’ouest de la Tunisie

décembre 21, 2012

Le ministre tunisien de l’Intérieur a annoncé vendredi l’interpellation de seize hommes faisant partie d’un groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans deux villes de l’ouest de la Tunisie proches des frontières de l’Algérie voisine.

« Nous avons découvert un groupe terroriste lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique dans un camp d’entrainement dirigé par trois Algériens proches du chef d’Aqmi Abou Moussab Abdel Wadoud », dans la région de Kasserine (300 km au sud-ouest de Tunis), a déclaré le ministre Ali Laarayedh, au cours d’une conférence de presse.

Huit personnes ont été interpellées dans cette région par les forces de sécurité qui traquaient depuis le 10 décembre un groupe armé responsable de la mort d’un gendarme tunisien.

Des munitions, des explosifs, des jumelles, des cartes militaires et de tenues de combat ont été saisis, a ajouté le ministre

Le groupe de Kasserine dit « Phalange Okba Ibnou Nafaâ » s’active dans l’embrigadement et l’enrôlement de jeunes islamistes extrémistes pour les entraîner militairement dans des camps d’Aqmi en Algérie et en Libye, a indiqué M. Laarayedh.

Des complices ayant assuré le ravitaillement du camp implanté sur le Mont Chaambi, près de Kasserine, sont au nombre des personnes interpellées.

La création d’un camp d’entrainement militaire a été planifié par le groupe qui a pour objectif de mettre sur pied « une organisation jihadiste capable de mener des actions violentes afin d’imposer la Charia » (loi islamique) en Tunisie, selon M. Laarayedh.

Huit autres extrémistes, parmi lesquels trois Libyens, ont été appréhendés dans la région de Jendouba, dans le nord-ouest, a encore indiqué le ministre ajoutant que les forces de l’ordre recherchaient encore des éléments retranchés sur les hauteurs nord de Ain Drahem, à la frontière de l’Algérie.

Dix-huit personnes au total étaient encore traquées vendredi, a-t-il précisé, ajoutant que les groupes de Kasserine et de Jendouba sont liés entre eux. Ces deux villes sont distantes de 400 km.

A Jendouba, les suspects interpellés sont accusés d’avoir cherché à faire passer la frontière tunisienne aux membres d’un groupe venant de Libye et se rendant en Algérie, a dit M. Laarayedh.

La plupart des armes et munitions saisies proviennent de la Libye, a dit le ministre, faisant état aussi de financements en provenance de l’Algérie et de la Libye.

Parmi les personnes appréhendées, sept ont été déférés devant la justice.

M. Laarayedh n’était pas en mesure de confirmer l’existence de lien formel entre le réseau démantelé et le groupuscule jihadiste tunisien « Ansar Chariaa ».

Selon lui, « certains parmi les jeunes interpellés ont participé à des manifestations » d’Ansar Chariaa, groupuscule dont le chef Abou Iyadh est l’organisateur présumé de l’attaque contre l’ambassade des Etats-Unis à Tunis qui avait fait quatre morts le 14 septembre.

Jeuneafrique.com