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Pointe-Noire(Congo): le village Kati fait peau neuve

juillet 2, 2021

Attention peinture fraîche, attention talents ! Jussie, Marvin et Christvie, adeptes du Street Art, ont relooké le village Kati pour rêver en couleurs !

Peinture au village Kati

Pointe-Noire. Quartier Loandjili. Là, après le commissariat, marchez encore, prenez la première rue sur votre gauche en direction de l’école Ballou Constand, vous y êtes ou presque. Encore quelques pas, voilà : au numéro 5 de la rue Père Pierre se dresse le village Kati. Ce village, auquel a donné naissance Huguette Nganga Massanga, est l’antre d’une culture permanente ou de passage, un lieu de résidence artistique, de ressourcement, de création. C’est aussi un espace d’initiation et de maintien du goût de la lecture pour les enfants des alentours. Si Kati est le nom du grand-père paternel d’Huguette Nganga Massanga à qui elle souhaitait rendre hommage, Kati signifie également, en lingala comme en Kituba, intérieur, alors entre les murs se partage un « Inside » idéalisé par l’amour de l’art.   Mais, avant  de pénétrer le 5 de la rue Père Pierre, votre regard sera contraint de se figer avant tout sur l’extérieur.

Ces derniers jours de juin, le village Kati a en effet fait peau neuve en son extérieur à grands coups de pinceaux pour la création d’une fresque géante. Attention peinture fraîche ! Attention talent : Celui de l’artiste Jussie Nsana en résidence permanente au village, ceux encore de Marvin Wolfram et Christvie Dérinck Mayikanga qui accompagnent Jussie, connue pour ses bandes dessinées, dans la réalisation de cette fresque murale.  Trois peintres illustrateurs inspirés par le Street Art pour donner vie et couleurs  aux murs autrefois d’un gris cimenté et pour dire que l’art urbain reste un art à part entière offrant une tribune aux artistes contemporains.  De quoi égayer la rue Père Pierre et rappeler que de tous temps les hommes, qu’ils soient des cavernes ou de l’antiquité, ont écrit ou dessiné leur histoire sur les murs. Et ce n’est pas les passants de la rue Pierre Père qui s’en plaindront.

Avec Adiac-Congo Philippe Edouard

Militaires disparus au Mali : nouveau corps découvert près de Bamako

mars 2, 2014

Un corps en décomposition, avec des galons de colonel, a été découvert dans un puits à Kati, près de Bamako, dans le cadre de l’enquête sur la disparition de militaires autour du coup d’État de 2012 au Mali, ont indiqué dimanche à l’AFP des sources judiciaires.

Depuis début décembre 2013, plusieurs corps soupçonnés être ceux de militaires disparus ont été retrouvés dans différentes fosses communes dans des zones proches de Kati, ville-garnison à 15 km de Bamako qui fut le quartier général des soldats ayant renversé le 22 mars 2012 le président Amadou Toumani Touré.

Les enquêteurs ont retrouvé dans un puits de Kati, dans la nuit de samedi à dimanche, le corps d’un militaire, ainsi que ses galons de colonel. Le corps était en décomposition, a affirmé à l’AFP une source judiciaire sous couvert d’anonymat.

L’information a été confirmée par un proche du juge Yaya Karembé, chargé de l’instruction sur la disparition de soldats dits Bérets rouges, considérés comme proches du président renversé.

« Le corps a été retrouvé dans un puits profond de 50 mètres. Ce sont des militaires arrêtés dans le cadre des enquêtes qui ont indiqué l’endroit aux enquêteurs », a dit ce proche du juge Karembé, présent lors de la découverte.

« La maison où le corps a été retrouvé appartient à un important membre de l’ex-junte militaire des putschistes de mars 2012 », a-t-il précisé.

Dans le cadre de l’affaire dite des Bérets rouges, le meneur du coup d’Etat, le général Amadou Haya Sanogo, ainsi que plusieurs militaires ont été arrêtés, inculpés de complicité d’assassinat et incarcérés depuis novembre 2013.

Une source proche de l’enquête a indiqué le corps découvert dans la nuit de samedi à dimanche pourrait être celui du colonel Youssouf Traoré, un des putschistes de 2012 s’étant ensuite opposés au général Sanogo.

« C’est un caporal actuellement aux arrêts, ancien homme de main du général Sanogo, qui a indiqué aux enquêteurs le puits, en précisant que c’est là que le colonel Youssouf Traoré a été enterré. Mais il faut des analyses pour confirmer qu’il s’agit bien de son corps », a précisé la même source.

Le putsch du mars 2012, qui avait été précédé d’une offensive de rebelles touareg et islamistes armés, a précipité le Mali dans le chaos.

La crise, qui a duré 18 mois, a été marquée par une occupation des régions du Nord malien pendant près de dix mois par les jihadistes alliés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Ces derniers ont été chassés à partir de janvier 2013 par une intervention internationale lancée par la France, toujours en cours avec des troupes sous mandat de l’ONU.

Vendredi, à l’issue d’une visite de dix jours sur place, Suliman Baldo, expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali nommé par l’ONU, avait estimé que de nombreux commis tant par des groupes armés que par des soldats maliens demeuraient impunis en dépit d’efforts louables des autorités maliennes.

M. Baldo avait appelé à prendre des mesures pour accélérer les enquêtes, pour permettre à la justice de faire son travail et de faciliter l’accès des victimes à la justice.

Jeuneafrique.com