Posts Tagged ‘Kenneth Thompson’

Affaire DSK: Diallo aurait touché plus d’un million de dollars

janvier 20, 2013
Nafissatou Diallo et son avocat Kenneth Thompson à New York, le 22 août 2011., Seth Wenig/AP/SIPA
  • 20minutes.fr/20minutes.fr – Nafissatou Diallo et son avocat Kenneth Thompson à New York, le 22 août 2011., Seth Wenig/AP/SIPA

JUSTICE – C’est ce que révèle dimanche matin une enquête exclusive du «Journal du Dimanche»…

Selon les informations du JDD, l’accord conclu le 10 décembre 2012 entre les avocats de Dominique Strauss Kahn et ceux de Nafissatou Diallo prévoit un dédommagement de 1,5 million de dollars. « Un montant confirmé dans l’entourage de DSJ » explique le JDD.

>> La chronologie de l’affaire DSK en images

C’est bien moins que les 6 millions de dollars évoqués jusqu’à présent pour le retrait de sa plainte au civil, souligne le quotidien.

En pratique, l’ancienne femme de chambre du Sofitel de New York qui accusait Dominique Strauss-Kahn de l’avoir violée en mai dernier dans une chambre a reçu un chèque d’un peu plus d’un mllion de dollars, « 30% du chèque de DSK ayant été reversé à ses avocats Thompson et Wigdor qui l’accompagnent depuis près de 19 mois», note le JDD.

Ce montant aurait été inspiré par une autre affaire de viol dans laquelle une jeune femme agressée dans le hall de son immeuble  dans l’État accusait le gérant d’avoir sous-estimé la sécurité. Les assureurs avaient versé à la jeune femme une somme proche du million de dollars, selon le JDD.

20minutes.fr

Un accord financier confidentiel clôt l’affaire DSK à New York

décembre 10, 2012
 
  • Un accord financier au contenu confidentiel a été finalisé lundi à New York entre Dominique Strauss-Kahn et la femme de chambre guinéenne qui l'accusait d'agression sexuelle, marquant l'épilogue d'une saga judiciaire qui avait mis fin aux ambitions présidentielles de DSKMme Diallo, pantalon et veste noirs, foulard sur les cheveux, était présente au tribunal du Bronx, mais n'a rien dit pendant l'audience qui a duré moins de dix minutes
  • Les accusations de la femme de chambre, le 14 mai 2011, avaient lancé une extraordinaire saga judiciaireUn accord financier confidentiel a été annoncé lundi à New York entre Dominique Strauss-Kahn et la femme de chambre guinéenne qui l’accusait d’agression sexuelle à New York, épilogue d’une saga judiciaire qui avait mis fin aux ambitions présidentielles de l’ancien patron du FMI.

« Il y a environ dix minutes, nous sommes parvenus à un accord », a annoncé dès le début d’une très brève audience au tribunal du Bronx à New York, le juge Douglas McKeon, précisant que les termes en étaient « confidentiels ».

Il a précisé que les négociations avaient commencé « plus tôt dans l’année », mais s’étaient intensifiées depuis le 28 novembre dernier.

La femme de chambre de 33 ans, pantalon et veste noirs, foulard léopard gris sur les cheveux, n’a rien dit durant l’audience qui a duré moins de 10 minutes.

En sortant, elle a brièvement remercié « tous ceux qui (l’)ont soutenue à travers le monde. Je remercie Dieu et que Dieu vous bénisse tous », a-t-elle ajouté.

« Mme Diallo est une femme courageuse qui n’a jamais perdu confiance dans notre système judiciaire. Avec ce règlement elle peut maintenant continuer sa vie », a ensuite déclaré son avocat Kenneth Thompson.

Dans un communiqué, les avocats de DSK – muets au sortir de l’audience – se sont dits « satisfaits d’être parvenus à un règlement dans cette affaire ».

— accord aussi avec le New York Post —

Durant l’audience, le juge a ajouté que Mme Diallo était également parvenue à un accord financier avec le quotidien New York Post, qu’elle avait poursuivi l’an dernier au civil après qu’il l’eut traitée de prostituée.

Les accords financiers, qui mettent fin aux poursuites civiles, sont extrêmement fréquents aux Etats-Unis. Ils évitent aux deux parties un procès long et coûteux à l’issue incertaine. Ils ne sont pas un aveu de culpabilité, mais évitent à un accusé d’avoir à donner sa version des faits et lui permettent d’en finir avec un dossier.

Le magistrat n’avait pas requis lundi la présence de DSK.

Combien l’ancien patron du FMI a-t-il accepté de verser ?

La confidentialité de l’accord empêche de le savoir.

Son avocat William Taylor avait qualifié la semaine dernière de « complètement fausses » des informations selon lesquelles il aurait accepté de payer six millions de dollars.

Mais selon l’avocat et ancien procureur Matthew Galluzzo, ce montant serait plausible.

Avec cet accord, DSK est définitivement débarrassé de l’affaire Diallo, 19 mois après le scandale planétaire qui l’avait contraint à démissionner du FMI et mit fin à ses ambitions présidentielles en France. Il s’est aussi depuis séparé de son épouse, la journaliste Anne Sinclair.

Il n’aura jamais à expliquer ce qui s’était passé le 14 mai 2011 dans sa suite de l’hôtel Sofitel de New York. Selon Mme Diallo, une veuve élevant seule une adolescente, DSK, sorti nu de sa salle de bains, l’avait contrainte à une fellation, alors qu’elle venait faire le ménage.

Dominique Strauss-Kahn avait quelques heures plus tard été arrêté à l’aéroport JFK en partance pour la France, incarcéré plusieurs jours, inculpé et assigné à résidence à New York.

Mais trois mois plus tard, dans une étonnante volte-face, le procureur chargé de la procédure pénale en avait demandé le classement, effectif le 23 août.

Il avait expliqué que Nafissatou Diallo avait menti de manière répétée aux enquêteurs sur certains épisodes de son passé, et « sérieusement entamé sa crédibilité de témoin » en cas de procès au pénal.

Sans attendre, la jeune femme avait porté plainte au civil le 8 août, pour obtenir des dommages et intérêts. C’est cette plainte qui s’est terminée lundi par un accord financier.

Libre de rentrer en France, DSK avait ensuite reconnu dans une interview télévisée une relation sexuelle de quelques minutes avec la jeune femme qu’il ne connaissait pas, « une faute morale », mais « sans violence ni contrainte ».

DSK a depuis été mis en examen en France, pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans l’affaire dite du Carlton, qui porte sur l’organisation de soirées libertines avec des prostituées.

Ses défenseurs ont demandé la nullité de la procédure et la justice doit se prononcer le 19 décembre.

Ces derniers mois, DSK a fait quelques réapparitions dans la vie publique. On l’a vu flâner au marché de Sarcelles, la ville dont il a été le maire, il a accordé une interview à un hebdomadaire et participé à plusieurs conférences à l’étranger. Il a aussi créé une société de conseil à Paris.

Mme Diallo n’a elle jamais repris le travail, toujours en congé maladie. Elle a déménagé nul ne sait où dans l’Etat de New York.

AFP par Brigitte DUSSEAU

Nafissatou Diallo va porter plainte en France

août 23, 2011

Cette plainte pour subornation de témoin vise un adjoint au maire de Sarcelles. Selon les avocats de la femme de chambre, il aurait dissuadé une ancienne maîtresse de DSK de témoigner dans le dossier DSK.

L’affaire Nafissatou Diallo contre DSK rebondit en France de façon inattendue. L’avocat Thibault de Montbrial, relais dans l’hexagone des avocats de la femme de chambre new-yorkaise, déposera mardi une plainte au tribunal de Pontoise pour tentative de subornation de témoin contre un adjoint au maire de Sarcelles, a-t-il annoncé lundi.

La défense de Nafissatou Diallo accuse cet adjoint au maire, dont le nom n’a pas été cité, d’avoir fait pression sur une femme qui affirme avoir eu une liaison avec Dominique Strauss-Kahn, pour la dissuader de témoigner. Le maire de Sarcelles, François Pupponi, est un proche de DSK.

En juillet Kenneth Thompson, l’un des avocats de Nafissatou Diallo à New York, «s’est entretenu avec des témoins potentiels de l’affaire DSK» notamment «avec une femme originaire de Sarcelles» présente aux États-Unis, a dit Thibault de Montbrial. «Elle a apporté des précisions qui allaient dans le sens et l’intérêt de Nafissatou Diallo et du parquet», a-t-il ajouté en précisant que Kenneth Thompson «a donné le nom de ce témoin au procureur» de New York, Cyrus Vance, pour qu’il soit entendu. Mais début août «un des adjoints au maire de Sarcelles, précisant qu’il avait été  »envoyé par ses chefs », a sollicité de façon pressante un des proches» de cette femme et a demandé «ce que ça coûterait pour qu’elle se taise», a raconté l’avocat français.

Une prétendue maîtresse de DSK s’était exprimé dans la presse
Selon Thibault de Montbrial, cette «tentative de subornation de témoin» vise à bloquer les deux procédures, l’une pénale, et l’autre civile, en cours à New York. La procédure pénale devrait d’ailleurs s’éteindre après que le procureur a demandé l’abandon des charges à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn.

L’avocat de Nafissatou Diallo ne précise pas le nom du témoin, mais il pourrait s’agir de Marie-Victorine M. Celle-ci disait avoir entretenu une liaison avec Dominique Strauss-Kahn, lui-même ancien maire de Sarcelles. Fin juillet, elle avait affirmé dans Le Journal du Dimanche avoir été contactée par Kenneth Thompson, avec lequel elle aurait une conversation de 45 minutes. Installée aux États-Unis mais réfugiée en Suisse pour échapper à la pression médiatique, cette femme avait précisé que son «avocate à Los Angeles avait été contactée par le bureau du procureur Vance à New York».

Dans une interview à un journal suisse, elle avait auparavant prévenu que son témoignage «servirait sans doute plus la défense que l’accusation». Elle y racontait avoir eu une relation passionnée 14 ans plus tôt avec le maire de Sarcelles de l’époque, Dominique Strauss-Kahn.

Lefigaro.fr avec AFP

DSK: au civil, Diallo pourrait demander des millions

juillet 29, 2011

Kenneth Thompson a annoncé jeudi qu’il engagerait des poursuites au civil, même en cas d’échec au pénal.

Derrière la question de l’avenir de l’«affaire DSK» au pénal, se profile déjà le procès civil -qui promet lui aussi de faire couler beaucoup d’encre. L’avocat de Nafissatou Diallo a annoncé jeudi qu’il engagerait bientôt ces poursuites, même en cas d’échec au pénal. La jeune femme se défend vigoureusement d’être motivée dans cette affaire par l’appât de l’argent, mais son avocat Kenneth Thompson estime que sa cliente étant «innocente (…) Elle a le droit, en marge du dossier pénal, d’engager sa propre action en justice». Pour de nombreux observateurs, la nouvelle stratégie d’exposition médiatique maximum déployée par l’avocat de Nafissatou Diallo cette semaine vise aussi à préparer le terrain de cette action civile.

La pratique américaine est très différente sur ce point des procédures françaises, puisqu’à New York, la plaignante n’a pas besoin de se fonder sur une éventuelle condamnation au pénal de Dominique Strauss-Kahn pour lui demander réparation d’un préjudice. On cite souvent le cas d’OJ Simpson, ancien joueur professionnel de football américain, acquitté au pénal après avoir été accusé du meurtre de son ex-femme et de son compagnon, mais reconnu coupable au civil… De plus, les dommages et intérêts en jeu dans les procès américains sont sans commune mesure avec les faibles montants accordés par les tribunaux français.

«Mettre la main à la poche»

Dans le cas de l’ancien directeur du FMI, Nafissatou Diallo pourrait demander jusqu’à plusieurs dizaines de millions de dollars prédisent les juristes -quand en France, les condamnations dans les affaires de mœurs dépassent rarement quelques milliers ou dizaines de milliers d’euros. «Et cela ne choquera pas l’opinion publique américaine», précise l’avocat Denis Chemla. Les spécialistes cherchent toutefois en vain des similitudes dans d’autres dossiers pour faire leurs comptes -l’affaire DSK restant hors normes à tous points de vue. Seule indication, OJ Simpson a été condamné à payer plus de 33 millions de dollars. «Nafissatou Diallo ne devrait pas avoir de mal à invoquer un préjudice, explique Christopher Mesnooh, avocat aux barreaux de New York et de Paris. Elle a notamment été traitée de prostituée dans certains journaux américains, qui dans le contexte actuel ont un écho quasi mondial! Elle pourra également mettre en avant les difficultés à trouver un autre emploi, etc.»

Pour la jeune femme donc, le procès civil s’annoncerait sous de meilleurs augures que le volet pénal qui peut s’évanouir à la fin du mois d’août. L’affaire ne serait pas jugée par 12 témoins, comme au pénal, mais par 6 seulement. La majorité suffirait à la victime pour obtenir gain de cause, alors que l’unanimité est requise pour une condamnation pénale. «De plus, les jurés se comportent différemment s’il s’agit d’envoyer un ex-directeur du FMI sous les verrous pour des années ou de lui demander de mettre la main à la poche», souligne un spécialiste.

Le procès, qui pourrait être organisé d’ici à quelques mois en cas d’assignation pendant l’été, peut toutefois durer plusieurs semaines, et pourrait avoir pour effet d’entretenir l’intérêt médiatique autour de l’affaire DSK, avant et pendant sa tenue. L’homme politique pourrait également dans ce cas être amené à témoigner. «La seule façon d’éviter cela, estime Denis Chemla, c’est une transaction.»

Lefigaro.fr par Laurence De Charette