Posts Tagged ‘khartoum’

Soudan: 4 morts au premier jour de «désobéissance civile»

juin 9, 2019

 

Quatre personnes ont été tuées ce dimanche au premier jour d’un mouvement national de «désobéissance civile» lancé par les meneurs de la contestation au Soudan contre les généraux au pouvoir, ont annoncé des médecins proches des manifestants.

Deux des quatre personnes décédées ont été tuées par balles à Khartoum et la ville voisine d’Omdourman, tandis que les deux autres ont été «battues et poignardées» et sont mortes dans un hôpital d’Omdourman, a indiqué ce comité de médecins dans des communiqués distincts. Ces personnes ont été victimes «du Conseil militaire de transition» et de ses «milices», a accusé la même source.

Le bilan total des victimes depuis le déclenchement d’une violente répression le 3 juin -marquée par la dispersion ce jour-là du sit-in de Khartoum- est de 118 morts, a ajouté ce comité de médecins.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan: une dizaine de manifestants blessés par balles à Khartoum

mai 13, 2019

 

Une dizaine de manifestants soudanais ont été blessés lundi soir par des tirs à balles réelles près du sit-in organisé depuis début avril par l’opposition dans le centre de Khartoum, a-t-on appris de sources médicales. Un soldat aurait également été tué.

Ces incidents surviennent alors que le Conseil militaire de transition (CMT), qui assure l’intérim du pouvoir au Soudan depuis la chute du président Omar el Béchir, est parvenu à un accord avec l’opposition sur de nouvelles structures de transition.

Un conseil souverain, dont la composition et la durée de mandat doivent être définis mardi, remplacera l’actuel CMT. «Nous avons discuté de la structure de l’autorité de transition et nous sommes tombés totalement d’accord. Nous avons aussi un accord sur le système de gouvernance durant la période de transition», a annoncé le général Chams El Din Kabbachi, porte-parole du CMT.

Un porte-parole de la «Déclaration des forces de la liberté et du changement», alliance d’organisations d’opposition et de la société civile, a confirmé cet accord.

Après plusieurs mois de manifestations de rue, l’armée a évincé le 11 avril le président Omar el Béchir qui était à la tête du pays depuis 1989. Les protestataires poursuivent leur mouvement afin de maintenir la pression sur les militaires.

A Khartoum lundi soir, des forces paramilitaires patrouillaient dans les rues, utilisant gaz lacrymogène et tirs à balles réelles pour disperser des groupes de manifestants bloquant les rues de la capitale soudanaise.

Les manifestants accusent des agents contre-révolutionnaires d’accroître les tensions afin de faire échouer un accord politique.

Omar el Béchir a été inculpé avec d’autres pour incitation au meurtre de manifestants, ont annoncé les services judiciaires lundi. L’ex-président n’a pas fait de commentaires publics depuis son arrestation.

Par Le Figaro.fr avec Reteurs

Soudan du Sud: signature d’un accord « préliminaire » sur le partage du pouvoir

juillet 25, 2018

Khartoum – Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont signé mercredi à Khartoum un accord « préliminaire » sur le partage du pouvoir qui, selon le ministre soudanais des Affaires étrangères, permettra le retour du dirigeant rebelle Riek Machar au poste de premier vice-président.

Le Soudan du Sud s’est enfoncé dans une guerre civile fin 2013 quand Salva Kiir a accusé son vice-président Riek Machar de fomenter un coup d’État. Le conflit dans ce pays, indépendant du Soudan depuis 2011, a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.

MM. Kiir et Machar sont déjà convenus d’instaurer un cessez-le-feu permanent et de retirer leurs troupes des zones urbaines. Ils avaient également convenu le 7 juillet d’un partage du pouvoir mais la signature avait été reportée en raison de divergences.

« Le document sur le partage du pouvoir a été signé et porte sur toutes les questions relatives à la période de transition », a indiqué le chef de la diplomatie soudanaise Al-Dirdiry Ahmed, en annonçant cet accord.

« Salva Kiir restera le président du Soudan du Sud et Riek Machar sera le premier vice-président », a-t-il déclaré lors de la cérémonie de signature dans la capitale du Soudan, où se déroule depuis juin une nouvelle série de pourparlers de paix.

« Il y aura quatre autres vice-présidents répartis parmi les autres groupes politiques », a-t-il ajouté.

Une question encore à régler est le partage du pouvoir au niveau des régions et des départements. « Les négociations sur cette question vont se poursuivre jusqu’à la conclusion d’un accord », a-t-il assuré.

Il a ajouté que certains, au sein de l’opposition, avaient refusé de signer le document mercredi, tout en faisant état de discussions avec ces groupes.

Selon ce texte, le gouvernement de transition sera composé de 35 ministres –20 du groupe de Salva Kiir et neuf de celui de Riek Machar, le reste représentant les autres groupes.

Le Parlement comptera 550 députés, dont 332 du groupe de Salva Kiir et 128 de celui de Riek Machar.

Le ministre soudanais des Affaires étrangères a également annoncé qu’une commission indépendante se chargerait de décider du nombre de provinces du Soudan du Sud.

Après ce document préliminaire, l’accord définitif doit être signé le 5 août, a-t-il affirmé.

Un accord similaire avait été signé en 2015 mais avait été violé après une bataille meurtrière à l’issue de laquelle Riek Machar était parti en exil.

L’ONU a imposé le 13 juillet un embargo sur les armes au Soudan du Sud, alors que les tractations diplomatiques n’avaient pas, en près de cinq ans de conflit, réussi à mettre un terme à la guerre civile.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2018 17h08)                                                                                                                                                                       

Le gouvernement sud-soudanais cherche à écarter Machar des négociations

juin 22, 2018

L’opposant sud-soudanais Riek Machar à Addis Abeba le 21 juin 2018 / © AFP / YONAS TADESSE

Les pourparlers de paix sud-soudanais ont pris vendredi une mauvaise tournure, le président Salva Kiir s’efforçant de marginaliser le chef rebelle Riek Machar, même s’il a dû se résoudre à une nouvelle rencontre avec lui lundi à Khartoum.

Les différents acteurs d’une guerre civile déclenchée en décembre 2013, deux ans après l’indépendance du pays, et qui a fait des dizaines de milliers de morts, près de quatre millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique, continuent à souffler le chaud et le froid.

Mercredi soir, la rencontre à Addis Abeba entre Salva Kiir et Riek Machar avait laissé percer l’espoir qu’une solution négociée soit bientôt trouvée. Il s’agissait de la première entrevue en deux ans entre deux personnalités dont la rivalité est à l’origine de la guerre.

Les bureaux du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui préside l’Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), l’organisation régionale qui œuvre depuis de longs mois à réactiver le processus de paix, avaient publié des photos des trois hommes se donnant l’accolade.

Et jeudi, un sommet avait réuni à Addis Abeba plusieurs chefs d’État des pays membres de l’Igad, le Soudanais Omar el-Béchir, le Kényan Uhuru Kenyatta, le Somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, mais pas l’Ougandais Yoweri Museveni, un acteur-clé, pour accentuer encore la pression.

Vendredi, le gouvernement sud-soudanais a douché l’enthousiasme des plus optimistes en affirmant que Riek Machar, chef du SPLM-IO (Mouvement populaire de libération du Soudan – Opposition), n’avait pas sa place dans le gouvernement d’union nationale.

Le président sud-soudanais Salva Kiir (c) arrive au sommet de l’Igad le 21 juin 2018 aux côtés du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed (d) et du président kenyan Uhuru Kenyatta (g) / © AFP / YONAS TADESSE

« Nous en avons assez de Riek Machar, des dommages que Riek Machar a causés aux Sud-Soudanais », a déclaré en conférence de presse à Addis Abeba le ministre de l’Information Michael Makuei, un des durs du régime.

Il a appelé M. Machar, s’il veut être président un jour, « à attendre les élections », montrant, par cette prise de position, à quel point les inimitiés sont solidement enracinées, en dépit des sourires de façade.

La guerre avait éclaté en décembre 2013 à Juba, lorsque M. Kiir, un Dinka, avait accusé M. Machar, son ancien vice-président, de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’État.

Avant cette semaine, les deux hommes ne s’étaient plus parlés en face-à-face depuis juillet 2016, quand avaient éclaté dans la capitale Juba d’intenses combats entre leurs troupes.

– Rencontre lundi à Khartoum –

Des Sud-Soudanaises font la queue pour des vivres dans un centre de protection des civils à Bentiu, au Soudan du Sud, le 13 février 2018 / © AFP / Stefanie GLINSKI

Ces affrontements avaient forcé M. Machar à fuir en Afrique du Sud, et signifié l’échec d’un accord de paix conclu en août 2015 ayant permis au chef rebelle d’être réinstallé au poste de vice-président.

Malgré sa rhétorique anti-Machar, le gouvernement a cependant cédé à la requête des chefs d’État de l’Igad d’organiser une nouvelle rencontre entre MM. Machar et Kiir lundi à Khartoum, au Soudan.

« C’est une décision des chefs d’État et nous la respecterons », a assuré M. Makuei. Les deux camps négocient depuis des mois sous l’égide de l’Igad, mais cette nouvelle réunion doit permettre doit permettre d’accélérer le processus.

Elle est une des principales décisions adoptées cette semaine. Elle sera suivie d’une autre rencontre à Nairobi et l’accord final devrait être signé à Addis Abeba dans un délai de deux semaines, d’après le gouvernement sud-soudanais.

Dans cet intervalle, M. Machar sera autorisé à rester dans une de ces villes, mais le gouvernement sud-soudanais a affirmé avoir obtenu de l’Igad qu’il ne puisse ensuite demeurer « dans la région ou quelque part près du Soudan du Sud ».

Le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011 / © AFP / Sophie RAMIS

Parmi les différends à régler figure le poste de vice-président, occupé actuellement par Taban Deng, un ancien allié de M. Machar qui avait fait défection en juillet 2016 avec une partie du SPLM-IO, selon un document transmis à la presse par le gouvernement.

Ce texte indique notamment qu' »aucun compromis sur le partage du pouvoir » au sein du gouvernement n’a été trouvé et qu’un désaccord persiste sur « le calendrier pour l’unification des forces armées ».

Le SPLM-IO a condamné les « propos irresponsables » de M. Makuei, estimant qu’ils étaient destinés à « faire dérailler le processus de paix ». La rébellion avait dès jeudi fait part de ses propres réticences, qualifiant d' »irréaliste » la manière dont sont menés les actuels efforts de paix.

Ce conflit a depuis le début été marqué par des revirements en tout genre, comme en témoigne le dernier cessez-le-feu en date, scellé le 24 décembre à Addis Abeba sous l’égide de l’Igad, et violé dès son entrée en vigueur.

Et malgré la pression internationale, rien ne dit que M. Kiir soit disposé à faire des concessions, ses forces semblant en passe de prendre le dessus militairement face à une rébellion de plus en plus éclatée.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juin 2018 14h26)

Des étudiants étrangers à Khartoum en route pour la Syrie

juin 28, 2015

Khartoum – Douze étudiants, dont des Britanniques et des Canadiens, sont soupçonnés d’avoir quitté Khartoum pour la Turquie afin de rejoindre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a indiqué à l’AFP dimanche leur université.

Nous confirmons d’après plusieurs sources que douze étudiants en médecine sont partis en Turquie vendredi, a précisé le doyen de l’université Ahmed Babikir.

Sur ces douze étudiants, tous d’origine soudanaise, sept sont Britanniques, deux sont Canadiens, un est Américain et deux sont Soudanais, a indiqué le doyen, sans mentionner leur nom. Parmi eux se trouvent trois femmes, a-t-il ajouté.

Selon le doyen, les autorités de l’aéroport de Khartoum ont confirmé que les étudiants s’étaient envolés vendredi pour la Turquie. Leurs familles ont déclaré ne pas avoir eu de nouvelles de leurs enfants depuis, et que leurs passeports avaient disparu.

Vu qu’ils n’ont pas prévenu leur famille de leur départ, il est probable qu’ils tentent d’aller en Syrie pour rejoindre l’EI, a estimé M. Babikir.

Tous étaient en dernière année de médecine, a précisé une source de l’université sous le couvert de l’anonymat, ajoutant qu’ils avaient été recrutés pour l’EI par des individus se trouvant dans l’enceinte de l’université.

Beaucoup d’étudiants de cette université sont des étrangers d’origine soudanaise.

L’ambassade britannique à Khartoum a confirmé le départ de sept ressortissants britanniques du Soudan vers la Turquie. Nous travaillons main dans la main avec les autorités turques afin d’établir où ils se trouvent, a indiqué le chargé de communication de la mission, Ishtiaq Ghafoor, sans plus de détails.

Les ambassades canadienne et américaine n’étaient pas en mesure de commenter ces informations dans l’immédiat.

En mars, neuf étudiants britanniques d’origine soudanaise inscrits dans la même université avaient rejoint la Turquie puis la Syrie.

Leurs parents avaient vainement tenté de les retrouver en se rendant à la frontière entre la Turquie et la Syrie.

Romandie.com avec(©AFP / 28 juin 2015 16h26)

Soudan: une femme risque le fouet pour avoir ôté son voile

septembre 8, 2013

KHARTOUM – Une Soudanaise, arrêtée pour ne pas avoir caché ses cheveux, a dit être prête à risquer la flagellation pour défendre son droit à ne pas porter de voile alors que son procès doit reprendre le 19 septembre.

Amira, les cheveux bruns aux reflets dorés finement nattés

Amira, les cheveux bruns aux reflets dorés finement nattés

Ils veulent que nous devenions comme les femmes des talibans, dénonce Amira Osmane Hamed dans des déclarations à l’AFP.

D’après la loi soudanaise, ses cheveux –et ceux de toutes les femmes– doivent être dissimulés sous un hijab.

Amira, 35 ans, refuse d’en porter et risque le fouet si elle est reconnue coupable lors de son procès, qui se tient en vertu de l’article 152 du code pénal soudanais qui prohibe toute tenue indécente, une formulation vague qui, selon des militants, laisse les femmes à la merci du harcèlement policier.

Cette loi a fait passer les femmes soudanaises de victimes à criminelles, dit la jeune femme, divorcée, qui dirige sa propre entreprise.

Elle dit avoir été arrêtée le 27 août dernier. Elle se trouvait dans un bâtiment officiel près de Khartoum quand un policier lui a demandé de façon agressive de recouvrir ses cheveux. Tu n’es pas Soudanaise. Quelle est ta religion? ajoute-t-il.

Je suis Soudanaise. Je suis musulmane, et je ne couvrirai pas mes cheveux, a répondu Amira, les cheveux bruns aux reflets dorés finement nattés, avec quelques boucles dans le dos.

Emmenée au commissariat, elle a été détenue quelques heures, inculpée puis relâchée contre une caution.

Le porte-parole de la police n’était pas joignable dimanche.

Rania, un pseudonyme, a elle aussi passé quelques heures en détention pour ne pas avoir porté de voile, et une autre fois pour avoir porté un pantalon.

Tu es une salope. Tu veux coucher avec des hommes, c’est pour ça que tu t’habilles comme ça, lui ont lancé les policiers.

Pourquoi les femmes qui vivent ici ne peuvent pas s’habiller comme elles veulent ? demande Rania, qui précise quand même que la loi n’est pas la même pour tout le monde. Comme Amira, elle dénonce des règles à géométrie variable, les femmes les plus riches ne se faisant pas arrêter lorsqu’elles sont têtes nues dans les restaurants chics.

Lors de la première convocation d’Amira Hamed au tribunal le 1er septembre, une centaine de femmes sont venues la soutenir. La plupart étaient venues tête nue, comme Amira, qui n’a jamais, jamais porté le hijab.

Son affaire, qui a attiré l’attention de militants des droits de l’Homme, est la dernière d’une série de cas qui ont mis en lumière les lois mises en place depuis le coup d’Etat d’Omar el-Béchir en 1989.

En 2009, le cas de la journaliste soudanaise Loubna Ahmed al-Hussein, incarcérée pour avoir porté un pantalon jugé indécent, avait attiré l’attention du monde entier sur la condition des femmes au Soudan.

Elle avait été libérée après que l’Union des journalistes soudanais avait payé son amende, mais dix des femmes arrêtées en même temps qu’elle avaient été convoquées ensuite par la police et fouettées dix fois chacune.

Mme Hamed espère que les lois vont changer. Entre-temps elle se dit prête à toute condamnation lors de son procès — y compris la flagellation.

Je prends ce risque pour dire ce qui se passe dans notre pays et j’espère que ce sera la dernière fois qu’une femme soudanaise est arrêtée en vertu de cette loi.

Romandie.com avec (©AFP / 08 septembre 2013 16h35)

ALERTE – Le Soudan annule les accords avec le Sud sur le pétrole et la sécurité

juin 9, 2013

KHARTOUM – Le Soudan a annoncé dimanche l’annulation des neuf accords sur la sécurité et la coopération économique signés en mars avec le Soudan du Sud, mettant fin à un bref intermède d’apaisement après des affrontements à la frontière.

Nous allons annuler l’ensemble des neuf accords, pas seulement celui sur le pétrole, a déclaré le ministre soudanais de l’Information, Ahmed Bilal Osmane, lors d’une conférence de presse après la décision de Khartoum de bloquer les exportations de pétrole sud-soudanais.

Romandie.com avec (©AFP / 09 juin 2013 15h37)

Soudan: 38 morts dans un accident de la route

juin 4, 2013

KHARTOUM – Trente-huit personnes sont mortes mardi dans une collision entre un bus et un camion, a indiqué la police, en mettant en cause la vitesse.

L’accident s’est produit dans l’Etat du Nil Blanc, à El-Gouteina, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale Khartoum, a précisé la police dans un communiqué, en faisant également état de blessés.

Le bus se rendait d’Omdurman, ville jumelle de Khartoum, à El-Obeid, la capitale de l’Etat du Kordofan-Nord, quand il est entré en collision avec un camion circulant en sens inverse, selon la même source.

L’accident s’est produit en raison de la grande vitesse à laquelle roulaient les deux véhicules, a affirmé le général Abdurahman Hassan Abdurahman.

Les accidents de la route meurtriers sont relativement fréquents au Soudan et impliquent souvent des bus.

En décembre, 33 personnes avaient été tuées et 24 blessées quand deux bus étaient entrés en collision au sud-est de Khartoum.

Romandie.com avec (©AFP / 04 juin 2013 20h30)

Crash d’un avion de l’armée soudanaise près de Khartoum, 13 militaires tués

octobre 7, 2012
Crash d'un avion de l'armée soudanaise près de Khartoum, 13 militaires tués Crash d’un avion de l’armée soudanaise près de Khartoum, 13 militaires tués © AFP

Treize membres de l’armée soudanaise sont morts et neuf autres ont été blessés dans le crash de leur avion dimanche près de Khartoum, ont rapporté les médias officiels en citant l’armée.

« Treize militaires ont été tués sur le coup et neuf ont été blessés et transportés à l’hôpital », a indiqué le porte-parole de l’armée, Sawarmi Khaled Saad, cité par l’agence de presse officielle Suna.

Il s’agit du bilan le plus lourd d’une série d’incidents meurtriers touchant l’aviation militaire soudanaise depuis début 2011. Le porte-parole de l’armée a indiqué que six membres d’équipage et 16 autres membres des forces armées voyageaient dans l’avion.

L’avion de transport militaire, un Antonov, se rendait dans la région occidentale du Darfour en proie depuis 2003 à un conflit armé. L’appareil transportait des équipements militaires de Khartoum à El-Facher, capitale de l’Etat du Darfour-Nord.

« Le pilote avait informé l’aéroport d’un problème sur un des moteurs », avant la chute de l’appareil à l’ouest de la ville de Jebel Aulia, à quelque 70 km à l’ouest de Khartoum, avait auparavant indiqué à l’AFP le porte-parole Saad.

Jebel Aulia est une zone de loisirs populaire située à une heure de route de la capitale.

Selon un témoin, un hélicoptère évacuait les victimes du lieu du crash, qui a été bouclé par l’armée.

Les accidents d’avion sont assez fréquents au Soudan, notamment en raison d’une flotte vieillissante.

Les forces armées soudanaises, qui utilisent des hélicoptères et des avions de fabrication russe, ont perdu plusieurs appareils depuis début 2011.

En juillet, les rebelles du Darfour ont abattu un hélicoptère Mi17, tuant sept membres de l’armée, qui a imputé la chute de l’aéronef à un dysfonctionnement de l’appareil.

En décembre 2011, les six membres d’équipage d’un autre hélicoptère militaire ont été tués quand l’appareil s’est écrasé et a pris feu dans l’Etat du Kordofan-Nord. L’armée avait parlé d’un problème technique comme elle l’avait fait en avril 2011 lors de la chute d’un hélicoptère au Darfour tuant les cinq soldats à bord.

 Jeuneafrique.com avec AFP

Les Etats-Unis évacuent les personnels non essentiels de Tunisie et du Soudan

septembre 16, 2012
Les Etats-Unis évacuent les personnels non essentiels de Tunisie et du Soudan Les Etats-Unis évacuent les personnels non essentiels de Tunisie et du Soudan © AFP

Les Etats-Unis ont ordonné samedi l’évacuation de leurs personnels non essentiels ainsi que leurs proches de Tunisie et du Soudan et ont déconseillé aux citoyens américains de se rendre dans ces pays, a annoncé le département d’Etat.

Le ministre tunisien de l’Intérieur a menacé de punir tous ceux qui sont impliqués dans l’attaque de l’ambassade américaine, vendredi, qui a fait 4 morts et 49 blessés. La représentation diplomatique a été mise à sac par des manifestants extrémistes, qui exprimaient leur colère à la suite de la diffusion sur l’internet d’un film anti-islam produit aux Etats-Unis.

Deux protestataires ont également été tués au Soudan, vendredi, lorsque 5. 000 manifestants furieux s’en sont pris aux ambassades de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et d’Allemagne, la dernière étant incendiée.

« Etant donné la situation en termes de sécurité à Tunis et à Khartoum, le département d’Etat a ordonné le départ de toutes les familles et de tous les personnels non indispensables de ces deux postes, et a publié parallèlement des avertissements déconseillant aux citoyens américains de voyager » dans ces pays, a précisé dans un communiqué Victoria Nuland, porte-parole du département d’Etat.

Le département d’Etat appelle les citoyens américains « à éviter toutes les manifestations publiques et tous les rassemblements politiques, car même des manifestations qui semblent pacifiques peuvent devenir agressives et violentes sans avertissement ».

Concernant les Américains qui continueraient à séjourner au Soudan, le département d’Etat déclare : « Vous devez garder un profil bas, varier vos horaires et vos itinéraires de trajet, conduire prudemment et vous assurer que votre passeport et votre visa soudanais sont toujours valides ».

Samedi, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a téléphoné à ses homologues en Egypte, en Arabie saoudite, en Turquie, en Grande-Bretagne et en France, ainsi qu’au Premier ministre libyen et au président somalien pour leur demander leur soutien.

Parlant au Premier ministre libyen Moustapha Abou Chagour, Mme Clinton a redit le soutien des Etats-Unis aux efforts de son gouvernement pour mettre en place des forces de sécurité nationales en y intégrant les milices et combattre l’extrémisme, a précisé Mme Nuland.

Elle a également souligné l’importance d’amener devant la justice les auteurs de l’attaque du consulat américain de Benghazi (Libye), au cours de laquelle l’ambassadeur Christopher Stevens et trois autres Américains ont été tués.

« Le Premier ministre a exprimé sa profonde tristesse après la mort de l’ambassadeur Stevens, le considérant comme un héros. Il a jugé que c’était aussi bien une perte pour la Libye que pour les Etats-Unis », a indiqué Victoria Nuland. « Il a fait part de sa confiance pour que les agresseurs soient traduits en justice. Il a noté que le gouvernement avait débuté une action en ce sens ».

L’avertissement qui remplace une note similaire publiée le 7 septembre, considère que le Soudan a pris « quelques mesures » pour limiter les activités des groupes extrémistes mais que « les membres de ces groupes sont toujours présents au Soudan et ont menacé d’attaquer les intérêts occidentaux.  »

Le document américain indique que la situation en termes de menace terroriste demeure « critique » au Soudan, où Washington a pris des mesures pour renforcer la sécurité des personnels officiels américains. Ils doivent maintenant se déplacer dans des véhicules gouvernementaux blindés et obtenir des permissions avant de pouvoir voyager en dehors de Khartoum.

Washington a également ordonné le départ de tous les personnels non essentiels de Tunisie, suite aux attaques survenues vendredi.

L’avertissement concernant la Tunisie déclare ainsi : « Le département d’Etat déconseille aux citoyens américains tout voyage en Tunisie en ce moment ».

« Les citoyens américains restant en Tunisie doivent faire preuve d’une extrême prudence et éviter les manifestations », et ils doivent avertir l’ambassade de leur présence, ajoute le document.

La vague de protestations faisant suite à la diffusion d’un extrait du film anti-islam sur Youtube a éclaté en premier lieu mardi, en Egypte et en Libye. Une manifestation devant le consulat américain a Benghazi (nord de la Libye) s’est transformée en assaut contre le bâtiment, au cours duquel l’ambassadeur et trois autres Américains ont trouvé la mort.

Les manifestations se sont depuis propagées vers les autres nations où la population est majoritairement musulmane, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie. Des dizaines d’hommes, femmes et enfants ont également manifesté devant l’ambassade américaine à Paris samedi.

Le Soudan et le Yémen ont rejeté la demande des Etats-Unis d’accueillir sur leur sol des Marines spécialisés dans l’antiterrorisme pour protéger les représentations diplomatiques américaines.

Jeuneafrique.com avec AFP