Posts Tagged ‘Kiev’

Ukraine : des tanks russes aux portes de Kiev

mars 10, 2022
Deux hommes observent avec des jumelles les mouvements de l'armée russe.

Des membres de la défense territoriale ukrainienne observent avec des jumelles les mouvements des troupes russes autour du village de Velyka Dymerka, à 40 km à l’est de Kiev. Photo :AFP/Dimitar Dilkoff

Des tanks russes sont arrivés jeudi à la lisière nord-est de la capitale ukrainienne Kiev, qu’ils menacent d’encercler après être déjà parvenus dans ses faubourgs au nord et à l’ouest.

Une équipe de l’Agence France-PresseAFP a vu des colonnes de fumée s’échapper du village de Skybyn, à quelques centaines de mètres du dernier barrage des forces ukrainiennes avant l’entrée de Kiev au nord-est.

Des soldats ukrainiens ont raconté à l’Agence France-PresseAFP avoir intensément combattu dans la nuit pour y garder le contrôle de la dernière portion d’autoroute avant la capitale, sa principale entrée au nord-est.

Des opérations militaires sont en cours à Skybyn, a indiqué à l’Agence France-PresseAFP un soldat prénommé Sergiy, affirmant qu’une colonne de chars russes avait été partiellement détruite.

Jeudi en fin de matinée, une pluie de missiles russes Grad s’est abattue sur le village désert de Velyka Dymerka, à environ cinq kilomètres des limites de Kiev, dont certains ont atterri à une vingtaine de mètres d’une équipe de l’Agence France-PresseAFP.

Les missiles ont frappé plusieurs maisons du village, dont les troupes russes se rapprochaient ces derniers jours et où les forces ukrainiennes n’avaient plus qu’une présence minimale.

Les Russes sont entrés ce matin dans le village, a indiqué un habitant de 38 ans, Vasyl Popov. C’est terrifiant, mais que voulez-vous qu’on y fasse, on habite ici et on n’a nulle part où fuir ou se réfugier.

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine le 24 février, les forces russes ont avancé sur plusieurs fronts autour de Kiev, laissant craindre aux Ukrainiens un encerclement plus ou moins rapide de leur capitale.

Dès les premiers jours, elles sont parvenues à sa lisière nord-est, notamment près des villes d’Irpin et Boutcha, bombardées intensément depuis plus d’une semaine et d’où les habitants ont fui en masse.

Au nord-est de Kiev, plus rural et dégagé, les tanks russes avaient avancé en moins d’une semaine de plus de 80 kilomètres pour atteindre ces derniers jours les villages bordant Kiev, comme Velyka Dymerka.

Autour de l’agglomération de Kiev, qui comptait avant la guerre près de 3,5 millions d’habitants, les autorités ukrainiennes ne disposent plus aujourd’hui que des routes allant vers le sud pour évacuer les civils et ravitailler la ville.Début du widget . Passer le widget?

Par Radio-Canada avec AFP

Kiev refuse les évacuations vers le Bélarus et la Russie proposées par Moscou

mars 7, 2022

Un homme et son enfant fuient la ville d’Irpin, dans les faubourgs ouest de Kiev, en proie à des bombardements. Photo : Reuters/Carlos Barria

L’Ukraine a refusé lundi les couloirs humanitaires vers la Russie et le Bélarus proposés par Moscou et dénonce de nouvelles offensives sur plusieurs villes du pays, dont Kiev, après une nouvelle nuit de violents bombardements.

Au 12e jour de l’invasion russe, Moscou a annoncé l’instauration de cessez-le-feu locaux et l’ouverture de couloirs humanitaires pour permettre l’évacuation de civils de plusieurs villes d’Ukraine, dont la capitale Kiev.

Mais la moitié de ces couloirs rejoignent la Russie ou le Bélarus – dont le territoire est utilisé comme arrière-base par Moscou pour envahir l’Ukraine depuis le 24 février – et ont aussitôt été rejetés par le gouvernement ukrainien.

Ce n’est pas une option acceptable, a déploré la vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. Les civils évacués n’iront pas au Bélarus pour ensuite prendre l’avion et aller en Russie, a-t-elle dit.

Moscou propose des couloirs humanitaires à Kiev… vers la Russie et le BélarusDes athlètes canadiens qui tiennent des drapeaux du Canada.

Les autorités ukrainiennes ont refusé les couloirs humanitaires vers le Bélarus et la Russie proposés par Moscou. Les détails avec Mariève Bégin.

Selon l’armée russe, la décision d’ouvrir des couloirs humanitaires a été prise après une demande personnelle du président français Emmanuel Macron adressée à son homologue russe Vladimir Poutine, lors de leur entretien de près de deux heures dimanche.

Le président Macron n’a évidemment pas demandé de tels couloirs vers la Russie ou le Bélarus, a réfuté l’Élysée, avant que M. Macron lui-même ne dénonce lundi un discours hypocrite de la part des Russes qui consiste à dire : « on va aller protéger les gens pour les emmener en Russie ».

« Tout ça n’est pas sérieux, c’est du cynisme, moral et politique. »— Une citation de  Emmanuel Macron, président de la France, en entrevue à LCI

Ces derniers jours, deux tentatives pour évacuer des civils du port assiégé de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, ont échoué, Kiev et Moscou s’accusant mutuellement de violer les conditions de l’évacuation.

Intenses bombardements dans le nord

Le corps d'un homme gît dans des décombres près d'une voiture.

Les bombardements à Kharkiv ont fait plusieurs morts le 6 mars 2022. Photo : AP/Marienko Andrew

Cette annonce survient alors que l’armée russe a intensément bombardé la nuit dernière la deuxième ville d’Ukraine, Kharkiv.

L’artillerie lourde a touché le complexe sportif d’une université locale, une tour de télévision et des immeubles civils, selon un journaliste de l’Agence France-PresseAFP.

La ville de 1,4 million d’habitants, proche de la frontière avec la Russie, dans le nord-est de l’Ukraine, est le théâtre de bombardements parmi les plus violents depuis le début de la guerre.

Selon l’état-major ukrainien, les forces russes concentrent aussi leurs efforts sur Tchernihiv (285 000 habitants) et Soumy (263 000 habitants). Tchernihiv se trouve notamment sur l’une des principales routes menant à Kiev.

D’intenses combats ont aussi eu lieu autour de la route menant vers Jytomyr (150 km à l’ouest de Kiev), qui est pilonnée et où bon nombre de maisons ont été détruites.

Et à 150 kilomètres au sud de Jytomyr, neuf personnes ont été tuées dimanche lors d’une attaque menée par l’armée russe contre l’aéroport de Vinnytsia.

Évacuations difficiles en banlieue de Kiev

Les combats continuent aussi de faire rage dans la banlieue nord-ouest de Kiev. Le maire de Gostomel, ville qui accueille une base militaire, a été tué alors qu’il distribuait du pain et des médicaments aux malades, et réconfortait les blessés, a annoncé la mairie.

À Irpin, le maire a affirmé lundi matin que les civils arrivaient à évacuer la ville sans qu’il n’y ait de bombardements. Mais le chemin est ardu, les civils devant traverser une rivière sur une planche de bois en raison des bombardements ukrainiens qui ont délibérément détruit le pont qui l’enjambait pour freiner l’avancée des Russes.

Et sur cette planche, tout doit passer : des femmes, des bébés, des vieillards, des chiens, des poussettes, des valises à roulettes, des vélos, des blessés sur des civières et même des corps roulés dans des tapis.

C’est dans ce secteur que huit habitants fuyant Irpin ont été tués dans la seule journée de dimanche, dont une famille avec ses deux enfants, selon les autorités.Des gens traversent une rivière sur une planche de bois sous un pont détruit.

Pour évacuer, les résidents d’Irpin, en banlieue de Kiev, doivent traverser une rivière sur une planche de bois, le pont ayant été détruit par des bombardements. Il s’agit de la seule route viable pour évacuer. Photo :Reuters/Carlos Barria

Le ministre ukrainien de l’Intérieur a affirmé lundi que 4000 personnes cherchaient toujours à fuir les banlieues de Kiev.

L’armée russe a massé des forces autour de Kiev et va probablement essayer de prendre la ville dans les prochains jours, a pour sa part estimé un conseiller du ministre de l’Intérieur.

Les forces ukrainiennes se tiennent prêtes à détruire le dernier pont reliant Kiev à son arrière-pays à l’ouest pour freiner la progression des chars russes.

La capitale se prépare à se défendre, a lancé le maire de Kiev et ancien champion de boxe Vitali Klitschko sur Telegram. Kiev tiendra! Se défendra! Dressons-nous ensemble! Gloire à l’Ukraine!, a-t-il clamé.

Le convoi d’une soixantaine de kilomètres de chars russes est toujours stationné au nord-ouest de la capitale.

La situation humanitaire se dégrade dans le sud

Dans la région de Kherson, près de la Crimée, dont les Russes ont pris le contrôle, de nombreux villages sont privés d’électricité, de gaz, d’eau, de nourriture et de médicaments.

Après Kherson, plus grande ville tombée aux mains des Russes depuis le début de l’invasion, la prochaine étape des troupes de Vladimir Poutine est Mykolaïev. Lundi matin, le maire de la région a affirmé que les chars russes tiraient en direction de l’aéroport régional.L'intérieur d'un appartement est en ruine.

Un immeuble résidentiel détruit par l’artillerie russe à Mykolaïev, le 7 mars 2022. Photo HOTO : via Reuters/Services d’Urgence ukrainiens

Des missiles russes tirés depuis la mer Noire se sont aussi abattus lundi sur le village de Touzly, dans la région d’Odessa, a indiqué un porte-parole militaire régional, Sergueï Bratchouk. Selon lui, les tirs ont visé des sites d’infrastructures cruciales, mais n’ont pas fait de blessé.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait aussi averti que la Russie se préparait à bombarder Odessa, port stratégique sur la mer Noire.

Le ministre de l’Éducation Sergiy Shkarlet a précisé de son côté que 211 écoles avaient été endommagées dans les bombardements.

Les troupes de Vladimir Poutine continuent leur siège à Marioupol, dans le sud-est du pays, où les vivres et les médicaments manquent désespérément. Quelques habitants ont tout de même réussi à fuir avant la fermeture du corridor humanitaire.

Ils ont déclaré que la ville de 430 000 habitants avait été dévastée.

« Nous avons tout vu : des maisons en flammes, tous les gens assis dans des sous-sols. […] Pas de communication, pas d’eau, pas de gaz, pas de lumière. Il n’y avait rien. »— Une citation de  Yelena Zamay, qui a fui vers l’une des républiques autoproclamées de l’est de l’Ukraine détenues par des séparatistes prorusses

Des centaines de morts, des milliards de dommages

Le bilan des morts reste perdu dans le brouillard de la guerre. L’Organisation des Nations uniesONU rapporte lundi 406 civils tués, incluant 27 enfants, et 801 autres blessés, mais avertit également que ce nombre est largement sous-estimé.

Plus de 1,7 million de personnes ont quant à elles fui l’Ukraine, toujours selon l’Organisation des Nations uniesONU. Cela constitue la crise de réfugiés à avoir éclaté le plus rapidement depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Si les bombardements continuent, si on continue à bombarder les villes, de manière indiscriminée, on peut s’attendre à cinq millions d’exilés, a pour sa part averti Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne.

L’Organisation mondiale de la santé signale pour sa part neuf attaques – sept vérifiées et deux probables – contre des infrastructures médicales en Ukraine.

Mykhaïlo Podoliak, membre de la délégation ukrainienne qui participe à une troisième ronde de négociations avec les Russes lundi, a publié un sombre bilan de l’invasion sur Twitter lundi : 202 écoles, 34 hôpitaux et plus de 1500 bâtiments résidentiels touchés par des bombardements.

Plus de 900 localités sont aussi complètement privées d’électricité, d’eau et de chauffage, selon M. Podoliak.

Le ministre des Infrastructures évalue pour sa part les dommages causés par la guerre à 10 milliards de dollars.

Avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

La Russie resserre l’étau autour de Kiev, mais Poutine se dit prêt à des pourparlers

février 25, 2022

Kiev, la capitale de l’Ukraine, subit des bombardements depuis jeudi.

Au deuxième jour de combats meurtriers, l’armée russe rehausse d’un cran son action à Kiev. Parallèlement, le président Vladimir Poutine se dit prêt à envoyer une délégation dans la capitale de son allié bélarusse, Minsk, pour des pourparlers avec l’Ukraine.

Le Kremlin avait jusqu’à maintenant systématiquement refusé des pourparlers avec l’Ukraine, malgré des demandes répétées du président ukrainien Volodymyr Zelensky avant le déclenchement de l’invasion russe jeudi.

Mais vendredi, le porte-parole du gouvernement russe a annoncé que Vladimir Poutine est disposé à envoyer à Minsk une délégation russe au niveau des ministères de la Défense et des Affaires étrangères et de l’administration présidentielle pour des négociations avec une délégation ukrainienne.

Minsk est la capitale du Bélarus qui a permis à la Russie d’utiliser son territoire pour l’invasion, notamment aux forces se dirigeant actuellement vers Kiev.

Pendant ce temps, la situation s’envenime près de Kiev. D’importantes explosions ont retenti dans le centre de la capitale ukrainienne, vendredi à l’aube, tandis que des batailles étaient en cours dans un quartier du nord. Ces tirs de missiles, constatés par une journaliste de l’AFP, ont été confirmés par l’armée de terre ukrainienne. Sur son compte Facebook, cette dernière soutient avoir détruit deux des missiles lancés par l’armée russe en plein vol.

L’armée de terre a publié une courte vidéo amateur montrant un immeuble en proie à un incendie.

Le maire de Kiev Vitali Klitschko a indiqué que trois personnes avaient été blessées, dont une grièvement, par des débris de missiles tombés dans un quartier résidentiel du sud-est de la capitale.

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a dénoncé ces tirs russes.

Des tirs horribles de missiles russes sur Kiev. La dernière fois que notre capitale a connu quelque chose de semblable, c’était en 1941, quand elle a été attaquée par l’Allemagne nazie. L’Ukraine a vaincu ce démon et vaincra aussi celui-ci, a affirmé M. Kouleba dans un message sur Twitter.Des pompiers au travail.

Des pompiers interviennent en banlieue de Kiev, en Ukraine, sur le site d’un immeuble résidentiel lourdement endommagé à la suite d’un tir de missile. Photo: AFP/Genya Savilov

Tôt en matinée vendredi, l’administration de Kiev signalait une menace aérienne et demandait à ses citoyens de se réfugier d’urgence.

Des échanges de tirs et des explosions ont également été entendus dans le quartier d’Oblonsky, tandis que plusieurs détonations sourdes étaient aussi entendues depuis le centre-ville de Kiev.

Le président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky a accusé l’armée russe de viser des zones civiles dans la capitale. Il a salué l’héroïsme des Ukrainiens face à l’invasion russe et a assuré que ses soldats faisaient tout leur possible pour défendre le pays.

Les autorités russes disent que les zones civiles ne sont pas des cibles, mais c’est encore un de leurs mensonges. En réalité, ils ne font aucune distinction, a-t-il ajouté en ukrainien.

Ces attaques surviennent au moment où les forces armées russes semblent s’approcher de plus en plus de la capitale.

Selon des informations diffusées par l’Associated Press, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a dit lors d’un appel téléphonique aux législateurs que les forces terrestres qui sont entrées par le Bélarus étaient à une trentaine de kilomètres de Kiev.

Plus tôt vendredi, les forces ukrainiennes avaient indiqué combattre des unités de blindés russes dans deux localités, Dymer et Ivankiv, respectivement à 45 et 80 km au nord de la capitale.

L’armée ukrainienne prétend que l’avancée de l’armée russe a été arrêtée sur la rive de la rivière Teterov, le pont qui traverse cette rivière ayant été détruit.

L’état-major de l’armée soutient avoir repris le contrôle de l’aéroport militaire d’Antonov à Gostomel, aux portes de la capitale ukrainienne, et qui était tombé la veille lors d’un assaut des forces russes.

Une unité tactique des forces de défense tient l’aérodrome de Gostomel, où les troupes aéroportées russes avaient pénétré hier, a-t-il dit sur Facebook également.

La capitale Kiev a passé sa première nuit sous un couvre-feu en vigueur de 22 h à 7 h. Les transports publics ne fonctionneront pas pendant cette période, a-t-il expliqué, mais les stations de métro resteront ouvertes en permanence pour servir d’abris en cas de frappes.

Les Ukrainiens, prêts à sacrifier leur vie pour leur pays

Édouard-Laurent Dorges est un entrepreneur français qui vit en Ukraine depuis maintenant près de 15 ans. Il habite en banlieue de Kiev avec son épouse ukrainienne et leur garçon de trois ans.

Étant donné l’importante avancée des Russes en peu de temps, il ne doute pas que la chute de Kiev soit imminente.

« Ils vont encercler Kiev. C’est une question d’heures ou de journées. La chute de Kiev, elle aura lieu. »— Une citation de  Édouard-Laurent Dorges, entrepreneur français qui vit à Kiev

Mais ils vont le payer très cher parce que les Ukrainiens sont très patriotiques, ajoute-t-il en entrevue à l’émission de radio Tout un matin. Ils sont prêts à sacrifier leur vie pour leur pays.

Il a lui-même plusieurs amis ukrainiens qui ont rejoint les forces armées. C’est noble, mais c’est crève-coeur, dit-il, souhaitant lui-même rejoindre la France avec sa famille si les Russes continuent de se rapprocher de Kiev samedi.

Le patriotisme des Ukrainiens permet même à Richard Giguère, brigadier général retraité des Forces armées canadiennes et expert en résidence à l’École supérieure d’études internationales Université Laval, d’être plus optimiste quant à l’avenir proche de Kiev.

Les gens oublient que Kiev est une ville de trois millions de personnes. C’est l’équivalent de la ville de Montréal. Alors occuper une ville de cette ampleur, c’est extrêmement difficile. Ce n’est pas avec le nombre de troupes que Poutine possède dans cette région qu’il va y arriver, a analysé M. Giguère en entrevue à Tout un matin.

Par ailleurs, les combats dans les zones urbaines sont extrêmement épuisants et demandant en ressources et en soldats, a fait remarquer le retraité des forces armées canadiennes, qui a notamment participé à deux déploiements en Afghanistan.

« Ça va être extrêmement long, extrêmement coûteux [de s’emparer de Kiev]. »— Une citation de  Richard Giguère, brigadier général retraité des Forces armées canadiennes

Pour faire face à l’invasion russe, le président Zelensky a décrété jeudi soir la mobilisation générale pour 90 jours de toutes les personnes soumises à la conscription militaire.

Le ministère ukrainien de la Défense a aussi appelé les civils à Kiev à l’informer des mouvements ennemis et à faire des cocktails molotov, une arme incendiaire artisanale faite à partir d’alcool, afin de neutraliser l’occupant.

Ça me paraît être une opération pratiquement impossible, a répété M. Giguère. Quand on attaque, il faut être au moins trois fois plus fort. C’est le ratio qu’on utilise. Alors quand on veut attaquer 100 personnes, il faut qu’on en aie 300, parce que les gens qui sont en défensive sont beaucoup plus forts. Les Ukrainiens sont chez eux. On a vu qu’il y a une mobilisation des hommes, on a fourni des armes aux gens dans la région.

L’invasion dans le reste du pays se poursuit

Selon Emmanuel Grynzpan, journaliste basé à Marioupol, une des deux grandes villes portuaires du pays donnant sur la mer Noire, l’inquiétude s’installe chez les habitants qui étaient, jusqu’à avant-hier, très détendus. Ils ne croyaient pas du tout à une attaque russe.

Mais les explosions qu’ils entendent depuis jeudi ont eu raison de leur optimisme. La plupart des commerces sont fermés, à part les épiceries et quelques pharmacies. 

« Il y a des queues vraiment très importantes pour tous les distributeurs de billets automatiques. Les stations d’essence sont aussi prises d’assaut. »— Une citation de  Emmanuel Grynzpan, journaliste basé à Marioupol

Sur les 420 000 habitants de Marioupol, le journaliste estime que moins de 5000 auraient quitté la ville jeudi. Mais je n’ai pas les chiffres pour aujourd’hui. 

Selon des sources militaires ukrainiennes d’Emmanuel Grynzpan, les Russes seraient à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Marioupol. Ils risquent de prendre à revers la ville et d’en faire un siège. L’intérêt pour les Russes pourrait être de contrôler une bande de terrain qui relie directement la Russie à la Crimée, la côte de la mer d’Azov.

Emmanuel Grynzpan rappelle cependant que Marioupol est bien défendue par les Ukrainiens, notamment à la frontière avec la république séparatiste autoproclamée de Donetsk où il y a cinq lignes de défense qui apparemment tiennent bien.

Tchernobyl tombé aux mains des Russes

L’Ukraine a dit vendredi avoir enregistré des données de radiation préoccupantes à la centrale accidentée de Tchernobyl, tombée aux mains de l’armée russe la veille, Moscou affirmant pour sa part que tout y était sous contrôle.

Il y a eu une hausse des indicateurs au-delà des niveaux de contrôle durant la nuit, a indiqué à l’AFP le directeur adjoint du département ukrainien pour les questions de sécurité des installations nucléaires, Alexandre Grigorach. Mais on ne peut pas vérifier, car tout le personnel a été évacué, a-t-il indiqué, joint par téléphone.

Le Parlement ukrainien a aussi indiqué que le système automatisé de contrôle avait fait état d’une hausse des rayons gamma, signe de radioactivité, sans préciser le niveau.

Un porte-parole de l’armée russe a lui assuré qu’il n’y avait aucune inquiétude à avoir pour la sécurité du réacteur qui a explosé en 1986, irradiant une partie de l’Europe, ni son sarcophage, assurant, contrairement à la partie ukrainienne, que le personnel était toujours sur place.

Les radiations dans la zone de la centrale nucléaire sont conformes à la norme, a-t-il assuré, affirmant que le personnel de la centrale […] surveille la situation avec la radioactivité.

Par Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et Associated Press

Ukraine: Kiev accuse Moscou du meurtre d’un journaliste russe

mai 30, 2018

/ © AFP / Sergei SUPINSKY

Les autorités ukrainiennes accusaient mercredi Moscou du meurtre du journaliste et écrivain russe virulent critique du Kremlin, Arkadi Babtchenko, tué par balle à Kiev où il s’était exilé.

Ancien soldat russe engagé dans les guerres de Tchétchénie devenu un reporter de guerre chevronné et respecté, Arkadi Babtchenko, 41 ans, a été abattu en arrivant dans son appartement à Kiev et la police a aussitôt indiqué privilégier la piste d’un crime lié à sa profession.

« Je suis sûr que la machine totalitaire russe n’a pas pardonné son honnêteté », a lancé le Premier ministre ukrainien Volodymyr Groïsman sur sa page Facebook dans la nuit de mardi à mercredi.

Ces propos ont été aussitôt condamnés par le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov: « Arkadi Babtchenko a été tué (…) et déjà le Premier ministre ukrainien affirme que sont responsables les services spéciaux russes (…) C’est très triste ».

Le directeur des services de sécurité russes (FSB), Alexandre Bortnikov, a aussi rejeté les accusations ukrainiennes comme « absurdité » et « provocation ». « On dirait qu’ils délirent », a-t-il déclaré à Interfax.

Le Kremlin a « fermement condamné » le meurtre, qualifié de « tragédie », et dit « espérer une véritable enquête ». L’Ukraine est devenue « un endroit très dangereux » pour les journalistes, qui sont expulsés, emprisonnés ou tués, a dénoncé son porte-parole Dmitri Peskov, appelant à une « réaction très ferme » de la communauté internationale.

Arkadi Babtchenko a été tué par balles mardi soir Kiev où il s’était exilé, se disant menacé après avoir dénoncé le rôle de la Russie dans le conflit dans l’est de l’Ukraine.

Ce meurtre, qui a provoqué un choc dans la profession en Russie et en Ukraine, est le deuxième en moins de deux ans d’un journaliste russe habitant dans la capitale ukrainienne.

Le 20 juillet 2016, le Russo-Bélarusse Pavel Cheremet avait péri dans l’explosion de la bombe placée sous la voiture qu’il conduisait en plein centre de Kiev, une affaire qui n’est toujours pas élucidée.

Si le chef de la diplomatie ukrainienne Pavlo Klimkine a estimé qu’il était « trop tôt pour tirer des conclusions » concernant la mort de Babtchenko, il a relevé « une similarité étonnante dans les méthodes que la Russie utilise pour provoquer une déstabilisation politique ».

Ses homologues suédoise Margot Wallstrom et lituanien Linas Linkevicius ont condamné sur Twitter le meurtre du journaliste appelant à « traduire en justice les responsables » de ce crime.

Arkadi Babtchenko a été retrouvé chez lui dans la périphérie de Kiev, selon le porte-parole de la police nationale Iaroslav Trakalo : « Sa femme était dans la salle de bains, elle a entendu un coup sec. Quand elle est sortie, elle a vu son mari ensanglanté », qui est par la suite « mort dans l’ambulance » le transportant.

– « Ami » de l’Ukraine –

La police a diffusé un photorobot du suspect, un homme d’une quarantaine d’années avec une barbe grise.

Dans la matinée, plusieurs dizaines de journalistes se sont réunis devant l’ambassade russe. D’autres rassemblements sont prévus dans la soirée sur la place centrale de Kiev, ainsi qu’à Moscou.

M. Babtchenko a participé en Russie aux deux guerres en Tchétchénie en tant que soldat avant de devenir un journaliste extrêmement critique vis-à-vis du Kremlin. Il avait raconté les guerres dans cette république russe du Caucase dans un livre édité en France par Gallimard sous le nom de « La couleur de la guerre ».

Avant son départ de Moscou, il a notamment coopéré avec le journal Novaïa Gazeta et la radio Echo de Moscou, deux médias critiques du Kremlin.

Arkadi Babtchenko s’était rendu dans l’est de l’Ukraine, où le conflit entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses a fait plus de 10.000 morts en quatre ans. Il avait dénoncé le rôle de la Russie, appuyant la thèse de Kiev et des Occidentaux selon laquelle elle soutient militairement les rebelles, ce que Moscou a toujours démenti.

Le Premier ministre ukrainien a salué la mémoire d' »un vrai ami de l’Ukraine qui racontait au monde la vérité sur l’agression russe ».

Le journaliste avait quitté la Russie en février 2017 en dénonçant une « campagne effroyable » de « harcèlement ». Il a d’abord vécu en République tchèque et en Israël, avant de s’installer à Kiev où il animait depuis un an une émission sur la chaîne de télévision privée ATR.

Il avait à plusieurs reprises dit craindre pour sa vie. « +Si quelqu’un promet de vous tuer, faites-leur confiance+. Moi, je leur fait désormais confiance », avait-il écrit sur Facebook après son départ de Russie.

Outre les journalistes, en mars 2017, un ancien député russe réfugié en Ukraine avait été tué par balle dans le centre de Kiev.

Romandie.com avec (©AFP / 30 mai 2018 14h03)                

Le Portugal remporte le concours Eurovision pour la première fois

mai 13, 2017

Kiev – Le Portugal a remporté pour la première fois le concours de l’Eurovision dans la nuit de samedi à dimanche à Kiev, en devançant la Bulgarie et la Moldavie.

Salvador Sobral, crooner de 27 ans en attente d’une greffe de cœur en raison d’une sévère insuffisance cardiaque, a ému les millions de téléspectateurs du show musical européen avec son mélancolique morceau jazzy « Amar Pelos Dois » (Aimer pour deux).

« C’est une victoire pour la musique, pour les gens qui font de la musique qui veut vraiment dire quelque chose », a réagi le jeune artiste aux longs cheveux noirs et à la barbe parsemée.

« La musique, ce n’est pas un feu d’artifices, ce sont des sentiments, essayons de changer cela et de revenir à la musique car c’est ce qui compte », a-t-il ajouté.

Le Portugal n’avait jamais dépassé la sixième place. Il succède à l’Ukraine arrivée première en 2016 à l’issue d’un duel très politique avec la Russie grâce à la chanteuse Jamala et une ballade évoquant les persécutions subies à l’époque soviétique par les Tatars de Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.

Les tensions entre Moscou et Kiev s’étaient de nouveau invitées cette année dans la compétition. La candidate russe Ioulia Samoïlova, qui se déplace en fauteuil roulant, a été interdite d’entrée par les autorités ukrainiennes pour avoir chanté en Crimée. Cette décision a conduit au refus de la Russie de diffuser l’événement, et à l’exclusion du pays.

Le candidat de la Bulgarie Kristian Kostov, âgé de seulement 17 ans, a failli créer la surprise en arrivant deuxième. Né à Moscou et ayant participé à des télé-crochets russes, il s’était lui aussi produit en Crimée depuis l’annexion mais il avait été autorisé à concourir car il n’avait alors que 14 ans.

La Française Alma, 28 ans, est arrivée à la 12e place avec sa chanson « Requiem ».

Romandie.com avec(©AFP / 14 mai 2017 01h18)                                            

Ukraine: 17 morts dans l’incendie d’un foyer pour personnes âgées

mai 29, 2016

Litochki (Ukraine) – Dix-sept personnes sont mortes dimanche à l’aube dans l’incendie d’un foyer pour personnes âgées dans la région de Kiev, a annoncé le service ukrainien des situations d’urgence.

Le feu s’est déclaré dans un bâtiment de deux étages, servant de foyer à des personnes âgées, dans le village de Litochki, situé à une cinquantaine de km au nord de la capitale ukrainienne.

Les corps de 17 personnes ont été trouvés sur le site de l’incendie, a déclaré le chef du service des situations d’urgence, Mykola Tchetchetkine, dans un communiqué.

Le feu s’est déclaré dans un bâtiment privé, a-t-il déclaré à des journalistes, précisant que le foyer pour personnes âgées avait été installé en violation de la législation existante.

Plus d’une dizaine de sacs mortuaires ont été déposés près de la clôture entourant le bâtiment en briques blanches, avant d’être chargés dans un camion, a constaté un photographe de l’AFP sur place.

Dans une déclaration télévisée, le chef adjoint de la police nationale, Vadim Troyan, a annoncé l’arrestation d’un homme, accusé d’avoir ouvert ce foyer.

Selon les premières informations, 35 personnes se trouvaient dans le bâtiment quand le feu s’est déclaré au petit jour. Dix-huit personnes ont été secourues, parmi lesquelles cinq ont été hospitalisées, a précisé le service des Situations d’urgence.

Le feu a été éteint dans la matinée grâce à la mobilisation de plus de 150 personnes. La cause du sinistre n’était pas éclaircie à la mi-journée, mais selon une source, il aurait été provoqué par l’explosion d’un téléviseur.

Selon les chaînes de télévision nationales présentes sur place, l’accès à la rue où se trouve le foyer a été bouclé par la police. Des photographies diffusées par le service des Situations d’urgence montrent un bâtiment de briques blanches incendié et des équipes de secours fouillant les décombres.

Tout était en ordre ici: c’était propre, rangé, il n’y avait pas de plaintes, a témoigné à la télévision Tamara, dont un proche habitait le foyer.

Le président ukrainien Petro Porochenko a été informé du sinistre et le Premier ministre Vladimir Groysman a chargé une commission spéciale d’enquêter sur ce qu’il a qualifié de terrible tragédie, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Dans les anciennes républiques soviétiques telles que l’Ukraine ou la Russie, des infrastructures anciennes sont encore largement utilisées et n’ont souvent aucun système de prévention contre les incendies, qui y sont fréquents et affectent régulièrement les personnes les plus vulnérables comme les personnes âgées ou les malades mentaux.

En 2011, 16 personnes sont mortes dans l’incendie d’un foyer pour personnes âgées géré par l’Etat dans l’ouest de l’Ukraine.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mai 2016 16h34)

L’incendie continue près de Kiev, les chars entrent en action

juin 10, 2015

KRIATCHKI (Ukraine) – Les secouristes ont décidé mercredi d’utiliser des chars modifiés pour la lutte anti-incendie pour éteindre le gigantesque brasier qui fait rage depuis lundi dans un dépôt pétrolier près de Kiev provoquant une forte pollution à Kiev.

Cinq réservoirs pétroliers continuaient de brûler mercredi, a annoncé le chef du service des Situations d’urgence Mykola Tchetchetkine, ajoutant préparer une nouvelle attaque à la mousse, à l’aide d’extincteurs, dans l’après-midi.

Il a été décidé d’utiliser des chars de pompiers pour faciliter l’accès aux foyers, a pour sa part annoncé le ministre de l’Intérieur, Arsen Avakov.

Il s’agit de véhicules de pompiers sur chenilles, créés en 2010 sur la base d’un char T-64 dans une usine de Kharkiv dans l’est de l’Ukraine.

Ces chars vont appuyer 45 véhicules, 300 hommes et un train de pompiers déjà mobilisés, selon la même source.

Une épaisse fumée noire s’élevait toujours mercredi au-dessus de la zone touchée à 30 km au sud-ouest de la capitale ukrainienne, selon un journaliste de l’AFP sur place.

D’après M. Avakov, la tactique des secouristes est de ne pas laisser le feu se propager, mais de laisser brûler les réservoirs.

Nous ne voulons pas accélérer le processus en risquant la vie des pompiers, a-t-il écrit sur son compte Facebook.

Au moins trois pompiers et un employé du dépôt ont péri dans le sinistre qui s’est déclaré lundi soir et a provoqué une série de puissantes explosions mardi lorsque le feu s’est propagé sur d’autres réservoirs, selon le bilan officiel.

A Kiev, la concentration de substances toxiques dans l’air a dépassé toutes les normes, a annoncé le maire de la capitale Vitali Klitschko, ordonnant d’arroser les rues.

Les services sanitaires de Kiev ont pour leur part recommandé aux enfants et femmes enceintes de s’abstenir de longues promenades.

Suite à ces avertissements, plusieurs parents à Kiev ont préféré garder leurs enfants à la maison.

La substance la plus dangereuse est le benzopyrène, agent cancérigène, qui peut rester dans l’air pendant plusieurs semaines, a expliqué à l’AFP Iaroslav Movtchan, chef du Centre écologique ukrainien.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2015 14h38)      

Incendie monstre près de Kiev: les civils évacués, une base militaire menacée

juin 9, 2015

Kriatchki (Ukraine) – Un gigantesque incendie meurtrier s’est déclaré mardi dans un dépôt pétrolier près de Kiev, obligeant les autorités ukrainiennes à évacuer les civils de la zone envahie par une épaisse fumée noire, les flammes menaçant désormais un aérodrome militaire.

Au moins un employé du dépôt est mort et quatorze personnes ont été blessées, selon le premier bilan du ministère de l’Intérieur. Le ministre Arsen Avakov avait auparavant annoncé sur Twitter la mort de plusieurs pompiers avant de parler de trois pompiers portés disparus.

Un hélicoptère survolait le site du désastre où plusieurs réservoirs continuent de brûler, selon un journaliste de l’AFP sur place. Les pompiers couraient de façon chaotique, visiblement incapables de maîtriser le feu alors qu’un autre dépôt pétrolier se trouve à proximité. Si le feu gagne cette installation, ce sera foutu, a lancé un colonel.

Quelque 1.500 soldats de la Garde nationale ont pris position autour du site et des secouristes de trois régions voisines ont été dépêchés sur place.

Il a été décidé d’évacuer les gens de la zone dans un rayon de 2 km et de se préparer à l’évacuation de la zone dans un rayon de 10 km si l’incendie se propage, a indiqué le chef du service des situations d’urgence Mykola Tchetchetkine en ajoutant qu’il y avait un risque de nouvelles explosions.

L’autre tâche pour les autorités est de ne pas laisser l’incendie se propager à une zone militaire située à 50 mètres de la zone envahie par le feu, a-t-il ajouté. Il s’agit d’un aérodrome où sont basés des chasseurs MiG-29, selon le ministère de la Défense.

Face à la gravité de la situation, le ministre de la Défense Stépan Poltorak et le chef du Conseil de sécurité nationale et de défense Olexandre Tourtchinov se sont rendus sur place pour coordonner le travail des secouristes.

M. Tourtchinov a annoncé que les militaires procédaient à l’évacuation de l’arsenal de leur base et avancé deux principales hypothèses pour l’incendie: une violation des normes de sécurité ou un sabotage.

L’hypothèse d’un attentat terroriste a toutefois été écartée, selon le porte-parole de la présidence ukrainienne Sviatoslav Tsegolko.

– ‘Impossible à maîtriser’ –

L’Ukraine n’a pas connu un tel incendie depuis les années 1960, a affirmé Valéri Boris, responsable des pompiers de la région de Kiev en dénonçant la violation des normes lors de la construction des installations pétrolières où les réservoirs sont placés très près les uns des autres.

Une forte explosion a retenti vers 08H00 (05H00 GMT) et plusieurs citernes ont pris feu, selon le chef du service des situations d’urgence Mykola Tchetchetkine.

Plusieurs explosions se sont produites dans la matinée et des flammes et de la fumée noire ont progressivement recouvert une large zone autour du dépôt, selon des images de la télévision ukrainienne 112.

Sur une autre vidéo tournée par un responsable de la police locale et disponible sur YouTube, on voit des voitures de pompiers prendre feu et des secouristes s’enfuir en courant. Il est impossible de maîtriser quoi que ce soit, lance l’un des pompiers.

Interrogé par l’AFP, un responsable du dépôt a accusé les pompiers de ne pas avoir été prêts à faire face à un désastre de cette ampleur.

Ils n’avaient pas de mousse, pas d’essence. Nous avons fait le plein de leurs véhicules, nous avons changé des pneus, mais cela n’a pas aidé. Il n’est plus possible de maîtriser cet incendie, a déclaré à l’AFP Olexandre Melnitchouk, responsable du marketing du groupe BRSM-Nafta, l’un des copropriétaires du dépôt.

Selon lui, il s’agit d’un nouvel attentat contre le groupe dont plusieurs stations services ont été le théâtre d’explosions depuis l’été dernier.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juin 2015 14h08)

Ukraine: une pierre tombale représentant Poutine en Hitler devant l’ambassade russe

mars 15, 2015

Kiev – Des militants ukrainiens ont installé dimanche une pierre tombale représentant Vladimir Poutine en Adolf Hitler devant l’ambassade de Russie à Kiev, lors d’une action visant à se moquer des spéculations sur l’état de santé du président russe.

Sous l’œil de quelques policiers, les militants ont versé du ciment sur la chaussée avant de déposer la pierre tombale en marbre.

Il y était inscrit V.V 12.03.2015, soit les premières lettres du prénom et du patronyme de Vladimir Vladimirovitch Poutine et la date de sa mort imaginée.

Une insulte y a aussi été gravée, ainsi qu’une croix gammée, qui apparaît près du visage du président russe, représenté avec une moustache et une coupe de cheveux imitant celles d’Hitler.

C’est le jour que de nombreux Ukrainiens attendaient depuis longtemps, a ironisé Sergi Khadjinov, un des organisateurs de l’action.

Avant d’ajouter qu’il s’agissait d’une sorte de blague.

Car récemment il y a beaucoup de rumeurs pour savoir si Poutine était mort ou pas, a expliqué cet homme de 41 ans, membre du mouvement pro-européen de la place Maïdan à Kiev, qui a abouti à la chute du régime prorusse de l’ex-président Viktor Ianoukovitch.

Omniprésent de coutume dans les médias russes, Vladimir Poutine n’est pas apparu en public depuis le 5 mars, suscitant des interrogations sur les réseaux sociaux sur son état de santé.

Les télévisions russes ont cependant diffusé vendredi des images et des déclarations du président tournées, selon elles, ce vendredi au moment où il recevait un responsable russe dans sa résidence de Novo-Ogarevo, dans la banlieue de Moscou.

L’image du président russe est régulièrement mise à mal dans l’ouest de l’Ukraine, où Vladimir Poutine est honni par de nombreux locaux depuis l’annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée en mars dernier, et en raison du soutien militaire que la Russie est accusée, malgré ses dénégations, d’apporter aux séparatistes dans l’Est du pays.

Devant la fausse pierre tombale de Vladimir Poutine à Kiev, une roquette déjà explosée a également été déposée ainsi qu’un bouquet d’oeillets et une bouteille de liquide rouge symbolisant le sang.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2015 16h45)

Quelque 700 soldats russes sont entrés en Ukraine lundi, selon Kiev

janvier 19, 2015

Kiev – Les autorités ukrainiennes ont affirmé que deux groupes de soldats russes, constitués d’environ 700 hommes au total, étaient entrés lundi en Ukraine pour aider les rebelles prorusses de l’Est.

Ce matin, deux groupes des forces armées de la Fédération de Russie ont franchi la frontière dans la partie sous contrôle des rebelles, a assuré à l’AFP un porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, précisant que chacun de ces groupes comptait de 300 à 350 soldats.

L’Ukraine et les pays occidentaux accusent depuis plusieurs mois la Russie d’avoir déployé des troupes régulières dans l’est de ce pays, en proie à un conflit armé avec la rébellion prorusse qui a fait plus de 4.800 morts depuis son déclenchement en avril dernier.

Selon les dernières estimations de Kiev, plus de 8.500 soldats de l’armée russe se trouvaient dans l’Est séparatiste à la mi-janvier. La Russie a toujours démenti toute implication dans le conflit chez son voisin.

Romandie.com avec(©AFP / 19 janvier 2015 15h27)