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L’Otan confirme l’entrée de troupes russes, Kiev se prépare au combat

novembre 12, 2014

Kiev – L’Ukraine a dit mercredi se préparer au combat en réaction à une concentration de troupes russes dans l’Est séparatiste prorusse confirmée par l’Otan, qui fait craindre une guerre ouverte après deux mois de trêve fragile.

Moscou qui dément vigoureusement toute implication dans le conflit embrasant des régions orientales ukrainiennes et ayant fait plus de 4.000 morts depuis la mi-avril a jugé sans fondements les accusations du commandant en chef de forces alliées de l’Otan en Europe, Philip Breedlove, sur ces soi-disant convois militaires russes qu’il +voit+ faire irruption en Ukraine, selon un porte-parole du ministère russe de la Défense.

Face à l’escalade militaire qui fait craindre une guerre de grande ampleur, le Conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir d’urgence à 19H30 GMT pour discuter de la crise ukrainienne et entendre des représentants de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) chargée d’observer l’application du cessez-le-feu conclu en septembre par Kiev et les séparatistes, aujourd’hui moribond.

A quelques heures de la réunion à New York, le secrétaire général de l’OSCE, Lamberto Zannier a reconnu que le cessez-le-feu était de plus en plus virtuel, jugeant que l’afflux d’armes dans les zones rebelles pouvait mener à une confrontation plus ouverte.

A Kiev, le ministre de la Défense Stepan Poltorak a annoncé un redéploiement des troupes ukrainiennes face à une éventuelle offensive.

Nous observons un renforcement de la part des groupes terroristes (les insurgés dans la terminologie de Kiev, NDLR) ainsi que de la part de la Russie (…) Nous nous attendons à des agissements imprévisibles de leur part, a-t-il déclaré au cours du conseil des ministres.

Notre principale tâche est de nous préparer au combat, a-t-il annoncé.

Pour la première fois depuis la trêve du 5 septembre, l’Otan a confirmé mercredi l’entrée de convois militaires russes dans l’est de l’Ukraine.

Ces deux derniers jours, nous avons vu des colonnes d’équipements russes, des chars russes, des systèmes de défense antiaérienne russes, de l’artillerie russe, et des troupes de combat russes entrant en Ukraine, a déclaré le commandant en chef de l’Alliance atlantique, en déplacement à Sofia.

Depuis vendredi, l’Ukraine dénonce l’entrée sur son territoire de matériels lourds à partir de la Russie.

Le gouvernement ukrainien a annoncé mercredi le renforcement de la sécurité autour de Marioupol, port stratégique sur la mer d’Azov que les rebelles avaient désigné comme étant leur prochaine cible, et des installations stratégiques telles que les centrales nucléaires et les gazoducs.

Selon un porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, des mouvements de convois militaires ont été observés près de Novoazovsk, ville proche de Marioupol et qui pourrait servir de base à une éventuelle offensive des insurgés sur ce port.

Bastion rebelle, Donetsk a été secoué mercredi pendant quelques heures par des tirs d’artillerie plus intenses qu’au cours des derniers jours, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.

– Lignes rouges franchies –

L’Ukraine devait faire mercredi soir l’objet d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU qui devait entendre le chef de la mission de l’OSCE, Ertugrul Apakan, et une autre représentante de l’organisation, Heidi Tagliavini.

Je pense que l’ONU devrait être informée du fait que la Russie projette une invasion de grande ampleur en Ukraine, a écrit mardi l’ambassadeur d’Ukraine à l’ONU, Iouri Sergueïev, sur son compte Twitter.

Les hostilités ont gagné en intensité depuis les élections organisées le 2 novembre dans les zones séparatistes, un scrutin rejeté par Kiev et l’Occident, mais reconnu de facto par la Russie.

Accusant Moscou d’avoir franchi des centaines de lignes rouges dans la crise ukrainienne, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a appelé la communauté internationale à cesser de souffrir de daltonisme géopolitique, jugeant que l’Occident n’avait pas été assez ferme.

Mardi, la chancelière allemande Angela Merkel a indiqué que l’Union européenne ne prévoyait pas de nouvelles sanctions contre la Russie, mis à part la possibilité d’allonger la liste des responsables ukrainiens prorusses visés par les sanctions existantes.

Le dossier doit être abordé pendant une rencontre ministérielle à Bruxelles lundi prochain.

L’Ukraine a été la veille au cœur de l’activité diplomatique internationale.

Outre un entretien téléphonique entre Mme Merkel et le président ukrainien Petro Porochenko, le sujet a été abordé par les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine en marge d’un sommet des dirigeants d’Asie-Pacifique à Pékin.

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2014 16h49)

Les combats font rage autour de l’aéroport de Donetsk, Kiev dénonce des renforts russes

octobre 3, 2014

Donetsk (Ukraine) – Les combats faisaient rage vendredi à Donetsk aux environs de l’aéroport stratégique disputé par l’armée ukrainienne et les séparatistes pro-russes, qui ont reçu, selon Kiev, des renforts de la Russie, au lendemain de la mort dans un bombardement d’un employé suisse de la Croix-Rouge.

L’intensification des combats et des bombardements des zones d’habitation dans ce fief rebelle, qui a fait 11 morts en deux jours, a été dénoncée comme une escalade dangereuse par le bureau du secrétaire général de l’ONU, un mois après la conclusion d’une trêve fragile entre Kiev, Moscou et les séparatistes pro-russes.

Deux fortes détonations ont retenti vendredi matin près du centre de Donetsk qui a renoué jeudi avec les violences, selon une équipe de l’AFP.

Le porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, a fait état de combats incessants pour l’aéroport de Donetsk, toujours contrôlé selon lui par l’armée ukrainienne après deux assauts rebelles la veille avec des chars.

Il a affirmé que la Russie avait envoyé des renforts en chars, armes lourdes et soldats aux séparatistes pro-russes à l’assaut de l’aéroport ainsi que des drones dirigés par des spécialistes russes. Deux soldats ukrainiens ont été tués et neuf blessés au cours des dernières 24 heures, a-t-il annoncé.

Kiev comme les Occidentaux accusent le Kremlin de jeter de l’huile sur le feu dans ce conflit de plus de cinq mois qui a fait plus de 3.200 morts et un demi-million de réfugiés et déplacés.

L’Otan a affirmé cette semaine que des centaines de soldats russes se trouvaient toujours dans l’est de l’Ukraine, alors que le dernier accord de Minsk prévoit le retrait de tous les combattants étrangers.

Le nouveau secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a réclamé mercredi un vrai changement dans les actions de la Russie, estimant que ce pays maintient sa capacité de déstabiliser l’Ukraine.

Moscou dément toute implication dans le conflit ukrainien.

– Cessez-le-feu violé 1.000 fois –

Malgré les initiatives pacifiques du président ukrainien, l’agression russe contre notre Etat n’a pas cessé, a déclaré vendredi le président du Parlement ukrainien, Olexandre Tourtchinov.

Le cessez-le-feu a été violé plus de 1.000 fois, des soldats et des civils continuent de périr, a-t-il déploré lors d’une rencontre avec les dignitaires religieux.

Environ 70 soldats ukrainiens et civils ont péri depuis le début de la trêve le 5 septembre, selon un comptage de l’AFP.

La mort dans un bombardement à Donetsk jeudi soir du Suisse Laurent DuPasquier, 38 ans, administrateur au sein de l’antenne locale du CICR, a provoqué une vive émotion en Occident alors qu’en Ukraine les deux camps se sont rejeté la responsabilité du drame.

Kiev, qui qualifie les insurgés pro-russes de terroristes, a jugé vendredi que la mort du collaborateur du Comité international de la Croix-Rouge était un acte terroriste perpétré par les rebelles afin d’intimider les organisations internationales présentes sur le terrain.

Interrogé par l’AFP, le vice-Premier ministre de la république autoproclamée de Donetsk, Andreï Pourguine, a de son côté affirmé que le Suisse avait été tué par un projectile de l’armée ukrainienne tiré d’un lance-roquette multiple Ouragan depuis la localité de Krasnogorivka, à 20 km à l’ouest.

Sur le front gazier, la situation semble être dans l’impasse.

Privée des livraisons russes depuis juin dans un contexte de différend politico-commercial avec Moscou, l’Ukraine n’est visiblement pas prête à accepter un compromis tant que l’accord de paix dans l’est pro-russe ne sera pas respecté.

Le ministre ukrainien de l’Energie, Iouri Pordan, doit avoir à Bruxelles des discussions sur le dossier compliqué de la fourniture de gaz à l’Ukraine mais une rencontre tripartite prévue vendredi avec l’Union européenne et son homologue russe, Alexandre Novak, a été ajournée.

Romandie.com avec(©AFP / 03 octobre 2014 13h33)

Porochenko entrevoit la fin de la guerre et prépare l’Ukraine pour l’UE

septembre 25, 2014

Kiev – Le président ukrainien Petro Porochenko a estimé jeudi que le pire de la guerre était passé et que son plan de paix allait fonctionner en présentant son programme économique visant à préparer la candidature d’ici 2020 de l’Ukraine à l’entrée dans l’Union européenne.

Parallèlement, il a ordonné la fermeture des frontières de l’Ukraine avec la Russie, une mesure aux effets limités, l’armée ukrainienne n’ayant pas accès à des centaines de kilomètres de frontière sous contrôle de la rébellion.

Lors de sa première grande conférence de presse depuis son élection fin mai, le milliardaire et ancien magnat du chocolat a présenté une stratégie 2020 visant à mettre son pays en capacité d’adhérer à l’UE via 60 réformes économiques et sociales.

L’orientation pro-européenne de l’Ukraine est à l’origine d’un bras de fer avec la Russie, qui soutient les séparatistes pro-russes en guerre avec Kiev dans l’est du pays.

Les combats ont fait plus de 3.200 morts depuis avril, mais la trêve négociée à Minsk le 5 septembre entre l’Ukraine, les rebelles et la Russie, semble globalement respectée. Pour la première fois, aucun militaire ou civil n’a été tué durant les dernières 24 heures sur la ligne de front, a indiqué jeudi l’armée ukrainienne.

Je n’ai aucun doute sur le fait que la partie principale et la plus dangereuse de la guerre est déjà passée, grâce à l’héroïsme des soldats ukrainiens, a déclaré M. Porochenko.

– Plan de paix dans l’impasse –

Le président ukrainien a également assuré n’avoir aucun doute sur le fait que son plan de paix allait fonctionner, malgré le refus des rebelles d’accepter ses offres de paix.

Le parlement de Kiev avait adopté la semaine dernière à l’initiative de M. Porochenko le principe d’un statut spécial garantissant une plus grande autonomie aux régions séparatistes prorusses, des élections le 7 décembre et une amnistie sous conditions pour les combattants.

Mais les indépendantistes ont rejeté cette offre, prévoyant d’organiser leurs propres élections présidentielle et législative le 2 novembre, une semaine après les législatives prévues dans l’ensemble de l’Ukraine le 26 octobre.

M. Porochenko a dit espérer que Moscou ne reconnaitrait pas les scrutins que comptent organiser les séparatistes.

Il a également signé jeudi un décret ordonnant la fermeture de ses 2.000 km de frontière terrestre avec la Russie. Le décret vise à empêcher des agents subversifs russes de pénétrer sur le territoire ukrainien en voiture, y compris par les zones tenues par des garde-frontières ukrainiens, selon un haut responsable des services de sécurité ukrainiens.

Mais si la fermeture des frontières vise, selon Kiev, à endiguer le flux d’armes et d’hommes venant de Russie, son effet ne peut être que limité, la rébellion prorusse contrôlant une partie – quelques centaines de km – des 2.000 km de frontière terrestre entre la Russie et l’Ukraine.

– Marche vers l’Otan –

Quant au principe d’une entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne, personne ne l’évoque sérieusement à Bruxelles, alors que l’idée d’une entrée de la Turquie fait débat et que l’UE achève à peine de digérer l’arrivée des pays d’Europe centrale.

Et, pas de plus vers les Occidentaux, M. Porochenko a demandé au gouvernement de renoncer officiellement au statut de non-aligné de cette ex-république soviétique, mesure ouvrant la voie à son entrée à terme dans l’Otan.

L’Ukraine a ratifié la semaine dernière son accord d’association avec l’Union européenne, au grand dam de Moscou qui dit craindre pour ses relations commerciales historiques avec l’ancienne république soviétique. Kiev a cependant repoussé à fin 2015 l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange avec Bruxelles, visiblement afin d’apaiser Moscou.

Dans le conflit gazier, Ukrainiens, Russes et Européens doivent se retrouver vendredi à Berlin.

Les Européens craignent l’approche de l’hiver en raison des éventuelles répercussions de la guerre du gaz que se livrent Moscou et Kiev.

Moscou a suspendu en juin ses livraisons de gaz à l’Ukraine, Kiev refusant le prix plus élevé – 485,5 dollars les 1.000 m3 – imposé par la Russie à la suite de la destitution du président prorusse Viktor Ianoukovitch.

Bruxelles tente de promouvoir une solution provisoire où l’Ukraine paierait un prix différent en hiver et en été.

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2014 15h06)

L’armée ukrainienne se prépare à reculer ses canons, la trêve globalement respectée

septembre 22, 2014

Kiev – L’armée ukrainienne se préparait à reculer ses canons de la ligne de front, nouvelle étape dans la démilitarisation après l’instauration d’une trêve globalement respectée lundi et avant d’aborder les difficiles négociations sur le statut des régions russophones de l’Est.

L’arrêt des combats n’est certes pas total, deux soldats ukrainiens ayant été tués ces dernières 24 heures, mais la situation sur le terrain s’est nettement améliorée et le nombre des civils tués dans des bombardements a diminué ces derniers jours.

Signe de l’accalmie, des convois d’aide russe et ukrainien ont pu parvenir pendant le week-end à Donetsk et à Lougansk. Et pour la première fois depuis le 26 juillet, un train en provenance de Kiev a atteint Lougansk lundi.

Après la signature samedi à Minsk d’un plan de paix en neuf points gelant la ligne de front et décrétant la mise en oeuvre d’une zone tampon de 30 km de large le long de celle-ci, les belligérants multiplient les déclarations apaisantes.

Le président ukrainien Petro Porochenko s’est d’abord félicité dimanche soir d’une désescalade. Il a également souligné que le règlement du conflit ne passait pas uniquement par une solution militaire, rappelant que plus il y aurait de groupes tactiques ou de bataillons de l’armée ukrainienne (dans les régions séparatistes), plus il y aurait de troupes russes sur place.

Il a toutefois prévenu les séparatistes et la Russie que son pays serait prêt à se défendre militairement si le processus de paix échouait.

Côté séparatiste, un des dirigeants de la République populaire autoproclamée de Donetsk (DNR), Andreï Pourguine, a jugé réelles les chances que soit appliqué le plan de paix.

Les accords vont être réalisés, mais avec grande difficulté, a dit au téléphone à l’AFP le vice-Premier ministre de la DNR.

Montrez-moi un conflit qui a pris fin juste avec la signature d’un document. Cela n’existe pas. Mais le mouvement est lancé, il se poursuit et il va se poursuivre, a souligné M. Pourguine.

– Aucun tir en provenance de Russie –

Pour sa part, l’armée ukrainienne a annoncé commencer la mise en œuvre des dispositions du plan de paix qui, outre la zone tampon, prévoit une interdiction du survol des régions séparatistes et le recul des pièces d’artillerie des deux camps.

Nous nous préparons à reculer l’armement lourd à 15 km de la ligne de front, a assuré le porte-parole de l’armée, Andriï Lyssenko.

Au cours des dernières 24 heures, nous n’avons pas constaté de violations de la frontière ukrainienne ni de notre espace aérien par la Russie, s’est par ailleurs félicité M. Lyssenko.

De même, il n’y a pas eu de tirs en provenance du territoire russe, ce qui illustre la mise en oeuvre pratique (par la Russie) des points du plan de paix adopté à l’initiative du président ukrainien, a-t-il dit.

Mais après cinq mois d’un conflit qui a fait près de 2.900 morts et a mené à une crispation sans précédent depuis la fin de la Guerre froide entre Russes et Occidentaux, le règlement de la crise déclenchée en novembre 2013 par un mouvement de protestation pro-européen à Kiev ayant conduit à la chute du président Viktor Ianoukovitch, puis à une annexion de facto de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie et au réveil des séparatismes prorusses dans l’Est ne semble pas aisé.

– Ni indépendance de l’Est, ni fédéralisme –

Après le volet militaire, restera le problème du statut des régions séparatistes qui devait être négocié à Minsk, mais n’a pas été évoqué.

Les rebelles ont pour l’instant ignoré les propositions de Kiev en vue d’une plus grande autonomie pendant trois ans dans les zones sous leur contrôle, de l’organisation d’élections locales le 7 décembre et d’une amnistie sous conditions pour les combattants.

Le dirigeant de la République autoproclamée de Lougansk, Igor Plotnitskiï, a estimé lundi que les autorités de Kiev reconnaissaient de facto l’indépendance de sa république.

Qu’elles (les autorités de Kiev) appellent cela un statut spécial si elles le veulent, mais si les lois ukrainiennes ne s’appliquent pas dans une région, c’est de facto une reconnaissance de notre indépendance, simplement avec d’autres mots, a-t-il ajouté. Pour sa part, Kiev rappelle son rejet de toute indépendance et de tout fédéralisme.

Romandie.com avec(©AFP / 22 septembre 2014 15h52)

L’Ukraine prête à se défendre militairement si le processus de paix échoue

septembre 21, 2014

Kiev – L’Ukraine est prête à se défendre militairement si le processus de paix échoue avec les séparatistes prorusses, a déclaré dimanche le président ukrainien Petro Porochenko lors d’une interview à des chaînes de télévision ukrainiennes.

Nous devons renforcer nos lignes de défense, renforcer notre armée, a ajouté le chef de l’Etat ukrainien, évoquant pour cela l’acquisition d’équipements auprès des Occidentaux.

Nous devons nous doter de ce dont nous avons besoin: du matériel de surveillance, des radars, a ajouté le président ukrainien.

Lors de la visite de M. Porochenko jeudi aux Etats-Unis, la Maison Blanche avait annoncé le déblocage de 46 millions de dollars d’aide pour l’équipement et la formation des forces ukrainiennes, tout en excluant toujours l’envoi d’armes. L’administration Obama estimait que cela ne permettrait pas de changer l’équilibre des forces face à des séparatistes qui ont le soutien de la Russie

Une désescalade est en cours, quoi qu’on dise, a également dit M. Porochenko.

Il est également revenu sur ses rencontres avec le président russe Vladimir Poutine estimant que sans ces rencontres, il n’y aurait pas le processus (de paix) actuel.

Kiev et la rébellion séparatiste ont signé samedi à Minsk un mémorandum en neuf points qui prévoit la mise en place d’une zone tampon de 30 km de large le long de la ligne de front. Ce plan de paix, qui vise à consolider le cessez-le-feu décrété le 5 septembre après une première session de négociations de paix à Minsk, a connu des accrocs dès son entrée en vigueur. Et l’armée ukrainienne a annoncé dimanche qu’elle n’était pas prête à en respecter tous les points, notamment le recul de son artillerie, tant que le cessez-le-feu ne serait pas total.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2014 20h58)

Le but de Poutine est d’éliminer l’Ukraine

septembre 13, 2014

Kiev – Le but de Vladimir Poutine est d’éliminer l’Ukraine en tant qu’Etat indépendant, a accusé samedi le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, en appelant les États-Unis et l’Union européenne à se porter garants du plan de paix en Ukraine.

Le but final de Vladimir Poutine est non seulement les régions (séparatistes de l’Est) de Donetsk et de Lougansk, il veut prendre l’Ukraine entière, et l’éliminer en tant qu’État indépendant, a déclaré M. Iatseniouk lors d’une conférence internationale annuelle consacrée à la stratégique pro-européenne de l’Ukraine.

Il ne peut pas accepter l’idée que l’Ukraine fasse partie de la famille européenne, il veut restaurer l’Union soviétique, a-t-il ajouté alors que Kiev va ratifier mardi l’accord historique d’association avec l’UE, concrétisant son éloignement du giron russe.

Selon lui, la prochaine étape serait la création d’un couloir reliant la frontière russe à la péninsule ukrainienne de la Crimée annexée par la Russie en mars et en passant par plusieurs régions du sud de l’Ukraine.

Il a souligné qu’il était prématuré de parler d’un règlement huit jours après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu scellé par Kiev et les séparatistes prorusses avec la participation de la Russie et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Un accord bilatéral (de paix) avec la Russie n’est pas la meilleure (idée). Je suis pour le format de Genève avec les États-Unis, l’UE et la Russie, nous ne sommes pas assez forts pour mener des négociations bilatérales avec la Russie, a-t-il ajouté, huit jours après l’entrée en vigueur d’une trêve conclue à Minsk entre Kiev et les séparatistes avec la participation de la Russie et de l’OSCE.

L’Ukraine et les Occidentaux accusent la Russie d’armer les insurgés prorusses et d’avoir envoyé des troupes régulières dans l’est de l’Ukraine ce que Moscou dément.

L’idée du cessez-le-feu conclu à Minsk est d’arrêter le massacre dans le conflit de cinq mois qui a fait plus de 2.700 morts, a souligné le Premier ministre.

Je serais heureux que la paix s’installe dans mon paix mais la question est à quel prix, a-t-il souligné.

Nous allons nous battre pour notre pays et notre indépendance, a-t-il conclu.

Romandie.com avec(©AFP / 13 septembre 2014 10h10)

Poutine est un nouveau Caïn possédé par Satan

septembre 6, 2014

Kiev – Le chef de l’Église orthodoxe ukrainienne a qualifié Vladimir Poutine de nouveau Caïn qui fait verser le sang du peuple frère en jugeant qu’il était possédé par Satan, dans une déclaration postée samedi sur le site de l’Église.

Dans ce texte, le patriarche de Kiev Filaret parle sans jamais prononcer son nom d’un dirigeant orthodoxe qui se dit frère du peuple ukrainien, mais qui par ses actes est devenu un nouveau Caïn qui fait verser le sang des frères et entortille le monde par le mensonge.

Dans la Bible, Caïn tue son frère cadet Abel et interpellé par Dieu, nie son crime.

Il dit des mensonges évidents: en envoyant des mercenaires qui tuent dans notre pays il parle d’un +conflit interne+ dans lequel il n’est pas impliqué; en envoyant en Ukraine les troupes régulières qui lui sont subordonnées il dit publiquement qu’elles ne sont pas là. Alors que l’Ukraine enterre ses soldats tués comme des héros, son pays enterre les siens secrètement en dissimulant la cause de leur mort, poursuit le patriarche dans une claire allusion à Vladimir Poutine.

Ce dirigeant, tout comme le premier tueur de son frère dans l’histoire de l’humanité, est possédé par Satan, a poursuivi le patriarche.

Le patriarche Filaret appelle aussi les fidèles de son Église à ne pas avoir peur de ce dirigeant en prédisant sa fin proche.

Le chef de l’Église orthodoxe ukrainienne est connu par ses prises de position virulentes contre l’homme fort du Kremlin et l’ennemi russe depuis l’annexion en mars de la péninsule ukrainienne de la Crimée à la Russie.

Les orthodoxes d’Ukraine sont partagés entre l’Église dépendant du patriarcat de Moscou, celle du patriarcat de Kiev et une petite Église autocéphale.

Romandie.com avec(©AFP / 06 septembre 2014 17h47)

Les Etats-Unis soutiennent le parti de la guerre en Ukraine, selon la Russie

septembre 4, 2014

Moscou – Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé jeudi les États-Unis de soutenir le parti de la guerre à Kiev, plutôt que ceux qui œuvrent à la recherche d’un règlement politique de la crise en Ukraine.

C’est un sursaut de la rhétorique antirusse, juste au moment où il y avait des efforts actifs pour chercher une solution politique, a-t-il déclaré dans une conférence de presse à Moscou retransmise à la télévision russe au moment où s’ouvrait un sommet de l’Otan dominé par la crise ukrainienne.

Il faut dire que le parti de la guerre, qui se trouve à Kiev, a des soutiens actifs à l’étranger, et dans ce cas, aux États-Unis, a-t-il regretté.

Ceux qui soutiennent la voie de la guerre et les éléments armés radicaux à Kiev sont en train de prendre une énorme responsabilité, celle non seulement de prolonger l’effusion de sang mais aussi de fragiliser la légitimité des actions du président ukrainien, a-t-il prévenu.

Pour le ministre, ce n’est pas la première fois que le parti de la guerre est activé, alors qu’apparaît tout juste une lueur d’espoir que la situation passe d’une confrontation militaire à un règlement politique.

M. Lavrov a en outre mis en garde l’Ukraine contre ses projets de relancer le processus d’adhésion à l’Otan, soulignant que cela risquait de faire dérailler la recherche d’un règlement du conflit dans ce pays.

La Russie espère que Kiev et les rebelles se serviront du plan de règlement en sept points, proposé mercredi par le président russe Vladimir Poutine, en vue de trouver un accord pendant une réunion à Minsk vendredi, a ajouté le ministre russe.

M. Porochenko a parallèlement déclaré à Newport qu’un plan de cessez-le-feu serait signé vendredi.

Romandie.com avec(©AFP / 04 septembre 2014 14h55)

Obama et l’UE prudents sur l’annonce par Kiev d’un accord sur un cessez-le-feu

septembre 3, 2014

Tallinn – Kiev a annoncé mercredi un accord avec Moscou sur un cessez-le-feu dans l’est séparatiste prorusse de l’Ukraine, mais la nouvelle a été accueillie avec prudence par Barack Obama, tandis que le Kremlin a affirmé que la Russie ne pouvait pas décider d’une telle mesure, n’étant pas partie prenante au conflit.

Lors d’une conversation téléphonique, le président ukrainien Petro Porochenko a discuté avec le président russe Vladimir Poutine d’un cessez-le-feu total (…). Ils sont tombés d’accord sur un cessez-le-feu dans le Donbass, bassin minier de l’Est qui comprend les régions de Donetsk et de Lougansk en proie à de violents combats, a indiqué la présidence ukrainienne dans un communiqué.

Moscou a aussitôt précisé que Poutine et Porochenko avaient en effet discuté des mesures qui seraient favorables à un cessez-le-feu entre les rebelles et les forces ukrainiennes. Mais la Russie ne peut concrètement pas négocier un cessez-le-feu, car elle n’est pas partie prenante au conflit, a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Réagissant à l’annonce de Kiev, venue moins de deux heures avant sa conférence de presse à Tallinn en Estonie – et à la veille d’un sommet de l’Otan au Pays de Galles -, le président américain a déclaré qu’il était trop tôt pour juger son importance réelle.

– ‘Une opportunité’ –

Il est trop tôt pour dire ce que ce cessez-le-feu signifie, a dit prudemment M. Obama à la presse, aux côtés de son homologue estonien Toomas Hendrik Ilves.

Si la Russie est effectivement (…) prête à trouver un accord politique c’est quelque chose que nous appelons tous de nos voeux, a poursuivi le président américain. Mais cela implique de respecter les normes internationales. Ce n’est pas ce que nous avons vu en Ukraine.

L’Union européenne a manifesté la même prudence. Si ces nouvelles (de cessez-le-feu) se confirment, ce sera un développement positif, mais nous avons besoin de plus d’informations, a dit la porte-parole de la diplomatie de l’UE Maja Kocijancic.

Depuis le début du conflit, qui a fait près de 2.600 morts en près de cinq mois et forcé plus d’un demi-million d’Ukrainiens à fuir leur foyer, Kiev et les Occidentaux accusent Moscou de soutenir les séparatistes de l’Est de l’Ukraine en leur fournissant armes et combattants.

M. Obama a par ailleurs souligné mercredi avec force l’engagement inébranlable des États-Unis au côté de l’Estonie. L’Estonie ne sera jamais seule, a-t-il martelé, citant l’article 5 de la Charte atlantique, selon lequel les États membres sont tenus de porter secours à l’un des leurs s’il est attaqué.

Il a annoncé aussi que des forces aériennes supplémentaires viendraient s’entraîner dans la région.

Mardi, comme pour riposter à l’avance à la mise en garde attendue de Barack Obama et à deux jours du sommet de l’Alliance atlantique à Newport, la Russie a prévenu qu’elle réagirait à la menace, selon elle, d’un renforcement de la présence de l’Alliance près de ses frontières, accusant les Occidentaux de jouer l’escalade dans la crise ukrainienne.

Le secrétaire-adjoint du Conseil de sécurité russe a annoncé un ajustement d’ici à la fin de l’année de la doctrine militaire russe pour prendre en compte l’apparition de nouvelles menaces.

– ‘Plan de réactivité’ –

Ces propos font écho aux projets de l’Alliance atlantique d’adopter lors de son sommet de jeudi et vendredi au Royaume-Uni un plan de réactivité (Readiness action plan, RAP), en réponse à l’attitude de la Russie dans la crise ukrainienne, perçue comme une menace directe par certains membres (États baltes, Pologne, Roumanie, Bulgarie).

L’Otan, qui estime que la Russie a déployé plus de 1.000 hommes en territoire ukrainien, compte pouvoir déployer en quelques jours des milliers de soldats des armées de l’air, de terre, et de la marine, appuyées par des forces spéciales, selon son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen.

Selon le New York Times, l’Alliance atlantique veut mettre sur pied une force de 4.000 hommes capable de répondre en 48 heures, avec le soutien de certains ex-pays du bloc soviétique comme la Pologne, aux mouvements de troupes russes.

Les accusations d’intervention militaire directe en Ukraine – démenties par la Russie – se multiplient ces derniers jours, les Occidentaux estimant qu’elle aurait permis aux insurgés prorusses de reprendre une partie du territoire entre leur fief de Donetsk et la côte de la mer d’Azov et de mettre fin à la progression des forces loyalistes.

Faute de changement de position de Moscou, l’UE a menacé d’introduire dans la semaine de nouvelles sanctions contre l’économie russe, déjà au bord de la récession.

De son côté, l’Australie a annoncé qu’elle ne vendrait plus d’uranium à la Russie et qu’elle n’avait pas encore pris la décision d’inviter ou non M. Poutine au sommet du G20 en novembre.

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2014 14h08)

 

 

Poutine peut prendre Kiev en deux semaines : le Kremlin s’explique

septembre 2, 2014

Moscou – Le Kremlin s’est déclaré mardi prêt à rendre public l’enregistrement de la conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, pour prouver que le président russe n’a pas dit qu’il pouvait prendre Kiev en deux semaines.

L’administration présidentielle est prête à rendre public le contenu (de l’entretien téléphonique) pour lever tout malentendu, a indiqué dans une lettre à M. Barroso le représentant russe auprès de l’UE Vladimir Tchijov, cité par l’agence officielle de presse russe Itar-Tass.

L’enregistrement de la conversation sera rendu public, si l’Union européenne n’informe pas la partie russe de son objection à une telle publication au cours de deux jours à venir, a précisé M. Tchijov.

Dans un article publié lundi par le quotidien italien La Repubblica, le président de la Commission européenne rapporte que M. Poutine n’a pas voulu répondre à ses questions sur les soldats russes présents en Ukraine et s’est montré menaçant : Si je le veux, en deux semaines je prends Kiev.

A l’issue de l’entretien téléphonique entre les deux dirigeants, qui avait eu lieu vendredi, la Commission européenne avait publié un communiqué, évoquant un échange de points de vue très franc.

Ce n’est pas approprié, a déclaré peu après Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin pour les questions internationales. Cela va au-delà des pratiques diplomatiques, si cela a été fait. Cela n’est pas du niveau d’une personnalité politique sérieuse.

Que ces mots aient été prononcés ou non, je pense que ces citations ont été retirées de leur contexte et avaient une signification totalement différente, a dénoncé M. Ouchakov.

Romandie.com avec(©AFP / 02 septembre 2014 17h41)