Posts Tagged ‘Kiev’

Ukraine: Kiev accuse des blindés russes d’avoir détruit un village

août 30, 2014

Une nouvelle intervention présumée de l’armée russe dans l’est de l’Ukraine fait bondir Kiev. Des blindés russes ont attaqué la ville de Novosvitlivka, près du bastion séparatiste de Lougansk, et « détruit pratiquement toutes les habitations », a affirmé samedi le porte-parole de l’armée ukrainienne.

Les troupes ukrainiennes se sont retirées de certains secteurs à l’est de Lougansk sous la pression des séparatistes pro-russes. « L’agression militaire directe contre l’est de l’Ukraine se poursuit », a dit de son côté le Conseil de défense et de sécurité ukrainien.

Depuis Bruxelles, où il rencontrait les dirigeants européens, le président ukrainien Petro Porochenko a condamné cette nouvelle intervention de l’armée russe sur le territoire de son pays. Il a affirmé que des milliers de soldats étrangers et des centaines de blindés étrangers se trouvent sur le territoire ukrainien.

A l’issue de sa rencontre avec M. Porochenko, José Manuel Barroso a mis en garde contre un « point de non-retour » dans le conflit ukrainien. « Nous sommes dans une situation très dramatique », a déclaré le président sortant de la Commission européenne. « Nous pourrions nous retrouver dans une situation où nous arriverions à un point de non-retour si l’escalade se poursuit », a-t-il ajouté.

Prêts à prendre de mesures

« Nous voulons la paix, pas la guerre », a de son côté assuré M. Porochenko, qui doit informer dans l’après-midi les chefs d’État et de gouvernement de la situation sur le terrain dans l’est de l’Ukraine. Mais « nous sommes trop près de la frontière où il n’y aurait pas de retour », a-t-il lui aussi souligné.

Interrogé sur d’éventuelles sanctions supplémentaires de l’UE contre la Russie, M. Barroso a indiqué que la Commission avait « déjà préparé des options au cas où les États membres décideraient de renforcer les sanctions ».

« La Russie ne doit pas sous-estimer la volonté et la détermination de l’UE à défendre ses principes et ses valeurs », a-t-il dit. « Nous sommes prêts à prendre des mesures très fermes et claires, mais nous maintenons la porte ouverte à une solution politique », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

Romandie.com

Kiev accuse Moscou d' »invasion » et réclame une aide des Occidentaux

août 28, 2014

La situation s’est aggravée jeudi en Ukraine. Kiev a dénoncé une « invasion russe » dans l’est du pays, ce que Moscou a démenti. Le président ukrainien a toutefois décidé de relancer la conscription dès l’automne et demandé aux Occidentaux de lui accorder une « aide militaire d’envergure ».

Le coup de tonnerre a éclaté en milieu de journée. Le président ukrainien Petro Porochenko affirme qu’une invasion militaire russe a commencé dans le sud-est du pays. Il signale la prise de trois localités proches du bastion séparatiste de Donetsk, dont la ville de Novoazovsk, une cité de 11’700 personnes à douze kilomètres de la frontière russe.

Ces revers soudains de l’armée ukrainienne semblent accréditer l’idée d’une entrée en lice de troupes russes venues renforcer les insurgés. Les séparatistes subissaient ces dernières semaines la pression de l’armée de Kiev dans leurs bastions de Donetsk et de Lougansk.

Intervention suisse

Devant ce danger de guerre ouverte, la Suisse a convoqué une réunion de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qu’elle préside. Les discussions entre les représentants russes et ukrainiens ont été tendues. Kiev a dénoncé « une invasion directe », tandis que Moscou a démenti la présence de « soldats russes » chez son voisin.

Le président Porochenko a annulé sa visite en Turquie et convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité et de défense ukrainien. Des consultations entre les états-majors ukrainien et russe ont été organisées dans la journée.

Réunion d’urgence à New York

L’ambassadeur ukrainien auprès de l’Union européenne (UE) Kostiantyn Elisseïv a par ailleurs demandé à Bruxelles une « aide militaire d’envergure » en raison d’une « invasion russe non dissimulée ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU devait tenir une réunion d’urgence en fin de journée pour examiner ce que les ambassadeurs d’Ukraine auprès de l’UE et de l’OSCE ont tous deux qualifié d' »invasion » russe.

Romandie.com

Ukraine: mouvements de chars sur le nouveau front après des pourparlers avec Poutine

août 27, 2014

Rozdolné (Ukraine) – L’armée ukrainienne a fait état mercredi de la progression de chars venus de Russie dans une nouvelle zone de combats dans le Sud-Est, au moment où Kiev a demandé l’aide de l’Alliance atlantique.

Signe de l’absence de progrès après une rencontre en tête-à-tête entre le président russe et son homologue ukrainien Petro Porochenko mardi soir, Kiev attend une aide pratique de l’Otan lors d’un sommet de l’Alliance la semaine prochaine, a déclaré le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk.

Sur le terrain, un journaliste de l’AFP a vu mercredi des traces de chenilles dans le sud de la région séparatiste de Donetsk, une zone jusqu’ici relativement calme. Des explosions montraient que des combats étaient en cours dans le secteur.

Une colonne de 100 véhicules dont des chars, des blindés, des lance-roquettes multiples Grad, avance sur la route Starobechevé-Telmanové et se dirige vers la localité de Telmanové, à une vingtaine de kilomètres de la frontière russe et à 80 km au sud de Donetsk, place forte des rebelles prorusses, a affirmé l’armée dans un communiqué.

Le communiqué ne précise ni l’appartenance de ces véhicules, ni l’origine de leurs équipages. Mais une source militaire ukrainienne interrogée par l’AFP a assuré que les chars étaient russes.

Il est impossible d’acheter 100 chars quelque part au marché à Donetsk ou Lougansk, il est clair qu’ils ont fait incursion depuis la Russie. Nous cherchons des preuves photo ou vidéo pour le déclarer officiellement, a affirmé cette source.

Dans le village de Rozdolné entre Telmanové et Starobechevé, un journaliste de l’AFP a vu des traces de chenilles de véhicules militaires sur la chaussée dans le sens nord-sud.

Hier, il y avait des combats vers Starobechevé, raconte une vieille femme qui vend des légumes en bord de route. Cette nuit, il y a eu des bombardements autour, poursuit-elle.

D’autres racontent qu’une colonne de plusieurs dizaines de véhicules, vraisemblablement ukrainiens, est passée à grande vitesse la veille en direction du sud, vers Telmanové et Novoazovsk, ville côtière en proie à des tirs d’artillerie et de combats au sol mardi.

– Poutine: ‘ce n’est pas notre affaire’ –

Sur le front diplomatique les pourparlers inédits entre les dirigeants ukrainien et russe en présence de responsables de l’Union européenne se sont terminés sans grandes avancées concrètes, alors que Vladimir Poutine a minimisé la capture de parachutistes russes sur le territoire de l’Ukraine. Il a également affirmé que la crise ukrainienne devait être résolue par les Ukrainiens entre eux.

Nous ne pouvons pas parler d’un cessez-le-feu, de possibles accords entre Kiev, Donetsk et Lougansk. Ce n’est pas notre affaire. C’est une affaire interne à l’Ukraine, a-t-il déclaré.

M. Poutine a également minimisé les protestations de Kiev après la capture de dix soldats russes en territoire ukrainien dont les interrogatoires filmés ont été largement diffusés en Ukraine, une incursion qui est arrivée selon Moscou par accident.

D’après ce que j’ai entendu, ils patrouillaient à la frontière et ont pu se retrouver sur le territoire ukrainien, a déclaré l’homme fort du Kremlin, rappelant que des soldats ukrainiens avaient par le passé également franchi la frontière pour se retrouver en Russie.

L’Ukraine et plusieurs pays occidentaux ne cessent d’accuser la Russie de fournir armes et combattants aux séparatistes prorusses dans l’Est et de tirer au lance-roquettes multiples sur les gardes-frontières ukrainiens, ce que Moscou a toujours démenti.

– ‘Aide pratique’ de l’Otan –

M. Porochenko a pour sa part demandé des actions concrètes pour assurer le contrôle de la frontière et évoqué une feuille de route pour un plan de paix destiné à mettre fin aux affrontements, qui ont déjà provoqué la mort de plus de 2.200 personnes en quatre mois.

Le cynisme de Poutine qui nie l’implication Moscou dans la guerre est une moquerie non dissimulée vis-à-vis de l’Ukraine et des Occidentaux, a lancé mercredi l’expert militaire ukrainien indépendant Valentin Badrak.

Le Premier ministre Arseni Iatseniouk a pour sa part souligné que Kiev attendait des décisions cruciales au sommet de l’Otan qui se tiendra les 4 et 5 septembre au Pays de Galles et auquel participera le président ukrainien.

Nous devons approuver aujourd’hui un programme de coopération annuel Ukraine-Otan. Nous attendons de nos partenaires occidentaux et de l’Alliance une aide pratique et des décisions cruciales au sommet du 4 septembre, a-t-il dit en ouverture du Conseil des ministres.

L’Otan, préoccupée par l’attitude de la Russie dans la crise ukrainienne, veut pouvoir déployer en quelques jours des troupes et des armements d’envergure dans l’est de l’Europe, a indiqué son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen dans un entretien publié mercredi par plusieurs journaux européens.

Romandie.com avec(©AFP / 27 août 2014 13h25)

Bombardements meurtriers à Donetsk avant l’arrivée de Merkel à Kiev

août 23, 2014

La chancelière allemande Angela Merkel est arrivée samedi à Kiev pour une visite hautement symbolique en plein conflit armé dans l’est de l’Ukraine, a rapporté un journaliste de l’AFP. Peu avant son arrivée, d’intenses bombardements ébranlaient le centre de Donetsk, place forte des séparatistes prorusses dans l’est.

Mme Merkel est la plus importante dirigeante occidentale à se rendre en Ukraine depuis le début de la crise qui a provoqué la pire dégradation des relations entre la Russie et l’Occident. Sa visite intervient en outre à la veille de la fête de l’indépendance de l’Ukraine, ce qui est interprété par Kiev comme un geste de soutien.

« Il est peu probable que Merkel apporte à Kiev des propositions de règlement de la crise. Mais les deux parties doivent formuler une position solidaire sur les questions clé », estime Olexandre Souchko, analyste de l’Institut de la coopération euro-atlantique à Kiev.

La visite précède un sommet régional mardi à Minsk, en Biélorussie, auquel participeront les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Petro Porochenko, ainsi que des responsables de l’Union européenne.

Le convoi russe suscite un tollé

Selon Vassyl Filiptchouk, analyste politique indépendant, la situation avec l’entrée vendredi des camions russes en Ukraine « peut changer de manière radicale l’agenda du sommet de Minsk ».

Un convoi d’aide humanitaire russe est entré en territoire ukrainien, sans l’aval de Kiev ni l’accompagnement du CICR. Il s’est rendu à Lougansk, ville tenue par les rebelles pro-russes et encerclée par l’armée ukrainienne.

L’arrivée de ce convoi a suscité de vives protestations, de Kiev à Bruxelles en passant par le Conseil de sécurité de l’ONU. L’OTAN a dénoncé « une violation flagrante » par la Russie de ses engagements internationaux et de la « souveraineté » de l’Ukraine.

Samedi à m, tous les camions du convoi humanitaire russe qui s’est rendu dans les territoires contrôlés par les séparatistes dans l’est de l’Ukraine sont finalement revenus en Russie dimanche, ont annoncé les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Les derniers camions sont passés vers 12h00.

Trois civils tués

Donetsk, chef-lieu régional et place forte des rebelles, a été réveillée samedi par de fortes explosions. Un journaliste de l’AFP a vu deux corps recouverts de draps ensanglantés gisant sur le bitume dans le centre-ville. La mairie a de son côté fait état de trois civils tués dans des bombardements samedi matin.

Romandie.com

Ukraine: Kiev dénonce une invasion après l’entrée du convoi russe sans autorisation

août 22, 2014

Izvaryne (Ukraine) – Les autorités ukrainiennes ont accusé vendredi la Russie d’invasion directe après la décision de Moscou de faire entrer son convoi humanitaire en Ukraine sans attendre son inspection complète.

Après une semaine d’attente, la Russie a fait entrer en Ukraine vendredi matin ses camions chargés selon Moscou de 1.800 tonnes d’aide humanitaire, estimant que tous les prétextes avancés par Kiev pour retarder la livraison de son aide humanitaire aux populations de l’est de l’Ukraine avaient été épuisés.

Il s’agit d’une invasion directe, a lancé le chef des services de sécurité ukrainiens Valentin Nalivaïtchenko.

Kiev a également affirmé que l’entière responsabilité de la sécurité du convoi incombait à la Russie. Les autorités ukrainiennes craignent que le convoi russe ne fasse l’objet d’une provocation de la part des insurgés et ne serve de prétexte à une intervention russe.

A 10H00 GMT, environ 70 des quelque 300 camions avaient franchi la frontière, selon un photographe de l’AFP sur place. Du côté ukrainien, des combattants rebelles dans des mini-fourgonnettes se sont joints au convoi.

Selon un observateur de l’OSCE sur place, Paul Picard, seuls 34 camions ont été inspectés par les gardes-frontières et les douaniers ukrainiens, les autres passant sans aucun contrôle de leur cargaison.

Ni la partie ukrainienne, ni la Croix-Rouge ne savent ce qui se trouve dans ces camions, ce qui nous inquiète particulièrement, a indiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Nous ne savons pas non plus quels sont les accords entre la partie russe et les combattants et ne n’excluons pas de provocations, ajoute le ministère.

Moscou a pour sa part estimé que toutes les garanties indispensables avaient été données et que l’itinéraire prévu pour le convoi avait été vérifié par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Ce dernier a indiqué qu’il n’escortait pas le convoi, faute de garantie de sécurité suffisante.

La responsabilité de possibles conséquences de provocations dirigées contre le convoi revient totalement à Kiev, a ajouté la diplomatie russe.

Le convoi se dirige selon Moscou vers Lougansk, l’un des bastions des insurgés prorusses encerclé et assiégé par l’armée ukrainienne traversant une zone où d’intenses combats ont été signalés ces derniers jours.

Les autorités locales de la ville ont à plusieurs reprises dénoncé une situation humanitaire critique alors que les habitants vivent sans eau courante, sans électricité et sans réseau téléphonique depuis bientôt trois semaines.

– Nombreux combats près de Lougansk –

Pour parcourir les 63 kilomètres qui séparent la frontière de Lougansk, où une grande bataille est en cours selon Kiev entre insurgés prorusses et forces régulières — et où une petite équipe du CIRCR a également rapporté d’intenses bombardements dans la nuit –, le convoi russe doit passer par des zones contrôlées par les rebelles.

Sur le terrain, l’offensive des forces ukrainiennes se poursuivait vendredi dans plusieurs localités autour des fiefs insurgés de Donetsk et Lougansk.

A Donetsk même, d’intenses bombardements ont de nouveau touché les faubourgs de la ville dans la nuit, endommageant plusieurs maisons et le réseau électrique, selon la mairie.

L’eau courante, dont l’approvisionnement a été compromis par de précédents pilonnages, a été rétablie dans de larges secteurs de la ville et un camion de la municipalité a même été vu arrosant les espaces verts du centre-ville, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Dans le quartier d’Abakoumova, dans le sud-ouest de Donetsk, un barrage des rebelles a été bombardé au petit matin par l’armée ukrainienne, positionnée à quelques centaines de mètres de là.

Nous nous sommes cachés dans la cave, c’était vraiment effrayant. Ceux qui font ça seront jugés par Dieu, raconte Valentina en montrant les traces de shrapnel et les vitres brisées de sa petite maison.

Où puis-je aller ? Si seulement je savais où mettre mes enfants et mes petits-enfants à l’abri…, regrette-t-elle.

– ‘Parler de paix’ –

Sur le front diplomatique, le président ukrainien Petro Porochenko a promis de parler de paix avec son homologue russe Vladimir Poutine lors d’un sommet régional mardi à Minsk au Bélarus en présence des dirigeants de l’Union européenne.

M. Porochenko veut notamment convaincre M. Poutine de retirer les combattants rebelles de l’est du pays, alors que les forces ukrainiennes ne parviennent pas à sceller hermétiquement la frontière russe, par où transite, selon Kiev et certains pays occidentaux, armes et mercenaires qui viennent renforcer les rangs des insurgés.

Avant il recevra samedi à Kiev la chancelière allemande Angela Merkel pour une visite hautement symbolique à la veille de la fête de l’indépendance de l’Ukraine qui doit être célébrée avec un défilé militaire à Kiev.

Romandie.com avec(©AFP / 22 août 2014 13h34)

Kiev affirme avoir saisi deux blindés de l’armée russe dans l’est de l’Ukraine

août 21, 2014

Kiev – Kiev a affirmé jeudi avoir capturé deux blindés appartenant à une division aéroportée de l’armée russe lors de combats autour du bastion insurgé de Lougansk, ainsi que des documents certifiant leur appartenance, sans toutefois présenter de preuves dans l’immédiat.

Dans les combats près de Lougansk, les soldats ukrainiens ont capturé deux blindés de la division aéroportée de Pskov en Russie. Dans l’un des véhicules on a trouvé un ensemble de documents: permis de conduire et documents militaires, a indiqué le porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko.

Le personnel et les véhicules appartiennent à l’unité militaire 74268 de la première compagnie de parachutistes des forces aéroportées de Pskov, dans le nord-ouest de la Russie, a-t-il ajouté.

Parmi les objets trouvés, se trouve la sacoche d’officier d’un commandant de peloton, a poursuivi M. Lyssenko, ajoutant que l’équipage des blindés avaient quitté leurs véhicules sans plus de précisions.

Si ces informations s’avèrent exactes, il s’agirait de la première preuve de l’implication des forces régulières russes dans le conflit dans l’est de l’Ukraine. La Russie est accusée par Kiev et certains pays occidentaux de faire transiter armes et combattants par sa frontière, ce que Moscou a toujours démenti.

Un journaliste de la chaîne de télévision privée ukrainienne Inter a posté sur sa page Facebook plusieurs photos de ce qu’il prétend être des documents saisis dans les blindés. On peut notamment y voir un passeport russe, des cartes de crédit, une carte d’assurance maladie ou encore un règlement de parachutistes.

Il est difficile de comprendre pourquoi on transporte une telle bibliothèque dans un blindé, a ironisé le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov, démentant la capture de véhicules militaires russes.

Tous les documents militaires soit-disant trouvés dans ces blindés sont d’anciens formulaires qui ne sont plus utilisés depuis à peu près cinq ans, a-t-il ajouté.

Dans la série des +révélations+ quotidiennes de la présence russe sur le territoire de l’Ukraine, il s’agit déjà de la mille et unième +preuve+. Il est probable que le prochain +fait indiscutable+ sera la capture (…) d’une kalachnikov ou d’une grenade avec les journaux intimes d’un soit-disant soldat russe, a-t-il ironisé.

Un dirigeant séparatiste avait indiqué la semaine dernière avoir reçu des renforts composés de 1.200 hommes entraînés en Russie et de dizaines de blindés, ce qui a été confirmé par le président ukrainien Petro Porochenko. Moscou a pour sa part démenti ces allégations.

Romandie.com avec(©AFP / 21 août 2014 12h56)

Combats en Ukraine, réunion à Berlin pour éviter la confrontation directe Kiev-Moscou

août 17, 2014

Berlin – Une réunion de crise entre les ministres des Affaires étrangères russe et ukrainien a débuté dimanche soir à Berlin, pour éviter une confrontation directe entre les armées ukrainienne et russe, selon son hôte, alors que les combats se poursuivaient en Ukraine.

Si nous ne faisons pas très attention (…) nous allons déraper toujours plus vers une confrontation directe entre forces armées ukrainiennes et russes, a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, alors qu’il accueillait ses homologues russe Sergueï Lavrov, ukrainien, Pavlo Klimkine, et français, Laurent Fabius à Berlin. Cela doit être évité à tout prix.

La réunion commencée vers 16H30 GMT, doit tenter de rendre possibles des avancées vers un cessez-le-feu, a ajouté le ministre allemand. Mais il n’y a pas de garantie de succès et les parties sont loin d’une solution politique, selon lui.

La priorité doit aller au respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, à la fin des violences et à la relance du processus politique, a twitté M. Fabius en amont de la rencontre.

Sur place les combats intenses se poursuivaient. Dans la région de Lougansk, un avion de chasse ukrainien MiG-29 a été abattu par les séparatistes, a indiqué à l’AFP Léonid Matioukhine, porte-parole militaire ukrainien.

L’aide humanitaire russe destinée à l’Est de l’Ukraine, qui doit arriver précisément aux abords de Lougansk, était toujours bloquée dimanche. En dépit d’un accord trouvé samedi entre Kiev et Moscou sur ses modalités, l’inspection du convoi russe, qui doit être menée par le Comité international de la Croix-Rouge, peinait à démarrer.

A Donetsk, également le théâtre de violents combats, dix civils ont été tués en 24 heures, selon la mairie. Dans ce bastion séparatiste, l’eau courante doit être entièrement coupée à partir de dimanche 18H00 GMT, a averti la mairie, incriminant des dégâts sur une ligne électrique.

– Livraison d’armes et arrivée de mercenaires –

Ces développements ne contribuaient pas à apaiser les tensions, très fortes depuis que Kiev avait affirmé vendredi avoir en partie détruit une colonne de blindés russes.

L’incursion de cette colonne, vue par des journalistes britanniques et confirmée par Kiev, a provoqué une vague de réactions indignées en Occident.

Il est extrêmement important d’arrêter les flux d’armes et de mercenaires en provenance de Russie, a appelé dans un message sur Twitter dans la journée, M. Klimkine.

Dans un entretien téléphonique samedi, le vice-président américain, Joe Biden, et le président ukrainien, Petro Porochenko, ont estimé que l’envoi de blindés russes et d’armes sophistiquées aux forces séparatistes n’étaient pas compatibles avec le souci humanitaire affiché.

Mais Moscou accuse Kiev de détruire des fantômes. Nous avons répété à plusieurs reprises que nous ne livrons aucun équipement militaire là-bas, a de nouveau affirmé dimanche le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le Premier ministre séparatiste, Alexandre Zakhartchenko, s’est pourtant vanté dans une vidéo diffusée vendredi d’avoir reçu matériel et personnel militaires à foison, ajoutant qu’ils arrivaient au moment le plus crucial. L’armée ukrainienne a aussi dénoncé dimanche des arrivées en Ukraine de lance-roquettes venues de Russie et des violations de l’espace aérien.

– mouvement du convoi russe –

Le saga du convoi humanitaire russe soupçonné par Kiev et l’Occident d’être envoyé pour servir de prétexte à une intervention russe était loin d’un dénouement dimanche.

L’inspection officielle du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui devrait lui permettre de franchir la frontière ukrainienne n’a pas commencé, ont expliqué à l’AFP des porte-parole du CICR. Ce sera le cas peut être demain ou après-demain, a précisé à l’AFP Paul Picard, responsable de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) présent à la frontière.

Seize des quelque 300 camions russes bloqués depuis jeudi à une trentaine de kilomètres de la frontière, dans la localité russe de Kamensk-Chakhtinski, sont arrivés dimanche au poste-frontière russe de Donetsk.

C’est sûrement une façon de faire pression, a critiqué une source occidentale proche du dossier interrogée par l’AFP.

Il serait bon que l’aide humanitaire arrive là où l’on a besoin d’elle, a estimé à Berlin M. Steinmeier, mais selon lui le vrai drame est ailleurs, à savoir qu’aucun des accords trouvés jusqu’ici (…) n’a été respecté.

Romandie.com avec(©AFP / 17 août 2014 20h32)

Un avion de chasse ukrainien abattu avant une réunion diplomatique à Berlin

août 17, 2014

Kiev – Un avion de chasse ukrainien a été abattu dimanche par les séparatistes dans la région de l’Est où doit se diriger le convoi humanitaire russe controversé ce qui augure des discussions difficiles à Berlin entre les ministres des Affaires étrangères russe et ukrainien.

L’aide humanitaire russe destinée aux populations de l’est de l’Ukraine ravagé par les combats était toujours bloquée dimanche à la frontière. En dépit d’un accord trouvé samedi entre Kiev et Moscou sur ses modalités, l’inspection du convoi russe, qui doit être menée par le Comité international de la Croix-Rouge, peinait à démarrer.

Signe des combats intenses dans la région de Lougansk où cette aide humanitaire est censée être livrée, un avion de chasse ukrainien MiG-29 a été abattu par les séparatistes après leur avoir fait subir des pertes, a indiqué à l’AFP Léonid Matioukhine, porte-parole militaire ukrainien. Le pilote s’est éjecté et se trouve dans un endroit sûr.

L’armée ukrainienne s’est par ailleurs félicitée de la reprise aux séparatistes d’un commissariat de police dans leur bastion de Lougansk. Elle a également affirmé que la Russie avait introduit en Ukraine trois lance-roquettes multiples Grad depuis son territoire et dénoncé dix violations de l’espace aérien par des drones russes.

Ces développements créent un contexte tendu pour la réunion de Berlin, dans l’après-midi, entre les chefs des diplomaties allemande, française, russe et ukrainienne pour tenter d’apaiser les tensions qui étaient montées d’un cran vendredi lorsque Kiev avait affirmé avoir en partie détruit une colonne de blindés russes.

L’introduction de cette colonne en Ukraine vue par des journalistes britanniques et confirmée par Kiev a provoqué une vague de réactions indignées en Occident.

On se rend à Berlin. Les discussions seront difficiles. Il est extrêmement important d’arrêter les flux d’armes et de mercenaires depuis la Russie, a écrit dimanche sur son compte Twitter le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkine.

– Livraison d’armes et mercenaires –

Dans un entretien téléphonique samedi, le vice-président américain Joe Biden et le président ukrainien Petro Porochenko ont estimé que l’envoi de colonnes de blindés russes en Ukraine et la livraison d’armes sophistiquées aux forces séparatistes n’étaient pas compatibles avec le désir d’améliorer la situation humanitaire des populations dans l’est de l’Ukraine.

La chancelière allemande Angela Merkel et M. Porochenko ont aussi plaidé samedi pour l’arrêt des livraisons d’armes de la Russie en Ukraine, lors d’une conversation téléphonique.

Moscou, qui a toujours démenti tout passage de troupes russes ou de matériel par la frontière, a ironiquement accusé Kiev de détruire des fantômes.

Le Premier ministre séparatiste Alexandre Zakhartchenko a pourtant déclaré dans une vidéo diffusée vendredi avoir reçu 150 équipements militaires, parmi lesquels 30 chars et d’autres blindés, et quelque 1.200 hommes qui ont eu quatre mois d’entraînement sur le territoire russe, ajoutant qu’ils arrivaient au moment le plus crucial.

Selon Berlin, Mme Merkel a exprimé sa volonté, que le gouvernement russe se positionne par rapport à ces informations et aux affirmations des séparatistes.

– Mouvement du convoi russe –

Le saga du convoi humanitaire russe soupçonné par Kiev et l’Occident d’être envoyé pour servir de prétexte à une intervention russe était loin d’un dénouement dimanche.

Le responsable du Comité international de la Croix-Rouge en Russie Pascal Cuttat regardait dimanche matin les camions de façon générale, mais l’inspection officielle du CICR qui devrait permettre à ce convoi de franchir la frontière ukrainienne n’a pas commencé, ont expliqué à l’AFP des porte-parole du CICR.

Je doute que l’inspection officielle commence aujourd’hui (dimanche), a souligné Viktoria Zotikova, du CICR à Moscou.

La situation avec le convoi n’a pas changé, a aussi déclaré à Kiev Serguiï Astakhov, porte-parole des gardes-frontières ukrainiens qui sont également sur place.

Les quelque 300 camions russes, porteurs de 1.800 tonnes d’aide selon Moscou, sont bloqués depuis jeudi à une trentaine de km du poste-frontière russe de Donetsk, dans la localité russe de Kamensk-Chakhtinski.

Une journaliste de l’AFP a vu bouger 16 camions en direction du poste-frontière russe de Donetsk, qui y sont arrivés en début d’après-midi.

Nous ne savons pas quand nous partons (…) peut être que nous sommes ici pour réparer les camions (…). Nous attendons les ordres, a indiqué à la presse un des chauffeurs, Vassili.

Le poste-frontière n’est pas prêt à les accueillir, c’est sûrement une façon de faire pression. Je ne sais pas où ces camions vont pouvoir stationner, a indiqué à l’AFP une source occidentale proche du dossier.

Romandie.com avec(©AFP / 17 août 2014 15h32)

Ukraine: l’Otan met en garde Moscou, les combats gagnent le centre de Donetsk

août 7, 2014

Kiev – L’Otan a exhorté jeudi la Russie de ne pas intervenir sous couvert de maintien de la paix dans l’est de l’Ukraine, où des combats meurtriers ont gagné pour la première fois le centre de Donetsk, le principal fief séparatiste.

Au moment où les combats redoublent d’intensité, la crise ukrainienne connaît une nouvelle poussée de fièvre et la Russie a décrété jeudi un embargo d’un an sur les produits alimentaires européens et américains en réponse aux sanctions sans précédent qui la visent.

En visite à Kiev, le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a affiché son soutien aux autorités ukrainiennes et mis en garde la Russie, dont le soutien aux séparatiste a gagné, selon lui, en intensité et en sophistication.

J’appelle la Russie à se retirer du bord du gouffre, à se retirer de la frontière. N’utilisez pas le maintien de la paix comme prétexte pour faire la guerre, a lancé M. Rasmussen lors d’une conférence de presse.

L’Alliance atlantique s’est alarmée ces derniers jours de la présence militaire croissante de la Russie à la frontière ukrainienne, passée, selon elle, de 12.000 hommes mi-juillet à 20.000 hommes actuellement. Elle craint que Moscou, qui réclame des mesures d’urgence pour venir en aide à la population civile dans l’est, n’intervienne pour des prétextes humanitaires.

Plusieurs villes aux mains des rebelles et assiégées par les forces ukrainiennes, notamment Lougansk, connaissent une situation humanitaire de plus en plus délicate avec des difficultés de ravitaillement et des coupures d’eau et d’électricité.

Selon l’ONU, les combats ont déjà fait plus de 1.100 morts en près de quatre mois et près de 300.000 réfugiés.

– Hôpital bombardé –

La liberté et l’avenir de l’Ukraine sont attaqués, a averti M. Rasmussen, assurant que l’Otan était prête à intensifier sa coopération avec Kiev (qui n’est pas membre), en terme de planification et de réforme de son armée.

Les autorités ukrainiennes avaient appelé ses derniers jours ses alliés occidentaux à accroître leur soutien militaire. Elle craint en effet une intervention russe au moment où elle espère reprendre aux rebelles leurs principaux bastions.

A Donetsk, la plus grande cité aux mains des séparatistes prorusses, d’intenses bombardements ont pour la première fois touché le centre-ville. Les autorités ont compté au moins quatre morts parmi les civils et demandé à la population de rester à l’abri.

Les autorités régionales ont affirmé qu’un obus était tombé sur un hôpital, faisant un mort et deux blessés. La mairie, de son côté, a fait état de tirs d’artillerie autour des locaux des services de sécurité ukrainiens, dont les séparatistes ont fait l’une de leurs principales bases. Selon la même source, trois civils ont été tués dans la nuit par des obus dans un quartier en périphérie sud.

Dans ce contexte, le Premier ministre des séparatistes de Donetsk, Alexandre Borodaï, citoyen russe, a annoncé sa démission.

– Avion de chasse abattu –

L’armée ukrainienne ne cesse d’intensifier son offensive, entamée il y a près de quatre mois. Dans l’ensemble de l’Est, les forces ukrainiennes ont déploré jeudi sept tués et 19 blessés dans leurs rangs en 24 heures.

Un avion de chasse, apparemment ukrainien, qui survolait la zone rebelle s’est écrasé après une apparente explosion, a constaté une journaliste de l’AFP. Son pilote s’était auparavant éjecté.

Les faits se sont déroulés à une quarantaine de kilomètres à l’est de Donetsk, non loin du site où s’est écrasé l’appareil de Malaysia Airlines abattu le 17 juillet.

Kiev avait décidé plus tôt dans la journée de mettre fin au cessez-le-feu décrété sur le site de la chute de l’avion, après la suspension jusqu’à nouvel ordre des recherches des dépouilles des 298 personnes tuées.

Le drame avait poussé les Européens, jusque-là réticents et divisés sur la question, à adopter des sanctions économiques contre la Russie, qu’ils accusent d’armer la rébellion séparatiste.

En riposte, le président russe Vladimir Poutine a ordonné une interdiction totale d’une durée d’un an des importations de la plupart des produits agroalimentaires en provenance des pays sanctionnant la Russie.

Il s’agit d’une décision clairement politique, a répliqué Bruxelles, qui se réserve le droit de prendre des mesures.

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a détaillé la punition : elle concerne le bœuf, le porc, la volaille, le poisson, le fromage, le lait, les légumes et les fruits en provenance des États-Unis, de l’Union européenne, de l’Australie, du Canada et de la Norvège.

Il a en outre menacé d’interdire le survol du territoire russe aux compagnies aériennes effectuant des liaisons entre l’Europe et l’Asie via la Sibérie, ce qui provoquerait des surcoûts en carburants.

Romandie.com avec(©AFP / 07 août 2014 18h40)

Crise en Ukraine: plus d’eau chaude à Kiev jusqu’en octobre

août 4, 2014

Kiev – Tous les habitants de Kiev sont privés d’eau chaude depuis lundi, une situation qui va durer au moins jusqu’au mois d’octobre en raison de la crise économique et de la coupure du gaz russe.

Toutes les centrales thermiques sont coupées d’approvisionnement en gaz le 4 août, a indiqué la société privée Kievenergo, contrôlée par l’homme le plus riche d’Ukraine Rinat Akhmetov qui détient le monopole du chauffage dans la capitale ukrainienne, ville de près de 3 millions d’habitants.

Auparavant, le maire de Kiev Vitali Klitschko avait indiqué que la coupure d’eau chaude, qui intervient chaque été pour deux ou trois semaines, allait durer cette année jusqu’au mois d’octobre.

Cette mesure s’explique par la coupure à la mi-juin de l’approvisionnement de gaz russe à l’Ukraine, qui refuse la hausse du prix demandée par Moscou après le renversement en février du régime prorusse de Viktor Ianoukovitch et l’arrivée au pouvoir de pro-occidentaux.

Nous sommes obligés de renoncer à l’eau chaude pour accumuler du gaz dans des dépôts pour l’hiver. J’espère que les habitants de la ville vont le comprendre, a déclaré M. Klitschko, ex-champion du monde du boxe qui était l’un des leaders du Maïdan, mouvement de la contestation pro-européenne qui s’est soldée par un bain de sang à Kiev et a conduit à la destitution du président Viktor Ianoukovitch.

Un autre responsable municipal Dmytro Novitski a laissé entendre que la capitale serait privée d’eau chaude jusqu’à la saison de chauffage qui débute le 15 octobre.

Si nous ne commençons pas à économiser le gaz maintenant, nous aurons de gros problèmes en hiver, a souligné ce responsable en charge des services municipaux.

Romandie.com avec(©AFP / 04 août 2014 12h16)