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Congo/Kinkala : les militaires s’adonnent aux activités agropastorales

octobre 31, 2020

Sur instruction du colonel Basile Boka, commandant de la zone militaire de défense n° 8, les officiers, sous officiers et hommes de rang développent, depuis quelque temps, à Kinkala dans le département du Pool, des activités agropastorales visant à contribuer à la sécurité alimentaire de la population.

L’élevage des moutons Crédit photo »DR

Les activités agropastorales ont repris dans la Pool grâce à la paix retrouvée et aussi à la fertilité du sol. A Kinkala comme  dans plusieurs autres districts de ce département, les activités agricoles se développent pour le bien de la population. La force publique, en dehors de ses missions régaliennes de défense et de sécurité, accompagne ces initiatives en participant activement aux activités agropastorales.

Sous la houlette du colonel Basile Boka, commandant de la zone militaire de défense n° 8, les activités agropastorales sont conduites par les officiers, sous officiers et hommes de rang à Kinkala, chef lieu du département du Pool prouvant ainsi que le militaire n’est pas seulement un bon défenseur de la patrie mais aussi un bon agent économique. L’élevage des moutons et porcins ainsi que  les cultures maraîchères (tomates, choux, poivron, épinard, oseille…) figurent au nombre des activités menées. Ces réalisations ont suscité l’admiration et l’encouragement des responsables hiérarchiques des Forces armées congolaises (FAC).

Ces actions salutaires rappellent  le souvenir des CMRC, le magasin économat qui existait à l’époque où on vendait à un prix raisonnable à la  populations les denrées alimentaires. La relance des activités agropastorales au sein des FAC dont le porte-étendard est la zone militaire de défense n°1 intègre bien le mot d’ordre du président de la République, à savoir « Un peuple qui ne consomme pas ce qu’il produit n’est pas un peuple libre ».

Signalons que c’est en 1974, lors d’un colloque de l’armée, que l’activité économique avait été décidée comme l’une des missions intégrantes du haut commandement. Elle consistait à pourvoir les garnisons et collectivités militaires en denrées de première nécessité et à moindre coût. Cela permet l’augmentation qualitative et quantitative de la production et aide le pays à la préparation de l’économie de défense.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Congo-Brazzaville : Mgr Ildevert M. Mouanga nommé évêque de Kinkala

mars 6, 2020

Cathédrale Sainte-Monique de Kinkala (Rép. du Congo) @ diocesedekinkala.free.fr

Cathédrale Sainte-Monique de Kinkala (Rép. du Congo) @ diocesedekinkala.free.fr

Il a fréquenté l’Institut biblique pontifical de Rome

Le pape François a nommé Mgr Ildevert Mathurin Mouanga évêque de Kinkala (République du Congo), ce jeudi 5 mars 2020.

Il était jusqu’à présent recteur du Grand séminaire national Cardinal Emile Biayenda de Brazzaville.

Le pape a aussi accepté la renonciation au gouvernement pastoral du même diocèse présentée par Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala depuis 2001.

Le révérend Ildevert Mathurin Mouanga est né à Hamon (Kinkala) le 27 mai 1966. Il a terminé ses études primaires et secondaires dans sa ville natale.

Il a fait ses études de philosophie et de théologie au grand séminaire national Cardinal Emile Biayenda de Brazzaville.

Il a été ordonné prêtre le 16 août 1998 pour le diocèse de Kinkala.

De 1998 à 2000, il a travaillé pour la pastorale paroissiale dans le diocèse de Kinkala.

Ensuite, il a fréquenté l’Institut biblique pontifical de Rome (2000-2004), obtenant une licence en Écriture sainte, puis l’Université pontificale Urbanienne (2004-2009), obtenant un doctorat en théologie biblique.

De 2009 à 2013, il a travaillé comme professeur d’Écriture sainte et directeur des études au Grand séminaire national Cardinal Emile Biayenda.

Depuis 2014, il était recteur du séminaire.

Avec Zenith par Marina Droujinina

Vatican-Congo: Nomination d’un nouvel évêque de Kinkala

mars 5, 2020

Le Pape François a accepté la renonciation de Mgr Louis Portela Mbuyu au gouvernement du diocèse de Kinkala en raison de la limite d’âge, 75 ans accomplis. Et par conséquent, le Pape François a nommé l’Abbé Ildevert Mathurin Mouanga, nouvel évêque de Kinkala, jusqu’aujourd’hui Recteur du Grand Séminaire de Théologie Cardinal Émile Biayenda.

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo-Diaspora: décès du père Félix Touarikissa

juin 24, 2018

 

Mgr Pascal Roland,

Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kingala (République du Congo),

Et la famille Touarikissa

recommandent à vos prières

l’Abbé Felix Touarikissa,

décédé au presbytère de Saint-Etienne-du-Bois, le 21 juin 2018, à l’âge de 58 ans.

 

Ses funérailles seront célébrées le lundi 25 juin 2018, à 14h30, en l’église de Saint-Etienne-du-Bois.

Son corps sera ensuite transporté et inhumé à Brazzaville.

La veille au soir, dimanche 24 juin, à partir de 21h, une veillée de prière sera organisée par les prêtres fidei donum, la communauté africaine et la famille du Père Felix, en l’église de Saint-Etienne-du-Bois.

D’ici-là il est possible de le visiter et de se recueillir auprès de lui dans la Chambre funéraire Bertrand, à Saint-Etienne-du-Bois, de 8h à 21h (125, rue de l’église, face au presbytère).

Né le 26 septembre 1959 à Vinza (République du Congo), ordonné prêtre le 06 juin 1992 pour le diocèse de Kinkala (République du Congo), le Père Felix était en mission dans le diocèse de Belley-Ars depuis 15 ans.

Il fut successivement curé de Coligny (2003-2007), de Viriat (2007-2010), prêtre auxiliaire dans le groupement de Pont-d’Ain et aumônier des Dominicaines de l’Eucharistie à Cerdon (2010-2012), administrateur paroissial de Divonne-les-Bains (2012-2013), curé de Saint-Rambert-en-Bugey (2013-2015), auxiliaire dans le groupement de Ceyzeriat-Treffort (2015-2016), puis dans le groupement de Marboz-St-Etienne du Bois (2016-2018).

 

Catholique-Bellay-ars.fr 

 

Congo: Hellot Mampouya perd 180 millions dans un braquage sur la route de Kinkala

octobre 30, 2017

 

Hellot Mampouya

 

L’ancien ministre Hellot Mampouya a été victime d’un braquage alors qu’il se rendait avec sa comitive à Kinkala où il possède une villa.Son entourage accuse les éléments de la Garde républicaine postés un peu partout sur la route d’en être les auteurs.

Comment les militaires de la garde républicaine ont-ils su que l’ancien ministre Hellot Mampouya transportait une forte quantité d’argent dans son véhicule ? C’est la question à laquelle lui-même Hellot tente de trouver une réponse.

Alors qu’il se rendait à Kinkala où il possède une résidence secondaire,son cortège a été victime d’un braquage à la sortie du village de Soumouna par les hommes armés et cagoulés parlant Lingala avec un accent Mbochis. Ce qui a poussé l’entourage de l’ancien ministre de pointer sans réfléchir les éléments de la garde républicaine.

Hellot Mampouya a perdu 180 millions de francs cfa lors de ce triste cambriolage aux allures d’un règlement de compte orchestré par ses ennemis.

Quelques voix murmurent que la nouvelle sur son déplacement à Kinkala où il comptait planquer ses avoirs avait été remontée jusqu’au président du conseil national de sécurité qui a saisi l’occasion pour corriger cet ex ministre dont l’apport des militants aux dernières élections a été nul.

Le pouvoir on le sait,est à la recherche des fonds pour maintenir le train de vie de l’État et des occasions pareilles sont les bienvenues. Jean Jacques Bouya a subi dernièrement le même sort à la sortie de Gamboma en perdant 1 milliard et deux véhicules de luxe.

Avec un salaire de 9 millions mensuels comme ministre de la république,comment Hellot Mampouya a pu économiser 180 millions ? Comme qui dirait le voleur volé.

Avec Sacer-infos.com

Congo/Génocide du Pool: les corps se ramassent à la pelle

avril 28, 2017

Les FAC et milices de Sassou sont ingénieuses dans le mal

Les dépouilles des civils abattus innocemment dans le pool sont ramenées en catimini à Brazzaville à bord de deux hélicoptères militaires pour être enterrées nuitamment. Cette manœuvre vise à cacher de potentiels charniers dans le Pool.

Un militaire ayant pris part à cette manœuvre, pris de remords, s’est confié à BrazzaNews en ce termes: « Je regrette de l’avoir fait mais je n’ai pas le choix. On peut m’éliminer. Si je te le dis c’est que je sais que c’est pas bien mais je n’ai pas le choix. Je ne peux pas refuser. Je garde juste mes preuves qui vont sortir tôt ou tard. L’affaire des Disparus du Beach c’est rien. Nous on a tout gardé, on a nos preuves. Les officiers vont tomber mais pas nous. »

En outre des éléments appartenant au général Ndenguet s’étaient rendus par la route dans le Pool pour récupérer à la fois des corps mais aussi des individus non identifiés qu’ils ont ramené à la maison d’arrêt. Par exemple des femmes arrêtées au marché de Kinkala, parce que soupçonnées de vendre des produits vivriers à des ninjas. D’autres tout simplement pour s’être plaintes de la présence des soldats dans leurs domiciles.

Les miliciens de Sassou se sont effectivement installés dans des domiciles obligeant les propriétaires à supporter cette cohabitation forcée. C’est une manière pour eux de se servir des villageois comme de boucliers humains au cas où leurs positions subiraient une attaque des résistants ninjas.

Même le long de la route qui mène de Mafouta (après le pont du Djoué) à Kinkala, les milices du pouvoir tiennent des positions à l’intérieur des domiciles des particuliers.

Avec Brazzanews.fr

Congo-Brazzaville: la partie de chasse de Sassou Nguesso

octobre 13, 2016

Après avoir bombardé le Pool pendant six mois, le président Sassou Nguesso intensifie la traque du pasteur Ntumi accusé d’être à la tête d’un « groupe terroriste »

« Samedi 8 octobre, une trentaine de véhicules blindés et une vingtaine de pick-up ont quitté Brazzaville vers Kinkala, dans la région du Pool. Il y a des centaines de mercenaires. »

L’information est livrée par l’un des nombreux opposants au régime qui depuis la forêt communique sur les réseaux sociaux. Les lignes sont parfois coupées. Il lui arrive alors de parcourir plus de 20 kilomètres pour envoyer des messages.

Armée dans le Pool

N’en déplaise à celui qui s’est fait réélire en ordonnant un black-out total sur son pays, l’information circule sur le réseau WhatsApp, qui serait plus difficile à surveiller que les portables. Depuis plusieurs mois, nous recevons ainsi des photos et témoignages des vagues de répressions conduisant à l’exode des populations du Pool. De la même façon, nous recevions des photos de victimes des forces de l’ordre tuées dans les rues de Brazzaville. Sujet sur lequel le procureur de la République André Oko Ngakala ne s’est, semble-t-il, pas exprimé.

A LIRE :Congo-Brazzaville : « ne ramasser pas les corps! »

Surnommé « Monsieur 8% » en référence au score qu’il aurait obtenu selon le décompte mis en place par l’opposition, Denis Sassou-Nguesso n’est pas arrivé à éteindre la contestation provoquée par la crise électorale.

« S’il a échappé à la révolution Facebook, Sassou n’est pas à l’abri d’une révolution WhatsApp »

Dans la région du Pool, les violences ont redoublé ces derniers jours. L’origine serait un incident survenu le 24 septembre 2016 à Kinkembo, dans le district de Mindouli. Les versions diffèrent selon les sources. Les hommes du pasteur Ntumi (opposition) accusent les militaires d’avoir violé une jeune femme, partie à 5 heures du matin au marché vendre ses produits. Le régime dénonce une opération des ex « ninjas ».

Ecole bombardée Pool

Un habitant du Pool nous raconte une autre histoire: une rivalité amoureuse entre un membre de la communauté du pasteur Ntumi et un militaire qui aurait déclenché les hostilités. « Les jeunes ont tiré au calibre 12 », raconte-t-il. Quelles que soit les versions, le bilan est le même: 17 militaires tués. Depuis lors, les incidents se suivent et se ressemblent: attaques de trains et affrontements armés. Les victimes sont civils et militaires.

Pasteur Ntumi

Avant de devenir un « terroriste », le pasteur Ntumi (au centre) a longtemps été conseiller à la Promotion des valeurs de paix auprès du président Sassou Nguesso

Mercredi 5 octobre, le ministre de la justice, Pierre Mabiala lance la charge. Il accuse Frédéric Bitsamou, alias le pasteur Ntumi et ses hommes de se livrer à des « actes de barbarie » et de « prendre la population en otage ». L’Etat congolais fait alors valoir son « droit de poursuite » pour justifier la traque de ces « terroristes ».

La répression commence, ou plutôt elle se poursuit puisque les hommes du Pasteur Ntumi la subissent depuis les élections. Et même avant puisqu’ils accusent les policiers d’avoir abattu à bout portant cinq membres de leur parti, le Conseil National des Républicains (CNR) dans les rues de Brazzaville le 17 mars dernier, soit trois jours avant le scrutin. A l’époque, l’affaire ne fait pas grand bruit. « Le révérend Pasteur Ntumi avait gardé le silence pour préserver la paix », explique son conseiller Rodriguez Mayala.

Depuis la même période, la région du Pool, la plus peuplée de la République du Congo subit une pression intense des forces de sécurité. Elle se veut silencieuse, mais le réseau WhatsApp turbine. Si Sassou-Nguesso a échappé à une révolution Facebook de type printemps arabe, il n’est pas à l’abri d’une révolution WhatsApp. Les bombardements se sont récemment étendus à la région voisine de la Bouenza comme l’a reconnu le sous-préfet de la région Jérôme Opambala.

« Dès le 4 avril 2016, le chef de l’Etat congolais a envoyé son armée pilonner le département du Pool, où les populations lui sont majoritairement hostiles. Le bilan est lourd : entre 2 et 3000 décès et environ 30 000 personnes ont été déplacées », explique Leslie Varenne de l’Institut de veille et d’étude des relations internationales et stratégiques (Iveris). L’auteur du rapport « Afrique centrale, l’impossible alternance » rappelle que « aucune organisation humanitaire n’a eu accès à cette zone quadrillée par les militaires, aucun soin n’a pu être apporté aux blessés, ni aide alimentaire aux enfants carencés ».

« Nous sommes en état de siège depuis six mois avec des militaires à chaque coin de rue », explique le pasteur Septime Manzangou. Ce proche de Ntumi, originaire de Soumouna, un village dont il parle au passé, vit le plus souvent dans la forêt avec 32 orphelins, dont il a la charge. Les photos nous arrivent par WhatsApp. Son village a été détruit par les bombardements comme ceux de Mabaya, Sengola, Mouluango et Nganga Kobo pour ne citer que ceux-là.

« Tout ce qui nous arrive était prémédité, nous disait-il encore récemment. Pendant la campagne présidentielle, plusieurs ministres ont publiquement menacé ceux qui ne voteraient pas pour Sassou de faire fuir dans la forêt! C’est chose faite! »

« C’est une organisation criminelle qui a pris le pouvoir », Claudine Munari

Ancien ministre réfugié en France, Benoit Koukébéné avait prévenu dans un courrier adressé le 9 septembre dernier à François Hollande l’imminence d’un recours à la force. Les responsables politiques issus de l’opposition comme le professeur d’université Charles Bowao ou Claudine Munari, ex-ministre du Commerce ne manquent pas de dénoncer les exactions du régime.

« Le Pool est devenu un terrain de chasse, nous dit Claudine Munari. On tue tous les jours soi-disant pour déloger Ntumi. Quelques heures avant les élections du 20 mars, il était encore membre de l’exécutif et il est soudain devenu un rebelle qu’il faut traquer. C’est indécent, c’est horrible, on ne sait plus comment qualifier ce qu’il se passe ! Le Président de la République est en train de déplacer le problème. Il y a une crise née de sa volonté de rester au pouvoir et voilà qu’il met toute la responsabilité sur Ntumi, un subterfuge pour détourner l’attention. »

« La communauté internationale nous laisse tomber, poursuit Munari. Mais le plus gênant aujourd’hui c’est que le crime a pris la forme d’un gouvernement. C’est une organisation criminelle qui a pris le pouvoir. C’est terrible ce qu’il se passe ici. Ces populations sont livrées à elles-mêmes. »

« Alors qu’en République démocratique du Congo (RDC), la communauté internationale a immédiatement réagi, ici un pouvoir public utilise tout son arsenal contre la population et personne ne dit rien », déplore Septime Manzangou, qui appelle la communauté internationale « à s’impliquer dans cette crise ». Répondant aux questions de Florence Morice sur Radio France internationale le 5 octobre dernier, le Pasteur Ntumi prône quant à lui un « dialogue sous l’égide d’une institution internationale ».

Etrange tout de même ces « terroristes » qui demandent l’intervention des Nations-Unies !

Un autre opposant, Maurice Massengo Tiassé est l’auteur d’un rapport dénonçant le système répressif des forces de l’ordre et leurs supplétifs, transmis à la Cour pénale internationale (CPI). En septembre dernier, cet avocat était en Suisse pour alerter le conseil des Droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies et réclamer la constitution d’une mission indépendante afin de constater la réalité sur le terrain.

Une demande évidemment peu appréciée des autorités qui préfèrent le silence et refusent toute intervention extérieure. Dans sa déclaration du 5 octobre, le ministre de la Justice Pierre Mabiala s’en prend d’ailleurs à Me Maurice Massengo Tiassé qu’il accuse… de trafic d’armes. « Qu’ils publient un contre rapport, nous répond l’avocat, qu’ils essayent de contredire les nombreux points évoqués dans mon dossier, plutôt que de chercher à me calomnier ! »

Pour Claudine Munari, la stratégie de Sassou est simple. « il fait peur à tout le monde et dans six mois, il va jouer le pacificateur et se présenter en homme de la paix. C’est ce qu’il a toujours fait. »

Mais cette fois-ci, qui le croira ?

Parismatch.com par François de Labarre

Congo: S.O.S Pool à l’endroit des sinistrés

avril 26, 2016

 

Cet après midi Parfait KOLELAS, Guy Romain KINFOUSSIA , Michel MAMPOUYA en compagnie de Monseigneur PORTELA Mbuyu, évêque de Kinkala, ont marqué leur présence au siège de CARITAS Congo pour apporter une aide aux populations qui soufrent dans le Pool suite aux bombardements de l’armée.

Ils ont apporté des aliments, des médicaments, des habits et tout naturellement une enveloppe pour permettre à CARITAS de faire face a certaines dépenses.

Photo de BrazzaNews.
De gauche à Droite: Michel Mampouya, Guy-Romain Kinfoussia, Mgr Portela et Guy-Brice Parfait Kolelas.
Le député de Kinkala, Guy-Brice Parfait Kolelas, a lancé, hier, dans un communiqué, un appel aux personnes sensibles, pour déclencher un élan de générosité permettant de soulager les souffrances de cette population déplacée des suites de la violence post-électorale au Congo, dans la région du Pool.
Appel entendu, il a effectué avec certains responsables politiques de l’Opposition à la remise des dons ce 26 avril à la direction de Caritas-Congo à Brazzaville qui devrait les acheminer en toute confiance et sécurité.
Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.net

Congo: Nguesso dénonce le diktat de l’extérieur au sujet de sa candidature à la présidentielle

février 24, 2016

 

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, s’est insurgé mardi à Kinkala, à plus de 75 kilomètres au sud de Brazzaville, contre le diktat de l’extérieur à propos de sa candidature à la présidentielle du 20 mars prochain faisant remarquer « qu’ailleurs les chefs d’Etat restent longtemps au pouvoir ».
« L’extérieur ! Je ne sais pas si ceux qui parlent de l’Afrique connaissent bien l’Afrique. Il faut qu’ils viennent ici. Ils ne connaissent pas l’Afrique, je crois qu’aux Etats-Unis, en France et
ailleurs on a vu des Chefs d’Etat rester longtemps au pouvoir. Le général de Gaulle est resté longtemps au pouvoir », a déclaré Sassou Nguesso.

« On ne peut pas parler de démocratie en dehors de la volonté des peuples », a encore dit le président congolais dont la candidature pour un troisième mandat fait couler beaucoup d’encre et
de salive.

Faisant référence à la Chancelière allemande Angela Merkel, il a ajouté : « Aujourd’hui on est en train de voir que les Allemands sont satisfaits de leur chancelière. Elle est à son troisième mandat. Peut-être prendra-t-elle un quatrième mandat. Cela ne dépend que de la volonté des peuples et non des diktats qui viennent d’autres pays. »

« Sur ce débat des mandats il y a beaucoup à dire mais pour ce qui nous concerne c’est le peuple qui décide. Nous sommes confiants ».

A 72 ans révolus, Denis Sassou N’Guesso est le seul président congolais à avoir passé près de 32 ans au pouvoir.

La constitution du 25 octobre 2015 validée par les Congolais à près de 95 % de Oui, promulguée le 6 novembre de la même année, a fait sauter les verrous de l’âge limite qui était de 70 ans pour prétendre briguer la magistrature suprême au Congo et le nombre de mandats qui était fixé à deux.

Ces modifications ont permis au président Denis Sassou N’Guesso d’être candidat à sa propre succession pour un troisième mandat consécutif.

Apanews.net

Congo/Département du Pool : Ancien sénateur, entrepreneur, Sébastien Bahounga, alias Sergent Normal, s’en est allé

mai 29, 2015

Le 22 mai 2015, vers une heure du matin, l’entrepreneur Sergent Normal, de son vrai nom Sébastien Bahounga, ancien sénateur M.c.d.d.i (1992-1997), a rendu l’âme, à l’âge de 85 ans, à Brazzaville. Il a bâti sa célébrité avec son sobriquet de Sergent Normal, à la suite de sa présence dans l’armée française coloniale d’où il sort avec le grade de sergent. Dans cette armée, il est plus occupé à l’intendance et à l’entretien alimentaire de la troupe. Sa bonne humeur le porte à se voir affublé du petit nom de Normal. Il a un tic de langage: «Mormal». Chez lui, en effet, tout paraissait normal. Qu’on lui dise de faire quelque chose, le seul mot qui sortait de sa bouche, c’est: «Normal».

Tout était normal. Et c’est de son supérieur hiérarchique qu’il allait se voir rebaptiser Normal. Le faisant rechercher, son supérieur, le sergent-chef, disait, alors: «Cherchez-moi Normal». Ce nouveau petit nom allait lui coller à la peau.

Après l’indépendance en août 1960, Sébastien Bahounga est reversé dans la nouvelle armée congolaise, avec le grade de sergent. Il n’y fera pas carrière, non par sa volonté, mais par la volonté politique des dirigeants congolais. Après la fameuse révolution de 1963, les révolutionnaires de l’époque s’en prennent, rapidement, à ceux qu’ils considèrent comme des transfuges de l’armée coloniale. En 1966, déjà, les purges à l’encontre de ces transfuges commencent: Sergent Normal est mis à la porte de l’armée congolaise. Fort heureusement, ces révolutionnaires ont encore un peu de sens du droit administratif et du droit du travail. Quelques indemnités sont, alors, versées à ces exclus. C’est là que commence l’aventure entrepreneuriale de Sergent Normal.

Fort de cette indemnité (capacité d’investissement), il se souvient qu’il a un atout, il sait cuisiner. Pourtant, c’est par le commerce de boisson, à Brazzaville, que va commencer son aventure d’entrepreneur innovateur. Il prend conscience, aussitôt, qu’il a un nom commercial: Sergent Normal. Il peut capitaliser alors son séjour dans l’armée coloniale française où son poste à la cuisine lui a donné un métier même dans le civil.

Après les différentes campagnes de guerre coloniale, ces Français de seconde zone passent un petit séjour dans la métropole. Un séjour bénéfique pour lui. Il en prend pour sa formation: les Européens vont en week-end. De même que de grands magasins s’installent, de plus en plus, à l’extérieur des villes, dans les champs, comme Auchamp (Au Champ). Il décide d’exploiter ces notions de week-end et de champ: «Passer un week-end dans les champs». Et il trouve ce champ pour les Brazzavillois, c’est Matoumbou. Un village situé à une douzaine de kilomètres de Kinkala, desservi par une route bien praticable.

C’est la naissance de la structure hôtelière en pleine nature. Matoumbou, gare du C.f.c.o, devient un coin célèbre. Dans les années 70 du siècle dernier, des messages publicitaires radiophoniques créent la surprise et l’excitation en même temps. On y vante le plaisir d’être à l’air naturel, dans les champs, pendant qu’ici, à Brazza, un autre entrepreneur innovateur, Kindou, fait de la publicité sur son commerce de viande.

Sergent Normal a gagné son pari. La haute classe va en week-end chez Sergent Normal, à Matoumbou. Les entreprises y organisent des séances de formations et des séminaires. Le site hôtelier surplombe la gare et la voie ferrée. C’est assez spectaculaire.

Mais Sergent Normal n’a pas oublié Brazzaville. Il y a tenu un restaurant parmi les plus célèbres, jusque dans les années 80, y servant des plats occidentaux et congolais. Son sens aigu des affaires le conduit à occuper le terrain de la capitale régionale, Kinkala, où il implante un hôtel à la hauteur de la réputation de ladite capitale. Le nom commercial Sergent Normal se trouve, partout et toujours, bien visible.

Mais, qui réussit dans les affaires, a tendance à se risquer en politique. Quand l’heure sonne pour ainsi dire de savourer le fruit de tant d’efforts consentis, l’entrepreneur se trouve comme happé par la collectivité qui lui demande de mettre son talent ou son expérience à son profit. Sergent Normal n’y échappera pas. C’est ainsi qu’il intégrera le M.c.d.d.i, de Bernard Kolélas, qui fera de lui sénateur.

Ces deux dernières années, Sergent Normal avait choisi de se retirer loin du tumulte de Brazzaville. Il était reparti à Matoumbou, mais la santé n’y était plus, ruinée qu’elle a été par la politique, action politique dont il ne voulait plus entendre parler. Alors, à Dieu, l’innovateur! Plusieurs années après seulement, d’autres ont compris ton innovation. Des hôtels et restaurants dignes de ce nom sont, désormais, installés dans les champs. On ne les citera pas. Tu as montré la voie.
Né le 6 mai 1930, à Kinkala, dans le département du Pool, fils de Ngoma-Nganga et de Mafouta Sébastien, Bahounga laisse 9 enfants. Il a obtenu son Certificat d’études primaires, en 1951, à Kinkala. Il est incorporé dans l’armée française, en 1953, à Pointe-Noire, comme appelé volontaire, puis reversé dans l’armée congolaise, en 1960, jusqu’en 1965. Pendant sa carrière militaire, il a effectué plusieurs missions, en France (1954), en Indochine (1954-55), en Algérie (1955-56), en RCA (1956-61) et, de 1961-65, en Côte française des Somalis, actuel Djibouti.

Lasemaineafricaine.net par Michel MILANDOU