Posts Tagged ‘Kinshasa’

RDC-Kinshasa: Quelques réactions après la mort du président Raphaël Yanyi

mai 27, 2020

 

RDC: Juge Raphael Yanyi Ovungu est décédé subitement dans la nuit de mardi à Kinshasa | Bandal Agité

mai 27, 2020

 

Avec Vitrine RDC

RDC : Kabund destitué au terme d’une séance agitée à l’Assemblée

mai 26, 2020

Le président intérimaire de l'UDPS, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, Kinshasa, le 15 septembre 2016.

Le président intérimaire de l’UDPS, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, Kinshasa, le 15 septembre 2016. © Kabund A Kabund, secréaire général de l’UDPS, principal parti d’opposition en République démocratique du Congo, pose dans son bureau de Kinshasa, le 15 septembre 2016. / Kabund A Kabund, General Secretary of the UDPS, the main opposition party in the Democratic Republic of Congo, is posing in his office of Kinshasa, on September 15th, 2016. © Gwenn Dubourthoumieu pour JA

 

Jean-Marc Kabund-a-Kabund a été destitué de son poste premier vice-président de l’Assemblée nationale à l’issue d’une séance électrique, lors de laquelle une bagarre a même éclaté.

Des menaces, une bagarre et une suspension. La séance a été pour le moins agitée, lundi, à l’Assemblée nationale congolaise. Réunis ce lundi en plénière pour se prononcer sur la pétition du député d’opposition Jean-Jacques Mamba réclamant la destitution de Jean-Marc Kabund-a-Kabund de son poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, les députés ont cependant fini par procéder au vote : 289 ont voté pour, 17 contre et 9 se sont abstenus, sur les 315 qui ont pris part au vote (sur 500 députés).

« En conséquence, l’Assemblée nationale adopte la pétition en vue de la déchéance de l’honorable Kabund-a-Kabund Jean-Marc », a déclaré Jeanine Mabunda, la présidente de l’Assemblée nationale, à l’issue du vote qui s’est tenu tard dans la soirée, au terme d’une séance tendue.

Bagarre à l’Assemblée

Un peu plus tôt, alors que le texte devait être soumis au vote, un groupe d’une petite dizaine de députés s’est soudain levé pour prendre littéralement d’assaut la tribune, prenant à partie les assesseurs, et bousculant le pupitre. Une bagarre retransmise en direct sur les écrans de la RTNC, la télévision nationale. La séance a été suspendue quelques minutes, après cet épisode, avant que les députés ne procèdent au vote.

« C’est sans surprise pour moi », a commenté Jean-Marc Kabund-a-Kabund sur son compte Twitter. Le désormais ex-premier vice président de l’Assemblée nationale, qui n’était pas présent, ajoute : « Ce passage en force du FCC (Front commun pour le Congo, de Joseph Kabila, ndlr) est la preuve que le complot était ourdi et va au-delà de ma destitution. En vrai Tshisekediste, je quitte ce poste la tête haute et sans compromission. »

Le poste de Kabund reviendra à l’UDPS

Avec cette destitution, le président congolais perd un atout stratégique au bureau d’une chambre dominée par le Front commun pour le Congo, la coalition de Joseph Kabila avec laquelle il partage le pouvoir. Quelques heures avant cette séance agitée, Félix Tshisekedi avait reçu la présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda. Leurs échanges ont porté « sur la bonne marche des institutions de la République », a assuré la présidence.

Selon nos informations, le dossier « Kabund » a été évoqué lors de la rencontre entre Tshisekedi et Mabunda en début de journée, et le poste de premier vice-président de l’Assemblée devrait rester dans les mains de l’UDPS, le parti de Félix Tshisekedi dont Jean-Marc Kabund-a-Kabund est le président par intérim.

Fidèle de Tshisekedi, Jean-Marc Kabund s’est retrouvé à plusieurs reprises en opposition avec le Front commun pour le Congo (FCC). En novembre dernier déjà, certains élus du FCC avait envisagé une procédure en destitution après des propos jugés polémiques à l’encontre de Joseph Kabila. 

Arrestation de Mamba

Ce vote intervenait deux jours après l’arrestation de l’élu du Mouvement de libération du Congo (MLC), à l’origine de la pétition. Jean-Jacques Mamba réclamait le départ de Kabund, critiquant ses prises de position dans la polémique autour de l’organisation du Congrès pour la prorogation de l’état d’urgence. Sa pétition, envoyée au bureau de la présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda le 13 mai, avait recueilli 62 signatures, dont plusieurs émanant du FCC.

Trois députés avaient néanmoins assuré n’avoir jamais signé ce document. Jean-Jacques Mamba a été arrêté pour « faux et usage de faux » le 23 mai, suite à une plainte d’un élu de l’UNC, Simon Mpiana Ntumba, qui l’accuse d’avoir falsifié sa signature.

Son interpellation a provoqué un tollé à l’Assemblée et a été dénoncé par la présidente de la chambre basse ainsi que par les présidents des groupes parlementaires. Lors de sa plénière, l’Assemblée nationale a adopté une résolution pour demander à la cour de cassation de suspendre les poursuites et la détention de Jean-Jacques Mamba.

Augustin Kabuya secrétaire général de l’UDPS, a annoncé une réaction du parti présidentiel « dans les prochaines heures ». Une réaction qui sera scrutée avec d’autant plus d’attention que plusieurs cadres du parti, à l’image du député Tony Mwaba, ont prévenu que la destitution de Kabund « ne restera pas sans conséquence politique sur la coalition FCC-CACH ».

Avec Jeune Afrique par Romain Gras et Stanis Bujakera Tshiamala

 

RDC/Procès 100 jours : la prochaine audience fixée au 3 juin 2020

mai 26, 2020

 

Le deuxième jour d’audience à la prison centrale de Makala s’est déroulé sans incident majeur, permettant à toutes les parties de se prononcer pour soutenir les accusations ou pour les réfuter.

 

Vital Kamerhe et ses avocats

La deuxième audience dans le cadre du procès sur le programme des 100 jours du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, a eu lieu le 25 mai à la prison centrale de Makala. Le directeur de cabinet « empêché » Vital Kamerhe et l’homme d’affaires libanais, Sammih Jamal, ont été confronté à la partie civile.

Pendant tout le déroulement de l’audience, les deux hommes, principaux accusés, jusque-là, dans cette affaire, ont continué à clamer leur innocence. Vital Kamerhe, dont les avocats ont, une fois de plus, sollicité sa liberté provisoire, dit ne pas comprendre pourquoi il se trouve à la prison centrale de Makala. « Comment, père de famille que je suis, directeur de cabinet du chef de l’État, je me retrouve à Makala ? Comment suis-je co-détourneur avec Jammal ? À quel moment ai-je dévalisé la banque ? » Telles sont les principales questions pour lesquelles Vital Kamerhe veut avoir des réponses de l’accusation. Le leader de l’Union pour la nation congolaise (UNC), qui se dit déjà victime expiatoire dans cette affaire, déclare attendre des « réponses fermes et précises et non de supputations ».

De son côté, le Libanais Sammih Jamal, qui insiste sur son innocence, se voit opposé un avenant, le document modifiant le contrat initial, de 57 millions de dollars non signé alors que la somme a été décaissée. Ici, la partie civile relève que la direction générale de contrôle de marchés publics n’avait jamais autorisé sa signature, le document n’étant qu’un projet. Jamal, qui reconnaît tout de même avoir perçu 57 millions de dollars américains dans le cadre de ce contrat, la somme globale du projet, et dont la défense de conteste le document brandi, accuse, lui, le ministère public de « jalousie », quand cette dernière veut savoir le coût unitaire de ces deux différents types de maisons préfabriquées livrées à la RDC.

Les avocats de la République, eux, insistent sur la nécessité d’entendre toutes les personnes citées ou sollicitées dans cette affaire, étant donné que « le détournement est une infraction d’intellectuels qui nécessite un assemblage des actes isolés à examiner pour démontrer le processus criminel ». Ici, ils visent la comparution de l’épouse de Vital Kamerhe, Hamida Shatur, et de sa fille, Soraya Mpiana, qu’elle a eue avec l’artiste musicien Jean-Bedel Mpiana. En attendant, c’est au tribunal de décider si les personnes sollicitées pourront comparaître lors des prochaines audiences dont la plus proche est fixée au mercredi 3 juin.

 

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

RDC/Covid-19 : arrivée des experts chinois à Kinshasa

mai 12, 2020

 

 

 L’équipe de douze spécialistes chinois dans la riposte au covid-19 a foulé, le mardi 12 mai, le sol congolais par l’aéroport international de N’djili  où elle a été accueillie par les vice-ministres de la Santé, Albert Mpeti, et des Affaires étrangères, Raymond Tchedya, en présence de l’ambassadeur chinois accrédité en RDC, Zhu Jing.

 

En séjour de travail en RDC dans le cadre de la riposte au Covid-19, ces douze spécialistes chinois, comme a souligné leur ambassadeur, sont venus renforcer la  lutte contre cette pandémie qui a déjà dépassé le cap de mille cas positifs en RDC en deux mois seulement. Ces experts chinois vont ainsi travailler avec la coordination nationale de la riposte pour l’appuyer à travers des partages de savoir-faire, par des conseils, échanges et séminaires. Cette équipe a aussi comme mandat d’organiser  des formations auprès du personnel soignant congolais et chinois se trouvant en RDC,  d’échanger avec les équipes congolaises sur le traitement des maladies infectieuses.

Aux dires de Zhu Jing, la délégation de douze meilleurs spécialistes sélectionnés par le gouvernement chinois est venue pour aider la RDC dans la riposte  au covid-19. Ces experts, a-t-il souligné, se rendront dans plusieurs endroits  du pays. Ils vont, durant leur séjour, tenir des séances  de travail avec des équipes congolaises qui sont dans la riposte. « J’espère que pendant les deux semaines suivantes, ils vont donner un coup de main positif  pour aider les autorités sanitaires congolaises à renforcer la capacité de riposte à la covid -19 », a affirmé l’ambassadeur chinois. Ces experts chinois ne sont pas venus bredouilles en RDC. Dans leur gibecière, ils ont amené  un don de quatre tonnes de matériel médical de leur gouvernement au peuple congolais. La dotation chinoise est composée  des médicaments,  des combinaisons de protection, des gants, des bottes et des masques.

 

Avec Adiac-Congo par Blandine Lusimana

RDC : Vital Kamerhe maintenu en détention, son procès reporté

mai 11, 2020

L'ouverture du procès de Vital Kamerhe, lundi 11 mai, a été retransmise sur la RTNC, la chaîne nationale congolaise.

L’ouverture du procès de Vital Kamerhe, lundi 11 mai, a été retransmise sur la RTNC, la chaîne nationale congolaise. © Stanis Bujakera pour JA

 

Le procès dans lequel Vital Karmehe est soupçonné de détournements de deniers publics de près de 50 millions de dollars a été reporté au 25 mai. Le tribunal a annoncé qu’il se prononcera sous 48 heures sur la demande de remise en liberté du directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi.

Le visage en partie mangé par une barbe naissante, le regard sombre mais la mine décidée. C’est sous les objectifs des caméras de la télévision nationale, seules admises à retransmettre l’ouverture du procès dans un dossier qui tient en haleine tout le pays depuis plusieurs semaines, que Vital Kamerhe a fait son entrée, lundi matin, dans la salle de la prison de la Makala qui accueille pour l’occasion le tribunal de grande instance Kinshasa Gombe.

Depuis son placement en détention provisoire, le 8 avril dernier, c’est la première apparition publique de celui qui est, toujours, le directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi. Principal allié politique du président congolais, Vital Kamerhe n’a en effet pas démissionné de son poste. Et n’a, pour l’heure, pas été révoqué.

Mais celles et ceux qui attendaient des éclaircissements sur les soupçons qui pèsent à son encontre – le détournement présumé de près de 50 millions de dollars dans le cadre du Programme des cent jours – devront attendre encore.

Au terme de deux heures d’une courte audience, le procès de Vital Kamerhe et de ses deux co-accusés a en effet été reporté au 25 mai, « pour la poursuite de l’instruction », a indiqué le président du tribunal.

Restait ensuite à statuer sur la demande de remise en liberté déposée par les avocats de Vital Kamerhe. Une décision sur laquelle les juges n’ont finalement pas tranché, ce lundi, annonçant que leur décision sur ce point interviendra sous 48 heures.

Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala – à Kinshasa

 

RDC : des libérations de détenus envisagées face aux craintes de propagation du coronavirus en prison

mai 5, 2020

Le Pr Jean-Jacques Muyembe, à la tête de la riposte contre le coronavirus en RDC (ici en août 2019 à Goma, lorsqu'il dirigeait les opérations pour contrer Ebola).

Le Pr Jean-Jacques Muyembe, à la tête de la riposte contre le coronavirus en RDC (ici en août 2019 à Goma, lorsqu’il dirigeait les opérations pour contrer Ebola). © REUTERS/Baz Ratner

 

Les autorités congolaises s’inquiètent du risque de progression du coronavirus dans les prisons, qui pourrait constituer « un facteur de propagation à grande échelle ». Des mesures de remise en liberté de détenus sont envisagées. Dont celle de Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du chef de l’État…

« La contamination au niveau des prisons risque d’être un facteur de propagation à grande échelle dans notre société, en particulier si la prison de Makala devrait être concernée, en raison de son surpeuplement ». La mise en garde vient de celui qui, depuis que la pandémie a touché la RDC, est à la tête de la lutte contre le virus, le professeur Jean-Jacques Muyembe.

L’alerte lancée par l’épidémiologiste, cité dans le compte rendu du Conseil des ministres en visioconférence qui s’est tenu lundi 4 mai, et présidé par Félix Tshiskedi, s’appuie sur la situation observée à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa. Dans cet établissement, ce sont pas moins de 104 cas qui ont été identifiés. Et le bilan pourrait s’alourdir, puisque de nouveaux prélèvements sont en cours d’analyse.

Interpellation des ONG

La semaine dernière, déjà, la situation dans les prisons congolaises a été pointée par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.

Pointant les risques inhérents à la promiscuité dans ces établissements et accusant les autorités de « négligence notoire », le gouvernement n’ayant « pris aucune disposition de grande envergure pour limiter la propagation de cette maladie » dans les établissements pénitentiaires, l’organisation Justicia ASBL, a ainsi réclamé des mesures de libération de détenus, pour « décongestionner » les cellules.

Une interpellation qui semble avoir été entendue de la part du gouvernement congolais qui a décidé de procéder à un « désengorgement » qui concernera notamment des détenus de la prison centrale de Makala et de la prison militaire de Ndolo.

Désengorgement « impérieux »

Déjà, fin avril, dans un courrier que Jeune Afrique a pu consulter, le vice-Premier ministre et ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende, avait ordonné « de manière pressante » aux procureurs généraux des cours d’appel de Kinshasa/Gombe et Kinshasa/Matete « de prendre des dispositions qui s’imposent en vue de procéder sans tarder à la poursuite du désengorgement de la prison centrale de Makala, au regard de la situation combien préoccupante du moment. »

Soulignant que « la promiscuité à l’instar du surpeuplement de la prison centrale de Makala, qui compte 9 000 détenus, est de nature à favoriser la propagation » du coronavirus, le ministre a fixé l’objectif :  « Il est dès lors impérieux de prendre des dispositions utiles et salutaires en vue de désengorger la prison centrale de Makala. »

Dans la foulée, il avait appelé les deux procureurs à accorder une attention particulière aux femmes enceintes, aux mineurs et aux personnes âgées de plus de 70 ans dont la santé est fragilisée par l’âge.

Le cas de Kamerhe évoqué

Vital Kamerhe, ancien président de l'Assemblée nationale, directeur de cabinet de Félix Tshisekedi. Ici à Paris, dans les locaux de Jeune Afrique, le 20 août 2013.
Photo de Vincent Fournier/JA

Mais dans le compte rendu du Conseil des ministres, le texte se fait un peu plus précis encore : « Parmi les pistes explorées, il y a la voie de libération conditionnelle, de liberté provisoire à accorder aux personnes privées de liberté mais ne présentant aucun risque à l’instar du directeur de cabinet du chef de l’Etat, ainsi que les personnes condamnées à des peines mineures. »

Une mention de la situation de Vital Kamerhe que n’ont pas manqué de saluer ses partisans. Le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, en détention préventive, a en effet vu ses multiples demandes de remise en liberté provisoire être systématiquement rejetées. Incarcéré depuis le 8 avril, il est accusé de détournements de fonds – pour une somme totale d’environ 50 millions de dollars – dans le cadre du programme des Cent jours initié par le président Félix Tshisekedi. Son procès doit s’ouvrir le 11 mai prochain.

« La croissance exponentielle n’a pas eu lieu »

Officiellement, le pays comptait, au 4 mai, 705 cas confirmés dans les sept provinces touchées – dont 675 à Kinshasa – , pour 34 décès et 80 personnes guéries. S’il a pointé des inquiétudes quant à la situation dans les prison, le professeur Muyembe s’est, en revanche, montré relativement optimiste sur l’état des lieux global de la progression de la maladie. « L’épidémie importée est terminée, les contaminations observées sont locales », a-t-il précisé, soulignant que « la croissance exponentielle n’a pas eu lieu ».

Le coordinateur de la riposte au Covid-19 a également affirmé que « le confinement de La Gombe a donné de bons résultats », notamment en terme de « baisse de nombre de contaminés » et de « dépistages de plusieurs contacts ». Dans l’Est, également touché, « la riposte semble avoir porté ses fruits, puisqu’aucune contamination nouvelle n’a été signalée ».

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera TshIamala – à Kinshasa

 

RDC: Arrestation de Ne Muanda Nsemi à Kinshasa par la police après une brève résistance

avril 25, 2020

Après une courte résistance, Ne Mouanda Nsemi a été arrêté avec ses milices, le vendredi 24 avril 2020, par la police, puis conduit à la prison de Makala pour rejoindre Vital Kamerhe. Les deux hommes – l’un critiquant l’autre, il y a peu – tandis que Vital était en posture silencieuse muet comme carpe – auront du bon temps pour discuter politique et se partager un peu de Mpadi (foufou ya ma sangu) dit farine de maïs avec un peu de Matembele, feuilles de patates douces, afin de tenir le coup dans cette détention.

 

Avec Congofrance

RDC : il y aura bien un procès contre Vital Kamerhe

avril 25, 2020

Vitk

VitalKamerhe

 

Le procureur général près de la cour d’appel de Kinshasa-Matete a clos son instruction sur le volet des maisons préfabriquées et a transmis le dossier au tribunal de grande instance de la Gombe. Une date pour la première audience pourrait être fixée dans les tous prochains jours, selon une source judiciaire. Dans le cadre de l’enquête sur le programme des 100 jours, le procureur a estimé qu’il existait des indices sérieux de culpabilité contre Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du président Tshisekedi, et Jammal Samih, patron des sociétés Samibo et Husmal, chargé de livrer 4500 maisons préfabriquées, suspectés d’avoir surfacturé et détourné une partie des fonds. Les avocats de Vital Kamerhe avaient pourtant transmis le 13 avril au procureur 26 documents relatifs à cette affaire, ainsi qu’une note d’explication signée par Vital Kamerhe lui-même. Des documents que RFI a pu en partie consulter.

Premier argument de Vital Kamerhe : ce n’est pas lui qui a passé le premier contrat d’achat de maisons préfabriquées signé avec Samibo. C’est l’ancien ministre du Développement rural et depuis 2018 et il l’affirme contrat à l’appui. En l’inscrivant dans le programme des 100 jours, il n’a « qu’agi suivant le principe de continuité de l’État ». Le gouvernement a effectué huit paiements entre mars et mai 2019 soit 57 millions de dollars, le montant total du contrat, détaille le directeur de cabinet. Samibo a déjà livré, assure-t-il, 80% de la commande… Mais pour les provinces du Kasaï central et du Sud-Kivu, le gouvernement n’aurait pas payé l’acheminement. Résultat : 600 maisons seraient bloquées aux ports de Lobito et de Dar es-Salaam.

Pour ce qui est des 3000 maisons commandées à la société Husmal, qui a le même propriétaire, Vital Kamerhe reconnait avoir été à la manœuvre : c’est lui-même qui a demandé l’autorisation de passer ce marché de gré à gré. Le directeur de cabinet ne parle plus cette fois de continuité de l’État, d’un « gouvernement démissionnaire » et d’une « délégation de pouvoir ». Pas de contrat présenté mais un peu plus de deux millions dollars ont été décaissés en août 2019 et 37 containeurs auraient été livrés, selon lui à Matadi.

Par Brazzanews avec RFI

 

RDC : Rencontre de la N’sele : Félix Tshisekedi et Joseph Kabila ont échangé sur le coronavirus

avril 22, 2020

 

Poursuivant la série de consultations qu’il a initiée avec les différentes forces politiques et sociales du pays en vue de faire le point sur la pandémie du Covid-19 dans le contexte actuel d’état d’urgence sanitaire, le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a conféré le mardi 21 avril, à sa résidence de la cité de la Nsele, avec l’ancien président, le sénateur Joseph Kabila Kabange.

 

Félix Tshisekedi recevant Joseph Kabila à la Nsele

 

Les échanges entre les deux personnalités ont essentiellement gravité autour de la problématique du coronavirus à l’échelle universelle assorti d’un regard pointilleux sur ses implications socioéconomiques dans le pays. Pendant près de quatre heures, Félix Tshisekedi et son hôte ont scruté l’enjeu du Covid-19 sous toutes ses coutures, convaincus de la nécessité d’agir à l’unisson pour enrayer ses effets pervers sur l’économie nationale.

Les deux personnalités ont, sur la même lancée, réitéré leur appel à la cohésion nationale et à l’unité du peuple congolais autour de la riposte contre la pandémie à coronavirus. L’occasion leur était, par ailleurs, donnée de conscientiser le commun des Congolais sur l’impérieuse nécessité de respecter les mesures barrières édictées par le chef de l’Etat, lesquelles mesures sont contenues dans ses messages à la nation du 18 et du 24 mars 2020. Et ces mesures sont en conformité avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. Il s’agit particulièrement de respecter scrupuleusement la distanciation sociale ainsi que les gestes barrières d’hygiène tel que le lavage routinier des mains.

Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, à en croire le communiqué officiel ayant sanctionné leur rencontre, ont réitéré leur engagement à rester mobilisés dans la lutte contre le Covid-19 tout en convenant de tenir des concertations régulières d’évaluation destinées à booster la riposte.  Pour maints analystes, cette rencontre de la Nsele, tenue dans un contexte de tension politique au sein de la coalition FCC-Cach née de la controverse suscitée par la convocation du congrès devant « légaliser » les dispositions de l’état d’urgence sanitaire prises par Félix Tshisekedi, est tombée à point nommée pour stopper les ardeurs dans les deux camps. La réussite du congrès attendu dans les prochaines heures pour statuer sur la demande de prorogation de l’état d’urgence est à ce prix.

 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso