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Ouganda : l’opposant Kizza Besigye inculpé de trahison

mai 14, 2016

L’opposant ougandais Kizza Besigye a été mis en examen pour trahison, le 13 mai.

L’opposant ougandais Kizza Besigye a été mis en examen pour trahison, le 13 mai. Crédits : ISAAC KASAMANI / AFP
L’opposant historique ougandais Kizza Besigye, qui avait été arrêté mercredi dans la capitale Kampala, a été inculpé vendredi 13 mai de trahison par un tribunal de Moroto, dans le nord-est du pays, a annoncé son avocat.

Kizza Besigye avait obtenu 35,61 % des voix lors de la présidentielle du 18 février, remportée par Yoweri Museveni, réélu pour un cinquième mandat. Depuis, il a contesté les résultats et a été assigné à résidence. Son placement en résidence surveillée a été levé le 1er avril, à l’issue de quarante-trois jours, mais il avait depuis à nouveau été arrêté, puis relâché, pour rassemblement illégal.

Comparution le 25 mai

Mercredi, à la veille de l’investiture officielle du président Museveni, Kizza Besigye avait procédé à une prestation de serment alternative, juste avant d’être une nouvelle fois arrêté par la police et emmené à Moroto, dans la région reculée de Karamoja.

Selon son avocat, Kizza Besigye, opposant de longue date de Yoweri Museveni, n’a pu être assisté vendredi devant le tribunal. Il a ensuite été placé en détention, où il devrait rester jusqu’à sa prochaine comparution, le 25 mai.

La trahison est un crime passible de la peine capitale en Ouganda, mais le pays n’a procédé à aucune exécution depuis des années. Kizza Besigye a déjà été inculpé pour ce motif en 2005, mais les charges contre lui avaient finalement été abandonnées.

Lemonde.fr avec AFP

Ouganda: l’opposant Kizza Besigye une nouvelle fois arrêté par la police

février 22, 2016

Kampala – Le principal opposant en Ouganda, Kizza Besigye, a été arrêté lundi matin pour la troisième fois depuis le scrutin présidentiel du 18 février, alors qu’il avait appelé ses partisans à une marche vers le siège de la Commission électorale, a constaté une journaliste de l’AFP.

Assigné à résidence depuis vendredi soir, M. Besigye a été escorté hors de sa maison de Kasangati, dans le nord de Kampala, et emmené dans un fourgon de police, selon cette source.

Un porte-parole de la police, Patrick Onyango, a confirmé à l’AFP qu’il était détenu au poste de police de Nagalama, à 40 km environ au nord de la capitale, à titre préventif.

Nous l’empêchons d’aller causer des violences autour des locaux de la Commission électorale, a-t-il ajouté.

Dans le même temps, le parti de M. Besigye, le Forum pour le changement démocratique (FDC) a annoncé que huit de ses collaborateurs chargés de compiler les résultats de l’élection avaient été arrêtés par la police à son siège.

M. Besigye, 59 ans, est arrivé deuxième de l’élection présidentielle avec 35,37% des voix, loin derrière le président sortant Yoweri Museveni (60,75%), 71 ans, au pouvoir depuis 30 ans et réélu pour un cinquième mandat de cinq ans, selon les résultats officiels.

L’opposant historique, déjà battu au premier tour lors des trois dernières élections présidentielles (2001, 2006 et 2011), a dénoncé un scrutin frauduleux, et demandé aux Ougandais et à la communauté internationale d’en rejeter les résultats.

M. Besigye avait appelé dimanche soir ses partisans à l’accompagner lundi dans une marche vers la Commission électorale, dont il condamne le manque d’indépendance et qu’il accuse d’avoir couvert les fraudes commises par le régime. Il comptait se faire remettre les résultats officiels du scrutin.

La loi nous donne dix jours après l’annonce des résultats pour les contester. Comme vous le savez, j’ai passé le premier de ces dix jours en résidence surveillée. Il me reste maintenant neuf jours pour exercer ce droit, avait-il expliqué dimanche dans un message adressé à ses sympathisants.

Demain (lundi), j’irai donc à la Commission électorale pour recevoir ces résultats. Je rencontrerai ensuite mon équipe de campagne et nous ferons le tour du pays pour collecter toute l’information disponible afin de préparer une réponse argumentée. C’est un droit qui nous est dû et nous ne demandons pas la permission, avait-il ajouté.

Mais la police avait prévenu qu’elle ne tolérerait aucune manifestation lundi, affirmant que M. Besigye ne lui avait pas annoncé son intention d’organiser un cortège.

Elle avait également justifié son refus par le fait que la rentrée scolaire devait avoir lieu lundi et qu’une marche empièterait sur les droits collectifs des parents et de leurs enfants.

L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, qui dirige la mission d’observation du Commonwealth, a appelé chacun à la modération lundi.

Je demande au gouvernement et à l’opposition de travailler ensemble dans un esprit de dialogue ouvert et inclusif, a-t-il déclaré. La police et les forces de sécurité, et les militants politiques devraient exercer de la retenue et éviter toute confrontation non nécessaire.

M. Besigye a été arrêté quatre fois en une semaine, et trois fois depuis la tenue du scrutin le 18 février. Il avait été arrêté vendredi, puis placé sous résidence surveillée, alors qu’il s’apprêtait à publier ses propres résultats de l’élection, ce qui est interdit par la loi.

Les Etats-Unis ont dénoncé le harcèlement dont il a été l’objet, et estimé que l’élection n’était pas du tout en adéquation avec les standards internationaux et les attentes en matière de processus démocratique.

Romandie.com avec(©AFP / 22 février 2016 14h48)

Présidentielle en Ouganda: l’opposant Besigye de nouveau arrêté

février 19, 2016

Kampala – Le principal candidat de l’opposition à l’élection présidentielle en Ouganda, Kizza Besigye, a été de nouveau arrêté vendredi en début d’après-midi, au siège de son parti, le Forum pour le changement démocratique (FDC), a annoncé le FDC sur son compte Twitter.

Kizza Besigye a été arrêté à notre quartier général et emmené vers une destination inconnue, a tweeté le FDC. Une journaliste de l’AFP a aperçu M. Besigye, qui avait déjà été brièvement interpellé lundi et jeudi soir, être escorté vers un fourgon de police qui a ensuite quitté les lieux.

La police a encerclé en fin de matinée le quartier général du FDC, dans le quartier de Najjanankumbi, dans le sud de Kampala.

Pendant plus d’une heure, la tension a été forte, les policiers en tenue anti-émeute tirant des gaz lacrymogènes vers les locaux du parti d’opposition et procédant à l’arrestation de sympathisants du FDC.

Un hélicoptère survolait la scène, selon la journaliste de l’AFP, qui a aussi entendu à distance des tirs.

La police est finalement entrée dans le bâtiment, d’abord pour parlementer avec M. Besigye, avant de finalement l’arrêter.

Selon les médias ougandais, l’action de la police pourrait être liée au fait que le FDC s’apprêtait à publier ses propres résultats pour l’élection présidentielle, ce qui est illégal.

Des mesures raisonnables ont été prises pour maîtriser des militants du FDC qui voulaient perturber l’ordre public et les élections, a déclaré à l’AFP un haut responsable de la police, Felix Andrew Kaweesi.

Besigye sait très bien que le pouvoir de déclarer les résultats électoraux revient à la commission électorale, a-t-il ajouté.

C’est la troisième fois cette semaine que M. Besigye est arrêté par la police, qui l’a à chaque fois rapidement relâché. Il avait été interpellé lundi alors qu’il tentait de faire campagne dans le centre de Kampala, et la police avait dispersé sans ménagement ses sympathisants, faisant un mort.

Puis à nouveau jeudi devant une maison où, selon son entourage et son parti, des policiers et des membres du tout-puissant parti au pouvoir, le Mouvement de résistance nationale (NRM), étaient en train de truquer les élections en bourrant des urnes.

L’arrestation jeudi de M. Besigye a été condamnée par les Etats-Unis, qui y ont vu un type d’agissement remettant en question l’engagement de l’Ouganda à mener une élection libre et transparente exempte d’intimidation.

Le dépouillement a débuté jeudi après-midi dans la plupart des 28.000 bureaux de vote. Au dernier décompte, portant sur 36,5% des bureaux de vote, vendredi en fin de matinée, le président sortant Yoweri Museveni était en tête avec 62,03% des voix, devant M. Besigye (33,46%).

Kizza Besigye est l’opposant historique et principal rival de M. Museveni, au pouvoir depuis 30 ans et qui se représentait face à sept candidats.

Romandie.com avec(©AFP / 19 février 2016 12h26)

Ouganda: un mort dans des heurts entre police et opposition trois jours avant la présidentielle

février 15, 2016

Kampala – Au moins une personne est morte lundi dans de violents heurts entre opposition et forces de l’ordre, qui ont lancé des gaz lacrymogènes et brièvement arrêté Kizza Besigye, l’un des principaux candidats à l’élection présidentielle de jeudi en Ouganda.

Besigye a été arrêté par la police. Plusieurs de nos militants ont été blessés, certains grièvement, quand la police a lancé des gaz lacrymogènes sur notre candidat qui faisait campagne, a déclaré à l’AFP Ibrahim Semujju Nganda.

Des figures de l’opposition assurent de leur côté que trois personnes ont été abattues lors de ces affrontements entre leurs partisans et la police, qui ont éclaté alors que le candidat Kizza Besigye battait campagne à Kampala.

La police peut confirmer qu’un personne est morte pendant la confusion aujourd’hui, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police de Kampala, Patrick Onyango, sans donner plus de détails.

Nous protestons dans les termes les plus forts contre cette brutalité policière à l’égard de nos militants et de notre candidat, a ajouté M. Semujju Nganda.

Le chef du Forum pour le Changement démocratique (FDC) a été emmené dans un poste de police puis très rapidement relâché. Il a pu regagner son domicile, avant de tenter de retourner dans le centre de la capitale pour y tenir sa réunion politique.

Kizza Besigye n’est pas placé en état d’arrestation, a annoncé sur son compte Twitter Patrick Onyango, un porte-parole de la police ougandaise, après cette brève interpellation.

Besigye et ses partisans ont défié les directives de la police concernant la manière dont ils sont autorisés à se déplacer en ville. Cela a contraint la police à utiliser le minimum de force pour maîtriser une foule belliqueuse, a expliqué à l’AFP un autre porte-parole de la police, Fred Enanga.

L’arrestation a eu lieu après des scènes de désordre, alors que Besigye faisait campagne dans Kampala, avait rapporté un peu plus tôt le quotidien d’Etat New Vision, ajoutant que la police avait eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Le FDC avait initialement l’intention de tenir lundi une réunion électorale dans un stade de football. Mais la police nous a bloqués. Cela ne nous a pas laissé d’autre choix que de nous adresser aux électeurs dans les rues, a affirmé Ibrahim Semujju Nganda.

Le ministre en charge de la Présidence Frank Tumwebaze, a au contraire qualifié de folie la tentative de M. Besigye de défier les consignes de la police. Il a accusé l’opposant de chercher de la publicité (…) parce qu’il sent qu’il court à la défaite.

M. Besigye, de son côté, a appelé ses partisans au calme. Restons fermes et respectueux de la loi. Nous devons faire valoir nos droits, a-t-il ajouté, selon New Vision.

Opposant historique au président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986 et candidat à un cinquième mandat, Kizza Besigye est l’un des principaux rivaux du chef de l’état pour la présidentielle, avec l’ex-Premier ministre Amama Mbabazi, ancien cacique du pouvoir.

Ancien médecin personnel de M. Museveni dans le maquis, quand celui-ci dirigeait l’Armée de résistance nationale (NRA), Kizza Besigye était devenu chef de l’opposition en 2001.

Il avait affirmé par le passé qu’il ne se présenterait plus après ses défaites en 2001, 2006 et 2011, affirmant qu’un scrutin libre et équitable était impossible en Ouganda. Il a régulièrement été arrêté dans le cadre de ses activités politiques – plus de 40 fois depuis 2000, à ses dires – et souvent relâché au bout de quelques heures.

L’opposition n’a pas réussi à s’accorder sur une candidature unique. Sept candidats affronteront donc jeudi le président sortant, qui sera le grand favori de cette élection, en s’appuyant sur la machine électorale de son parti.

Romandie.com avec(©AFP / 15 février 2016 19h12)   )

Ouganda : deux adversaires politiques du président Museveni arrêtés

juillet 9, 2015

Deux candidats déclarés à la présidentielle ougandaise de 2016, Amama Mbabazi et Kizza Besigye, ont été arrêtés jeudi par la police. On leur reproche de participer à des activités politiques alors que la campagne officielle n’a pas encore été lancée.

L’ancien Premier ministre Amama Mbabazi a été arrêté jeudi 9 juillet alors qu’il se rendait à Mbale pour tenir des consultations en vue de sa candidature à la présidentielle. « Je lui ai donné deux options, retourner à Kampala ou se faire arrêter. Je l’ai arrêté », a confirmé Felix Kaweesi, le chef de la police ougandaise à New Vision.

Quelques heures plus tôt, le leader de l’opposition Kizza Besigye et fondateur du Forum pour un changement démocratique a lui aussi été appréhendé. Les policiers l’ont arrêté à sa résidence devant la presse ougandaise.

Les deux hommes, d’anciens alliés du président Museveni, avaient récemment annoncé leur candidature au scrutin présidentiel.

Mbabazi déjà interdit de meeting

Amama Mbabazi avait été limogé de son poste de Premier ministre en septembre 2014, vraisemblablement en raison de son ambition présidentielle notoire, et de secrétaire général du Mouvement de résistance nationale (MRN) par son chef, le président Museveni.

Fin juin, le patron de la police ougandaise, Kale Kayihura, lui avait interdit d’organiser des meetings dans le pays, les déclarants « illégaux ». L’épouse d’Amama Mbabazi a confié à l’AFP que son mari s’attendait à son arrestation. « C’était prévisible, venant de ce gouvernement. Cela montre que la dictature règne dans notre pays, où les gens n’ont pas la liberté d’exercer leurs droits », a affirmé Jacqueline Mbabazi. Sa fille aurait elle aussi été appréhendée par les policiers.

#FreeBesigye

Amama Mbabazi a été relâché après quatre heures de détention, ce qui n’est pas le cas de Kizza Besigye. L’ancien colonel dans l’armée ougandaise et ancien médecin personnel de Museveni a été candidat défait à la dernière présidentielle.

Une campagne a été lancée sur Twitter pour dénoncer son arrestation et réclamer sa libération.

© Dikembe/Twitter

© Dikembe/Twitter

Yoweri Musevi est accusé par ses opposants de vouloir s’accrocher au pouvoir. Il a déjà été nommé par les militants du MRN, comme son candidat en 2016.

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