Posts Tagged ‘Klaus Iohannis’

Roumanie: l’eurodéputée sociale-démocrate Viorica Dancila nommée Premier ministre

janvier 17, 2018

Bucarest – Le président roumain de centre droit Klaus Iohannis a nommé mercredi l’eurodéputée Viorica Dancila au poste de Premier ministre, sur proposition du Parti social-démocrate (PSD, au pouvoir), qui a récusé lundi son deuxième chef de gouvernement en sept mois.

« Après avoir pesé tous les arguments, j’ai décidé de donner une nouvelle chance aux sociaux-démocrates et de nommer la personne qu’ils ont proposée », a déclaré M. Iohannis à l’issue de consultations avec les partis politiques.

« J’espère que le nouveau gouvernement se mettra rapidement au travail pour régler les choses et non pour les embrouiller », a ajouté le chef de l’Etat, visiblement agacé par la valse des dirigeants depuis la victoire de la gauche aux législatives fin 2016.

Si elle obtient l’investiture du Parlement, en principe une formalité, Mme Dancila deviendra la première femme à diriger un gouvernement roumain, mais aussi le troisième Premier ministre en l’espace de sept mois, ses deux prédécesseurs ayant été éjectés par leur PSD après avoir manifesté trop d’indépendance vis-à-vis de l’homme fort de cette formation Liviu Dragnea.

Diplômée de l’Institut du pétrole et du gaz de Ploiesti (sud) et eurodéputée depuis 2009, Mme Dancila, 54 ans, est considérée comme une proche de Liviu Dragnea. Les deux sont originaires du département de Teleorman (sud).

M. Dragnea, qui ne peut pas briguer le poste en raison d’une condamnation à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale, avait fait nommer puis contraint à la démission les deux précédents Premiers ministres, Sorin Grindeanu et Mihai Tudose, ce dernier remercié lundi.

Alors qu’il n’avait pas caché hésiter à nommer à nouveau un candidat proposé par le PSD, « le président Iohannis a opté pour la stabilité, car provoquer une crise politique aurait été très grave pour la Roumanie », s’est félicité M. Dragnea.

Interrogé par des journalistes sur les qualités qui qualifiaient l’eurodéputée pour le poste de chef de gouvernement, le patron du PSD a relevé qu' »il s’agit d’une dame décente, agréable et très compétente ».

Selon M. Dragnea, le Parlement, où la coalition de gauche dispose d’une majorité solide, devrait être convoqué le 29 janvier pour le vote de confiance.

« Pour nous il est très important de mettre en oeuvre le programme (du PSD, ndlr) et de préparer la présidence tournante de l’UE », au premier semestre 2019, a souligné Mme Dancila.

Inconnue du grand public, la future dirigeante s’était fait remarquer en février en défendant devant le Parlement européen une tentative controversée du gouvernement roumain d’assouplir le code pénal qui aurait permis à certains responsables convaincus de corruption d’échapper à des poursuites.

Vivement critiqué par Bruxelles ce projet de loi avait été abandonné après avoir suscité une vague de contestation sans précédent depuis la chute du régime communiste fin 1989.

La majorité a toutefois fait passer en décembre une réforme controversée de la justice faisant craindre, selon ses détracteurs, une réduction de l’indépendance des magistrats et une restriction des prérogatives du Parquet anticorruption.

Selon M. Dragnea, Mme Dancila a assuré appuyer cette réforme, ce qui a constitué un « argument en sa faveur » lorsque les sociaux-démocrates l’ont désignée.

Mercredi, une autre controverse impliquant le nom de l’eurodéputée faisait la une des médias roumains, qui ont rappelé que l’une de ses assistantes locales, Adriana Botorogeanu, est au coeur d’un procès pour emplois fictifs dans lequel est jugé M. Dragnea.

Mme Botorogeanu a reconnu devant les juges avoir travaillé à l’antenne du PSD de Teleorman, dirigée à l’époque par M. Dragnea, alors qu’elle était officiellement employée de la Protection locale de l’enfance.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2018 17h51)                                            

Roumanie: le chef de l’Etat réclame la démission du Premier ministre, soupçonné de corruption

juin 5, 2015

Bucarest – Le chef de l’Etat roumain conservateur Klaus Iohannis a demandé vendredi la démission du chef du gouvernement social-démocrate Victor Ponta, soupçonné de corruption, afin d’éviter une crise politique au pays, une demande rejetée par l’intéressé.

L’annonce, en matinée par le parquet, du lancement de poursuites pénales contre le chef du gouvernement met le pays dans une situation impossible, a déclaré M. Iohannis après s’être entretenu avec M. Ponta. Le pire qui pourrait arriver est une crise politique, a-t-il estimé lors d’une courte déclaration, ajoutant qu’il demandait la démission du chef du gouvernement.

Dans une réaction publiée sur son compte Facebook, M. Ponta a rejeté cette option, assurant que seul le Parlement peut (le) démettre. Je respecte la position publique du président mais j’ai été nommé dans cette fonction par le Parlement, où la coalition de gauche menée par le parti social-démocrate du chef du gouvernement dispose d’une large majorité.

Le respect des principes constitutionnels est essentiel pour notre société et en aucun cas je ne peux accepter qu’un procureur soit au-dessus du Parlement, du gouvernement et des citoyens, a-t-il ajouté dans son message, affirmant que si cela était le cas il s’agirait d’une dictature, 25 ans après la chute du régime communiste.

Le parquet anticorruption roumain (DNA) a demandé vendredi le lancement d’une procédure pénale contre M. Ponta soupçonné notamment de complicité d’évasion fiscale et conflit d’intérêt dans le pays, l’un des plus pauvres de l’Union européenne.

Le DNA va saisir la chambre des députés pour formuler les demandes de poursuites pénales contre Ponta Victor-Viorel, qui est également député et bénéficie d’une immunité parlementaire, a annoncé le parquet dans un communiqué.

Le chef du gouvernement est soupçonné de faux en écriture (…) de complicité d’évasion fiscale de façon continue et de blanchiment d’argent du temps où il était avocat en 2007. Par ailleurs, il est accusé de conflit d’intérêt dans l’exercice de ses fonctions de Premier ministre.

Ces soupçons sont liés à un autre dossier de corruption présumée concernant son allié politique Dan Sova, député et ancien ministre des Transports (mars à juin 2014). Ce dernier a également été entendu pas les procureurs juste après le Premier ministre.

Le DNA a demandé à plusieurs reprises la levée de l’immunité de M. Sova, soupçonné d’abus de pouvoir dans trois dossiers, mais le parlement avait voté contre.

Le lancement de poursuites contre Ponta marque un sommet dans l’offensive du redouté DNA, qui a fait tomber ces derniers mois plusieurs personnalités très influentes soupçonnées de corruption.
Romandie.com avec(©AFP / 05 juin 2015 12h55)

Le président roumain veut la démission du ministre des Finances, accusé de corruption

mars 15, 2015

Bucarest – Le président roumain Klaus Iohannis a appelé dimanche le chef du gouvernement Victor Ponta à limoger le ministre des Finances, poursuivi pour corruption, estimant que son maintien en fonction porte atteinte à la crédibilité de l’exécutif.

Vu que le Parquet anticorruption (DNA) a entamé des poursuites contre le ministre des Finances Darius Valcov, je m’attendais à ce que ce dernier démissionne, comprenant que sa présence porte atteinte à la crédibilité du gouvernement, a indiqué M. Iohannis dans un communiqué.

Dès lors que le ministre n’a pas démissionné, j’appelle le Premier ministre à démarrer les procédures visant à révoquer M. Valcov de ses fonctions, a-t-il ajouté.

Le ministre est soupçonné d’avoir reçu 2 millions d’euros de pots-de-vin entre 2010 et 2013, à l’époque où il était maire de la ville de Slatina (sud).

Il aurait en échange aidé une société privée à remporter plusieurs appels d’offres pour des marchés publics, en modifiant notamment le cahier des charges, selon le parquet anticorruption (DNA).

Samedi soir, M. Valcov a déclaré à l’agence de presse roumaine Mediafax qu’il n’avait pas démissionné, malgré les appels de l’opposition.

Ministre des Finances depuis décembre, il a récemment rendu public un nouveau projet de code fiscal, qui devrait être soumis au Parlement avant la fin du mois. La Roumanie devrait réduire sa fiscalité en plusieurs tranches d’ici à 2020 afin de stimuler la croissance.

Mais le Fonds monétaire international (FMI) s’inquiète des déficits que cette mesure risque de générer.

Le Premier ministre social-démocrate Victor Ponta a assuré que ce projet irait de l’avant à tout prix, quelle que soit la situation politique, apportant implicitement son soutien à M. Valcov.

L’opposition de centre droit a demandé la démission du ministre, soulignant qu’il était essentiel que les finances du pays soient gérées par une personne à l’abri de tout soupçon de corruption.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2015 17h47)

Victor Ponta favori de l’élection présidentielle roumaine

novembre 15, 2014

Le Premier ministre roumain Victor Ponta, critiqué pour son double langage sur les valeurs démocratiques, est favori pour remporter le 2e tour de l’élection présidentielle. Toutefois, un fort taux de participation pourrait changer la donne.

Le social-démocrate, ancien procureur de 42 ans, est crédité de 54% des intentions de vote à ce deuxième tour du scrutin, selon les derniers sondages publiés par son camp. Le challenger est Klaus Iohannis, 55 ans, maire de la ville médiévale de Sibiu (centre) et issu de la minorité allemande.

Tout semble jouer en faveur de M. Ponta: son expérience politique, un accès aux ressources gouvernementales lui ayant permis, selon ses détracteurs, de multiplier les « cadeaux électoraux », le soutien de la très influente Eglise orthodoxe et l’embellie économique, confirmée vendredi par l’Institut des statistiques.

Son rival est quant à lui complètement atypique sur la scène politique: taciturne et mal à l’aise devant les caméras, il s’est tenu à l’écart des polémiques, alors qu’il était accusé de ne pas être un « vrai Roumain » ou qu’on lui reprochait sa confession protestante.

Mais selon les analystes, les jeux ne sont pas faits. « La clé de ce second tour est la mobilisation », estime Cristian Ghinea, directeur du Centre roumain pour des politiques européennes. « Si les électeurs des grandes villes, qui sont plutôt favorables à l’opposition, se mobilisent, Iohannis a une chance », a-t-il indiqué.

Au premier tour, seuls 53% des électeurs s’étaient rendus aux urnes.

Romandie.com

 

Roumanie : le social-démocrate Victor Ponta en tête de la présidentielle

novembre 2, 2014

Bucarest – Le Premier ministre social-démocrate Victor Ponta arrive en tête du premier tour de l’élection présidentielle dimanche en Roumanie, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote.

Il recueille entre 41,5 et 38,2% des suffrages, contre 32,1 à 31,2% pour son adversaire de droite Klaus Iohannis, issu de la minorité allemande, selon ces sondages émanant de quatre instituts. Les deux hommes devraient s’affronter au cours d’un deuxième tour le 16 novembre.

Le résultat de Victor Ponta est supérieur au score qu’il visait, soit environ 37,5%, s’est félicité le numéro deux des sociaux-démocrates, Liviu Dragnea, aussitôt après l’annonce.

Alors que des dizaines de journalistes étaient massés au siège de campagne du PSD, M. Ponta a choisi de ne pas s’exprimer dans l’immédiat, une décision sans précédent pour une soirée électorale.

J’appelle les Roumains qui ne veulent pas accorder tout le pouvoir à un seul parti à me soutenir, a de son côté lancé M. Iohannis, assurant qu’il remporterait le second tour.

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2014 20h27)