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RDC: Koffi Olomidé a eu peur de sa vie le mardi noir lors de son arrestation

juillet 27, 2016

 

« J’ai eu la peur de ma vie », ce sont les mots de Koffi Olomidé, joint le mardi matin par téléphone, juste avant qu’il ne soit entendu par la police. Le chanteur explique qu’une soixantaine de policiers sont venus l’appréhender à son domicile de Mont-Fleury dans le quartier huppé de Ma Campagne à Kinshasa. Il était alors six heures du matin.

« Ils ont escaladé les murs de ma maison. Ma famille est terrorisée et on me traite comme un criminel », raconte le chanteur. Koffi Olomidé devrait être présenté au procureur d’un moment à l’autre. Il se trouve actuellement dans les locaux de l’unité de protection rapprochée des autorités, selon son avocat. Son avocat qui dit n’avoir pas eu accès à son client.

Selon l’AFP, le député de la majorité présidentielle Zacharie Bababaswe avait déposé une plainte contre l’artiste au sujet de l’affaire du coup de pied de Nairobi. Une affaire qui a valu à la star d’être expulsée du Kenya samedi et d’être accueillie par des sifflets lors de son arrivée à l’aéroport de Kinshasa, si l’on en croit une autre vidéo amateur qui circule sur les réseaux sociaux.

L’artiste avait présenté publiquement ses excuses à la télévision nationale ainsi que sur l’antenne de RFI lundi soir. Mais cela n’a manifestement pas suffi.

Le chanteur Koffi Olomidé présente ses excuses après la diffusion d’une vidéo

C’est ce qu’on appelle un « buzz » ou plutôt un « bad-buzz » sur Internet. La super-star congolaise Koffi Olomidé a été mise en cause ce week-end dans une vidéo devenue virale. Sur ces images, on voit le chanteur se diriger vers deux de ses danseuses et lancer un violent coup de pied en direction de celle de gauche.

La vidéo a déclenché d’innombrables condamnations et le lendemain, Koffi Olomidé a été expulsé du Kenya, où il devait se produire le soir même. On apprend a aussi appris qu’en Zambie un concert du chanteur prévu cette semaine est également annulé. Face à la mobilisation notamment des femmes sur les réseaux sociaux, Koffi Olomidé a présenté publiquement ses excuses et expliqué sa version des faits.

Dans un premier temps, la version du chanteur a été : « Je n’ai frappé personne ». Il l’a dit dans la presse à plusieurs reprises. Il affirmait alors qu’une ancienne membre de son groupe, qui ne ferait plus partie de Quartier latin, est venue provoquer ses deux danseuses Pamela et Cindy. « J’ai voulu les protéger ».

A la télévision kényane, il a même parlé même d’un pickpocket présent sur la scène. Mais sur la vidéo, on voit surtout Cindy et Pamela vers qui le coup part. Le chanteur parle ensuite d’un montage de la vidéo pour « salir Koffi Olomidé».

Après, on a vu un temps apparaître une vidéo sur la page Facebook du chanteur dans laquelle il présente des excuses « à la femme ». De son bras, il entoure les épaules de Pamela qu’on entend confirmer la version de la star. Une vidéo qui a depuis été supprimée du compte officiel de Koffi Olomidé.

Enfin, Koffi Olomidé est longuement intervenu dimanche soir sur la RTNC, où il était l’invité de l’émission Karibu Variétés. Il est apparu tout en repentir et l’air grave derrière ses lunettes de soleil dorées.

« Il s’agit d’un moment de folie, d’égarement », a-t-il expliqué avant de présenter des excuses, notamment à Pamela, la danseuse. Koffi Olomidé, déjà condamné en 2012 pour coups et blessures, a promis qu’il ne recommencerait plus.

Je suis un être humain, j’ai beau être comme on dit une superstar, je ne suis pas un superman. Ce qui s’est passé, je me le reproche infiniment.

En RDC, le chanteur Koffi Olomidé a été interpellé tôt le mardi matin (26 juillet 2016). Il a été conduit au parquet et entendu par un juge.

Le célèbre chanteur sous le feu des critiques depuis qu’il a été filmé en train de donner un coup de pied à une de ses danseuses, à l’aéroport de Nairobi, le week-end dernier. Le Kenya a ensuite décidé de l’expulser et la Zambie, où il devait se produire dans les prochains jours, a annulé un de ses concerts.

Il a été finalement conduit à la prison de Makala où il doit purger sa peine conformément à la loi.

Avec Rfi.fr

RDC/Urgent: Koffi Olomidé arrêté à Kinshasa

juillet 26, 2016

Photo de BrazzaNews.

Le malade mental l’ami du malade mental Sassou a été arrêté a Kinshasa .

En effet l’homme qui frappe les femmes et non repars les femmes comme Denis Moukwegé a été mis aux arrêts ce matin a Kinshasa sur demande de la justice KENYANE suite à l’agression de sa danseuse.

Koffi Olomide était sous la douche

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Koffi menotté
Avec Brazzanews.fr

La Zambie annule un concert de Koffi Olomide après l’affaire du coup de pied

juillet 25, 2016

Koffi Olomide, la star congolaise de la musique africaine, lors d’un concert à Dakar en 2005.

Koffi Olomide, la star congolaise de la musique africaine, lors d’un concert à Dakar en 2005. Crédits : SEYLLOU / AFP
Les autorités zambiennes ont décidé dimanche d’annuler un concert du célèbre chanteur congolais Koffi Olomide, au centre d’une polémique pour avoir donné un coup de pied à l’une de ses danseuses, ce qui lui a déjà valu d’être expulsé du Kenya.

Koffi Olomide devait se produire la semaine prochaine lors du salon de l’agriculture à Lusaka.

« A la suite du regrettable incident au Kenya concernant Koffi Olomide, la Compagnie du salon agricole et commercial de Zambie a décidé d’annuler son concert », a déclaré dans un communiqué le responsable de cette compagnie, Ben Shoko.

Violence à répétition

Le chanteur de rumba de soixante ans, très populaire en Afrique, a été expulsé samedi du Kenya, où il devait donner un concert, après avoir été filmé la veille à son arrivée à l’aéroport de Nairobi en train de donner un violent coup de pied à l’une de ses danseuses. Largement relayée par les réseaux sociaux, la vidéo de la scène a provoqué une vague de condamnations.

Lire aussi : La rumba, bande-originale des mutations de la société congolaise

En août 2012, Koffi Olomide, dont la discographie compte pas moins de vingt-six albums, avait été condamné à Kinshasa à trois mois de prison avec sursis pour « coups et blessures volontaires » contre son producteur.

 

Lemonde.fr avec AFP

Congo-RDC: Koffi Olomidé a été tabassé à Brazzaville lors du concert organisé par le pouvoir

octobre 9, 2015

Suivez le témoignage d’un opposant

RDC: « Vieux Ebola », le nouveau surnom de Koffi Olomidé ne passe pas

octobre 22, 2014

Koffi Olomidé le 16 août 2012.
Koffi Olomidé le 16 août 2012. © AFP

Le chanteur congolais (RDC) Koffi Olomidé, 58 ans, été arrêté mardi à Kinshasa pour avoir accroché dans la rue des banderoles annonçant le concert de « Vieux Ebola ». Un nouveau surnom qui créé la polémique.

La parano Ebola se porte bien. L’artiste congolais Koffi Olomidé a été brièvement interpellé par la police mardi 21 octobre à Kinshasa. On lui reproche d’avoir placardé des affiches annonçant son prochain concert sous le nom de « Vieux Ebola ».

« Il s’est présenté comme (Vieux) Ebola alors que nous sommes en train de combattre cette épidémie. C’est une immoralité, (…) c’est un contre-message qu’il est en train de diffuser. Ebola, ça signifie la mort. C’est comme si nous ramions à contre-courant des efforts de la communauté internationale pour vaincre la fièvre hémorragique », a déclaré le directeur de l’information et de la communication de la police, le colonel Pierrot Mwana-Mputu, soulignant que les banderoles seront enlevées des artères de Kinshasa.

L’artiste a tenté de se justifier en déclarant que porter ce surnom était pour lui « une façon de soutenir ses frères et sœurs qui sont atteints de cette maladie en espérant qu’il y en aura de moins en moins. »

Koffi Olomidé collectionne les surnoms. Il en a même fait sa marque de fabrique. Jeune déjà, il se faisait appeler Antoine Makila Mabe (Antoine mauvais sang). Plus tard, le chanteur a utilisé comme patronyme « le Rambo du Zaïre », « Mopao Sarkozy », du nom de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, ou encore Benoît XVI, le nom du prédécesseur du pape François. L’Église catholique l’avait à l’époque prié de ne plus utiliser le nom du Souverain pontife.

Les multiples surnoms de Koffi Olomidé :

Golden Star / L’Orfèvre / Papa Plus / Gangi Ya Film / Songe Ya Mbeli / Tcha-Tcho / Eza Mayi / Papa Top / Mukulu Kulu / Papa Fololo / Papa Bonheur / Le Conquistador / Le Roi du Tcha Tcho / Force d’intervention rapide / Le commandant de la Ville / Nkolo Lupemba / L’homme du siècle / Golden Star / N°1 Mondial / Quadra Kora Man / Le Grand Mopao / Grand Ché /Mopao Mokonzi / Le Guide / Papa Na Rock / Aristote / St-James Rolls / Papa Mourinho / Milshake / Ikoff Edimolo / Jeune Pato / Marché Central / Acram-Oje / Zando Ya Munene / Yemeï / Le Patrão Cinco Estrelas / Koffi Central / 13ème Apotre

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Par Vincent DUHEM

RDC – Libanga : l’art du « name dropping » qui peut rapporter gros

août 3, 2014
Koffi Olomidé est parvenu à caser plus de 80 patronymes dans un seul texte. © AFP Photo Seyllou

Koffi Olomidé est parvenu à caser plus de 80 patronymes dans un seul texte. © AFP Photo Seyllou

Citer des noms dans ses chansons, ça peut rapporter gros. À Kinshasa, le libanga est même devenu un sport national. Enquête sur un business juteux qui a franchi les frontières.

Sur scène, Koffi Olomidé s’enflamme : « Samuel Eto’o, Claudia Sassou Nguesso ! » glisse-t-il entre deux couplets de « Jeune Pato », une chanson sortie en 2011. Un an plus tard, dans Satellite, ce ne sont plus les mérites de la star du foot camerounais ou de la fille du président congolais que chante Werrason, mais ceux d’hommes politiques originaires de la province de l’Équateur (RD Congo) : « José Makila, José Endundo ! »

À Kinshasa, la dédicace s’achète et se vend au plus offrant. Citer – moyennant finances – des personnalités dans ses chansons est même devenu un sport national : c’est le libanga (« la pierre », en lingala). Dans ce contexte, précise Yoka Lye, directeur général de l’Institut national des arts (INA) à Kinshasa, le libanga « renvoie au chercheur d’or qui casse la pierre et à celui qui jette la pierre dans ton jardin pour attirer ton attention ».

Et l’affaire est rentable. Comptez entre 300 et 3 000 dollars (de 220 à 2 200 euros) pour qu’une chanson vous soit exclusivement dédiée – les tarifs varient en fonction de la notoriété du chanteur et du type de libanga (mabanga au pluriel). Certains artistes compilent même les noms et réclament de 100 à 300 dollars par patronyme. En 1994, Koffi Olomidé parvenait ainsi à citer près de 80 noms dans une seule chanson, intitulée « Magie ». Depuis, d’autres ont fait mieux et égrené jusqu’à 100 noms différents… À ce rythme-là, un titre peut rapporter jusqu’à 30 000 dollars !

Plus de 300 dollars pour que deux musiciens chantent ses louanges

Le plus souvent, le chanteur et la personnalité citée s’entendent avant la sortie de l’album. Il arrive aussi que des hommes politiques en mal de notoriété aillent d’eux-mêmes vers les musiciens renommés. Et puis il y a ceux qui ne découvrent qu’à la sortie de l’album qu’ils figurent dans la dédicace – une façon pour les musiciens de leur faire un appel du pied et… un appel aux dons ! Lorsqu’il était en charge des Finances, Augustin Matata Ponyo, l’actuel Premier ministre, avait ainsi peu apprécié d’apprendre que son nom allait figurer dans une chanson de Papa Wemba et avait exigé qu’il en soit retiré.

Rien à voir avec Juvénal Kabwende Musa : candidat à la députation dans le Maniema (dans l’est de la RD Congo) en 2011, il avait déboursé plus de 300 dollars pour que deux musiciens locaux chantent ses louanges et égratignent ses adversaires en les comparant à « des oiseaux qui arrivent pour manger et qui repartent ensuite ». « Je n’ai pas été élu, mais les gens accouraient dans les meetings pour écouter ces chansons, se souvient-il. Le libanga fait vivre une campagne électorale. »

Il arrondit aussi les fins de mois des artistes, « qui ne vivent plus de leurs œuvres à cause de la piraterie », souligne José Mpaka, chroniqueur spécialisé. « L’industrie musicale congolaise est malade. Il n’y a plus de producteurs, uniquement des hommes d’affaires qui veulent investir », confirme Papa Wemba, tout en cherchant à minimiser l’impact du libanga sur la qualité de ses chansons. « En les citant, nous honorons nos amis. Quant à moi, je mets surtout l’accent sur les messages que je veux faire passer. Le libanga arrive en dernier, après les paroles et la mélodie. Il vient s’asseoir quand tout est fini. »

Une posture vénale préjudiciable à la musique

Ils sont nombreux à ne pas partager cette vision. Mélomane amoureux des « belles paroles bien ciselées », Yoka Lye ne mâche pas ses mots : « Dans le libanga, les textes n’existent pas ! L’homme politique est en principe populaire par ses actes. Par le passé, un griot pouvait faire l’éloge d’un dignitaire, mais c’était pour mettre en valeur ses hauts faits, pas dans une posture vénale préjudiciable à la musique ! » « Quand on cite plus de 100 noms différents, ce n’est plus de l’art, c’est du commerce ! » renchérit le chanteur congolais Lutumba Simaro.

Mais la critique n’embarrasse pas les habitués du libanga. « Dix francs ou 1 million… Il n’y a pas de minimum ou de maximum, ajoute Papa Wemba. Cela dépend des moyens de chacun. Une œuvre d’art n’a pas de prix et ce n’est pas à moi de négocier. » Didi Kelokelo, membre jusqu’en mai dernier de la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles, à Kinshasa, affirme pour sa part que la pratique est en recul depuis que la dédicace aux autorités publiques a été interdite (en 2009, Lambert Mendé, ministre de la Communication, avait écrit aux patrons des médias pour qu’ils cessent de diffuser des chansons comportant ce genre de citations). « Cela frisait le trafic d’influence, ajoute-t-il. Mais aujourd’hui, on trouve moins de 10 % de chansons avec des dédicaces à des autorités, contre 40 % auparavant. »

Reste que ces mêmes artistes sont divisés sur l’image qu’ils véhiculent… Pour Papa Wemba, le fait que les Ivoiriens (Magic System) et les Camerounais (Petit Pays, Papillon) citent à leur tour des personnalités prouve que « la musique congolaise est la mère de la musique africaine ». Innocent Balume, jeune musicien originaire de Goma, conteste, lui, l’intérêt même du libanga : « Si je cite une personnalité d’ici, les gens d’ailleurs vont me demander pourquoi ! »

Quant à Oupta, chanteuse du Congo-Brazza, elle regrette que les musiciens les plus connus ne s’emparent pas plutôt des sujets d’actualité. Et de conclure : « Moi, faire du libanga ? Je ne vois pas qui citer dans mes chansons sur les violences faites aux femmes ou sur le réchauffement climatique. Les politiciens ne sont pas crédibles, alors pourquoi les citer ? » Une question que ne se posent visiblement plus certains musiciens, en perte, eux aussi, de crédibilité.

Aussi vieux que les griots du Congo

L’origine du libanga fait débat. Pour les uns, il n’aurait véritablement pris son envol que dans les années 1980-1990, à la grande époque de la sape (la société des ambianceurs et personnes élégantes), dont le groupe Wenge Musica et les stars Werrason, Papa Wemba ou Koffi Olomidé étaient par ailleurs les ambassadeurs. Pour d’autres, le libanga serait aussi vieux que les griots au Congo ! Après avoir loué des dignitaires pour leurs hauts faits, les musiciens auraient ciblé les politiciens et leurs amis artistes après l’indépendance, puis bien d’autres personnalités. Le libanga est ainsi progressivement devenu un système d’autorémunération dans une industrie musicale en crise.

Jeuneafrique.com par Emmanuel de Solère Stintzy

RDC : King Kester Emeneya est mort, la musique congolaise pleure son roi

février 13, 2014
Le chanteur congolais King Kester Emeneya. Le chanteur congolais King Kester Emeneya. © Capture d'écran YouTube

Le chanteur congolais King Kester Emeneya. © Capture d’écran YouTube

Adieu l’artiste. Le chanteur congolais King Kester Emeneya s’est éteint ce matin, à Paris, à l’âge de 57 ans. Fans et artistes lui rendent un vibrant hommage.

« Maître, professeur des nuances et des notes, repose en paix », déclare avec émotion l’artiste congolais Koffi Olomidé, joint par Jeune Afrique entre deux répétitions. King Kester Emeneya est décédé, ce matin, à l’hôpital Marie Lannelongue en région parisienne, à l’âge de 57 ans. Drôle à la vie, le chanteur était perfectionniste dans son métier. « Il aimait les belles mélodies, les nuances et ne supportait pas que quelqu’un chante faux », confie Koffi Olomidé, son « jumeau » de coeur. « L’intellectuel de la chanson », comme son ami le surnommait affectueusement, chantait « juste et vrai ». Amateur de beaux vêtements et de belles voitures, Emeneya incarnait aussi une figure de la sape congolaise.

Sur Twitter, fans et artistes de son pays n’ont pas tardé à faire part de leur tristesse et à rendre hommage au « King » de la musique congolaise.

Une reconnaissance internationale

Né dans la province de Bandundu, dans l’ouest de la RDC, le « King », de son vrai nom Jean Emeneya, débute sa carrière musicale dans un groupe amateur, Les Anges noirs, qu’il rejoint à à peine 17 ans. À 21 ans, il décide de se consacrer à la musique, délaissant son ambition politique de jeunesse qu’il avait développée sur les bancs de l’université de Lubumbashi. Il intègre alors le groupe de Papa Wemba, Viva la Musica, qu’il suivra pendant cinq ans, avant de former son propre orchestre, Victoria Eleison, et de devenir le King Kester Emeneya.

En 1987, son titre « Nzinzi » lui confère une place de choix dans le monde de la musique africaine. Populaire au Japon et en Amérique, il conquiert le cœur des Français lors de son passage au Zénith de Paris, en 2001, puis à l’Olympia, une année plus tard.

Fin décembre, de fausses rumeurs avaient annoncé la mort de l’artiste, suite à la disparition de Tabu Ley, autre figure de la musique congolaise, qui avait beaucoup touché King Kester Emeneya. Cette fois, le chanteur a bel et bien quitté le monde des mélomanes. « C’est une perte immense pour la musique congolaise », déclare Koffi Olomidé.
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Jeuneafrique.com par Emeline Wuilbercq

Koffi Olomide raconte son séjour en Côte d’Ivoire à la Télévision congolaise

novembre 14, 2012

KOFFI Olomide, de retour à Kinshasa, sa chère capitale, donne les impressions de son long séjour à Abidjan où il avait donné un excellent et remarquable concert VIP en sus d’autres prestations de très bonne facture. Ensuite, il annonce le programme de ses différents concerts.

http://youtu.be/7OO5Px0qm-w

Bernard NKOUNKOU

RDC : l’affaire Koffi Olomide et les obscures pratiques du monde de la musique congolaise

février 27, 2012

Mise en examen en France pour viol et séquestration, la star  congolaise a nié les faits, avant de s’envoler aussitôt pour Kinshasa. Au-delà  de la véracité de ce qu’on lui reproche, l’affaire met en lumière les pratiques  parfois douteuses du monde de la musique congolaise, notamment envers les  femmes.

Les musiciens de la République démocratique du Congo (RDC) n’en  finissent     décidément pas de défrayer la chronique judiciaire, le plus  souvent pour     des affaires de faux documents ou de trafic d’êtres humains.  Après Papa     Wemba, condamné en 2004 en France, puis récemment en Belgique  pour aide au     séjour irrégulier de clandestins, Félix Wazekwa, reconnu  coupable en 2010     par la justice belge de traite d’êtres humains puis  acquitté, ou encore     Nyoka Longo et Werrason, incarcérés en Belgique pour des  affaires de faux     visas puis libérés, c’est au tour de Koffi Olomide, 55 ans, de se     retrouver dans le  collimateur de la justice.

Mise en examen le 13 février     à Nanterre, en France, pour « viol  sur mineures, séquestration, actes de     barbarie en bande organisée et trafic  d’êtres humains », la star     congolaise est rentrée dès le lendemain à  Kinshasa sans attendre la     décision du juge des libertés de le placer ou non  en détention provisoire.     Son avocat, Me Manuel Aeschlimann, a déclaré  que son client s’était     présenté « de son plein gré » à la justice  et que le dossier d’instruction     était « complètement vide », la  plainte des trois femmes, ex-danseuses du     musicien, n’ayant pour but, selon  lui, que l’obtention d’« un titre de     séjour temporaire ».

Homme à femmes

À Kinshasa, cette affaire révèle à     nouveau certaines pratiques propres au  milieu de la musique, caractérisé     par une concurrence forcenée entre  orchestres qui tourne à la paranoïa.     « Pas question pour un membre d’un  groupe d’entrer en contact avec     l’adversaire. Si l’un d’entre eux ose  assister à un concert de l’ennemi,     c’est grave. Il encourt immédiatement les  foudres de son patron »,     explique un musicien kinois. Du coup,  notamment en période de gestation     d’un album ou de préparation d’une  tournée, chacun garde jalousement les     siens. Très jeunes et souvent issues  de la rue, danseuses et choristes     sont surveillées de près de peur qu’elles  n’aient des relations intimes     avec l’ennemi. Les leaders redoutent d’être « travaillés » par     l’adversaire, via les femmes notamment. La  troupe est donc quasiment     maintenue en isolement pour « préserver » son chef. Faute de contrats en     bonne et due forme,  tous les membres du groupe sont donc à la merci du     « patron », en  particulier à l’extérieur de la RDC.

Koffi, connu pour être un homme à     femmes, ne dérogerait pas à la règle.  Très m’as-tu-vu, il aime en outre     étaler les signes extérieurs de sa  réussite, en particulier ses voitures,     dont son Hummer. On lui reproche  aussi son arrogance et un manque de     générosité.

Disques d’or

Le « petit » de Papa Wemba n’en reste pas moins une  star     mondiale capable d’aligner une kyrielle de disques d’or et de      distinctions. Il est l’un des rares musiciens de sa génération à avoir     fait  des études supérieures, à Bordeaux (France) notamment. Au fil des     ans, ses  fans ont changé. Son style aussi. Ses textes sont de plus en plus     osés et  ses danseuses de moins en moins vêtues. Au point que des parents     éteignent  la télévision quand ses clips passent sur le petit écran.     D’autres  s’offusquent de ses chansons à la gloire du président Joseph     Kabila. Mais  ses jeunes admirateurs ne s’encombrent guère de ce genre de     considérations  et rêvent d’être reçus dans la maison du leader de Quartier     Latin  international, son orchestre, située dans le cossu quartier Mont     Fleuri, à  Kinshasa.

Reste que les déboires judiciaires en série des     musiciens congolais ont  eu pour conséquence de compliquer leur obtention     d’un visa pour se produire  en Europe, ce qui conduit parfois à     l’annulation pure et simple de concerts,  comme ceux de Fally Ipupa et de     Férré Gola prévus à Paris au début de  l’année.

Jeuneafrique.com