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Congo: Les habitants de Brazzaville confrontés aux problèmes de transport

mai 17, 2013

Le déplacement à Brazzaville est devenu un véritable casse-tête chinois. Dans les arrêts de bus, il faut attendre une heure ou deux heures pour trouver un bus qui emprunte son itinéraire. La situation perdure et semble ne pas trouver de solution.


Les habitants de Brazzaville confrontés aux problèmes de transport
Aux heures de pointe, les arrêts de bus sont saturés de personnes : pas d’autocars qui font de lignes directes, tous préférant les demi-terrains, c’est-à-dire, le morcellement du trajet. Par exemple, les bus qui partaient de Jane Vial (5ème arrondissement) pour le quartier Kombo, s’arrêtent désormais à Texaco-Tsiémé, puis engagent un deuxième trajet vers le Terminus Mikalou (6ème arrondissement). De là, ils abordent une troisième courses vers le lycée Thomas Sankara, et ainsi de suite. Cette situation est observée sur tous les itinéraires des transports en commun de la ville capitale.

Conséquence : les Brazzavillois sont obligés de payer le double ou le triple du prix habituel de la course pour pouvoir arriver à temps à destination. Au lieu de 150 francs CFA, ils paient 300 à 450 francs CFA en aller et le même prix au retour. Ce problème fait partie des retards des travailleurs à leurs postes et des élèves à l’école.

Quelques citoyens rencontrés dans les arrêts de bus expliquent : «Désormais, il m’est difficile d’arriver à mon lieu de travail à temps. Je suis à l’arrêt de bus depuis 7heures. Là, il est 8 heures je n’ai pas encore trouvé de bus», a indiqué Essere Pierre, agent SNE à l’antenne de Kombo.

Quant à Ngapika Alain, il a déploré : «Quand il y avait des lignes directes, je payais 150 francs CFA pour me rendre au travail et le même prix pour rentrer chez moi. Actuellement, mon budget de transport a augmenté parce que je dois prendre plusieurs bus. Malgré les demi-terrains, les bus sont toujours difficiles, comme s’il n’y en a plus à Brazzaville».

De leurs côtés, les chauffeurs évoquent les embouteillages comme motif des demi-terrains. «Il y a trop d’embouteillage.Nous restons longtemps coincés sur la route et cela constitue un manque à gagner pour nous. Nous sommes donc obligés de faire des demi-terrain», a expliqué Féfé, un chauffeur de bus. Certains chauffeurs de bus et même de taxi ont opté de ne plus prendre certains itinéraires pour éviter des embouteillages.

Il sied de souligner qu’en 2010, la mairie de Brazzaville avait fixé les itinéraires des transports en commun, afin de mettre un terme aux difficultés de transport. Mais, cette mesure semble avoir échoué.

Congo-site.com par messilah Nzoussi

RDC : l’UDPS de Tshisekedi au bord de l’explosion ?

février 20, 2012

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a exclu  lundi 20 février l’un de ses membres, le doyen des députés Timothée Kombo. Il  lui est reproché d’avoir siégé comme président du bureau provisoire de la  nouvelle Assemble nationale congolaise. Cette éviction en augure-t-elle  d’autres, voire de l’explosion prochaine de la formation politique d’Étienne  Tshisekedi ?

« Il est inconcevable qu’un membre du parti accepte de siéger dans une  institution issue des législatives dont les résultats ont été déclarés nuls par  sa propre formation politique ». Pour Valentin Mubake, conseiller politique  d’Étienne Tshisekedi, le comportement de Timothée Kombo, membre de l’UDPS mais investi nouveau président  du bureau provisoire de la nouvelle Assemblée nationale congolaise le 16  février, constitue « un opprobre jeté sur sa formation politique ». Conséquence  : le fautif a été exclu du parti lundi. Et l’UDPS ne compte pas s’arrêter  là.

« Tout député élu sous les couleurs du parti qui validera son mandat sera  exclu », prévient Valentin Mubake, lui-même candidat malheureux aux dernières  législatives dont les résultats partiels controversés publiés par la Commission  électorale nationale indépendante (CENI) ont crédité l’UDPS de 42 sièges sur  500.

« Dialogue en interne »

« Ce n’est pas le départ de 42 députés qui ébranlera un parti vieux de 30 ans », prévient-il. Un durcissement de ton que « ne comprend pas » José Nzau Vola,  membre de l’UDPS, élu député national dans la même circonscription électorale  que Timothée Kombo. S’il se refuse de commenter la décision d’exclusion qui  frappe son « ami », il préconise « le dialogue en interne » pour trouver un  compromis.

Pour lui, trois clivages se dessinent désormais à l’UDPS. « Un groupe qui  soutient qu’il ne faut pas siéger à la nouvelle Assemblée nationale ; un autre  qui recommande au parti de permettre aux membres élus de valider leur mandat et  non de siéger ; et un autre groupe qui appelle le parti à prendre part à  l’hémicycle, explique-t-il. Il faudrait donc parvenir à une voie commune ». Mais, les radicaux du parti ne l’entendent pas du tout de cette oreille.

« Dans une assemblée, ce qui compte c’est la loi du  nombre »

« Il n’y aura pas de négociation à ce sujet », tranche Valentin Mubake. Entre  le parti et l’hémicycle, « il faudra choisir. (…) Nous avons tiré une leçon de  la législature précédente. Ayant plus de députés,  la majorité actuelle a  fait récemment passer, à son avantage, le scrutin présidentiel de deux tours à  un tour, rappelle-t-il. Que pouvons-nous changer avec 42 députés là où le  Mouvement de libération du Congo (MLC) n’a rien pu faire avec 64 ? » Et de  conclure : « Dans une assemblée, ce qui compte c’est la loi du nombre ».

Un avis que ne partage pas son camarade du parti José Nzau Vola. « L’histoire  nous rappelle qu’en 1980, c’est avec un groupe de 13 parlementaires que l’UDPS  avait écrit une lettre ouverte de plusieurs pages à Mobutu Sese Seko  [ancien président de la RDC, ex-Zaïre] pour essayer de bouger les lignes ». L’élu de l’UDPS penche donc vers la participation de sa formation politique à la  nouvelle Assemblée. Mais, sa décision de siéger ou non à l’hémicycle ne sera  prise qu’« après avoir mûrement réfléchi la question », précise-t-il aussitôt.  Une plénière de la nouvelle Assemblée nationale est convoquée vendredi pour  valider le mandat de chaque député. Ce sera l’heure de vérité pour l’UDPS.

« S’il persiste dans sa stratégie de la chaise vide, c’est l’ensemble de  l’opposition qui en pâtira », souligne le professeur Philippe Biyoya, analyste  de la vie politique congolaise. « Dans les circonstances actuelles, ne pas  prendre part aux institutions ne profitera ni à l’UDPS, et encore moins au  peuple dont on prétend défendre les intérêts. Au contraire, la majorité risque  de tout contrôler ». Mais la direction du parti d’Etienne Tshisekedi ne semble  pas prêt à changer le fusil d’épaule. Du moins pour l’instant.

Jeuneafrique.com  par Trésor Kibangula

RDC : première session de l’Assemblée nationale sous haute tension à Kinshasa

février 16, 2012

La session extraordinaire de la nouvelle Assemblée nationale  congolaise issue des élections controversées du 28 novembre 2011 coïncide ce  jeudi avec la « marche des chrétiens » à Kinshasa. Une manifestation de  protestation contre les résultats des derniers scrutins en RDC, qui a été  interdite mercredi par le gouverneur de la ville.

La première session de la nouvelle Assemblée nationale se tient en principe  ce jeudi au Palais du peuple, à Kinshasa. Une plénière consacrée à  l’installation du bureau provisoire qui doit être dirigé par l’élu le plus âgé,  Timothée Kombo Nkisi, pourtant membre de l’Union pour la démocratie et le  progrès social (UDPS), le parti de l’opposant Étienne Tshisekedi, l’autoproclamé « président élu » qui  rejette les résultats des législatives.

Le même jour, l’archidiocèse de Kinshasa a prévu d’organiser une « marche des  chrétiens » pour dénoncer les résultats des dernières élections présidentielle  et législatives, qu’il juge « non conformes à la vérité des urnes ».

Marche « pacifique »

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, a cependant indiqué  mercredi que la manifestation, qui se voulait « pacifique », n’était pas  autorisée pour non respect de la procédure légale. « On ne sait pas identifier  exactement qui sont les organisateurs de cette marche », a ajouté Lambert Membe,  porte-parole du gouvernement congolais.

Pour les autorités congolaises, la structure organisatrice de la  manifestation, le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC),  n’est pas reconnue comme une association agréée en RDC. André Kimbuta ajoute que  les organisateurs ont également envoyé leur lettre de notification de la marche  en retard.

Pour que « la vérité des urnes éclate au grand jour »

L’opposition politique congolaise, elle, appuie « l’action des chrétiens ». Jean Lucien Busa du Mouvement de libération du Congo (MLC) a expliqué que cette  manifestation réclame que « la vérité des urnes éclate au grand jour ».

Autre mesure montrant l’inquiétude des autorités : à la veille de la « marche  pacifique » interdite, le ministre de la Communication a coupé les signaux de  trois médias dont deux de l’opposition et un de l’église catholique. « Une  mesure administrative », se justifie Lambert Membe.

Tous les ans, le 16 février, la RDC organise une manifestation en mémoire des chrétiens tués  lors de la marche de 1992 organisée par l’église catholique pour protester  contre la décision de Mobutu Sese Seko, alors président de la république, de  mettre fin à la Conférence nationale souveraine. Vingt ans plus tard, la société  congolaise est-elle plus apaisée ?

Jeuneafrique.com