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Russie: Vladimir Poutine en isolement en raison de cas de COVID dans son cercle restreint

septembre 14, 2021

MOSCOU — Le président russe Vladimir Poutine s’est placé en isolement en raison de cas de COVID-19 dans son entourage, a déclaré mardi le Kremlin, ajoutant qu’il avait été testé négatif à la COVID-19.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’annonce a été faite dans un résumé par le Kremlin de l’appel téléphonique de M. Poutine avec le président du Tadjikistan. M. Poutine a été entièrement vacciné avec le vaccin russe contre la COVID-19, le Spoutnik V, recevant sa deuxième dose en avril.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a déclaré aux journalistes que Vladimir Poutine était «absolument en bonne santé», mais qu’il s’isolerait après avoir été en contact avec une personne qui a contracté le virus. Il n’a pas précisé pendant combien de temps M. Poutine resterait en isolement, mais a assuré que le président continuerait de travailler comme d’habitude.

Lorsqu’il s’est fait demander si Vladimir Poutine avait été testé négatif à la COVID-19, M. Peskov a répondu «certainement, oui».

M. Peskov n’a pas révélé qui parmi les contacts de M. Poutine était infecté, indiquant seulement qu’il y avait plusieurs cas.

Lundi, le président russe a assisté à plusieurs événements publics. Il a salué les paralympiens russes, assisté à des exercices militaires menés en coordination avec la Biélorussie et a rencontré le président syrien Bachar el-Assad.

Lors de la réunion avec les paralympiens, M. Poutine a mentionné qu’il «devrait peut-être bientôt être mis en quarantaine».

«Même dans mon entourage, des problèmes surviennent avec cette COVID, a déclaré le dirigeant russe cité par l’agence de presse d’État RIA Novosti. Nous devons examiner ce qui se passe réellement là-bas. Je pense que je devrai peut-être bientôt me mettre en quarantaine moi-même. Beaucoup de gens autour de (moi) sont malades.»

Lorsque M. Peskov s’est fait demander pourquoi M. Poutine avait organisé des événements publics lundi, même s’il savait déjà qu’il y avait des cas de COVID-19 dans son entourage, le porte-parole a répondu que la décision de se placer en isolement avait été prise après que «les médecins aient terminé leurs tests, leurs procédures». M. Peskov a assuré que «la santé de personne n’était en danger» lors des événements de lundi.

Les nouvelles infections quotidiennes à la COVID-19 en Russie ces dernières semaines ont plafonné autour de 17 000 à 18 000, le nombre de morts par jour restant légèrement inférieur à 800, le niveau le plus élevé de la pandémie. Néanmoins, pratiquement aucune mesure sanitaire n’est actuellement en vigueur en Russie.

Le groupe de travail de l’État russe sur le coronavirus a enregistré un total de 7,1 millions de cas confirmés de COVID-19 et 194 249 décès. Cependant, les rapports du service statistique du gouvernement Rosstat qui comptabilisent les décès liés à la COVID-19 révèlent rétroactivement des chiffres beaucoup plus élevés.

Avec Daria Litvinova, The Associated Press

Ex-espion empoisonné: le Kremlin juge « impardonnable » de mettre en cause Poutine

mars 16, 2018

Moscou – Le Kremlin a jugé vendredi « impardonnable » de désigner personnellement le président russe Vladimir Poutine comme responsable de l’empoisonnement en Angleterre d’un ex-espion russe, comme l’a fait le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson.

« Toute mention ou référence à notre président n’est rien d’autre que choquant et impardonnable en termes d’étiquette diplomatique », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes.

M. Peskov réagissait aux propos du ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson qui a jugé « probable » vendredi que le président Vladimir Poutine avait « ordonné » l’utilisation de la substance contre Sergueï Skripal.

« Nous pensons qu’il est extrêmement probable qu’il s’agisse de sa décision d’ordonner l’utilisation d’un agent neurotoxique dans les rues du Royaume-Uni, dans les rues de l’Europe, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale », a déclaré M. Johnson.

L’empoisonnement en Angleterre le 4 mars de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, hospitalisés dans un état critique, a pris ces dernières heures des allures de confrontation Est-Ouest.

Londres, Berlin, Paris et Washington ont publié un communiqué commun déclarant que la responsabilité de Moscou était la seule explication « plausible » à cette attaque commise, selon le Royaume-Uni, au moyen d’un agent innervant appartenant au groupe des agents « Novitchok » mis au point par la Russie.

La Première ministre Theresa May a annoncé mercredi une série de sanctions contre Moscou, dont l’expulsion de 23 diplomates russes et le gel des contacts bilatéraux.

La Russie, qui rejette ces accusations, a promis des mesures de représailles « d’une minute à l’autre ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 mars 2018 13h48)                                            

Congo-Brazzaville: Gunvor, le Kremlin, le pétrole et la corruption

septembre 12, 2017
Vue d’une raffinerie de pétrole. © Dirk Ingo Franke/CC/Flickr

Dans une enquête intitulée « Gunvor au Congo, Pétrole, cash et détournements : les aventures d’un négociant suisse à Brazzaville », l’ONG Public Eye détaille le système de corruption qu’aurait mis en place le négociant de matière première Gunvor en République du Congo.

« Entre septembre 2010 et juin 2012, Gunvor a obtenu du Congo, sans appel d’offres, le droit d’exporter 22 cargos de brut d’une valeur d’environ 2,2 milliards de dollars », constate l’ONG Public Eye dans une enquête menée pendant deux ans et intitulée « Gunvor au Congo, Pétrole, cash et détournements : les aventures d’un négociant suisse à Brazzaville ».

Pour obtenir ce contrat, Gunvor aurait promis six préfinancements – gagés sur de futures livraisons de pétrole – de 125 millions d’euros chacun à la Société nationale des pétroles congolais (SNPC).

Préfinancements et soutien russe

Le négociant de matière première, dont le fondateur est un proche de Vladimir Poutine, aurait également garanti au Congo la signature, avec la Russie, d’accords de coopération économique ainsi que le soutien du Kremlin sur la scène internationale. Enfin, il aurait versé d’importantes sommes d’argent (31,9 millions de dollars) à des intermédiaires suspectés d’avoir corrompu des agents publics congolais.

Normalement destinés au développement des infrastructures pétrolières, les préfinancements octroyés au pays par Gunvor auraient servi à financer des marchés publics « d’une valeur de plus d’un milliard de dollars, dont l’octroi a donné lieu à de nombreux paiements suspects »,  affirme l’ONG.

Ces marchés publics ont été remportés en partie par la société brésilienne de construction Asperbras, « pour des prix parfois dix fois plus élevés que ceux pratiqués dans d’autres pays africains », selon le rapport, grâce à l’aide de Gunvor qui aurait perçu des commissions pour ses services.

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Le fils du président épingl

Selon l’ONG, Denis Christel Sassou Nguesso, le fils du président Denis Sassou Nguesso, responsable des ventes de pétrole de l’État, serait au cœur de ce système, qui a déjà donné lieu à l’ouverture de quatre procédures judiciaires en Suisse. L’ONG s’est ainsi procuré une vidéo où un homme, qui se présente comme un proche de Denis Christel Sassou Nguesso, se plaint à un représentant de Gunvor que le fils du président ne touche pas suffisamment d’argent en échange de son influence.

 Le Congo est un État souverain qui peut donc légitimement choisir ses partenaires

Contacté par Public Eye, le fils du président congolais a déclaré que « le Congo est un État souverain qui peut donc légitimement choisir ses partenaires, comme le font tous les pays » et que tout « s’est fait en toute transparence et en toute légalité ». Contacté par le journal en ligne Mediapart, qui a co-produit le rapport, Gunvor a déclaré ne pas vouloir faire de commentaires, arguant qu’une procédure judiciaire était en cours.

Jeuneafrique.com par

États-Unis: La Maison Blanche furax après la publication de photos par le Kremlin

mai 11, 2017

Washington – L’administration américaine se trouvait jeudi de nouveau dans l’embarras après la publication par le Kremlin de photos gênantes d’une rencontre à huis clos entre le président Donald Trump et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Les clichés montrent un Donald Trump souriant en train de serrer la main de M. Lavrov et de l’ambassadeur russe à Washington Sergueï Kisliak, posant également à leurs côtés, lors d’une rencontre mercredi dans le prestigieux Bureau Ovale.

Cet entretien était déjà perçu comme un joli coup diplomatique pour le Kremlin: un accueil avec tapis rouge à peine quelques mois après la mise en place de sanctions américaines contre la Russie pour son ingérence dans l’élection présidentielle de 2016.

Des diplomates expérimentés s’interrogeaient jeudi sur les raisons pour lesquelles le président avait accepté de recevoir les deux dignitaires russes, un honneur d’ordinaire réservé aux chefs d’Etat et d’autant plus mal venu qu’ils sont au coeur même d’un vaste scandale politique aux Etats-Unis.

L’administration reste en effet engluée dans des accusations de collusion entre l’entourage de M. Trump et des responsables russes, dont M. Kisliak, pour favoriser sa candidature face à sa concurrente démocrate Hillary Clinton. Trois enquêtes –au Congrès et au FBI– sont en cours à ce sujet.

La diffusion de ces photos participe à l’impression que la Russie a remporté une victoire diplomatique et que la Maison Blanche a été manipulée.

« Félicitations Kollegi (collègues) d’avoir obtenu ces photos! Enorme coup », a déclaré Michael McFaul, ex-ambassadeur américain à Moscou.

En public, la Maison Blanche tente de garder la tête haute: « Il est normal qu’il rencontre le ministre des Affaires étrangères », a déclaré Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de l’exécutif, vilipendant les critiques.

Mais, en privé, les responsables de la Maison Blanche bouillaient face à ce qu’ils considéraient comme un abus de confiance.

Selon eux, le président russe Vladimir Poutine a réclamé cette rencontre entre son ministre et M. Trump, en réciproque à son récent entretien avec le secrétaire d’Etat Rex Tillerson à Moscou.

La Maison Blanche avait été informée qu’un photographe officiel russe serait présent, laissant entendre que les clichés seraient pour les archives mais n’avaient pas vocation à être diffusés immédiatement.

« Notre photographe officiel et le leur étaient présents, c’est tout », a indiqué un assistant peu après la rencontre.

Mais lorsque les images ont été publiées dans le monde entier par l’intermédiaire d’un média public russe, la fureur s’est emparée de la Maison Blanche d’avoir ainsi été trompée. Deux responsables ont reconnu ne pas avoir été prévenus de leur publication.

L’amiral Mike Rogers, directeur du service d’écoute et d’espionnage NSA, a indiqué jeudi lors d’une audition au Congrès, ne pas avoir été personnellement consulté concernant un éventuel risque de cyber-intrusion ou de piratage des communications lié à cet entretien dans le Bureau Ovale, et ne pas avoir connaissance que la NSA ait été consultée.

Cette rencontre est intervenue juste quelques heures après le limogeage surprise par le président américain du patron du FBI James Comey, dont les services sont chargés d’enquêter sur l’éventuelle collusion entre la campagne Trump et les Russes.

La présence dans le Bureau Ovale de M. Kisliak n’a fait qu’exacerber le malaise puisque ses contacts avec plusieurs proches de M. Trump sont au coeur des soupçons de collusion.

Ainsi, Michael Flynn a été contraint de démissionner mi-février de son poste de directeur à la sécurité nationale pour n’avoir pas révélé ses échanges avec l’ambassadeur russe.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mai 2017 20h14)                                            

Limogeage du chef du FBI: une « affaire interne » américaine (Kremlin)

mai 10, 2017

Moscou – Le limogeage du patron du FBI James Comey par le président Donald Trump est « une affaire interne » américaine, a affirmé mercredi le Kremlin, disant « espérer que cela n’aura pas d’impact » sur les relations entre les deux pays.

« C’est une affaire absolument interne aux Etats-Unis, une décision souveraine du président américain et qui n’a absolument rien à voir et ne doit rien avoir à voir avec la Russie », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Cette décision du locataire de la Maison Blanche a provoqué mardi une onde de choc à Washington, alors que la police fédérale est notamment chargée de l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie, accusée d’avoir interféré dans la présidentielle américaine.

« Nous espérons que cela n’aura aucun impact » sur les relations russo-américaines, a ajouté M. Peskov interrogé sur une conséquence éventuelle sur les relations entre les deux puissances.

Ce limogeage surprise, avec un seul précédent dans l’histoire du FBI, intervient alors que Donald Trump recevra mercredi à la Maison Blanche le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui ne devait initialement que rencontrer son homologue américain Rex Tillerson au sujet du conflit en Syrie.

Romandie.com avec(©AFP / 10 mai 2017 14h01)                                            

Un millionnaire proche du Kremlin retrouvé mort dans un hôtel de Washington

novembre 7, 2015

Washington – Un millionnaire, homme de médias proche du Kremlin, a été retrouvé mort dans un hôtel de la capitale américaine Washington, a rapporté vendredi soir la chaîne ABC News, citant un responsable russe et un responsable américain.

Ancien ministre russe de la Communication Mikhaïl Lessine, accusé par l’opposition d’avoir été l’artisan du musèlement des médias en Russie, a été retrouvé mort à l’hôtel The Dupont Circle, où il a été découvert jeudi.

Lessine est mort. On n’arrive pas à le croire, a écrit sur Twitter Margarita Simonian, rédactrice en chef de la chaîne de télévision publique russe à destination de l’étranger RT, créée notamment grâce à l’ex-ministre.

Mikhaïl Lessine est décédé d’une crise cardiaque, selon RT.

Le président russe Vladimir Poutine a exprimé ses condoléances aux proches de l’ex-ministre, selon le service de presse du Kremlin.

Le président estime au plus haut point l’énorme contribution de Mikhaïl Lessine dans la fondation des médias contemporains russes, a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Pour sa part, la police de Washington DC a seulement indiqué à l’AFP qu’un décès signalé jeudi et survenu au 1500 New Hampshire Avenue NW, où se trouve notamment l’hôtel The Dupont Circle, faisait l’objet d’une enquête.

Les autorités américaines ont signalé ce décès à l’ambassade de Russie à Washington. Les autorités des deux pays essaient de déterminer les circonstances de sa mort.

Lessine aurait ainsi contribué à la fondation de RT (ex-Russia Today), un réseau de chaînes de télévision qui émet en anglais, espagnol et arabe et affirme proposer un point de vue alternatif sur tous les grands évènements dans le monde, tout en offrant au public étranger un aperçu de la position russe.

Sa première chaîne ayant été lancée en 2005, le réseau comprend aujourd’hui également la chaîne RT America basée dans des studios à Washington et la chaîne documentaire RT Doc qui diffuse en anglais et en russe.

Le sénateur républicain du Mississippi (sud) Roger Wicker avait réclamé en juillet 2014 une enquête fédérale sur Mikhaïl Lessine pour savoir s’il ne blanchissait pas d’argent aux Etats-Unis ou s’il n’était pas en contact avec des personnes visées par des sanctions américaines.

Lessine a été ministre russe de la Communication entre 1999 et 2004 puis conseiller de Vladimir Poutine pour la création de Russia Today, et directeur général de la holding médias du géant gazier russe Gazprom. Il avait démissionné il y a un an, invoquant des raisons familiales.

Il aurait acquis pour plusieurs millions de dollars des biens en Europe, ainsi que plusieurs résidences à Los Angeles (ouest des Etats-Unis) pour plus de 28 millions de dollars.

Qu’un fonctionnaire russe ait pu amasser des biens aussi importants pose de graves questions, avait estimé l’élu américain, dans une lettre au ministre américain de la Justice de l’époque, Eric Holder, datée du 29 juillet 2014.

Ce drame survient dans un contexte de relations particulièrement tendues entre Moscou et Washington.

Romandie.com avec (©AFP / 07 novembre 2015 14h54)

Assassinat de l’opposant russe Boris Nemtsov : deux suspects arrêtés

mars 7, 2015

Moscou – Deux suspects ont été arrêtés samedi en Russie dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de l’opposant Boris Nemtsov, tué par balle le 27 février près du Kremlin, a annoncé le service fédéral de sécurité russe (FSB).

Deux suspects ont été arrêtés aujourd’hui en relation avec ce meurtre; Anzor Goubachev et Zaour Dadaïev, et le chef de l’Etat a été informé, a déclaré à la télévision d’Etat le chef du FSB Alexander Bortnikov.

Les deux hommes sont originaires du Caucase, a-t-il précisé, ajoutant que l’enquête continuait.

L’assassinat de Boris Nemtsov, l’un des opposants les plus virulents au président Vladimir Poutine et connu également pour sa croisade contre la corruption, avait laissé le pays sous le choc.

M. Poutine avait immédiatement parlé de provocation visant à déstabiliser le pays, et promis que les assassins seraient poursuivis.

Parmi les hypothèses avancées en Russie pour l’assassinat de Nemtsov figurent ses critiques du rôle de la Russie dans le conflit en Ukraine, et sa condamnation des assassinats à Paris des journalistes de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, a quant a lui accusé les services spéciaux russes et le Kremlin d’être derrière cet assassinat.

Romandie.com avec(©AFP / 07 mars 2015 11h13)

Au moins 10.000 participants à la marche en mémoire de Nemtsov à Moscou

mars 1, 2015

Moscou – Au moins 10.000 personnes participaient dimanche dans le centre de Moscou à la marche en mémoire de l’opposant et ancien vice-Premier ministre Boris Nemtsov, assassiné vendredi soir près du Kremlin, selon des journalistes de l’AFP sur place.

La police a pour sa part fait état de 7.000 participants rassemblés en début d’après-midi pour cette marche qui a été autorisée par les autorités en plein centre de la capitale russe. Les entrées du métro près du point de départ de la marche étaient quasiment inaccessibles en raison de la foule.

Il est mort pour l’avenir de la Russie ou Il s’est battu pour une Russie libre, pouvait-on lire sur les pancartes tenues par les manifestants à Moscou, où l’on pouvait apercevoir nombre de drapeaux russes dans la foule.

A Saint-Pétersbourg, la deuxième ville du pays, au moins 6.000 personnes se sont rassemblées pour honorer la mémoire de l’opposant, certains drapés dans des drapeaux ukrainiens, a constaté une journaliste de l’AFP.

Je porte un drapeau ukrainien car Nemtsov s’est battu pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Et ils l’ont tué pour ça, explique Vsevolod Nelaïev.

Le cortège doit traverser le centre de la capitale russe avant de rejoindre le pont où Boris Nemstov a été abattu de quatre balles dans le dos peu avant minuit vendredi, non loin des murs du Kremlin.

Ces balles sont pour chacun d’entre nous, pouvait-on lire sur certaines pancartes qui affichaient également le portrait de l’opposant tué à l’âge de 55 ans.

Des centaines de personnes se sont également rassemblées dans plusieurs villes de province, notamment Ekaterinbourg dans l’Oural et Tomsk en Sibérie.

Des milliers de personnes avaient déjà déposé depuis samedi des bouquets et des bougies à l’endroit où M. Nemtsov a été assassiné.

Romandie.com avec(©AFP / 01 mars 2015 13h49)

Russie: L’opposant russe Boris Nemtsov abattu à Moscou

février 28, 2015

L’opposant russe Boris Nemtsov, critique virulent de Vladimir Poutine, a été abattu vendredi en plein centre de Moscou, à quelques kilomètres du Kremlin. Le président russe, qui a condamné l’assassinat, suggère qu’il a pu s’agir d' »un contrat » et d’une « provocation ».

Boris Nemtsov se promenait avec une jeune femme ukrainienne sur un pont enjambant la Moskova, quand « vers 23h15, une voiture s’est approchée d’eux. Quelqu’un a tiré des coups de feu, dont quatre l’ont touché dans le dos, causant sa mort », a déclaré une porte-parole du ministère russe de l’Intérieur.

Plusieurs personnes ont été témoins de l’assassinat, a précisé la police, citée par l’agence de presse RIA Novosti. Un responsable du comité d’enquêtes a indiqué de son côté que « pas moins de six ou sept coups de feu ont été tirés sur M. Nemtsov par un inconnu circulant en voiture ». Celle-ci a aussitôt pris la fuite.

Boris Nemtsov, 55 ans, a été premier vice-premier ministre du président Boris Eltsine à la fin des années 1990. Après l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, il était devenu l’un des principaux opposants au Kremlin.

Contre la guerre en Ukraine
Il était l’un des organisateurs de marches pacifiques contre la guerre en Ukraine. Il devait participer dimanche à l’une des plus importantes démonstrations de protestation depuis des mois dans la capitale russe.

« Qu’un dirigeant de l’opposition puisse être abattu à côté des murs du Kremlin dépasse l’imagination. Il n’y a qu’une seule explication possible: il a été tué pour avoir dit la vérité », a déclaré Mikhaïl Kasianov, un autre responsable de l’opposition. Ce dernier, qui a été premier ministre de Vladimir Poutine, a qualifié Boris Nemtsov de « combattant pour la vérité ».

Le président américain Barack Obama a immédiatement condamné « le meurtre brutal » de l’opposant russe. Il a appelé Moscou à mener « rapidement une enquête impartiale et transparente » et à faire en sorte que « les responsables soient traduits en justice.

Boris Nemtsov se disait inquiet ces derniers de ce que le président russe souhaitait peut-être sa mort en raison de son opposition au conflit qui fait rage dans l’est de l’Ukraine. Selon une autre opposante, M. Nemtsov était en train de travailler sur un rapport attestant de la présence de forces armées russes en Ukraine.

Romandie.com

Poutine va quitter le sommet du G20 plus tôt que prévu

novembre 15, 2014

Moscou – Le président russe Vladimir Poutine entend quitter plus tôt que prévu dimanche le sommet du G20 à Brisbane, a indiqué samedi une source au sein de la délégation russe, alors que l’homme fort du Kremlin doit faire face à une pression accrue des Occidentaux sur fond de crise en Ukraine.

Le programme pour la deuxième journée (pour M. Poutine) a changé. Il a été raccourci, a déclaré à l’AFP une source au sein de la délégation russe sous couvert d’anonymat, à propos de dimanche.

Le président russe participera aux réunions du sommet mais ne sera pas présent lors d’un déjeuner officiel et parlera devant la presse plus tôt que prévu. Ce déjeuner est plus une sorte de divertissement, a ajouté la source.

Cette source a toutefois démenti que M. Poutine quittait le sommet face à la pression que font peser sur lui les Occidentaux sur fond de crise en Ukraine. Il n’y a pas eu de scandale, a-t-elle fait valoir.

Le sommet du G20 se termine demain. Vladimir Poutine devra nécessairement le quitter, mais seulement lorsque l’ensemble du travail aura été fait, a pour sa part nuancé sur la radio russe Kommersant FM le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

M. Peskov a également démenti que la pression des dirigeants occidentaux, qui ont menacé la Russie de nouvelles sanctions si les combats en Ukraine s’intensifient, a forcé l’homme fort du Kremlin à modifier ses plans.

Ce sont des bêtises, a-t-il lancé. Le thème des sanctions est abordé de manière large et active lors de toutes les rencontres bilatérales (du sommet), mais personne ne fait pression, a affirmé M. Peskov.

Les Occidentaux ont accusé cette semaine la Russie d’envoyer des renforts d’armement lourd dans l’est de l’Ukraine, suscitant des craintes d’un retour à une guerre totale.

Les tensions entre la Russie et l’Occident ont ainsi relégué au second plan les autres thématiques de la première journée du sommet du G20 à Brisbane, en Australie.

M. Poutine a notamment rencontré lors du G20 en tête à tête le Premier ministre britannique David Cameron et le président français François Hollande.

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2014 14h32)