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Fukushima: 22 litres d’eau très radioactive ont coulé dans le sol

avril 11, 2013

TOKYO – La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a fait état jeudi d’une nouvelle fuite d’eau très radioactive, cette fois lors des opérations de pompage destinées à vider un réservoir souterrain défectueux qui laissait fuir le liquide contaminé.

Environ 22 litres ont fui et se sont répandus dans la terre, a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco) dans un communiqué.

Tepco, qui est en train d’essayer de la récupérer, avait reconnu mercredi la gravité des fuites d’eau contaminée constatées dernièrement et promis d’agir au plus vite pour vider les réservoirs défectueux.

C’est lors de ces opérations de transfert de l’eau du réservoir 3 non-étanche au N°6, qui n’a jusqu’à présent pas posé de problème, qu’une fuite s’est produite au niveau d’une jonction du dispositif employé.

La pompe a été stoppée mais une bonne vingtaine de litres d’eau étaient déjà répandus sur et dans le sol, sur une surface de 2 mètres sur 3.

Tepco avait fait état en fin de semaine dernière d’un premier écoulement d’eau en provenance d’un réservoir creusé dans le sol et muni d’un revêtement censé empêcher l’eau de s’infiltrer dans la terre.

Deux autres fuites ont été constatées ensuite, portant à trois le nombre des réservoirs souterrains affectés sur les sept existants.

L’eau radioactive en question provient du refroidissement des réacteurs ravagés. Elle est partiellement décontaminée et recyclée pour continuer à refroidir le combustible, mais il existe un excédent encore très radioactif qui doit être stocké avant de passer dans un deuxième dispositif de filtrage, actuellement en cours de test.

Tokyo electric

Romandie.com avec (©AFP / 11 avril 2013 11h03)

Tunisie : plus de 150 blessés à Siliana lors de violences entre manifestants et policiers

novembre 28, 2012

À Siliana, les policiers ont fait usage de balles d'une matière non identifiée. À Siliana, les policiers ont fait usage de balles d’une matière non identifiée. © Fethi Belaid/AFP

Pour la deuxième journée consécutive, des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre, mercredi 28 novembre, à Siliana, en Tunisie. Le bilan provisoire faisait état de plus de 150 blessés, selon une source hospitalière.

Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés dans la matinée de mercredi pour poursuivre leur grève générale, entamée la veille, afin d’exprimer leur ras-le-bol de la pauvreté persistante et leur volonté de voir le gouverneur de la région, Ahmed Zine Mahjoubi, quitter son poste. Ce dernier est critiqué pour son incapacité à relancer l’économie et le développement des infrastructures. Ils exigeaient également la libération de 14 personnes arrêtées lors d’une première grève générale en avril 2011, et dont le jugement se fait toujours attendre.

Un médecin de l’hôpital de Siliana, ville située à 120 km au sud-ouest de Tunis, a indiqué que plus de 150 manifestants étaient traités dans son établissement suite aux affrontements qui ont éclaté entre forces de l’ordre et manifestants. Quatre autres personnes blessées ont été transférées vers la capitale a indiqué le médecin, sans toutefois préciser la gravité de leurs blessures.

En colère contre la pauvreté

En début d’après-midi, mercredi, les affrontements se poursuivaient toujours, les manifestants lançant des pierres et les policiers de la garde nationale faisant usage de gaz lacrymogènes. Des chars blindés circulaient dans les rues, alors que des manifestants avaient réussi à en bloquer certains avec des barricades.

« Les habitants de Siliana les plus touchés par la pauvreté ne se mettront jamais à genoux », a déclaré le secrétaire général du bureau régional de la centrale syndicale à Siliana, Néjib Sebti, ajoutant qu’ils étaient prêts à donner leur vie pour la défense de leurs droits. Et d’ajouter que les forces de l’ordre avaient tiré des coups de semonce et usé de gaz lacrymogène et de balles faites d’une matière encore non identifiée.

L’Intérieur « préoccupé »

Le ministère de l’intérieur n’a pas souhaité commenter ces événements, tandis que le cabinet du Premier ministre a déclaré être préoccupé par les manifestations dans les lieux publics de Siliana. Il a aussi déploré le recours à la violence des protestataires à l’encontre des forces de l’ordre, de même que les tentatives d’endommager les biens publics et de s’en prendre aux sièges de la souveraineté.

La veille, des violences similaires avaient secoué Siliana, alors que les autorités avaient eu recours à des balles de caoutchouc pour disperser la foule, faisant 24 blessés. Malgré qu’il ait été approuvé par les syndicats et différents partis politiques, le rassemblement pacifique avait rapidement été réprimé par les autorités dépêchées sur place.

La région de Siliana, à l’instar de la plupart des régions du centre de la Tunisie, est marquée par une grande pauvreté. Des données officielles indiquent que les investissements y ont baissé de près de 45% entre janvier et octobre 2012, en plus d’un recul dans la création d’emploi de 66%, par rapport à la même époque de l’année précédente.

Jeuneafrique.com avec AFP