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Côte d’Ivoire – Renard : « Le collectif prime sur tout. Si tu intègres ça, tout est possible ! »

février 10, 2015

Hervé Renard est le seul entraîneur à avoir gagné deux CAN avec deux sélections différentes.
Hervé Renard est le seul entraîneur à avoir gagné deux CAN avec deux sélections différentes. © DR

Depuis le retour de la délégation ivoirienne à Abidjan lundi, les Éléphants répondent aux multiples invitations officielles afin de fêter le second titre de champion d’Afrique de leur histoire (0-0, 9-8 aux t.a.b face au Ghana). Hervé Renard, le sélectionneur national, revient sur la folle épopée des Ivoiriens.

Jeune Afrique : l’accueil de la population ivoirienne doit vous renvoyer à des souvenirs pas très anciens…

Hervé Renard : Oui, cela me rappelle la ferveur du peuple zambien après notre succès lors de la CAN 2012. Depuis notre retour à Abidjan, nous avons droit à un accueil extraordinaire. J’avais dit aux joueurs que pour eux, que pour leurs compatriotes, gagner une CAN était quelque chose de fantastique. Que c’était une émotion à vivre et qu’elle valait bien de faire des sacrifices.

Cette année, la Côte d’Ivoire n’étant pas le grand favori. Cela a-t-il mis un peu moins de pression sur vos joueurs ?

Non, car la pression, nous nous l’étions mise nous-mêmes. Quand on joue pour un grand pays comme la Côte d’Ivoire, on se doit de la supporter. À partir du moment où je suis arrivé dans ce pays, en août dernier, j’avais un objectif : qualifier la Côte d’Ivoire à la CAN, et essayer de la gagner. Je suis quelqu’un d’ambitieux, et quand je signe quelque part, c’est pour avoir des résultats. Évidemment, nous n’étions sûrs de rien, car on avait renouvelé une partie de l’équipe avec mon staff, mais nous avons tout mis en œuvre pour aller au bout.

Dirige-t-on les stars ivoiriennes comme les internationaux zambiens ?

Quand j’ai vu les joueurs, je leur ai dit certaines choses qu’ils n’avaient peut-être pas envie d’entendre.

On doit adapter son discours en fonction de chacun, de son expérience. J’ai beaucoup appris de Claude Le Roy, dont j’étais l’adjoint au Ghana notamment. On ne parle pas de la même façon à Yaya Touré qu’à un joueur qui n’a pas son vécu, son aura. Mais pour avancer, pour faire passer un message, il faut aussi dire certaines choses.

Et vous n’avez pas hésité à le faire…

Vous me connaissez très bien, vous savez comment je fonctionne. J’étais parfaitement conscient de la qualité individuelle de cette équipe. Mais pour gagner, même si le talent est indispensable, il faut un vrai esprit collectif. Alors, quand j’ai vu les joueurs, je leur ai dit certaines choses qu’ils n’avaient peut-être pas envie d’entendre. Qu’il fallait avoir à l’esprit que le collectif prime sur tout. Si tu intègres cela, tout est possible !

Il n’ya eu aucun problème de comportement lors de la CAN ?

Aucun. La preuve,  on a fini à 23 alors qu’en 2012, j’avais viré un joueur zambien pour cause d’indiscipline ! Certains n’étaient peut-être pas satisfaits de ne pas jouer, et c’est normal, mais aucun n’a posé de problème. Prenez Copa Barry : deux jours avant la finale, alors qu’il n’a pas joué un match, je vais lui dire que son comportement est exemplaire, qu’il apporte beaucoup au groupe. Et le jour de la finale, parce que Gbohouo se blesse, il est titulaire et fait le match qu’on sait

Depuis la victoire à Bata, il y a des spéculations autour de votre personne. Allez-vous rester le sélectionneur des Eléphants ?

J’ai un contrat jusqu’au 31 juillet 2016. On doit se voir prochainement avec le président Diallo pour faire le planning des prochaines semaines, et notamment les matches amicaux de mars. Vous savez que je suis ambitieux, que j’ai envie de disputer une Coupe du monde ou de jouer la Ligue des Champions. Ce qui me guide, c’est la passion. Pour l’instant, j’ai juste envie de savourer cette CAN.

Jeuneafrique.com par Alexis Billebault

La Côte d’Ivoire remporte la CAN 2015 à l’issue d’une folle séance de tirs au but

février 8, 2015

L’Ivoirien Serey Die défie balle au pied le Ghanéen Kwesi Appiah, à Bata le 8 février. © Photo AP

Les Ivoiriens ont remporté la 2e Coupe d’Afrique des nations de leur histoire en battant le Ghana à l’issue d’une séance de tirs au but complètement folle (9-8) où c’est le gardien des Elephants Copa Barry qui a offert la victoire à son pays. Avant cela, aucune équipe n’avait pu prendre l’avantage (0-0). Hervé Renard devient le premier entraîneur a remporté la compétition avec deux sélections différentes.

Longtemps la finale de la CAN 2015 a sombré dans l’ennui. Peu d’occasions, peu de spectacle, peu de tout. Mais ça, c’était avant les tirs au but. Quand après 120 minutes, dont une demi-heure de prolongations, personne n’avait pu se départager dans la nuit tropicale de Bata (0-0), le spectacle est venu de la loterie du football. Et au-delà de désigner le vainqueur, la séance de tirs au but de la finale 2015 a basculé dans la légende. Le Ghana a d’abord mené deux buts à zéro avant de se faire reprendre à 2-2. Tout le monde marquait ensuite, et après 10 frappeurs de chaque côte ce sont les deux gardiens qui sont entrés en scène. Le portier ghanéen Braimah voyait son tir stoppé par Copa Barry. Le gardien ivoirien s’écroulait alors au sol, souffrant ou simulant des crampes – on l’a vu ensuite courir sans problème pour fêter la victoire -, avant de finalement s’élancer et d’offrir la victoire à son pays. C’est le deuxième titre de la Côte d’Ivoire, le premier pour la génération dorée ivoirienne qui avait vu Didier Drogba, l’icône, partir à la retraite internationale l’été dernier.

On s’attendait à une finale de la CAN 2105 de costaud entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, mais peut-être pas dans ce sens là. Après avoir passé trois buts à chacun de leurs adversaires en quarts et en demi-finale, les Elephants et les Black Stars ont adopté la tactique du hérisson à Bata dimanche soir. Aucune des deux équipes n’a voulu se découvrir et l’envie de ne pas perdre l’a emporté sur la volonté de gagner lors des 90 minutes du temps réglementaire. Ce n’est peut-être pas le plan de bataille des entraîneurs, comme en témoigne les consignes hurlées par Hervé Renard sur le banc ivoirien une bonne partie de la rencontre : « ne reculez pas, ne reculez pas! ».

Le poteau d’Atsu

Dans une finale où le ballon circulait principalement au milieu de terrain, les fautes ont été plus nombreuses que les occasions. Quelques rares coups d’éclats ont tout de même éclairé la touffeur de la nuit équato-guinéenne. C’est Max-Alain Gradel, l’attaquant ivoirien, qui le premier faisait passer un frisson dans le camp adverse au quart d’heure de jeu. Décalé par Gervinho à l’entrée de la surface de réparation, il envoyait un boulet de canon juste au dessus de la barre tranversale de Braimah, le gardien ghanéen. Ensuite ? L’attaquant ghanéen Christian Atsu réalisait le geste de la rencontre à la 26e, lui qui avait déjà inscrit un but splendide face à la Guinée en quarts. En pivot, l’attaquant d’Everton (Premier League) se retournait vif comme l’éclair avant d’expédier une frappe enroulée du gauche de 25 mètres qui allait s’écraser sur le poteau de Barry Copa. Le gardien ivoirien qui était déjà de la finale perdue face à la Zambie… d’Hervé Renard en 2012.

Le remake de la finale de 1992

La deuxième période se révélait être encore plus terne. La fatigue et la chaleur tropicale de Bata pesait de plus en plus sur les organismes, déjà fatigués par trois semaines de compétition. Il manquait toujours un petit quelque chose aux Ivoiriens ou Ghanéens pour faire la différence et inscrire ce but tant fantasmé. Comme à la 90e minute quand Serge Aurier débordait toute la défense des Black Stars, mais Seydou Doumbia était trop court de quelques centimètres pour reprendre l’offrande.Le scénario semblait alors déjà écrit avant le rab des prolongations, où il ne se passait rien de plus. Ce Ghana-Côte d’Ivoire serait le remake à l’identique de la finale de 1992 entre les deux équipes qui déjà s’était joué au tirs au but après un score nul et vierge. Il y a 23 ans le destin avait penché en faveur des Ivoiriens dans cette loterie du football. En 2015, les Dieux du football n’ont pas changé d’avis.

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Jeuneafrique.com par Camille Belsoeur

Ebola: malgré zéro cas, la Côte d’Ivoire au bord de la psychose

août 26, 2014
Ebola: malgré zéro cas, la Côte d'Ivoire au bord de la psychose © AFP

Ebola: malgré zéro cas, la Côte d’Ivoire au bord de la psychose © AFP

La rumeur a pris il y a une semaine à Kotouba, dans le nord de la Côte d’Ivoire: quand les téléphones ont carillonné en pleine nuit, tout le village s’est mis à boire de l’eau salée pour combattre Ebola.

« C’est dû à une révélation d’un monsieur. Il nous a dit que le virus était arrivé dans le pays et qu’on devait prendre du sel, en boire et se frotter le corps avec pour que la maladie parte », raconte Siamou Kobenan.

Impossible de se soustraire à la prophétie: « Si quelqu’un a une clairvoyance, on ne peut pas ne pas le croire », explique ce paysan à l’AFP. « Pour l’instant, on n’a pas eu de problème d’Ébola à Kotouba », observe-t-il pour justifier cette adhésion massive au sel, qui aurait toutefois provoqué une épidémie de. . . diarrhée.

Quand bien même aucun cas d’Ébola n’a été diagnostiqué dans toute la Côte d’Ivoire, le remède en vogue dans la petite bourgade du nord du pays est tout autant utilisé dans les quartiers pauvres d’Abidjan, la capitale économique.

« Tout le monde dit de boire de l’eau salée ou même manger de l’oignon contre l’Ébola », s’étrangle Évariste Kouassi, un commerçant, qualifiant de « folie » l’hystérie générale.

De fait, la Côte d’Ivoire, qui se sait très menacée par l’épidémie depuis sa découverte en mars en Guinée, à 150 km de son territoire, est proche de la psychose.

Avec déjà 1. 427 morts, plus d’un malade sur deux dans les quatre pays d’Afrique de l’Ouest actuellement touchés, Ébola s’impose dans toutes les conversations. Des messages de prévention sont matraqués dans les médias contre cette fièvre hémorragique extrêmement contagieuse.

Vendredi, Abidjan a décidé de fermer ses frontières terrestres avec la Guinée (407 morts) et le Liberia (624) après que de premiers décès eurent été rapportés côté libérien dans la région jouxtant la Côte d’Ivoire, jusqu’alors épargnée.

La mesure, déjà appliquée officieusement depuis quelques semaines, est la dernière en date après cinq mois de riposte graduée de l’État ivoirien face au virus.

L’interdiction de manger de la viande de brousse, qui véhicule la maladie, a d’abord été assortie d’un renforcement du dispositif médical. Mi-août, Abidjan a suspendu les vols avec les pays affectés, avant d’interdire toute compétition sportive internationale sur son territoire.

– ‘Ebola dégage !’ –

Nul ne sait où se tiendra la rencontre face à la Sierra Leone (autre pays fortement affecté), qualificative pour la Coupe d’Afrique des nations de football, prévue le 6 septembre à Abidjan.

Le gouvernement a également appelé à « se laver régulièrement et soigneusement les mains à l’eau et au savon » et à « éviter de serrer les mains et de faire des accolades ».

De nombreux Abidjanais achètent ainsi massivement des bidons de gel antiseptique qui colorent les bureaux du Plateau, le quartier administratif et d’affaires de la ville.

La puissante Église catholique ivoirienne est montée au créneau, demandant à ses fidèles de « ne pas minimiser les recommandations gouvernementales ».

La mobilisation est également artistique. Une douzaine de peintres, revêtus de tenues de guerre traditionnelles, le corps couvert de charbon, ont occupé une portion de la principale autoroute d’Abidjan en brandissant des pancartes « Ebola Chiét » (« Ebola dégage », en nouchi, la langue de la rue).

Israël Yoroba Guébo, un journaliste-blogueur, a écrit mi-août une chanson « citoyenne », « Stop Ebola » qui totalise près de 8. 000 vues. Un opérateur mobile veut utiliser sa mélodie comme tonalité d’appel.

« Si on est arrivé à une telle méfiance, c’est que l’heure est grave », remarque M. Guébo, pour qui la « psychose » est réelle.

Les villageois de Gandopleu, dans l’ouest, ne sont « plus prêts à recevoir (leurs) frères des pays voisins de la Guinée et du Liberia », vitupère Dan Soumahoro, un sexagénaire qui dit avoir « beaucoup peur » de cette « sale maladie qui vous fait transpirer du sang ».

Des irréductibles persistent pourtant à nier l’évidence.

Dans certaines localités rurales, « on continue de manger de la viande de brousse en se disant: +Ebola c’est un virus des Blancs pour décimer la population africaine+ », déplore l’universitaire Jules Évariste Toa.

D’autres accusent le gouvernement de cacher les victimes ivoiriennes, ce que nient évidemment les autorités sanitaires.

Difficile toutefois de cloisonner un pays aux frontières si poreuses. A Odienné, grande ville du Nord-Ouest proche de la Guinée, une traversée clandestine coûte 15. 000 francs CFA, raconte un habitant. 23 euros suffisent pour potentiellement infecter la Côte d’Ivoire.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mondial 2014 : les supporteurs ivoiriens n’ont pas le coeur à la fête

juin 11, 2014
Un supporteur ivoirien lors de l'élimination de la Côte d'Ivoire par l'Algérie à la CAN 2010. © AFP

Un supporteur ivoirien lors de l’élimination de la Côte d’Ivoire par l’Algérie à la CAN 2010. © AFP

Contrairement aux autres supporteurs africains dont les équipes participent au Mondial 2014 au Brésil, ceux de Côte d’Ivoire ne sont pas emballés par la grande fête du football. Prix du déplacement et mauvaises performances des Éléphants semblent avoir eu raison de leur enthousiasme.

Certains aficionados africains vont soutenir leur équipe sur le terrain. D’autres pas. À la veille de la Coupe du monde, alors qu’en Algérie, au Cameroun ou au Ghana, la fièvre footballistique monte en puissance et où des dizaines de charters de supporteurs s’apprêtent à décoller pour le Brésil, la Côte d’Ivoire semble faire bande à part. Pour les fans des Éléphants, l’engouement n’est manifestement pas le même que lors du Mondial de 2006 en Allemagne ou celui de 2010 en Afrique du Sud.

Cette année, la plupart des supporteurs ivoiriens resteront au pays. Ils suivront les prestations de leur équipe chez eux, chez des amis ou au pub. Le manque de ferveur populaire se traduit même dans les rues, où aucun gadget de l’équipe nationale n’est en vente comme par le passé. Seul la chaîne de magasins City Sport a mis en vente les maillots officiels, et à la boutique du Comité national des supporteurs des Éléphants (CNSE, organe financé par les fonds publics) aux Deux Plateaux, à Abidjan, les articles du Mondial cherchent désespérément preneurs.

Le pays n’a pas prévu non plus de préparatifs particuliers, partout c’est le calme plat. Un paradoxe, la sélection ivoirienne étant parmi les cinq équipes africaines qualifiées celle qui a le plus de chances d’accéder au second tour et de prolonger son séjour brésilien. Car contrairement aux tirages au sort des deux éditions précédentes, celui de cette année est plutôt favorable aux Éléphants, qui se retrouvent dans un groupe C accessible, avec la Grèce, la Colombie et le Japon.

Les coûts exorbitants de la destination Brésil ont refroidi tout le monde. Pour les 3 matches de poule, il faut compter 8 millions de F CFA [12 200 euros] par personne.

Climat de divorce

Mais les échecs répétés de Didier Drogba et de ses coéquipiers lors du Mondial de 2006 et de 2010, comme à la Coupe d’Afrique des nations (CAN), en 2010, 2012 et 2013, ont fini par générer un climat de divorce entre les Ivoiriens et les Éléphants. “Ils ne font rien pour nous rassurer. Sur les six derniers matches, les Éléphants n’ont pris que 8 points sur 18 possibles… Personne ne grillera ses petites économies pour aller voir des gars qui ne gagneront pas”, explique un chef d’entreprise.

Parfait Kouassi, le président du CNSE, voit une autre raison à ce manque d’enthousiasme. “Les coûts exorbitants de la destination Brésil ont refroidi tout le monde. Pour les 3 matches de poule [vols, hébergement, transports et accès aux stades, NDLR], il faut compter 8 millions de F CFA [12 200 euros] par personne, contre 2 millions de F CFA en Afrique du Sud. Ce n’est pas donné !”

Quelques initiatives pour soutenir la sélection nationale dans les stades brésiliens ont cependant été prises. Ainsi, sur un budget de 400 millions de F CFA présenté par le CNSE, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a décidé que l’État devait contribuer à hauteur de 300 millions de F CFA pour financer le voyage au Brésil d’environ 50 supporters dits “professionnels”, membres du CNSE. À titre de comparaison, au Ghana, le gouvernement a réussi convaincre le Parlement d’autoriser la Ghana National Petroleum Company (GNPC), la compagnie pétrolière publique, à prendre en charge le voyage de 300 supporteurs (sur 1 000 proposés).

Peu de clients dans les agences privées

“Pour compenser la quasi-absence des supporteurs Ivoiriens dans les stades brésiliens, nous étions en contact avec la fédération des supporteurs camerounais, explique Parfait Kouassi. Nous voulions mutualiser nos efforts et nos membres dans les villes où la Côte d’Ivoire et le Cameroun joueraient des matches de poules [en l’occurrence, il n’y en aura qu’une : Brasilia]. Mais, cela devait entraîner des coûts supplémentaires et l’idée a été abandonnée”.

Par ailleurs, des agences privées comme Capital Voyages, La Commerciale ou encore Afric Voyages, qui ont pu obtenir des agréments de la Fédération internationale de football association (Fifa), proposent des “packages” allant de 3,5 à 8 millions de F CFA selon les prestations et la durée du séjour. “Nous offrons des packs composés de 1, 2 ou 3 matches, avec hébergement en demi-pension ou pension complète, en fonction des budgets. Mais ce n’est pas la grande affluence !”, confirme une voyagiste.

Restera, pour compléter la maigre liste des chanceux qui feront le voyage, les quelques heureux gagnants des concours et tirages aux sorts organisés par les entreprises sponsors de l’équipe nationale ivoirienne, qui ont inclus dans les programmes de fidélisation de leur clientèle des séjours au Brésil.
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Jeuneafrique.com par Baudelaire Mieu, à Abidjan