Posts Tagged ‘la frontiere’

Ukraine: Washington accueillerait favorablement le retrait des troupes russes

mars 31, 2014

WASHINGTON – Les Etats-Unis accueilleraient favorablement le retrait des troupes russes à la frontière ukrainienne, ont affirmé lundi des responsables américains sans toutefois confirmer des annonces en ce sens formulées par Kiev et Moscou.

Si les informations qui font état d’un retrait des troupes russes de la région frontalière (avec l’Ukraine) s’avèrent justes, cela constituerait une première étape bienvenue, a déclaré la porte-parole du département d’Etat américain, Jennifer Psaki.

Dans cette éventualité, nous encouragerions la Russie à accélérer ce retrait, a-t-elle ajouté dans un communiqué, alors que le secrétaire d’Etat John Kerry est en Israël.

Nous continuons à pousser la Russie à ouvrir un dialogue avec le gouvernement à Kiev afin d’apaiser la situation tout en respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, a-t-elle ajouté.

Je ne peux pas confirmer si les Russes retirent des troupes de la frontière russo-ukrainienne, a de son côté affirmé le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel, ajoutant que c’était une étape nécessaire pour avoir une discussion sérieuse sur les moyens de conduire à une désescalade.

Interrogé sur l’ampleur du déploiement russe à la frontière ukrainienne, le chef du Pentagone a évoqué des dizaines de milliers d’hommes sans plus de précision.

Entre 40.000 à 50.000 soldats russes sont actuellement déployés à la frontière, a de son côté affirmé à l’AFP un responsable américain sous couvert de l’anonymat.

Si ce retrait était confirmé, ce ne serait qu’une fraction de la présence russe à la frontière, loin de ce que doit être fait et que nous devons voir, a renchéri une autre porte-parole du département d’Etat, Marie Harf.

Un retrait partiel des troupes russes massées à la frontière de l’Ukraine a été annoncé en fin de matinée à l’AFP par un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, alors que Kiev craint une invasion de l’est du pays après la perte de la Crimée.

John Kerry s’est par ailleurs à nouveau entretenu par téléphone lundi avec son homologue russe Sergueï Lavrov avant son arrivée en Israël, selon des responsables américains. Les deux hommes s’étaient rencontrés plusieurs heures à Paris dimanche, sans parvenir à un accord sur la crise ukrainienne.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2014 21h51)

Obama: la Russie doit retirer ses troupes de la frontière ukrainienne

mars 28, 2014

WASHINGTON – Le président des Etats-Unis Barack Obama a exhorté vendredi la Russie à retirer les troupes qu’elle a massées le long de sa frontière avec l’Ukraine et à négocier avec la communauté internationale.

Il se peut que (les Russes) tentent d’intimider l’Ukraine, mais il est aussi possible qu’ils aient d’autres projets, en envoyant des soldats à proximité de la frontière, a dit M. Obama lors d’une interview accordée à la chaîne américaine CBS.

Quoi qu’il en soit, pour parvenir à une désescalade et résoudre cette situation, la Russie doit retirer ses troupes et commencer à négocier directement avec le gouvernement ukrainien et la communauté internationale, a souligné le président américain au cours de cet entretien diffusé peu avant son arrivée en Arabie saoudite.

La veille, le président du conseil de sécurité nationale ukrainien, Andriï Paroubiï, a estimé que 100.000 soldats russes stationnaient près de la frontière, soit bien plus que les 20.000 hommes évoqués par les Etats-Unis.

Selon M. Obama, Vladimir Poutine fait preuve de rancune au sujet de ce qu’il considère comme la perte de l’Union soviétique, affirmant que son homologue russe ne devrait pas retourner aux pratiques qui prévalaient à l’époque de la Guerre froide.

Il est possible qu’il interprète mal l’Occident. Il est certain qu’il interprète mal la politique étrangère américaine, a encore indiqué Barack Obama.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2014 12h48)

Nigeria : Boko Haram assassine 19 automobilistes près de la frontière avec le Cameroun

octobre 20, 2013

Dix-neuf personnes ont été tuées dimanche par des islamistes du groupe Boko Haram portant des uniformes de soldats nigérians dans le nord-est du pays, près de la frontière avec le Cameroun, ont indiqué des habitants.

« Nous avons trouvé 19 cadavres sur les lieux de l’attaque menée par les hommes de Boko Haram », a indiqué à l’AFP Musa Abur, l’un des responsables d’une milice locale civile. Les assaillants, circulant à moto et armés de Kalachnikovs, ont bloqué dimanche matin la route près de la ville de Logumani, à 30 km de la frontière camerounaise, tuant 19 automobilistes et brûlant trois camions, selon les témoins

« Cinq des victimes, dont les conducteurs et leurs assistants de deux camions ont été tués par balle, les autres ont été abattus à coup de machettes », a-t-il ajouté.

Selon lui, les assaillants avaient attaqué vendredi soir la ville frontalière de Gamboru Ngala, près de Logumani, mais ils avaient été repoussés par des soldats et des miliciens locaux.

Un automobiliste, rescapé de l’attaque, a livré un témoignage similaire.

« Découpés »

« Ils nous ont demandé de sortir de nos véhicules et de nous allonger, face contre terre, Ils étaient neuf hommes, vêtus d’uniformes militaires », a expliqué à l’AFP Buba, blessé par balle à la jambe

« Ils ont tué cinq personnes, découpé 14 autres avant de recevoir un appel téléphonique les prévenant que des soldats arrivaient. Ils nous ont alors abandonné et se sont enfuis sur leurs motos dans le bush », a-t-il poursuivi.

Le groupe extrémiste revendique la création d’un Etat islamique dans le nord du Nigeria, majoritairement musulman, au contraire du sud, à majorité chrétienne.

Les attaques de Boko Haram et leur répression sanglante ont fait au moins 3.600 morts depuis 2009 selon l’ONG Human Rights Watch.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : un commando attaque Dabou, à 50 km d’Abidjan

août 16, 2012

Les forces anti-Ouattara poursuivent leur tentative de déstabilisation du régime ivoirien à l’approche de l’audience de confirmation des charges de Laurent Gbagbo devant la CPI. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une dizaine d’hommes en armes ont attaqué la ville de Dabou, près d’Abidjan. Trois civils ont été tués ont constaté des journalistes de l`AFP.

A la morgue de l`hôpital de Dabou (environ 50 km à l`ouest d`Abidjan), trois corps ont été déposés: celui d`un chauffeur de car tué par les assaillants qui ont dérobé son véhicule pour bloquer une route de la ville, selon l`armée, et ceux de deux employés d`une boulangerie, dont un collègue des victimes a confirmé l`identité.

Quelque 72 heures après les attaques des positions de l’armée ivoirienne à la frontiere ivoiro-libérienne à l’ouest du pays, c’est au tour de la ville de Dabou de connaître des heures chaudes. Dans la nuit de mercredi à jeudi, plusieurs points stratégiques de cette ville située à environ 50 km d’Abidjan ont été violemment attaqués par des hommes armés.

« Tout a débuté vers minuit. Nous avons entendu des tirs nourris à travers la ville. Cela a duré jusqu’à 6 heures du matin (GMT). Tout le monde est coincé chez soi. Personne n’ose sortir. Nous sommes encore en état de choc », confie l’un des habitants à Jeune Afrique.

Selon des sources sécuritaires, les assaillants n’ont rien laissé au hasard. « Un commando de plus d’une dizaine d’hommes a lancé un raid sur la ville. Les agresseurs ont attaqué nos positions et la prison. Ils ont fait libérer les prisonniers qu’ils ont ensuite armés. Mais la situation est redevenue normale. Les assaillants ont été repoussés. Nous avons procédé à des arrestations et repris certains évadés », a révélé un chef militaire de la ville.

Série d’attaques

Les sièges locaux de la gendarmerie et de la police ainsi que la caserne des FRCI ont été touchés. Aucun bilan n’était disponible dans l’immédiat, mais des autorités gouvernementales et militaires sont attendues dans la ville au cours de la journée.

Cet incident survient après une récente série d’attaques contre des membres des FRCI dans la capitale économique ivoirienne et ses environs. Ces accrochages ont brusquement fait monter la tension en Côte d’Ivoire, un peu plus d’un an après la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011). Dix militaires ont été tués les 5 et 6 août à Abidjan dans une attaque contre un camp de l’armée. Le gouvernement a accusé des miliciens et militaires partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo, dont le parti, le Front populaire ivoirien (FPI), a rejeté ces allégations et réclamé des enquêtes.

Jeuneafrique.com avec AFP