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Tchad : l’UFR de Timan Erdimi veut reprendre la lutte armée contre Idriss Déby Itno

mars 21, 2013

Timan Erdimi, président l'Union des forces de la résistance (UFR). Timan Erdimi, président l’Union des forces de la résistance (UFR). © AFP

Réfugié à Doha, au Qatar, le leader de la coalition rebelle de l’Union des forces de Résistance (UFR), Timan Erdimi, a affirmé, jeudi 21 mars, vouloir reprendre les armes contre le régime du président Idriss Déby Itno.

« Nous avons décidé de reprendre la lutte. C’est une lutte armée, bien sûr ». C’est depuis Doha, où il est réfugié, que Timan Erdimi, leader de l’Union des forces de résistance (UFR) a affirmé, jeudi 21 mars, que son mouvement rebelle allait reprendre la lutte armée.

« Mon déplacement au Tchad sur le terrain n’est pas indispensable. L’état-major est déjà sur place dans la zone de la frontière entre le Tchad et le Soudan. Des éléments commencent à arriver de partout », a-t-il précisé.

En mai 2009, l’attaque lancée par l’UFR à partir du Soudan s’était soldée par une défaite cuisante. Les rebelles avaient déposé les armes après les accords de paix entre le Tchad et le Soudan de 2009. « Quand il y a eu l’accord avec le Soudan, il devait y avoir des pourparlers avec nous mais ça fait deux ans et huit mois que nous sommes à Doha et on ne voit rien venir », a-t-il ajouté. Le président Idriss Déby Itno « a cru que parce qu’il y avait l’accord (avec le Soudan), il pouvait ne rien faire. On n’a jamais eu confiance dans Déby. On n’a pas donné toutes nos armes, on en avait caché. Bien sûr, on n’est pas à 100% mais on en récupérera sur le terrain comme d’habitude (dans de précédentes attaques) », a-t-il poursuivi.

Ancien proche du président tchadien dont il est un neveu, Erdimi est l’un des leaders ayant mené diverses attaques contre N’Djaména, dont celle de 2008 qui avait échoué devant le palais présidentiel. Ancien leader du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), une des principales rébellions, il avait été élu en 2009 à la tête de l’UFR.

Divisions

Alliance de mouvements « politico-militaires », l’UFR a toujours été minée par des divisions. En 2009, l’autre grande figure rebelle, Mahamat Nouri, s’était retiré de l’UFR pour créer l’Alliance nationale pour le changement et la démocratie (ANCD). Erdimi a assuré que l’UFR avait enregistré le ralliement de nombreux groupes et a promis : « la porte est ouverte à tout le monde (…) Nouri peut venir ».

Actuellement, quelque 2 000 soldats tchadiens sont engagés dans la guerre au Mali. À ce sujet, Erdimi a précisé: « Nous sommes contre le terrorisme. Nous ne sommes pas contre l’intervention au Mali. Quand Deby sera renvoyé, on pourra continuer à intervenir au Mali ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire : la guerre de leadership des chefs pro-Gbagbo exilés au Ghana

mars 19, 2013
Un meeting pro-Gbagbo, à Abdijan, en 2012. Un meeting pro-Gbagbo, à Abdijan, en 2012. © AFP

Les anciens dignitaires du régime de Laurent Gbagbo en exil au Ghana s’opposent sur la stratégie à suivre. Entre les partisans de la ligne dure et ceux du dialogue avec le pouvoir de Alassane Ouattara, les tensions sont de plus en plus vives.

« Que ceux de nos frères qui sont allés au Ghana reviennent, parce que ça ne sert à rien d’aller souffrir en exil ». L’appel lancé le 9 mars par le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, lors d’une visite à Abengourou (est de la Côte d’Ivoire), « a eu une répercussion positive auprès des exilés, confie un membre du Front populaire ivoirien (FPI) exilé à Accra, qui a requis l’anonymat. Pour beaucoup d’entre nous, Soro a été plus ou moins un modèle. Certes, il y a eu des divisions, mais l’homme reste un mythe et ses appels font naître en nous beaucoup d’espoir ».

Aujourd’hui, les partisans du retour d’exil semblent de plus en plus nombreux. Ils se réunissent régulièrement, mais « discrètement, presque dans la clandestinité », raconte l’un d’eux. « Ceux qui souhaitent poursuivre la lutte nous font peur, nous intimident et profèrent à notre endroit des menaces », poursuit-il. Les anciens dignitaires du régime Gbagbo en exil ne s’expriment pas d’une seule voix. Au sein de la « galaxie des patriotes » à Accra, l’unité s’est peu à peu fissurée. Aujourd’hui, plusieurs groupes distincts s’opposent et se mènent en sourdine une guerre de leadership.

Il y a d’abord ceux qui s’opposent à la direction du FPI en Côte d’Ivoire et à la politique menée par son président, Miaka Ourétto : revenir à la table de discussion et essayer d’obtenir les meilleures conditions pour que le parti puisse exister. « Si Miaka emmène le FPI aux élections, c’est une feuille morte », confie un proche de Gbagbo. Toujours animés par un désir de vengeance, ces pro-Gbagbos estiment que le régime d’Alassane Ouattara (qu’ils appellent « M.Ouattara ») est illégitime.

Double langage

Parmi eux, on retrouve notamment le porte-parole de l’ancien président ivoirien, Justin Koné Katinan (dont le procès à Accra doit reprendre le 27 mars), mais aussi Ahoua Don Mello, le porte-parole de l’ex-gouvernement Aké N’Gbo (Premier ministre du dernier gouvernement de Gbagbo), Damana Pickass, figure de la crise postélectorale, qui s’est illustré en arrachant les PV de la commission électorale indépendante, et Moussa Zéguen, autrefois à la tête du Groupement des patriotes pour la paix (GPP).

Leurs noms apparaissent dans le rapport des experts de l’ONU, publié le 15 octobre 2012, qui accrédite la thèse d’un commandement stratégique pour renverser le président Ouattara. Ces jusqu’au-boutistes sont regroupés au sein de la Coalition des patriotes ivoiriens en exil (Copie), dirigée par Pickass. « Ils préparent une série d’attaques ciblés sur certaines personnalités et des lieux qui, d’après eux, sont stratégiques pour l’affaiblissement du pouvoir en place », assure un exilé à Accra, qui a requis l’anonymat. Joint par Jeune Afrique, le leader de la Copie réfute une nouvelle fois ces accusations : « À chaque fois que le gouvernement a appelé au dialogue, nous avons répondu favorablement ».

« Lorsqu’il est avec ses compagnons, Pickass prêche la violence et la guerre », rétorque notre source. Quelle que soit la réalité de cette ligne dure, un autre groupe a peu à peu émergé. Après avoir longtemps revendiqué la légitimité de la lutte contre le pouvoir de Ouattara, ses membres sont désormais plus enclins au dialogue et leur positionnement tend à se rapprocher de celui de la direction du FPI. Il y a parmi eux Assoa Adou (ex-ministre des Eaux et Forêts de Gbagbo, qui dirige aujourd’hui la coalition des cadres du FPI en exil), Hubert Oulaï (ministre de la Fonction publique et de l’Emploi dans le Gouvernement Soro I), et Koné Boubacary, ancien chef de protocole de Gbagbo. Dans une lettre datée du 31 janvier, Assoa Adou a ainsi félicité Miaka Ouretto d’avoir « engagé des négociations avec le gouvernement ».

Suspicion

L’arrestation de Charles Blé Goudé en janvier a exacerbé les divisions entre les deux tendances et fait resurgir les rivalités d’hier. « Ils ont de moins en moins d’argent, et maintenant que les autorités ghanéennes ont choisi de collaborer avec Abidjan, leur situation est plus compliquée », analyse Rinaldo Depagne, spécialiste de la Côte d’Ivoire à l’International crisis group (ICG). « En ce moment, la suspicion est de mise. Chacun voit en son voisin un traître, un ennemi d’une quelconque lutte », confie notre exilé.

Quelques heures seulement après l’extradition de Blé Goudé, Touré Moussa Zéguen l’a accusé d’avoir un accord avec les autorités ivoiriennes. Menacé à Accra par les proches de l’ex-« général de la rue », Zéguen réside toujours à Accra mais va de cache en cache. Orphelin de leur leader, les proches de Blé Goudé comme l’ancien secrétaire d’État, Dossol Charles Rodel, ou son ami Richard Dacoury, ne savent plus à quel saint se vouer, soupçonnant même des proches de Pickass (dont la rivalité avec Blé Goudé est de notoriété publique) d’avoir joué un rôle dans l’arrestation de l’ancien chef des jeunes patriotes.

Au milieu de cette guerre d’ego qui n’a pas fini de faire des vagues, on imagine aisément le désarroi des militants vivant pour la plupart dans des camps de réfugiés. Ceux-là n’attendent certainement qu’un signe, une simple poignée de main entre ennemis d’hier, pour rentrer au pays.

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Jeuneafrique.com par Vincent Duhem

Samuel Sidibé : « Il faudra voir comment réhabiliter les mausolées détruits » du Nord-Mali

septembre 19, 2012
Samuel Sidibé craint que la situation au Nord-Mali ne favorise le pillage des biens culturels. Samuel Sidibé craint que la situation au Nord-Mali ne favorise le pillage des biens culturels. © DR

En marge d’un atelier sur la sensibilisation à la lutte contre le trafic illicite des biens culturels en Afrique de l’Ouest, qui s’est tenu à Dakar du 16 au 19 septembre, le directeur du Musée national du Mali, Samuel Sidibé, a répondu aux questions de Jeune Afrique. Archéologue de formation, il détaille les menaces qui pèsent sur les monuments du nord du Mali, passé sous le contrôle de groupes islamistes armés.

Jeune Afrique : Peut-on évaluer aujourd’hui l’ampleur des dégâts culturels au Nord-Mali ?

Samuel Sidibé : Des groupes islamiques armés occupent toute la région. Ils se sont mis à détruire les monuments au prétexte que leur islamisme serait authentique. Avec le départ de l’administration dans le Nord, on a de plus en plus de difficultés à évaluer exactement la situation. A priori, des situations comme celle qui prévaut sont porteuses d’anarchie et créent des conditions favorables à toutes les activités illicites. C’est cela que nous redoutons le plus aujourd’hui.

Des médiations ont été entreprises pour ramener à la raison les islamistes pilleurs. Qu’en est-il ?

Des médiations ont été faites, plusieurs organisations ont essayé, mais on n’a pas le sentiment aujourd’hui qu’elles ont apporté quelque chose. D’autant qu’en fin de semaine dernière, il y a encore eu des destructions de mausolées au nord de Gao.

Les perspectives de réhabilitation, de restauration ou de reconstruction des monuments détruits sont envisageables.

La restauration des biens détruits est-elle possible ?

Les perspectives de réhabilitation, de restauration ou de reconstruction des monuments détruits sont envisageables. Ce sont des monuments que l’on connaît, ils sont documentés. Il faudra donc voir avec les communautés comment on peut réhabiliter ces monuments ou ces mausolées pour que les populations puissent revenir à une pratique qui est essentielle pour elles.

Peut-on aujourd’hui quantifier ou évaluer le trafic illicite de biens culturels en Afrique ?

Il y a un déficit de ce point de vue. L’importance du trafic illicite s’évalue aujourd’hui à l’importance des objets africains qui sont en Europe. Si vous allez par exemple dans n’importe quel musée en Europe et dans les grandes collections privées, vous trouverez une quantité importante d’objets africains. Le trafic peut s’évaluer aussi à travers le nombre de sites archéologiques qui sont détruits. Car ceux-ci sont pillés par des gens qui exportent illicitement les objets. Mais il n’y a pas de statistiques disponibles là-dessus.

Qui sont ces pilleurs ?

Ce sont d’abord des opérateurs locaux qui sont des antiquaires. Ils payent parfois les gens pour voler ou piller les sites et, après coups, exportent illicitement les objets volés vers l’Europe.

L’époque où les européens venaient directement prospecter en Afrique pour acheter est révolue, à cause des mesures prises contre les pillages. Aujourd’hui, ils mettent en place des réseaux locaux qui peuvent éventuellement les ravitailler.

Jeuneafrique.com propos recueillis par  Nicolas Ly, à Dakar

Lutte contre l’esclavage en Mauritanie : Biram Ould Abeid sort de prison, le Coran à la main

septembre 4, 2012

Dans son combat contre l'esclavagisme en Mauritanie, Biram Ould Abeid a souvent connu la prison. Dans son combat contre l’esclavagisme en Mauritanie, Biram Ould Abeid a souvent connu la prison. © DR

Biram Ould Abeid, une des figures de la lutte anti-esclavagisme en Mauritanie, a été libéré lundi 3 septembre au soir, officiellement pour raison de santé. Il est accusé d’avoir brûlé des ouvrages religieux légitimant selon lui les thèses esclavagistes.

Après plus de quatre mois de détention préventive, Biram Ould Abeid est sorti de prison. Dans la soirée du lundi 3 septembre, le président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA-Mauritanie), ainsi que six autres militants, ont été libérés provisoirement par la justice mauritanienne. Une première victoire pour le collectif d’avocats qui les défend.

Derrière les barreaux, Biram Ould Abeid a vu sa santé décliner. Mais sa famille refuse de communiquer sur ce sujet. Certains de ses codétenus seraient également souffrants. Soulagé mais très affaibli, le leader de l’IRA a été applaudi par des centaines de partisans venus l’attendre à la sortie de la prison civile de Nouakchott. Un coran à la main, il a fustigé la « machination » dont il s’estime victime.

Interprétations du Coran sujettes à caution

« Le livre sacré de notre religion ne se prête à aucune discussion, explique Balla Touré, secrétaire aux relations extérieurs de l’IRA, qui ne compte pas parmi les ex-détenus. Mais nous continuons à en condamner les multiples interprétations qui, selon nous, légitiment les thèses esclavagistes. » Biram Ould Abeid et six de ses militants avaient été inculpés le 3 mai pour, entre autres, « violation des valeurs islamiques. » Le 27 avril, ils avaient incinéré à Nouakchott, des ouvrages fondateurs du rite malékite (dont ceux d’Ibn Achir, Al-Akhdari et Khalil), qu’ils accusent de valider l’esclavage. Un crime passible de 30 ans de prison en Mauritanie.

Les religieux et la classe politique s’étaient aussitôt vivement indignés, à tel point que le président de la République, Mohamed Ould Abdelaziz, avait annoncé que la charia serait appliquée. Lors de l’ouverture de leur procès le 27 juin, la cour criminelle de Nouakchott avait cependant annulé la procédure pour vice de forme. « Pour nous, c’est cette décision qui a vraiment été appliquée, bien que Biram ait officiellement été libéré en raison de son état de santé », confie Balla Touré, qui se dit optimiste pour la suite.

Mais la bataille est encore loin d’être gagnée pour l’IRA, puisque Biram Ould Abeid, ainsi que ses six militants, peuvent être à nouveau convoqués devant la justice à tout moment. En attendant, le militant se repose à son domicile, avant de passer un bilan de santé global à l’hôpital dans les prochains jours.

Jeuneafrique.com par Justine Spiegel

Kenya : le ministre de la Sécurité intérieure tué dans un accident aérien

juin 10, 2012
Des sauveteurs sont sur les lieux de l'accident d'un hélicoptère le 10 juin 2012. Des sauveteurs sont sur les lieux de l’accident d’un hélicoptère le 10 juin 2012. © AFP

Le ministre kényan de la Sécurité intérieure George Saitoti, candidat à l’élection présidentielle et important responsable dans la lutte contre les islamistes somaliens, a été tué dimanche près de Nairobi dans l’accident, aux causes encore indéterminées, de son hélicoptère avec cinq autres personnes à bord.

« Nous avons malheureusement perdu M. Saitoti et le ministre délégué (à la sécurité intérieure) Orwa Ojode », a déclaré à la presse le vice-président kényan Kalonzo Musyoka, arrivé sur les lieux de l’accident, dans une forêt près de Nairobi. Parmi les victimes se trouvent également les pilote et co-pilote de l’appareil — dont une femme — et les deux gardes du corps des responsables gouvernementaux, a ajouté M. Musyoka.

Le vice-président kényan n’a fait aucun commentaire sur la cause possible de l’accident de l’appareil, un hélicoptère de police muni de petites ailes fixes de la société Eurocopter. Cet appareil s’est écrasé à 08h30 locales (05h30 GMT) dans la forêt de Kibiku, dans les collines de Ngong proches de Nairobi, peu après avoir décollé de l’aéroport Wilson à Nairobi à destination de l’ouest du Kenya pour assister à une célébration religieuse.

Le Kenya a subi ces derniers mois une série d’attentats, attribués systématiquement par le gouvernement aux islamistes somaliens shebab, et en tant que ministre de la Sécurité intérieure, M. Saitoti était impliqué dans les mesures de sécurité prises à l’encontre de ces derniers. Mais rien à ce stade ne permet d’accréditer la thèse d’un attentat plutôt que celle d’un accident. L’armée kényane est entrée en octobre dernier en Somalie, où elle mène depuis, conjointement aux forces militaires d’autres puissances régionales, des opérations pour déloger les islamistes shebab de leurs bastions du sud et du centre de ce pays livré à la guerre civile depuis plus de 20 ans;

Brusque chute de l’appareil

« J’ai vu un appareil voler très bas, il est descendu soudainement et nous avons entendu une forte explosion, puis le feu s’est déclaré quand il a touché le sol », a rapporté à l’AFP un témoin, Ole Tolei, un fermier des environs de cette zone rurale. « L’appareil a fait du sur-place, et on a eu l’impression qu’il faisait demi-tour, et alors il est descendu », a témoigné un autre habitant, Henry Lelei. Après l’accident, « nous nous sommes précipité sur place et il y avait une femme qui pleurait. Elle n’était pas brûlée, mais nous ne pouvions pas nous approcher car le feu était trop fort. Quand l’incendie s’est propagé nous avons dû nous enfuir », a-t-il poursuivi.

« Le gouvernement va s’assurer qu’une enquête poussée soit menée. Nous ferons d’autres déclarations ultérieurement », a déclaré le Premier ministre Raila Odinga, qui s’est également rendu sur place. Les corps des occupants de l’appareil ont été brûlés au point d’empêcher toute identification immédiate, ont rapporté des officiers de police sur place. Un journaliste de l’AFP présent sur les lieux a vu les corps calcinés des six personnes sortis des décombres de l’appareil, dont les débris étaient dispersés sur plusieurs dizaines de mètres dans une zone forestière. La police a établi un cordon de sécurité pour tenter d’empêcher une foule de centaines de badauds d’approcher des lieux de l’accident.

Plusieurs fois ministres depuis 1983

George Saitoti était ministre de la Sécurité intérieure depuis la réélection de l’actuel président Mwai Kibaki en 2008. Il avait annoncé son intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle, prévue en principe en mars 2013. Il avait été ministre des Finances dès 1983, puis vice-président du Kenya à partir de 1989, avant d’être limogé en 2002 par le président de l’époque Daniel Arap Moi, après s’être opposé au choix de ce dernier de soutenir Uhuru Kenyatta pour lui succéder à la tête de l’Etat.

M. Saitoti avait alors rejoint le camp de l’opposant de l’époque Mwai Kibaki, et avait occupé d’abord le poste de ministre de l’Education après l’élection de ce dernier en 2002.

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique: Demafouth inculpé d' »atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat »

février 24, 2012

Le chef de la principale ex-rébellion centrafricaine  Jean-Jacques Demafouth, incarcéré depuis le 6 janvier, a été inculpé d' »atteinte  à la sûreté intérieure de l’Etat » par un juge d’instruction, a annoncé à l’AFP  son avocat vendredi.

« Jean-Jacques Demafouth a été présenté à un juge d’instruction qui l’a  inculpé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat », a déclaré son avocat Me  Mathias-Barthélémy Morouba

Selon l’avocat, « cette inculpation a été faite en dehors du délai légal de  garde à vue.  Ce qui est une violation du droit, et pire encore il est toujours  détenu à la SRI (section recherches et investigations de la gendarmerie de  Bangui).

« Son frère, Ousmane Baboua qui venait lui rendre visite le 9 janvier 2012 et  qui a été arrêté et détenu à la SRI depuis cette date, a été libéré jeudi tout  simplement parce que son dossier est totalement vide », a-t-il ajouté.

Le chef de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD,  principale ancienne rébellion centrafricaine) Jean-Jacques Demafouth est en  détention depuis le 6 janvier, accusé de « déstabilisation du pays » en prenant  contact avec d’autres mouvements rebelles, ce qu’il nie.

« Selon ce qui m’est parvenu, Demafouth cherchait à déstabiliser le pays.   Pour une personne de son rang, vouloir couper l’ensemble des forces  politico-militaires pour reprendre la lutte – au nom de quoi, je ne sais – c’est  méchant » avait déclaré fin janvier le président centrafricain François Bozizé.

« On m’accuse de vouloir prendre la tête d’une fusion de trois autres  rébellions (. . . ) mais je n’ai rien à voir avec ça », avait déclaré à l’AFP M.   Demafouth, par ailleurs vice-président du Comité de pilotage du programme de  désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) joint au téléphone après son  arrestation.

Dans un communiqué publié le 27 janvier dernier, le Comité de pilotage se  montrait inquiet de voir compromettre » le processus de paix en cours.

Jeuneafrique.com avec AFP