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Deuxième grand pèlerinage en nombre limité à La Mecque à cause du Covid

juillet 17, 2021
Deuxieme grand pelerinage en nombre limite a La Mecque a cause du Covid
Deuxième grand pèlerinage en nombre limité à La Mecque à cause du Covid© AFP/Fayez Nureldine

Les premiers fidèles musulmans sont arrivés samedi à la Grande mosquée de La Mecque, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, pour le début du hajj, grand pèlerinage annuel marqué pour la deuxième année consécutive par un quota ultralimité de pèlerins en raison du Covid.

Seuls 60.000 Saoudiens et étrangers résidents dans le royaume et vaccinés ont été autorisés à participer au hajj cette année. En 2020, à peine une dizaine de milliers de fidèles –soit le plus petit nombre dans l’histoire moderne de ce rassemblement– avaient pu l’effectuer, au plus fort des restrictions sanitaires et avant la course à la vaccination.

Très loin derrière les quelque 2,5 millions venus du monde entier en 2019, avant la pandémie.

Samedi matin, des centaines de fidèles divisés en petits groupes ont commencé à tourner autour de la Kaaba, la structure cubique noire située au coeur de la Grande mosquée et vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier.

Cette pratique, appelée le « tawaf » en arabe, marque le début du hajj, avant le lancement officiel des autres rites qui commenceront dimanche.

Parmi les heureux élus cette année, Ameen, un entrepreneur pétrolier indien de 58 ans basé dans la ville orientale de Dammam. Il a été sélectionné avec sa femme et ses trois enfants adultes parmi 558.000 candidats.

« Nous sommes ravis. Tant de nos amis et parents ont été rejetés », confie-t-il.

Début juillet, le ministère du Hajj a assuré vouloir se conformer aux « plus hauts niveaux de précautions sanitaires » face à la propagation de nouveaux variants.

« Processus de désinfection »

Seuls des résidents vaccinés, âgés de 18 à 65 ans et ne souffrant d’aucune maladie chronique, peuvent ainsi participer au hajj cette année.

Sur les chaînes de télévision saoudiennes, les interviews de responsables se succèdent pour insister sur les restrictions mises en place.

Les pèlerins seront divisés en groupes de 20 personnes pour « limiter la propagation du virus » au cas où l’une d’entre elles serait infectée, a déclaré à la télévision un responsable saoudien, Mohammed al-Bijaoui.

« Toutes les trois heures, 6.000 personnes entrent pour effectuer le tawaf d’arrivée », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère du hajj, Hisham al-Saeed. « Après le départ de chaque groupe, un processus de désinfection est effectué au sanctuaire. »

En plus de mesures de distanciation sociale strictes, le ministère du Hajj a introduit une « carte électronique du hajj » permettant un accès sans contact aux campings et hôtels pour pèlerins et aux transports vers les sites religieux.

« Loterie »

Des robots sont utilisés pour distribuer des bouteilles d’eau sacrée et les pèlerins ne sont pas autorisés à toucher la Kaaba.

Lors du hajj l’année dernière, aucun cas de Covid n’avait été signalé, les autorités ayant mis en place de sévères restrictions et distribué des kits stérilisés comprenant des désinfectants, des masques, un tapis de prière et un ihram, le vêtement blanc sans couture traditionnel du hajj.

Le grand pèlerinage, qui a lieu une fois par an, est l’un des cinq piliers de l’islam que les musulmans doivent accomplir au moins une fois dans leur vie si leur santé et leurs finances le permettent.

« Je ne peux décrire ce que je ressens. On a juste envie de pleurer et de se rapprocher de Dieu », dit Rania Azraq, une femme au foyer syrienne de 38 ans qui vit à Ryad.

« J’ai l’impression d’avoir gagné à la loterie », témoigne Mohammed El Eter, un pharmacien égyptien.

« C’est un moment spécial et inoubliable dans la vie. Je remercie Dieu de m’avoir accordé cette chance », a ajouté le trentenaire.

Mécontentement

Première économie du monde arabe grâce à l’exportation de pétrole, le royaume sunnite saoudien a bâti en grande partie son aura internationale grâce aux pèlerinages, qui assoient aussi son autorité politique dans le monde musulman.

L’interdiction des pèlerins venus de l’étranger pour la deuxième année consécutive, soutenue par les institutions islamiques du monde sunnite, a toutefois provoqué le mécontentement chez de nombreux musulmans.

Les moins fortunés économisent parfois toute une vie pour pouvoir payer un jour les frais importants du voyage à La Mecque.

« Je suis enfin prête financièrement et maintenant c’est le coronavirus qui m’en empêche », a déploré Amina Gaafar, une Egyptienne de 58 ans, qui économise depuis 30 ans pour « aller à la rencontre de Dieu ».

L’Arabie saoudite a enregistré jusqu’à présent plus de 500.000 infections, dont plus de 8.000 décès. Environ 20 millions de doses de vaccin ont été administrées dans ce pays de plus de 34 millions d’habitants.

Par Le Point avec AFP burs-gw/aem/awa/hj

Covid-19 : seules les personnes vaccinées pourront faire le petit pèlerinage durant le ramadan

avril 5, 2021

Seules les personnes vaccinées ou immunisées contre le Covid-19 seront autorisées à effectuer la omra (petit pèlerinage à La Mecque) durant le mois de jeûne musulman du ramadan qui commence à la mi-avril, ont annoncé lundi 5 avril les autorités saoudiennes.

Ces personnes appartiennent à trois catégories: celles qui ont reçu deux doses de vaccin, celles ayant reçu une seule dose depuis 14 jours et celles ayant guéri d’un traitement contre le virus, ont expliqué les autorités.

Par Le Figaro avec AFP

Arabie saoudite : le hajj oui, mais pas pour tout le monde

juin 23, 2020

La Kaaba, à La Mecque.

La Kaaba, à La Mecque. © Ashraf Amra/apaimages/SIPA

 

Prévu du 28 juillet au 2 août, le grand pèlerinage de La Mecque se déroulera dans des conditions drastiques. Dans la crainte d’une aggravation de la pandémie de coronavirus, seul un nombre limité de Saoudiens et de résidents du royaume sont autorisés à l’effectuer.

L’Arabie saoudite craignait que le hajj 2020 amplifie la pandémie de Covid-19. Ce lundi, le pays a annoncé que le pèlerinage est maintenu, mais que seul un nombre limité de Saoudiens et de résidents du royaume sont autorisés à l’effectuer, les conditions d’accès à La Mecque étant drastiquement réduites. Autrement dit : les musulmans en provenance de l’étranger n’auront pas de visa pour accomplir leur pèlerinage.

« Cette décision est prise pour garantir que le hajj ait lieu de manière sûre du point de vue de la santé publique, en observant toutes les mesures préventives et les protocoles de distanciation sociale nécessaires face aux risques associés à cette pandémie, et conformément aux enseignements de l’islam relatifs à la préservation la vie humaine », a justifié le ministère chargé du pèlerinage dans un communiqué publié le 22 juin.

Le ministre saoudien du Pèlerinage, Mohammad Benten, a précisé dès le lendemain que « le nombre de pèlerins sera d’environ un millier, un peu moins, un peu plus… Le nombre n’atteindra pas les 10.000 ou les 100.000. »

Dans l’intérêt des pèlerins

Fin mars, le même avait demandé aux musulmans de reporter temporairement leurs préparatifs du hajj. En réponse, la plupart des pays musulmans avaient suspendu les formalités de voyage. Un pèlerinage à La Mecque se prépare plusieurs mois à l’avance, et certaines familles y consacrent les économies d’une vie.

Al-Azhar a qualifié la décision de « sage et basée sur la jurisprudence islamique »

D’influentes voix de l’islam ont salué la décision saoudienne. La Ligue islamique mondiale (LIM), basée à La Mecque, a indiqué reconnaître la légitimité de ce hajj limité, dans l’intérêt des pèlerins eux-mêmes. La LIM est souvent considérée comme un bras diplomatique du royaume saoudien, ainsi que comme un instrument de diffusion du wahhabisme.

Depuis Le Caire, la prestigieuse institution sunnite Al-Azhar a qualifié la décision de « sage et basée sur la jurisprudence islamique ». Youssef Al-Othaimeen, secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique a dit de son côté « apprécier le soin extrême donné à la santé et à la sécurité des pèlerins ».

Impact économique

L’an dernier, 2,5 millions de fidèles s’étaient pressés autour de la Kaaba, faisant du hajj l’un des plus importants rassemblements religieux au monde. Ce pèlerinage est l’un des cinq piliers de l’islam. Son maintien en version limitée risque d’affecter l’économie saoudienne déjà touchée de plein fouet par la chute des prix du pétrole. D’autant que le pays avait déjà suspendu, en mars, la omra — petit pèlerinage –, qui s’effectue toute l’année à La Mecque et Médine, les deux lieux les plus saints de l’islam.

Or, lors du hajj et de la omra, les pèlerins injectent chaque année 10,6 milliards d’euros dans l’économie saoudienne, selon le gouvernement, une somme bienvenue en ces temps d’austérité, et dont le royaume va devoir se passer. Le grand pèlerinage fait partie des autres sources de revenus vers lesquelles le royaume souhaite réorienter son économie dans le cadre du plan de réforme du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui veut débarrasser son pays de sa dépendance à la rente pétrolière.

Par Jeune Afrique avec AFP

 

Au moins 87 morts dans la chute d’une grue dans la Grande mosquée

septembre 11, 2015

Au moins 87 personnes ont été tuées et 183 autres blessées vendredi quand une grue s’est effondrée sur la Grande mosquée de La Mecque, dans l’ouest de l’Arabie saoudite. Cet accident a eu lieu à une dizaine de jours du début du pèlerinage, a indiqué la défense civile.

Peu de détails étaient disponibles dans l’immédiat sur les circonstances de l’accident. Mais des photos circulaient sur les réseaux sociaux montrant des corps ensanglantés gisant dans une cour de la mosquée où une partie de la grue semble avoir chuté.

De fortes pluies frappaient La Mecque lorsque l’incident a eu lieu. Selon la chaîne de télévision Al Arabia, la grue est tombée en raison de vents violents. L’ouest de l’Arabie saoudite est en proie à de fortes tempêtes de sable depuis quelques jours. La Grande mosquée est généralement bondée le vendredi, jour hebdomadaire de repos et de prières chez les musulmans.

Cet accident intervient alors que l’Arabie saoudite s’apprête à accueillir des centaines de milliers de pèlerins pour le hajj, l’un des cinq piliers de l’islam que tout fidèle est censé accomplir au moins une fois dans sa vie s’il en a les moyens.

Un énorme projet est actuellement en cours pour agrandir la superficie de la mosquée de 400’000 mètres carrés, ce qui permettrait d’accueillir jusqu’à 2,2 millions de personnes à la fois. La mosquée est ainsi entourée de plusieurs grues utilisées pour exécuter ces travaux.

Romandie.com

La Mecque: populaire au hajj, le « selfie » irrite les conservateurs

octobre 5, 2014

La Mecque: populaire au hajj, le 'selfie' irrite les conservateurs
La Mecque: populaire au hajj, le « selfie » irrite les conservateurs © AFP

La folie des « selfies » a saisi cette année les pèlerins à La Mecque, qui se prennent en photo devant les sites les plus sacrés de l’islam, au risque d’irriter les religieux tenants de la tradition.

Youssef Ali lève un bras devant lui, étreint son père et tous deux sourient à l’appareil photo devant les stèles de lapidation de Satan.

Un peu plus loin, Ali Mohammed Ali, 24 ans, prend un selfie devant la pancarte verte sur laquelle est écrit « la Grande Jamarah », l’une des trois stèles du site de Mina, à quelques kilomètres de La Mecque.

« Comme c’est mon premier hajj, il est important d’enregistrer ce qui se passe autour de moi », explique ce Koweïtien barbu et vêtu d’une façon décontractée, avec pantalon de survêtement et paire de sandales.

« Partout où je vais, je prends des photos, surtout depuis qu’il existe ces petites caméras qui permettent les vues panoramiques », ajoute-t-il, tout sourire.

Malgré ses 65 ans, le père d’Ali ne voit pas de mal à prendre des clichés de soi-même. Car, selon lui, « ceux qui prennent ces photos immortalisent un évènement rare, une expérience unique dans la vie d’un musulman ».

Du Tawaf, la circonvolution autour de la Kaaba, monument cubique au milieu de la Grande mosquée vers lequel les musulmans s’orientent pour prier, au Mont Arafat, lieu de prière et d’invocation, toutes les étapes du rituel sont ainsi immortalisées par les centaines de milliers de pèlerins venus cette année à La Mecque.

Cela fait du hajj, le plus grand rassemblement annuel musulman qui s’achève mardi, l’un des évènements les plus diffusés sur les réseaux sociaux.

– #Hajjselfie –

Deux femmes en abaya, ample robe noire couvrant tout le corps, s’apprêtent elles aussi à effectuer le rituel de lapidation au lendemain de la célébration de l’Aïd al-Adha, la fête du sacrifice. Mais, avant, elles s’arrêtent brièvement pour un rapide autoportrait.

« Ma fille et moi, nous prenons des selfies pour envoyer nos images aux membres de notre famille à Paris », témoigne la mère, Oum Abdallah, une Saoudienne de 44 ans de Jeddah (ouest).

Wafa Ahmed, sa fille de 19 ans, avoue « aimer prendre des selfies » partout où elle va pour les montrer à ses amis et les garder pour elle.

Mais ce phénomène ne va pas sans susciter l’incompréhension ou l’hostilité de fidèles conservateurs qui les expriment notamment en utilisant le hashtag #Hajjselfie sur Twitter.

« Quand il a effectué la Omra (petit pèlerinage) au milieu des années 1990, mon père a failli se faire confisquer sa caméra aux cris +haram+ (illicite), alors que maintenant tout le monde fait des selfies » avec son téléphone portable, s’étonne un fidèle.

« Le Hajj est un dépassement de soi. Les selfies n’apportent rien », dit un autre.

Interrogé par l’AFP, un professeur de théologie à Ryad ne voit « pas de problème si les photos sont destinées à l’usage personnel et non à une large diffusion ».

« Si l’objectif est de se glorifier, elles sont illicites, notamment celles prises pendant les rituels du hajj », précise-t-il cependant.

Pour cela, « il vaut mieux que les musulmans les évitent », conclut ce religieux sous couvert d’anonymat.

L’adolescente saoudienne Wafaa Ahmed avoue ne pas être convaincue par cette consigne car « prendre des selfies n’a rien à voir avec la religion ».

Des pèlerins plus âgés, comme Mohammed Ali, partagent son scepticisme. Les appareils photo sont des « outils, tout comme les téléphones mobiles que les religieux n’ont pas interdit et qu’ils utilisent eux-mêmes ».

Jeuneafrique.com avec AFP