Posts Tagged ‘La morgue’

Congo: Le corps introuvable à la morgue de Brazzaville était inhumé finalement par une autre famille

août 6, 2014

La semaine dernière, à la morgue municipale de Brazzaville, un corps de femme n’avait pas été retrouvé par sa famille, alors que celle-ci devait l’inhumer, après avoir rempli toutes les formalités administratives d’usage.

L’incident a fait grand bruit et la famille victime s’en est prise aux responsables de la direction des pompes funèbres. Comme le supputaient les agents de la morgue, c’est une mauvaise identification qui a été à l’origine de la confusion.

En effet, l’enquête interne, ouverte à cet effet, révèle qu’une autre famille, croyant que le corps lui appartenait, l’avait mis en bière et enterré.

Le veuf a, néanmoins, exigé l’exhumation du corps de sa défunte épouse dans six mois, un test d’A.d.n pour s’assurer qu’il s’agit bel et bien du corps de cette dernière, et, enfin, qu’il soit dédommagé du préjudice moral subi.

La famille qui s’était trompée a, finalement, procédé, jeudi dernier, à l’enterrement de son membre décédé, une femme également.

Et l’incident est clos.

Lasemaineafricaine.net

Congo: Une famille ne retrouve pas un corps à la morgue municipale à Brazzaville

juillet 29, 2014

L’incident est survenu, vendredi 25 juillet 2014. Le constat a été fait par la famille de Christine, décédée il y a plus de dix jours, et dont le corps a été déposé à la morgue municipale de Brazzaville.

La famille avait rempli déjà toutes les formalités administratives d’inhumation. Mais, au moment de la mise en bière, c’était la stupéfaction, les parents n’ont plus retrouvé le corps, alors qu’il était placé, selon eux, dans le casier n°11.

Une foule ayant appris la nouvelle, a envahi la porte d’entrée de la morgue. Il y a eu un échange de coups de poing, entre les membres de la famille de la défunte et les agents de la morgue municipale.

Confusion ou trafic de corps?

Pour la famille, le corps de Christine pourrait avoir été commercialisé, pour des «pratiques mystiques». Aussi exige-t-elle que la dépouille lui soit restituée. Mais, pour les agents de la morgue, il pourrait s’agir d’une mauvaise identification, par les parents de la défunte.

La veillée mortuaire s’est poursuivie, dans la rue Konda, avec l’aide du service de la morgue.

Lasemaineafricaine.net

Congo/Brazzaville: Quand les morts reviennent à la vie à la morgue ?

novembre 8, 2013

La morgue de Brazzaville devient un abattoir dont les bourreaux sont les croque-morts, et chaque fois des familles se plaignent du comportement des agents de cet établissement.

• Plus d’un Congolais a perdu la vie dans cette morgue
• Actuellement cette morgue subit une extension vue le nombre croissant de décès au Congo.

Dans les années passées plusieurs anecdotes rapportaient que parfois à la morgue de Brazzaville, les morts revenaient à la vie au grand étonnement des croque-morts qui le plus souvent s’évaporaient dans la nature face à une telle situation. Bien entendu, croire ou pas à ces anecdotes relevait d’un avis personnel.

Des années se sont succédé et le Congolais est rentré dans une autre phase de vie, une sorte de transformation négative à cause des différentes guerres que le pays a connues. Si hier la vie était sacrée, aujourd’hui elle ne l’est plus du tout au point où le mort ne bénéficie même plus du respect d’antan. Tout a été banalisé, et les obsèques ont perdu leur caractère triste et émotif devenant des moments de joie parfois, où la bière et la danse remplacent les pleurs quelques minutes juste après la mise sous terre du disparu.

Le croque- mort qui jadis était habité par la peur par tout mouvement de vie dans la morgue, est devenu cruel, et juge cet instant comme un défi lancé par le cadavre. Donc l’envie d’en finir lui habite tellement qu’à l’instant au lieu de réfléchir, le casier d’où proviennent les signes de vie est automatiquement ouvert pour un affront avec le supposé cadavre. Si ces anecdotes d’antan semblaient rapporter que ces cadavres qui revenaient à la vie n’étaient en fait que des personnes vivantes prises pour mortes, aujourd’hui ce doute persiste toujours à la seule différence que le croque- mort ne fuit plus, mais achève plutôt le « revenant » froidement.

Plusieurs croque-morts rapportent qu’il est important pour les familles de bien s’assurer du décès de leur proche à l’hôpital avant son transfert à la morgue, ou à défaut glisser quelques billets de banque à ces derniers ainsi que les contacts téléphoniques en cas d’un retour à la vie du mort. A ce moment, le croque- mort prend le soin d’aider le mort dans son retour à la vie et alerte au passage la famille. Des témoignages de quelques familles corroborent cette thèse, et vont même plus loin en nous présentons certains cas. A Ouenze par exemple dans la rue Loubomo, Emile qui avait piqué une crise avait été déclaré pour mort au CHU, mais sa femme n’ayant pas confiance aux médecins avait pris le soin de glisser un billet de 10000 frs Cfa et son contact téléphonique au croque mort qui trois heures après lui signifiait que son mari venait de revenir à la vie.

C’est ce croque- mort en effet qui va dévoiler devant la famille le grand secret machiavélique de la morgue de Brazzaville où plusieurs personnes qui y arrivent encore en vie sont achevées par eux. Il va même plus loin en donnant comme exemple plusieurs cas de cadavres parfois qui y arrivent sans signes de violences externes, et apparaissent à leur enterrement avec des blessures, des bosses, voir même le coup retourné.

Selon lui cela est simplement dû à l’effet « achèvement » comme il le définit. Face à ces révélations, certains sont étonnés que les autorités municipales et policières ne prennent aucune mesure, mais bien au contraire encouragent par leur silence cette pratique incitant les familles à verser « quelque chose » aux croque-morts pour un hypothétique retour à la vie de leur cher !…pathétique n’est ce pas quand la mort devient un fond de commerce pour certains ?…Le système sanitaire Congolais est malade, très malade même à tel point que les Etats généraux de la santé s’imposent afin de l’harmoniser et le rendre viable pour le bien des populations.

Le doigt accusateur pointe tant les gouvernants que le personnel de santé en générale qui au sens de tous a démissionné à ses principes et semble ne plus se reconnaître au serment d’Hippocrate, mais plutôt à la volonté de leur ventre, et au besoin croissant de leur poche.

Starducongo.com par Daniel Nsion