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Centrafrique, un pays peu sécuritaire pour les Américains

décembre 28, 2012

Le chevauchement de discours, peu rassurant, tant du pouvoir que de la rébellion Séléka, a occasionné le départ précipité des Américains.

Après le personnel non essentiel et les familles, le 23 décembre. Deux jours après, le 25 décembre, un autre message a suivi consistant à demander finalement à tous les Américains de quitter le pays par des vols commerciaux jusqu’à ce que la situation sécuritaire se rétablisse, annonçait à l’AFP le porte-parole de la diplomatie américaine, Patrick Ventrell.

Exprimant sa « profonde préoccupation face à la détérioration de la sécurité en Centrafrique », le diplomate américain a jugé bon de prendre des dispositions qui s’imposent pour ne pas être une victime ciblée, et, commettre une erreur comme à Benghazi, en Libye, où l’ambassadeur est mort brûlé dans les locaux de la chancellerie. Le sit-in des manifestants pro-gouvernementaux devant l’ambassade des États-Unis, le 26 décembre, a mis la puce à l’oreille au diplmate avec leur débordement d’intrusion dans l’ambassade de France.

Dans la nuit du jeudi 27 décembre, l’ambassadeur Wohlers mis la clé sur le paillasson, quittant la Centrafrique avec son personnel diplomatique pour une destination paisible. Des ressortissants Américains sont aussi partis dans cet avion spécial de l’armée, affrêté sous le haut contrôle du commandement américain en Afrique, selon le porte-parole Todd Breasseale du Ministère de la Défense. La méfiance résulte aussi dans le langage peu confiant des rebelles et du cafouillage qu’il peut y a avoir au cas où les rebelles rentraient à Bangui. Car tantôt ils parlent de négociations pour trouver un compromis, tantôt ils fourbissent les armes et occupent des villes, changeant des positions tout en lançant des communiqués de fermeté, à quelques kilomètres de Bangui, dans lesquels ils demandent le départ sans concession de François Bozizé.

Pour les Américains, désormais, en Afrique, mieux vite partir quand éclatent des troubles, à la progression inquiétante et assister au règlement du conflit ailleurs, jusqu’à ce qu’une solution de compromis soit trouvée afin d’y revenir en toute sécurité.

Bernard NKOUNKOU