Posts Tagged ‘La Tuque’

Québec-Mauricie: Une camionnette fonce dans l’École forestière de La Tuque

septembre 20, 2021

Une camionnette de la Ville de La Tuque a percuté un mur de l’école forestière sur la rue Saint-François, lundi avant-midi. Le véhicule a fini sa course dans une classe située au sous-sol. Heureusement, les élèves qui devaient s’y trouver n’y étaient pas.

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© Audrey Tremblay 

L’accident n’a fait aucun blessé. Seul le conducteur, un homme dans la cinquantaine, a dû être transporté à l’hôpital par mesure préventive.© Courtoisie

Selon la Sûreté du Québec, le conducteur pourrait avoir eu un malaise ou s’être endormi.

Avec Audrey Tremblay – Le Nouvelliste

Canada: Les feux de forêt de l’Ontario tapissent La Tuque d’un smog

juillet 19, 2021

Environnement Canada a émis une alerte de mauvaise qualité de l’air pour la Haute-Mauricie, notamment les secteurs de Parent et du réservoir Gouin. La Tuque est frappée d’un avis de smog.

La fumée des incendies de forêt dans le nord-ouest de l'Ontario se déplace vers le Québec.

© Fournis par Radio-Canada.ca La fumée des incendies de forêt dans le nord-ouest de l’Ontario se déplace vers le Québec.

De la fumée provenant des feux du nord-ouest de l’Ontario est à l’origine de la mauvaise qualité de l’air et la visibilité réduite. Ces conditions devraient se maintenir jusqu’à mardi matin.

On voyait au cours de la fin de semaine plus d’une centaine de feux qui étaient en activité du côté du nord-ouest de l’Ontario, et c’est pour cette raison que nous avons de la fumée au Québec depuis la semaine dernière», explique Josée Poitras, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

Elle précise que la fumée a d’abord atteint l’ouest et le nord-ouest du Québec et qu’elle franchit maintenant la Haute-Mauricie.

Elle indique que quatre pompiers forestiers de La Tuque sont allés prêter main-forte pour combattre les feux qui touchent aussi la Colombie-Britannique.

Presque dans tout le Québec, aucun feu en activité. Trois feux sont en observation du côté de la Baie James, dans le secteur de Radisson, et ils ne présentent aucune difficulté de combat. C’est pour cette raison qu’on a été capables de prêter des ressources, parce que le Québec connaît un répit concernant les incendies», relate-t-elle.

Mais le Québec n’est pas à l’abri d’une augmentation des incendies de forêt. La saison de protection du Québec contre les feux n’est pas terminée au Québec, alors il pourrait y avoir un revirement de situation parce que rappelons-nous que le mois dernier, c’était la Colombie-Britannique qui débarquait au Québec pour venir nous aider dans le combat de nos incendies», avertit la porte-parole.

Environnement Canada rappelle qu’en raison de la fumée, la population pourrait être affectée par des symptômes comme une toux inhabituelle, une irritation de la gorge, des maux de tête et de l’essoufflement.

Avec Radio-Canada par  Marc-Antoine Bélanger 

Haute-Mauricie/Pensionnats autochtones: «Il y a de la tristesse et de la colère»

juillet 11, 2021

Les récentes découvertes faites sur les sites de pensionnats autochtones soulèvent plusieurs sentiments de part et d’autre selon le prêtre de la Paroisse Saint-Martin de Tours en Haute-Mauricie, Marc Lahaie. Ce dernier serait en faveur que des fouilles aient lieu à La Tuque si les anciens pensionnaires en font eux-mêmes la demande.

Marc Lahaie

© AUDREY TREMBLAY Marc Lahaie

«Je pense que les Premières Nations s’attendent à ça et qu’ils veulent des réponses à leurs questions. C’est à eux qu’il faudrait toutefois poser la question», lance-t-il.

Marc Lahaie côtoie les Atikamekw depuis une dizaine d’années dans le secteur de la Haute-Mauricie. Il estime que c’est un privilège de pouvoir côtoyer les membres des Premières nations et il en compte d’ailleurs parmi ses amis. Pour lui, la meilleure façon d’aller de l’avant avec une réconciliation c’est «de marcher ensemble et surtout en sachant qu’on n’a pas tous les mêmes points de repère».

«C’est tout un processus», avoue-t-il.

Marc Lahaie avait assisté aux audiences de la Commission de vérité et réconciliation du Canada lors de son passage à La Tuque en 2013. «Après cette journée-là, j’étais allé prendre une marche sur la rive ouest. Je n’étais plus capable de rien faire de la journée. Quand tu écoutes des gens qui racontent ce qu’ils ont vécu, tu n’es pas dans l’intellectuel ou dans l’analyse: ça vient te toucher profondément.»

Le prêtre Lahaie ajoute «qu’il n’y a rien à défendre et qu’il faut prendre le coup et arrêter de mettre des nuances. Non, non, c’est vrai, il y a des choses qui se sont passées. Il faut avouer et s’excuser.»

Les plus récentes découvertes touchent également les mêmes cordes sensibles que celles de la tristesse et de la colère, selon le prête originaire du Cap-de-la-Madeleine. «Il y a de la tristesse et de la colère pour ce que les Premières Nations ont vécu, et aussi pour tant de religieux et de religieuses qui ne peuvent pas dire un mot, qui ne sont pas tous des pareils», estime Marc Lahaie.

Ce dernier regrette qu’on mette tout le monde dans le même panier. Lui qui connaît personnellement des personnes qui ont tout donné pour la société. «Mon autre peine, c’est comme dans les familles et les nations. Dans les religieux et les religieuses, spécialement ceux qui ne sont pas décédés. Il y a eu des gens qui ont été d’une générosité et d’un don de soi inouï, comme on a des grands-parents qui ont été des héros. Ils ont fait ça en silence et ils passent ‘’pour des pareils’’ et ils ne peuvent pas dire un mot», souligne Marc Lahaie.

Est-ce que l’Église devrait présenter des excuses aux Premières nations? La question semble simple, mais la réponse, elle, demeure complexe. «La manchette crée une perception qu’en plus d’avoir fait des dégâts, l’Église ne veut pas s’excuser, ce qui n’est pas le cas», précise M. Lahaie.

«La question a été posée 150 fois dans la Commission de vérité et réconciliation, c’était un des points. L’Église en a pris acte, mais le processus était plus long. C’était déjà en démarche. Avec la nouvelle qui est sortie, les gens vont dire que c’est à cause de la pression et que ce n’est pas sincère, etc. Alors que c’était déjà en processus. […] Au-delà du Pape, l’Église fonctionne beaucoup par diocèses. Dans les endroits, il y a plusieurs évêques qui se sont excusés au nom de l’Église. Il y a beaucoup de communautés religieuses qui l’ont fait», note-t-il.

Dans la paroisse Saint-Martin-de-Tours, il y a un registre paroissial qui date de plus de 100 ans et même si certaines informations sont difficiles à retracer, on met tous les efforts nécessaires pour répondre aux questions des gens. «Je pense que le plus important au-delà de tout ça, c’est d’accompagner les gens qui ont besoin d’avoir des réponses à leurs questions, mais aussi dans le processus de deuil. […] C’est certain que des événements font remonter de la colère, mais il faut en arriver à autre chose pour être en paix.»

«Il faut qu’on chemine, qu’on avance et qu’on trouve le plus de paix possible», a conclu Marc Lahaie

Avec Audrey Tremblay – Le Nouvelliste

Canada-Québec/Mauricie: Une première bordée de neige sur la région

novembre 23, 2020

La Tuque — Les citoyens se sont réveillés avec un décor hivernal, lundi matin, alors que quelques centimètres de neige se sont abattus sur la région. Les accumulations ont varié d’un bout à l’autre de la région entre 9 et 15 centimètres.

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C’est au nord que les citoyens ont pelleté la plus grande quantité de neige, alors que la Haute-Mauricie a reçu une quinzaine de centimètres. À Shawinigan, il est tombé entre 10 et 15 centimètres selon les secteurs et un peu moins de 10 centimètres à Trois-Rivières.

«D’avoir une dizaine de centimètres n’a rien d’exceptionnel (à ce temps-ci de l’année)», affirme Alexandre Parent, météorologue chez Environnement Canada.

La région reçoit habituellement entre 20 et 30 centimètres de neige durant le mois de novembre. À Trois-Rivières, à la fin du mois il reste en moyenne une couverture de 7 centimètres de neige au sol.

«Il ne restera possiblement pas ça à la fin du mois. Il restera probablement uniquement une trace. On risque même de demeurer sous ce que l’on a en moyenne pour un mois de novembre en termes d’accumulation et de neige au sol», note M. Parent.

© FRANÇOIS GERVAIS

Selon ce dernier, il y a peu de chance que la neige du début de semaine soit là pour rester dans le secteur de Trois-Rivières, mais c’est possible dans les secteurs plus au nord.

Au ministère des Transports (MTQ), c’était un coup d’envoi pour cette première bordée significative. Les 150 camions du MTQ ont été déployés sur le terrain dès dimanche.

«Les équipes du ministère étaient à pied d’œuvre avant le début des précipitations dimanche soir. Elles ont travaillé toute la nuit et fait leur parcours en continu pour limiter les accumulations de neige. Il y a eu par la suite les activités d’épandage de fondant», confirme Roxanne Pellerin, porte-parole régionale du MTQ.

«C’est une expertise qu’on a au ministère. Ça revient chaque année et on est toujours très prêt. Il y a une certaine fébrilité avant la première tempête, c’est certain, mais il y a toute une préparation de fait en amont. C’est important de mentionner que chaque tempête est différente. C’est complexe l’entretien hivernal parce qu’on travaille avec de l’anticipation et des prévisions. Il faut s’adapter très rapidement sur le terrain surtout dans une tempête comme celle-ci où ça peut changer de neige à eau à pluie verglaçante», ajoute-t-elle.

Le MTQ entretient plus de 3000 kilomètres de route en Mauricie et au Centre-du-Québec. Près de 30 millions de dollars sont dépensés annuellement pour l’entretien hivernal.

Les citoyens auront une semaine de répit au niveau des précipitations selon Environnement Canada, mais ils devront conjuguer avec des températures plus froides pouvant aller jusqu’à -12 mardi. Par ailleurs, le mercure sera à la hausse à compter du milieu de semaine. Vendredi, les experts prévoient même une température de 7 degrés partout dans la région.

«Ce sera surtout un mode d’averse, des précipitations de façon intermittente, mais il n’y aura pas vraiment d’accumulation. Ce sera une semaine assez tranquille, même en incluant le prochain week-end. Le prochain système d’importance à surveiller semble être probablement pour le début de la semaine prochaine», a conclu Alexandre Parent, météorologue chez Environnement Canada.

Avec Le Nouvelliste par  Audrey Tremblay