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RDC: Le Lac Kivu crache du feu

mai 27, 2021

Le Rwanda inaugure sa première centrale électrique au méthane sur le lac Kivu

mai 16, 2016

Kigali – Le Rwanda a inauguré lundi une centrale électrique au méthane sur le lac Kivu (ouest), une installation unique au monde qui transforme une menace mortelle en source d’énergie et doit à terme augmenter de plus de 60% la capacité de production d’électricité du pays.

La centrale électrique KivuWatt a été inaugurée lundi par le président rwandais Paul Kagame, a indiqué à l’AFP Augusta Mutoni, une responsable de Rwanda Energy Group (REG), l’entreprise publique de production et de distribution d’électricité.

Située à Kibuye, près de la frontière avec la République démocratique du Congo, cette centrale électrique construite par la société américaine ContourGlobal produit depuis fin décembre 26 mégawatts d’électricité s’ajoutant à la capacité de production de 160 MW dont disposait déjà le Rwanda.

Le système d’extraction est réalisé grâce à une plateforme flottant sur le lac à 13 km de la rive et pompant à plus de 300 mètres de profondeur de l’eau à forte concentration en gaz méthane et en dioxyde de carbone. Le méthane est séparé de l’eau et du CO2, et est acheminé sur la terre ferme via un pipeline sous-marin, tandis que le CO2 est réinjecté dans le lac.

La centrale et cette plateforme représentent un investissement d’environ 200 millions de dollars issus de capitaux privés mais aussi de prêts d’institutions internationales d’aide publique au développement, dont la Banque africaine de développement (BAD).

ContourGlobal prévoit de construire deux ou trois autres plateformes d’ici 2018 ou 2019, afin d’augmenter la capacité de KivuWatt à environ 100 MW.

Outre la manne économique représentée par cette extraction, le pompage du méthane permet aussi sur le long terme à stabiliser le lac Kivu en le dégazant, assurent ContourGlobal et le gouvernement rwandais.

Avec ceux de Nyos et de Monoun au Cameroun, le lac Kivu est en effet l’un des trois lacs au monde renfermant de très fortes concentrations de gaz mortels s’ils sont inhalés en grande quantité, dont le CO2 et le méthane.

En 1986, du CO2 brutalement libéré par le lac Nyos avait tué par asphyxie plus de 1.700 habitants. Deux ans auparavant, un phénomène semblable avait tué 37 personnes autour du lac Momoun.

Une telle catastrophe sur le lac Kivu, loin d’être hypothétique vu la forte présence de méthane et la proximité du volcan Nyiragongo, un des plus actifs de la région, pourrait tuer jusqu’à 2 millions de riverains rwandais et congolais.

Si la concentration en gaz devient trop forte, ou si le lac est déstabilisé par l’un des fréquents tremblements de terre dans la région, le gaz peut être libéré, ce qui menace les gens vivant dans les environs, a détaillé ContourGlobal dans un communiqué.

Romandie.com avec (©AFP / 16 mai 2016 17h53)

RDC : un mort et plusieurs disparus dans un naufrage sur le lac Kivu

mai 5, 2014

Goma (RD Congo) – Une personne a été tuée et au moins deux autres étaient portées disparues lundi soir à la suite du naufrage d’un canot rapide sur le lac Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source officielle.

la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) a toutefois donné une version différente, faisant état d’au moins dix disparus. Indiquant dans un communiqué avoir mobilisé trois bateaux et deux hélicoptères, elle affirme que 14 passagers ont été secourus, qu’un autre a été repêché mort et que dix personnes au moins sont portées disparues.

Le canot, qui assurait la liaison entre Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, et Bukavu, capitale du Sud-Kivu, à une centaine de kilomètres plus au sud, a chaviré dans l’après-midi peu de temps après son départ de Goma, a indiqué à l’AFP le colonel Jean-Bernard Liyoko, commandant de la force navale du Nord-Kivu.

Seize personnes ont pu être secourues par l’armée congolaise et les Casques bleus de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), mais l’une d’entre elles est morte peu après, a indiqué l’officier, précisant que 14 passagers et 4 membres d’équipage avaient été enregistrés officiellement au départ de Goma.

Sans donner les raisons du naufrage, le colonel Liyoko a indiqué que les opérations de recherche des disparus avaient été interrompues avec la nuit et qu’elles devaient reprendre mardi matin.

Un responsable du port de Goma a indiqué que le Lac avait été agité par une forte houle pendant toute la journée.

La navigation sur les grands lacs d’Afrique centrale peut s’avérer aussi périlleuse qu’en haute mer lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2014 01h07)

RDC : le M23 amorçe son repli et met en cause la Monusco

novembre 30, 2012
 

Un rebelle du M23 à Mushaki, le 29 novembre 2012 en RDC. Un rebelle du M23 à Mushaki, le 29 novembre 2012 en RDC. © AFP

Le chef militaire de la rébellion M23, le général Sultani Makenga, a accusé vendredi la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) de bloquer le retrait de ses troupes de Goma, où un peu plus de 270 policiers congolais sont arrivés, vendredi 30 novembre.

Partis par bateau, sur le lac Kivu, de la ville de Bukavu, à une centaine de km plus au sud,  un peu plus de 270 policiers de République démocratique du Congo (RDC) sont arrivés au port de Goma, vendredi 30 novembre, selon une journaliste de l’AFP. Au total, plus de 450 membres des forces de l’ordre doivent être déployés. Leur mission « est de sécuriser la ville de Goma après le retrait des rebelles du M23 », a déclaré un porte-parole de la mission de l’ONU en RDC (Monusco), Manodje Mounoubai.

Les FARDC doivent elles aussi être de retour dans la capitale provinciale du Nord-Kivu, à partir de samedi, date à laquelle le retrait des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) devrait être effectif. « Demain (samedi), on va déployer nos unités. Un bataillon sera en ville et une compagnie sera à l’aéroport », actuellement géré par la Monusco, a déclaré le général François Olenga, chef de l’armée de terre. Une centaine de soldats tanzaniens, envoyés dans le cadre d’une médiation des pays des Grands Lacs, doivent également prendre position à l’aéroport de Goma. Mais la date de leur arrivée n’est pas encore connue.

« Blocage »

De son côté, le chef militaire de la rébellion M23, le général Sultani Makenga, a accusé vendredi la Monusco de bloquer le retrait de ses troupes de Goma. Le repli « était prévu demain (samedi) mais la Monusco commence à bloquer le mouvement. (…) Ils sont en train de bloquer la récupération de notre logistique. On attend que ce problème soit résolu pour se retirer », a déclaré le général Makenga. Interrogé par l’AFP sur ces accusations, le porte-parole de la Monusco, Manodje Mounoubai, a déclaré qu’il n’était « au courant d’aucun blocage dont la Monusco serait à l’origine ».

Le chef rebelle s’exprimait depuis Sake, (à une trentaine de km plus à l’Ouest de Goma), où le repli du gros des troupes a commencé vendredi. Une colonne de 500 hommes en provenance des collines alentours est déjà entrée dans Sake, première étape d’un repli vers les positions initiales du M23 plus au Nord.

Les chefs d’état-major des pays des Grands Lacs doivent aussi, en théorie, venir à Goma pour constater ce repli. Leur venue dès ce vendredi, comme initialement prévu, n’était cependant plus certaine.

En attendant, les accusations de pillages se multiplient contre le M23 à Goma. Jeudi, des commerçants fermaient leurs boutiques, à la suite de rumeurs de pillages dans certains quartiers de la ville. Kinshasa avait auparavant accusé les rebelles d’avoir pillé une morgue, des bâtiments officiels et de s’être servis dans des stocks de minerais entreposés dans la capitale régionale. « Ils ramassent tout », a dit une source militaire occidentale, en parlant du M23.

Jeuneafrique.com avec AFP