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Canada: Le feu de forêt au Lac-Saint-Jean s’approche d’une centrale d’Hydro-Québec

juin 21, 2020

 

© Getty
MONTRÉAL — Le Québec est passé de 13 feux de forêt samedi à 20 incendies dimanche, dont un qui est toujours hors de contrôle au Lac-Saint-Jean, et qui se dirige vers le Saguenay, ravageant déjà plus de 62 396 hectares de forêt depuis mardi dernier.

«Le feu a pris une croissance hier dans sa largeur plutôt que dans sa longueur», a indiqué Josée Poitras, agente à la prévention et aux communications de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), dimanche matin, en entrevue à La Presse canadienne.

«Le feu n’a peut-être pas avancé vers le réservoir Pipmuacan, mais il est tout près, juste avant les Monts-Valin, sauf que le feu s’est approché de la centrale Péribonka IV», a-t-elle précisé.

Les pompiers forestiers tentent maintenant de protéger les installations de la centrale hydroélectrique Péribonka IV d’Hydro-Québec. Les flammes étaient à 1,2 km des installations tôt dimanche matin.

Un porte-parole d’Hydro-Québec, Maxence Huard-Lefebvre, a indiqué samedi qu’il n’y a «absolument aucun» risque pour l’alimentation électrique au Québec.

«Les centrales hydroélectriques au Québec sont interreliées sur le réseau. Une centrale n’est pas associée à des clients en particulier», a précisé M. Huard-Lefebvre. Il a expliqué toutefois que la centrale a été mise en dormance par mesure préventive.

Des pompiers en renfort et des chalets évacuésIls sont maintenant une soixantaine de pompiers forestiers à combattre les flammes et des renforts, de partout au Québec, arriveront sous peu.

«C’est une soixantaine de pompiers forestiers, avec 18  pompiers en renfort en attente. Dès lundi, donc demain, nous attendons du personnel supplémentaire, 200 pompiers forestiers de plus», a souligné Mme Poitras.

Samedi, les vents qui ont changé de direction ont donné de la puissance à ce feu de forêt qui menace des sites de villégiatures. Un large périmètre a été érigé pour évacuer les vacanciers et les pêcheurs qui se trouvaient dans cette zone.

«Il n’y a pas de blessés et il y a un périmètre où c’est vraiment interdit d’entrer en forêt. Alors, il y a dix points de blocage», a souligné la porte-parole de la SOPFEU qui rappelle que les autorités des MRC Maria-Chapdelaine et du Fjord-du-Saguenay s’occupent de joindre les propriétaires des chalets pour s’assurer que personne ne se retrouve à l’intérieur du périmètre jugé dangereux.

Samedi, Mme Poitras a confirmé que des chalets ont été brûlés par le feu de forêt qui fait rage, mais les données officielles n’avaient pas encore été compilées.

La canicule et les feux de forêt

La canicule qui sévit dans plusieurs régions du Québec, la deuxième depuis le mois de mai dernier, a eu une incidence sur le nombre de feux de forêt au Québec.

La SOPFEU compte à ce jour 444 incendies cette année, soit près de deux fois plus que la moyenne saisonnière depuis les dix dernières années.

«Le danger d’incendie est extrême partout ou à peu près dans la province et l’on a connu hier en fin de journée des éclosions de feux de foudre également», ce qui explique notamment que la province est passée de 13 à 20 incendies en activité depuis la veille a indiqué Josée Poitras.

Le météorologue d’Environnement Canada Alain Roberge avait prédit samedi des précipitations dans le secteur en soirée, mais la pluie n’avait pas nécessairement le résultat escompté.

«Le pire, c’est que lorsque les premières averses arrivent, elles sont souvent accompagnées d’orages. Donc même si la pluie est au rendez-vous, les orages peuvent créer de nouveaux feux.»

Dimanche, le mercure va encore atteindre les 30 degrés Celsius dans la région, avec une chaleur ressentie de 40 degrés avec le facteur humidex, selon les prévisions d’Environnement Canada.

Les conditions météo et les vents influencent aussi la décision d’avoir recours ou non aux avions-citernes de la SOPFEU.

Le gouvernement Legault surveille la situation

Le premier ministre François Legault s’est à nouveau tourné vers Twitter samedi pour indiquer que les autorités suivent la situation de près et cet autre incendie qui fait rage à Rivière-Ouelle, dans le Bas-Saint-Laurent.

«En plus du feu de forêt qui fait rage au Lac-Saint-Jean, une tourbière de Rivière-Ouelle est aussi la proie des flammes et les vents n’aident pas la situation actuellement.»

Dans un deuxième gazouillis, M. Legault ajoute:

«Une ligne téléphonique de @ServicesQuebec est maintenant disponible pour informer la population sur la situation des feux de forêt : 1-877-644-4545.»

Un feu de tourbière à Rivière-Ouelle

Quant au feu de tourbe qui a éclaté vendredi après-midi à Rivière-Ouelle, dans le Bas-Saint-Laurent, il est maintenant contenu, mais il reste encore du travail à faire pour les pompiers.

«Hier le feu avait repris de la vigueur, si bien que le feu a atteint ce matin 250 hectares de forêt affectés», a indiqué la porte-parole de la SOPFEU.

«On va travailler encore aujourd’hui. Il y a une quarantaine de pompiers forestiers qui vont travailler sur le flanc ouest, qu’on voit de l’autoroute d’ailleurs et on va travailler en bordure», a précisé Josée Poitras qui souligne aussi qu’«il est possible aussi que le panache de fumée se promène et que les gens vont sentir l’odeur également.»

D’ailleurs, cette fumée était visible jusqu’à Québec samedi soir où la centrale 911 a reçu plusieurs appels, entre 17 h 30 et 18 h 30, pour «la présence de fumée dans le ciel de Québec», a indiqué le porte-parole des communications en sécurité publique, Alexandre Lajoie.

«Les pompiers ont effectué plusieurs vérifications dans différents secteurs de Québec. Selon la direction des vents, il s’agirait de fumée résiduelle provenant des incendies de tourbières de Rivière-Ouelle située sur la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent», a-t-il indiqué.

«Nous tenons à rassurer les habitants de Québec, dans les conditions actuelles, cette fumée ne présente aucun risque.»

Avec La Presse canadienne par Helen Moka

Canada: Les sept motoneiges extirpées du fond du lac Saint-Jean

janvier 30, 2020

 

Une motoneige est retirée des eaux.
© Steeven Tremblay Une motoneige est retirée des eaux.
La SQ et une firme externe d’Alma ont récupéré les sept motoneiges qui avaient sombré au fond de l’eau.

Un hélicoptère de la SQ collaborait aussi pour extirper les engins. Les sept motoneiges ont toutes été repérées au fond de l’eau il y a quelques jours, mais le travail des policiers a été concentré sur les disparus. Il s’agit de six motoneiges des touristes français, dont cinq ont trouvé la mort, et de celle du guide, mort lui aussi. Un touriste français avait réussi à sortir de l’eau alors que sa motoneige a coulé.

Pendant ce temps, les recherches continuent pour trouver les deux motoneigistes qui manquent à l’appel. Les opérations sont de plus en plus compromises en raison du froid qui augmente les risques pour les plongeurs et les sauveteurs.

Comme chaque jour depuis le début des recherches, la Sûreté du Québec (SQ) entend faire le point en fin de journée pour déterminer la suite des choses. Le corps policier refuse pour l’instant de statuer sur la poursuite ou non des opérations de recherche, mais le froid et le contexte de plus en plus compliqué pourraient peser dans la balance.

Un mandat ardu

Jeudi matin, le mercure indiquait -25 degrés Celsius à Saint-Henri-de-Taillon. Les appareils utilisés par les policiers dans ces conditions sont mis à rude épreuve, tout comme les véhicules mécaniques.

Sur le lac Saint-Jean et sur la rivière La Grande Décharge, les glaces se forment rapidement autour des embarcations, compliquant de plus en plus les déplacements. Les morceaux de glace qui se forment et qui bougent sont également dangereux pour les plongeurs qui doivent s’aventurer sous l’eau.

Rappelons que le corps du guide et celui de trois touristes français qui l’accompagnaient ont été retrouvés dans l’eau il y a quelques jours.

CBC/Radio-Canada d‘après les informations de Flavie Villeneuve

Canada/Français disparus en motoneige au Québec : un premier corps retrouvé

janvier 24, 2020

Le corps a été repêché vendredi non loin du lieu de l’accident, à l’embouchure du lac Saint-Jean.

Le drame a eu lieu à l'est du lac Saint-Jean.
Le drame a eu lieu à l’est du lac Saint-Jean. HO / SÛRETÉ DU QUÉBEC / AFP 

Les importantes recherches pour retrouver cinq Français disparus au nord du Québec lors d’une expédition en motoneige qui a mal tourné mardi, portent enfin leurs fruits. Un premier corps a été retrouvé vendredi, a annoncé la police. «Il a été retrouvé à plus de deux kilomètres des points initiaux de recherche dans la rivière Grande décharge», à l’embouchure du lac Saint-Jean où s’est produit l’accident, a déclaré à la presse Hugues Beaulieu, porte-parole de la Sûreté du Québec. «Nous ne pouvons pour le moment identifier la victime».

Les chances de retrouver vivants les touristes, dont les motoneiges sont tombées au fond des eaux glacées du lac Saint-Jean alors qu’ils circulaient sur un chemin non balisé, sont infimes. Vendredi, les enquêteurs se disaient toutefois déterminés à «ne pas baisser les bras», a expliqué le porte-parole. «Tant qu’on n’a pas retrouvé cinq corps, on recherche cinq personnes disparues», avait déclaré à l’AFP Hugues Beaulieu. Comme la veille, une trentaine de policiers, dont une douzaine de plongeurs, appuyés par d’importants moyens comme des hélicoptères, des drones ou des embarcations équipées de sonars, ont écumé l’est du lac Saint-Jean.

Glace trop fine

Le groupe était composé de huit touristes originaires de l’est de la France, dont trois ont survécu, et de leur guide, un Montréalais qui est mort mercredi des suites de ses blessures. Sur les sept motoneiges qui ont traversé la glace, six ont été retrouvées au fond de l’eau par les enquêteurs. Cette découverte confirme l’hypothèse la plus pessimiste, selon laquelle les cinq touristes ont sombré dans les eaux glacées avec leur machine. Ils roulaient dans une zone réputée dangereuse où la glace était soit trop fine, soit absente. Et ils ont sans doute quitté les sentiers balisés pour prendre un raccourci et parvenir plus rapidement à destination, selon plusieurs experts.

Jeudi, la police a publié jeudi les identités des disparus, originaires, comme les trois Français survivants, de l’Est de la France. Il s’agit de Gilles Claude, 58 ans, Yan Thierry, 24 ans, Jean-René Dumoulin, 24 ans, Julien Benoît, 34 ans, et Arnaud Antoine, 25 ans. Gilles Claude, habitué des randonnées à motoneige au Québec selon Radio Canada, est le père de trois biathlètes internationaux, Emilien, Florent et Fabien. Ce dernier est monté jeudi pour la première fois sur le podium d’une étape de la Coupe du monde de biathlon, à Pokljuka en Slovénie. Il a dédié sa troisième place à son père.

Par Le Figaro avec AFP

Canada/Accident de motoneige au Québec: un Canadien mort, cinq touristes français disparus

janvier 22, 2020

Un des engins a percé la glace sur une rivière, mardi soir, dans une zone «hors piste», au nord de Québec.

L'accident est survenu mardi en début de soirée au Canada lors d'une randonnée en motoneige. (illustration)
L’accident est survenu mardi en début de soirée au Canada lors d’une randonnée en motoneige. (illustration) Rosine Mazin/Photononstop

Un guide canadien est mort et cinq touristes français qui participaient à une randonnée en motoneige dans le nord du Québec sont portés disparus après que la glace a cédé sous le poids de plusieurs engins dans un secteur non balisé, a annoncé la police mercredi.

L’accident est survenu mardi en début de soirée dans la région du lac Saint-Jean, lors d’une balade en motoneige avec un guide et huit touristes français qui a viré au drame.

La police a été alertée par deux des touristes qui venaient de récupérer l’un des leurs dans les eaux glacées. Son engin avait percé la glace alors qu’ils traversaient une zone «hors piste» sur une rivière se jetant du lac Saint-Jean, à environ 225 km au nord de la ville de Québec, a précisé à l’AFP un porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu.

Cinq Français portés disparus

La police et l’armée ont immédiatement été appelées en renfort. Elles ont secouru le guide de l’expédition, un Québécois de 42 ans qui était lui aussi tombé dans l’eau, mais l’homme est mort dans la nuit à l’hôpital, selon la même source. «Cinq touristes français manquent toujours à l’appel», a indiqué le porte-parole.

Huit plongeurs de la Sûreté du Québec sont arrivés sur place en début de matinée pour participer aux recherches et tenter de retrouver d’éventuels survivants.

Le porte-parole n’écarte pas la possibilité que ces cinq touristes aient pu trouver refuge dans un chalet pendant la nuit, même si cette hypothèse est «assez improbable» selon lui. «Ce secteur ne faisait pas partie d’un sentier balisé, ils étaient en hors piste», a précisé le porte-parole.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada/Québec: le bateau de Philippe Couillard coule dans le lac Saint-Jean

juillet 30, 2018

Le dessus d'un bateau dépasse de sous l'eau alors qu'une embarcation de la Sûreté du Québec est amarrée derrière.

Le bateau de Philippe Couillard a coulé à la marina de Saint-Prime. Photo : Radio-Canada/Brigitte Marcoux