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Canada-Québec: L’Université Laval lance une chaire d’enseignement sur les insectes comestibles

juin 12, 2022
Des larves de mouches soldats noires se tortillent dans leur terreau.

Un élevage de larves de mouches soldats noires. Photo : La Presse Canadienne/Alekks Furtula

Une professeure de l’Université Laval travaille à positionner l’élevage d’insectes comestibles comme une production animale à part entière, pouvant même aider à la gestion des déchets organiques, plutôt que de percevoir ces bestioles comme des ennemis au système agroalimentaire.

Marie-Hélène Deschamps peut désormais compter sur une nouvelle corde à son arc pour contribuer à faire reconnaître ce secteur émergent, mais en pleine expansion au Québec.

L’Université Laval a annoncé cette semaine le lancement de la Chaire de leadership en enseignement en production et transformation primaire d’insectes comestibles, dont est titulaire Mme Deschamps.

L’objectif principal de la chaire sera d’offrir aux futurs agronomes une formation sur le secteur de l’entomoculture, d’ici 2023. Une première au Canada, selon la professeure à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation.

D’ici cinq ans, Mme Deschamps souhaite former des étudiants qui pourront notamment travailler dans l’industrie des insectes comestibles, mais aussi de mieux renseigner ceux gravitant dans les instances gouvernementales pour qu’ils soutiennent le développement des différentes entreprises.

`Les insectes comestibles sont peu connus des agences réglementaires, comme l’Agence canadienne d’inspection des aliments. On doit donc faire plusieurs démonstrations pour leur démontrer que les produits d’insectes respectent toutes les normes’, affirme Mme Deschamps en entrevue.

La chaire aura aussi un volet recherche et développement, notamment dans le but d’optimiser les techniques de production.

Contrer le gaspillage alimentaire

L’élevage d’insectes comestibles a une fonction sur le plan du gaspillage alimentaire: ils ont la capacité de se nourrir de restes de table, indique Mme Deschamps.

Elle étudie un système où des résidus organiques sont utilisés pour aider à la croissance des insectes. Ceux-ci vont ensuite `produire des protéines, des lipides, de nouveaux aliments de très, très haute qualité qui peuvent soit être redirigés vers l’alimentation humaine ou dans d’autres cas l’alimentation animale’, explique Mme Deschamps.

L’élevage d’insectes comestibles requiert également moins d’espace et moins d’eau, ajoute l’experte.

La province élève actuellement trois espèces d’insecte: le grillon, le ténébrion meunier et la mouche soldat noire. Les deux premières sont davantage destinées à l’alimentation humaine alors que la dernière s’adresse surtout aux animaux.

Un homme tient dans sa main gantée des larves de ténébrions.

Des larves de ténébrions, un insecte comestible tant pour la consommation humaine qu’animale et nourris à partir de résidus propres et traçables. Photo : Louise Hénault-Ethier

Le Québec est un petit joueur dans l’industrie de l’entomoculture, mais plusieurs producteurs sortent du modèle artisanal pour avoir des volumes capables de répondre aux besoins de l’alimentation animale, soutient Mme Deschamps. Elle donne l’exemple de l’entreprise sherbrookoise Entosystem qui construira une nouvelle usine à Drummondville au coût de plus de 60 M$, afin de produire notamment 5 000 tonnes de larves protéinées par année.

La nouvelle chaire compte sur un financement de 635 000 $ réparti sur cinq ans provenant de 14 partenaires tels que Recyc-Québec, Telus, le Centre de développement bioalimentaire du Québec et l’Institut national d’agriculture biologique (INAB) du Cégep de Victoriaville.

Son lancement survient alors que Québec accueille dès dimanche la 4e Conférence internationale « Insectes pour nourrir le monde », pour parler de l’état de la recherche en entomophagie (la consommation d’insectes par l’humain) et sur les entotechnologies (la production). En marge de cet événement, plusieurs activités pour le public sont prévues au Grand Marché de Québec du 16 au 18 juin afin de promouvoir les insectes comestibles. Des éleveurs et transformateurs y présenteront leurs produits.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

Congo-Enseignement : lancement à Pointe-Noire des plateformes Ecole à domicile et Ayoba

avril 2, 2022

Les deux plateformes ont été présentées officiellement, le 1er avril, au lycée interdépartemental de Vindoulou, dans le quatrième arrondissement Loandjili, en présence du ministre Jean-Luc Mouthou de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation. 

La photo de famille à la fin de la cérémonie

La plateforme Ecole à domicile (EAD) est le fruit du partenariat entre la fondation MTN  et Chevron Congo ainsi que le ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation. Elle accompagnera ce ministère pour les enseignements à distance. L’application Ayoba, quant à elle,  permet aux élèves de discuter gratuitement en ligne et sans connexion internet. Elle est une composante de la plateforme EAD en vue d’un meilleur accompagnement des élèves dans leur cursus scolaire. La mise en place de ces applications est une fierté pour les deux entreprises en vue  de soutenir ce ministère  dans la digitalisation de l’école et le rayonnement de l’éducation en République du Congo.    

Dans son mot de circonstance, Jean Baptiste Sitou, directeur départemental de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, a expliqué que le  lancement officiel de ces deux applications permettra d’assurer une meilleure  accessibilité des cours aux écoliers en tous lieux et  à tout moment.

« Les affres de la covid-19 ont permis à notre système éducatif de prendre l’option de l’école à domicile avec, à la clé, les cours en ligne. L’objectif du lancement de ces  applications est de façonner une génération numérique, nos élèves bénéficiaires de ce projet doivent être  à la pointe de ces nouvelles technologies. Dans le cadre du partenariat public-privé, je voudrais au nom du ministre de l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire et de l’alphabétisation adresser mes félicitations et mes remerciements aux dirigeants de MTN et Chevron Congo pour cette action », a-t-il déclaré.   

Katia Mounthault, directrice des relations publiques et institutionnelles de la société Chevron Congo, a rappelé que depuis plusieurs années, sa société  a toujours accompagné les pouvoirs publics dans la vision de développement et des réformes menées, en s’appuyant sur les partenariats public-privé, privé-privé et autres pour mettre en œuvre des projets en faveur du développement durable, de la qualité de l’éducation et de la formation en République du Congo. «Au-delà de l’investissement financier, notre présence en ces lieux exprime de nouveau l’engagement de Chevron à arrimer le système éducatif congolais aux nouveaux défis numériques dans un monde de plus en plus connecté, de plus en plus digitalisé et en perpétuelle évolution », a-t-elle laissé entendre.

 » Des instruments  révolutionnaires à bien utiliser »

Pour sa part, présentant l’application EAD, Arsène Boukita, directeur du système d’information et de communication au ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, a signifié que cette plateforme est composée d’un site internet intitulé www.ecoleadomicile.me et présente des programmes d’enseignements officiels et quelques  cours modèles conçus par les chercheurs de l’Institut national de recherche et d’action pédagogiques. « Cette plateforme permettra à tous les élèves de la République de poser des questions aux spécialistes et de recevoir des réponses via la même plateforme. Sur cette plateforme, se trouve une autre application Ayoba fournie par la fondation MTN. Avec Ayoba, élèves et enseignants pourront créer des groupes de recherche de travail et échanger des documents éducatifs sous les formats audiovisuels ou textuels », a-t-il indiqué.  

Pour le  représentant du directeur général de la société MTN Congo, Patrick Itsoua, investir dans l’éducation c’est construire une société prospère et stable au sein de laquelle chaque citoyen se sentira membre d’une communauté. «Les élèves doivent comprendre que c’est une véritable opportunité d’avoir entre leurs mains de tels outils qui permettront d’apprendre à domicile ou ailleurs. Ces applications permettront aux écoliers d’accélérer des connaissances et la réussite aux examens d’Etat. Pour les enseignants, ces derniers ne doivent pas laisser l’usage de ces nouveaux outils digitaux devenir un obstacle à l’innovation des méthodes d’enseignement », a-t-il conseillé. Remerciant les partenaires MTN et Chevron Congo, le ministre Jean-Luc Mouthou a signifié aux élèves que ces applications sont des instruments  révolutionnaires dans le cadre de l’apprentissage qu’il faut s’en servir et utiliser 24 heures sur 24.

« En réalité, il ne vous manquera plus d’enseignants virtuellement, puisque vous allez toujours avoir ce contact permanent avec un enseignant sur la plateforme. Avec ce dernier, vous pourrez communiquer, échanger et poser toutes les questions possibles. Il y a de richesse que d’hommes, fort de cela, le président de la République nous exhorte régulièrement à cet exercice de formation, de prise en charge totale et effective de cette jeunesse scolarisée. Ces deux dispositifs doivent permettre à chaque écolier du système éducatif national de pouvoir bénéficier, en un seul clic, des différents enseignements, les imprimer, étudier et peaufiner leurs apprentissages, au besoin poser des questions à travers ces plateformes et avoir des réponses à leurs questions », a expliqué le ministre.   Rappelons que le concept de l’EAD a vu le jour lors du confinement dû à la crise sanitaire du coronavirus, dans le but d’accompagner les élèves à rester en liaison avec l’école, suivre les cours à distance et s’exercer à la maison.      

Avec Adiac-Congo par Séverin Ibara

Iran : les États-Unis « préoccupés » par le lancement d’une fusée

janvier 1, 2022

Lors de pourparlers à Vienne sur son programme nucléaire, l’Iran a annoncé avoir lancé une fusée transportant trois appareils de recherche spatiale.

L'Iran a annonce jeudi le lancement d'une fusee.
L’Iran a annoncé jeudi le lancement d’une fusée. © – / IRANIAN DEFENCE MINISTRY / AFP

Les États-Unis se sont dits jeudi « préoccupés » par le lancement par l’Iran d’une fusée, avancée qui pourrait, selon eux, bénéficier au programme balistique de Téhéran, mais ont souligné leur attachement aux négociations visant à sauver l’accord sur le nucléaire iranien. « Les États-Unis restent préoccupés par le développement iranien de lanceurs spatiaux, qui pose un risque de prolifération », a dit une porte-parole du département d’État, qui a toutefois réaffirmé que Washington « souhaite un retour mutuel au respect total de l’accord » de 2015 visant à empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire.

La France a également « condamné » vendredi le lancement la veille d’une fusée par Téhéran au moment où les négociations sur le programme nucléaire iranien ont repris et se trouvent, selon elle, en « plein progrès ». « La France condamne ce lancement qui n’est pas conforme à la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies », a indiqué la diplomatie française dans un communiqué. « Ces activités sont d’autant plus regrettables qu’elles interviennent à un moment où nous enregistrons des progrès dans la négociation nucléaire à Vienne. »

Lors de pourparlers à Vienne sur son programme nucléaire, l’Iran a en effet annoncé jeudi avoir lancé dans l’espace une fusée transportant trois appareils de recherche spatiale. L’engin spatial « comprend des technologies qui sont presque identiques et interchangeables avec celles utilisées dans les missiles balistiques, notamment ceux de longue portée », a noté la porte-parole américaine. Elle a ajouté que ce lancement représentait une violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU qui entérine l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien (dont l’acronyme en anglais est JCPOA) et enjoint à Téhéran de « ne mener aucune activité liée aux missiles balistiques conçus pour pouvoir emporter des charges nucléaires ».

Un programme « provocateur »

À Vienne, l’enjeu vise à faire revenir dans le pacte Washington, qui l’a quitté en 2018, et de ramener Téhéran au respect de ses engagements, rompus en réaction au rétablissement des sanctions américaines. Les États-Unis participent de manière indirecte aux négociations. « Le programme nucléaire iranien était efficacement limité par le JCPOA », a souligné la porte-parole de la diplomatie américaine.

« L’administration précédente les a libérés de ces contraintes, ce qui rend encore plus dangereux » les autres projets de l’Iran, notamment leur programme « provocateur » de missiles balistiques, a-t-elle ajouté. « C’est pour cela que nous essayons de parvenir à un retour mutuel au respect de l’accord », a-t-elle conclu. Les Occidentaux soupçonnent l’Iran de chercher à développer, en utilisant la technologie de ses lanceurs de satellites, des lanceurs balistiques à longue portée capables d’emporter des charges conventionnelles ou nucléaires.

Par Le Point avec AFP

Lancement réussi du télescope spatial James Webb de la NASA

décembre 25, 2021
La fusée décolle du pas de tir.

La fusée Ariane 5, qui transportait le télescope James Webb, a décollé le matin du 25 décembre 2021 depuis le Centre spatial guyanais. Photo: AFP Via Getty Images/Jody Amiet

Le télescope spatial James Webb, attendu depuis trente ans par les astronomes du monde entier pour examiner l’Univers à l’aide de moyens inégalés, a décollé samedi à bord d’une fusée Ariane 5 depuis le port spatial européen de Kourou, en Guyane française.

La fusée Ariane 5 a éjecté avec succès le télescope spatial sur son orbite finale, a annoncé le directeur des opérations de lancement au Centre spatial guyanais.

Bonne séparation, Webb télescope, go Webb, a indiqué Jean-Luc Voyer depuis le centre de contrôle, à Kourou.

L’étage supérieur de la fusée Ariane a relâché l’instrument après 26 minutes de vol. Le télescope – le plus complexe et le plus puissant jamais conçu – mettra maintenant environ un mois pour rejoindre son poste d’observation, situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre.

Construit par la NASA avec la collaboration des agences spatiales européenne (ASE) et canadienne (ASC), le précieux chargement a survolé l’Atlantique, puis l’Afrique, jusqu’à la séparation finale, survenue à 1400 kilomètres d’altitude et à une vitesse de plus de 34 000 km/h.

Une caméra embarquée à l’étage supérieur d’Ariane a montré cette séparation et surtout le déploiement, quelques secondes plus tard, des panneaux solaires du télescope spatial James Webb. Les images de ce moment critique, grâce auquel l’alimentation des instruments du télescope sera assurée, ont déclenché un tonnerre d’applaudissements dans le centre Jupiter, aussi fort que celui qui avait marqué le succès de la séparation.

Les commandes du télescope spatial James Webb sont maintenant aux mains de la NASA depuis le Space Telescope Science Institute à Baltimore, au nord-est de Washington.

La NASA va superviser les délicates opérations de déploiement de l’observatoire avant son arrivée au point de Lagrange 2, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Quant à l’exploration scientifique du cosmos à proprement parler, elle commencera dans six mois.

Ariane 5 est une fusée très fiable et c’était la seule dont les dimensions étaient suffisantes pour accueillir un télescope de la dimension de James Webb, qui doit même être plié comme un origami, explique Martin Bergeron, gestionnaire pour l’astronomie spatiale et les sciences planétaires à l’Agence spatiale canadienne (ASC).

Webb est arrivé le 12 octobre dernier au port de Pariacabo, à Kourou, après avoir effectué un voyage de 16 jours depuis la base navale de Seal Beach, en Californie, à bord du porte-conteneurs français MN Colibri.

Il a ensuite été transporté par camion jusqu’au site de lancement géré par l’ASE. Ce site est idéal pour lancer des vaisseaux spatiaux puisqu’il est situé près de l’équateur, ce qui permet aux lanceurs d’être plus performants grâce à l’effet de fronde dû à la vitesse de rotation de la Terre.

Une équipe de 100 experts a participé au déballage et à la préparation du télescope à son arrivée sur le site.Le télescope Webb lors de son arrivée à Kourou.

Dès l’arrivée du télescope sur le site de lancement de Kourou, les ingénieurs se sont rapidement attelés à le déballer, à le nettoyer et à le préparer. Photo: NASA/Chris HRIS Gunn

Le télescope Webb est énorme. D’un poids de 6200 kilos (avec le carburant), il mesure 10,5 mètres de haut et près de 4,5 mètres de large même en position repliée.

Ariane 5 a d’ailleurs dû subir quelques modifications pour répondre aux besoins de la mission, notamment à sa coiffe, la structure qui protège le télescope pendant le décollage et la traversée de l’atmosphère.

De nouveaux éléments ont été ajoutés pour minimiser le choc de la dépressurisation au moment où la coiffe se sépare et s’écarte du lanceur.Le télescope James Webb à Kourou.

Préparation du télescope avant son embarquement à bord d’une fusée Ariane. Photo : ESA-CNES-ARIANESPACE

Comme certains éléments de Webb sont très sensibles aux rayons solaires et au réchauffement dû à la friction de l’atmosphère, certaines manœuvres supplémentaires de rotation ont été prévues afin de protéger ces éléments après le largage de la coiffe.

De plus, une autre batterie a été installée afin de fournir une impulsion supplémentaire à l’étage supérieur de la fusée pour l’éloigner rapidement de Webb après la séparation.

Le lieu de travail de Webb est un endroit particulier. Le point de Lagrange 2 se trouve à 1,5 million de kilomètres de la Terre, une distance quatre fois plus éloignée que la Lune, note Martin Bergeron.

Ce point est une position dans l’espace où l’attraction du Soleil et de la Terre est équilibrée par les forces orbitales, ce qui en fait un endroit stable pour faire fonctionner les engins spatiaux, ajoute-t-il.

Par comparaison, Hubble est en orbite terrestre à 547 kilomètres d’altitude.Illustration montrant où se trouve le télescope Webb par rapport à la Terre et au Soleil.

L’orbite solaire du télescope Webb se trouve à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre. Photo : Agence Spatiale Canadienne/ESA

Une chorégraphie toute spatiale

Plusieurs étapes délicates se dérouleront durant le voyage de 29 jours du télescope vers le point de Lagrange L2. Les responsables de la mission doivent s’assurer du bon déroulement de la séquence de déploiement la plus complexe jamais tentée dans l’espace.

Le déploiement est la phase la plus cruciale, qui comporte toutes sortes d’étapes et donc de risques. Il y a près de 200 activateurs de mécanismes qui doivent tous fonctionner comme prévu, souligne M. Bergeron.L'extension des panneaux solaires s'est déroulée entre 31 et 33 minutes après le décollage.

Déploiement des panneaux solaires. Photo: NASA

Le premier déploiement de Webb, l’extension de ses panneaux solaires, s’est déroulée entre 31 et 33 minutes après le décollage. Ces panneaux fourniront près de deux kilowatts d’énergie pour alimenter les systèmes électriques et certains équipements nécessaires au bon fonctionnement du télescope.

Ensuite, deux heures après le lancement, sa plateforme d’antennes a été déployée, ce qui permettra à la sonde de communiquer avec les trois stations radio terrestres de la NASA, situées en Californie, en Espagne et en Australie.

Puis, 12,5 heures après le lancement, le télescope allumera ses propulseurs pour effectuer la première de plusieurs corrections de trajectoire qui enverront l’observatoire vers sa destination finale.

Au troisième jour, ce sera le premier grand déploiement de Webb. Dans une opération d’environ cinq heures, la structure qui supporte les cinq fines membranes du bouclier solaire sera déployée.

Ensuite, au quatrième jour, la tour qui sépare les miroirs et les instruments du télescope du bouclier sera déployée. Cette séparation isolera efficacement le télescope des vibrations et de la chaleur provenant de la plateforme spatiale.La tour du télescope Webb.

Déploiement de la tour qui sépare les miroirs et les instruments du télescope. Photo : NASA

Le déploiement de la membrane du bouclier solaire commencera environ cinq jours après le lancement. Le bouclier solaire fait 21 mètres sur 14 mètres, ce qui est grand comme un terrain de tennis. Il est composé de cinq couches de différentes épaisseurs qui protègent le télescope du Soleil, explique M. Bergeron.

Un des moments critiques de la mission se produira lorsque les 107 mécanismes de libération du bouclier solaire, qui maintiennent les cinq couches du bouclier solaire en place, se déclencheront au même moment pour libérer les membranes.

Après le déploiement complet, chacune des cinq couches sera tendue et séparée à l’aide de poulies et de systèmes motorisés. Le déploiement et la mise en tension du bouclier solaire devraient se terminer entre huit et neuf jours après le décollage mais pourraient être ralentis pour éviter tout problème imprévu.

Après la mise en tension du bouclier solaire, un radiateur spécial situé derrière le miroir primaire sera déployé pour contribuer au refroidissement des instruments scientifiques.

Les composantes optiques de Webb seront mises en place à partir du 11e jour.

Le dépliage et la mise en place du trépied qui supporte le miroir secondaire seront effectués. Il faut savoir que ce miroir secondaire est une des pièces d’équipement les plus importantes du télescope, car il est essentiel au succès de la mission. Ce miroir circulaire joue un rôle crucial dans la captation de la lumière des 18 miroirs primaires de Webb en un faisceau focalisé.

Le déploiement du miroir primaire commencera vers le 13e jour. À ce moment, les panneaux latéraux, qui contiennent chacun trois segments du miroir primaire, rejoindront le panneau principal et seront verrouillés en place.

Ainsi, au 14 jour, tous les déploiements de Webb auront été réalisés.

Au cours des semaines suivantes, ses instruments scientifiques seront refroidis. Ce qui rend la mission très complexe, c’est que le télescope doit fondamentalement être très, très froid, -233 degrés Celsius. Cela prendra environ trois mois pour qu’il y arrive, explique le Pr René Doyon, de l’Université de Montréal, qui dirige l’équipe scientifique canadienne du télescope James Webb.

Pendant que Webb poursuivra son chemin vers son orbite finale, plusieurs étapes permettront d’ajuster les 18 segments du miroir primaire. Durant ces réglages, 126 actionneurs extrêmement précis, situés à l’arrière des miroirs, les positionneront et courberont subtilement chacun d’eux dans un processus qui prendra quelques mois.

Chacun des segments doit être aligné par rapport à l’autre à une fraction de micron. Par comparaison, un cheveu humain, c’est 50 microns, ajoute le Pr Doyon, qui a assisté au lancement de Webb en Guyane française.

Après l’arrivée du télescope à bon port, sa température continuera de diminuer. Deux mois après le lancement, elle sera suffisamment basse pour permettre à ses photodétecteurs infrarouges de fonctionner.

Durant le deuxième et le troisième mois, les miroirs primaire et secondaire seront alignés pour que l’image qui se forme sur le plan focal du télescope spatial atteigne les performances souhaitées.

Vers le cinquième mois en orbite, le télescope sera stable et prêt pour sa mission.

C’est à ce moment-là qu’on va exercer tous les modes des quatre instruments. C’est une période intensive d’environ un mois pour vérifier que tout fonctionne comme prévu, précise M. Doyon.

À la fin de la période de rodage, vers le sixième mois dans l’espace, les toutes premières images et spectres des instruments nous parviendront, on espère, vers la mi-juin [2022], poursuit René Doyon.

L’Univers selon Webb : pour tout connaître de la mission

La mission scientifique de James Webb pourra ensuite commencer. Elle devrait durer entre 5 et 10 ans mais pourrait aussi s’allonger un peu.

Si les ingénieurs de la mission ont prévu du carburant pour une dizaine d’années de service, cette période pourrait être prolongée si Webb dépense moins de carburant que prévu pour se maintenir sur son orbite et, bien sûr, si ses instruments fonctionnent toujours.

Avec Le Point par Alain Labelle

RDC-Kinshasa : lancement de la vente des plaques d’immatriculation pour motocycles

août 23, 2021

L’opération vise à combattre l’insécurité dans la ville capitale et à assurer la quiétude des Kinois ainsi que la mobilisation des ressources financières.

Des motocycles dans une place de Kinshasa/DR

Le ministre provincial chargé des Finances et Economie, Jean Ngoy Mvunzi, a officiellement lancé, le 20 août, la vente des plaques minéralogiques pour motocycles. Quelques membres de l’exécutif provincial ainsi que le directeur général des recettes de Kinshasa (DGRK) ont pris part à cette cérémonie.

Pour Jean Ngoy Mvunzi, cette activité s’inscrit dans la droite ligne de la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, telle que soutenue par le gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila Mbaka. Elle vise à combattre l’insécurité, assurer la quiétude des Kinois ainsi que la mobilisation des ressources financières en vue de l’amélioration des finances publiques, lutter contre l’insécurité causée par les motocyclistes non identifiés. « Ceci permettra de doter la ville de Kinshasa des moyens nécessaires de sa politique.  La vision du chef de l’Etat place l’homme au centre de son action, comme acteur et bénéficiaire des activités productives, la croissance économique, la bonne gouvernance et le développement », a-t-il soutenu.

Enseigner le civisme fiscal aux Kinois

Le ministre Jean Ngoy Mvunzi a, par ailleurs, reconnu que la problématique du civisme fiscal chez la population kinoise reste un souci. A l’en croire, cela demeure un grand chantier qu’il convient de construire progressivement. Après ces mots, il a remis symboliquement la plaque d’immatriculation à un motocycliste qui, sur place, l’a achetée pour donner l’exemple. Le membre du gouvernement provincial a, en outre, exhorté tous les propriétaires des motocycles de la capitale congolaise à procéder à l’immatriculation de leurs engins. Dans les prochains jours, a-t-il prévenu, aucune motocycle ne circulera dans toute l’agglomération urbaine sans immatriculation.

Le président du comité provincial des motards de Kinshasa a, à cette occasion, appelé ses pairs à la prise de conscience. Cette plaque qui est fabriquée avec des éléments hautement sécurisés grâce au partenariat avec la société Maxim, note-t-on, est vendue par la DGRK à trente-deux dollars américains.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

RDC/Union Africaine : lancement d’une académie temporaire pour encadrer la jeunesse

juillet 29, 2021

L’Académie des jeunes agents de changement a été lancée, le 29 juillet, à Kinshasa par le panel chargé d’accompagner le mandat de la République démocratique du Congo à la présidence de l’Union Africaine(UA). Mission : encadrer les jeunes Congolais en vue de les préparer à postuler à des postes au sein de l’UA et d’autres institutions internationales, indique le communiqué de presse du panel.

L’affiche annonçant la formation en faveur des jeunes

La cérémonie de lancement de cette académie s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse, de l’Initiation à la nouvelle citoyenneté et de la Cohésion nationale, Dr Yves Bunkulu Zola, du coordonnateur du panel, le Pr Ntumba Luaba et de la commissaire chargée des Ressources humaines, des Sciences, Techniques et Innovations à l’UA, Pre Sarah Anyang Agbor.

Pour sa première session de formation, annonce le communiqué, l’Académie des jeunes agents de changement accueille cent cinquante jeunes Congolais âgés de 25 à 35 ans, dont cent onze hommes et trente-neuf femmes. Ces jeunes ont été retenus à l’issue d’un appel à candidatures qui a été diffusé au courant du mois de juin 2021 sur plusieurs plateformes numériques. A la clôture de l’appel à candidatures, indique-t-on, 1891 jeunes ont répondu sur le formulaire en ligne. Après vérification des critères d’éligibilité, c’est-à-dire l’âge, le contenu des dossiers, y compris les pièces complémentaires demandées, le comité de pré-sélection a mis de côté les candidatures ne répondant pas aux critères de base. Ce premier tri a abouti à un vivier d’environ trois cents dossiers que le comité de sélection a minutieusement examinés, pour retenir finalement cent cinquante candidats, souligne le communiqué.

Cursus et parcours variés

Les candidats retenus, explique-t-on, ont des cursus académiques et des parcours professionnels très variés, mais ils possèdent tous au moins un diplôme de graduat. Les candidats, précise-t-on, ont été retenus uniquement sur la base de leurs qualifications et expériences professionnelles, sans égard à leurs provinces d’origine. La plupart des candidats retenus résident à Kinshasa, mais 30% d’entre eux résident en provinces. Quinze Congolais de la diaspora font également partie de la liste des candidats retenus.

Formation en ligne

Du 29 juillet au 5 août, indique-t-on, ces cent cinquante jeunes et le comité organisateur vont participer à une formation en ligne organisée par la division jeunesse de la commission de l’UA. Les thèmes abordés sont : l’Union africaine et la Commission de l’Union africaine, le Panafricanisme ; Cadre de développement du rôle des jeunes (Agenda 2063, AYC, APAYE, MOCAAP, 4As) ; rôle des jeunes : cadre de développement  des jeunes (Intégration des jeunes) ; responsabilité des jeunes : AUC Programmes (AUYVC, YPP, Programme de stage et d’échange), développement de CV et technique d’entretien ; nouvelle plateforme de carrière de l’UA et exigences de recrutement.

Jeunesse, une opportunité pour le présent et une garantie pour le futur

L’Académie des jeunes agents de changement, explique-t-on, est mise en place grâce à l’appui de la division jeunesse de la commission de l’UA, en collaboration avec le ministère de la Jeunesse, l’équipe du panel chargé de l’éducation, jeunesse, science, technologie et innovation, des jeunes défenseurs de la Charte africaine de la jeunesse, du Conseil national de la jeunesse ainsi que du réseau africain des adolescents et jeunes en population et développement (AfriYAN). « Cette première initiative à l’Union africaine marque la présidence qu’assure son Excellence Monsieur le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo  avec comme thème « Arts, culture et patrimoine : leviers pour l’édification de l’Afrique que nous voulons », qui se base sur une vision stratégique d’« une union africaine au service des peuples africains », se déclinant en neuf piliers prioritaires, dont le pilier 6 qui vise à promouvoir le développement du capital humain africain pour une Afrique émergente. Investir dans le capital humain, c’est investir dans la jeunesse qui est mis au centre des actions du chef de l’Etat et président en exercice de l’UA. Dans sa vision, la jeunesse est une opportunité pour le présent et une garantie pour le futur », dit le panel.P

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

Le Royaume-Uni lance son programme de vaccination contre la COVID-19

décembre 8, 2020

LONDRES — Les autorités sanitaires britanniques ont commencé à offrir, mardi, les premières doses d’un vaccin contre la COVID-19 testé et analysé de manière indépendante, lançant un programme mondial de vaccination qui devrait prendre de l’ampleur à mesure que de plus en plus de vaccins seront approuvés.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le premier vaccin a été donné à Margaret Keenan — qui fêtera ses 91 ans la semaine prochaine — à l’hôpital universitaire de Coventry, l’un des nombreux hôpitaux du Royaume-Uni qui gèrent la phase initiale du programme.

«Je me sens tellement privilégiée d’être la première personne vaccinée contre la COVID-19», a déclaré l’ancienne employée d’une bijouterie, qui portait un masque chirurgical et un t-shirt bleu décoré d’un pingouin portant un bonnet de Noël et une écharpe rouge. «C’est le meilleur cadeau d’anniversaire que je pouvais espérer, car cela signifie que je peux enfin penser à passer du temps avec ma famille et mes amis au cours de la nouvelle année, après avoir été seule pendant la majeure partie de l’année.»

Les 800 000 premières doses du vaccin sont destinées aux personnes de plus de 80 ans qui sont soit hospitalisées ou qui ont déjà des rendez-vous prévus à l’hôpital, ainsi qu’aux travailleurs des maisons de retraite. Les autres devront attendre leur tour.

Les responsables de la santé publique ont demandé au public d’être patient, car seules les personnes les plus exposées au virus seront vaccinées rapidement. Le personnel médical contactera les gens pour prendre des rendez-vous, et la plupart devront attendre l’année prochaine avant qu’il y ait suffisamment de vaccins pour élargir le programme.

Stephen Powis, directeur médical national du National Health Service d’Angleterre, a déclaré que la première injection de ce vaccin en dehors d’un essai clinique était un moment émouvant.

«Cela ressemble vraiment au début de la fin», a dit M. Powis. «Ce fut une année vraiment terrible, 2020. Toutes ces choses auxquelles nous sommes si habitués, rencontrer des amis et de la famille, aller au cinéma, ont été perturbées. Nous pouvons les retrouver. Pas demain. Pas la semaine prochaine. Pas le mois prochain. Mais dans les mois à venir.»

Le palais de Buckingham a refusé de commenter les informations selon lesquelles la reine Elizabeth II, 94 ans, et son mari de 99 ans, le prince Philip, seraient vaccinés afin de démontrer publiquement la sécurité de l’injection.

Les responsables de la santé publique d’autres pays observent le déploiement en Grande-Bretagne alors qu’ils se préparent à la tâche sans précédent de vacciner des milliards de personnes pour mettre fin à une pandémie qui a tué plus de 1,5 million de personnes dans le monde. Bien que le Royaume-Uni dispose d’une infrastructure bien développée pour la distribution des vaccins, elle est conçue pour les administrer à des groupes tels que les écoliers ou les femmes enceintes, et non à l’ensemble de la population.

Le Royaume-Uni prend une longueur d’avance sur le projet après que les régulateurs britanniques eurent donné, le 2 décembre, une autorisation d’urgence au vaccin produit par le fabricant de médicaments américain Pfizer et l’allemande BioNTech. Les autorités américaines et européennes examinent également le vaccin, ainsi que des produits concurrents développés par la société de biotechnologie Moderna et par une collaboration entre l’Université d’Oxford et le fabricant de médicaments AstraZeneca.

Samedi, la Russie a commencé à vacciner des milliers de médecins, d’enseignants et d’autres personnes dans des dizaines de centres à Moscou, avec son vaccin Spoutnik V. Ce programme est perçu différemment parce que la Russie a autorisé l’utilisation du vaccin l’été dernier après qu’il eut été testé sur seulement quelques dizaines de personnes.

Les premières expéditions du vaccin Pfizer-BioNTech ont été livrées dimanche à un groupe d’hôpitaux britanniques.

Le Royaume-Uni compte plus de 61 000 décès liés à la COVID-19, plus que tout autre pays n’en a signalé en Europe. Il a aussi rapporté plus de 1,7 million de cas.

– Par Danica Kirka, The Associated Press

Avec La Presse Canadienne

L’Iran lance des missiles souterrains lors d’exercices dans le Golfe

juillet 29, 2020

 

La veille, les Gardiens de la révolution avaient attaqué un faux porte-avions américain.

Les forces armées de la République islamique ont tiré mercredi 29 juillet des missiles balistiques «depuis les profondeurs de la terre» au dernier jour d’exercices militaires dans les eaux du Golfe, selon des médias iraniens. Ces tirs interviennent un jour après que les Gardiens de la révolution, armée idéologique de l’Iran, ont visé la maquette d’un porte-avions américain près du détroit d’Ormuz, important couloir de navigation notamment pour les pétroliers.

Des images diffusées par la télévision d’État ont montré des rafales de flammes, de la fumée et de la poussière, et quelque chose qui ressemblait à quatre projectiles s’élevant dans le ciel depuis un terrain désertique.

Dans une déclaration publiée sur leur site Sepahnews, les Gardiens de la révolution ont affirmé que c’était «la première fois au monde» qu’un tel exercice était réalisé, sans autre détail. Ils ont salué «le lancement réussi de missiles balistiques depuis les profondeurs de la terre de manière totalement camouflée», selon eux «une réalisation importante qui pourrait poser de sérieux défis aux organisations de renseignement ennemies».

Les Gardiens de la révolution ont également indiqué avoir lancé des bombes de chasseurs-bombardiers Soukhoï Su-22 pour viser des «positions prédéterminées» sur l’île de Bani Farur dans les eaux territoriales iraniennes. «Ces lancements ont été effectués sans la plate-forme et les équipements habituels», a déclaré le général de brigade Amirali Hajizadeh, chef de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, dans une interview télévisée. «Les missiles enterrés percent soudainement le sol et frappent leurs cibles avec précision», a-t-il ajouté.

Par Le Figaro avec AFP

 

Résidence artistique : lancement des visas pour la création 2020

juillet 9, 2020

 

Les inscriptions aux Visas pour la création sont ouvertes jusqu’au 31 juillet. L’offre est une opportunité de résidence créative destinée aux artistes africains et des Caraïbes.

 

Maïna, lauréate sénégalaise de Visa pour la création en 2019/DR

Chaque année, une trentaine d’artistes internationaux participent aux Visas pour la création. Une aubaine permettant aux lauréats d’élargir leurs réseaux professionnels et de nouer des collaborations avec des opérateurs français. Au regard des restrictions liées aux déplacements en ce temps de crise sanitaire due à la covid-19, le réseau des instituts français invite les candidats à bien vérifier les conditions de voyage dans leurs pays respectifs, avant de formuler les demandes.

Prévue entre octobre et décembre, la seconde session des résidences « Visas pour la création 2020 » est ouverte aux artistes et commissaires africains résidant en Afrique ou dans la zone indianocéanique, artistes et commissaires caribéens résidant dans les Caraïbes insulaires, précisément hors collectivités d’Outre-mer et départements ou régions français d’Outre-Mer. Pour cette offre, plusieurs disciplines sont concernées : architecture, arts visuels, arts du cirque, de la rue et de la marionnette, arts numériques, danse, design, métiers d’art, mode, musique, photographie, pluridisciplinaire, théâtre.

S’agissant des modalités de candidature, les artistes doivent fournir : un dossier de présentation spécifique à la résidence choisie, un curriculum vitae et une attestation sur l’honneur qui garantit que les œuvres présentées sont bien celles du candidat et une lettre d’invitation ou d’engagement justifiant l’accord de la résidence d’accueil. Pour les organisateurs, il est indispensable de trouver une structure partenaire qui est en capacité d’assurer un accompagnement technique et artistique de type résidence et de prendre en charge l’hébergement du candidat.

Tenant compte des difficultés de cette démarche, le concours met à la disposition des postulants une liste de structures partenaires à titre indicatif dans les conditions générales. Par ailleurs, chaque candidat est libre de présenter son projet de résidence dans la structure adaptée à son projet. La commission portera une attention particulière sur ce choix, avant d’annoncer les sélections officielles en fin aout.

Les Visas pour la création sont un dispositif de la mission de coopération culturelle Afrique et Caraïbes. Ils ont pour objectif d’accompagner l’émergence artistique en Afrique et dans les Caraïbes grâce à des résidences en France métropolitaine et dans les départements et régions d’Outre-mer français. Il permet aux lauréats de développer un projet de création ou de recherche et de bénéficier d’une prise en charge du billet d’avion, d’une allocation de séjour de 1000 euros par mois et d’une assurance rapatriement.

 

Avec Adiac-Congo par Merveille Atipo

Monnaie unique : le Nigeria souhaite un report du lancement de l’eco

février 11, 2020

Muhammadu Buhari

Muhammadu Buhari © Cliff Owen/AP/SIPA

 

Dans une déclaration sur son compte Twitter, la présidence nigériane demande un report du lancement de l’eco, future monnaie unique d’Afrique de l’Ouest, et qui vise à remplacer entre autres le franc CFA. Pour Abuja, les critères de convergence établis dans la feuille de route des pays membres de la Cedeao, et nécessaires à la mise en place de l’eco, ne sont pas encore remplis.

Nouvelle étape dans la guerre de tranchées amorcée il y a plusieurs semaines quant à l’adoption d’une future monnaie unique par les États d’Afrique de l’Ouest.

Après une première réaction, mi-janvier, des ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO), qui ont dénoncé la décision « unilatérale » de renommer le CFA en « eco », le Nigeria réitère. « La position du Nigeria sur l’eco est que les critères de convergence (entre États) n’ont pas été atteints par la majorité des pays » devant adopter cette monnaie commune, a indiqué la présidence nigériane sur son compte Twitter dans l’après-midi du lundi 10 février. Et d’ajouter : « Il doit par conséquent y avoir un report du lancement de la monnaie unique ».

La sortie nigériane de ce lundi s’annonce comme un avant-goût de la future réunion des ministres pays anglophones qui, selon les informations de Jeune Afrique, devrait se tenir vendredi 14 février à Freetown, en Sierra Leone.

Critères de convergence

Les quinze pays membres de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), dont le Nigeria est membre, avaient indiqué l’an dernier qu’ils souhaitaient lancer l’eco en 2020, après bientôt quarante ans de débats. Mais fin décembre, huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest, qui utilisent le franc CFA, avaient annoncé leur décision de remplacer leur monnaie commune par l’eco et de distendre ainsi les liens très controversés avec la France, ancienne puissance coloniale, qui accueillait notamment la moitié de leurs réserves de changes en échange de la convertibilité du CFA avec l’euro.

L’annonce surprise avait été faite par le président ivoirien, Alassane Ouattara, lors d’une visite de son homologue français, Emmanuel Macron, au lendemain d’un sommet de la Cedeao qui avait encouragé les efforts visant à mettre en place une monnaie unique ouest-africaine d’ici à juillet.

Le Nigeria et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment anglophones, avaient en effet trois semaines plus tard dénoncé cette décision, affirmant qu’elle n’était « pas conforme » au programme adopté récemment par l’ensemble de la région pour mettre en place une monnaie unique. Pour ces pays non CFA, il n’est pas envisageable que le nom « eco » soit associé à une monnaie qui ne remplit pas les critères retenus par tous à Abuja en juin 2019. Ce que rappelle le tweet du 10 février.

Jeuneafrique.com par Aurélie M’Bida – avec AFP